Chrisme

Le Chrisme 

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Le chrisme est formé des lettres khi (X) et rhô (P) ; ces majuscules grecques sont les premières lettres du mot Christ; les lettres alpha et oméga signifient que le Christ est à l’origine de toute chose. C’est un symbole pour le christianisme depuis Constantin le grand, qui croyait en cette prophétie: »In Signo hoc Vinces » (Sous ce signe vous serez victorieux). Ce chrisme est souvent inscrit dans un cercle, signe géométrique de la perfection divine. 

SIGNIFICATION ÉDITÉE PAR L’ACADÉMIE FRANÇAISE EN 1986
(ch se prononce k)
XIX e siècle. Emprunté du bas latin chresimon qui désignait un signe placé en marge d’un manuscrit pour indiquer un passage remarquable. Monogramme composé des deux premières lettres grecques du nom du Christ et que l’on trouve fréquemment sur les monuments chrétiens ou sur les objets du culte. Broder un chrisme sur une chasuble.

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Histoire ( une des histoires …)

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•D’après la légende, contestée car Constantin ne s’est converti avec certitude que sur son lit de mort, c’est ce signe que portait l’étendard (labarum) de Constantin Ierquand il marcha contre son rival Maxenceet le battit à la Bataille du pont Milvius. Par la suite, Constantin déclara qu’il avait eu un songe où il avait vu ce signe accompagné du message: «Sous ce signe tu vaincras» (In hoc signo vincesen latin, En toutonikaen grec).
•En réalité, l’association de ces deux lettres pour former un symbole préexiste à Constantin et au moment où il manifesta sa faveur envers le christianisme. Dans le monde grec païen, c’était l’abréviation du mot χρηστός(chrêstos), qui signifie «utile, de bon augure» et il indiquait soit un souhait soit un commentaire approbateur, de la même manière qu’on utilise aujourd’hui l’image de certains panneaux routiers pour symboliser l’interdiction ou le sens à suivre, même en dehors du code de la route. Quoi qu’il en soit, le symbole fut adopté par le christianisme et il servit d’emblème aux empereurs chrétiens qui succédèrent à Constantin.

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“Le Chrisme, Clef de la Porte de Vie, Source de Joie”

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Alors qu’il s’entretenait avec Geneviève..

La rencontre de Saint Germain d’Auxerre et de sainte Geneviève
Puvis de Chavannes

Saint Germain aperçut par terre près de ses pieds une pièce romaine en cuivre portant le chrisme.
« Voici, tiens ce don du céleste Epoux – lui dit-il – porte-le toujours en mémoire de moi et que nul autre bijou ne décore jamais ni ton cou, ni tes doigts car si ton âme se laisse séduire par les trésors éphémères de ce monde, le rayonnement des trésors éternelles et célestes deviendra à tout jamais inaccessible pour toi. »

 

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 A première vue, le chrisme est lié à l’empereur Constantin.

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« Le chrisme est né d’une volonté de l’empereur Constantin de trouver une représentation du Christ en rupture avec les images, associées pour lui au paganisme.
Il compose donc ce symbole formé des lettres grecques X (ki) et P (ro), souvent accompagnées de l’alpha et de l’oméga. » …

Sa protection s’étend à une communauté, qui n’est pas encore celle de l’Église entière, mais celle de l’armée de l’empereur. En effet, le monogramme du Christ apparaît d’abord sur les boucliers des soldats de Constantin.

Le signe connaît ensuite un grand succès. On le retrouve comme signe d’identité chrétien sur des sarcophages.

Puis comme sigle de toute la communauté chrétienne, sur les façades d’églises ou autres. »

 

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Mais en réalité, il apparaît que le chrisme préexiste à Constantin.

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Voici ce qu’indique le site de Wikipédia à ce sujet :

Le chrisme existe aussi sous une autre forme associant les lettres grecques I (iota) et Χ (chi) des initiales de Χριστός (Jésus Christ).
Le chrisme prend alors l’aspect d’une étoile à six rais souvent identifiée dans l’art à l’étoile qui guida les mages. On en trouve encore en Orient, plus spécifiquement dans la partie orientale de l’ancien empire romain.

