Le squelette d’un soldat découvert sur le site de la bataille de Waterloo

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Le squelette d’un soldat découvert sur le site

de la bataille de Waterloo
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Mardi 5 juin dernier, des archéologues ont mis au jour sur le lieu de la bataille de Waterloo, en Belgique, le squelette d’un soldat tué le 18 juin 1815.
Découvert lors de travaux de réaménagement du site, actuellement en cours dans le cadre des préparatifs des festivités du bicentenaire de la bataille de Waterloo, le soldat était couché sur le dos, une balle encore présente au niveau de son poumon gauche.

Pour Dominique Bosquet, attaché au service de l’Archéologie du Brabant wallon, l’homme était « une personne de petite stature, d’environ 1,50 m, assez jeune, gracile […]. Son crâne a été endommagé par les fouilles, mais on devrait pouvoir le reconstituer. Par contre, on n’a pas trouvé le pied gauche, tandis qu’il manque des phalanges au pied droit, ainsi que les mains. À cause de l’agriculture ou à la suite d’un bombardement ? Aux spécialistes de le déterminer. »

French cuirassier during the re-enactment of t...

French cuirassier during the re-enactment of the battle of Waterloo (1815), in June 2011, Waterloo, Belgium. (Photo credit: Wikipedia)

Découvert à 40 cm de profondeur, le soldat a dû être enterré par un camarade de régiment pour le protéger des pillages. Non loin du squelette, les archéologues ont découvert des pièces de monnaie, dont un demi-franc français de 1811, une cuillère, des boutons d’uniforme, une petite boule rouge dont l’usage reste encore à déterminer, deux pierres à fusil neuves et un morceau de bois sur lequel était gravées les lettres C et B.

On ne connaît pas encore sa nationalité mais, pour Yves Vander Cruysen, responsable de l’association Bataille de Waterloo 1815, le soldat était sans doute britannique, le corps ayant été découvert près d’une crête tenue par les troupes du duc de Wellington.

Au cours de cette célèbre bataille, les soldats de la Grande Armée de l’empereur Napoléon Ier ont combattu celle des Alliés, coalition des états européens contre l’empereur français. Au terme de l’affrontement, 35 000 soldats furent blessés et 12 000 trouvèrent la mort sur la « morne plaine » de Waterloo.

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Patrick

sources :

— diverses sur internet …

http://www.info-histoire.com

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Nouvelles parutions

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Paroles de Sagesse

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Restituer dans notre langue d’aujourd’hui la poésie et la richesse de ces textes antiques, cerner au plus près les variations d’une littérature idéalement adaptée aux mouvements de l’âme, faire revivre cette Egypte antique qui,  si loin de nous, reste pourtant si proche : telle est l’ambition de Serge Feneuille dans cet ouvrage exceptionnel.

La Vallée des Rois (Thèbes ouest)

La Vallée des Rois (Thèbes ouest) (Photo credit: dalbera)

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Après les textes inscrits dans la pyramide d’un pharaon (Paroles d’éternité), après les chants d’amour du Nouvel Empire, voici les enseignements que les sages égyptiens n’ont cessé de produire de la fin de l’Ancien Empire, il y a plus de quatre mille ans, jusqu’aux dernières années de l’époque ptolémaïque, juste avant le début de notre ère.
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troisième volet de la trilogie de Serge Feneuille exposant les textes fondateurs de l’Égypte antique. Après Paroles d’éternité qui présentait le salut métaphysique dans l’Ancien Empire et Paroles d’amour pour la poésie amoureuse du Nouvel Empire, cet ouvrage nous dévoile les enseignements des sages égyptiens de l’Ancien Empire à l’époque Ptolémaïque.

English: El Gouna (Egypt): The Three Corners R...

El Gouna (Égypte): l’hôtel The Three Corners Rihana Resort (Photo credit: Wikipedia)

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Une littérature didactique destinée à servir de support à l’éducation de jeunes gens qui devaient apprendre à bien se comporter dans la société antique, par la copie de textes classiques connus de tous les lettrés.
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Divisé en six parties (Premières sagesses, sagesses royales, sagesses loyalistes, sagesses de maîtres, sagesses de scribes et sagesses tardives), l’auteur réunie un corpus des textes qui servaient d’enseignement aux jeunes gens. Morceaux de poésie, riches de grandeur, ces textes refont vivre l’Égypte antique.
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Ces textes, qui trouvent de forts échos dans la Bible, montrent comment s’est progressivement construit le socle moral des civilisations du Livre et leurs pratiques religieuses.

 

 

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auteur : Serge Feneuille
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titre :  » Paroles de Sagesse « 
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descriptif, thème : La sagesse de l’Egypte antique retrouvée. troisième volet de la trilogie de Serge Feneuille exposant les textes fondateurs de l’Égypte antique. Après Paroles d’éternité qui présentait le salut métaphysique dans l’Ancien Empire et Paroles d’amour pour la poésie amoureuse du Nouvel Empire.
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CNRS éditions
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2012
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240 p.,
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prix : 18 €.

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« en marge du canon ».

 

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Etudes sur les écrits apocryphes juifs et chrétiens

Les contributions rassemblées dans cet ouvrage proviennent du 65e congrès annuel de l’Association catholique des études bibliques au Canada (ACEBAC), entièrement consacré à des écrits « en marge du canon ».
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Ce volume propose deux survols de ce que Jean-Claude Picard appelait le « continent apocryphe » et sept excursions dans certaines de ses régions. On y traite du rapport des écrits apocryphes avec les écrits canoniques, des diverses manières de sélectionner et de grouper ces écrits, des apocryphes historiographiques, des oracles sibyllins, des évangiles apocryphes, de l’Évangile selon Thomas, de l’Apocalypse syriaque de Daniel, de l’Évangile de judas et des livres d’Hénoch.
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Les neufs essais présentés ici dressent un panel de réflexions. Jean-François Racine les introduit par un texte considérant les relations entre écritures canoniques et écritures apocryphes, montrant la constitution du Canon comme créatrice du concept d’apocryphe. L’intervention de Paul-Hubert Poirier est également introductive, il y présente les textes apocryphes, leurs approches, leurs sélections et leurs éditions au sein de la recherche contemporaine.

broderie copte représentant un saint entouré de Néréides

Exemple de la douce confusion du christianisme ancien 
entre sources évangéliques et mythologiques : 
broderie copte représentant un saint entouré de Néréides

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Les trois essais suivants révèlent les influences littéraires de ces écritures. Marie-Françoise Baslez s’arrête sur les ouvrages hagiographiques au sein des écritures apocryphes pour les voir dans leur fonction sociale, créatrice de figures et de lieux emblématiques du christianisme. Jean-Paul Michaud songe à l’apport des apocryphes pour la connaissance du Jésus historique. Pour Jean-Michel Roessli, ces textes peuvent être confrontés aux oracles sibyllins qui complètent les paroles prophétiques.
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Manuscrit copte

