Apparence …. Les GROS ont aussi une Histoire

Apparence….

Les GROS ont aussi une Histoire

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Obélix, image tirée de l'album Astérix de Goscinny et Uderzo (DR)

L’obésité serait devenue une maladie et même une épidémie

qui menace l’humanité ! Qui l’eut cru il y a trois ou quatre

décennies, quand le monde vivait encore dans la hantise de la famine ?

L’embonpoint n’a pas toujours eu mauvaise presse au cours de l’Histoire.

Il lui est même arrivé d’être apprécié, avec des nuances toutefois selon

qu’il concerne les hommes ou les femmes.

C’est ce que nous vous proposons de découvrir par le texte et l’image…

——===ooOoo===————===ooOoo===——

L’Antiquité ne se soucie pas de l’embonpoint

Ô surprise, ce sont des femmes obèses qui inaugurent l’Histoire.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

La Vénus de Willendorf (Vienne, Autriche), 22000 à 25000 av. J.-C.)Les premiers témoignages que nous possédons des sociétés humaines concernent en effet les «Vénu du Paléolithique supérieur, statuettes féminines aux fesses protubérantes (elles sont appelées en termes savants «Vénus stéatopyges», du grec ancien «stéatos», graisse, et«pygê», fesse).

L’une des plus célèbres est la Vénus de Willendorf (Autriche), vieille d’environ vingt-cinq mille ans.

Gardons-nous de faire parler ces statuettes plus que de raison… On peut supposer qu’en ces temps très anciens, les humains avaient besoin d’une épaisse enveloppe de graisse pour supporter un climat beaucoup plus froid qu’aujourd’hui.

On peut aussi supposer que ces Vénus n’expriment pas la norme sociale mais la vision qu’avaient les hommes du Paléolithique de la Déesse Mère et de la fécondité.

Peut-être le cinéaste italien Federico Fellini avait-il une pensée pour elles quand il introduisait dans ses films des matrones opulentes et généreuses (à tous points de vue)?

Faisons un grand bond en avant. Nous voici sur les bords de la Méditerranée, sous la férule de Rome, au début de notre ère.

De femmes obèses, point, quoiqu’en pensent les cinéastes Fellini et consorts. Mais voilà le cortège de Bacchus (Dionysos en grec), dans lequel figure le satyre Silène, père adoptif du dieu, reconnaissable entre tous à sa joviale ivresse et à son ventre bedonnant (obésité androïde).

Faut-il en déduire que l’obésité chez les mâles romains est associée à la puissance, voire la démesure? Quelques bustes tardifs de notables et empereurs romains pourraient le donner à penser. Mais en l’absence de témoignages précis, gardons-nous de conclure. Nous pouvons seulement constater que la question du poids ne se pose pas chez les Romains.

Silène (maison de Silène, mosaïque, el-Jem, Tunisie, IIIe siècle)

——===ooOoo===————===ooOoo===——

L’obésité et la guerre

Glissons sur le haut Moyen Âge. L’époque féodale, à partir des Carolingiens (Charlemagne et ses descendants), met en lumière trois catégories de populations : la paysannerie, le clergé et les guerriers.

On peut penser que les paysans n’ont pas de problème d’obésité avec une nourriture à base de choux, légumineuses, fèves, châtaignes… Peu de viande et de poisson ; pas de sucre.

Les curés de paroisse ne sont guère mieux nourris que leurs ouailles. Quant aux moines, nombreux en ce temps, ils bénéficient dans les grandes occasions de quelques agréables compléments (salaisons et poisson fumé, vin) ainsi que de pain. Ils sont assurés d’un approvisionnement plus régulier.

La sédentarité et les travaux d’écriture leur valent de prendre facilement de l’embonpoint. D’où une réputation, parfois méritée, de personnages jouisseurs et hédonistes, portés sur la bonne chère… et la chair tendre.

Les guerriers, seigneurs et souverains, qui tiennent le territoire à la pointe de leur épée, bénéficient, cela va sans dire, des meilleurs mets : gibier, pigeons, vins etc. Grossissent-ils pour autant? Rien n’est moins sûr. Les exercices physiques, la chasse, les tournois et la guerre les en empêchent…

Mais les excès de table et les excès d’exercices leur sont souvent fatals. Le flamboyant Gaston Fébus, comte de Foix, meurt ainsi d’apoplexie à soixante ans, en 1391, au retour d’une chasse à l’ours.

Les chroniques font aussi état de quelques personnages dont la forte corpulence a dégénéré en obésité, avec des conséquences handicapantes.

C’est le cas du très illustre Guillaume le Conquérant, qui connaît une fin de vie douloureuse, privé de sa chère Mathilde et en butte à l’hostilité de ses fils. Il meurt à soixante ans, des suites d’une glissade de son cheval, sur le chemin de la guerre.

Son contemporain et rival, le roi de France Philippe 1er, connaît une situation bien plus humiliante. Ayant répudié sa première épouse, Berthe de Hollande, après vingt ans de mariage, il se remarie au grand scandale du clergé et de l’opinion. Menant une vie dissolue, il devient obèse au point de ne plus même pouvoir monter à cheval.

Quand il meurt à 56 ans, en 1108, son fils et successeur Louis VI hérite de sa propension à l’obésité au point de rester pour la postérité Louis le Gros. Mais il se montre excellent administrateur et grand batailleur, même si à la fin de sa vie, comme son père, il est incapable de monter à cheval et combattre.

Il faut sauter quatre siècles et traverser la Manche pour rencontrer une situation semblable avec le roi d’Angleterre Henri VIII. Tôt atteint par l’obésité, il ne ressemble en rien à l’éphèbe qui joue son rôle dans le feuilleton anglais Les Tudors. Dans les dernières années de sa vie, le roi aux six épouses doit être hissé dans les étages de son palais par un monte-charge. Ses portraits officiels témoignent cependant d’une forte autorité naturelle.

À défaut d’autorité naturelle, le roi de France Louis XVI ne manque pas de prestance, avec une taille de près de deux mètres et une forte corpulence musculaire. Cela ne le préserve pas d’une triste fin. Son contemporain le feld-maréchal russe Mikhaïl Koutouzov est mieux servi par la chance. Ce courtisan obèse, qui doit diriger les batailles en position assise, arrive grâce à son entregent à s’attribuer le mérite de la victoire sur Napoléon.

Winston Churchill (1874-1965)Ces exemples malheureux n’entament pas l’idée que l’on peut être gros et batailleur. Le meilleur exemple est, près de nous, Winston Churchill.

Jeune aristocrate au visage poupin, il fait preuve de témérité et d’audace dans les guerres coloniales tout comme dans les batailles électorales.

L’âge, l’embonpoint, les cigares et le whisky ne modèrent en rien son énergie. Quand, à 66 ans, le 10 mai 1940, il est appelé à diriger la lutte contre l’Allemagne nazie, c’est une force de la nature que découvrent ses compatriotes ; l’exact contraire de l’ascétique Hitler, 50 ans, buveur d’eau et végétarien. Cette prestance physique d’ours mal léché a sans doute contribué à la victoire sur le Mal.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Les méfaits du sucre

Nos ancêtres du Moyen Âge n’avaient guère d’occasion de prendre du poids même si, après l’An Mil, le perfectionnement des techniques agricoles, l’urbanisation et l’avènement d’une classe bourgeoise entraînent une très nette amélioration de l’alimentation.

