Ephéméride du 20 Avril

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Le Dicton du Jour

A Sainte Théodore
Fleurit le bouton d’or.

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Saints du jour

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–Bienheureuse Odette Moniale au Brabant (+ 1158)
ou Ode.
Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l’autel, elle répondit au prêtre « Non, pas du tout » au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient.
(Une internaute nous signale qu’à la question habituelle : « Voulez-vous prendre pour époux … » elle ne se contenta pas de dire seulement : »non, pas du tout », mais ceci : « Puisque vous cherchez avec tant de sollicitude à savoir si je suis disposée à accepter ce jeune seigneur pour époux, apprenez que ne ne veux accepter ni lui, ni un autre; mon amour et ma foi sont engagés à Jésus Christ ».)
Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C’est là qu’elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

–Sainte Agnès de Montepulciano Moniale italienne (+ 1317)
Autre biographie:
Sainte Agnès naquit à Graciano-Vecchio, en Italie, en 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. Dès l’âge de 9 ans elle entre chez les Religieuses du Sac à Montepulciano, où on lui confiera bientôt la charge d’économe; à 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procéna, où par le bref pontifical elle devient abbesse; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Soeurs Dominicaines, où elle sera prieure. Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. Elle fut béatifiée par Clément VIII en 1608 et canonisée par Benoît XIII en 1726.
Sainte Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé: elle Lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne; Il la comble de faveurs extraordinaires, répond empressément à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.
À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, sainte Agnès cherchait la solitude pour mieux prier; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer en religion pour être, elle aussi, à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.
Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçut. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui L’avait assisté dans Son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer: « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme Lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, toute entière.
La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais à mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole: « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne Le quitterai plus ».
–Saint Alexandre Confesseur (+ 1479)
Ce paysan refusa de se marier pour entrer au monastère de Saint-Cyrille du Lac Blanc en Russie. Il fonda même le monastère d’Ochevensk dans le diocèse d’Olonetz. Son humilité envers tous, sa douceur vis-à-vis des pauvres qui souvent l’importunaient, son accueil des visiteurs et la visite des prisonniers qu’il soutenait, firent de lui un modèle pour les moines et les laïcs qui le rencontraient.


Saint Athanase d’Antioche (7ème s.)
Nous le fêtons le même jour que son prédécesseur, saint Athanase Ier; il était originaire du monastère Sainte-Catherine au Sinaï. Il connut les émeutes d’Antioche, en 609, lorsque l’empereur Phocas tenta d’imposer le baptême aux juifs nombreux dans cette ville. Les révoltés s’emparèrent du saint Patriarche, le mutilèrent puis le traînèrent attaché par une corde jusqu’au bûcher où ils firent brûler son corps.

–Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380)
Jamais il ne parla de ses origines. Son histoire commence lorsque les « latins » de la compagnie catalane qui envahit la région, s’emparèrent d’Athènes. Il partit à Thessalonique pour fuir les envahisseurs occidentaux. Il était trop pauvre pour se payer des études, mais bien des professeurs l’acceptèrent gratuitement en raison de son intelligence. Puis il partit pour la Crète et se mit à l’école de saint Grégoire le Sinaïte. Là encore, il dut partir, craignant les incessantes invasions turques. Il se fixa à Kalambaka en Thessalie, dans la solitude du lieu célèbre des « Météores » où sa sainteté attirait les fidèles qui venaient prendre conseil de lui.
–Saint Caedwalla de Galles (+ 689)
Fils du roi Ceawlin de Wessex, il doit s’exiler pour un moment mais revient pour réclamer son droit au trône. Devenu à son tour Roi du Wessex il agrandit son territoire par les conquêtes. À la suite d’une défaite qu’il subit à l’île de Wight, il se convertit, abdique et se rend à Rome pour y être baptisé par le pape Saint-Serge, mais il décède dix jours plus tard.
–Saint Gabriel (+ 1690)
Martyr. Ses parents étaient d’humbles paysans de la région de Bialystock en Russie. Il avait six ans lorsqu’il fut enlevé pour un rituel païen de sacrifice d’enfants vivants. Ce qui le fit vénérer comme martyr par les fidèles orthodoxes en raison de sa mort innocente.


