Du CRAN à SOS Racisme : ras le bol de la « société civile » ! – Boulevard Voltaire

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Si l’on veut vraiment entendre les gens, le peuple, il suffit de l’interroger. Cela s’appelle le référendum.

Pat Lec‘s insight:

Les délires du président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) assignant en justice la Caisse des dépôts et consignation pour« complicité d’un crime contre l’humanité ».

La condamnation de cette initiative par Patrick Lozès, fondateur de cette même association, s’inquiétant de « cette dérive qui consiste à réduire la mémoire de l’esclavage à une transaction matérielle et à des considérations financières ».

En quelques jours, la société civile, tellement chère à nos médias, aura montré, jusqu’à la caricature, ce dont elle était capable. Ses élucubrations. Ses bisbilles.

S’il est un secteur qui n’est pas en récession en France, c’est bien celui des associations. Du club de boulistes aux différentes chapelles des french doctors, on en compte des centaines de milliers. Dont certaines pèsent d’un poids certain dans le débat politique et intellectuel. D’autant qu’à l’heure du discrédit qui frappe la parole politique comme médiatique, les représentants autoproclamés de la société civile passent pour être les derniers porteurs d’une parole « vraie ».

Parole « vraie », loin de la langue de bois reprochée aux politiques ? Rien n’est plus faux. De SOS Racisme au CRIF, de la Ligue des droits de l’homme au MRAP, c’est tout au contraire les tenants des plus orthodoxes des discours qui font loi. Antichambre du pouvoir pour certains, retraitedorée pour d’autres, les responsables des « grandes associations » sont, presque toujours, les gardiens vigilants du bien penser. Et ils en administrent la preuve.

Dotés du pouvoir d’« ester » en justice – de porter plainte en lieu et place des victimes elles-mêmes –, ils sont aujourd’hui les plus redoutables des censeurs. Qui n’ont même plus besoin de poursuivre en justice ceux qui ont eu le malheur de leur déplaire. Il leur suffit d’évoquer la possibilité d’une plainte pour terroriser quiconque est attaché à faire carrière. Ne reste plus aux malheureux qu’à faire amende honorable.

Si Louis-Georges Tin et son CRAN ont quelque chose de ridicule – et, du coup, d’inoffensif -, il n’en est pas de même de cette société civile dont on nous rebat les oreilles. Et si l’on veut vraiment entendre les gens, le peuple, il suffit de l’interroger. Cela s’appelle le référendum. Et cela marche plutôt bien. Mais, c’est vrai, dans des contrées lointaines : en Suisse, me semble-t-il…

Robert Ménard, le 14 mai 2013

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