La cité ancienne de Nan Madol

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La cité ancienne de Nan Madol

Pat Lec‘s insight:

Nan Madol est une ville en ruine qui se trouve dans la partie sud-est de l’île de Pohnpei (actuellement l’un des quatre États fédérés de Micronésie). C’est un site constitué d’une série d’îlots artificiels qui fut la capitale de la dynastie Saudeleurjusqu’aux alentours de 1500. Le nom de « Nan Madol », qui signifie « intervalles », fait référence aux canaux présents sur le site. Elle est souvent baptisée la « Venise du Pacifique ».

Nan Madol est le siège cérémoniel et politique de la dynastie Saudeleur, qui unifia la population de Pohnpei (estimée à25 000 personnes).

Tombe Royale

C’est le lieu d’un activité humaine dès le premier ou le iie siècle de notre ère. Au viiie siècle ou ixe siècle, la construction d’îlots commence, mais l’architecture mégalitique n’a probablement pas commencé avant le xiie siècle ou le début du xiiie siècle. Peu de choses peuvent être vérifiées sur la construction des mégalithes. La tradition de Pohnpei prétend que les constructeurs du complexe Lelu sur Kosrae (composé également de vastes bâtiments en pierre) ont émigré à Pohnpei, où ils ont utilisé leurs compétences et leurs expériences pour construire l’impressionnant complexe de Nan Madol. Comme àLelu, l’un des principaux objectifs de construire une ville séparée est d’isoler la noblesse de la population.

L’histoire locale raconte que lorsque Nan Madol a été construite, un puissant magicien vivant dans la région a été sollicité et que son aide a été un facteur important dans l’achèvement de la construction. En particulier, il était responsable de la fourniture des énormes « buches » de pierre utilisées dans beaucoup d’endroit de Nan Madol, les faisant « voler » de leur lieu d’extraction jusqu’au site de construction. (Wikipedia)

"Magistrale leçon d’architecture pour les colonisateurs qui se succédèrent à rapide cadence dès 1886 sur Ponhpei et dont les vestiges de leur présence se résume à peu de choses. Un pan de mur espagnol contre lequel les gamins jettent leurs sacs avant d’aller courir dans le parc de Kolonia, une tour allemande et branlante près du port, quelques bunkers japonais en bord de mer. Les bâtiments ne résistèrent ni au temps ni aux bombardements de la guerre du Pacifique qui permit aux Américains de prendre possession de l’île avant que les Etats Fédérés de Micronésie n’accèdent à l’indépendance en 1978. Les administrations coloniales ouvrirent les entrailles de Nan Madol. En 1907, le gouverneur allemand mourut subitement après avoir excavé une tombe à Nan Douwas et bien que la version officielle fit état d’une violente insolation, la population y vit la confirmation que la cité lacustre était maudite.

Nan Madol

Mais comment les archéologues auraient-ils pu résister au mystère de Nan Madol ? A cette parenthèse de pierre qui s’étire sur un kilomètre et demi de long et couvre 80 hectares, construite avec des aiguilles de basalte dont la première carrière se trouve, à des kilomètres de là, sur l’autre versant de Pohnpei. Les bâtisseurs certes n’eurent pas à tailler la roche. En se refroidissant la lave se fissure avec une rigueur géométrique pour former des colonnes à pans coupés, mais il fallut les extraire de la montagne, transporter ces poutrelles de pierre dont certaines pèsent jusqu’à 50 tonnes et qui furentsoigneusement ajustées les unes aux autres, un peu comme les rondins de bois que l’on empile pour se prémunir des rigueurs de l’hiver. Si les hommes de science rejetèrent toute intervention divine, qui reste l’évidence pour beaucoup d’habitants de Pohnpei, ils ignorent par quels moyens fut construite la cité lacustre. Mais ils ne purent qu’admettre que tous les détails de la vie quotidienne sur Nan Madol, récités de génération en génération, furent confirmés par les résultats des fouilles archéologiques. La mémoire a traversé les siècles et les gens de l’île ont conservé intacte l’histoire des Saudeleurs bien que leur savoir faire n’ait pas été transmis. Pas un édifice à Pohnpei n’évoque l’architecture d’une civilisation qui a brutalement disparue. Engloutie dans le Keilahn aio, l’autre côté d’hier. Nan Madol fut désertée sans que l’on sache pourquoi. Est-ce que la maladie, la famine ou l’inexorable montée des eaux, qui aujourd’hui a balayé les îles les plus basses, avait poussé les habitants à s’enfuir ? Quand James O’Connell s’aventure à Nan Madol, la cité lacustre avait déjà été abandonnée depuis plus d’un siècle et, déjà, avait la réputation d’un lieu où il ne fallait pas s’aventurer. Y résonne toujours l’écho d’une civilisation dont l’ampleur échappa aux grands navigateurs qui explorèrent le Pacifique. De la femme lascive au cruel cannibale, les images qu’ils ramenèrent en Europe furent celles d’une culture primitive sans suspecter que les îles océaniques avaient abrité des civilisations magistrales. Pourtant, toute la Micronésie porte la marque de ces peuples disparus.

