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saint du jour
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— SAINT BERNARDIN de SIENNE
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Franciscain
(1380-1444)

Le principal caractère de la vie de ce grand Saint, c’est son amour extraordinaire pour la très Sainte Vierge. Né le 8 septembre 1380, jour de la Nativité de Marie, Bernardin fut privé, tout jeune, de ses nobles et pieux parents ; mais il trouva dans une de ses tantes une véritable mère. Voyant un jour cette femme refuser de donner à un pauvre, il lui dit : « Pour l’amour de Dieu, donnez à ce pauvre ; autrement je ne prendrai rien aujourd’hui. »

Sa pureté était si grande, que le moindre mot inconvenant l’affligeait profondément : « Silence, disaient les étudiants quand ils le voyaient apparaître au milieu de leurs conversations trop libres, silence, voici Bernardin ! »

À dix-sept ans, il entra dans une confrérie de garde-malades, et soigna pendant quatre ans, dans un hôpital, avec un dévouement et une douceur rares, toutes les infirmités humaines. Se traitant lui-même avec la dernière dureté, il ne songeait qu’aux besoins des autres ; il parut surtout héroïque dans une peste affreuse, où il s’imposa mille fatigues et brava mille fois la mort.

L’inspiration du Ciel le conduisit alors chez les Franciscains, qui le lancèrent bientôt dans la prédication. Grâce à la bonté de sa Mère céleste, sa voix, faible et presque éteinte, devint inopinément claire et sonore ; Bernardin fut un apôtre aussi brillant par son éloquence que par sa science, et opéra en Italie de merveilleux fruits de salut.

Faisant un jour l’éloge de la Sainte Vierge, il lui appliqua cette parole de l’Apocalypse : « Un grand signe est apparu au Ciel. » Au même instant, une étoile brillante parut au-dessus de sa tête. Une autre fois, parlant en italien, il fut parfaitement compris par des auditeurs grecs qui ne connaissaient que leur langue maternelle.

Un jour, un pauvre lépreux lui demanda l’aumône ; Bernardin, qui ne portait jamais d’argent, lui donna ses souliers ; mais à peine le malheureux les eut-il chaussés, qu’il se senti soulagé et vit disparaître toute trace de lèpre.

Bernardin, allant prêcher, devait traverser une rivière et ne pouvait obtenir le passage de la part d’un batelier cupide auquel il n’avait rien à donner. Confiant en Dieu il étendit son manteau sur les eaux, et, montant sur ce frêle esquif, passa la rivière.

C’est à Bernardin de Sienne que remonte la dévotion au saint Nom de Jésus : il ne pouvait prononcer ce nom sans éprouver des transports extraordinaires. Il a été aussi un des apôtres les plus zélés du culte de saint Joseph.

 

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autres saints du jour
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— Amalbert (7e s.)
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— Archange Tadini († 1912)
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— Astère († 272)
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— Baudille, Martyr à Nimes (3e s.)
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— Colombe de Rieti († 1501)
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— Dovmont († 1299)
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— Ethelbert († 793)
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— Étienne († 1697)
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— Germain de Constantinople, Patriarche de Constantinople († 733)
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— Lydie (1er s.)
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— Nicétas et Jean († 11e s.)
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— Outrille de Bourges, Évêque († 624)
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— Protais Chong († 1839)
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— Thallelaios (3e s.)
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— Yves de Chartres, Évêque († 1116)
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Naissances

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Honoré de Balzac
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20 mai 1799 à Tours – 18 août 1850 à Paris
Le romancier Honoré de Balzac a peint dans la Comédie humaine les travers de la bourgeoisie française sous le règne de Louis-Philippe 1er.

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Décès

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Christophe Colomb
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vers 1451 à Gênes (Italie) – 20 mai 1506 à Valladolid (Espagne)
Christophe Colomb, navigateur génois, compétent mais trop imaginatif, veut gagner l’Asie des épices, la Chine et les Indes, en navigant vers l’ouest, à travers la «mer Océane» (l’océan Atlantique). Il estime le voyage à une quinzaine de jours seulement à partir des îles Canaries.

Son projet paraît fou à la plupart des experts de son temps qui savent comme lt ronde mais évaluent avec plus de justesse sa circonférence et sont convaincus que les marins mourront d’épuisement bien avant d’atteindre leur but !…

Après avoir essuyé plusieurs échecs, Christophe Colomb plaide sa cause auprès de la reine Isabelle de Castille. La souveraine, toute à la joie d’avoir abattu le dernier royaume musulman d’Espagne, accepte de l’aider sans trop y croire.

Le marin quitte l’avant-port de Séville à la tête de trois petits navires (des caraques ou caravelles). Le 12 octobre 1492, après trois mois de navigation hasardeuse, il pose le pied sur une île inconnue peuplée de gens à la peau cuivrée.

Sans en avoir conscience, Christophe Colomb vient d’offrir ce jour-là aux Européens un Nouveau Monde ; il sera baptisé quinze ans plus tard Amérique, d’après le prénom d’un autre explorateur. Christophe Colomb appelle ses habitants Indiens car il reste convaincu d’avoir atteint les Indes !