–Saint Gaucher (+ 1130)
Il coopéra à la fondation de l’Ordre bénédictin de Grandmont. Ses vertus le firent vénérer dans le diocèse de Versailles.
–Bienheureux Géraud de Salles confesseur (+ 1120)
ou Giraud.
Seigneur de Salles, près de Bergerac en Dordogne, il n’avait ni la vocation religieuse ni celle du mariage. Il consacra sa fortune, qui était immense, à fonder des abbayes. Il finit sa vie terrestre dans l’une d’elles, à Aurillac, comme simple servant de messe.


« Giraud de Salles, originaire du Périgord où il naquit vers 1055, fonda dans l’Ouest de la France tout un ensemble d’établissements érémitiques puis monastiques, au début du XIIème siècle. »
–Sainte Grimonie (4ème s.)
Au IVème siècle, une jeune princesse irlandaise fuyant le paganisme de son pays fut martyrisée en ce lieu où on éleva une chapelle … Capella … La Capelle, fêtée début septembre.
« Trois Fêtes solennelles sont célébrées chaque année à Lesquielles, le 20 avril, anniversaire du Martyre ; le mardi de la Pentecôte, jour de la translation de ses Reliques de la Capelle à Lesquielles ; la troisième, le 7 septembre, en mémoire de l’élévation de son corps par l’Evêque romain Anselme. »
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–Sainte Hildegonde (+ 1188)
ou Frère Joseph, vierge.
Originaire des environs de Cologne, elle s’était travestie pour suivre son père en Terre Sainte et avait pris le nom de « Frère Joseph ». Son père mourut à Tyr au moment de se réembarquer. Elle rentra seule au pays natal, tout en restant « frère Joseph ». L’évêque de Cologne lui confia des papiers secrets pour le pape. Elle les emporta à Rome dans son bâton de pèlerin. De retour en Allemagne, elle se fit moine à l’abbaye de Schonau près de Heidelberg, donnant pendant trois ans tous les signes de la sainteté. Elle mourut le mercredi de Pâques. On découvrit que frère Joseph était une femme quand on lava son corps pour la dernière demeure terrestre. Le Père abbé en fut quitte pour parler devant les moines de « frère Joseph, servante de Dieu » et, sans broncher, il mit au féminin tout ce qui était au masculin dans les prières des obsèques monastiques.

–Saint Hugues (+ 928)
Confesseur. Il était remarquable par sa connaissance des lettres et des sciences humaines. Mais il préféra la connaissance de Dieu. Il se retira d’abord au monastère de Saint-Savin de Gartempe en Poitou, puis établit la règle monastique à Saint-Martin d’Autun. Promoteur infatigable de l’observance bénédictine, il fut le conseiller de Bernon pour jeter les fondements de l’abbaye de Cluny. Mais c’est à Anzy-le-Duc qu’il donna les dernières années de sa vie. Liébaud, riche seigneur de cette région du Charolais, lui ayant donné un vaste domaine, il y construisit un hôpital en même temps que le prieuré, car les pauvres ne pouvaient, à ses yeux, être négligés : ils étaient une présence du Christ.
–Saint Marcellin d’Embrun Evêque (+ 374)
Evêque d’Embrun. Avec saint Dominus et saint Vincent, il était venu d’Afrique pour évangéliser les Alpes françaises. Il construisit à Embrun une église qu’il fit consacrer par saint Eusèbe de Verceil qui lui conféra le sacre épiscopal. On raconte beaucoup de miracles opérés durant son vivant. Il fut surtout soucieux de combattre l’arianisme et dut souvent s’enfuir pour échapper aux fonctionnaires impériaux chargés de l’arrêter.
–Saints Martyrs Anglais (+ 1602)
Saint Francis, saint Thomas, saint Robert, tous prêtres catholiques qui furent mis à mort sur l’échafaud de la place Tyburn, à Londres, pour avoir défendu l’Eglise romaine au temps de la reine Elisabeth.