Manuscrit copte


Enfin, les trois derniers essais, se concentrent sur un texte ou un corpus en particulier pour en tirer une essence, et une réflexion précise. André Gagné pour le Logion 22, Évangile de Thomas en langue copte, Pierre cardinal pour l’Apocalypse syriaque de Daniel et Serge Cazelais pour l’Évangile de Judas. Et Pierluigi Piovanelli de conclure sur le corpus hénochien.
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Par la diversité de ses angles d’approche, cet ouvrage représente un échantillon des questions qu’il reste à poser à ces écrits « en marge du canon ».
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titre : « En marge du canon »
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descriptif, thème : Études sur les textes apocryphes juifs et chrétiens
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«  »édition du cerf » »
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coll. «  »L’écriture de la Bible » »
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2012,
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289 p.,
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prix : 26 €.
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Patrick

sources

— diverses sur internet …

Des bijoux cananéens vieux de trois mille ans découverts au nord d’Israël

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Des bijoux cananéens vieux de trois mille ans
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découverts dans un vase dans le nord d’Israël


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Les archéologues de l’Université de Tel-Aviv viennent de découvrir, dans un vase en argile, des bijoux cananéens datant de l’âge de Fer I, c’est-à-dire autour de 1100 ans avant notre ère, dont certains provenant peut-être d’Egypte.

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Mis au jour au cours de l’été 2010 lors de fouilles à Tel Megiddo, dans la vallée de Jezreel, entre Jérusalem et Haïfa, le vase a subi pendant six mois des analyses moléculaires avant d’être enfin ouvert et étudié. Et « quand ils ont finalement pu le nettoyer, les bijoux se sont répandus hors du pot », a indiqué Israel Finkelstein, co-directeur des fouilles..

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Les archéologues y ont alors découvert, enveloppées dans divers tissus, près d’un millier de perles en or, argent et cornaline, huit boucles d’oreille en or en forme de lune, une bague à sceau ainsi qu’une boucle d’oreille ornée d’une série de chèvres sauvages. Une partie de ces bijoux, et plus particulièrement la boucle d’oreille aux chèvres, est peu commune pour la production de la région. « Pour les objets uniques, nous cherchons à établir des parallèles pour essayer de les situer dans le bon contexte culturel et chronologique, mais dans ce cas nous n’avons toujours rien trouvé » précisent les chercheurs. La situation de Megiddo sur la route entre l’Egypte et l’Assyrie, l’utilisation abondante de l’or et les caractéristiques de ces bijoux inclinent les archéologues à penser à une provenance égyptienne.

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Selon ces derniers, ces réalisations ont pu appartenir à une femme cananéenne vivant dans la maison où la découverte a eu lieu.

Le site de Tel Megiddo était jusqu’au début du Xe siècle avant J.-C. une cité-État cananéenne ; aux IXe et VIIIe siècles avant J.-C, il devint un centre d’échanges important du Royaume septentrional d’Israël.

Le site de Tel Megiddo
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Patrick

sources

http://www.info-histoire.com

https://sites.google.com/site/megiddoexpedition/additional-information/area_h_hoard

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Histoire de Megiddo

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Megiddo a commencé à dominer la campagne environnante dans le 4 ème millénaire avant notre ère (3500 environ) – à l’aube de l’urbanisation dans le Levant. Aujourd’hui, son architecture monumentale fournit la preuve la plus impressionnante de la hausse des premières villes de la région.
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Megiddo était le site des batailles épiques qui ont décidé du sort de l’Asie occidentale. Lorsque le cités-Etats cananéennes se révoltèrent contre 15 ème siècle les tentatives d’hégémonie pharaoniques de BCE, il était à Megiddo qu’ils assemblés pour faire la bataille. L’armée égyptienne, dirigée par pharaon Thoutmôsis III, a surpris les rebelles en choisissant la route la plus dangereuse de l’attaque – à travers l’étroit «Pass Aruna. Après routage forces cananéenne et la capture riche butin, Thoutmosis III mit le siège devant la ville pendant sept mois. Sa victoire décisive lui a permis d’intégrer Canaan comme une province de l’Empire du Nouvel Empire. La description de la bataille de Megiddo est le premier compte rendu d’une guerre majeure dans l’antiquité.

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El-Amarna Tablet 365,
envoyé par Megiddo

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Six lettres envoyées par Biridiya, roi de Megiddo, à l’égyptienne pharaon Akhénaton dans le 14ème siècle avant JC ont été découverts dans les archives de el-Amarna en Egypte. Les lettres indiquent que Megiddo était une des plus puissantes cités-États en Canaan.
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La Bible mentionne le roi de Megiddo parmi les chefs cananéens vaincus par Josué dans sa conquête de la terre (Josué 12:21). Selon I Rois (9:15), le roi Salomon bâtit Megiddo avec Hatsor, et Guézer. A cette époque, la ville était devenue le centre d’une province du royaume de la monarchie-Unis. Le pharaon égyptien Schischak pris Megiddo dans la seconde moitié du 10ème siècle. Sa conquête de la ville est confirmé à la fois dans ses inscriptions au Temple de Karnak et une stèle érigée sur le site. Dans le 9ème et 8ème siècles avant notre ère, les dirigeants du royaume du nord réaménagé la forteresse encore plus minutieusement qu’auparavant. Les palais, les systèmes d’eau et les fortifications de israélite de Megiddo sont parmi les restes les plus élaborées âge du fer architecturaux mis au jour dans le Levant.

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Le Shoshenq I (Schischak) inscription
de Karnak, en Haute Egypte
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En 732 avant notre ère, le roi assyrien Tiglath-Phalasar III a pris la région du nord du royaume. Dans les années suivantes Megiddo fut la capitale d’une province assyrienne. Avec la chute de l’empire assyrien le grand réformateur religieux, le roi Josias de Juda, a été appelé à faire rapport à Megiddo Pharaon Néchao de l’Egypte, qui était sur son chemin pour aider l’effritement armée assyrienne dans ses ultimes efforts de lutte contre les Babyloniens. Josias a été abattu par Néchao (II Rois 23:29). Souvenir de cet événement, ainsi que les souvenirs des grandes batailles se sont battus ici, étaient probablement les bases de l’idée dans le Livre des Révélations (16:16) que l’apocalypse (la butte de Megiddo) serait à la fin des jours être le site de la dernière bataille entre les forces du bien et les forces du mal.
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Dans la Première Guerre mondiale Megiddo I a également joué un rôle décisif dans les batailles pour le contrôle de la vallée de Jezréel en particulier et la Palestine en général. L’importance historique du site a incité Fieldmarshal Edmund Allenby – le commandant des forces britanniques – pour y inclure le nom de Megiddo dans le titre héréditaire de sa famille.
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  Le Pape Paul VI et le président
israélien Shazar à Megiddo, 1964

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Parce que d’une grande importance Megiddo pour les chrétiens et les juifs, le site a été choisi comme lieu de rencontre historique pour la visite de 1964 le pape Paul VI avec le président d’Israël, Zalman Shazar, et le Premier ministre, Levi Eshkol. C’était la première visite d’un pape en Terre Sainte.