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Gilbert de La Fayette
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6 septembre 1757 à Chavagnac (Auvergne, France) – 20 mai 1834 à Paris
Le marquis Gilbert Motier de La Fayette (on écrit aussi Lafayette), «héros des deux Mondes», demeure après plus de deux siècles le principal trait d’union entre la France et les États-Unis.

Mais son rôle historique ne se résume pas à ses années de jeunesse passées à combattre aux côtés des «Insurgents» américains. Il a aussi joué un rôle moteur dans les débuts de la Révolution française et à nouveau dans la révolution des Trois Glorieuses qui vit le remplacement de Charles X par Louis-Philippe 1er à la tête de la France.

 Lafayette, par Jules Boilly (musée de Versailles)

 

 

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Evénements

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20 mai 325 : Le concile de Nicée condamne l’arianisme
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Le 20 mai 325, l’empereur romain Constantin 1er réunit à Nicée le premier concile oecuménique de l’Histoire en vue de condamner la doctrine d’Arius, l’arianisme, et, plus important que tout, maintenir l’unité de la jeune Église…

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Les chrétiens divisés
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Comme le christianisme commence à s’enraciner dans les villes romaines (tout en restant très minoritaire), l’empereur ne veut pas que des querelles théologiques divisent les fidèles et affaiblissent la cohésion de son empire.

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Or, vers 320, un prêtre d’Alexandrie nommé Arius s’est mis à prêcher une doctrine hétérodoxe. Il professe que Jésus-Christ et le Saint Esprit sont subordonnés à leur créateur, Dieu le Père. Selon lui, Jésus serait né homme et ne serait véritablement devenu Fils de Dieu qu’au jour de sa résurrection.

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Arius met ainsi en cause l’un des fondements de la religion chrétienne, le dogme de la «Sainte Trinité», à savoir un Dieu unique en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Selon ses contradicteurs, sa doctrine ouvre la voie à un polythéisme de fait, avec plusieurs divinités de rang variable. Elle enlève aussi beaucoup de signification à l’incarnation, à la mort et à la résurrection de Jésus, dès lors que celui-ci n’est pas pleinement Dieu.

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L’évêque d’Alexandrie, Athanase, s’élève contre Arius en rappelant que le Fils est l’égal du Père et partage avec lui et le Saint Esprit l’essence divine. Arius est excommunié par l’évêque, c’est-à-dire exclu de l’Église. Il poursuit néanmoins sa prédication avec un certain succès.

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Dans son palais de Nicomédie (aujourd’hui Izmit, au sud de la mer de Marmara), l’empereur Constantin 1er craint un schisme au sein de la nouvelle religion dominante qui mettrait à mal l’unité de l’empire. Pour l’éviter, il convoque un concile (d’un mot grec qui signifie réunion) à Nicée. La ville est située sur la façade orientale du Bosphore, à 50 kilomètres de Bursa et non loin de la résidence impériale. Elle s’appelle aujourd’hui Iznik.

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L’empereur met la poste impériale à la disposition des chefs élus de toutes les communautés chrétiennes, les évêques.

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Affermissement du dogme
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C’est ainsi qu’à partir du 20 mai 325, à Nicée, se trouvent réunis pour la première fois des évêques de toute la chrétienté. Ils sont plus de 220 (la tradition retient le chiffre symbolique de 318). Parmi eux, une grande majorité d’évêques du Proche-Orient et d’Égypte…

On note seulement cinq évêques latins et plusieurs absents de marque dont l’évêque de Rome (auquel sera plus tard réservé l’appellation de pape), qui s’est fait représenter par deux légats.

Constantin 1er préside en personne à l’ouverture officielle du concile (bien que n’étant pas baptisé). Sous la conduite d’un évêque espagnol, Osius de Cordoue, l’assemblée va donner lieu à des affrontements de très haute tenue philosophique.

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Les partisans d’Arius, au nombre de 22 seulement, considèrent qu’il ne peut y avoir d’équivalence entre Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ. Celui-ci apparaît à leurs yeux comme un relais existant de toute origine entre Dieu et l’humanité. C’est une explication philosophique assez rationnelle de l’Évangile. Elle plaît aux théologiens de culture grecque.

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Les extrémistes du bord opposé, Marcel d’Ancyre, Eusthate d’Antioche, Alexandre d’Alexandrie et le diacre Athanase, qui allait devenir patriarche d’Égypte, exigent une ferme condamnation des thèses d’Arius. Quelques Orientaux groupés autour d’Eusèbe de Césarée tentent de faire valoir un compromis en atténuant les formules des arianistes.

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Finalement, la majorité des évêques et son porte-parole Marcel d’Ancyre réprouvent les thèses d’Arius. Ils s’entendent sur une nouvelle formulation dite théorie de la «consubstantiation» qui signifie que le Fils est consubstantiel au Père (en grec homoousios, c’est-à-dire «ayant la même essence»). Cette formulation s’exprime dans une nouvelle mouture du Credo («Je crois»), appelée depuis lors «Symbole de Nicée».

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L’empereur Constantin prend acte de la défaite des arianistes. Il ordonne l’exil d’Arius ainsi que de la poignée d’évêques qui, au concile, sont restés fidèles à sa thèse. Parmi eux se trouve Eusèbe de Nicomédie.