–Saints Sulpice et Servitien martyrs à Rome (+ v. 117)
ou Servilien. Ils auraient été convertis par Sainte Flavia Domitilla et, comme ils refusaient d’adorer les dieux, ils furent décapités pendant la persécution de Trajan, empereur de Rome, entre 98 et 117. Ils furent déposés au second milliaire sur la voie Latine.

–Saint Théodore Trichinas Confesseur (4ème s.)
Moine à Constantinople, le surnom accollé à son nom rappelle ses austérités. Quel que soit le temps, il n’avait pour habit qu’une rugueuse tunique de crin qui lui valut d’être appelé « Trichinas » « au cilice de crin ». Sa sainteté émerveillait ceux qui l’approchaient.

–Saint Théotime Philosophe devenu prêtre, puis évêque de Thomes, en Scythie (Asie Mineure) (5ème s.)
Confesseur. Païen d’origine, il se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie grecque, réhaussant cette science d’une pratique rigoureuse du christianisme, à partir du moment où il découvrit la vérité dans les Evangiles. Devenu évêque de Thomes en Scythie, il fut de ceux qui empêchèrent qu’on ne condamnât toute l’oeuvre d’Origène pour les quelques erreurs qu’elle contenait..

–SAINT ZACHEE (1er s.) Les Eglises d’Orient vénèrent aujourd’hui celui qui monta sur le sycomore pour mieux voir Jésus, l’accueillit en se purifiant de ses fautes et qui, selon la tradition, suivit l’apôtre Pierre dans ses missions.

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Naissances célèbres

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–Louis-Napoléon Bonaparte, Napoléon III
20 avril 1808 à Paris – 9 janvier 1873 à Chislehust (Kent, Angleterre)

Naissances : Napoléon III
Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, devient à la faveur de la première élection au suffrage universel, en décembre 1848, le premier président de la République française. Il commet un coup d’État et se fait proclamer empereur le 2 décembre 1852, prenant pour nom de règne Napoléon III (celui de Napoléon II étant réservé au fils de Napoléon 1er, qui n’a jamais régné !).
La société française se transforme sous le Second Empire plus vite qu’en aucune autre période de son Histoire. C’est à ce moment qu’elle accomplit sa révolution industrielle. L’empereur signe un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni. Il institue aussi une union monétaire qui englobe jusqu’à la Première Guerre mondiale de nombreux pays. Il accorde le droit de grève aux ouvriers et relance l’instruction publique. Outre-mer, au Sénégal, au Cambodge, en Cochinchine, en Nouvelle-Calédonie, les troupes marines jettent les bases d’un nouvel empire colonial que la IIIe République aura à cœur d’étendre.
Mais l’empereur, imbu de principes humanitaires et désireux de faire prévaloir en Europe le «principe des nationalités» (une nation, un pays), mène par ailleurs une diplomatie brouillonne. Il s’engage avec les Anglais dans la guerre de Crimée, secourt les chrétiens d’Orient puis subit de graves déconvenues au Mexique comme en Italie. Affaibli par la maladie et poussé de l’avant par l’opinion publique, il engage une guerre désastreuse contre la Prusse et les autres États allemands qui va lui coûter son trône et ternir le bilan de son règne.
–Adolph Hitler

20 avril 1889 à Braunau-am-Inn (Haute-Autriche) – 30 avril 1945 à Berlin (Allemagne)
Après une enfance plutôt heureuse, le futur Führer vit dans la bohême à Vienne puis à Munich, en Allemagne. Août 1914 va changer son destin comme celui du monde. Hitler s’engage comme volontaire. Après la Grande Guerre, son talent d’orateur lui vaut d’être employé par l’armée pour infiltrer les mouvements révolutionnaires… Mais lui-même s’engage dans un groupuscule dont il va faire le parti national-socialiste (en abrégé «nazi»). Il promet de restaurer la grandeur de l’Allemagne, mise à mal par les vainqueurs de la Grande Guerre, prétendument sous l’influence des Juifs cosmopolites !


