23 mai 1430 Jeanne d’Arc est capturée à Compiègne et jugée et brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431

23 mai 1430

Jeanne d’Arc est capturée à Compiègne

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Le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons en tentant de secourir avec sa troupe les habitants de Compiègne, au nord de Paris.

Les Anglais vont alors se la faire livrer, en vue de la faire condamner… par un tribunal ecclésiastique. Ils espèrent de la sorte mettre au jour sa nature de sorcière et dévaluer le sacre de leur ennemi Charles VII

Jeanne d'Arc faite prisonnière à Compiègne (Jules Eugène Lenepveu, 1886, Panthéon, Paris)
Vaines impatiences

En délivrant Orléans et faisant sacrer le roi Charles VII à Reims, Jeanne d’Arc a accompli la mission que lui ont confiée, selon ses dires, des voix célestes. D’ailleurs, après le sacre, elle admet ne plus entendre ses voix…

Mais emportée par son succès et la faveur des foules, elle veut en finir au plus vite avec les Anglais. Elle part avec Charles VII à la reconquête du Bassin Parisien. L’armée royale entre sans coup férir à Soissons, Château-Thierry, Provins, Crépy-en-Valois et les villes de l’Oise.

Encouragé par Jeanne, le «beau duc» Jean d’Alençon, gendre de Charles VII et chef de l’armée royale, mène celle-ci à Saint-Denis, aux portes de Paris. Mais les Français de la capitale, satisfaits de leur sort, n’ont nul désir de revoir la redoutable faction des Armagnacs qui entoure le roi.

Quant à l’entourage du roi, conduit par sa belle-mère Yolande d’Aragon, il préfère négocier une trêve avec le cousin ennemi de Bourgogne, le  «Grand-Duc d’Occident»Philippe le Bon. Par la trêve, conclue le 28 août, ils promettent au duc de recouvrer les villes perdues de l’Oise.

De leur côté, Jeanne et d’Alençon ne se résignent pas et lancent une attaque sur la capitale le 8 septembre 1429, fête de la Nativité de la Vierge ! Beaucoup s’indignent que la Pucelle engage le combat ce jour-là. Elle-même est blessée d’une flèche à la cuisse et l’assaut tourne court.

À nouveau tenté par le repli, Charles VII  ramène l’armée à Gien, sur la Loire, et la licencie le 21 septembre 1429. Dans le même temps, il commence à tenir l’héroïne à l’écart tout en lui faisant miroiter les délices de la vie de cour. En témoignage de reconnaissance, il l’anoblit ainsi que sa famille le 24 décembre 1429 (son nom, Darc, devient dès lors d’Arc). Il confie la prévôté de Vaucouleurs à son frère Pierre, qui a combattu à ses côtés, et dispense cette châtellenie de l’impôt.

Comme Jeanne ne se laisse pas adoucir par les faveurs, il lui confie le soin de combattre un brigand mais celui-ci lui inflige un échec humiliant à la Charité-sur-Loire où il s’est réfugié.

À la cour, le grand chambellan La Trémoille et l’archevêque de Reims Regnault de Chartres, chancelier de France, qui privilégient la négociation avec les Bourguignons, manigancent sa perte. Ils suscitent une prophétesse rivale, Catherine de La Rochelle, que Jeanne rencontre et renvoie en lui conseillant d’aller «faire son ménage et soigner ses enfants».

De l’échec au drame

De leur côté, les Anglais sont très affaiblis et quelque peu démoralisés par leurs échecs successifs depuis la levée du siège d’Orléans. Leur régent, le duc de Bedford, se voit contraint d’appeler à l’aide le cardinal de Winchester, son oncle, qui a déjà mis sous sa coupe l’Angleterre et son régent, le duc de Gloucester. Le cardinal détourne vers la France une armée qu’il avait recrutée pour combattre les hérétiques hussites dans la lointaine Bohème. Lui-même et ses soldats rencontrent à Paris le duc de Bourgogne le 30 septembre 1429.

Leurs alliés bourguignons se sentent pousser des ailes. Fringant étalon, le duc Philippe le Bon célèbre avec Isabelle de Portugal son troisième mariage le 10 janvier 1430 et par la même occasion crée le fameux Ordre de la Toison d’Or. Là-dessus, en avril, à la fin de l’hiver, il décide délibérément de rompre la trêve et se lance à la reconquête de Compiègne, un verrou sur l’Oise, au nord de Paris, qui l’empêche de lier ses possessions à celles des Anglais.

Le 15 avril 1430,  il entame le siège de la ville avec son lieutenant Jean II de Luxembourg-Ligny, comte de Guise. Les habitants appellent Jeanne à l’aide. Celle-ci lève avec ses propres deniers une troupe de 400 mercenaires et se précipite à leur secours sans en référer au roi. Elle entre dans la ville à la faveur de la nuit. Mais le lendemain, le 23 mai 1430, en tentant une sortie, elle est encerclée par les Bourguignons et capturée par un archer picard qui la livre à son seigneur Jean de Luxembourg.

Jeanne n’a pas l’espoir que le seigneur bourguignon demande une rançon au roi Charles VII en échange de sa libération car elle-même, quelque temps plus tôt, a refusé de libérer contre rançon un routier bourguignon, Franquet d’Arras, et l’a au contraire livré à la justice royale pour qu’il soit exécuté en vertu de ses crimes innombrables.

La Pucelle est donc dans un premier temps enfermée au château de Beaulieu-en-Vermandois, d’où elle tente de s’échapper. Le mois suivant, elle est transférée au château de Beaurevoir, au nord de la Picardie. Elle tente une deuxième fois de s’évader en se laissant descendre le long d’une corde confectionnée avec ses draps. Mais la corde rompt et elle fait une chute douloureuse.

Très vite, son geôlier est harcelé par Henri Beaufort, cardinal de Winchester, qui, à Londres, a repris en main les affaires du Continent. Celui-ci veut à tout prix que la captive soit jugée et condamnée pour sorcellerie et hérésie afin de couper court à sa popularité et ruiner le crédit de Charles VII… Que vaudrait en effet un sacre acquis grâce à une sorcière ?

L’Anglais multiplie les pressions, entame le blocus des ports flamands et finalement rachète Jeanne pour dix mille livres tournois, soit un montant équivalent à une rançon royale ! La prisonnière est conduite à Arras, puis au Crotoy, à Dieppe et enfin à Rouen où elle doit être jugée. Son procès va pouvoir commencer…

Ingratitude

Le roi Charles VII, peu conscient de l’enjeu, n’esquisse aucun geste en sa faveur. Son grand chambellan Georges de la Trémoille, retors et corrompu, hostile à la Pucelle, le dissuade de la racheter.

Toutefois, sous le choc, les troupes royales semblent se réveiller de leur torpeur. Le 25 octobre 1430, Xaintrailles et La Hire obligent Jean de Luxembourg à lever le siège de Compiègne. Le duc de Bourgogne détourne son attention vers le Brabant. C’en est fini de la menace d’une jonction des domaines anglais et bourguignons. Les troupes de Charles VII ont repris l’initiative. Jeanne captive a gagné.

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30 mai 1431

Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen

Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux-Marché, après un procès inique. Elle est victime de ce que les Anglais voulaient à tout prix la convaincre d’hérésie (et accessoirement de sorcellerie) pour abaisser ainsi le roi Charles VII qu’elle avait diligemment servi.

Son procès, dont on a conservé et publié les minutes, témoignent d’une personnalité d’exception, avec un esprit acéré et une conscience pure.

Jeanne d'Arc au bûcher, miniature(Les Vigiles de Charles VII, manuscrit réalisé par Martial d'Auvergne en 1477-1483, BNF)
La Pucelle jugée par l’Église

Capturée au siège de Compiègne, le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc est vendue par les Bourguignons aux Anglais, lesquels n’ont qu’une hâte : la faire condamner par un tribunal ecclésiastique afin de déconsidérer le roi Charles VII et rendre le moral à leurs troupes. Celles-ci, il est vrai, ne se montrent plus guère offensives depuis le siège d’Orléans.

Après un passage à la forteresse du Crotoy, au bord de la Manche, Jeanne arrive à Rouen la veille de Noël 1430. Elle est enfermée au château du Bouvreuil, la forteresse de la ville, qui accueille ordinairement des prisonniers hommes. Pour l’occasion, une tour lui est réservée. Elle est placée sous la garde du gouverneur de la ville, Richard de Beauchamp, comte de Warwick.

Pas moins de quatre ou cinq rustres veillent sur elle nuit et jour. Ont-ils pu tenter de la violer? La chose est peu probable car les gardes, superstitieux, devaient être rebutés à l’idée de toucher une prétendue sorcière.

Le tribunal d’Église qui doit la juger est présidé par Pierre Cauchon, l’évêque de Beauvais, dont dépend Compiègne, le lieu de sa capture.  Cauchon est un théologien respecté de l’Université de Paris, d’environ 60 ans. Il est entré au service du duc de Bourgogne, ce qui lui a valu l’évêché de Beauvais. Désireux de se faire bien voir des Anglais, il arrange le procès en hérésie et pour cela s’adjoint le concours du frère dominicain Jean Le Maître, vicaire de l’inquisiteur en France.

Jeanne devant ses juges (lettrine d'un manuscrit du XVe siècle, BNF)Le procès s’ouvre le 9 février 1431 avec les deux juges et quelques dizaines d’assesseurs. Il est fréquemment suspendu et à plusieurs reprises, le très puissant cardinal de Winchester vient remplacer Cauchon à la tête du tribunal.

Ces ecclésiastiques admettent difficilement que Dieu ait pu s’adresser par-dessus leurs têtes à une fille du peuple. Ils dépêchent des enquêteurs à Domrémy mais les témoignages des habitants sont si favorables à l’accusée qu’ils doivent détruire leur rapport. Ils reprochent à Jeanne d’avoir revêtu des habits d’homme (sic), en contradiction avec un précepte du Deutéronome, d’avoir essayé de se suicider à Beaurevoir (il s’agissait en fait d’une tentative d’évasion) et bien sûr d’avoir eu de fausses visions.

Interrogée par Jean Beaupère, l’un des juges, sur son état de grâce, elle répond : «Si je n’y suis, Dieu m’y mette, si j’y suis, Dieu m’y tienne !»

Les actes du procès témoignent de l’extraordinaire force de caractère de l’inculpée.Ainsi à propos de l’assassinat de Jean sans Peur : «Croyez-vous que votre roi a bien fait de tuer ou faire tuer monseigneur de Bourgogne ? — Ce fut grand dommage pour le royaume de France. Mais quelque chose qu’il y eût entre eux, Dieu m’a envoyée au secours du roi de France.»

Incapable de faire fléchir la jeune fille et pressé d’en finir par le cardinal de Winchester, qui se dispose à quitter Rouen, l’évêque Cauchon précipite la procédure. Il soumet à Jeanne un réquisitoire de douze articles qu’elle récuse en bloc. Il décide alors de lui faire peur.

Le 24 mai 1431 au soir, Jeanne est traînée au cimetière de l’abbatiale de Saint-Ouen où a été préparé un bûcher. Sur une estrade se tient le cardinal de Winchester. Le bourreau est prêt à l’ouvrage. On la menace de torture et on lui montre les instruments. Puis l’évêque Cauchon list l’acte d’accusation par lequel il la livre au bras séculier afin qu’elle soit brûlée (l’Église s’interdit de procéder elle-même à une exécution). Mais il lui fait savoir aussi que, si elle se rétracte et renonce à ses habits d’homme, elle sera confiée à l’Église et échappera à la mort.