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En intervenant dans les querelles théologiques et en ouvrant en personne le concile de Nicée, l’empereur inaugure le «césaropapisme». Ce mot traduit une forme d’allégeance des autorités religieuses à l’empereur.

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Résurgence et mort de l’arianisme
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Le concile de Nicée se conclut dans l’euphorie. L’unité du dogme semble préservée. En fait, on va s’apercevoir rapidement que l’arianisme est resté vigoureux.

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Constantin lui-même fait revenir Arius de son exil dix ans après le concile et se fait baptiser par l’évêque arien Eusèbe de Nicomédie sur son lit de mort, en 337. Ses successeurs Constance et Valens se rallient à la doctrine d’Arius de même que la plupart des Barbares implantés dans l’empire romain.

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C’est seulement en 380, au concile de Constantinople, que l’empereur Théodose établit le catholicisme comme religion d’État. Au siècle suivant, au concile de Chalcédoine, les évêques renouvellent la condamnation de l’arianisme et y ajoutent une condamnation des doctrines opposées de Nestorius et du monophysisme égyptien.

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Tandis que l’arianisme résistait de la sorte en Orient et séduisait les tribus barbares implantées un peu partout, la doctrine catholique de Nicée triomphait pour sa part dans les populations romanisées de l’Occident romain, grâce à la prédication vigoureuse de Hilaire de Poitiers.

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Les Francs de Clovis seront les seuls Barbares qui auront le bon goût d’ignorer Arius. Tardivement christianisés, ils passeront directement du paganisme au catholicisme avec le baptême de leur chef à Reims. Plus proches de leurs sujets gallo-romains grâce à cette conversion, ils acquerront de la sorte un avantage politique sur les autres Barbares d’Occident.

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Évêques, prêtres et clergé
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Le concile de Nicée de 325 ne s’en tient pas à des débats sur le dogme religieux. Il jette aussi les bases d’une organisation centralisée de l’Église fondée sur une stricte hiérarchie du clergé.
Auparavant, durant les trois premiers siècles de son existence, l’Église n’avait pas de clergé institutionnel ni d’organisation centralisée. Dans les villes, chaque communauté se donnait un évêque (du mot grec episkopos qui signifie surveillant). Si l’élu était marié, il conservait sa femme mais vivait avec elle «comme avec une soeur».

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A mesure qu’une communauté s’élargissait, l’évêque désignait des personnes pour le seconder auprès des fidèles les plus éloignés. Il choisissait ces personnes parmi des chrétiens âgés et réputés pour leur capacité à commenter les textes sacrés. Les impétrants étaient désignés par le mot grec presbuteros qui signifie vieillard et donnera en français le mot prêtre.

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En s’élargissant aux campagnes environnantes, les communautés placées sous l’autorité d’un évêque prenaient le nom de diocèse, du grec dioikésis qui signifie administration. Ces circonscriptions, nées en Égypte, recoupaient les anciennes subdivisions administratives romaines.

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Le Credo
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La liturgie catholique conserve le souvenir des luttes entre théologiens au concile de Nicée. Les fidèles ont accès indifféremment à deux Credo («Je crois»), qui sont les résumés de leur foi.

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– Le premier, le plus ancien, est appelé Symbole des Apôtres. Il laisse planer une équivoque sur la nature du Fils de Dieu :

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Je crois en Dieu, le Père tout-puissant
créateur du ciel et de la terre
Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie, (…).
– Le second, appelé Symbole de Nicée, est plus explicite. Il souligne à l’envi la nature consubstantielle du Père et du Fils :
Je crois en un seul Dieu,(…)
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,(…)
Engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; (…).

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Depuis le concile de Constantinople de 381, le Credo confirme la place du Saint-Esprit dans la Sainte Trinité, aux côtés du Père et du Fils. Dans sa version catholique il précise qu’il «procède du Père et du Fils» et non «du Père par le Fils». Cet ajout, le Filioque, peu apprécié des évêques d’Orient, figurera bien plus tard parmi les griefs qui entraîneront le schisme entre les Église de Rome et de Constantinople !

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20 mai 1498 : Vasco de Gama aborde à Calicut
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Le 20 mai 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde. À 29 ans, le navigateur portugais devient le premier Européen à rallier l’Inde par la mer, en contournant l’Afrique. C’est l’aboutissement du prodigieux rêve entretenu par les Portugais depuis près d’un siècle…

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Sur la route des épices
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Vasco de Gama quitte Lisbonne et l’embouchure du Tage le 8 juillet 1497, avec trois lourdes nefs et une caravelle, ainsi que 160 hommes d’équipage.

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Il fait escale sur l’île de Sainte-Hélène, au milieu de l’Atlantique sud, puis contourne le cap de Bonne Espérance découvert dix ans plus tôt par son compatriote Bartolomeu Dias et fait relâche le jour de Noël dans un havre qu’il baptise Natal (Noël en portugais). C’est aujourd’hui le port de Durban, capitale de la province sud-africaine du Natal.

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Remontant le long de la côte afrcaine, la flotte atteint successivement les ports de Mozambique, Mogadiscio et Kilwa où des commerçants arabes venus du nord commercent avec les Africains de l’intérieur.

.Les grandes découvertes

Plus au nord encore, à Malinde, il sympathise avec le sultan local qui lui confie un pilote italien, venu là par l’Égypte et l’empire ottoman. Avec son aide, le navigateur coupe au large vers la péninsule indienne et la côte de Malabar.