Tout change au XVIe siècle à cause de… Christophe Colomb. Ayant posé le pied en Amérique, les Européens voient l’opportunité de produire désormais eux-mêmes le sucre dont raffolent les riches bourgeois. Ils transportent dans le Nouveau Monde les grandes plantations esclavagistes mises au point par les musulmans du sud de la Méditerranée.

Comme prévu, le sucre, plus abondant, devient d’un prix plus abordable. Sa consommation se diffuse dans la bourgeoisie et l’aristocratie, avec une conséquence prévisible : le développement de l’obésité.

Contre cette obésité, les femmes luttent en corsetant la poitrine et l’abdomen. On utilise pour cela les fanons des baleines. La vogue des corsets à «baleines» contribue du coup à intensifier la chasse aux cétacés. C’est, avec la traite négrière atlantique, l’une des conséquences de notre innocent attrait pour le sucre. Petite cause, graves conséquences.

Si les femmes se corsètent, les hommes, eux, souffrent plus classiquement de la goutte et l’hydropisie. Ces maladies liées à l’obésité et aux excès alimentaires atteignent les hommes mûrs de l’aristocratie du XVIIe et du XVIIIe siècles.

L’obésité devient un sujet de préoccupation tant pour les hommes que pour les femmes. Les médecins l’associent au tempérament flegmatique (paresse) et voient à l’opposé dans l’extrême maigreur un symptôme de mélancolie (dépression).

On commence à se soucier de régime alimentaire. Les premiers restaurants, qui apparaissent à Paris vers 1766, affichent clairement leur vocation diététique. On y sert des eaux minérales et des bouillons de viande dégraissée.

Mme de Sévigné, par Robert Nanteuil (Paris, musée Carnavalet)Au XVIIe siècle, Madame de Sévigné, dont les portraits révèlent les formes rondes, craint de ne plus pouvoir entrer dans ses vêtements et redoute de devenir une «grosse crevée».

Au siècle suivant, l’avocat Élie de Beaumont s’afflige dans ses mémoires de son obésité qui va de pair avec la mésestime de soi et l’impuissance sexuelle.

Plus près de nous, le journaliste Henri Béraud reçoit le prix Goncourt en 1922 avec Le martyre de l’obèse, un roman en partie autobiographique, qui exprime sa honte d’être réduit à un «bon gros» après avoir combattu dans les tranchées. Il est en 1944 condamné à mort pour faits de collaboration et in fine gracié par le général de Gaulle.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Embonpoint et pouvoir

Retable de la vierge au buisson ardent (détail: René 1er d'Anjou), cathédrale d'Aix-en-ProvenceDevenu un mal caractéristique des classes supérieures, l’embonpoint est, dès la fin du Moyen Âge, associé à l’image de l’autorité et du pouvoir. Au XIIIe siècle, l’oligarchie marchande, à Florence, est qualifiée de «popolo grasso» («les gras») par le petit peuple maigre qu’elle domine et oppresse.

René d’Anjou, beau-frère du roi de France Charles VII, se fait représenter à la fin de sa vie aux côtés de son épouse sans rien cacher de ses bourrelets. Autre portrait célèbre de la même époque, celui du chancelier Jouvenel des Ursins révèle là aussi un homme mûr et très corpulent, le genre de personne qu’il convient de ne pas contrarier.

Sautons les siècles et passons la Révolution. Nous arrivons à l’époque de Louis-Philippe 1er. En France comme dans le reste de l’Europe, la bourgeoisie d’affaires a pris le pouvoir. Cette bourgeoisie affiche son dédain des valeurs aristocratiques de l’Ancien Régime. Fi de la chasse, de la guerre et des exercices physiques. Seul compte à ses yeux le travail de bureau, obstiné et ingrat. L’embonpoint devient sa marque de fabrique.

Le romancier Honoré de Balzac, lui-même très enveloppé, dresse le portrait sans complaisance de cette bourgeoisie louis-philipparde. Le peintre Jean-Dominique Ingres en dresse le portrait tout court avec son étonnant Monsieur Bertin (1832).

Ce portrait de l’imprimeur et directeur du Journal des Débats montre un homme de 66 ans, considérable dans tous les sens du terme : autoritaire, brutal, solide… et très nettement en surpoids (le surpoids est un stade intermédiaire entre le poids «normal»et l’obésité).

Portrait de Monsieur Bertin (Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1832, Louvre-Lens)

Les femmes de pouvoir en imposent également, de Catherine de Médicis et Marie de Médicis, régentes de France aux XVIe et XVIIe siècles, à l’impératrice Marie-Thérèse de Habsbourg et à la tsarine Catherine de Russie, au XVIIIe siècle. Toutes accèdent au pouvoir suprême à l’âge mûr.

Leurs portraits montrent des femmes très enrobées. Il est vrai qu’à l’exception de Catherine II, elles ont connu de très nombreuses grossesses et gagné à chaque fois quelques kilos supplémentaires. L’embonpoint ne les contrarie en rien dans l’exercice de l’autorité. Il ne les aide pas davantage.

La reine Victoria, au XIXe siècle, se classe à part. Petite et ronde, elle affiche dans ses jeunes années un certain charme que les grossesses, les tracas et les deuils ont vite fait de transformer en surpoids. Devenue veuve, elle ne s’habille plus qu’en noir, ce qui atténue son tour de taille et lui donne l’air respectable d’une grand-mère.

Rondeurs érotiques

Jusqu’au début du XXe siècle, les femmes du monde usent d’artifices vestimentaires de plus en plus contraignants pour dissimuler leurs excès pondéraux (corsets rigides, robes à crinoline).

Elles procèdent ainsi dans la crainte de déplaire mais c’est au détriment de leur confort et de leur liberté gestuelle. Inutile de dire qu’une dame en corset et robe à cerceaux est mal partie pour exercer une profession active.

Andromeda (Pierre-Paul Rubens, Gemaldegalerie, Berlin)

Les hommes leur en sont-ils reconnaissants? Dans Les vies des dames galantes, Brantôme raconte avec beaucoup de verve la vie amoureuse à la cour des derniers Valois. Ses propos illustrent l’ambivalence du regard masculin. Les canons de la beauté, de son point de vue, passent par la finesse de la taille. Mais quand il évoque les femmes qu’il a aimées, c’est à leurs rondeurs qu’il s’attache. Ainsi dissocie-t-il la beauté formelle du désir sexuel.

Les artistes contemporains, tels Véronèse, Titien ou les élèves du Primatice, apprécient tout autant les formes non pas obèses mais pulpeuses. Leurs modèles féminins ne seraient sans doute pas aujourd’hui acceptés par les agences de photos de mode… Un demi-siècle plus tard, Rubens, le grand peintre du baroque, témoigne d’une étrange attirance pour les débordements de la chair, bourrelets, menton, seins, fesses… dans ses évocations mythologiques. Quand il réalise le portrait de sa jeune femme Hélène Fourment, il se montre toutefois plus mesuré et réaliste, sans cacher sa tendresse pour ses rondeurs flamandes.

Un siècle plus tard, François Boucher, peintre de la gaudriole, témoigne sans retenue de son appétence pour les jeunes femmes bien en chair, appétence dont il n’a pas l’exclusivité. On peut le voir dans le portrait de Mlle O’Murphy, 17 ans, qui fut sa maîtresse et celle du roi Louis XV. À l’orée du XXe siècle, Auguste Renoir montre le même attachement pour les femmes aux formes pulpeuses, à commencer par la sienne.