Le prédicateur Guillaume Evrard a la maladresse de s’en prendre au roi : «Ton roi est hérétique et schismatique ! — J’ose bien vous dire et vous jurer sur ma vie que c’est le plus noble chrétien de tous les chrétiens, ceui qui aime le mieux la foi et l’Église. Il n’est pas tel que vous le dites», bondit la malheureuse.

Jeanne, épuisée, signe un document par lequel elle accepte de se soumettre à l’Église et de reprendre ses habits de femme. La sentence de mort est commuée en un emprisonnement à vie.

Le procès de Jeanne d'Arc, miniature du XVe siècle, BNF
Le bûcher

Jeanne d’Arc revient dans sa cellule au grand mécontentement des Anglais qui auraient voulu une exécution rapide. Les soldats menacent même de s’en prendre aux juges et à l’évêque… Mais quelques jours plus tard, s’étant fait dérober ses vêtements et craignant à juste titre pour sa vertu, elle reprend des habits d’homme, ce qui lui vaut d’être cette fois condamnée au bûcher comme relapse (se dit de quelqu’un qui retombe dans l’hérésie).

Vêtue d’une robe soufrée destinée à la faire brûler plus vite et coiffée d’une mitre sur laquelle sont écrits des mots infâmants, la jeune fille est conduite sur le lieu de son supplice. Détail sordide : le bûcher étant trop élevé, le bourreau Geoffroy Thérage se trouve dans l’impossibilité d’étrangler sa victime avant que les flammes ne l’atteignent, ce qui vaut à Jeanne de périr vive dans de grandes souffrances.

Comme Winchester souhaite un ultime aveu, l’évêque Cauchon s’approche des flammes mais c’est pour s’entendre dire : «Évêque, je meurs par vous ! ». Et dans un dernier défi, elle murmure: «Que j’aie bien fait, que j’aie mal fait, mon Roi n’y est pour rien !…» Un des juges, pris de remords, confiera : «Je voudrais que mon âme fût où je crois qu’est l’âme de cette fille ! »

Après le supplice, le bourreau se voit chargé de jeter les cendres dans la Seine afin d’éviter qu’elles ne deviennent objet de ferveur.

En dépit de cette fin tragique, qui apparaît dans l’instant comme un échec, la détermination de Jeanne d’Arc, soutenue par sa foi, a changé le cours de l’Histoire. Sa foi et sa fougue ont sauvé la dynastie des Valois. Fallait-il voir en elle une sainte catholique ? C’est une autre affaire.

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sources hérodote.net

André Larané

écrites de l’époque ..

Le procès de Jeanne d’Arc

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jeanne/

Le procès de Jeanne d’Arc

http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-10/23-13/JeanneArc.html

Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc : raconté et traduit, …

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k551683

Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc : raconté et traduit, …

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jeanne/

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1895_num_56_1_462831

http://www.stejeannedarc.net/rehabilitation/enquete_1450.php

Des origines à nos jours, Histoire de ou du ….(mon) village !!!

8000 ans avant JC

Sédentarisation et agriculture 

Entre l’an 12.500 et l’an 7.500 avant JC, de petites communautés humaines commencent à se grouper dans des villages permanents. Puis elles développent l’agriculture en complément de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Elles pratiquent ensuite l’élevage et enfin cultivent les arts du feu, notamment la poterie et la métallurgie du bronze.

Les hommes cessent d’être seulement des prédateurs qui puisent leur subsistance dans la nature. Ils deviennent des producteurs qui renouvellent ce qu’ils consomment (graines, gibier) par les semis et l’élevage. Ce changement est observé au Moyen-Orient et presque simultanément en Chine du nord, au Sahara et dans la Cordillère des Andes.

Avant l’agriculture

Avant que ne survienne ce changement, les premiers hommes vivaient dans des abris sous roche et tiraient leur subsistance de la chasse, de la pêche et de la cueillette… Ainsi vivaient par exemple les hommes qui décorèrent les grottes de Lascaux et d’Altamira (16.000 ans avant notre ère).

Nomades et peu nombreux (quelques centaines de milliers en tout et pour tout), ils parcouraient la terre en quête de nourriture. Ils jouissaient sans trop de mal des fruits de la Terre, d’autant qu’après la dernière glaciation, qui remonte à 16.000 ans avant JC, le réchauffement du climat avait favorisé dans les zones tempérées la prolifération du gibier, des céréales (blé et orge) et des légumineuses (pois ou lentilles).

Ces premiers hommes utilisaient des pierres et des os pour se défendre, découper la viande et déterrer les racines. Pour rendre ces outils rudimentaires plus coupants et plus pointus, ils les taillaient avec du silex (une pierre extrêmement dure). Cette lointaine époque est pour cela appelée l’Âge ancien de la pierre taillée, ouPaléolithique (du grec palaios, ancien, et lithos, pierre). Elle a duré 20.000 ans.

Mines à silex

Le silex, roche siliceuse très dure, est présent sous forme de gisements dans certains sols calcaires. Il a été très utilisé par les premiers hommes et même, au temps des pharaons, par les Égyptiens.

Les meilleurs gisements étaient exploités comme des mines de charbon et la précieuse pierre faisait l’objet d’échanges commerciaux. On peut voir une reproduction de mine de silex à Samara, près d’Amiens.

Premiers villages

Tout change vers 12.500 ans av. J.-C.. Le changement est si important que les préhistoriens le qualifient de «révolution néolithique».

Le mot Néolithique a été forgé en 1865 par le banquier et naturaliste sir John Lubbock à partir du grec neos, nouveau, et lithos, pierre. Il signifie l’Âge nouveau de la pierre polie et fait suite au Paléolithique… l’Âge ancien de la pierre taillée.

Le Moyen-Orient se couvre à cette époque-là de graminées (céréales) et l’«on a pu calculer qu’une personne pouvait récolter en deux semaines assez d’engrain sauvage pour nourrir une famille de quatre personnes pendant un an» (*).

Au Proche-Orient, dans la région du Jourdain, certaines communautés profitent de cette nourriture abondante à portée de main pour habiter à plusieurs familles dans un village permanent plutôt que de se déplacer sans cesse et de dormir dans des abris de fortune. Ils choisissent de vivre groupés mais sans rien changer à leur pratique de chasseur-cueilleur. Ces villages marquent le début d’une période charnière appeléeMésolithique (du mot grec mesos qui signifie milieu).

L’archéologue Jean Perrot a mis au jour le site d’un tel village à Mallaha, au nord d’Israël, en 1955. Il s’agit d’un hameau de cinq ou six maisons rondes, semi-enterrées et en dur, construit entre 12.500 et 10.000 avant JC. Des hameaux similaires ont été aussi mis au jour près du Mont Carmel et sur le site de Ouadi en-Natouf d’où l’appellation de Natoufiens donnée par les savants aux représentants de cette lointaine culture.

«Par leur sédentarité, ces groupes accrus s’enracinent en outre dans un milieu stable, où la société des morts, dont témoignent les premiers cimetières mêlés aux habitants, renforce métaphoriquement celle des vivants et peut légitimer en quelque sorte son implantation fixe», écrit Jacques Cauvin (*).

Rencontre du chien et de l’homme

Avec les Natoufiens du Mont Carmel (Israël), qui vécurent 10.000 ans avant JC, nous découvrons le plus ancien ami de l’homme : le chien. C’est le premier exemple de domestication animale… Les hommes du Mésolithique ont attendu trois mille ans avant de domestiquer un nouvel animal : la chèvre.

Au cours du demi-millénaire suivant (10.000 à 9.500 avant JC), dans la même région, les Khiamiens multiplient les représentations de femmes. Il s’agit de figurines en calcaire assimilables à une déesse Mère. Elles cohabitent avec des représentations de taureaux, le taureau étant le symbole de la force virile et indomptable.

Les cultes de la déesse Mère et du taureau se diffusent de concert… de même que la vénération des crânes.

Premiers semis

L’agriculture n’a pas été à proprement parler inventée. Les chasseurs-cueilleurs savaient de toute éternité qu’en lâchant une graine sur le sol, elle donnerait une nouvelle plante. Au début de l’humanité, tirant assez de ressources de la simple cueillette, ils ne se souciaient pas d’exploiter méthodiquement cette observation.

Puis, on l’a vu, les hommes ont commencé à se grouper en petits villages sans cesser de pratiquer la chasse et la cueillette, simplement parce que la vie en communauté leur apportait plus de confort et de sécurité que la vie en solitaire. L’amélioration des conditions de vie a alors favorisé la croissance de la population.

Autour des villages, il est devenu de plus en plus difficile de s’en tenir à la simple cueillette. C’est ainsi que l’on a commencé de favoriser la croissance des plantes autour des maisons. Puis, on s’est astreint à des travaux de binage et d’entretien des parcelles pour en améliorer le rendement.

Les origines de ce changement ne sont pas complètement élucidées mais le préhistorien Jacques Cauvin peut toutefois affirmer que «le passage à l’agriculture n’est pas, à ses débuts, une réponse à un état de pénurie» (*).

Plantes sauvages, plantes cultivées

Le tournant agricole se repère à la modification des caractères génétiques des restes végétaux qu’ont retrouvés et analysés les archéologues.

Les céréales sauvages ont des graines qui, à leur maturité, s’envolent d’elles-mêmes au premier souffle de vent. C’est la condition de leur reproduction. Or, les hommes, quand ils récoltent les graines mûres en vue de leur consommation ou d’un semis volontaire, prennent, par la force des choses, les graines qui sont restées attachées à l’épi du fait d’une mutation génétique rare. C’est ainsi que les céréales mutantes caractérisées par un rachis solide (le rachis désigne la fixation de la graine à l’épi) tendent à se multiplier dans les zones cultivées, au détriment des céréales ordinaires.

C’est à ce phénomène que les archéologues reconnaissent l’existence de pratiques agricoles. Ils ont ainsi repéré les premiers signes d’une domestication des céréales chez les Khiamiens de l’oasis de Damas.

Révolution culturelle

Des deux millénaires qui s’écoulent entre 9500 et 7500 avant JC, il nous reste des vestiges remarquables sur le site de Jéricho, la plus ancienne des villes actuelles, comme sur celui de Mureybet, au bord de l’Euphrate (l’Irak actuel).

Selon les propos de Jacques Cauvin, ces vestiges témoignent d’un véritable choc culturel avec la banalisation de l’agriculture, l’apparition de l’élevage et le développement d’une civilisation urbaine, avec aussi une hiérarchie sociale et une segmentation par profession.

Une nouvelle architecture émerge avec des maisons à plan rectangulaire. La forme ronde est dès lors réservé aux maisons communautaires ou aux sanctuaires (comme aujourd’hui le chevet des églises ou le mirhab des mosquées). Les maisons rectangulaires non enterrées et les premières chèvres domestiquées témoignent de la volonté des hommes de s’affranchir des éléments naturels et de les dominer.