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C’est ainsi qu’il atteint Calicut (aujourd’hui Kozhikode), un port prospère du Dekkan indien. Le capitaine envoie à terre un émissaire et celui-ci a la surprise d’être abordé dans un mélange d’espagnol et d’italien par un marchand tunisien. À son interlocuteur, il déclare tout de go être venu chercher «des chrétiens et des épices».

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Le marchand met en relations Vasco de Gama avec le seigneur local, le zamorin (ou samorin) Samutiri Manavikraman.

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Après que deux émissaires eussent annoncé son arrivée, le navigateur est reçu avec tous les honneurs réservés à un grand ambassadeur.

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Le zamorin refuse toutefois au Portugais de laisser une petite troupe dans sa ville. Il lui refuse aussi tout traitement de faveur en matière de taxes par rapport aux commerçants musulmans avec lesquels il est déjà en relations.

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Ces derniers, pas rassurés pour autant, convainquent le zamorin que les Portugais se disposent à piller la ville. Vasco de Gama est aussitôt arrêté puis, au bout de quelques heures, autorisé à rembarquer et partir. Il lève l’ancre le 27 août 1498.

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Vers la conquête des Indes

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Malgré ce demi-échec, il est accueilli en grande pompe à Lisbonne, deux ans plus tard et le roi se montre déterminé à poursuivre l’aventure.

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– 1500 : Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil
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Manuel le Fortuné monte sans attendre une nouvelle expédition avec douze navires sous le commandement de Pedro Alvares Cabral (33 ans).

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Celui-ci s’écarte plus que de raison de sa route et découvre une terre inconnue dont, tant qu’à faire, il prend possession au nom de son roi. Ce sera le Brésil… Là-dessus, il poursuit sa route sur les traces de Vasco de Gama, non sans perdre plusieurs navires dans les tempêtes. Il arrive à Calicut où ses relations avec le souverain et les marchands arabes se dégradent très vite. Une cinquantaine de Portugais sont tués.

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Cabral exerce une répression terrible et fait bombarder la ville. Puis il descend la côte avec les navires qui lui restent et atteint un port vassal du zamorin, Cochin. Il aide leurs gouvernants à s’émanciper de la tutelle de Calicut puis prend le chemin du retour. Il atteint Lisbonne le 25 juillet 1501.

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Sept navires sur treize et les deux-tiers des hommes manquent à l’appel mais les navires restants ont des épices plein les cales.

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– 1502 : Vasco de Gama fonde l’empire portugais des Indes
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Le roi se voit encouragé à monter une nouvelle expédition, encore plus importante.

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C’est ainsi qu’en février 1502, Vasco de Gama retourne aux Indes à la tête de 21 navires. Il porte cette fois le titre aussi nouveau que prestigieux d’Amiral des Indes. C’est qu’il ne s’agit plus seulement d’exploration mais de conquête.

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Vasco de Gama fonde des comptoirs sur les côtes africaines et malgache, soumet les royaumes du littoral et sème la terreur à l’occasion, ne craignant pas de brûler par exemple un navire égyptien et son équipage.

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De retour à Calicut , il bombarde le port en représailles des massacres exercés plus tôt contre l’équipage de Cabral. Puis il y installe de force une garnison sous le commandement de Vincente Sodré et, pour plus de sûreté, renforce son alliance avec le roi voisin de Cochin.

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Sa mission accomplie, il rentre à Lisbonne en décembre 1503.

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– 1510 : Afonso de Albuquerque conquiert Goa :
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Vasco de Gama sera ensuite relayé par Afonso de Albuquerque, qui achèvera la conquête du Dekkan, ce qui lui vaudra d’être fait duc de Goa.

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Beaucoup plus tard, en 1524, le roi Jean III sortira Vasco de Gama de sa retraite et le nommera vice-roi des Indes. L’explorateur mourra à Cochin quatre mois plus tard.

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Faute d’armateurs et de commerçants en nombre suffisant, et victime de la concurrence impitoyable des Hollandais, la présence portugaise aux Indes va se réduire à la fin du XVIe siècle à quelques modestes implantations côtières, essentiellement le port de Goa.

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20 mai 1506 : Christophe Colomb s’éteint à Valladolid
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Le 20 mai 1506, Christophe Colomb meurt à Valladolid, en Espagne, richissime mais dans une grande solitude. Après avoir caressé des rêves immenses, le navigateur gênois va sombrer dans l’oubli jusqu’au XIXe siècle…

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La Cour délaisse l’Amiral
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Le 7 Novembre 1504, Colomb a 53 ans. Il rentre en Espagne de son quatrième et dernier voyage et accoste à San Lucar de Barrameda.

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La reine Isabelle la Catholique, qui a favorisé Colomb depuis le début de l’aventure, meurt à la fin novembre 1504, moins d’un mois après le retour de l’Amiral de la mer Océane. Colomb est très affecté par la disparition de la souveraine. De son côté, le roi Ferdinand, qui est alors en guerre, se désintéresse de l’aventurier .