La crise économique mondiale de 1929 lui vaut d’être entendu par des millions de chômeurs et de pauvres qui aspirent à une revanche sur le destin. Fort du succès de son parti aux élections législatives, Hitler est appelé à former le gouvernement de la République allemande le 30 janvier 1933. Dans les mois qui suivent, profitant des maladresses des démocrates, il s’empare de tous les pouvoirs avec le titre de Führer (Guide). Il installe un État totalitaire et se fixe deux objectifs maléfiques : agrandir l’Allemagne au prix d’annexions et de conquêtes ; débarrasser d’une façon ou d’une autre le pays de ses Juifs !
Les mesures se succèdent (annexion de l’Autriche puis de la Tchécoslovaquie, mise à l’écart des juifs, multiplication des pogroms et des humiliations) jusqu’à ce que la France et l’Angleterre, poussées à bout, lui déclarent la guerre. La guerre, très vite, devient mondiale. En 1941, à défaut d’expulser les millions de juifs présents dans les territoires conquis par son armée, Hitler entreprend de les exterminer par des exécutions collectives puis par la déportation et les chambres à gaz. Le Führer se suicide misérablement peu avant la capitulation sans conditions de l’Allemagne.
–1893 Juan Miró, peintre.

–1904 George Stibitz, physicien, mathématicien, inventeur (auteur du premier circuit binaire)

–1918 Kai Siegbahn, prix Nobel de physique en 1981.

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décès célèbres

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–1164 Ottaviano de Crescenzi Ottaviani signori di Monticelli, dit Victor IV, antipape.

–1314 Bertrand de Got, dit Clément V, pape qui a transféré le Siège Pontifical en Avignon

–1344 Levi ben Gershon, commentateur biblique, mathématicien, astronome, philosophe et médecin.

–1918 Ferdinand Braun, prix Nobel de physique en 1909.

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événements

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20 avril 1233Le pape établit l’Inquisition en France
Le 20 avril 1233, le pape Grégoire IX confie à un tribunal d’exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis le soin de démasquer et condamner, dans tout le royaume de France, les hérétiques et les catholiques non sincères.
Ce tribunal de l’Inquisition, qui relève seulement du pape, a pour but d’éviter les excès et l’arbitraire de la justice seigneuriale ou épiscopale. Il tire son nom de la procédure inquisitoire : les juges engagent la procédure et cherchent eux-mêmes les suspects d’hérésie sans attendre une dénonciation ou une plainte de quiconque.
Il va s’avérer d’une efficacité redoutable dans la chasse aux cathares du Midi de la France et s’acquérir très vite une réputation détestable.
L’Église et les hérétiques
Aux premiers siècles de la chrétienté, l’institution ecclésiastique s’en tenait à des peines spirituelles comme l’excommunication contre les personnes qui s’écartaient de la foi. La plupart des Pères de l’Église condamnaient toute forme de sanction physique à leur égard. Pour leur part, beaucoup d’empereurs et de rois, à partir de Constantin 1er, assimilent le rejet de la foi officielle à un crime de lèse-majesté et ne se privent pas de condamner les coupables à la confiscation de leurs biens, à la prison voire à la mort.
Au XIIe siècle encore, l’Église s’en tient au sage principe édicté par Bernard de Clairvaux : fides suadenda, non impodenda («la foi doit être persuadée, non imposée»).
Aux alentours de 1200, tandis que de puissants courants mystiques irriguent l’Église, comme l’ordre cistercien de Saint Bernard ou les ordres mendiants de Saint François d’Assise et Saint Dominique de Guzman, d’autres s’en écartent comme le catharisme. Cette hérésie se propage rapidement en Italie du Nord et surtout dans le Midi de la France. Elle est réprimée par une croisade brutale et ses fidèles subissent les foudres de la justice seigneuriale. La papauté se voit obligée d’intervenir pour limiter les abus de celle-ci.
En 1231, avec la constitution Excomunicamus, le pape Grégoire IX codifie la répression. Il définit les peines qui frappent les hérétiques où que ce soit :
– le bûcher pour ceux qui s’obstinent dans l’erreur,
– la prison ou une peine canonique (pèlerinage, jeûne….) pour les hérétiques qui se repentent,
– l’excommunication pour les catholiques qui les auraient aidés.
Comme il n’est pas question que l’église donne la mort, en vertu du principe Ecclesia abhorret sanguinem, c’est au bras séculier (la justice seigneuriale ou royale) que sont remis les condamnés voués au bûcher. Saint Thomas d’Aquin justifiera plus tard la peine capitale en estimant qu’il est plus grave de travestir la foi que de fabriquer de la fausse monnaie (un crime également passible de la mort).