La révolution néolithique se diffuse assez vite du Levant (la région du Jourdain) vers l’Anatolie (la Turquie actuelle). On en trouve les traces à Cayönu et Nevali ainsi qu’à Catal Hüyük. Le site archéologique de Catal Hüyük, près du lac de Konya montre des maisons resserrées, auxquelles on accède par le toit (à cause du climat froid de la région). Ce village aurait été fondé vers 7.500 avant JC. Enfin, entre 7.500 et 6.200 avant JC, c’est l’explosion, le «grand exode» ! Des migrants diffusent l’économie urbaine et agro-pastorale du néolithique au-delà du Moyen-Orient, vers l’Europe comme vers les monts Zagros (Iran).

L’émergence au Néolithique de la sédentarisation et de l’agriculture a partout des conséquences incalculables sur l’organisation sociale. Il faut que chacun se prémunisse contre le risque de se faire dépouiller de ses cultures et de ses provisions. Ainsi naissent la propriété et le droit qui s’y attache.

Vers l’âge des métaux

La révolution néolithique se clôt avec l’apparition de la poterie et des premiers objets métalliques.

– poteries et céramiques :

Moulées à la main (sans tour) et cuites au four, les premières poteries sont fragiles. Elles n’en permettent pas moins des changements culinaires importants en autorisant la prépation de soupes et bouillies.

Notons que la poterie surgit au Japon dès le XIIe millénaire avant JC et dans le Sahara au IXe millénaire, soit bien avant l’invention de l’agriculture !

– Travail des métaux :

Pour travailler la terre, les paysans utilisent des outils de plus en plus spécialisés : houe, faucille… Ces outils sont en bois, en pierre polie, voire en bronze.

Dès 4.500 ans avant JC, les hommes du Levant s’aperçoivent qu’en faisant fondre certaines roches (il s’agit de minerais), ils obtiennent un matériau mou et malléable à chaud qui devient très dur et résistant en refroidissant. Quand il est bien modelé à chaud, ce matériau (le métal) rend plus de services que la pierre taillée ou polie.

Le premier métal qu’apprennent à travailler les hommes est le cuivre, produit à partir de la malachite. Certains préhistoriens appellent Chalcolithique ou Âge du Cuivre la période incertaine qui suivrait immédiatement  l’Âge de la pierre.

Les hommes apprennent également à produire de l’étain à partir de la cassitérite et, en mélangeant le cuivre et l’étain, obtiennent du bronze, un alliage aux vertus intéressantes, qui se prête à la fabrication d’armes et d’outils. C’est ainsi qu’après l’époque néolithique vient l’Âge des métaux.

– Vers des métiers spécialisés :

Les paysans font appel à des artisans spécialisés pour leur fournir les outils et les vêtements dont ils ont besoin. Ces artisans tissent la laine du mouton ainsi que des fibres végétales comme le lin ou le chanvre, pour en faire des vêtements. D’autres fabriquent des poteries en terre cuite pour conserver les céréales et l’huile ainsi que pour cuire les aliments…

Au Moyen-Orient, au bout de quelques milliers d’années, les pluies se faisant plus rares, les populations d’agriculteurs se concentrent dans une région en forme de croissant que nous appelons pour cette raison Croissant fertile.

Le Croissant fertile

  Cette carte montre le Croissant fertile (en vert bien sûr). Dans cette région aujourd’hui en grande partie désertique qui va de l’Égypte à la Mésopotamie (l’Irak actuel) sont nées les villes, l’agriculture et l’écriture !

Dans ce Croissant fertile, de grands fleuves favorisent l’irrigation des champs et compensent la raréfaction des pluies. Ces fleuves sont le Nil, qui traverse l’Égypte, le Jourdain, qui baigne la Palestine et surtout le Tigre et l’Euphrate dont le bassin forme la Mésopotamie (aujourd’hui l’Irak).

L’écriture, apparue presque simultanément en Mésopotamie et en Chine, 3 à 4.000 ans avant notre ère, engendre les premiers États avec un embryon d’administration. L’humanité entre dans l’Histoire…

La Bible et la révolution néolithique

La Bible des Hébreux, ensemble de textes faisant référence à des événements immémoriaux, témoigne, d’après le préhistorien Jacques Cauvin, d’une singulière concordance avec le déroulement de la révolution néolithique.

Ainsi la découverte de la nudité par Adam et Ève serait-elle assimilable à la révélation de la finitude de la vie ; la perte du jardin d’Eden traduit l’éloignement de la divinité (cet éloignement se retrouve dans l’opposition en architecture entre le cercle – temple – et le rectangle – maisons ordinaires -) ; Caïn illustre l’avènement de l’agriculture et Abel, son frère cadet, de l’élevage.

Communautés vouées par définition à l’agriculture, les villages demeurent bien ancrés dans notre imaginaire malgré l’exode rural… et l’exode urbain qui l’a suivi et a vu les salariés des villes, les touristes et les retraités réoccuper les fermes abandonnées.

Remontons le cours de l’Histoire et suivons l’apparition de ces villages.

Occuper le territoire

Pietr Mondrian, L'Église du village, 1898, collection privéeLe village a précédé l’agriculture : il y a près de 12.000 ans, des habitants du Levant renoncent aux inconfortables huttes de chasseurs-cueilleurs pour investir dans des habitations plus solides. Fini le provisoire et l’insalubre !

Les débuts sont humbles, on se contente de cabanes en torchis ou en pierre, parfois à demi-enterrées, élevées à proximité des ressources indispensables à la vie d’un petit groupe : cours d’eau bien sûr, mais aussi zone de chasse.

Au fil des siècles, la vie semi-nomade devient totalement sédentaire et pour éviter d’avoir à se déplacer trop loin pour cueillir ou chasser la nourriture, on développe les semis autour des habitations et l’on domestique les animaux (après le chien, compagnon de chasse, c’est la chèvre, qui donne son lait et sa viande).

Le village prend alors forme tandis que, face à l’accumulation des biens, l’esprit de propriété se développe, faisant de chaque étranger un ennemi potentiel. Ayant compris que l’union fait la force, on se protège en regroupant les habitats. Le village devient non seulement lieu de vie communautaire mais aussi de défense pour la quinzaine de familles qui s’y sont installées. Enfin tranquille ? Pas tout à fait…

Pourquoi faire comme tout le monde ?

Parmi les plus beaux villages, certains doivent leur renommée à leur emplacement quelque peu original. C’est le cas des villages lacustres ou palafittes (de l’italienpalafitta : «pieu fiché»), dont on trouve des exemples à travers le monde entier, en commençant par Venise, construite sur les îlots de la lagune du Lido au moment de l’invasion des Huns.

Comme les nids d’aigle occupés par les villages perchés, ces villages lacustres avaient en effet pour but principal de protéger leurs occupants des attaques en utilisant l’eau comme obstacle naturel. Si les premiers habitats étaient certainement à flanc de colline ou à l’entrée de grottes, d’autres ont directement été creusés à l’intérieur des roches, comme les villages troglodytiques de Cappadoce ou, plus près de nous, des bords de Loire.

L’excentricité peut également venir du désir de célébrer un saint facétieux, qui aurait choisi le lieu le plus inaccessible pour séjourner : pensons à Rocamadour ou encore au Mont Saint-Michel, la «merveille de l’Occident». Citadelles étoilées à la Vauban ou bories en pierres sèches de Provence, les architectes s’en donnent à cœur joie !

Vue du village de Rocamadour, photo : Gérard Grégor

Un peu d’ordre !

Si ces premières «agglomérations» sortent de terre dans l’anarchie, rapidement on se rend compte qu’une certaine organisation devient indispensable. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi ! C’est pourquoi, par exemple en Europe centrale, les maisons en en argile des premiers «paysans du Danube» se trouvent toutes orientées dans le même sens, celui des vents dominants. Au centre, un bâtiment plus important fait office de lieu de réunion tandis qu’un système hiérarchique, visible à la présence de bâtiments plus importants, se met en place.

Mais on n’est jamais trop prudent : à partir du IVe millénaire avant notre ère, on commence à ajouter palissades et fossés qui transforment les villages en camps fortifiés. Les communautés, de plus en plus nombreuses, commencent en effet à se concurrencer et s’observer d’un mauvais œil.

Dans le monde celtique ou gaulois, cette évolution donne naissance au 1er siècle av. J.-C. aux oppida (pluriel d’oppidum), places fortes situées en hauteur, entourées de murs cyclopéens et parfaitement organisées avec les artisans à proximité de la porte principale, puis les demeures des nobles, enfin, au centre, le sanctuaire.

Il ne s’agit plus tout à fait d’un village mais plutôt d’une ville, avec ses fonctions sociales diversifiées. La campagne alentour est émaillée de fermes isolées et de cabanes familiales. Bibracte, capitale des Éduens, en Bourgogne, est un bel exemple d’oppidum.

Villa romaine, mosaïque  du IVe s. ap. J.-C., musée du Bardo, Tunis

De la villa au village

Profitant de la paix romaine, les Gaulois et autres Celtes quittent leur oppidum pour s’installer en plaine. Les campagnes se couvrent alors d’un nouveau type d’habitation, la villa, exploitation agricole plus ou moins importante, soumise à l’autorité d’un propriétaire riche et puissant.

À la fin de l’empire, la villa devient un point d’ancrage pour les paysans pauvres ruinés par une fiscalité écrasante. Ainsi en est-il de Montmaurin, au pied des Pyrénées. Mais les invasions barbares du Ve siècle changent la donne : les habitants commencent à se regrouper derrière les murs construits autour des anciennes villae et, mieux encore, trouvent protection à l’ombre des premiers châteaux forts, constructions rustiques en bois qui servent de refuge à un seigneur et à ses hommes (les châteaux en pierreapparaissent seulement vers l’An Mil).

Les châteaux poussent un peu partout grâce à la montée en puissance de ces seigneurs qui suppléent au IXe siècle à l’incurie des rois carolingiens face aux attaques des Vikings, Sarrazins et autres pillards. Dans les régions montagneuses ou vallonnées, ils sont érigés sur les crêtes et les éperons rocheux ; dans les plaines, sur des mottes artificielles ou «mottes castrales».

Établis à proximité immédiate des châteaux, les premiers villages médiévaux concentrent toute la vie économique du pays du fait de la quasi-disparition des villes antiques. Ils ne bénéficient pas de plan d’urbanisme mais tirent leur harmonie d’une judicieuse adaptation à la topographie et au climat local. Il en va autrement avec les sauvetés et les bastides à vocation militaire beaucoup plus tardavec un aménagement en damier ou en cercle.

Aux alentours de 1300, le maillage rural de la chrétienté occidentale est à peu près achevé, proche de celui que nous connaissons aujourd’hui, avec ses villages serrés autour de leur église paroissiale et de leur cimetière, témoin d’une histoire plus que millénaire.

L’État s’en mêle

Le 14 décembre 1789, en France, les députés de la Révolution décident la fin de toute distinction entre villes et villages : ne restent que des communes au territoire précis, à la population dénombrée et soumise à une administration représentative, désignée par des élections. Les premiers votes se déroulent dès février 1790 et aboutissent à la mise en place de près de 44.000 municipalités, généralement issues des paroisses.

La Fête de village, art populaire avant 1837, Paris, Musée des Civilisations de l'Europe et de la MéditerranéeLa Première République, en 1792, enlève au curé le registre des naissances, mariages et décès et le place sous la responsabilité du maire.

Avec la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, c’est l’entretien du patrimoine religieux qui incombe désormais aux 36.600 communes qui ne vont par la suite cesser d’élargir leurs compétences, notamment grâce aux lois Deferre de décentralisation de 1982.