Rien de tel e nos jours, à notre connaissance. Quand Botero sculpte ses personnages difformes, difficile d’y voir une quelconque empathie, encore moins une attirance sexuelle.

La tyrannie de l’hygiénisme

L’embonpoint et plus encore l’obésité connaissent un début de stigmatisation au milieu du XIXe siècle.

Le Second Empire réhabilite les valeurs aristocratiques. Les guerres coloniales remettent au goût du jour les hommes d’action, officiers de marine et aventuriers au profil émacié, tel le beau Savorgnan de Brazza.

Enfin, l’hygiénisme et le culte du surhomme, à la fin du XIXe siècle, exaltent la figure de l’athlète et homme du monde, aussi à l’aise dans les salles d’escrime que dans les salons. Ce mouvement est porté par le baron Pierre de Coubertin, qui restaure les Jeux Olympiques pour le seul profit de l’élite d’amateurs éclairés à laquelle il appartient.

L’émancipation féminine conduit aussi les femmes à cultiver la minceur. Avec la pratique de la bicyclette, très en vogue à la veille de la Première Guerre mondiale, elles acquièrent le droit de porter même des pantalons.

Dans les «Années folles» s’impose la femme libérée, du moins dans les classes supérieures. En 1922, tandis que le prix Goncourt récompense l’obèse Henri Béraud, Victor Margueritte fait scandale avec le roman La garçonne, archétype de ce nouveau modèle féminin, à la silhouette longiligne et sans rondeurs apparentes.

L’obésité devient dès lors vulgaire. Par un total renversement historique, elle devient le lot des classes populaires, jugées incapables de se maîtriser et se bien nourrir. Ainsi que le souligne l’historien Georges Vigarello (Les métamorphoses du gras, Seuil, 2010), on entre dans une nouvelle tyrannie pire que la tyrannie vestimentaire : la tyrannie mentale. Si l’on est gros, c’est qu’on le veut bien ou qu’on ne fait rien pour l’éviter.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Christophe de Margerie (1951)

Certaines personnalités échappent à la stigmatisation.

Churchill n’en est pas affecté. Plus près de nous, quelques rares patrons allient rondeur et compétence. Au premier rang de ceux-ci, Christophe de Margerie (62 ans), Pdg de Total, l’une des plus grandes entreprises du monde.

Un mouvement d’opinion encore timide prend naissance en Occident afin de rendre estime de soi et dignité aux personnes obèses ou en surpoids. Bagdad Café, un film de Percy Adlon (1987), fait figure de précurseur en montrant avec tendresse l’histoire d’amour entre une femme forte et un vieux cow-boy.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Menace sur la planète

Tout cela serait réconfortant si nous n’étions désormais menacés par une obésité inédite, produite par des nourritures industrielles frelatées dont on met à jour peu à peu les méfaits (vache folle, fromage à la légionellose, viandes aux hormones, saumon aux pesticides, «junk food» surdosée en sucre etc).

Les conséquences de cette aliénation se lisent dans la phénoménale croissance du taux de personnes en surpoids et obèses dans les pays développés comme dans les pays émergents (près d’un dixième de la population mondiale est d’ores et déjà considérée obèse). Plus grave que tout est le développement de l’obésité chez les enfants de moins de cinq ans, dont on sait qu’ils auront le plus grand mal, à l’âge adulte, à retrouver leur équilibre.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Bibliographie

——===ooOoo===————===ooOoo===——

Les métamorphoses du gras, histoire de l'obésité (Georges Vigarello, Seuil, 2010)

L’obésité est un sujet délaissé par les historiens.

La principale synthèse que nous connaissons sur le sujet est l’essai de Georges Vigarello : Les métamorphoses du gras, Histoire de l’obésité (Seuil, 2010).

L’auteur analyse avec beaucoup de perspicacité l’évolution de l’obésité dans les mentalités occidentales depuis le Moyen Âge. Il montre le passage de la prise de conscience à la stigmatisation.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

sources :
hérodote.net
André Larané
Ma pom’
le net
Publicités

Les mots des religions

Français : ange protant la bible, la parole de...

ange protant la bible, la parole de Dieu ou la table de la loi. Galerie des rois. (Photo credit: Wikipedia)

——===ooOoo===——
.

Les mots des religions : Prophétisme,
.
Hildegarde de Bingen, Nostradamus

.
——===ooOoo===——
.

.

Qu’est-ce qu’un prophète ? Pas un homme qui dit l’avenir mais unhomme dont la parole est habitée d’un souffle divin. Sylvie Barnay a collaboré à l’ouvrage collectif dirigé par l’historien médiéviste André Vauchez, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, en rédigeant justement le chapitre consacré au prophétisme. Elle est également l’auteur d’un livre paru début 2012 consacré à ce sujet « La parole habitée ». Elle offre ici deux portraits de prophètes : Hildegarde de Bingen et Nostradamus.

.

.
——===ooOoo===——

.

.

http://www.canalacademie.com/ida8787-Les-mots-des-religions-Prophetisme.html

.

.

.
——===ooOoo===——

.

.

Définition du prophétisme

——======————======-

.

Les prophètes sont des hommes à la parole habitée. Une parole au souffle inspiré les habite autant qu’ils habitent cette parole devenue leur propre chair et leur propre sang. La prophétie est une empreinte de Dieu en l’homme, le souffle de l’Esprit divin défini comme saint. Emportés par ce souffle, les prophètes dénoncent l’insupportable et annoncent l’inimaginable au cœur du monde. Ils apportent la lumière quand les hommes sont plongés dans l’ombre. Leur parole est « comme un feu », «  comme un marteau qui fracasse le roc » (Jr 23,29). Ils ne peuvent la taire, mais seulement la transmettre : « Et celui qui tient de moi une parole, qu’il délivre fidèlement ma parole ! »(Jr 23,28). Les prophètes parlent la parole divine et non « sur Dieu » ou « à propos de Dieu ». Aussi, ils ne possèdent ni l’origine ni la fin de cette parole qu’ils portent et qui les porte.

.

Depuis la plus haute Antiquité des hommes au regard perçant sont chargés de dire la parole des dieux. Mais le monde de la Bibledonne sa coloration propre à ce phénomène religieux dont on repère la trace dans l’ensemble du Proche-Orient ancien. Elle est le reflet de sa théologie, c’est-à-dire de sa manière de concevoir la relation entre l’homme et son Dieu. Pour la pensée biblique, en effet, la parole divine est vivante, elle établit une relation entre la vie divine et la vie humaine. Cette relation est également décrite comme une « Alliance », structure particulière de contrat entre les hommes et Dieu supposant des droits et des devoirs . Les prophètes sont les yeux de Dieu, dénonçant ce qui brise l’Alliance et annonçant ce qui la fait vivre. Quand vient le désarroi des corps devant la folie destructrice de la violence ou du pouvoir, un prophète se dresse pour que l’humanité ne s’aveugle pas davantage et lui montrer où est le sens de la vie. Quand il est minuit dans l’histoire, sa vision dénonce le mal en puissance. Et son souffle inspiré annonce un matin qui vient.

.