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Patrick

sources

https://sites.google.com/site/megiddoexpedition/additional-information/area_h_hoard

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Publications intéressantes portant sur l’Histoire …

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Publications intéressantes

en….  l’Histoire ….

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Les vraies chroniques de Tournai

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par Yves Coutant

Cet ouvrage constitue la première édition intégrale d’une chronique oubliée et délaissée par beaucoup de chercheurs qui y ont vu, à tort, une simple traduction vernaculaire de textes latins déjà connus par ailleurs. Yves Coutant, sous la direction du professeur Jacques Pycke, remet le texte et les origines légendaires de la ville de Tournai à l’honneur, grâce à une édition de qualité et à une solide introduction. Le texte ici étudié, remarquablement daté par le copiste lui-même, date de 1290.

 

 

« Seconde Rome, tel est le nom que les anciens Romains auraient donné à Tournai après qu’ils l’eurent fondée en 609 avant JC. Il s’en fallut de peu que cette Seconde Rome ne surpasse la ville-mère:les Romains appréciaient tellement la nouvelle cité qu’ils envisagèrent un moment d’abandonner le Tibre pour élire domicile le long de l’Escaut. Mais après une première révolte contre les Romains, Seconde Rome dut se soumettre et accepter le sobriquet d’Hostile. C’est sous encore un autre nom, Nerve, qu’elle lutte bien plus tard contre les armées de Jules César. Elle est vaincue mais César se montre magnanime. A l’instigation du traître Ambiorix, les citoyens de Nerve reprennent cependant les hostilités et malgré l’élection du roi éponyme Turnus, la cité, qui dorénavant se fait appeler Tournai, ne peut résister à César. Le général romain est implacable cette fois-ci et punit la forfaiture en rasant la ville. Tournai ne retrouvera sa splendeur d’autrefois qu’au temps de Néron et sera christianisé par Piat et Eleuthère.

S’il est un texte qui glorifie Tournai et les Tournaisiens, c’est bien celui-ci. Nous le savions déjà : de tous les peuples de la Gaule, les Belges étaient les plsu forts. ce que nous apprenons ici, c’estq ue de tous les Belges, les plus forts étaient en fait les Tournaisiens. Epris de liberté et insoumis, courageux et héroïques, ils ne surent malheureusement pas toujours se réfréner : chaque fois que leur bravoure devint témérité et que leur héroïsme se mua en outrecuidance, ils furent punis. Mais chaque fois aussi, tel le phénix, la cité se releva de ses cendres pour redevenir finalement cité royale et siège épiscopal ».

Ce volume constitue le 18e opus des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire.
Disponible chez l’éditeur universitaire i6doc en format papier et en format PDF.
ISBN-10 2-87419-070-5
ISBN-13 978-2-87419-070-4
Année de publication mai 2012
Nb de pages 206
Format 30 x 21 cm

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La revue Archives et Manuscrits précieux

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Ce n’est pas la première fois que les origines de Tournai sont étudiées au sein de la collection Tournai – Art et Histoire. Dans le troisième tome de la revue Archives et Manuscrits précieux, également éditée par le professeur Jacques Pycke (Instruments de travail n°11, 2009), trois médiévistes de formation différente ont croisé leurs regards sur les origines légendaires de la ville. Isabelle GLORIEUX (docteur en langues et littératures classiques) examine les chroniques en langue latine qui évoquent la naissance des origines mythiques de la ville et leur développement, lorsque la bourgeoisie puis le duc de Bourgogne s’en emparent. Pieter-Jan DE GRIECK (historien médiéviste de la Katholieke Universiteit Leuven) élargit le champ grâce à des manuscrits découverts notamment à Lyon et à Leuven, abordés dans la perspective de l’historiographie monastique de l’abbaye tournaisienne de Saint-Martin. Enfin, Kathy KRAUSE (Professor of French à l’Université du Missouri-Kansas City) approfondit notre connaissance du manuscrit français 24430 de la Bibliothèque nationale de France, qui contient la plus ancienne copie connue de la version française des origines légendaires de Tournai.

Le même volume contient également un article sur les lettres collectives d’indulgences délivrées par des groupes d’évêques en Avignon au 14e siècle (Morgane Belin) ; une édition du Testament de Jean Chevrot, président du conseil de Philippe le Bon, évêque de Tournai (1438-1460), enfant de Poligny (Marie Van Eeckenrode) ; une étude d’Une Missa Sancta Trinitas anonyme du 16e siècle conservées aux Archives et Bibliothèque de la cathédrale de Tournai (Anne-Emmanuelle Ceulemans) ; une édition de Nouveaux documents qui concernent l’abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés à Tournai, dite encore Saint-Médard (Jacques Pycke et Michel-Amand Jacques).

Disponible ici en PDF ou en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre relié
ISBN-10 2-87419-018-7
ISBN-13 978-2-87419-018-6
Année de publication nov. 2009
Nb de pages 136
Format 20,8 x 29,3 cm

Dans le quatrième tome de la revue Archives et Manuscrits précieux (Instruments de travail n°15, 2010) se penche sur deux manuscrits conservés à la Cathédrale de Tournai : le livre d’heures de la famille Lefèbvre (Marie Van Eeckenrode et Ingrid Falque) et le Livre des serments (Morgane Belin) qui a fait l’objet d’une édition en 2010 dans la même collection. Il scrute attentivement trois manuscrits musicaux de la cathédrale très vraisemblablement apparentés (confrérie des notaires), parmi lesquels figure la célèbre Messe de Tournai (Sarah Ann Long). Il propose enfin l’édition et la traduction d’une « Vie » du saint évêque tournaisien Éleuthère (Olivier Delsaux), dont l’unique témoin se trouve dans un manuscrit du 13e siècle conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ainsi, des études de documents d’archives côtoient à nouveau de précieux manuscrits et justifient pleinement le titre donné à cette série de volumes annuels au sein de la collection scientifique Tournai – Art et Histoire.
Disponible ici en PDF ou en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-042-X
ISBN-13 978-2-87419-042-1
Année de publication nov. 2010
Nb de pages 152
Format 21 x 29,7 cm

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 Les cartulaires des évêques de Tournai

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Ouvrir les cartulaires des évêques de Tournai : une richesse dévoilée. 1098 regestes (analyses détaillées) d’actes de 898 à 1677

par Cyril Vleeschouwers et Jacques Pycke

 

Les riches archives de l’Évêché de Tournai ont brûlé à Mons et à Tournai en 1940. Par bonheur, les registres cartulaires (recueils de chartes) contenant les actes des évêques ont été conservés. Ils reposent aujourd’hui aux Archives de l’Etat à Tournai, à la Bibliothèque municipale de Lille et à la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

On a songé, depuis un bon siècle, à les publier, vue la richesse des informations qui y sont contenues. Hélas, devant l’ampleur de la tâche, aucun projet n’a abouti. Il est vrai qu’une édition exhaustive de ces cartulaires épuiserait la vie d’un chercheur !