.Le célèbre texte de Waldseemüller (avec America dans la marge, au milieu)

Colomb est aigri et frustré par la perte d’une partie des privilèges qu’il avait obtenus au commencement de l’aventure. Malade et affaibli, il se retire à Séville, dans une maison qu’il a louée dans la paroisse de… Santa Maria. Il y vit seul, quasiment oublié par ses contemporains, abandonné par la plupart de ses compagnons d’aventure qui se sont enrichis grâce à lui.

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L’Amiral est seul… mais fabuleusement riche. Les droits issus de ses découvertes sont énormes et les revenus supplémentaires qu’il réclame le sont tout autant ! A Saint-Domingue, son homme de confiance, Carvajal, veille sur ses possessions et en encaisse les revenus. Ses domestiques et lui ne manquent de rien. Durant au moins deux générations, les héritiers de Colomb vivront dans l’opulence.

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L’un des fils de Colomb, Diego, qui a vingt-quatre ans, est à la cour. Ancien page, puis garde de la reine, enfin garde du roi, il est devenu un courtisan habile. C’est lui qui représente son père à la cour. En 1508, il épousera Maria Alvarez de Toledo y Rojas (Roxas), fille de Fernando Alvarez de Toledo, nièce du duc d’Albe, l’un des Grands d’Espagne. Son père, l’Amiral, n’aura pas eu le bonheur d’assister à ce mariage prestigieux.

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Mort riche et abandonné!
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En mai 1505, Christophe Colomb fait le voyage de Séville à Ségovie à dos de mulet. Un voyage de 500 kilomètres pour rencontrer le Roi. Son fils a réussi à obtenir pour lui une audience. Malgré ses revendications, il n’obtient toujours pas du roi l’exécution des promesses qui lui ont été faites. Il conserve le titre d’Amiral de la mer Océane mais il ne s’agit que d’un titre honorifique qui ne le met pas à égalité avec le Grand Amiral de Castille.

.Maison où mourut Christophe Colomb (gravuedu XIXe siècle d'après photographie)

A la fin d’avril 1506, la santé de l’Amiral décline. Sa goutte et l’arthrite le font souffrir. Colomb est alors transporté de Ségovie à Valladolid.

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Seuls sont présents à son chevet ses deux fils Diego et Fernando et ses frères Bartolomeo et Diego, ainsi que des moines franciscains du couvent voisin.

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Christophe Colomb, Amiral de la Mer Océane, vice-roi des Indes, meurt le jour de l’Ascension en murmurant : «In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum» (En tes mains Seigneur, je remets mon esprit).

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Les obsèques sont célébrées dans la cathédrale de Valladolid, Santa Maria Antigua (Sainte Marie l’Ancienne). Colomb est ensuite inhumé par les franciscains au couvent de l’Observance, à Valladolid. Aucune personne de la cour n’assiste à la cérémonie.

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L’historiographe officiel de la cour, Pierre Martyr d’Anghierra, ne mentionne même pas la mort de Colomb. Celle-ci n’est pas non plus enregistrée dans le registre officiel de la ville – laCronicon de Valladolid – où sont consignés les événements locaux !

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Colomb, qui a donné à l’Espagne les plus grands territoires qui soient, est mort oublié parce qu’on n’avait plus besoin de lui ! Quatorze jours plus tard, le 2 juin 1506, le roi Ferdinand, qui n’eut jamais d’excessive sympathie à l’égard du navigateur génois, fait néanmoins restituer à Diego l’or, les bijoux et toutes les richesses et objets ayant appartenu à son père.

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Quelques mois après la mort de Colomb, on s’aperçut que les «Indiens» et les pauvres colifichets ramenés par Colomb n’avaient rien à voir avec l’Asie des épices mais qu’ils étaient le cadeau de réception d’un Nouveau Monde ! Le roi fit alors ériger un monument à la gloire de l’Amiral avec l’inscription : «Por Castilla y por Leon Nuevo Mundo hallo Colon» (Pour la Castille et le Leon, Colomb trouva un Nouveau Monde).

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Pérégrinations d’un cercueil
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– Quelques années après la mort de Christophe Colomb, en 1513, ses restes sont transférés du couvent des franciscains de Valladolid à Séville à la demande de sa belle-fille, Marie de Tolède, nièce du roi.

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À l’issue d’une cérémonie dans la cathédrale de Séville, la dépouille de l’Amiral est déposée à la Cartuja de Santa Maria de las Cuevas, le couvent des Chartreux de Sainte Marie des Grottes, sur la rive droite du Guadalquivir, en face de Séville.

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Dans son ouvrage Vie et voyages de Christophe Colomb, publié à Paris en 1862, Roselly de Lorgues indique que le cercueil est déposé dans la chapelle du Christ que venait de faire construire le frère Diego de Lugan. Il précise aussi que l’Amiral avait été inhumé dans son cercueil avec les fers dont il avait été entravé lors du retour de son troisième voyage et qui ne l’avaient plus quitté depuis lors.

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En 1526, la dépouille de son fils Diego le rejoint à la Chartreuse.

– En 1536, l’Amiral traverse l’océan Atlantique sans quitter son cercueil et gagne Saint-Domingue en vertu de sa dernière volonté qui était de reposer dans cette île. Le cercueil est enfin déposé dans la cathédrale nouvellement construite, à droite du maître autel.