Cette première définition sous-tend toute l’aventure culturelle du prophétisme. Mais la parole inspirée est également le reflet d’une époque, que ce soit celle des temps anciens ou celle des temps contemporains. Aussi chaque voix prophétique est d’abord celle d’un homme ou d’une femme qu’imprègnent la sensibilité et la culture propres à leur siècle

.

Un exemple de figure prophétique au Moyen Age : Hildegarde de Bingen

——======————======————-======————======——-=====——-

La parole inspirée d’Hildegarde de Bingen plonge droit au cœur des Livres prophétiques et des ultimes énoncés de l’Apocalypse de Jean. La moniale définit la prophétie en même temps qu’elle se définit elle-même comme « un faible son de trompette provoquée par la lumière vivante ». L’image de l’instrument de musique n’est pas anodine : elle montre que le prophète est un être humain animé par un souffle divin qui seul lui permet de tirer des sons harmonieux de son instrument, c’est-à-dire de parler avec justesse la parole divine. Pour Hildegarde la prophétie est « dans l’homme comme l’âme dans le corps » : « de même que l’âme est obscurcie dans le corps et que celui-ci est dirigé par elle, de même la prophétie issue de l’Esprit de Dieu qui gouverne toute créature est invisible ». Invisible, elle est l’empreinte de la divinité sise au cœur de tout homme depuis Adam. Elle donne aux prophètes les yeux de Dieu : « Ô hommes admirables qui passez, en voyant les mystères par les yeux de l’Esprit et en annonçant dans l’ombre lumineuse la lumière aigüe et vivante ». Aussi le prophète est-il, , l’homme qui donne à l’humanité une lumière quand tout est obscurité et qu’il fait nuit dans l’histoire. A ce titre, la prophétie est également cette « science mystérieuse » du regard qui permet au prophète inspiré par l’Espritd’esssayer de comprendre l’essence divine des phénomènes de la nature et du monde. Les prophètes de l’Ancien Testament en sont les témoins autant que la prophétesse elle-même.

.

.


Hildegarde recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval

Hildegarde recevant l’inspiration

divine, manuscrit médiéval

.
.

Retraçant l’histoire du prophétisme, la bénédictine Hildegarde montre encore que la prophétie a été revivifiée avec la venue sur terre du Fils de Dieu , elle s’est alors montrée aux hommes parée d’un nouvel éclat, d’une nouvelle manière de comprendre et d’exposer la parole divine. C’est pourquoi Hildegarde proclame la parole divine en pleine lumière de la Révélation du Christ, réactualisant et revivifiant le message de l’Évangile pour son époque. Expliquant ainsi le mouvement prophétique dans l’histoire depuis Adam, présenté comme le premier prophète, la moniale de Bingen montre que la bouche humaine, à l’origine, ne parlait que la parole de Dieu, ne cessait donc de prophétiser. Elle continue de prophétiser dans l’histoire par la grâce de l’Esprit-saint
.
A ce titre, l’abbesse annonce les malheurs à venir mais dit aussi l’espérance au cœur de ce temps, paroles révélatrices de sa pensée prophétique : « Tantôt surgira l’injustice, avant de tomber à nouveau, tantôt des guerres, famines, pestes et mortalité séviront, pour disparaître à nouveau : rien ne durera, ni ne persistera bien longtemps dans un même état, tout sera en mouvement, apparaissant, disparaissant » ; « Viendront des temps pires, dans lesquels (…) le trône catholique (sera) ébranlé dans les erreurs, et ainsi les derniers de ces temps seront pleins de blasphèmes, comme des cadavres dans la mort. Alors il s’ensuivra la fumigation de la douleur dans les vignes du Seigneur. Ensuite surgiront des temps plus forts que les premiers, au cours desquelles la justice de Dieu se dressera quelque peu et l’injustice du peuple spirituel sera reconnue comme devant être totalement balayée ».

.

Ces images puissantes , qui réalisent le Verbe de Dieu, sont écrites dans l’urgence : La Rhénanie où vit la prophétesse du XIIe siècle vit une époque de schismes et de violents conflits entre partisans de la papauté et partisans de l’empereur : « Dans ce monde règnent les ténèbres, les nuées et le grand remuement de toutes les tempêtes ». Tandis que le christianisme se défait dans les luttes intra-religieuses et que ceux qui ont pour mission de transmettre son héritage culturel le dilapident, Hildegarde, vivement blessée, part pour Cologne, Trêves, Metz, Wurzbourg et Bamberg. Sur ordre de l’Esprit, elle annonce au clergé et au peuple la volonté divine et proclame la nécessaire Réforme de l’Église : « Mais de nos jours, la foi catholique vacille parmi les peuples et l’Évangile claudique ; même les ouvrages très puissants que d’incontestables docteurs avaient examiné avec un zèle immense sont dispersés dans une boue honteuse, et la nourriture de vie des Écritures divines est corrompue. C’est pourquoi je parle désormais par la bouche d’un [humain] n’enseignant pas les Ecritures, ni éduqué par un enseignement terrestre, mais moi qui suis, j’annonce par lui de nouveaux secrets et de nombreux mystères, restés jusque là cachés dans les livres ». 

.
Cette vision vient_ des yeux du Dieu dont elle affirme être la messagère et avoir reçu le don de comprendre l’histoire du salut. Hildegarde annonce la persécution générale vers laquelle va l’Église si elle n’opère pas une conversion, si elle ne renonce pas à sa mondanité et à sa richesse. Aux « maîtres et prélats endormis qui ont délaissé la justice de Dieu », elle annonce la venue d’un nouvel ordre religieux secondé par des princes restaurateur du bien commun donné en partage à tous les hommes… La prophétesse n’est pas pour autant considérée comme une devineresse. C’est en termes de « rayonnante lumière » que le pape Eugène III décrit sa parole, défaisant toute suspicion d’hérésie à son encontre. Le prophétisme de la moniale opère en effet au sein même du magistère sans attenter à l’unité constitutive de la définition de la chrétienté, à l’époque qui voit le début de l’élévation des cathédrales. Il n’est pas non plus millénariste : il décrit la fin d’un monde, non la fin du monde. Il se présente enfin comme un éclairage ou un guide pour le présent, reformulant la manière dont s’opère la relation entre l’homme et Dieu, rappelant la Loi. C’est ce qui rend sans doute la parole habitée de la visionnaire acceptable par la hiérarchie ecclésiale.

.

Portrait de Nostradamus. Par son fils, César de Nostredame.

Portrait de Nostradamus. par
son fils, César de Nostredame.
.

Un exemple de figure prophétique à l’époque de la Renaissance : Nostradamus

——======————======————-======————======——-=====——-===——

Nostradamus est un poète-prophète emblématique de la Renaissance. Contrairement aux idées reçues, son prophétisme n’est pas de l’ordre de la prédiction du futur. C’est la postérité qui donnera en effet à Nostradamus les allures d’un devin aux paroles énigmatiques qui aurait prédit jusqu’aux catastrophes de la seconde guerre mondiale. Elle contribuera aussi à assimiler le médecin et astrophile de la Renaissance à un diseur de bonne aventure. 

.