Pour stimuler la recherche, C. Vl. et J. P. présentent, dans l’ordre chronologique, en un fort volume, une analyse détaillée (regeste) en français moderne de chacun des 1098 documents éparpillés dans l’un ou l’autre des cartulaires. De généreux index des noms de personnes, des noms de lieux et des matières dévoilent la surprenante richesse de ces documents qui concernent tout l’ancien diocèse de Tournai, de Lille à La Panne et de Sluis à Saint-Amand-des-Eaux !

On y traite tout à la fois des innombrables conflits de juridiction qui ont opposé les évêques aux ducs de Bourgogne ou aux échevins des villes, des nominations d’abbés, d’abbesses et de prieures, des abbayes gantoises, des grandes collégiales de Lille, d’Harelbeke, de Courtrai et de Bruges, de Saint-Nicolas-des-Prés, des fondations de chapelles, des nouvelles dévotions, des dîmes de lin, de colza, de choux et de navets, de la règlementation des moulins, de la suppression de la paroisse Sainte-Marguerite, des habitants d’Orcq, du château d’Helchin, de la pratique des sacrements, des hérésies, de l’hommage féodal, des monnaies, des innombrables hôpitaux, des inquisiteurs, des marguilliers, des changeurs, des serments, des pèlerinages, des testaments, des chantres, des sépultures, des veuves, des curés de paroisse, des prisons, des châtelains et des cimetières….

Un instrument de travail indispensable, qui permettra de renouveler des pans entiers de l’histoire des évêques de Tournai et de pratiquement toutes les villes, les villages et les institutions religieuses de l’ancien diocèse de Tournai.
Ce volume constitue le 14e numéro des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire et est disponible ici en PDF et en version papier.

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Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-040-3
ISBN-13 978-2-87419-040-7
Année de publication mars 2010
Format 21 x 29,7 cm

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Cloches et société médiévale 


Les sonneries de Tournai

au Moyen Age

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par Laure Leroux
Depuis plusieurs années déjà, les médiévistes s’emploient à rendre au Moyen Âge ses lumières, ses couleurs. A l’image, nous allons nous efforcer d’ajouter le son, un son surtout, devenu symbole de l’Occident chrétien, celui des cloches. Il faut tendre l’oreille pour percevoir l’écho du bronze à travers des mentions qui devaient apparaître anodines, sinon évidentes à leurs auteurs tant cette sonorité était inscrite dans leur quotidien et dans leur culture. Longtemps ignorées par les historiens, c’est par ces trop rares mentions autant que par les ellipses et les silences des sources médiévales que nous nous essaierons à retrouver les cloches dans la trame des jours, à travers une « enquête campanaire » explorant les sonorités d’une ville au patrimoine exceptionnel, Tournai, auquel un dicton populaire attribue « cent clochers, quatre cent cloches ».
Ce volume constitue le 16e opus des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire et est disponible ici en PDF et en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-045-4
ISBN-13 978-2-87419-045-2
Année de publication mars 2011

 

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Patrick

sources :

== http://blogdurmblf.blogspot.fr/

Renaissance du Collège des Bernardins à Paris

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Le Collège des Bernardins à Paris :
Renaissance d’un haut-lieu de la
spiritualité et de la culture

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Le Collège des Bernardins à Paris : Renaissance d’un haut-lieu de la spiritualité et de la culture
La chronique « Sites et Monuments » de Robert Werner, correspondant de l’Académie des beaux-arts
En juin 2010, récompensant une restauration exemplaire débutée en 2004, le Collège des Bernardins, situé dans le 5e arrondissement de Paris, a reçu le Prix du Patrimoine culturel de l’Union Européenne. Une consécration pour ce chef-d’œuvre de l’architecture médiévale, un des joyaux du patrimoine historique de la Ville de Paris. Robert Werner, correspondant de l’Institut de France, après avoir effectué un bref survol de quelques uns des plus beaux vestiges du Moyen Age parisien, nous conte l’histoire de ce monument datant du XIIIe siècle, à l’existence tourmentée, haut lieu de spiritualité devenue tour à tour prison, entrepôt et caserne de pompiers, et qui retrouve aujourd’hui son éclat d’antan.


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Paris, où affluent chaque année des millions de touristes avides de beauté et d’histoire, conserve relativement peu de vestiges médiévaux.
Les urbanisations successives, la Révolution, le vandalisme en sont les causes principales. Il y a naturellement la cathédrale Notre-Dame de Paris, construite entre 1163 et 1260 sous l’évêque Maurice de Sully, où, avec l’art gothique, les réalisations parisiennes deviennent exemplaires de l’art français ; l’église Saint-Pierre de Montmartre aussi, fondée en 1134. Au Haut-Moyen Age, la tour Clovis aujourd’hui intégrée au lycée Henri IV et l’église Saint-Julien le Pauvre même antérieure à l’an 1000, certes très transformée et aujourd’hui dédiée au culte melkite des Grecs catholiques.