Échelons de proximité auxquels sont particulièrement attachés les Français, les communes rurales souffrent cependant de leur petitesse et se lancent dans des structures d’intercommunalité pour suppléer à leurs déficiences. L’avenir dira si cette stratégie est la bonne pour conserver l’âme de nos villages !

Dis-moi quel est ton nom…

Villes et villages portent dans leurs noms les étapes de notre Histoire. Vous habitez Narbonne ou Marseille ? Vous vivez donc sur les traces des Ligures (Narbo), ancêtres des Gaulois, ou des Grecs (Massalia). À moins que vous ne soyez plutôt attaché à d’anciennes terres gauloises, comme Huisseau (de uxellos : «le lieu élevé»), Brèves (de briva : «le pont») ou Argenteuil (de argentoïalos «la clairière de l’argent»).

Du côté gallo-romain, les propriétaires des anciennes villae survivent dans les très nombreux noms en –ac (-acum) du Sud-Ouest, en -ville de Normandie, en –y du Nord ainsi que dans la façon de désigner les hameaux avec la préposition «chez»(de casa : «la maison»).

De son côté, la langue germanique se niche dans les -berg («le mont») de Schneeberg («le mont enneigé») ou Kirchberg («l’église sur le mont»). Plus tard, les temps féodaux nous ont légué toutes les appellations de localités dédiées à un saint, habitude remise en cause à la Révolution : c’est ainsi que la commune de Saint-Esprit, près de Bayonne, fut (provisoirement) rebaptisée du nom plus patriote de Jean-Jacques Rousseau !

C’est également la célébration de la patrie qui valut à Magenta (Indre) et La Crimée (Loiret) de rejoindre nos cartes géographiques. D’autres noms ont une origine plus anecdotique, comme ce Attin la Paix Faîte (Pas-de-Calais) qui, dit-on, célèbre une douce réconciliation entre Napoléon et Marie-Louise… Notons, au moment de la création de villes nouvelles dans les années 1960, la mode du retour à l’Antiquité dont bénéficia par exemple Sophia-Antipolis, appellation plus érudite mais moins malicieuse que certains Mouillepied, Pisse-Grenouille et Trousse-chemise…

Détail de la carte de Cassini, 1815, Institut géographique national, Saint-Mandé

«Mon village, au clocher, aux maisons sages…» (Charles Trenet)

En ce XXIe siècle, les Français cultivent la nostalgie du village, paisible, riche de ses traditions et opposé à la ville moderne, anonyme et au rythme de vie infernal. Il leur rappelle aussi leurs origines paysannes.

Affiche de campagne de François Mitterrand, 1981La ruralité reste donc encore solidement ancrée dans l’inconscient collectif, au point de devenir un des éléments clefs de l’affiche de campagne de François Mitterranden 1981, avec un village nivernais derrière le candidat de «la force tranquille» !

Elle exprime aussi l’attachement aux racines, voire la résistance face à l’envahisseur. Ainsi, tout le monde connaît un célèbre petit village gaulois qui «résiste encore et toujours» aux conquérants romains…

Aujourd’hui, nombre de citadins rêvent de faire partie de ces néo-ruraux qui redonnent vie aux villages. Mais c’est au risque de les transformer en villages-dortoirs ou en villages-musées, rompant ainsi le lien avec une histoire plus que millénaire.

Au moment où les nouvelles technologies permettent d’évoquer l’idée d’un village planétaire, parions que n’est pas prête de disparaître cette nostalgie déjà chantée par Joachim du Bellay au XVIe siècle :
«Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée […] ?»

Vincent Van Gogh, Rue de village à Auvers avec escalier et personnages, 1890, The Saint Louis Art Museum, St. Louis, Missouri, USA

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An Mil

Naissance et grandeur du village médiéval

Les villages sont l’ossature sur laquelle s’est greffée la civilisation européenne, si nombreux que «monté sur l’un des 130.000 clochers de la chrétienté latine, on en voit 5 ou 6 à l’horizon» (Pierre Chaunu).

Martres-Tolosane, village circulaire de la vallée de la Garonne, près de la villa de Chiragan (DR)Une première vague apparaît au terme des Grandes Invasions, quand émerge la société féodale ; une deuxième surgit après l’An Mil, à la faveur des grands défrichements.

Dans une chrétienté occidentale dépourvue de villes depuis l’effondrement du monde antique, ces villages vont engendrer une société nouvelle fondée sur le travail de la terre et le droit coutumier.

Cartulaire de la seigneurie du couvent de Billette, près de Paris, vers 1520-1530 (BNF)

Le village médiéval : une création originale

Avec la fin de la «paix romaine» et les invasions barbares du Ve siècle, les paysans livrés à eux-mêmes se regroupent autour des anciennes villae gallo-romaines (grandes exploitations agricoles) ou, mieux encore, trouvent protection à l’ombre des premiers châteaux forts, constructions rustiques en bois qui servent de refuge à un seigneur et à ses hommes (les châteaux en pierre apparaissent seulement vers l’An Mil).

Ces châteaux poussent un peu partout grâce à la montée en puissance de ces seigneurs qui suppléent au IXe siècle à l’incurie des rois carolingiens face aux attaques des Vikings, Sarrazins et autres pillards. Dans les régions montagneuses ou vallonnées, ils sont érigés sur les crêtes et les éperons rocheux ; dans les plaines, sur des mottes artificielles ou «mottes castrales».

Du fait de la quasi-disparition des villes antiques, toute la vie économique en vient à se concentrer autour de ces châteaux.

– Vilains et serfs :

Les paysans sont généralement appelés «vilains» (du latin villanus, qui désigne un habitant de la campagne et dérive de villa, exploitation gallo-romaine)... Le mot a pris une connotation péjorative dans le langage des citadins et des nobles, de même que le mot «manant» (du latin manererésider), qui désigne tout simplement l’exploitant d’unmanse, autrement dit d’une exploitation familiale, avec sa maison, ses dépendances, ses droits d’usage et ses champs.

Une partie des vilains parvient à conserver sa liberté et la pleine propriétés d’une partie au moins de ses terres. Ces terres libres de tout lien féodal sont dites «alleux» (du latinallodium). En Normandie, on les surnomme aussi «fiefs du soleil» pour signifier qu’elles n’ont d’autre suzerain que le soleil !

Mais la majorité des paysans doivent s’en remettre à la «protection» du seigneur local, en lui abandonnant la propriété nominale de la terre et une partie substantielle de leurs revenus au titre des droits féodaux.

Prélèvements obligatoires

Libres ou pas, les paysans paient à leur seigneur de nombreuses redevances en contrepartie de sa «protection» :
– les banalités pour l’utilisation du four, du moulin et du pressoir et les péages pour le franchissement des ponts ;
– un cens en contrepartie des tenures (les terres concédées par le seigneur) ;
– le champart ou «part des champs», équivalent en général à un dixième des récoltes…

Ils paient aussi un droit de mainmorte pour que leurs fils puissent hériter de leurs tenures et un droit sur les «lods et ventes» (du latin lauslaudis – approbation – ; transactions autour des tenures). Ils sont tenus d’effectuer plusieurs jours de travail par an sur la «réserve», autrement dit les terres exploitée en direct par le seigneur ; c’est la corvée. Ajoutons à cela la dîme due à l’Église, égale au dixième environ des récoltes. Ils peuvent aussi être astreints à une taxe humiliante, le formariage, s’ils veulent épouser une femme étrangère à la seigneurie.

Au total, c’est environ un tiers de leurs revenus que les paysans du Moyen Âge affectent à ce que nous appellerions aujourd’hui les «prélèvements obligatoires».

Le château-fort de Cautrenon, en Auvergne, dessin de Guillaume Revel dans l'Armorial du duc de Bourbon (XV° siècle), BNFEn marge de cette paysannerie plus ou moins libre, une minorité de vilainsvit dans la dépendance complète du seigneur (châtelain, abbaye ou autre). Ils souffrent d’une forme inédite d’esclavage, le «servage» (du latinservusesclave).

Ces serfs ou hommes de corps travaillent sur le domaine du seigneur, la réserve, à moins que celui-ci ne préfère leur louer une terre. Ces serfs sont alors dits «chasés».

Privés de liberté et obligés même d’obtenir le consentement de leur maître pour se marier, les serfs sont attachés à titre héréditaire à la seigneurie. Ils n’ont pas le droit de la quitter. Mais réciproquement, le seigneur ne peut les en chasser ni leur ôter sa protection.

Le servage ainsi que tous les droits et obligations qui s’attachent à la terre sont strictement codifiés en fonction des coutumes locales, composant un écheveau d’une infinie diversité. Par exemple, si un paysan libre obtient de cultiver une tenure «servile», il doit supporter les servitudes qui s’y attachent.

Les serfs et autres vilains vivent dans des conditions précaires, sous la menace permanente des disettes. Néanmoins, ils sont en général beaucoup moins pressurés par le seigneur local que pouvaient l’être leurs aïeux par les métropoles antiques, qu’elles aient nom Athènes, Rome, Carthage, beaucoup moins également que leurs contemporains soumis à l’autorité de Bagdad ou Constantinople.

À la différence des notables de ces métropoles vouées à la consommation et au luxe, les seigneurs partagent le destin de leurs paysans. Leur intérêt est de les protéger et de les soutenir car leur revenu dépend tout entier de leurs récoltes.

Cette solidarité forcée permet l’aménagement rationnel des campagnes : plantations de haies, drainage et assainissement, marnage (ajout de calcaire et argile aux sols), construction de moulins, défrichements etc. Elle est à la source du décollage économique de l’Europe occidentale.

Enluminures du Rustican (ou Livre des profits champêtres et ruraux), de Pietro de Crescenzi, 1305 (musée Condé, Chantilly)
– Ager et saltus :

Les premiers villages médiévaux sont structurés autour de deux lieux majeurs : le château et l’église paroissiale. Ils ne bénéficient pas de plan d’urbanisme, ce qui explique les plans routiers parfois tortueux contre lesquels il nous arrive de maugréer, mais ils tirent leur harmonie d’une judicieuse adaptation à la topographie, au climat local et aux techniques agricoles.

L’espace rural est scindé en deux parties : d’une part l’ager, qui réunit les champs cultivés sur les terres les plus fertiles ; d’autre part le saltus ou «incultum» (forêts et prés communaux).

La partie cultivée est répartie entre les tenures ou manses exploitées par les paysans et la réserve exploitée en direct par les domestiques du seigneur.

La glandée (le mois de novembre dans les Très riches Heures du duc de Berry, miniature du XVe siècle, musée Condé)Pour préserver la fertilité des sols, les villageois organisent l’ager selon les principes de l’assolement biennal ou triennal : l’ager est divisé en deux ou trois «soles» et chaque famille dispose d’une tenure sur chacune d’elles avec obligation de respecter l’ordre des cultures (une année consacrée aux céréales d’hiver, une autre aux céréales de printemps, la dernière au repos – jachère – et à la pâture du bétail).

Le saltus n’est pas moins important pour les villageois. Il fournit du bois de chauffage, des baies… Les paysans y conduisent les porcs afin qu’ils se nourrissent de glands. C’est la glandée. Quant au seigneur, il y pratique la chasse, son loisir favori et son privilège.

La seigneurie de Wismes

Le plan ci-dessous (cartulaire) représente la seigneurie de Wismes, en Picardie, près d’Amiens, au XVe siècle. On distingue l’église et le château au centre ; les tenures ; les bois (masses sombres) ; la réserve seigneuriale à droite du château, le moulin banal (au-dessus de l’église) et même le gibet seigneurial (en bas à gauche).