C’est pour son fils César que Michel de Nostredame, dit Nostradamus, rédige les Prophéties dont une première édition paraît à Lyon, le 4 mai 1555. Voir dans le recueil paru chez l’imprimeur Macé Bonhomme une lecture prévisionnelle de l’histoire relève cependant d’un contre-sens que la forme énigmatique des Prophéties contribue pourtant paradoxalement à susciter. En effet, dans la continuité de la théologie médiévale du prophétisme, Nostradamus assimile la prophétie au don divin d’une lumière, à un outil qui, par grâce, permet de dépasser l’ordre de la connaissance naturelle. Mais, il raisonne désormais en homme du XVIe siècle et avec les cadres épistémologiques qui sont les siens : ceux du médecin tout d’abord ; ceux de l’astrologue lecteur des signes du ciel, reçu à la cour de Henri II   et consulté par Catherine de Médicis et son fils Charles IX dans le contexte d’un engouement collectif pour le langage des astres, ensuite ; ceux de l’encyclopédiste pour lequel le genre littéraire de l’encyclopédie représente, non pas une clôture circulaire du savoir, mais un effort pour organiser le savoir en une succession de cercles concentriques de façon à ce que chacun puisse à la fois l’élargir et le mener à sa propre guise. 

.
Témoin des guerres de religion et de la déstabilisation qu’elles provoquent chez ses contemporains, Nostradamus cherche, en médecin, à soigner son époque. Comme dans les Prognostica d’Hippocrate, il tente de faire un « pronostic » : analyser les symptômes, prévoir l’évolution de la maladie pour parvenir à la traiter, dire le futur de cette maladie au patient. Pronostic qui diffère d’une voyance annonçant ce qui va se réaliser même s’il lui ressemble dans sa forme. Les quatrains rassemblés en centuries, ou unités de cent vers, qui composent les Propheties semblent ainsi présenter comme un panoptique de la folie et de la cruauté humaine. Ils sont destinés à montrer le mal en action. 

.
A l’encontre des autres approches futurologiques qui vont ultérieurement capturer et plagier sa pensée, Nostradamus n’écrit donc pas pour prophétiser le malheur au sens d’un châtiment irrémédiable mais pour y remédier. Précisant lui-même son positionnement dans la « Préface » adressée à son fils César, il dit que ce n’est ni par le biais des pratiques magiques, ni par le biais de l’astrologie qu’il est devenu un « voyant », mais par divine inspiration : « veu que toute inspiration prophétique reçoit son principe movant de Dieu le créateur » . Dans son optique, en effet, l’intelligence humaine est incapable par elle-même d’accéder à la compréhension des choses cachées recouvertes par le voile du mystère divin à moins qu’elle ne soit secourue par ce que Nostradamus appelle « la flamme missive » permettant d’appréhender le futur, mais aussi le passé et le présent. Nostradamus ne cherche donc pas à prédire mais à faire surgir une conscience de la présence divine dans le monde humain : ce qui « doit être », et non pas ce qui « sera ». 

Portrait de Nostradamus par le Dr Niel.

Portrait de Nostradamus par le Dr Niel.

.

L’homme ici-bas voit Dieu non pas face-à-face, mais toujours « en énigmes », ainsi que le rappelle saint Paul. Pour dire ce que les « yeux » de Dieu lui ont confié, Nostradamus choisit alors de parler cette langue biblique « en énigmes », qui est sa propre manière de prophétiser. Nostradamus pose ainsi en définitive une parole pour aider l’homme de son temps à entendre qui parle au nom de Dieu. Ce n’est pas l’apocalypticien, qui prend la parole et la place de Dieu pour annoncer que la fin des temps est imminente. Ce n’est pas non plus le prédicateur qui, au nom de Dieu, prend partie contre les détenteurs de l’autorité politique en les accusant de gouverner contre la Loi divine – à l’exemple de Jean de Hans ou de Simon Vigor – autre forme de toute puissance. Ce n’est pas davantage le devin inspiré de la tradition platonicienne cher aux humanistes de son temps, le mage ou le théurge inspiré dont se moque par ailleurs Nostradamus. Le prophète – titre que Nostradamus ne cherche aucunement à s’attribuer – « Encores, mon fils, que j’ay inseré le nom de Prophete, je ne me veux attribuer titre de si haulte sublimité pour le temps présent » – est celui qui dénonce le mal contre lequel il propose un antidote porteur d’espérance à l’homme qui se demande par quel chemin aller au milieu du XVIe siècle.

.

Il est ainsi possible de repérer au fil des siècles les figures prophétiques qui incarnent la parole habitée.

Sylvie Barnay à Canal Académie

Sylvie Barnay 

Le texte ci-dessus est extrait, avec son aimable assentiment, de : Sylvie Barnay, La parole habitée, Points Sagesse, Paris, Seuil, 2012 (copyright Éditions du Seuil). Les références des textes cités sont données dans le texte original.

.

Sylvie Barnay, Maître de conférences à l’Université de Lorraine Chargée d’enseignement à l’Institut catholique de Paris …. ses écrits ci dessous ….

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

.
——===ooOoo===——
.

Présentation de

«  »la parole  habitée » »

.
——===ooOoo===——
.

 

Confusément assimilé à Nostradamus, le prophète irait de par le monde, marginal, extatique et détenteur des sombres secrets de l’avenir, toujours apocalyptiques. Mais si la parole prophétique est effectivement  » habitée  » par un savoir qui dépasse celui du commun des mortels, elle n’est pas toujours noire et menaçante. L’identité du prophète a évolué au cours de l’histoire : devin dans l’Antiquité, médiateur entre l’homme et Dieu dans le judaïsme, tour à tour contestataire annonciateur de l’Apocalypse et interprète de la Parole divine dans le christianisme, il a contribué à définir la spécificité de l’islam, avec la figure de Muhammad, il a pris le visage de l’utopiste et du révolutionnaire dans le monde moderne… Ainsi, du mésopotamien Marduk à Isaïe, Ezéchiel puis Moïse, de Joachim de Flore à Nostradamus, de Sabbataï Tsevi à Martin Buber, de Marx à Emmanuel Mounier, les grandes voix prophétiques résonnent d’échos différents selon qu’elles veulent bouleverser le monde ou l’interpréter, le mobiliser ou accélérer la réalisation sur terre d’une promesse divine, annoncer la fin du monde ou préparer l’homme au changement. Ce recueil de textes, accompagnés de présentations qui les contextualisent, rend ainsi compte de la diversité des voix prophétiques dans l’histoire tout en dessinant les figures caractéristiques du prophète.

.
——===ooOoo===——
.

 Biographie de l’auteur

.
——===ooOoo===——
.

.

.

.
Historienne, elle a notamment publié :

.

— La Vierge, femme au visage divin

.

— La parole habitée : Les grandes voix du prophétisme

.
— Langue de bois et parole en or
.
— Les Saints : Des êtres de chair et de ciel
.
— Jésus, compléments d’enquête
.
— Almanach des traditions et de la gourmandise : Fêtes, dictons, recettes
.

.
——===ooOoo===——
.

Détails sur ce livre

.
——===ooOoo===——
.

 


.
Poche: 296 pages
Editeur : Points (9 février 2012)
Collection : Points Sagesses
Langue : Français
ISBN-10: 2757817388
ISBN-13: 978-2757817384

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——

.
Patrick

sources : 

Canal Académie

.

http://www.canalacademie.com/ida8787-Les-mots-des-religions-Prophetisme.html

.

http://www.canalacademie.com/idr20-Les-mots-des-religions-.html

.

http://www.canalacademie.com/ida8802-Sous-la-direction-d-Andre-Vauchez-Prophetes-et-prophetisme-d-hier-a-aujourd-hui.html

.