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On commence à reconnaître à don Cristobal Colon(Christophe Colomb) le mérite d’avoir offert un continent à l’Espagne et permis à ce pays de devenir le plus puissant du monde pendant une brève période. L’empereur Charles Quint ne disait-il pas que le soleil ne se couchait jamais sur son empire ?

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Christophe Colomb..

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Un très long oubli
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Ensuite, l’Amiral de la mer Océane sombre dans l’oubli au point que personne ne se souvient plus avec certitude de l’endroit où il est inhumé ! Ce n’est qu’à l’orée du XIXe siècle qu’il retrouve la faveur des historiens et du public.

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Le 22 juillet 1795, le traité de Bâle donne à la France l’île de Saint-Domingue en compensation de territoires pyrénéens. Les Espagnols sont obligés d’évacuer l’île. L’amiral Don Gabriel de Aristagabal organise, avec les Français, le transfert des restes supposés être ceux de Colomb vers la Havane, dans l’île de Cuba, encore colonie espagnole.

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C’est ainsi que le 20 décembre 1795, au cours d’une cérémonie officielle, les restes de Colomb sont transférés depuis le navire français La Découverte sur le vaisseau espagnol San Lorenzo afin d’y être transportés à La Havane. Au cours de cette cérémonie, 290 ans après sa mort, Christophe Colomb reçoit pour la première fois les honneurs officiels de la Marine de son pays, l’Espagne, associés aux honneurs rendus par la Marine française à un grand marin.

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En 1899, après la guerre hispano-américaine, lors de l’indépendance de Cuba, nouveau transfert ! Les restes présumés de Colomb reviennent à Séville.

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En 1902, un monument est dédié à Colomb dans la cathédrale de Séville où, derrière le choeur, repose déjà son fils, Hernando… Mais si l’on est certain de l’authenticité des restes d’Hernando, il n’en va pas de même de ceux de son père, conservés dans un petit coffre. Et la république de Saint-Domingue continue de revendiquer avec fierté l’honneur d’abriter les seuls véritables restes de l’illustre navigateur, en un lieu dit le phare de Colomb !

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Une énigme policière
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Pour lever le doute sur l’identité réelle des restes conservés à Séville, une exhumation partielle a eu lieu en juin 2003. Des tests d’ADN ont été effectués sur les ossements et comparés avec ceux de son fils Hernando. Ils pourraient être aussi comparés avec les restes de certains autres membres de la famille Colomb qui ont été parfaitement identifiés.

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L’exhumation a été pratiquée par des spécialistes de l’université de Grenade en présence de deux descendants de Christophe Colomb, Jaime Colon de Carvajal et son épouse Anunciada.
Les scientifiques ont soulevé une draperie qui couvrait le tombeau de Christophe Colomb et cachait une porte en forme d’écu. Derrière se trouvait un coffret portant l’inscription :«Voici les os de Christophe Colomb, premier amiral du Nouveau monde». Ensuite, ils ont extrait les restes de son fils, Hernando Colomb. Les ossements du père et du fils, ainsi que ceux du frère du célèbre navigateur, Diego Colomb, exhumés en septembre 2002 à Santiponce, près de Séville, ont été transportés pour analyse à l’université de Grenade.

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L’enquête doit comporter des études anthropologiques, dentaires et radiologiques à résonance magnétique (IRM), selon José Antonio Lorente, directeur du Laboratoire d’identification génétique de l’Université de Grenade, qui coordonne les recherches et est entouré d’experts des Universités de Saint-Jacques de Compostelle, de Rome, de Leipzig (Allemagne) et de Barcelone.

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L’étude se propose de «déterminer si les restes qui sont dans la cathédrale de Séville appartiennent réellement à Christophe Colomb. Depuis des années plusieurs endroits du monde prétendent posséder les reste du navigateur; selon M. Lorente, le but de cette étude est, entre-autres, de vérifier si les restes qui se trouvent à Saint-Domingue appartiennent également à Christophe Colomb ou à une autre personne».

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Les recherches porteront notamment sur l’étude du chromosome « Y » puisque ce chromosome se transmet de père en fils et que l’identité d’Hernando Colomb a pu être authentifiée. La République dominicaine affirme que les restes authentiques du navigateur se trouvent toujours en territoire dominicain, au Phare de Colomb. L’Espagne affirme qu’ils sont à Séville.

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Et si le corps de Christophe Colomb n’avait jamais quitté le couvent de Valladolid ? Plusieurs auteurs l’ont envisagé. Cette hypothèse a été développée entre autres par Gianni Granzotto dans son ouvrage Christophe Colomb… Le navigateur avait été inhumé (avec ses chaînes) dans la crypte du couvent des Franciscains de Valladolid. Ce couvent n’existe plus. Au-dessus de sa tombe initiale se trouve aujourd’hui une auberge. Il est difficile d’aller vérifier s’il s’y trouve encore quelque chose.

 

 

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20 mai 1802 : Bonaparte légalise l’esclavage
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Le 20 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage dans les colonies qui restent à la France…

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Une première abolition très limitée
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L’esclavage a été en théorie aboli huit ans plus tôt par le décret de Pluviôse. En réalité, cette mesure sans précédent votée par les députés de la Convention n’a pris effet qu’en Guadeloupe et à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti).