Le 11 octobre 1231, le pape Grégoire IX confie à un prêtre, Conrad de Marbourg, le soin d’appliquer la constitution dans le Saint Empire romain. Très vite, ses excès fanatiques et la multiplication des bûchers soulèvent l’indignation générale, y compris des évêques allemands. Il est assassiné le 30 juillet 1233. C’en est fini de la justice d’exception au nord des Alpes.

Entre-temps, le 20 avril précédent, le pape a créé pour la France le tribunal de l’Inquisition et l’a confié aux frères prêcheurs de l’ordre monastique de Saint Dominique, de meilleure réputation que Conrad de Marbourg.
La délation au service de la vérité
Quand, dans une région donnée, l’inquisiteur ouvre une enquête, il commence par un prêche. Il publie un «édit de foi» à l’attention des catholiques, les invitant à dénoncer les hérétiques sous peine d’excommunication et un «édit de grâce» laissant aux hérétiques quelques jours pour se dénoncer et se repentir sous peine de bûcher. Les suspects sont parfois mis au secret pendant plusieurs jours et privés de nourriture. Ils sont avertis qu’ils pourront bénéficier de la clémence des juges à condition de se repentir et de tout dire sur leur entourage.
La méthode est efficace : chacun ayant à coeur de sauver sa peau n’hésite pas à charger ses voisins, voire ses parents ou ses amis… Ce d’autant plus qu’à partir de 1252, la torture est autorisée par une bulle du pape Innocent IV sous certaines limites : elle ne doit déboucher ni sur une mutilation ni sur la mort et les aveux obtenus sous la torture doivent être renouvelés après celle-ci pour être valables.
Au cours de l’instruction, les accusés disposent toutefois de recours. Ils bénéficient d’un défenseur, peuvent produire des témoins à décharge et même récuser leurs juges.
La sentence est prononcée au cours d’une séance publique et solennelle, après consultation de nombreux clercs civils et religieux. Cette séance est appelée en France «sermo generalis» et sera plus tard désignée en Espagne par l’expression célèbre «auto da fe» (acte de foi).
A quelques exceptions près, les tribunaux de l’Inquisition pontificale témoignent d’une relative mansuétude et 2% des procédures aboutissent à une peine séculière (bûcher). Pour le reste, les condamnés subissent des peines religieuses : aumônes, pèlerinage, prières…. Dans le Midi de la France, l’inquisition débouche sur une extinction de l’hérésie cathare au début du XIIIe siècle.
Dès le siècle suivant, l’Inquisition pontificale tombe en désuétude et, dans des pays comme la France, c’est aux tribunaux séculiers qu’il revient désormais de juger les hérétiques.
En 1542, le pape Paul III établit à Rome la «Sacrée Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle» pour juger en appel les procès d’hérésie… Il lui revient de juger l’astronome Galilée en 1633. Son appellation est changée en «Sacrée Congrégation du Saint-Office» en 1908 par Pie X puis en «Congrégation pour la doctrine de la foi» en 1967 par Paul VI. C’est cette institution qu’a dirigée le cardinal Josef Ratzinger avant d’être élu pape en 2005 sous le nom de Benoît XVI.
L’Inquisition espagnole
L’Inquisition médiévale retrouve une deuxième jeunesse de l’autre côté des Pyrénées, en Espagne, en 1478, quand les souverains Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille obtiennent du pape le droit de nommer eux-mêmes des inquisiteurs pour juger les conversos, des musulmans ou des juifs officiellement ralliés au christianisme mais restés fidèles à leurs rites religieux.
L’Inquisition devient dès lors un organisme étroitement inféodé au pouvoir royal et celui-ci en use pour consolider l’unité fragile du royaume. Elle traque non seulement les faux convertis mais aussi les supposés sorciers, sodomites, polygames….
Le dominicain Tomas de Torquemada, premier inquisiteur général de 1483 à 1498, se signale par ses excès, lesquels vont jusqu’à susciter la réprobation du pape Sixte IV. Il aurait envoyé pas moins de 2.000 personnes au bûcher.
Au siècle suivant, l’Inquisition sévit contre les protestants et va jusqu’à inquiéter les mystiques catholiques Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse d’Avila ! Elle est définitivement abolie en Espagne et dans les colonies espagnoles en 1834. On lui attribue dans le monde hispanique environ trente mille condamnations à mort en trois siècles (c’est à peu près autant que de victimes de la guillotine ou d’autres formes d’exécution pendant la Révolution française). –
–1455 Consécration de Alphonse Borgia comme pape Calixte III