Diverses sur Internet 

Exposition

 

Les Belles Heures du duc de Berry

du 5 Avril 2012 au 25 Juin 2012

.

.

.

Manuscrit des plus remarquables, les Belles Heures du duc de Berry sont au cœur d’une exposition qui en présentera 47 feuillets. Ce sera l’occasion ultime de les admirer avant qu’ils ne regagnent les Cloisters, département médiéval du Metropolitan Museum of Art de New York, et ne soient remontés dans leur reliure.

Cet exceptionnel livre d’heures fut enluminé, au tout début du XVe siècle, par les frères de Limbourg qui allièrent beauté des cycles peints, inventions dans les compositions et innovation dans la conception de l’espace et la narration.

Le livre d’heures, recueil de textes de dévotion et d’offices à l’usage des laïcs, fut l’ouvrage de piété le plus répandu et le plus prisé de la fin du Moyen-âge. Comme les plus grands bibliophiles de son temps, Jean de Berry eut du goût pour ce type de manuscrit. Son nom est associé à une prestigieuse série de livres d’heures qu’il fit exécuter pour son usage entre le dernier quart du XIVe siècle et sa mort, en 1416. Ceux qui sont parvenus jusqu’à nous comptent parmi les chefs-d’œuvre de l’enluminure française, voire européenne, du Moyen-âge finissant.

 

.

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

Patrick

sources :

— http://www.louvre.fr/

— le Net 

— Wikipédia

Le Roi-Soleil et Dieu

.
——===ooOoo===——
.

«  » »Le Roi-Soleil et Dieu » » »

.
——===ooOoo===——
.

PRÉSENTATION

——======——-

.

.

La rencontre et le dialogue singulier entre deux personnalités exceptionnelles : Dieu et Louis XIV. Ou comment la religion et l’Etat font corps et âme dans la personne du Roi : une véritable révélation sur une dimension méconnue et déterminante du règne du Roi-Soleil.

Roi très chrétien, revêtu de l’onction du saint chrême, Louis XIV occupe une place unique dans le domaine religieux, celle de médiateur entre Dieu et les sujets qu’Il lui a confiés. En témoignent les rituels publics auxquels il s’est astreint toute sa vie, de la nomination aux grandes charges ecclésiastiques jusqu’au toucher des écrouelles en passant par la célébration d’offices religieux soigneusement codifiés et mis en musique. Il suscite ainsi une vénération envers sa personne qui fonde l’enthousiasme politique dont il bénéficie. De là une action religieuse très consciente, jusque dans ses aspects les plus contestables, comme la révocation de l’édit de Nantes et la persécution de Port-Royal.
Le roi mène aussi une vie chrétienne marquée par les combats intérieurs. Après avoir beaucoup sacrifiéà la galanterie et versé dans l’adultère, sa conversion progressive lui fait épouser Mme de Maintenon et renoncer au péché. Les ultimes épreuves de sa vie et ses derniers instants révèlent un fidèle pleinement résigné et stoïque, soucieux de laisser à la postérité le souvenir d’une mort héroïque et sainte. Ainsi se découvre, sous le regard de Dieu et de l’Eglise, la double identité du roi, prodige de gloire et pauvre pécheur.

Diplômé de l’Ecole du Louvre et docteur ès lettres, Alexandre Maral est conservateur en chef au château de Versailles. Il est l’auteur de La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV. Cérémonial, liturgie et musique et de Madame de Maintenon. A l’ombre du Roi-Soleil. Il a été commissaire des expositions Louis XIV : l’homme et le roi, en 2008, et Une chapelle pour le roi, en 2010.

Marc FUMAROLI de l’Académie française,
Alexandre MARAL

Parution : avril 2012
ISBN : 978-2-262-03519-8
Pages : 372
Prix : 24€

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

Patrick

sources

 http://www.editions-perrin.fr

Histoire de l’Institut de France

. ——===ooOoo===—— .

 Histoire de l’Institut de France 

. ——===ooOoo===—— .

.

.

.

L’Institut de France est une institution de l’État, composée de cinq académies à la longue histoire. Pour le monde entier, il s’identifie avec la Coupole sous laquelle se tiennent les cérémonies solennelles des cinq académies, celles pour lesquelles les académiciens revêtent le costume de drap bleu foncé, brodé de ces rameaux d’olivier vert et jaune, qui lui valent son nom d’habit vert. L’épée de cour, par laquelle Napoléon remplaça la canne, est souvent une création originale, ornée des symboles qu’a choisis chaque académicien. Les amis du nouvel élu la lui offrent au cours d’une cérémonie qui précède la réception officielle.

.

.

La naissance des Académies et la création de l’Institut de France

.

Les académies forment un « parlement de savants », riche de son histoire, mais aussi de son rôle actuel. C’est l’essor des salons et des cénacles littéraires sous le règne de Louis XIII qui donne en 1635 à Richelieu l’idée de créer l’Académie française, dont il se déclare protecteur et à laquelle il confie le soin de veiller sur la langue française et d’en rédiger le dictionnaire. Ce Dictionnaire, toujours tenu à jour, a déjà connu huit éditions. D’une commission de l’Académie constituée pour rédiger les Inscriptions des médailles et des bâtiments royaux, Colbert fait en 1663 l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Elle est vouée à l’histoire, à l’archéologie et à la philologie, aussi bien pour l’Antiquité classique et le Moyen Âge occidental que pour les civilisations orientales. Une Académie des sciences s’imposait. Elle voit le jour en 1666. Lavoisier y fait établir en 1785 deux sections, une pour les sciences exactes et une pour les sciences de la nature. Cela explique qu’elle ait encore aujourd’hui deux secrétaires perpétuels. L’Académie des beaux-arts est née de la réunion de l’Académie de peinture et de sculpture créée par Mazarin lui-même en 1648, de l’Académie de musique créée en 1669 et de l’Académie d’architecture, créée en 1671. Elle comprend des artistes, des écrivains, des mécènes. Elle s’est élargie en 1985 par une section formée pour les arts du cinéma et de l’audiovisuel.

.

.

.Napoléon Bonaparte siégeant en habit d'académicien. Aquarelle d'Edouard Detaille.

.

.

Les académies de l’Ancien Régime ont été dissoutes, comme les autres institutions royales, en 1793. Mais le besoin demeurait d’une assemblée d’écrivains, de savants et d’artistes et la Convention, en son avant-dernière séance, le 25 octobre 1795, créait l’Institut de France. Il était formé de trois classes, puis en 1803 de quatre classes. Celle des sciences morales et politiques se vit supprimée par Bonaparte, qui était membre de l’Institut en sa section de mécanique mais reprochait à ceux qu’il appelait les « idéologues » leur hostilité de principe au régime. Elle est reconstituée en 1832 à l’initiative de Guizot. Désormais, il y a bien cinq Académies. Car, dès 1816, les classes de l’Institut ont repris leur nom d’autrefois : elles sont de nouveau des académies. Demeure l’Institut, qui les regroupe mais respecte leur indépendance. Les anciennes académies siégeaient au Louvre. Celui-ci étant devenu le grand musée que l’on sait, Napoléon décida de donner à l’Institut un nouveau siège, particulièrement prestigieux. Le 20 mai 1805, les membres de l’Institut franchissaient la Seine et s’installaient au Collège des Quatre-Nations.