La seigneurie de Wismes, Picardie, XVe siècle

L’appel de la liberté

Dans les trois siècles qui suivent l’An Mil, au cours du «beau Moyen-Âge», un léger réchauffement climatique améliore les récoltes et favorise la croissance de la population.

Suivant l’exemple donné par Cluny, les moines bénédictins, en quête de solitude, implantent de nouveaux monastères au coeur des forêts encore vierges. Les paysans, assoiffés de terres et de liberté, s’engouffrent dans ces brèches. Ils essartent et mettent en culture les friches, attirés par les exemptions fiscales et les franchises promises par les seigneurs locaux.

Dans les régions méridionales, l’Église encourage l’établissement des déshérités dans les terres en friches, en sanctuarisant des espaces de libertés autour de certaines églises. Il s’ensuit la création de villages appelés «sauvetés», selon un modèle circulaire que l’on rencontre par exemple dans le Languedoc (Bram ou Alan). Dans ces terres se réfugient en particulier des serfs en fuit et désireux de liberté.

La guerre de Cent ans, à la fin du Moyen Âge, donne lieu en Aquitaine, à la création d’un nouveau type de village, la «bastide» à vocation militaire, avec un aménagement en damier, autour de la place d’armes. Là aussi sont accueillis des gens de toutes origines, y compris des serfs en fuite. De la sorte, le servage disparaît presque totalement dès la fin du XIIIe siècle au profit d’une relation de gré à gré entre propriétaires et exploitants.

Aux alentours de 1300, le maillage rural de la chrétienté occidentale est à peu près achevé, proche de celui que nous connaissons aujourd’hui.

À chacun son histoire

Les villages d’Europe occidentale ont des structures qui reflètent leur histoire. On a vu le cas des bastides et des sauvetés. Il y a aussi les villages perchés qui témoignent de la peur des pirates, sur les côtes méditerranéennes.

Les villages regroupés (en allemand, «haufendorf») prédominent  dans les plaines aux sols lourds, où l’assolement triennal impose une discipline collective : chaque famille a des tenures dispersées dans les différentes soles. Lorsque les menaces extérieures l’exigent, les maisons se regroupent à l’intérieur d’une enceinte plus ou moins circulaire, comme à Martres-Tolosane, dans la haute Garonne (photo ci-dessus).

Dans les régions insalubres de landes ou de marécages, on a au contraire un habitat dispersé : chaque famille s’établit au plus près des rares champs fertiles.

Enfin, dans les régions d’essartage tardif, on observe des villages-rues (en allemand, «strassendorf») : les fermes s’alignent le long de la route principale et leur tenure se déroulent d’un seul tenant à l’arrière, perpendiculairement à la route. Ce schéma se retrouve aussi au Québec, défriché selon les mêmes principes qu’en Europe.

Dès le XIe siècle, dans un élan général, les campagnes se hérissent de clochers, qui sont autant de marqueurs de l’enracinement des hommes dans leur territoire : «C’était comme si le monde lui-même se fut secoué et, dépouillant sa vétusté, ait revêtu de toutes parts une blanche robe d’église» (Raoul Glaber). Les églises de cette époque, aux formes robustes caractéristiques de l’art roman, témoignent encore aujourd’hui de la vitalité des campagnes médiévales.

Chaque village forme une communauté de fidèles soudée autour de son curé, de son église et de son cimetière : la paroisse. Le village est à la fois le lieu de la vie économique et de la vie affective, où l’on travaille, paie les impôts, se marie et baptise les enfants.

La messe dominicale, dans l’église, est une occasion de rencontre durant laquelle on s’exprime à grand bruit entre calembours, jeux d’osselets ou encore transactions entre particuliers (ce n’est qu’à partir du concile de Trente que l’église devient un sanctuaire silencieux).

À leur mort, les habitants sont inhumés autour de l’église, voire à l’intérieur, sous le dallage, en ce qui concerne les notables. Le cimetière est un lieu de sociabilité jusqu’au début de l’époque moderne : on s’y réunit pour les fêtes, danser, jouer…

La paroisse est administrée par l’assemblée des chefs de famille, sous l’autorité lointaine du seigneur ou du représentant du roi : le bailli dans les régions septentrionales, le sénéchal dans le Midi. À l’assemblée revient en particulier l’entretien de l’église et de l’enclos paroissial, dans lequel sont rassemblées les tombes des disparus, depuis que les vivants n’ont plus peur des morts.

Bénéficiant d’une exceptionnelle stabilité démographique (l’Europe, des Pyrénées au Danube, est la seule région du monde à n’avoir connu aucune immigration pendant le dernier millénaire), ces villages entretiennent et fortifient leurs traditions.

Transmis de génération en génération, les coutumes et les droits d’usage acquièrent force de loi. Cette jurisprudence fait même obstacle à la volonté du seigneur ou du souverain. Les Anglais l’appellent fort justement «common law» (la loi commune) pour la distinguer de la loi dictée par le sommet. Elle est à l’origine de la plus belle invention qui soit : l’État de droit.

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 mai 2013

Villages en sursis

La France a hérité de son lointain passé un total de 36.000 communes dont une très grande majorité de villages de quelques dizaines à quelques centaines d’habitants.

Cette richesse patrimoniale est devenue une source majeure de coûts et de blocages du fait de la dispersion des moyens et des responsabilités. Le statu quo institutionnel non seulement coûte cher à la nation mais affecte aussi la survie de ce tissu rural…

Avec ses trente six mille communes, la France fait figure d’exception en Europe, les autres grands pays en ayant tout au plus 4.000 à 6.000.

Créées par l’Assemblée nationale constituante, le 14 décembre 1789, les communes sont les héritières des villes et des paroisses rurales d’Ancien Régime. Ce sont à ce titre les plus anciennes circonscriptions françaises (après les départements).

Grandes ou petites, elles ont toutes un conseil municipal et un maire élus au suffrage universel, et un budget propre. Ce budget est alimenté par les impôts locaux et varie dans de grandes proportions selon que les contribuables sont aisés ou non, et plus ou moins pressurés par l’équipe municipale. Il est en partie seulement corrigé par des dotations de l’État.

Témoins d’un maillage territorial hérité du Moyen Âge, les communes rurales conservent envers et contre tout de beaux restes : charme des paysages et vie sociale. La disparition des rituels festifs attachés à l’agriculture et à la religion (rogations, moissons, vendanges…) a été en partie compensée par les fêtes votives, les repas communautaires, les vide-greniers et autres occasions de retrouvailles.

Exode rural

Les communes rurales ont en général atteint un pic de population au milieu du XIXe siècle, vers 1860. Depuis lors, elles ont vu leur population diminuer, d’une part en raison de la dénatalité, ensuite des pertes de la Grande Guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, l’exode rural s’est accéléré, alimentant l’expansion industrielle et l’urbanisation du pays.

Depuis les années 1980, on assiste à un mouvement en sens inverse du fait de l’urbanisation de l’espace rural. Fuyant les centre-villes devenus inaccessibles et les banlieues réputées invivables, les familles des classes moyennes s’installent à la périphérie des agglomérations, jusqu’à des distances de cinquante ou soixante kilomètres du centre.

Sur la voie rapide qui mène de Toulouse à Saint-Gaudens (70 kilomètres), dans la vallée de la Garonne, on assiste désormais à un mouvement pendulaire qui n’a rien à envier aux encombrements de la région parisienne : trafic saturé le matin en direction de Toulouse et le soir en sens inverse.

De ce fait, beaucoup de communes rurales voient à nouveau leur population croître, mais en se transformant en «cités-dortoirs» et sans regagner les institutions et les notables qui faisaient d’elles des communautés villageoises.

À l’écart des agglomérations et de ce mouvement de «rurbanisation», la grande majorité des 36.000 communes françaises continuent de voir leur population  décroître. La plupart ne comptent plus que quelques dizaines ou quelques centaines d’habitants à la moyenne d’âge très élevée. Trop petites, elles ne sont plus en mesure de résister à leur déclin. Elles ne peuvent compter que sur des Anglais ou des Parisiens aisés pour acheter et restaurer une fermette à l’abandon.

Ce dépeuplement s’accélère de lui-même. À mesure que diminue la population, le coût relatif des administrations par habitant s’accroît mécaniquement de sorte qu’un(e) ministre finit par conclure à la nécessité de fermer ces administrations (tribunaux, hôpitaux, écoles, collèges, bureaux de poste…).

L’État et ses agents abandonnant les régions rurales, les jeunes médecins libéraux ne voient pas de raison d’agir différemment (ce qui leur vaut d’être stigmatisés par ceux-là mêmes qui ont décidé la fermeture des administrations). Tant pis pour les habitants condamnés à rester sur place et bonne chance aux téméraires qui auraient envie de s’installer !

Nos hommes politiques aiment-ils la France ?

Oublions les paroles. Tenons-nous-en aux actes. À considérer ceux-ci, on peut s’interroger sur l’amour que les hommes politiques français portent au pays profond… Y voient-ils autre chose qu’un réservoir d’électeurs dociles ?

À quoi rêvent-ils tandis que meurent les villages et se délite le tissu rural ? À de grandes métropoles «de taille européenne», à la tête de grandes régions qui rivaliseront avec les Länder d’outre-Rhin ! «Grand Paris»«Grand Montpellier»,«Grand Dijon»… Voilà leur horizon. On pourrait épiloguer sur la dimension pénienne ou sexuelle de ce fantasme de grandeur. Plus sérieusement, on peut s’interroger sur sa pertinence.

Y a-t-il un quelconque lien entre la taille d’une ville et sa prospérité ? Que nenni. Aucune ville allemande ne dépasse en population le tiers de l’agglomération parisienne. Aucune ville suisse ou scandinave ne dépasse la taille de l’agglomération lyonnaise. Toute la prospérité de ces pays repose sur les usines disséminées dans les petites villes et les villages.

À chaque village, son usine. C’est un schéma que l’on rencontre encore dans quelques régions françaises : la Vendée, l’Alsace, le Boulonnais… Mais il est gravement mis à mal par la priorité politique donnée aux métropoles, lesquelles sont des lieux de pouvoir, d’administration et de consommation, avec leurs quartiers résidentiels et leurs cités pour immigrés, mais ont depuis longtemps cessé d’être des lieux de production.

Abandonnant le modèle médiéval à l’origine de notre décollage économique, nous nous orientons vers le modèle prédateur des métropoles de l’Antiquité ou de l’Orient. Il n’est pas sûr que ce soit celui que souhaitent la grande masse des citoyens français.

Villages sous-administrés

Les villages réduits à la taille d’un hameau et seulement habités par des personnes âgées ne retrouveront jamais leur vitalité d’antan.

Dans la Creuse, par exemple, sur 266 communes, on en compte une vingtaine seulement qui dépassent le millier d’habitants et une seule, le chef-lieu Guéret, qui dépasse 10.000 habitants. Avec cela, le département compte 266 maires, au moins autant d’adjoints et quelques milliers de conseillers municipaux.

Malgré leur bonne volonté, les élus sont impuissants à stopper l’agonie de leur village. Retraités de l’agriculture pour la plupart, ils n’ont d’autre choix que de déléguer leurs missions d’intérêt général (collecte des ordures ménagères, entretien de la voirie…) à des syndicats d’économie mixte intercommunaux, dont la gestion leur échappe complètement ainsi qu’à leurs électeurs.