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Vue extérieure du Collège des Bernardins

Vue extérieure du Collège

des Bernardins

© Laurence de Terline
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Remontons encore un peu le temps à l’époque où Childebert 1er, roi franc du territoire contenant Paris, fils de Clovis et de Clotilde et qui règne dès la mort de son père en 511, veut une abbaye grandiose pour sa ville : elle s’appellera Saint-Germain des Prés. Celle-ci sera de nombreuses fois restaurée mais y subsistent, en plus du chœur de l’église et au fond, des vestiges de l’époque romane que les visiteurs connaissent insuffisamment. Quant à la Conciergerie, dans l’Ile de la Cité, le palais des premiers rois Capétiens avec la Sainte-Chapelle voulue par Saint-Louis, elle possède encore des parties datant du XIVe siècle.
Allais-je oublier la Tour Jean sans Peur dans le quartier des Arts et Métiers et la fin du gothique signalé par les églises Saint-Germain l’Auxerrois, Saint-Gervais, Saint-Séverin, Saint-Etienne du Mont, et, enfin, l’hôtel des abbés de Cluny : ce bref survol est probablement incomplet…
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la grande nef du Collège des Bernardins en travaux

la grande nef du Collège des

Bernardins en travaux


(c) Collège des Bernardins
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Quand on se promène dans Paris, et qu’on a le temps de se perdre dans l’histoire de la ville, de regarder comme il convient, on ne peut qu’être frappé par l’harmonie des bâtiments, par ses monuments, comme autant de souvenirs vivaces du temps passé. Ainsi, nous voici arrivés devant le couvent des Bernardins, initié à l’époque du règne de Saint-Louis.
Situé au 18, rue de Poissy, une petite rue qui donne dans le faubourg Saint-Germain en direction de l’Institut du monde arabe, l’ancien collège des Bernardins a pendant longtemps été un haut-lieu de l’enseignement de la théologie. En partie défiguré au cours du XIXe siècle, le site abritait encore il y a quelques années une caserne des pompiers installée en ce lieu depuis la fin du règne de Louis-Philippe.
Il s’agit en vérité d’un chef-d’œuvre de l’architecture médiévale, longtemps ignoré et heureusement redécouvert grâce, principalement, à la volonté de Monseigneur Lustiger alors archevêque de Paris. C’est Etienne de Lexington, un moine d’origine anglaise, abbé de Clairvaux, qui crée, en 1245, le collège Saint-Bernard bientôt désigné comme Collège des Bernardins soutenu par le pape Innocent IV.
Dédié à la spiritualité, il est vite célèbre et reconnu dans toute l’Europe moyenâgeuse d’où l’on vient étudier les textes savants des religieux de renom. On y enseignait chaque jour la théologie, de six heures du matin à neuf heures du soir et les élèves devaient argumenter en latin.

La nécessité de faire bénéficier les moines de l’enseignement universitaire à Paris, alors capitale intellectuelle de l’Europe, et le retard pris par rapport aux Dominicains et aux Franciscains, ont poussé les Cisterciens à engager la construction du Collège des Bernardins installé au clos du Chardonnet, comme lieu d’études et de recherches au cœur de la pensée chrétienne. C’est alors, dans la première moitié du XIIIe siècle, qu’est construit le principal bâtiment qui a survécu.
A l’instar du collège parisien qui veut promouvoir l’étude parmi ses moines, d’autres collèges cisterciens sont créés, le chapitre général confirmant la prééminence du Collège des Bernardins sur tous les autres collèges de l’Ordre.

Au XIIe siècle, une révolution intellectuelle secoue l’Europe. Les monastères, jusqu’alors principaux centres intellectuels cèdent peu à peu le pas aux universités nouvellement créées dans les grandes villes : Bologne, Paris, Oxford, Cambridge, Heidelberg… Dans une bulle de 1245, le pape encourage vivement les cisterciens à aller faire des études à Paris pour y étudier la théologie et transmettre ensuite leur enseignement à leurs confrères.

Grande Nef du Collège des Bernardins

Grande Nef du Collège des Bernardins
(c) Domitille Chaudieu

Prévu à l’origine pour accueillir une vingtaine d’étudiants, le Collège formera, entre le XIIIe et le XVe siècle, plusieurs milliers de jeunes moines cisterciens, l’élite de leur Ordre venant du nord de la France, de Flandre, d’Allemagne et d’Europe centrale. Les registres de la faculté de théologie de Paris témoignent de la vitalité de ce haut-lieu qui joue un rôle encore plus important lorsqu’il devient le quartier général de l’« Étroite Observance », réforme encouragée par le cardinal de La Rochefoucauld et confirmée par Richelieu devenant lui-même abbé de Citeaux en 1635.


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Les travaux au Collège des Bernardins, vue du toit

Les travaux au Collège des

Bernardins, vue du toit


(c) Collège des Bernardins
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La réputation du Collège s’étendit, le nombre des élèves en témoigne. Ils joueront un rôle illustre dans l’histoire de l’église médiévale : Jacques Fournier, un ancien étudiant du Collège, reçu docteur en théologie en 1314, sera plus connu sous le nom de Benoît XII, pape en Avignon de 1334 à 1342. Son lointain successeur, le pape actuel, Benoît XVI, s’est d’ailleurs rendu au Collège des Bernardins dès l’achèvement de sa restauration en rappelant le prestigieux passé de cette institution du Quartier Latin.
Il précède de trente ans la Sorbonne, élevée en 1257 sous l’autorité d’un autre théologien, Robert de Sorbon. En ce temps-là, l’essor de la ville de Paris fortifiée depuis l’avènement des Capétiens, ne faiblit pas encore. C’est le temps où  » les marchands de l’eau  » ont tout pouvoir sur le commerce fluvial.
Quelques décennies plus tôt, Paris, sous Louis VI le Gros, voit la construction des premières grandes Halles, de Notre-Dame de Paris et du tracé des grandes artères qui subsistent en partie aujourd’hui. Philippe Auguste, le grand-père de Saint Louis, ordonne l’érection d’une seconde enceinte alors que le prévôt des marchands, tout puissant, devient le véritable maire de Paris.

Mais revenons au Collège et descendons un instant, au sous-sol, au cellier dont on dit qu’il est le plus grand de Paris, peut-être le plus beau dans toute l’ampleur de ses trois nefs. Le sol de béton ciré, très sobre, évoque la terre battue de l’origine et aujourd’hui, étudiants, professeurs et chercheurs ont la possibilité de travailler dans ce vénérable cellier. Son déblaiement et les travaux de terrassement ont occasionné de multiples surprises. Parmi ces dernières, la découverte d’un affluent de la Bièvre.
Elle permit de comprendre pourquoi, dès sa construction, le Collège des Bernardins, reposant sur un sol alluvionnaire, s’affaissait sous son propre poids… D’ailleurs, rapidement à cette époque, ce grand cellier sera comblé à mi-hauteur pour stabiliser l’ensemble ce qui n’empêcha pas le bâtiment de continuer à bouger, affaiblissant les piliers qui supportaient la voûte, une situation qui prit fin avec le renforcement des fondations et la restauration complète du bâtiment intervenue ces dernières années.
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le cellier du Collège des Bernardins

le cellier du Collège des Bernardins
(c) Sabato Renzullo
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Notons qu’à l’époque du projet de réhabilitation, la reprise des Bernardins par le Diocèse fut approuvée à l’unanimité par le Conseil de Paris. Le bâtiment jugé d’intérêt national menaçait ruine si une opération d’envergure n’était pas menée. Or, son ouverture au public dans des conditions satisfaisantes exigeait des aménagements importants qui n’entraient pas dans les attributions des Monuments de France.
Un double chantier fut entrepris conjointement, en 2004, par l’architecte en chef des Monuments historiques, Hervé Baptiste, pour la restauration extérieure, et par le cabinet de l’architecte Jean-Michel Wilmotte pour l’aménagement intérieur. Une convention est signée entre la Ville, l’État, la Région et l’Association Diocésaine de Paris avec le concours des services du ministère de la Culture afin de financer les travaux sur les 4500m2, de la future  » école cathédrale  » comprenant des salles de classe, un auditorium, sous le toit, pour des concerts, des colloques, des conférences et des expositions…