.

Le Collège des Quatre-Nations

.

Comme tout homme d’État, Mazarin voulait laisser des traces de son passage. Proviseur du collège de Sorbonne, Richelieu avait fait édifier la superbe chapelle où s’élève encore aujourd’hui son tombeau. Trois jours avant sa mort, en mars 1661, Mazarin fondait un collège nouveau, destiné à assurer l’éducation gratuite de soixante jeunes gens originaires de quatre provinces qu’avait réunies à la France les traités de Wesphalie en 1648 et le traité des Pyrénées en 1659. C’étaient l’Artois, l’Alsace, une petite partie de la Savoie, le Roussillon et la Cerdagne. On appela cette nouvelle institution le Collège des Quatre-Nations.

.

.

.Le cénotaphe de Mazarin. Sculpture de marbre blanc d'Antoine Coysevox (1640-1720)

.

.

Le cardinal léguait quatre millions de livres pour financer la construction et une rente de soixante-cinq mille livres par an pour le fonctionnement, avant tout pour les bourses des étudiants. Son tombeau devait être placé dans la chapelle. Ce sera seulement son mausolée, le corps n’y ayant jamais été déposé. L’homme de confiance de Mazarin, Colbert, désigna l’architecte : Louis Le Vau, déjà architecte des agrandissements du Louvre. Il sera le principal architecte de Versailles. Le site choisi était prestigieux : sur l’emplacement de la porte de Nesles, face au Louvre. Le bâtiment sera une véritable scénographie urbaine : deux pavillons carrés encadrant la chapelle et sa coupole, le tout réuni en une vaste courbe. À la mort de Le Vau en 1670, François d’Orbay lui succède. C’est lui qui conçoit cette coupole haute de 44 mètres, une coupole circulaire à l’extérieur et en ellipse à l’intérieur. Le décor en est fait des médaillons des douze apôtres, des initiales de saint Louis  et d’une citation du prophète Ezéchiel  : « il siégera sous son ombre au milieu des nations ». Trois sculpteurs, Coysevox, Tuby et le Hongre collaborent pour élever le mausolée. Le Collège accueille ses premiers élèves en 1688. Il sera prospère jusqu’à sa fermeture en 1791. Il avait reçu les quarante mille ouvrages réunis par le cardinal dans son hôtel de la rue Vivienne, celui-là même qui allait accueillir la Bibliothèque royale et où se trouve encore aujourd’hui une notable partie de la Bibliothèque nationale de France. Ces livres forment la base de la bibliothèque Mazarine, ouverte au public dès ses débuts et aujourd’hui riche d’un demi-million de manuscrits et d’imprimés.

.

.

.

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

Patrick

sources :

== Institut de France 

== le net 

 

Publications intéressantes portant sur l’Histoire …

.
——===ooOoo===——
.

Publications intéressantes

en….  l’Histoire ….

.
——===ooOoo===——
.

——===ooOoo===——
.
Les vraies chroniques de Tournai

.

par Yves Coutant

Cet ouvrage constitue la première édition intégrale d’une chronique oubliée et délaissée par beaucoup de chercheurs qui y ont vu, à tort, une simple traduction vernaculaire de textes latins déjà connus par ailleurs. Yves Coutant, sous la direction du professeur Jacques Pycke, remet le texte et les origines légendaires de la ville de Tournai à l’honneur, grâce à une édition de qualité et à une solide introduction. Le texte ici étudié, remarquablement daté par le copiste lui-même, date de 1290.

 

 

« Seconde Rome, tel est le nom que les anciens Romains auraient donné à Tournai après qu’ils l’eurent fondée en 609 avant JC. Il s’en fallut de peu que cette Seconde Rome ne surpasse la ville-mère:les Romains appréciaient tellement la nouvelle cité qu’ils envisagèrent un moment d’abandonner le Tibre pour élire domicile le long de l’Escaut. Mais après une première révolte contre les Romains, Seconde Rome dut se soumettre et accepter le sobriquet d’Hostile. C’est sous encore un autre nom, Nerve, qu’elle lutte bien plus tard contre les armées de Jules César. Elle est vaincue mais César se montre magnanime. A l’instigation du traître Ambiorix, les citoyens de Nerve reprennent cependant les hostilités et malgré l’élection du roi éponyme Turnus, la cité, qui dorénavant se fait appeler Tournai, ne peut résister à César. Le général romain est implacable cette fois-ci et punit la forfaiture en rasant la ville. Tournai ne retrouvera sa splendeur d’autrefois qu’au temps de Néron et sera christianisé par Piat et Eleuthère.

S’il est un texte qui glorifie Tournai et les Tournaisiens, c’est bien celui-ci. Nous le savions déjà : de tous les peuples de la Gaule, les Belges étaient les plsu forts. ce que nous apprenons ici, c’estq ue de tous les Belges, les plus forts étaient en fait les Tournaisiens. Epris de liberté et insoumis, courageux et héroïques, ils ne surent malheureusement pas toujours se réfréner : chaque fois que leur bravoure devint témérité et que leur héroïsme se mua en outrecuidance, ils furent punis. Mais chaque fois aussi, tel le phénix, la cité se releva de ses cendres pour redevenir finalement cité royale et siège épiscopal ».

Ce volume constitue le 18e opus des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire.
Disponible chez l’éditeur universitaire i6doc en format papier et en format PDF.
ISBN-10 2-87419-070-5
ISBN-13 978-2-87419-070-4
Année de publication mai 2012
Nb de pages 206
Format 30 x 21 cm

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

.
——===ooOoo===——
.

La revue Archives et Manuscrits précieux

.
——===ooOoo===——
.

 

Ce n’est pas la première fois que les origines de Tournai sont étudiées au sein de la collection Tournai – Art et Histoire. Dans le troisième tome de la revue Archives et Manuscrits précieux, également éditée par le professeur Jacques Pycke (Instruments de travail n°11, 2009), trois médiévistes de formation différente ont croisé leurs regards sur les origines légendaires de la ville. Isabelle GLORIEUX (docteur en langues et littératures classiques) examine les chroniques en langue latine qui évoquent la naissance des origines mythiques de la ville et leur développement, lorsque la bourgeoisie puis le duc de Bourgogne s’en emparent. Pieter-Jan DE GRIECK (historien médiéviste de la Katholieke Universiteit Leuven) élargit le champ grâce à des manuscrits découverts notamment à Lyon et à Leuven, abordés dans la perspective de l’historiographie monastique de l’abbaye tournaisienne de Saint-Martin. Enfin, Kathy KRAUSE (Professor of French à l’Université du Missouri-Kansas City) approfondit notre connaissance du manuscrit français 24430 de la Bibliothèque nationale de France, qui contient la plus ancienne copie connue de la version française des origines légendaires de Tournai.

Le même volume contient également un article sur les lettres collectives d’indulgences délivrées par des groupes d’évêques en Avignon au 14e siècle (Morgane Belin) ; une édition du Testament de Jean Chevrot, président du conseil de Philippe le Bon, évêque de Tournai (1438-1460), enfant de Poligny (Marie Van Eeckenrode) ; une étude d’Une Missa Sancta Trinitas anonyme du 16e siècle conservées aux Archives et Bibliothèque de la cathédrale de Tournai (Anne-Emmanuelle Ceulemans) ; une édition de Nouveaux documents qui concernent l’abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés à Tournai, dite encore Saint-Médard (Jacques Pycke et Michel-Amand Jacques).