Avec le budget qui leur reste, ils font du saupoudrage sans grande utilité pour la pérennité du village : éclairage public, goudronnage de chemins, subvention aux associations locales, éventuellement, construction d’une salle des fêtes.

Un regroupement s’impose pour sauver ce qui peut l’être du tissu rural, dans la Creuse comme dans les Ardennes ou les Hautes-Alpes.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les gouvernants ont encouragé les communes à fusionner entre elles en leur offrant pour l’occasion une dotation financière. Quelques téméraires ont surmonté leurs réticences et s’y sont résolus. Mais les réussites demeurent en général très rares et beaucoup de fusions ont même abouti à des «défusions».

On a depuis lors tenté d’associer les communes rurales sous la forme de pays oucommunautés de communes, avec des dirigeants cooptés et non élus, auxquels les électeurs ne peuvent donc demander des comptes.

Cette solution ne remédie ni à la dispersion des budgets communaux, ni à l’absence de perspective à long terme. Elle se traduit par une grande opacité dans la gestion des syndicats d’économie mixte intercommunaux  en charge des missions d’intérêt général (rémunérations…).

Opération chirurgicale

Ces inconvénients pourraient être surmontés avec une formule analogue aux «conseils d’arrondissement» de Paris, Lyon et Marseille.

Il s’agit de regrouper les communes dans des «supercommunes» de taille convenable (au moins 5 à 8.000 habitants), autour de leur chef-lieu de canton ou de leur agglomération-centre, avec un budget commun et un conseil municipal démocratiquement élu.

Suivant le modèle PLM, les électeurs ruraux continuent d’élire leur maire, avec un conseil municipal restreint (en conservant leurs indemnités). Par ailleurs, une partie de ces conseillers est appelée à siéger au conseil municipal de la «supercommune» et à élire son maire.

Principal avantage : un budget unique au niveau de la «supercommune» au lieu de micro-budgets communaux. Relativement consistant, ce budget permet d’envisager non plus du saupoudrage mais des investissements durables, avec un objectif prioritaire : renforcer les services (santé, commerces, transports, administrations) de façon à faciliter la vie de tous les habitants et encourager l’installation de familles et d’entreprises.

Autre avantage : le choix du maire principal se fait sur une base élargie à l’ensemble de la population de la «supercommune», avec toutes les chances de pouvoir élire une personne relativement jeune et formée à la gestion.

Disposant d’une taille critique et d’un budget suffisants, avec un maire apte à diriger des services complexes, la «supercommune» peut aborder de front son avenir.

Ainsi seraient conciliées la permanence des anciennes paroisses, l’efficacité gestionnaire et la démocratie.

Ainsi disparaîtraient surtout ces horreurs technocratiques dont nous avons évoqué plus haut les inconvénients (fonctionnement non démocratique, rémunérations opaques) : payscommunautés de communes… sans compter les Métropoles, nouvel ectoplasme non démocratique inventé pour complaire aux notables des grandes agglomérations.

Appliqué à la Creuse par exemple, le regroupement aboutirait à la création d’une vingtaine de «supercommunes», centrées sur les communes de plus d’un millier d’habitants, ces communes devenant les points de fixation des services futurs et l’âme du renouveau rural.

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Sources

Histoire de la France rurale, sous la direction de Georges Duby et Armand Wallon, éd. du Seuil, 1975.
Histoire des paysans, sous la direction de Jérôme Blum, éd. Berger-Levrault, 1982.
Sophie Bogrow et Hervé Champollion, Villages de France, éd. Aubanel, 2009.
Stéphane Gendron, L’Origine des noms de lieux en France : essai de toponymie, éd. Errance, 2008.
Mureil Rudel, Le Village autrefois, éd. Hoëbeke, 2005.

Les ouvrages clé sur la paysannerie médiévale, bien qu’un peu datés, sont signés des grands historiens Marc Bloch (La Société féodale, Albin Michel, 1939) et Georges Duby (Guerriers et paysans, Gallimard, 1973, L’économie rurale et la vie des campagnes dans l’Occident médiéval, Aubier, 1962).

On peut aussi lire le petit livre d’un autre grand historien, Jacques Heers : Le travail au Moyen Âge, Que sais-je? 1965. Plus récent et plus consistant (617 pages) : Le village sous l’Ancien Régime (Antoine Follain, Fayard, 2008).

Jeanne Laffont, Isabelle Grégor, Joseph Savès,  André Larané et Antoine Vergnault

Hérodote.net

Ça s’est passé un 22 mai ….

22 mai 337

Constantin reçoit le baptême et meurt

Constantin (buste du musée du Capitole, Rome)Malade, épuisé par un règne agité, l’empereur romain Constantin 1erexpire le dimanche 22 mai 337, jour de la Pentecôte chrétienne. Il n’a pas encore soixante ans. Il meurt à Ancyrona, dans les faubourgs de Nicomédie (aujourd’hui Izmit, au sud de la mer de Marmara), tandis qu’il tente de regagner en toute hâte sa capitale, Constantinople. Avant de rendre le dernier soupir, Constantin a le temps de recevoir le baptême des mains de l’évêque Eusèbe de Nicomédie. Ce baptême tardif et son action en faveur de l’Église lui valent d’être vénéré comme un saint par les chrétiens orthodoxes… bien que n’ayant pas eu sa vie durant un comportement des plus vertueux. Sa mère Hélène, chrétienne sincère qui pria pour la conversion de son fils, figure également parmi les saints.

Une dévotion sincère mais bornée par la politique

Dès ses jeunes années, Constantin est partagé entre la nouvelle religion héritée de sa mère Hélène et le culte très en vogue à son époque du Sol invictus (le Soleil invaincu),  qui amorce une évolution du polythéisme païen vers le monothéisme façon hébraïque ou chrétienne. Constantin n’est pas pour autant un modèle de bonté évangélique. Il fait la part des choses entre conscience privée et action publique. Ainsi a-t-il sans doute fait exécuter son beau-père l’ex-empereur Maximien Hercule, mais aussi son propre fils, sa femme Fausta, son beau-frère Licinius… Au pouvoir, il s’entoure de chrétiens, parmi lesquels son hagiographe l’évêque Eusèbe de Césarée, une ville de Palestine, qui prononce son panégyrique (éloge public) à la veille du trentième anniversaire de son accession au pouvoir, le 25 juillet 336. Il se mêle aussi très activement des affaires de l’Église et convoque un concile oecuménique (universel) à Nicée pour surmonter des divergences entre partisans d’Arius et partisans d’Athanase d’Alexandrie sur la question subtile de la divinité du Christ. Curieusement, oubliant ses précédentes décisions en faveur de l’unité doctrinale du christianisme, l’empereur cède à la fin de sa vie aux arguments d’un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie, celui-là même qui le baptisera sur son lit de mort. Il remet en selle l’arianisme, condamné par le concile de Nicée. L’hérésie n’est définitivement éliminée qu’au siècle suivant, en 451, lors du concile de Chacédoine. Suivant la coutume alors en vogue chez les chrétiens, il attend l’imminence de sa mort pour recevoir le baptême, celui-ci lui assurant la rémission de ses (nombreux) péchés antérieurs.

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22 mai 1875

Le congrès socialiste de Gotha

Le 22 mai 1875, deux partis allemands tiennent un congrès commun à Gotha (Thuringe), une petite ville surtout célèbre pour son almanach des têtes couronnées. Les deux partis, qui se réfèrent tous deux au socialisme, veulent s’unir pour tenir tête au chancelier allemand Bismarck. À l’issue du congrès, le Parti ouvrier social-démocrate d’Allemagne, d’inspiration marxiste, doit s’effacer devant l’Association générale des travailleurs. Celle-ci est le plus ancien mouvement socialiste ouvrier d’Europe. Elle a été fondée en mai 1863 par Ferdinand Lassalle, un théoricien réformiste, et l’on peut la considérer comme l’ancêtre du Parti social-démocrate allemand actuel (SPD).

Un socialiste visionnaire

Ferdinand Lassalle (1825-1864) Ferdinand Lassalle, né de riches commerçants juifs de Breslau (sans rapport avec la France malgré son nom), est un disciple de Karl Marx qui a développé sa propre vision du socialisme. On lui doit la «loi d’airain des salaires» : Lassalle considère que dans un régime franchement capitaliste, les salaires des ouvriers ne peuvent jamais dépasser ce qui est strictement nécessaire à leur survie et à leur reproduction (d’où le sens du motprolétaire, d’après un terme latin qui désigne des personnes n’ayant pas d’autre utilité que la reproduction). Il préconise le développement d’associations et de coopératives ouvrières afin de briser cette «loi d’airain» et promouvoir le socialisme dans le cadre d’un État démocratique bourgeois. Ce faisant, il s’oppose violemment à Karl Marx, partisan d’une «dictature du prolétariat», étape indispensable selon lui à l’avènement du communisme. Ferdinand Lassalle meurt en duel par amour pour une femme de l’aristocratie, à 39 ans, le 31 août 1864, mais son association lui survit sans problème.

Naissance de la social-démocratie

L’Association générale des travailleurs arrive en force au congrès de Gotha avec 73 délégués face aux 56 du parti rival. Celui-ci, le Parti ouvrier social-démocrate d’Allemagne, a été créé en 1869 à Eisenach par Bebel et Liebknecht. D’inspiration marxiste, il est privé à Gotha du soutien de Karl Marx lui-même, en exil à Londres Wilhelm Liebknecht accepte la fusion des deux partis en faisant de grandes concessions aux thèses lassalliennes. Le programme de Gotha va être vivement critiqué par Karl Marx mais il ne va pas moins orienter les socialistes allemands vers la voie réformiste et l’acceptation des règles démocratiques. Cela explique les différences persistantes entre la gauche française, encline à rêver au«Grand Soir» (la révolution), et la gauche allemande, adepte d’un système de codécision (en allemand : «Mitbestimmung»), qui permet aux représentants des ouvriers de voter dans les entreprises sur des sujets les concernant.

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22 mai 1200 : Traité du Goulet

Le 22 mai 1200, Philippe Auguste et Jean sans Terre mettent provisoirement fin à un conflit de près d’un demi-siècle par le traité du Goulet, près de Vernon, dans le Vexin normand. Grand gagnant face au roi d’Angleterre en butte à la contestation de ses barons, le roi de France obtient le Berry et Évreux. Dans la foulée, le lendemain, il marie son fils Louis, 13 ans, avec Blanche de Castille, 12 ans. Celle-ci est la fille du roi Alphonse VIII de Castille. Elle est surtout la petite-fille de l’illustre Aliénor d’Aquitaine (80 ans) et la nièce du roi d’Angleterre. Elle se voit promettre la couronne d’Angleterre si Jean sans Terre devait mourir sans héritier direct. Comme le royaume de France est sous le coup d’un interdit pontifical, le mariage est célébré de l’autre côté de la frontière, sur les terres normandes de Jean sans Terre. Il n’en sera pas moins heureux et 14 ans plus tard, le jeune couple donnera naissance à Louis IX, ou Saint Louis.