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Histoire

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D’après la légende, contestée car Constantin ne s’est converti avec certitude que sur son lit de mort, c’est ce signe que portait l’étendard (labarum) de Constantin Premier quand il marcha contre son rival Maxence et le battit à la Bataille du pont Milvius en 312.
Par la suite, Constantin déclara qu’il avait eu un songe où il avait vu ce signe accompagné du message :
« Sous ce signe tu vaincras » (In hoc signo vinces en latin, En touto nika en grec).


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En réalité, l’association de ces deux lettres pour former un symbole préexiste à Constantin et au moment où il manifesta sa faveur envers le christianisme.
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Dans le monde grec païen, c’était l’abréviation du mot χρηστός (chrêstos), qui signifie « utile, de bon augure » et il indiquait soit un souhait soit un commentaire approbateur, de la même manière qu’on utilise aujourd’hui l’image de certains panneaux routiers pour symboliser l’interdiction ou le sens à suivre, même en dehors du code de la route.
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Quoi qu’il en soit, le symbole fut adopté par le christianisme et il servit d’emblème aux empereurs chrétiens qui succédèrent à Constantin.
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des indications sur une origine encore plus ancienne du chrisme

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une version du chrisme photographié sur un autel, au musée des thermes de Cluny,
qui se situa aux débuts de notre périple, et c’est à ce titre que je la mentionne ici.

 



« Les trois mondes sont enroulés l’un dans l’autre, pour ne faire qu’un, chaque extrémité de la corde s’évanouit dans l’éternité », ou plus simplement : la trinité. »

Pour en revenir à l’alpha et l’oméga, si l’on pense immédiatement à une référence à l’Apocalypse de Jean, et ainsi en était-il certainement dans l’esprit du sculpteur, ce symbole remonte à une plus haute antiquité.

 

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Le Labarum :

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le chrisme est inscrit dans un cercle, mais on le trouve aussi parfois inscrit dans un carré, ou bien dans rien du tout. Eliphas dit dans son Dogme de la Haute Magie, que l’axiome incommunicable du Grand Œuvre est renfermé, entre autres, dans le monogramme du Christ tel qu’il était brodé sur le Labarum (l’étendard de Constantin).

 

Il semble qu’Eliphas considère le monogramme qu’il donne à gauche dans la figure du Grand Arcane (avec la mention TARO), comme étant celui-même du Labarum, quand tout porte à croire qu’il en soit seulement un dérivé.

Le Labarum original, fabriqué selon les directives de l’empereur le jour suivant sa vision de la « croix de lumière », est décrit par Eusèbe de Césarée (Vita Constantini 1:26) comme constitué d’une longue lance d’or, formant avec une barre transversale le dessin d’une croix.
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Au sommet de l’ensemble était fixée une couronne d’or et de pierres précieuses, avec en son centre le symbole du nom du Sauveur : les initiales X et P entrelacées.

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La bannière fixée sur la barre transversale était carrée et de couleur pourpre, richement brodée d’or et de pierres précieuses, offrant aux yeux un spectacle d’une beauté ineffable.
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Elle portait l’inscription grecque « EN TOUTO NIKA », que l’empereur avait vue précédemment en songe. Cinquante soldats de la garde impériale, s’étant distingués par leur piété et leur courage, avaient en charge la protection du nouvel étendard sacré.
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Donc si l’on en croit Eusèbe, pour ce qui est du Labarum original, le monogramme ne figurait pas sur l’étendard, mais sur le porte-étendard, et il s’agissait de la version inscrite dans un cercle. Plusieurs exemplaires du Labarum furent ensuite fabriqués pour que chaque légion puisse en posséder un.
Les monnaies de l’époque qui nous sont parvenues attestent de plusieurs variantes, et c’est sans doute à l’une de ces variantes que se réfère Eliphas Lévi.
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Eusèbe nous apprend aussi que le monogramme avait été gravé sur les boucliers des soldats, avant la bataille du pont Milvius. D’autres traditions (Lactance) rapportent que le symbole porté sur les boucliers était XXX, signifiant une promesse de trente ans de règne. Je dis : peu vraisemblable.

Homme en prière et colombe             

A gauche, Homme en prière avec colombe, et chrisme – 
à droite, Pierre et Paul représentés avec un chrisme :
sarcophages IIIème et IVème siècle

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En 310, Constantin aurait déjà eu une première vision, à Grand, dans les Vosges, avant de se rallier au culte solaire d’Apollon.
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Au vu de la confusion des récits historiques, on peut raisonnablement penser que le chrisme puisse avoir au départ une origine solaire, et résulter d’un certain syncrétisme pagano-chrétien.
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Eusèbe ne dit pas si le chrisme du labarum comportait ou non l’alpha et l’oméga, de façon à former en bas une barre de T pour que l’on puisse le lire, comme Guillaume Postel, TAROT. Des chrismes semblables à ceux que j’ai dessinés ont cependant été attestés pour la même époque, voire pour des époques antérieures.

