Rafle du Vél d’Hiv : les sept erreurs de François Hollande

je voudrais vous faire partager ce texte paru sur le blog de
l’auteur du texte (( http://vichyetlashoah.blog.lemonde.fr/ ))  
et sur un site d’histoire , (( http://www.herodote.net )) 
 
 
 
 
je vous mets le texte intégral, ainsi pas de controverse inutile,
j’ai l’autorisation de A. Larané de copier son site, étant
lourdement handicapé des membres supérieurs notamment,
et passant 95% de ma vie allongé ….
 
 

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Patrick 
 
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Rafle du Vél d’Hiv : les sept erreurs de François Hollande
 
Dans son discours du dimanche 22 juillet 2012, en commémoration de la 
rafle du Vél d’Hiv (16 juillet 1942), le président de la République française
manifesté avec générosité sa volonté de réconcilier les Français autour de
leur Histoire.
 
Son discours contient néanmoins sept erreurs d’appréciation qu’a relevées
l’historien franco-israélien Alain Michel. Elles montrent que l’Histoire est
plus complexe qu’on ne voudrait le croire. Les voici dans l’ordre d’apparition :
[voir aussi : Le discours de François Hollande  et   le blog d’Alain Michel]
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1 – François Hollande : Une directive claire avait été donnée par l’administration 

de Vichy : «Les enfants ne doivent pas partir dans les mêmes convois que les parents».

 

 

Alain Michel, historien franco-israélienAM : La manière dont le président présente les faits (la séparation des enfants de leurs 

parents dans les camps du Loiret avant la déportation) est doublement erronée.

Tout d’abord il ne s’agit pas d’une directive du gouvernement collaborationniste 

de Vichy. L’organisation de la déportation se déroule dans un dialogue et 

une coopération entre l’administration policière de la «zone occupée»et les autorités 

allemandes, plus précisément les représentants d’Eichmann à Paris. Il n’y a aucune i

ntervention de Vichy sur cette question.

De plus la décision de déporter les enfants vient des Allemands et la séparation 

des parents et des enfants découle de leur besoin de faire partir les convois alors 

qu’ils n’ont pas encore l’autorisation de Berlin d’envoyer les enfants. Pour résumer, 

la police de la «zone occupée» applique des directives allemandes.

 

2 – François Hollande : Je tiens à rappeler les mots que le Grand rabbin de France 

Jacob Kaplan adressa au maréchal Pétain en octobre 1940, après la promulgation 

de l’odieux statut des Juifs : « Victimes, écrivait-il, de mesures qui nous atteignent 

dans notre dignité d’hommes et dans notre honneur de Français, nous exprimons 

notre foi profonde en l’esprit de justice de la France éternelle… »

 

 

AM : Précisons que Jacob Kaplan n’était pas Grand rabbin de France en 1942, il ne 

le deviendra qu’en 1954.

Mais surtout, sa déclaration d’attachement patriotique n’a rien à voir avec la rafle de 

1942. D’une part du fait que la Solution finale n’existe pas encore en 1940 et ce 

qui préoccupe alors Jacob Kaplan est l’antisémitisme français ; d’autre part, 

parce que, sous la pression du gouvernement de Vichy, aucun adulte français 

(ou d’origine algérienne) n’a été arrêté lors de la rafle de juillet 1942, alors que 

Jacob Kaplan, dans sa déclaration d’amour à la France, s’exprime au nom des 

Juifs français et d’eux seuls.


3 – François Hollande : La vérité, c’est que la police française, sur la base des 

listes qu’elle avait elle-même établies, s’est chargée d’arrêter les milliers 

d’innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C’est que la gendarmerie française 

les a escortés jusqu’aux camps d’internement. La vérité, c’est que pas un soldat 

allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l’ensemble de l’opération. 

La vérité, c’est que ce crime fut commis en France, par la France.

 

 

AM : Il y a une confusion dans le fait que la police française de la «zone 

occupée»a établi des listes en octobre 1940 sur demande allemande et non 

arrêter des Juifs. La Gestapo sait bien avant la rafle qu’elle peut compter sur 

la police de la zone nord, qui lui obéit du fait de l’application de la convention 

de la Haye et de la convention d’armistice. Plus de 8.000 Juifs ont déjà été 

arrêtés en 1941 dans la région parisienne et les Allemands se sont toujours 

servis de la police française pour ces rafles.

Pour résumer, le président de la République aurait pu dire : «La vérité, c’est de 

sa propre initiative comme la phrase semble le suggérer.

Effectivement, les soldats allemands ne seront jamais mobilisés en France 

pour que ce crime fut commis en France par les nazis avec la complicité de la 

police et de l’administration française».

 

4- François Hollande L’honneur fut sauvé par les Justes, et au-delà par tous ceux 

qui surent s’élever contre la barbarie, par ces héros anonymes qui, ici, cachèrent 

un voisin ; qui, là, en aidèrent un autre ; qui risquèrent leurs vies pour que soient 

épargnées celles des innocents. Par tous ces Français qui ont permis que survivent 

les trois quarts des Juifs de France.

 

AM : Cette affirmation est incomplète dans la mesure où ce ne sont pas seulement

les Justes et les héros anonymes qui ont sauvé les trois quarts des Juifs de France,

mais aussi l’action et les choix politiques du gouvernement de Vichy qui, en tentant 

de protéger les Juifs français (et en abandonnant à leur sort les Juifs d’origine 

étrangère), a considérablement ralenti la machine de destruction allemande (voir les 

historiens Léon Poliakov et Raul Hilberg).


5- François Hollande : L’honneur de la France était incarné par le général de 

Gaulle qui s’était dressé le 18 juin 1940 pour continuer le combat.

 

 

AM : Il ne convient pas, dans une cérémonie consacrée à la persécution des Juifs, 

de citer le général de Gaulle qui n’a rien dit et rien fait pendant la Seconde 

Guerre mondiale pour encourager les Français à sauver les Juifs. Il eut mieux 

valu citer des hommes d’Église comme le cardinal Saliège.


6 – François Hollande : L’honneur de la France était défendu par la Résistance, 

cette armée des ombres qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite.

 

AM : De même, la Résistance en tant qu’organisme n’a rien fait et rien dit pour 

sauver les Juifs ou encourager à les sauver, à l’exception de Témoignage chrétienet 

des mouvements de résistance juifs (communistes et communautaires). Certes 

des résistants, en tant qu’individus, ont sauvé des Juifs, mais jamais sur instruction 

de leurs mouvements.


7– François Hollande : L’enjeu est de lutter sans relâche contre toutes les formes 

de falsification de l’Histoire. Non seulement contre l’outrage du négationnisme, mais 

aussi contre la tentation du relativisme.

 

 

AM : Le président de la République met sur le même plan le «négationnisme», qui 

consiste à nier l’évidence (la réalité de la Shoah) et se présente comme une 

anti-histoire, et les approches d’historiens qui remettent en cause certaines 

interprétations idéologiques, en relativisant ce qui s’est passé en France par 

rapport à ce qui s’est passé ailleurs en Europe. Cette confusion entre«négationnisme» 

et «relativisme» est sans doute excessive et, qui sait? pourrait contrarier la recherche 

historique.

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Alain Michel, auteur de : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français

Patrick

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sources 

http://www.herodote.net

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