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– La Martinique, occupée par les Anglais, n’en a pas profité et les planteurs ont pu conserver leurs esclaves grâce à la bienveillance des occupants.

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– Dans l’océan Indien, les colons de l’île de la Réunion et de l’île de France (aujourd’hui l’île Maurice) ont réussi à s’opposer à l’application du décret.

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– Quant à la grande île de Saint-Domingue, elle a attendu le départ des Anglais, chassés par Toussaint Louverture en octobre 1798, pour appliquer le décret et abolir l’esclavage. Encore les anciens esclaves n’ont-ils troqué leur statut que pour celui de travailleurs forcés…

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Le Premier Consul, pragmatique, aurait sans doute souhaité s’en tenir au statu quo. Mais il est pris de court par la restitution à la France de l’île esclavagiste de la Martinique à la paix d’Amiens (25 mars 1802) et plus encore par les velléités indépendantistes de Saint-Domingue.

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Les colonies en ébullition
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À Saint-Domingue, Toussaint Louverture ne veut pas en rester à sa victoire sur les Anglais.

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Le 8 juillet 1801, le leader noir chasse les Espagnols de la partie orientale de l’île et se nomme Gouverneur général à vie de l’île réunifiée.

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Il mène une politique indépendante et signe des contrats de commerce avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

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C’est plus que n’en peut supporter Napoléon Bonaparte. Dès 1799, celui-ci caresse le désir de reconstituer un empire colonial aux Amériques «conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789».

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Profitant du répit offert par la paix signée à Lunéville avec l’Autriche, il décide de rétablir à Haïti la souveraineté française.

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Le 14 décembre 1801, une flotte de 36 navires appareille de Brest avec 23.000 hommes sous le commandement du général Leclerc pour reprendre Saint-Domingue. L’expédition est plus importante que celle que Bonaparte conduisit en Égypte trois ans plus tôt… Son échec sera encore plus dramatique !

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Le 2 mai 1802, une autre flotte de 11 navires débarque 3500 hommes en Guadeloupe sous le commandement du général Antoine Richepance. Elle a pour mission de restaurer l’ordre dans l’île où un conseil animé par des officiers de couleur a pris le pouvoir.

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Un décret mal inspiré
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Dans ce contexte, le Premier Consul est encouragé à abolir le décret de Pluviôse par Cambacérès, avocat des planteurs, et sa propre femme, Joséphine de Beauharnais, issue d’une riche famille créole de la Martinique, les Tascher de la Pagerie ; l’un et l’autre mettent en avant les difficultés des milieux d’affaires coloniaux depuis l’abolition de 1794.

Il signe enfin le décret par lequel il légalise à nouveau l’esclavage dans les colonies oùil perdure.

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L’esclavage revient à priver les hommes de couleur de leur citoyenneté et les travailleurs des plantations de leur salaire ; les maîtres ont le droit de punir leurs esclaves sans passer par la justice civile.

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Par-delà son caractère immoral, le décret du 30 floréal va avoir pour la France un résultat désastreux en poussant à la révolte les anciens esclaves de Saint-Domingue et en précipitant la perte de l’île.

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Mais le Premier Consul ne s’en tient pas à la légalisation de l’esclavage. Animé par un sentiment «raciste» qui le distingue de la plupart de ses contemporains, encore pétris de l’esprit des Lumières, il prend plusieurs mesures qui renouent avec le préjugé de couleur des décennies précédentes et l’aggravent nettement…

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Naissance du préjugé de couleur
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Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, les souverains européens toléraient l’esclavage aux colonies mais n’assimilaient pas les esclaves aux Noirs. Ils ne tenaient pas ceux-ci pour une race inférieure vouée à l’esclavage comme l’atteste la présence d’un certain nombre d’Africains dotés de fonctions élevées à la cour de Versailles et dans d’autres cours européennes, y compris Saint-Pétersbourg, avec l’aïeul africain du poète Pouchkine.

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Au milieu du siècle, deux mentalités se développent et s’opposent, parfois au sein des mêmes personnes :

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– L’une est inspirée par la raison et l’humanité, en conformité avec l’«esprit des Lumières» et la doctrine chrétienne. Elle porte les élites pensantes à dénoncer l’esclavage et les préjugés à l’égard des autres races. Elle est illustrée par les fort beaux textes de Voltaire et Montesquieu sur ce thème et mieux encore par la mobilisation contre la traite de Wilberforce en Angleterre et Grégoire en France.

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– L’autre est née du fantasme d’invasion lié à l’arrivée d’Africains de plus en plus nombreux dans les colonies mais aussi en métropole, comme serviteurs ou enfants des colons de passage (à l’exemple d’Alexandre Dumas père) ou «petits nègres» offerts aux dames de la bonne société (image ci-contre).

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On commence à se prémunir contre cette menace en érigeant des barrières réglementaires, intellectuelles et morales. C’est la naissance du «préjugé de couleur».

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Voltaire, qui n’en est pas à une contradiction près, formule quelques sentences formellement «racistes» au sens moderne du mot, c’est-à-dire établissant une hiérarchie entre ce qu’il est convenu d’appeler les «races» humaines. Quant à Montesquieu, s’il est à l’abri de semblables inepties, il ne rechigne pas plus que Voltaire à investir dans le commerce triangulaire.