Constantin logo

Constantin logo (Photo credit: Wikipedia)


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* Si on lit dans l’autre sens, on obtient TORA, qui signifie en hébreu « la Loi ». De même Tarot n’est ni plus ni moins que TARO avec un T ajouté pour fermer la roue.
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On peut aussi lire ATOR, ou Hathor déesse-vache égyptienne de la fécondité, personnification du ciel, ayant enfanté le soleil (Horus).
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D’après un documentaire de la série Terra X (Arte, 2001), le culte d’Hathor semble remonter à des temps immémoriaux et avoir été répandu dans toute l’Afrique du nord. Peut-être les égyptiens l’ont-ils eux-mêmes hérité d’une civilisation encore plus ancienne. Un lieu de culte de la déesse a été mis au jour aux îles Canaries, habitées bien avant l’arrivée des espagnols : il consiste en un symbole gravé rappelant très fortement le Chrisme inscrit dans un cercle, de diamètre environ 30 cm, placé sur une montagne, et pourvu d’une petite rigole. Les archéologues supposent qu’il était destiné à recevoir des libations de lait, qui ruisselaient ensuite sur le flanc de la montagne.
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A coin of Constantine (c.337) showing a depict...

A coin of Constantine (c.337) showing a depiction of his Labarum standard spearing a serpent. (Photo credit: Wikipedia)

* L’Ishtar babylonienne, ou Astarté, déesse de la fécondité, est sans doute aussi liée à ce symbolisme : AS-TAROT semble être une lecture du monogramme avec un déterminant. Les chrétiens du moyen âge ont fait de cette idole païenne le démon Astaroth. Beelzebuth et Belphegor, avec quelques autres, ont connu un destin similaire.
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* En lisant sur le chrisme de gauche à droite, on obtient , qui signifie : « je commande, je marche devant, je commence », idéal pour un étendard qui doit mener à la victoire, non ?
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* Voici ce que Fabre d’Olivet dit de la racine hébraïque: Toute espèce de caractère, de marque, de gravure; tout objet distinctif : le guide d’un troupeau, un bélier; le guide d’une armée, un capitaine (La Langue Hébraïque restituée, Racines Hébraïques, p. 69)

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* Les mots (or, en or) et (vert, neuf, empli de sève), bien connus des hermétistes, contiennent le Xet le P. Lire aussi à ce sujet les réflexions envoyées par Alkaest.
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« Osiris : D’après Harvey Spencer Lewis (La vie mystique de Jésus), ce symbole fut utilisé bien avant que le christianisme ne l’adopte : c’était le monogramme original d’Osiris.

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L’Encyclopédie Catholique Romaine considère que le X et le P sont les premières lettres du mot (signifiant « christ » ou « oint », celui qui a reçu l’onction divine), mais reconnait que ce symbole était utilisé bien avant l’ère chrétienne. »

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Le chrisme et la marque compagnonnique


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Le chrisme est un important symbole de l’église primitive. Il se présente sous 2 formes.
La première constituée par les lettre I et X, initiales grecques de Jêsous Xristos.
La seconde, dite chrisme constantinien, encore usitée de nos jours, est constituée par les lettres X et P.
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La première figure, si elle est inscrite dans un cercle comme fréquemment, est une roue à 6 rayons (parfois 8). C’est un symbole cosmique et solaire. Selon la liturgie, le Christ est sol invictus (le soleil invaincu).
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Agneaux affrontés au chrisme sur sarcophage

(Ravenne, Italie)

La seconde diffère de par la boucle du P qui figure le soleil élevé au sommet de l’axe du monde, ou le trou de l’aiguille, la porte étroite, la porte du soleil par où s’effectue la sortie du cosmos, fruit de la rédemption par le Christ.
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On rapproche de ce symbole l’ancienne marque corporative du « quatre de chiffre », dans laquelle le P est remplacé par un 4, apparenté à la croix.

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2 réflexions sur “Chrisme

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