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22 mai 1809 : L’archiduc Charles frôle la victoire à Essling

Le 22 mai 1809, aux abords d’Essling et Aspern, au bord du Danube, une partie de laGrande Armée, sous les ordres de Masséna, est écrasée par les Autrichiens. Le maréchal Lannes est blessé à mort. Napoléon 1er et le reste de la Grande Armée, momentanément bloqués au milieu du fleuve, sur l’île de Lobau, prendront leur revanche à Wagram, sept semaines plus tard.

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Naissance de Gérard de Nerval le 22 mai 1808 à Paris

Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, est l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois. Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet, Tour à tour amoureux insouciant et tendre, Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre. Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.

C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ; Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

Il était paresseux, à ce que dit l’histoire, Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire. Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.

Et quand vint le moment où, las de cette vie, Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie, Il s’en alla disant : «Pourquoi suis-je venu ?»

(Gérard de Nerval, Épitaphe)

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Décès  de Constantin 1er, Constantin le Grand le  22 mai 337 à Ancyrona (Empire romain)

Figure majeure de l’histoire romaine, Constantin le Grand est le dernier d’une longue suite d’empereurs originaires d’Illyrie (une partie de la Yougoslavie du XXe siècle). Ces hommes énergiques, militaires de basse extraction, ont redressé le vieil empire à la fin du IIIe siècle, lorsqu’il était menacé par les premières attaques des Barbares. Ils ont fortifié les villes et renforcé les légions des frontières. Constantin donne à l’empire une nouvelle capitale à l’emplacement d’une cité grecque du nom de Byzance, sur le détroit du Bosphore, entre Europe et Asie. Cette «Nouvelle Rome» va prendre le nom de son fondateur : Constantinople. Elle deviendra bien plus tard la capitale de l’empire ottoman. (depuis 1930, son nom officiel est Istanbul, ou Istamboul). Constantin est le premier empereur romain à avoir reconnu l’importance du christianisme. Un édit de tolérance publié à Milan en 313 met fin aux persécutions et lui vaut la sympathie des adeptes de la nouvelle religion. Lui-même se fait baptiser sur son lit de mort. Après lui, tous les empereurs romains à une exception près seront chrétiens.

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Décès de Victor Hugo le 22 mai 1885 à Paris

Victor Hugo surpasse par sa puissance créatrice, son imagination et l’étendue de ses talents tous les écrivains de sa génération. Il s’est aussi impliqué dans la vie politique de son temps.Royaliste dans sa jeunesse, il s’engage contre la peine de mort («Se venger est de l’individu, punir est de Dieu»). Son roman Notre-Dame de Paris éveille l’intérêt du public pour le Moyen Âge et la conservation du patrimoine. Après la révolution républicaine de 1848, il se fait le champion de la «Révolution des peuples» et en appelle à la création des États-Unis d’Europe. Il vire à gauche («J’ai grandi !» dira-t-il en 1854 de ce moment-là) puis s’exile pour manifester son opposition à Napoléon III. Cet exil lui vaut une seconde naissance, réalisant son souhait secret («Je veux l’influence et non le pouvoir», avait-il écrit en 1848). Il publie ses chefs-d’œuvre : Les Contemplations, La Légende des SièclesLes Misérables… et devient pour les jeunes écrivains un maître respecté. Au lendemain de la proclamation de la IIIe République, en 1871, le vieillard revient en France et traverse Paris au milieu d’une foule reconnaissante. Ses funérailles, en 1885, sont grandioses autant qu’émouvantes. Aux côtés de son contemporain Louis Pasteur, le poète personnifie le triomphe de la République et la culture française.

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sources : hérodote.net

fier de mon fils Guillaume !!!!

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A LA  UNE

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la Presse de la Manche du 19 octobre 2012

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Trois sauveteurs héroïques

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L´incendie d´un appartement dans le quartier de Brécourt à Equeurdreville,

mercredi soir, n’a pas fait de victime, grâce à l’intervention courageuse de trois

jeunes habitants du quartier qui ont évacué de nombreux résidents. Nous avons

recueilli leurs témoignages.

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A lire en page 2 2 de notre édition papier du jour.

http://www.lapressedelamanche.fr/fr/actualites/a-la-une/default.asp#actualite_134

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je sors aujourd’hui de mon long silence, car gros problèmes de sante et en

plus je cumule une  panne d’ordinateur , et, là,  j’écris d’un autre, prêté

pour l’occasion par un ami ….

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vous allez me dire pourquoi cette image et ce titre ????

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tout simplement  car au centre de la photo il s’agit de mon Fils :

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Guillaume !!!!

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vous ne savez pas comme je suis fier de lui …., sauver un être humain

au péril de sa vie est un acte tellement beau, grand, chevaleresque et

courageux …. je ne peux exprimer mes sentiments en ce moment,

mais au milieu de tant de douleurs dues à la maladie je trouve là une

petite bouffée d’oxygène, sachant que l’éducation que j’ai donnée à mes

enfants, je peux moi aussi en être fier….

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et le pire ( ou le mieux…) c’est qu’il ne m’a pas prévenu, c’est un de mes

beaux fils qui m’a téléphoné ce matin pour que nous regardions le 

journal….. courage et modestie, imaginez comme mon coeur est

plein de joie de reconnaissance et que mes prières l’accompagnent,

comme toute ma famille, ma tribu, mes 6 enfants et 13 petits enfants ….

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merci  à  lui …….

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j’essuie ma petite larme et vous dit à plus tard, le calvaire recommence ….  

mais ….. merci mon Dieu, d’avoir su guider la chair de ma chair …..

je suis récompensé une fois de plus !!!

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Patrick 

Franck Bouzet, soldat du 13e BCA de Chambéry, a été tué en Afghanistan

Franck Bouzet, soldat

du 13e BCA de Chambéry,

a été tué en Afghanistan

88e militaire français tué depuis le début de l’intervention en Afghanistan

 l’adjudant-chef Franck Bouzet du 13e Bataillon de chasseurs alpins de Chambéry est père de 3 enfants. Photo SIRPA Terre

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Ce matin, au cours d’une opération menée en soutien des forces afghanes, l’adjudant-chef Franck Bouzet du 13ebataillon de chasseurs alpins de Chambéry a été touché par le tir d’un insurgé.

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Selon le ministère de la Défense, ce matin, au cours d’une opération menée en soutien des forces afghanes, l’adjudant-chef Franck Bouzet du 13e Bataillon de chasseurs alpins de Chambéry a été touché par le tir d’un insurgé. Rapidement pris en charge par les moyens médicaux, il est décédé à son arrivée en hélicoptère à l’hôpital militaire de Kaboul.
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L’infirmier de classe normale Olivier de Vergnette de Lamotte appartenant au service de santé des armées a été également gravement blessé au cours de cette opération. Son pronostic vital n’est pas engagé.
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Ces éléments français du groupement tactique interarmes Kapisa participaient à une mission d’appui au profit de l’armée nationale afghane à proximité de Tagab. Ils fournissaient conseils et appuis au commandement afghan du Kandak 32, dans le cadre d’une mission de patrouille des forces de sécurité afghanes.
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Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian exprime sa plus vive émotion, adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur. Il souhaite un prompt rétablissement au blessé. Ses pensées vont également à ses compagnons d’armes.
Dans ce moment tragique, la situation exige le plus grand sang froid. Le transfert des responsabilités de sécurité aux afghans demeure la seule solution. La décision de retirer les troupes françaises combattantes d’ici la fin de l’année et de rester engagés avec nos alliés pour la formation des forces afghanes continuera d’être pleinement mise en œuvre.
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Ce désengagement des forces combattantes se poursuivra de façon ordonnée et coordonnée. L’Afghanistan doit retrouver son indépendance et son autonomie. L’armée afghane continue d’être préparée et formée dans ce but. D’ici la fin de l’année, les troupes françaises continueront leur devoir, pour accompagner ce transfert de responsabilités dans les meilleures conditions.
Jean-Yves Le Drian salue le courage sans faille de tous nos militaires engagés en Afghanistan et les assure de son soutien.
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Il s’agit du 88e militaire français tué depuis le début de l’intervention dans ce pays fin 2001.
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Le président François Hollande, cité par le communiqué, a exprimé sa « vive émotion » après ce décès. « Il faisait partie d’une équipe d’assistance qui conseille les unités afghanes », a précisé l’Elysée. « Ce tragique événement affecte à nouveau nos troupes engagées dans la défense de la transition démocratique en Afghanistan. Je salue le courage et le dévouement des troupes françaises en Afghanistan, qui oeuvrent tous les jours pour la paix et la stabilité dans ce pays », a poursuivi François Hollande, adressant ses sincères condoléances à la famille du soldat tué et souhaitant un rapide rétablissement au blessé.

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Des soldats du 13e BCA dans la vallée de Kapisa en 2010. Photo Archives Le DL.

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bien entendu le soldat retraité pour  invalidité que je suis s’associe au chagrin de la famille et de tout coeur avec eux dans cette épreuve !!!!!

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mes prières vous accompagnent …. ainsi que pour l’infirmier de classe normale Olivier de Vergnette de Lamotte , blessé, et tous les autres militaires dont les Gendarmes employés sur toutes les zones dangereuses de notre terre !!!!!! 

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Patrick

sources :

— le dauphiné.fr

— le net en général 

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La victoire de Villars à Denain, le 24 juillet 1712

La victoire de Villars à Denain, le 24 juillet 1712

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« Monsieur le maréchal, vous nous avez sauvés tous »
Louis XIV

 

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Le 24 juillet 1712, le maréchal de Villars remporte à Denain une victoire inespérée sur les Impériaux et les Hollandais commandés par le prince Eugène. La guerre de Succession d’Espagne met Paris en danger mais, trompant l’ennemi par une manœuvre habile, Villars sauve « in extremis » la France de l’invasion et permet à Louis XIV d’obtenir la paix dans des conditions honorables, qu’il n’aurait pu espérer quelques années plus tôt. Yves-Marie Bercé, de l’Académie des inscriptions et belles- lettres, évoque le miracle de « l’Heureux Villars » et sa place dans notre « roman national » sur Canal Académie .
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Portrait of Louis XIV

Portrait of Louis XIV (Photo credit: Wikipedia)

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Au début du XVIIIe siècle, la mort, sans héritier direct, de Charles II, le dernier Habsbourg d’Espagne, pose une question dynastique qui va enflammer l’Europe.  

Louis XIV- au nom de feue la reine de France, Marie Thérèse d’Autriche , accepte pour son petit-fils, Philippe d’Anjou, la succession espagnole. 

La guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) prend, en France en 1709, l’aspect d’une guerre de défense nationale contre l’ensemble des puissances européennes. 

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<i>La Bataille de Denain</i>, huile sur toile de Jean Alaux (1849)

La Bataille de Denain, huile sur toile
de Jean Alaux (1849)
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Revers militaires et mécomptes diplomatiques des Franco-Espagnols

Yves-Marie Bercé précise : « la dernière guerre du long règne de Louis XIV-  se trouve à front renversé. 

Pour la première fois depuis deux siècles les Français et les Espagnols se trouvent réunis dans une alliance dynastique.
Les Britanniques, les Impériaux, les Hollandais contestent l’héritage de Philippe d’Anjou devenu Philippe V d’Espagne.