Evènements : Calixte III

–20 avril 1493Christophe Colomb triomphe et… perd
Le 20 avril 1493, Christophe Colomb se présente devant les Rois d’Espagne, Ferdinand et Isabelle, aux portes de Barcelone.
Auréolé par le succès de son expédition transatlantique, le navigateur génois se met humblement à genoux devant eux et les Rois, dans un geste sublime, tombent également à genoux.
Tous les trois entonnent alors un Te Deum d’actions de grâces, remerciant Dieu pour le succès de l’expédition.
Cette scène atteste que les cercles dirigeants, en Espagne et en Europe, ont immédiatement pris conscience de l’importance de l’événement et de ses conséquences potentielles. La première traversée transatlantique ne passe pas inaperçue !
À Rome, le pape Alexandre VI Borgia, d’origine espagnole, prend acte de ce succès comme de la prise de Grenade, l’année précédente. Il attribue à Ferdinand et Isabelle le qualificatif prestigieux de «los Reyes Católicos» (Rois Catholiques) et deux semaines plus tard, le 4 mai 1493, il publie la bulle «Inter Caetera» qui répartit entre Portugais et Espagnols les futures découvertes. Cette bulle est complétée l’année suivante par le traité de Tordesillas.
Fort de son triomphe, Christophe Colomb retraverse sans tarder l’océan pour le compte de «los Reyes Católicos». Cette fois, il n’a aucun mal à réunir les fonds et les équipages.