Grâce à la restauration de l’ancien Collège des Bernardins, les piliers de la galerie retrouveront, après creusement, leur hauteur originelle. Les occupants successifs ont fragilisé les étages supérieurs en modifiant des ouvertures au gré des réaménagements ce qui posa plusieurs problèmes et, entre autres, celui-ci : en effet, comment consolider le bâtiment de manière à satisfaire les exigences en matière d’accueil du public, et comment restituer la vaste toiture en accord avec les Monuments historiques et le budget de restauration qui s’élevait à 50 millions d’euros ?
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Le Cellier du Collège des Bernardins en travaux

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Le Cellier du Collège des Bernardins

en travaux


(c) Collège des Bernardins

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Des centaines de micro-pieux, enfouis à une profondeur de 15 à 25 mètres viennent soutenir de manière invisible les murs périphériques et les piliers. Ceux-ci reçoivent un cerclage métallique pour les consolider. Une telle assise permet de stabiliser les voûtes à l’aide de vérins identiques à ceux utilisés pour le tablier du viaduc de Millau. La situation critique du Collège réclamait des solutions inédites. La restitution du toit a été réalisée dans ses dimensions médiévales par une charpente métallique. Sur cette charpente, très vaste, une couverture de tuiles plates artisanales confère un aspect ancien à la toiture : pas moins de 10 000 tuiles de sept nuances différentes.

Pendant ce temps, les terrassiers ont dégagé une pierre tombale, datée de 1306, celle d’un moine cistercien prénommé Günther, originaire de Thuringe. Sa présence atteste du rayonnement européen du Collège des Bernardins à son origine.
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Nef du Collège des Bernardins

Nef du Collège des Bernardins
(c) Laurence de Terline
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Situé non loin de l’enceinte Philippe Auguste, le bâtiment est à présent magnifique. Il est loin, le temps où, sous la Révolution, vendu comme bien national, il fut défiguré et ensanglanté par les Sans-culottes qui y massacrèrent les derniers prêtres de la paroisse avant que le cloître ne devienne le bureau du receveur des Domaines. Ce dernier y gérait les innombrables exigences et doléances reçues à longueur de journée. Devenu prison pour les galériens, il sera relégué comme entrepôt – le grand jardin sera même cédé à une association de marchands de bestiaux qui en fera un marché couvert pour les veaux !

Enfin, le Collège, autrefois centre de la spiritualité, se verra transformé en caserne des pompiers, une chance finalement car le bâtiment est occupé et entretenu jusqu’à la veille du chantier. Cet admirable monument dont l’église fut malheureusement démolie en grande partie par le tracé de la rue de Pontoise et ses ruines rasées en 1859 lors du percement du boulevard Saint-Germain, est resté longtemps méconnu en dépit de son classement en1887.
Y entrer est un vrai bonheur, les éclairages incorporés au sol pour ne pas altérer la pureté des voûtes font naître une ambiance apaisante en ce lieu qui renoue avec sa vocation initiale. Oui, l’ancien Collège des Bernardins retrouve aujourd’hui son éclat originel.


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Robert Werner
Correspondant de l’Institut
Rédacteur en chef de la revue Sites et Monuments
Vice-président de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France

 

 

 

 

 

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Patrick

sources :

== canal académie 

Jacqueline de ROMILLY


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Jacqueline de ROMILLY

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Jacqueline de ROMILLY (1913-2010)

Élue en 1988 au fauteuil 7 de l’Académie Française

Grand-croix de la Légion d’honneur
Grand-croix de l’ordre national du Mérite
Commandeur des Palmes académiques
Commandeur des Arts et des Lettres
Commandeur des ordres grecs du Phénix et de l’Honneur

Prédécesseur : André ROUSSIN
Successeur : Jules HOFFMANN

Philologue, essayiste

Français : Médaille de l'Académie des inscript...

Français : Médaille de l’Académie des inscriptions et belles-lettres  (Photo credit: Wikipedia)

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Biographie

Née à Chartres, en 1913 (fille de Maxime David, professeur de philosophie, mort pour la France, et de Jeanne Malvoisin), a épousé en 1940 Michel Worms de Romilly.
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Études à Paris : au lycée Molière (lauréate du Concours général, la première année où les filles pouvaient concourir), à Louis-le-Grand, à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (1933), à la Sorbonne. Agrégée de lettres, docteur ès lettres, elle enseigne quelques années dans des lycées, puis devient professeur de langue et littérature grecques à l’université de Lille (1949-1957) et à la Sorbonne (1957-1973), avant d’être nommée professeur au Collège de France en 1973 (chaire : La Grèce et la formation de la pensée morale et politique).
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Du début à la fin, elle s’est consacrée à la littérature grecque ancienne, écrivant et enseignant soit sur les auteurs de l’époque classique (comme Thucydide et les tragiques) soit sur l’histoire des idées et leur analyse progressive dans la pensée grecque (ainsi la loi, la démocratie, la douceur, etc.). Elle a également écrit sur l’enseignement. Quelques livres sortent de ce cadre professionnel ou humaniste : un livre sur la Provence, paru en 1987, et un roman, paru en 1990, ainsi que quatre volumes de nouvelles.
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Après avoir été la première femme professeur au Collège de France, Jacqueline de Romilly a été la première femme membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1975) et a présidé cette Académie pour l’année 1987. Elle est membre correspondant, ou étranger, de diverses académies : Académie du Danemark, British Academy, Académies de Vienne, d’Athènes, de Bavière, des Pays-Bas, de Naples, de Turin, de Gênes, American Academy of Arts and Sciences, ainsi que de plusieurs académies de province ; et docteur honoris causa des universités d’Oxford, d’Athènes, de Dublin, de Heidelberg, de Montréal et de Yale University ; elle appartient à l’ordre autrichien « Ehrenzeichen für Wissenschaft und Kunst », a reçu, en 1995, la nationalité grecque.
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Prix Ambatiélos de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1948), prix Croiset de l’Institut de France (1969), prix Langlois de l’Académie française (1974), Grand prix d’Académie de l’Académie française (1984), prix Onassis (Athènes, 1995) et diverses récompenses grecques, dont en 2008 le prix du Parlement hellénique.