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Plusieurs ordonnances, sous le règne de Louis XVI, dénoncent les unions mixtes et légifèrent contre l’immigration noire en métropole, en fait limitée à quelques centaines d’individus, au motif que «terre de France ne porte pas esclave». Le 9 août 1777 est créé un système de «dépôt» dans les ports pour les esclaves qui accompagnent leur maître.

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Après la Révolution, le Premier Consul reprend cette tradition tardive. «Je suis pour les blancs, parce que je suis blanc. Je n’ai pas d’autre raison, et celle-la est la bonne,» aurait-il déclaré au Conseil d’État en 1802. Il exclut de l’armée des officiers «de couleur», parmi lesquels le père d’Alexandre Dumas.

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Bonaparte supprime aussi d’un trait de plume l’Institution nationale des Colonies, créée 5 ans plus tôt à l’instigation de l’abbé Grégoire pour promouvoir les enfants des colonies quelle que soit leur couleur de peau. Les 22 élèves noirs de l’institution, qui étaient appelés à devenir officiers, sont affectés comme simples tambours dans autant de régiments.

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Le décret du 30 floréal An X (20 mai 1802)
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AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS, BONAPARTE, premier Consul, PROCLAME loi de la République le décret suivant, rendu par le Corps législatif le 30 floréal an X, conformément à la proposition faite par le Gouvernement le 27 dudit mois, communiquée au Tribunat le même jour.

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DÉCRET.

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ART. Ier Dans les colonies restituées à la France en exécution du traité d’Amiens, du 6 germinal an X, l’esclavage sera maintenu conformément aux lois et réglemens antérieurs à 1789.

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II. Il en sera de même dans les autres colonies françaises au-delà du Cap de Bonne-Espérance.

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III. La traite des noirs et leur importation dans lesdites colonies, auront lieu, conformément aux lois et réglemens existans avant ladite époque de 1789.

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IV. Nonobstant toutes lois antérieures, le régime des colonies est soumis, pendant dix ans, aux réglemens qui seront faits par le Gouvernement.

 

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20 mai 1949 : Schoelcher et Éboué au Panthéon
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Le 20 mai 1949, sur une initiative du sénateur Gaston Monnerville, métis originaire de Guyane, la République française transfère au Panthéon les cendres de Victor Schoelcher, en reconnaissance de son action en faveur des esclaves, ainsi que du Guyanais de race noire Félix Éboué, gouverneur du Tchad rallié à la France libre de De Gaulle.

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L’un des plus écoutés est Victor Schoelcher,
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riche philanthrope catholique, libéral et républicain. Né en 1804 dans la famille d’un fabricant de porcelaine, il accomplit un long voyage de 18 mois au Mexique à l’instigation de son père qui veut lui enlever ses idées républicaines. De passage aux Antilles, le jeune homme découvre l’esclavage

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Beaucoup plus tard, en 1840, il accomplit un nouveau périple dans les colonies à esclaves de la France. C’est pour y noter une situation proprement explosive. Il milite dès lors pour une abolition concertée avec les planteurs.

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– Cyrille Bissette :
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Parmi les abolitionnistes les plus radicaux figure un négociant métis de Fort-de-France (Martinique), Cyrille Bissettte, né en 1795. Sa mère est une demie-soeur de Joséphine de Beauharnais. Ce «libre de couleur» plaide dans son île pour une abolition immédiate. Cela lui vaut d’être marqué au fer rouge et envoyé au bagne de Brest. Le jugement est cassé et il peut continuer de défendre sa cause en métropole.

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Félix Éboué (1884-1944)

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26 décembre 1884 à Cayenne, Guyane(France) – 17 mai 1944 à Le Caire(Égypte)
Petit-fils d’esclave, Félix Éboué devient administrateur colonial. Il est nommé gouverneur de la Guadeloupe par le gouvernement du Front populaire. C’est le premier Noir dans cette fonction.

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En 1938, il se voit proposer le gouvernement du Tchad par le ministre des Colonies Georges Mandel.

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Arrive la guerre. Le 16 juillet 1940, comme tous les gouverneurs coloniaux, Félix Éboué reçoit de Londres un télégramme du général de Gaulle lui demandant de rompre avec le gouvernement de Vichy et de rallier la France Libre. Il est le seul à annoncer son ralliement le 26 août 1940. Grâce à lui, le Tchad devient la première terre française «libre».

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Félix Éboué contribue de la sorte à légitimer l’entreprise gaullienne en dépit des réticences de ses propres subordonnés et des officiers présents au Tchad. En dépit aussi de ce que ses fils sont prisonniers en Allemagne et sa fille en France, au pensionnat des demoiselles de la Légion d’Honneur, à la merci du gouvernement de Vichy.

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Les autres colonies de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) ne tardent pas à suivre son exemple, cependant que l’Indochine, occupée par les Japonais, Madagascar et l’Afrique Occidentale Française restent fidèles à Vichy.

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De Gaulle tente le 23 septembre 1940 de débarquer à Dakar, capitale de l’AOF, mais il échoue assez piteusement. Nononstant cet échec, les combattants de la France libre peuvent entamer leur contre-offensive à partir du Tchad cependant que Félix Éboué devient gouverneur général de l’AEF.

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Patrick

Sources :

== Hérodote.net

== le net ……

 

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