Lelu

A Kosrae, sur la petite île de Lelu, derrière les jardins du village reposent des ruines basaltiques, une autre cité abandonnée. A Babeldoab, dans la république de Palau, où les flancs des collines portent encore la trace d’un entrelacs de terrasses et d’escaliers construits au 11ème siècle, sont alignées 37 immenses pierres qui pèsent chacune plus de 5 tonnes et dont on ignore toujours l’origine et la fonction. Peut-être les piliers d’une maison assez vaste pour accueillir plusieurs milliers d’habitants. Nombreux sont les indices de ces cultures mégalithiques qui ont élevé des monuments de pierre sur les îles de Micronésie puis, sans que l’on sache pourquoi, se sont évanouies dans l’océan.

La légende raconte que Nan Madol ne serait que le reflet d’une autre cité qui repose au fond du lagon. Intacte alors que Nan Madol se désagrège sans que les habitants de l’île s’en émeuvent comme s’il était inutile de retenir à flots ces radeaux de pierre. Trop étranges pour y trouver de quoi s’enorgueillir. Trop différents de leur propre culture pour ne pas s’effrayer de cette dépouille abandonnée par d’autres. C’est peut-être pour cette raison que Nan Madol s’effacera sans avoir été révélée. Personne ne l’a reçue en héritage." (Extrait) http://www.grands-reporters.com/Dans-le-dedale-de-Nan-Madol.html Par Florence Décamp, Liberation

Aujourd’hui, Nan Madol constitue une zone architecturale couvrant plus de 18 km ⊃2; et comprend l’architecture de pierres construite sur un récif de corail plat le long de la côte de l’île de Temwen, plusieurs autres îlots artificiels et le littoral de la grande île voisine Pohnpei (Ponape).
Le site principal avec ses murs de pierre enferme une superficie d’environ 1,5 km de long par 0,5 km de large et contient près de 100 îlots artificiels – plates-formes de pierre et de corail – bordée par des canaux.
La datation par le carbone 14 indique que la construction de Nan Madol a commencé vers l’an 1200 et les fouilles montrent que la zone aurait été occupé dès vers 200.

Certains sites de carrières probables autour de l’île de Ponape ont été identifiées, mais l’origine exacte des pierres de Nan Madol est encore indéterminée. Aucune des carrières proposées n’existent dans la région proches de Madolenihmw, ce qui signifie que les pierres ont été transportées jusqu’à leur emplacement actuel. Elles auraient pu être transportées par radeau depuis la carrière, mais le processus n’a jamais été démontré avec succès. Les archéologues n’ont pas encore d’éclaircir le mystère mais une plongée entre l’île et les carrières montre un chemin de pierres abandonnées.

Les vestiges de la cité d’ Insaru

La ville antique en pierre géante d’Insaru sur l’île de Lelu, qui se trouve à côté de Kosrae (à l’est des îles Carolines), a été construite de murs et d’énormes pyramides de basalte, avec un réseau de canaux reliant les batiments et les îles voisines. On y trouve également des routes pavées.

 
Les ruines sont très semblables à celles de Nan Madol mais moins étendues. Certains des murs sont plus de 6 m de haut, et les blocs megalithiques de basalte pèsent jusqu’à 50 tonnes. Considérant que les ruines de Nan Madol légèrement enfouies, les structures de Lelu semblent elles s’être levées légèrement, puisque les canaux sont presque secs. D’où viennent les pierres est un mystère; la légende indique que la ville a été construite dans une nuit par deux magiciens.

http://investigationsoanisetoceanographiee.wordpress.com/2012/01/27/nan-madol-legende-dune-cite-sous-marine/

Yves Herbo 01-2012

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