Portrait d’Annie Bélis

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Portrait d’Annie Bélis

au sein de la musique antique

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Annie Bélis, à 18 ans, rêve d’être concertiste. Elle apprend le piano sous la direction d’Yvonne Lefébure, pianiste favorite des compositeurs de son temps, Fauré, Ravel, Dukas… Mais le rêve se heurte à l’autorité paternelle qui projette d’autres ambitions. La musique est abandonnée au profit des Lettres classiques mais pas lpour ongtemps . En hypokhâgne, l’étudiante fait une découverte qui décide du reste de sa vie : un traité de musique antique. Une curiosité et une soif d’apprendre inextinguibles font le reste.
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Annie Bélis se définit comme un « chercheur heureux ». École normale supérieure, École française d’Athènes, direction de recherches au CNRS-IRHT, professeur associé de l’Université de São Paulo (Brésil)… Sans compter les prix, médailles et cooptations dans de prestigieux cénacles scientifiques, telles l’Association internationale des papyrologues, l’Association des études grecques, l’American Society of Musicology, l’International Council for Music Archaeology…
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Portrait d'Annie Bélis

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Elle fait des rencontres de maîtres bienveillants et exigeants parmi lesquels l’helléniste Raymond Weil (1923-1995), membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, l’historien Pierre Vidal-Naquet (1930-2006), et Olivier Picard, directeur de l’École d’Athènes de 1981 à 1992. Certes, son chemin a sillonné durant un an avec bonheur les trésors de la bibliothèque de Yale (États-Unis). Certes, il a connu les joies de la découverte, tel ce papyrus, déplié avec Laurent Capron, de l’Institut de papyrologie de la Sorbonne. Ce document, qui dormait dans les réserves du musée du Louvre depuis 120 ans, se révèle être une partition inédite de Carcinos le Jeune, datée vers 360 av. J.-C. Certes, l’itinéraire est bercé par l’ensemble Kérylos, fondé en 1990 (lire l’encadré) et de très émouvants concerts de musique antique produits à Delphes, à Cracovie, ou à Sao Paulo…
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Son parcours est aussi semé d’embûches. Le premier demeure le vol de tout son travail de thèse sur Aristoxène de Tarente et Aristote : le Traité d’Harmonique. Des années de labeur anéanties. Raymond Weil, son maître vénéré, l’avertit : « Ou vous devenez folle, ou vous surmontez cette épreuve et vous surmonterez toutes les autres. »
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Annie Bélis se remet au travail, malgré ce remord inconsolable, « Et si ma traduction volée avait été meilleure que la présente ? » La thèse est finalement soutenue, brillamment, et éditée.
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Du courage, elle en a besoin encore pour supporter « le tripatouillage » opéré lors de l’examen de candidature au CNRS. Reçue première, elle est déclassée onzième, sans justification. Ce scandale, qui fit du bruit à l’époque, lui ouvre les portes de l’École d’Athènes où Olivier Picard l’attend fermement. « Je n’avais que deux mois pour préparer le concours d’entrée, je n’y croyais pas vraiment », se souvient-elle. Elle est reçue première.
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Comment définir un chercheur qui est à la fois mathématicienne, papyrologue, helléniste, historienne, musicologue et archéologue ? « Après la musique, vous comptez faire quoi ? » « Et maintenant vous donnez dans la lutherie… » Les moqueries déferlent.
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Sa reconnaissance est internationale. L’imposition de la musique antique comme discipline à part entière, elle le doit à une double intuition. La première est d’avoir compris que les Grecs ne pensaient pas la musique comme nous.
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Auteur Annie Belis
Edition Hachette Littératures
Année 1999

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La seconde que seule une approche pluridisciplinaire pourrait permettre de réunir des éléments épars d’un puzzle que personne n’avait su encore reconstituer. Ainsi peut-on désormais comprendre la musique gréco-romaine dans son histoire, la déchiffrer et la jouer. Si Annie Bélis tient à rappeler ce qu’elle doit à ses aînés, depuis Marc Meibom, au XVIIe siècle, jusqu’à Théodore Reinach, au début du XXe, ceux qui la connaissent pensent que l’élève a largement dépassé ses maîtres.
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Au sein de l’École normale, une équipe de recherche pluridisciplinaire sur la musique de l’Antiquité devrait voir le jour prochainement. En attendant, en vue de son soixantième anniversaire, ses élèves travaillent à l’édition en cinq volumes de tous ses articles. Un bel hommage à celle qui leur a ouvert les chemins d’une musique savante trop longtemps oubliée.

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Parcours musical

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Piano (Yvonne Lefébure), orgue et contrepoint (Arsène Bedois), flûte (Serge Kalisky), violoncelle (Jeoffrey Walz).

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Divers

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Médaille Georges-Perrot de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1986)

Français : Médaille de l'Académie des inscript...

Médaille de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (Photo credit: Wikipedia)

Médaille de la Fondation Singer-Polignac (1992)
Membre de l’Association Internationale des Papyrologues, Association des Études grecques, American Society of Musicology, Membre de l’International Council for Music Archaeology.
Membre du Conseil scientifique de la Bibliothèque Nationale de France (2000-2004).
Bibliographie abrégée
Aristoxène de Tarente et Aristote ; le Traité d’Harmonique, Paris, Klincksieck, coll. « Études et Commentaires », vol. 100, 1986 (médaille Georges Perrot de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres).
Les hymnes à Apollon, étude épigraphique et musicale, vol. III du Corpus des Inscriptions de Delphes, Paris, De Boccard, 1992.
La pluridisciplinarité en archéologie musicale, co-éditeur des Actes du Colloque de Saint-Germain-en-Laye, 2 volumes, 555 pages, Paris 1994, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme.
Les musiciens dans l’Antiquité, Paris, Hachette-Littératures, coll. « La vie quotidienne », 1999, 320 p., 10 pl., notes, indices et bibliographie

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Compact-Disques :

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Musiques de l’Antiquité grecque ; de la pierre au son, par l’Ensemble Kérylos, sous la direction d’Annie Bélis (1993) [épuisé].
Musiques de l’Antiquité grecque ; de la pierre au son, par l’Ensemble Kérylos, sous la direction d’Annie Bélis (48 mn), édité par K 617-069 (1996). Récompensé de 5 « Diapasons ».
L’Ensemble KÉRYLOS
Créé en 1990 par Annie Bélis, l’Ensemble KÉRYLOS se consacre exclusivement à l’interprétation des partitions vocales et instrumentales qui nous sont parvenues de l’Antiquité grecque et romaine, que ce soit en formation de « musique de chambre » ou avec son chœur d’hommes.

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CONCERTS de MUSIQUE ANTIQUE

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Mots- clés : musique, musiciens, instruments de musique, théorie musicale, notation musicale, papyrus, Ensemble Kérylos

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Patrick

sources :

== http://www.franceculture.fr/

== http://www.archeo.ens.fr/

==http://www.mondedelabible.com

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