Élue à l’Académie française, le 24 novembre 1988, au fauteuil d’André Roussin (7 fauteuil).
Morte à Paris le 18 décembre 2010.

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Œuvres de Jacqueline de ROMILLY
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1947 Thucydide et l’impérialisme athénien. La pensée de l’historien et la genèse de l’œuvre (Les Belles-Lettres)
1953 Début de l’édition et traduction de Thucydide pour la collection des Universités de France assoc. G. Budé) : sortie du livre I. Les autres volumes suivront : livres VI et II, en collaboration avec L. Bodin (1955), livre II (1962), livres IV et V (1967). Pour les livres V et VIII, collaboration à l’édition et traduction de Raymond Weil
1956 Histoire et raison chez Thucydide (Les Belles-Lettres)
1958 La Crainte et l’angoisse dans le théâtre d’Eschyle (Les Belles-Lettres)
1960 L’évolution du pathétique, d’Eschyle à Euripide (PUF)
1968 Time in Greek Tragedy (Cornell University Press : Messenger Lectures) ; texte français publié chez Vrin en 1971
1969 Nous autres professeurs (Fayard)
1970 La Tragédie grecque (PUF)
1971 La Loi dans la pensée grecque, des origines à Aristote (Les Belles-Lettres)
1975 Problèmes de la démocratie grecque (Hermann)
1976 Magic and Rhetoric in ancient Greece Jackson Lectures (Harvard University Press)
1977 The Rise and Fall of States according to Greek Authors Jerome Lectures (Michigan University Press)
1979 La Douceur dans la pensée grecque (Les Belles-Lettres)
1980 Précis de Littérature grecque (PUF)
1984 « Patience mon cœur », L’Essor de la psychologie dans la littérature grecque classique (Les Belles-Lettres)
1984 L’enseignement en détresse (Julliard)


1985 Homère (PUF)
1986 La Modernité d’Euripide (PUF)
1987 Sur les chemins de Sainte-Victoire (Julliard)
1988 Les Grands Sophistes dans l’Athènes de Périclès (Le Fallois)
1989 La Grèce antique à la découverte de la liberté (Le Fallois)
1990 Histoire de la guerre du Péloponèse, de Thucydide, éd., trad. et notes (Robert Laffont)
1990 La Construction de la vérité chez Thucydide (Julliard)
1990 Ouverture à cœur, roman (Le Fallois)
1991 Écrits sur l’enseignement (reprise de deux livres antérieurs) (Le Fallois)
1992 Pourquoi la Grèce ? (Le Fallois)
1993 Les Œufs de Pâques, nouvelles (Le Fallois)
1993 Lettre aux parents sur les choix scolaires (Le Fallois)
1995 Rencontres avec la Grèce antique (Le Fallois)
1995 Tragédies grecques au fil des ans (Les Belles-Lettres)
1995 Alcibiade ou Les dangers de l’ambition (Le Fallois)
1996 Jeux de lumière sur l’Hellade (Fata Morgana)
1997 Hector (Le Fallois)
1998 Le Trésor des savoirs oubliés (Le Fallois)
1999 Laisse flotter les rubans, nouvelles (Le Fallois)
2000 La Grèce antique contre la violence (Le Fallois)
2001 Héros tragiques, héros lyriques (Fata Morgana)
2002 Sous des dehors si calmes (Le Fallois)
2003 Une certaine idée de la Grèce, entretiens avec Alexandre Grandazzi (Le Fallois)
2004 De la flûte à la lyre (Fata Morgana)
2006 Les roses de la solitude (Le Fallois)
2006 Jacqueline de Romilly raconte l’Orestie d’Eschyle (Bayard)
2006 Actualité de la Démocratie athénienne (Bourin Éditeur)
2007 Dans le jardin des mots (Le Fallois)
2008 Le sourire innombrable (Le Fallois)
2008 Petites leçons sur le grec ancien, en collaboration avec Monique Trédé (Stock)
2009 Les révélations de la mémoire (Le Fallois)
2010 La grandeur de l’homme au siècle de Périclès (Le Fallois)
2011 Jeanne (œuvre posthume) (Éditions de la Loupe)
2012 Ce que je crois (œuvre posthume) (Le Fallois)

 

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Discours et travaux académiques
de Jacqueline de ROMILLY
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L'Institut de France building

L’Institut de France building (Photo credit: Wikipedia)

–Discours de réception et réponse de M. Alain Peyrefitte, 26 octobre 1989.
–Discours sur la vertu. Séance publique annuelle, 6 décembre 1990.
–La Langue et la Liberté. Discours pour la célébration du 300e anniversaire de la 1re publication du Dictionnaire de l’Académie française, 26 mai 1994.
–Le Rayonnement des Humanités à l’École normale supérieure. Séance publique annuelle des Cinq Académies, 18 octobre 1994.
–Discours prononcé à l’occasion du bicentenaire de l’Institut de France, à la Sorbonne, 10 octobre 1995.
–Réponse au discours de réception de M. Hector Bianciotti, 23 janvier 1997.
–Discours prononcé lors de la cérémonie organisée en hommage à Jean Bernard, 17 octobre 2006.
–Enseignement et éducation. Séance publique annuelle des Cinq académies, 28 octobre 2008.

 

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patrick

sources :

— canal académie

 

 

 

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Les racines grecques de l’Europe
selon Jacqueline de Romilly,
de l’Académie française

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Les racines grecques de l’Europe
selon Jacqueline de Romilly, de l’Académie française
C’est en tant qu’hélleniste que Jacqueline de Romilly s’exprime ici sur l’Europe. Elle rappelle que la démocratie est née en Grèce mais aussi que plusieurs grands auteurs grecs ont critiqué cette conception. Elle offre ainsi à notre réflexion sur la question européenne la profondeur historique indispensable. Et elle n’omet pas de s’adresser tout particulièrement aux jeunes Européens : découvrez, en l’écoutant, son message…

Thucydide

http://www.canalacademie.com/ida1723-Les-racines-grecques-de-l-Europe.html

Émission proposée par : Elizabeth Antébi
Référence : HIST702
Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/hist702.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/ida1723-Les-racines-grecques-de-l-Europe.html

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Cette émission a été enregistrée au printemps 2007, deux ans et demi avant la disparition de Jacqueline de Romilly. Jacqueline de Romilly, paladin éternel des Humanités, toujours riche de suggestions, d’idées, toujours à l’écoute de notre temps, se soucie du devenir commun européen, d’une Europe qui serait culturelle, avec en son coeur les Humanités : elle nous parle de la nécessité du « nomos », de la loi qui protège le faible et le défend contre les outrages et la violence.