Deuxième voyage
Pour cette deuxième expédition, Colomb quitte Cadix avec 17 navires et… 1200 passagers ! Il aborde dans une île à l’aspect enchanteur aussitôt baptisée Guadeloupe, en l’honneur de la Vierge de Guadalupe, un lieu de pèlerinage célèbre en Estrémadure. Une rapide exploration montre qu’elle est habitée par de féroces anthropophages, les Caraïbes, ennemis jurés des paisibles Taïnos.
Poursuivant sa route, Colomb découvre avec amertume que les 39 compagnons abandonnés sur l’île de Hispaniola ont tous été massacrés par les habitants. Des hommes nus et d’apparence pourtant paisible ! Remis de leur découverte, les Espagnols fondent sur l’île la première ville du Nouveau Monde, Isabela. Diego Colomb, le plus jeune frère de l’explorateur, assume le gouvernement de la ville, bientôt assisté de Bartolomeo.
Neuf bateaux prennent le chemin du retour sous le commandement d’Antonio de Torres cependant que Christophe Colomb poursuit l’exploration des petites Antilles et découvre Porto-Rico et la Jamaïque.
À Isabela, pendant ce temps, les dissensions, la cupidité et la peur des Indiens ne tardent pas à semer le désordre et la mort. Bartolomeo se montre particulièrement cruel avec les Indiens qu’il massacre ou réduit en esclavage. C’est le premier d’une longue lignée de «conquistadores» (conquérants) violents et cupides.
En Espagne, on ne se fait pas faute de médire de Christophe Colomb auprès de la reine Isabelle. Celle-ci interdit en vain la réduction en esclavage des Indiens et envoie un enquêteur officiel, Juan Aguado, à Hispaniola. Inquiet pour son avenir, l’Amiral retourne en Espagne en 1496 et gagne le pardon de la reine.
Troisième voyage
Christophe Colomb met sur pied un troisième voyage d’exploration. L’expédition quitte le port andalou de Sanlucar de Barrameda le 30 mai 1498.
Tandis que le gros de la flotte se dirige vers Hispaniola, Christophe Colomb oblique vers le sud et les îles du Cap Vert avec trois navires. Il découvre l’île de Trinidad le 28 juillet 1498 et, deux jours plus tard, repère l’embouchure d’un puissant fleuve, l’Orénoque. Il ne comprend pas encore qu’il est face à un immense continent, un Nouveau Monde. Il persiste à voir dans ces littoraux la porte de la Chine ou des Indes.
Mais à Hispaniola, pendant ce temps, les Espagnols en viennent à se battre entre eux. De retour dans la colonie, Christophe Colomb a le plus grand mal à ramener l’ordre. Il fait condamner à mort ou emprisonner les rebelles…
La chute
L’affaire agite la cour d’Espagne qui délègue Francisco de Bobadilla dans la colonie avec le titre de vice-roi. Celui-ci débarque le 23 août 1500 et met aussitôt Christophe et Bartolomeo Colomb aux fers. Il les renvoie en Espagne. Quand l’illustre navigateur se présente enchaîné devant les Rois Catholiques, à Grenade, ces derniers, émus, le font libérer et rappellent son remplaçant.
Un nouveau gouverneur général, Nicolas de Ovando, prend la mer début 1502 avec 30 navires et 2500 colons (parmi lesquels le futur dominicain Las Casas)… mais sans Christophe Colomb ! De ce moment date véritablement la colonisation du Nouveau Monde avec la création des «encomiendas».
Colomb obtient seulement de repartir pour une simple mission d’exploration, avec quatre navires, le 9 mai 1502. Quand il arrive en vue de Santo Domingo (Saint-Domingue), nouvelle capitale de la colonie de Hispaniola, le gouverneur refuse de le laisser accoster et fait valoir des directives royales. A son retour en Espagne, en 1504, la reine Isabelle n’est plus là pour le protéger.
— 1534 Jacques Cartier quitte Saint-Malo pour le Canada.

Evènements : Jacques Cartier

–20 avril 1792 : La France déclare la guerre à l’Autriche
Le 20 avril 1792, le roi Louis XVI déclare officiellement la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie », en fait l’archiduc d’Autriche François II de Habsbourg.
C’est l’aboutissement d’une crise internationale en germe depuis plusieurs mois… et le début d’une longue série de guerres entre la France et le reste de l’Europe qui vont bouleverser la carte du continent…

Evènements : Louis XVI de France
— 20 avril 1814 : Napoléon fait ses adieux à la Garde
Devant l’escalier d’honneur du château de Fontainebleau, le 20 avril 1814, L’ex-empereur Napoléon 1er fait solennellement ses adieux à un détachement de la Garde et baise son drapeau ! Deux semaines plus tôt, l’empereur s’est résigné à abdiquer sans conditions sous la pression de ses maréchaux cependant que les sénateurs avaient proclamé sa déchéance. Les Alliés, qui l’ont vaincu, lui ont concédé le 11 avril la souveraineté sur l’île d’Elbe, un îlot italien à la latitude de la Corse!