Disponible ici en PDF ou en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre relié
ISBN-10 2-87419-018-7
ISBN-13 978-2-87419-018-6
Année de publication nov. 2009
Nb de pages 136
Format 20,8 x 29,3 cm

Dans le quatrième tome de la revue Archives et Manuscrits précieux (Instruments de travail n°15, 2010) se penche sur deux manuscrits conservés à la Cathédrale de Tournai : le livre d’heures de la famille Lefèbvre (Marie Van Eeckenrode et Ingrid Falque) et le Livre des serments (Morgane Belin) qui a fait l’objet d’une édition en 2010 dans la même collection. Il scrute attentivement trois manuscrits musicaux de la cathédrale très vraisemblablement apparentés (confrérie des notaires), parmi lesquels figure la célèbre Messe de Tournai (Sarah Ann Long). Il propose enfin l’édition et la traduction d’une « Vie » du saint évêque tournaisien Éleuthère (Olivier Delsaux), dont l’unique témoin se trouve dans un manuscrit du 13e siècle conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ainsi, des études de documents d’archives côtoient à nouveau de précieux manuscrits et justifient pleinement le titre donné à cette série de volumes annuels au sein de la collection scientifique Tournai – Art et Histoire.
Disponible ici en PDF ou en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-042-X
ISBN-13 978-2-87419-042-1
Année de publication nov. 2010
Nb de pages 152
Format 21 x 29,7 cm

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

.
——===ooOoo===——
.

 Les cartulaires des évêques de Tournai

.
——===ooOoo===——
.

Ouvrir les cartulaires des évêques de Tournai : une richesse dévoilée. 1098 regestes (analyses détaillées) d’actes de 898 à 1677

par Cyril Vleeschouwers et Jacques Pycke

 

Les riches archives de l’Évêché de Tournai ont brûlé à Mons et à Tournai en 1940. Par bonheur, les registres cartulaires (recueils de chartes) contenant les actes des évêques ont été conservés. Ils reposent aujourd’hui aux Archives de l’Etat à Tournai, à la Bibliothèque municipale de Lille et à la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

On a songé, depuis un bon siècle, à les publier, vue la richesse des informations qui y sont contenues. Hélas, devant l’ampleur de la tâche, aucun projet n’a abouti. Il est vrai qu’une édition exhaustive de ces cartulaires épuiserait la vie d’un chercheur !

Pour stimuler la recherche, C. Vl. et J. P. présentent, dans l’ordre chronologique, en un fort volume, une analyse détaillée (regeste) en français moderne de chacun des 1098 documents éparpillés dans l’un ou l’autre des cartulaires. De généreux index des noms de personnes, des noms de lieux et des matières dévoilent la surprenante richesse de ces documents qui concernent tout l’ancien diocèse de Tournai, de Lille à La Panne et de Sluis à Saint-Amand-des-Eaux !

On y traite tout à la fois des innombrables conflits de juridiction qui ont opposé les évêques aux ducs de Bourgogne ou aux échevins des villes, des nominations d’abbés, d’abbesses et de prieures, des abbayes gantoises, des grandes collégiales de Lille, d’Harelbeke, de Courtrai et de Bruges, de Saint-Nicolas-des-Prés, des fondations de chapelles, des nouvelles dévotions, des dîmes de lin, de colza, de choux et de navets, de la règlementation des moulins, de la suppression de la paroisse Sainte-Marguerite, des habitants d’Orcq, du château d’Helchin, de la pratique des sacrements, des hérésies, de l’hommage féodal, des monnaies, des innombrables hôpitaux, des inquisiteurs, des marguilliers, des changeurs, des serments, des pèlerinages, des testaments, des chantres, des sépultures, des veuves, des curés de paroisse, des prisons, des châtelains et des cimetières….

Un instrument de travail indispensable, qui permettra de renouveler des pans entiers de l’histoire des évêques de Tournai et de pratiquement toutes les villes, les villages et les institutions religieuses de l’ancien diocèse de Tournai.
Ce volume constitue le 14e numéro des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire et est disponible ici en PDF et en version papier.

.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-040-3
ISBN-13 978-2-87419-040-7
Année de publication mars 2010
Format 21 x 29,7 cm

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

.
——===ooOoo===——
.

Cloches et société médiévale 


Les sonneries de Tournai

au Moyen Age

.
——===ooOoo===——
.


par Laure Leroux
Depuis plusieurs années déjà, les médiévistes s’emploient à rendre au Moyen Âge ses lumières, ses couleurs. A l’image, nous allons nous efforcer d’ajouter le son, un son surtout, devenu symbole de l’Occident chrétien, celui des cloches. Il faut tendre l’oreille pour percevoir l’écho du bronze à travers des mentions qui devaient apparaître anodines, sinon évidentes à leurs auteurs tant cette sonorité était inscrite dans leur quotidien et dans leur culture. Longtemps ignorées par les historiens, c’est par ces trop rares mentions autant que par les ellipses et les silences des sources médiévales que nous nous essaierons à retrouver les cloches dans la trame des jours, à travers une « enquête campanaire » explorant les sonorités d’une ville au patrimoine exceptionnel, Tournai, auquel un dicton populaire attribue « cent clochers, quatre cent cloches ».
Ce volume constitue le 16e opus des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire et est disponible ici en PDF et en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-045-4
ISBN-13 978-2-87419-045-2
Année de publication mars 2011

 

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

Patrick

sources :

== http://blogdurmblf.blogspot.fr/

Gallica met en ligne 29 carnets de dessins de Degas

.
——===ooOoo===——
.

.
Gallica met en ligne 29 carnets de dessins de Degas
.
.

.
——===ooOoo===——
.

Parmi les documents récemment mis en ligne dans Gallica, ne manquez pas les 29 carnets de dessins d’Edgar Degas qui fourmillent de notations diverses révélant l’homme et l’artiste…
.
Sur les 38 carnets laissés par Degas, 29 ont été donnés en 1920 au département des Estampes par son frère René de Gas en remerciement des importants travaux menés sur l’artiste par le conservateur Paul-André Lemoisne.
.
Véritables journaux de bord mêlant les sujets les plus divers sur une même page, ces carnets donnent accès à la fabrique intime de l’œuvre de Degas…

 

.

.
——===ooOoo===——
.

Pour en savoir plus…
.

http://blog.bnf.fr/gallica/?p=4010

.

Lire aussi

Miniatures et enluminures flamandes en ligne
.

http://expositions.bnf.fr/flamands/

.

.

Des écrits de Robespierre inédits préemptés
.

http://patrimoine.blog.pelerin.info/2011/05/19/des-ecrits-de-robespierre-inedits-preemptes/

.

.
Un document rare remis aux Archives départementales du Doubs

.

http://www.doubs.fr/archives/v2/index.php

.

.

Gallica : 150 ans de Gazette des beaux-art
.

http://blog.bnf.fr/gallica/?p=1451

.

.

Explication des peintures, sculptures et autres ouvrages de Messieurs de l'Académie royale, dont l'exposition a été ordonnée suivant l'intention de Sa Majesté... dans le grand sallon du Louvre...

.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.

Patrick

sources :

==  Gallica

 ==  pèlerin info