Elle rappelle que dans la cité grecque, la liberté de tous était engagée lorsque dans une guerre, on emmenait les femmes, les enfants, les vaincus en esclavage, que la liberté est donc affaire collective autant qu’individuelle.

Elle voudrait enfin que l’instruction civique passe par un retour aux textes des grands auteurs, non seulement des auteurs grecs qui eurent tant le souci de l’universel, non seulement des textes latins, mais des textes de toute la littérature qui nous parle de l’homme, sur tous les modes, dans toutes les langues, de tous les temps. « Les journalistes, aujourd’hui, vont vers le plus rapide. Les Grecs, eux, allaient vers le plus profond. »

Français : Bibliothèque Jacqueline de Romilly ...

Français : Bibliothèque Jacqueline de Romilly à Crosne, le jour de son inauguration, le 7 septembre 2011 (Photo credit: Wikipedia)

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Pour en savoir plus :
D’autres émissions avec l’académicienne :

–Rencontre avec Jacqueline Worms de Romilly, une grande dame du Quai Conti

http://www.canalacademie.com/ida525-Rencontre-avec-Jacqueline-Worms-de-Romilly-une-grande-dame-du-Quai-Conti.html

–Thucydide et la construction de la vérité en histoire, avec Jacqueline de Romilly

http://www.canalacademie.com/ida3248-Thucydide-et-la-construction-de-la-verite-en-histoire-avec-Jacqueline-de-Romilly.html

–Jacqueline de ROMILLY

http://www.canalacademie.com/idm13-+-Jacqueline-Worms-de-Romilly-+.html

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patrick

sources :

— canal académie

«  » Histoires de dinosaures ….. «  »

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«  » Histoires
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de
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dinosaures ….. «  »
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Les pets de dinosaures : Un fort impact sur le réchauffement climatique

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LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES

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Une étude britannique, publiée le 8 mai, affirme que les flatulences des dinosaures sauropodes sont à l’origine d’un réchauffement climatique à l’ère préhistorique. En cause? Une production de méthane liée à leur processus de digestion.

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 Squelettes d'Allosaurus et de Stegosaurus auRoyal Ontario Museum
Squelettes d’Allosaurus et de Stegosaurus au
Royal Ontario Museum

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C’est une étude scientifique des plus sérieuses qui va faire lâcher à plus d’un lecteur un énorme… éclat de rire. Une équipe scientifique britannique vient, en effet, de révéler qu’une espèce de dinosaures, les sauropodes, seraient à l’origine du réchauffement climatique. En cause ? L’émission dans l’atmosphère de leurs flatulences, lourdement chargées en méthane.

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La présence de microbes dans la flore intestinale

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Ces énormes animaux, comme le diplodocus par exemple (et dont le poids avoisinait les vingt tonnes) possédaient des microbes au sein de leur flore intestinale qui produisaient du méthane dans le processus de fermentation digestive de leur nourriture constituée de végétaux. « Un simple modèle mathématique laisse penser que les micro-organismes qui vivaient dans le système digestif de ces dinosaures sauropodes pourraient avoir produit suffisamment de méthane, un puissant gaz à effet de serre, pour avoir un impact important sur le climat de l’ère du Mésozoïque » (-250 millions à -65 millions d’années), explique Dave Wilkinson, de l’Université de Liverpool, et principal auteur de ces travaux parus dans la revue américaine Current Biology.

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Une source de méthane plus puissante que l’activité humaine

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« En fait, selon nos calculs, ces dinosaures pourraient avoir produit plus de méthane que toutes les sources modernes naturelles et provenant des activités humaines », souligne le chercheur. Ces physiologistes ont étudié le méthane produit par une variété d’animaux modernes. Ils en ont tiré des équations mathématiques permettant de prédire la production de ce gaz par les animaux en fonction de leur taille.

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Une production annuelle de 350 millions de méthane

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Ainsi, en prenant comme référence un dinosaure sauropode de masse moyenne d’environ vingt tonnes, et sachant qu’il en existait à l’époque des dizaines par kilomètre carré, les chercheurs ont calculé que ces animaux produisaient durant leur passage sur Terre quelque 520 millions de tonnes de méthane par an.

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Après la disparition des dinosaures et avant l’ère industrielle au XIXe siècle, les émissions de méthane étaient d’environ 200 millions de tonnes par an. En comparaison, les ruminants modernes produisent de 50 à 100 millions de tonnes de méthane par an.

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De nos jours, le réchauffement climatique est essentiellement dû aux émissions de dioxyde de carbone provenant de la combustion du charbon et des hydrocarbures.

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sources :

France Soir
— AFP
http://www.cell.com/current-biology/

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Pour « The Economist« , Valls est le seul socialiste qui ne soit pas un dinosaure
Le journal économique considère les socialistes comme des dinosaures figés depuis 30 ans

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Le magazine économique The Economist ne fait pas dans la demi-mesure vis-à-vis des propostions économiques des candidats à la primaire citoyenne. Selon lui, ce sont des dinosaures figés depuis 30 ans dans les même dogmes économiques. Seul Manuel Valls tire son épingle du jeu.
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Français : Photographie de Manuel Valls prise ...

Français : Photographie de Manuel Valls prise en Mairie d’Evry (Photo credit: Wikipedia)

picture of Martine Aubry Français : photo de M...

photo de Martine Aubry (Photo credit: Wikipedia)

Pour le magazine, l’un des plus influents dans le monde des décideurs, le député de l’Essonne est le seul crédible en ayant osé dire que l’effort d’austérité budgétaire devrait être aussi puissant qu’après la Seconde Guerre mondiale. Les rédacteurs se désolent que Manuel Valls n’ait aucune chance. « Hélas, M. Valls, qui est âgé de 49 ans, est considéré comme étant trop jeune pour être un concurrent sérieux », indique The Economist. « Le jour où les paléo-socialistes de la génération Mitterrand permettront à de tels personnages d’émerger, ce sera l’aube d’une vraie révolution. »
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Les quatre autres candidats sont sévèrement égratignés par le magazine. Ségolène Royal veut interdire la spéculation sur la dette souveraine. Arnaud Montebourg veut abolir les agences de notations. Ceux qui en « prennent » le plus sont les deux favoris à l’investiture socialiste : François Hollande et Martine Aubry. Selon les journalistes de The Economist, « Martine Aubry et François Hollande semblent simplement figés dans le temps, autour de 1981 » lorsqu’ils proposent de revenir à la retraite à 60 ans.
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Par sûr que les militants de gauche suivront les conseils de The Economist.

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patrick

sources :

— The Economist