Evènements : Napoléon

–1828 En se faisant passer pour un Egyptien, l’explorateur français René Caillié est le premier Européen à pénétrer dans Tombouctou (Mali), cité interdite aux chrétiens, sur les bords du Niger.

–1898 Le Congrès américain exige le retrait des troupes espagnoles de Cuba.

–20 avril 1899 : Arrêt de la colonne Voulet-Chanoine
En guise de revanche après l’humiliation de Fachoda, le gouvernement français décide de soumettre la région du lac Tchad. Il s’agit d’une région semi-désertique et sans intérêt mais sa colonisation est une question d’honneur pour les Français engagés dans la « course au drapeau ».
Les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine, qui se sont illustrés par leur conquête sanglante du pays mossi (la Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso), quittent les bords du Niger en janvier 1899 en direction de l’Est, avec six autres officiers français et de nombreux tirailleurs sénégalais et porteurs.
Se croyant tout permis, les deux officiers sèment la mort et la désolation sur leur passage. L’un de leurs jeunes subordonnés, le lieutenant Peteau, s’insurge. Il est renvoyé. Il fait à sa fiancée le récit des atrocités de la colonne. Sa lettre atterrit sur le bureau du ministre des colonies Guillain, qui la transmet au président du Conseil Charles Dupuy. Le pays est alors en pleine affaire Dreyfus.
Pour ne pas donner aux dreyfusards un motif supplémentaire de critiquer l’armée, le gouvernement donne, le 20 avril 1899, l’ordre d’interrompre la colonne Voulet-Chanoine. Le colonel Arsène Klobb, basé à Tombouctou reçoit mission d’arrêter les criminels. Ces derniers se rebellent et redoublent de cruauté. Pénétrant en pays haoussa, théoriquement sous souveraineté britannique, ils se heurtent aux archers de Sarraounia, une reine locale.
Enfin, le 14 juillet 1899, à Zinder, près du village de Dankori, les deux troupes françaises s’affrontent. Klobb est tué le premier. Voulet et Chanoine le sont les jours suivants. La conquête du Tchad sera reprise l’année suivante par les lieutenants Joalland et Meynier, avec plus de modération, on ose le croire.
La folie meurtrière de Voulet et Chanoine (plusieurs milliers de victimes) sera mise sur le compte de la « soudanite », déséquilibre induit en Afrique par la chaleur et l’éloignement de la métropole.

–1908 Début des VII èmes Jeux Olympiques à Anvers.

–1934 Sortie de « Stand Up And Cheer », premier film d’une fillette dont on parlera : Shirley Temple.

–1945 En ce jour de l’anniversaire du Führer, Berlin est complètement encerclée par l’Armée rouge de Joukov.

–1994 Paul Touvier,ancien chef du service de renseignement de la Milice à Lyon durant l’occupation allemande de la France, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crime contre l’humanité. Patience, le tour de Papon viendra.

–1995 Les cendres de Pierre et Marie Curie sont transportés au Panthéon.

–1995 Michel Noir, maire de Lyon et Michel Mouillot, maire de Cannes sont condamnés à 15 mois de prison avec sursis, 20000 f d’amende et cinq ans d’interdictions des droits civiques, civils familiaux.
Patrick Poivre d’Arvor est condamné à 15 mois de prison avec sursis et 200000 F d’amende.
Pierre Botton, gendre de Mr Noir est condamné à quatre ans de prison dont deux ferme et deux millions d’amende et à l’interdiction de diriger, gérer ou d’administrer une entreprise durant 5 ans.

–1998 Un Boeing-727 affrété par Air France se crashe à l’est de Bogota tuant les 53 passagers et membres d’équipage.

–1999 15 morts et 23 blessés : c’est le bilan de l’attaque d’une école par deux adolescents (Eric Harris, 18 ans, et Dylan Klebold, 17 ans) dans un pays où la liberté de posséder une arme est garantie par la constitution (les USA), à Littleton, Colorado.

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patrick

avec l’aimable concours de hérodote.net

sources :

hérodote.net :http://www.herodote.net/

wikipédia

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