La force, la capacité militaire du royaume de France est mise à rude épreuve. Certes, la France est la puissance la plus considérable de l’Europe. Avec plus de vingt millions d’habitants, elle est de loin le pays le plus densément peuplé, le plus riche, le plus centralisé, le plus fermement dirigé et précocement administré, en face de puissances disparates. 
Mais, très vite, à partir de 1704 les Français accumulent les revers sur plusieurs fronts. 
À Höchstädt (13 août 1704), les deux plus grands généraux de l’alliance ennemie -le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie- infligent une défaite désastreuse aux Franco-Bavarois. 
1706 -« annus horribilis » pour Louis XIV- est l’année la plus catastrophique pour les armes françaises. 

En 1709, cependant, la bataille indécise de Malplaquet vient prouver que la France n’est pas encore militairement abattue. À l’issue de cette sanglante journée, l’offensive ennemie sur Paris est stoppée et les coalisés se résignent désormais, jusqu’en 1712, à une guerre de position. 

Louis XIV- essaie de renouer des négociations mais les exigences des puissances coalisées sont à ce point élevées que, réduit à une position désespérée, il lance une sorte d’appel à la nation française pour expliquer que la poursuite de la guerre est inévitable. On lui imposerait de faire la guerre à son petit-fils d’Espagne : à cette demande humiliante, le roi avait répondu : « puisqu’il faut faire la guerre, j’aime mieux la faire à mes ennemis qu’à mes enfants. » »

L’assaut à la baïonnette du camp retranché de Denain le 24 juillet 1712

Après avoir présenté d’une part les personnalités d’exception que sont le maréchal-duc de Villars et le prince Eugène et, d’autre part, la terrible inquiétude de Louis XIV-   qui, ayant conscience de l’imminence d’une invasion jusqu’à Paris, envisage de transférer la Cour et le gouvernement à Chambord, Yves-Marie Bercé évoque le miraculeux armistice franco-anglais, puis la ruse de Villars et de son maréchal de camp Montesquiou qui sauve la France. 

Les troupes françaises, après une nuit de marche forcée de 25 à 30 kilomètres, attaquent Denain alors que le prince Eugène les attend à Landrecies. L’effet de surprise est total et décisif.

Villars, dans les jours suivants, exploite son avantage et reprend, petit à petit, les citadelles françaises perdues depuis trois ans. Les négociations commencées à Utrecht depuis le début de 1712 s’accélèrent.

Les traités d’Utrecht et de Rastatt 

Après l’Angleterre, à son tour, la Hollande, au lendemain de Denain, se résigne à traiter.

Seul l’empereur Charles VI s’obstine à ne pas vouloir reconnaître Philippe V et décide de continuer la guerre. 

Marshal Villars leads the French charge at the...

Marshal Villars leads the French charge at the Battle of Denain. Oil on canvas, 1839. (Photo credit: Wikipedia)

Enfin, deux succès militaires de Villars, la prise de Landau, en août, et celle de Fribourg, en octobre, amènent l’empereur à traiter avec la France. Un compromis honorable permet de signer les traités d’Utrecht (1713) et de Rastatt (1714). 
La guerre de Succession d’Espagne, qui a déchiré l’Europe pendant plus de dix ans et a été pour la France une terrible épreuve, est finie. Philippe V est reconnu comme légitime successeur de Charles II d’Espagne. Il renonce officiellement à ses droits de succession au trône de France.

Yves-Marie Bercé expose, alors, les clauses politiques, territoriales et commerciales des traités ainsi que la postérité dans les Écoles de guerre du XVIIIe siècle, et dans notre roman national, de la victoire de Denain, cette belle tactique originale menée avec un immense courage par, entre autres, les grenadiers de Villars.

En 1912, lors de la commémoration du deuxième centenaire, à la veille d’une nouvelle invasion des gens d’Outre-Rhin, on évoquait ce « sursaut d’énergie de l’âme française : un des beaux réveils de notre race ». 

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Patrick

sources :

— http://www.canalacademie.com/

Rafle du Vél d’Hiv : les sept erreurs de François Hollande

je voudrais vous faire partager ce texte paru sur le blog de
l’auteur du texte (( http://vichyetlashoah.blog.lemonde.fr/ ))  
et sur un site d’histoire , (( http://www.herodote.net )) 
 
 
 
 
je vous mets le texte intégral, ainsi pas de controverse inutile,
j’ai l’autorisation de A. Larané de copier son site, étant
lourdement handicapé des membres supérieurs notamment,
et passant 95% de ma vie allongé ….
 
 

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Patrick 
 
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Rafle du Vél d’Hiv : les sept erreurs de François Hollande
 
Dans son discours du dimanche 22 juillet 2012, en commémoration de la 
rafle du Vél d’Hiv (16 juillet 1942), le président de la République française
manifesté avec générosité sa volonté de réconcilier les Français autour de
leur Histoire.
 
Son discours contient néanmoins sept erreurs d’appréciation qu’a relevées
l’historien franco-israélien Alain Michel. Elles montrent que l’Histoire est
plus complexe qu’on ne voudrait le croire. Les voici dans l’ordre d’apparition :
[voir aussi : Le discours de François Hollande  et   le blog d’Alain Michel]
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1 – François Hollande : Une directive claire avait été donnée par l’administration 

de Vichy : «Les enfants ne doivent pas partir dans les mêmes convois que les parents».

 

 

Alain Michel, historien franco-israélienAM : La manière dont le président présente les faits (la séparation des enfants de leurs 

parents dans les camps du Loiret avant la déportation) est doublement erronée.

Tout d’abord il ne s’agit pas d’une directive du gouvernement collaborationniste 

de Vichy. L’organisation de la déportation se déroule dans un dialogue et 

une coopération entre l’administration policière de la «zone occupée»et les autorités 

allemandes, plus précisément les représentants d’Eichmann à Paris. Il n’y a aucune i

ntervention de Vichy sur cette question.

De plus la décision de déporter les enfants vient des Allemands et la séparation 

des parents et des enfants découle de leur besoin de faire partir les convois alors 

qu’ils n’ont pas encore l’autorisation de Berlin d’envoyer les enfants. Pour résumer, 

la police de la «zone occupée» applique des directives allemandes.

 

2 – François Hollande : Je tiens à rappeler les mots que le Grand rabbin de France 

Jacob Kaplan adressa au maréchal Pétain en octobre 1940, après la promulgation 

de l’odieux statut des Juifs : « Victimes, écrivait-il, de mesures qui nous atteignent 

dans notre dignité d’hommes et dans notre honneur de Français, nous exprimons 

notre foi profonde en l’esprit de justice de la France éternelle… »

 

 

AM : Précisons que Jacob Kaplan n’était pas Grand rabbin de France en 1942, il ne 

le deviendra qu’en 1954.

Mais surtout, sa déclaration d’attachement patriotique n’a rien à voir avec la rafle de 

1942. D’une part du fait que la Solution finale n’existe pas encore en 1940 et ce 

qui préoccupe alors Jacob Kaplan est l’antisémitisme français ; d’autre part, 

parce que, sous la pression du gouvernement de Vichy, aucun adulte français 

(ou d’origine algérienne) n’a été arrêté lors de la rafle de juillet 1942, alors que 

Jacob Kaplan, dans sa déclaration d’amour à la France, s’exprime au nom des 

Juifs français et d’eux seuls.


3 – François Hollande : La vérité, c’est que la police française, sur la base des 

listes qu’elle avait elle-même établies, s’est chargée d’arrêter les milliers 

d’innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C’est que la gendarmerie française 

les a escortés jusqu’aux camps d’internement. La vérité, c’est que pas un soldat 

allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l’ensemble de l’opération. 

La vérité, c’est que ce crime fut commis en France, par la France.

 

 

AM : Il y a une confusion dans le fait que la police française de la «zone 

occupée»a établi des listes en octobre 1940 sur demande allemande et non 

arrêter des Juifs. La Gestapo sait bien avant la rafle qu’elle peut compter sur 

la police de la zone nord, qui lui obéit du fait de l’application de la convention 

de la Haye et de la convention d’armistice. Plus de 8.000 Juifs ont déjà été 

arrêtés en 1941 dans la région parisienne et les Allemands se sont toujours 

servis de la police française pour ces rafles.

Pour résumer, le président de la République aurait pu dire : «La vérité, c’est de 

sa propre initiative comme la phrase semble le suggérer.

Effectivement, les soldats allemands ne seront jamais mobilisés en France 

pour que ce crime fut commis en France par les nazis avec la complicité de la 

police et de l’administration française».

 

4- François Hollande L’honneur fut sauvé par les Justes, et au-delà par tous ceux 

qui surent s’élever contre la barbarie, par ces héros anonymes qui, ici, cachèrent 

un voisin ; qui, là, en aidèrent un autre ; qui risquèrent leurs vies pour que soient 

épargnées celles des innocents. Par tous ces Français qui ont permis que survivent 

les trois quarts des Juifs de France.

 

AM : Cette affirmation est incomplète dans la mesure où ce ne sont pas seulement

les Justes et les héros anonymes qui ont sauvé les trois quarts des Juifs de France,

mais aussi l’action et les choix politiques du gouvernement de Vichy qui, en tentant 

de protéger les Juifs français (et en abandonnant à leur sort les Juifs d’origine 

étrangère), a considérablement ralenti la machine de destruction allemande (voir les 

historiens Léon Poliakov et Raul Hilberg).


5- François Hollande : L’honneur de la France était incarné par le général de 

Gaulle qui s’était dressé le 18 juin 1940 pour continuer le combat.

 

 

AM : Il ne convient pas, dans une cérémonie consacrée à la persécution des Juifs, 

de citer le général de Gaulle qui n’a rien dit et rien fait pendant la Seconde 

Guerre mondiale pour encourager les Français à sauver les Juifs. Il eut mieux 

valu citer des hommes d’Église comme le cardinal Saliège.


6 – François Hollande : L’honneur de la France était défendu par la Résistance, 

cette armée des ombres qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite.

 

AM : De même, la Résistance en tant qu’organisme n’a rien fait et rien dit pour 

sauver les Juifs ou encourager à les sauver, à l’exception de Témoignage chrétienet 

des mouvements de résistance juifs (communistes et communautaires). Certes 

des résistants, en tant qu’individus, ont sauvé des Juifs, mais jamais sur instruction 

de leurs mouvements.


7– François Hollande : L’enjeu est de lutter sans relâche contre toutes les formes 

de falsification de l’Histoire. Non seulement contre l’outrage du négationnisme, mais 

aussi contre la tentation du relativisme.

 

 

AM : Le président de la République met sur le même plan le «négationnisme», qui 

consiste à nier l’évidence (la réalité de la Shoah) et se présente comme une 

anti-histoire, et les approches d’historiens qui remettent en cause certaines 

interprétations idéologiques, en relativisant ce qui s’est passé en France par 

rapport à ce qui s’est passé ailleurs en Europe. Cette confusion entre«négationnisme» 

et «relativisme» est sans doute excessive et, qui sait? pourrait contrarier la recherche 

historique.

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Alain Michel, auteur de : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français

Patrick

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sources 

http://www.herodote.net

Le squelette d’un soldat découvert sur le site de la bataille de Waterloo

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Le squelette d’un soldat découvert sur le site

de la bataille de Waterloo
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Mardi 5 juin dernier, des archéologues ont mis au jour sur le lieu de la bataille de Waterloo, en Belgique, le squelette d’un soldat tué le 18 juin 1815.
Découvert lors de travaux de réaménagement du site, actuellement en cours dans le cadre des préparatifs des festivités du bicentenaire de la bataille de Waterloo, le soldat était couché sur le dos, une balle encore présente au niveau de son poumon gauche.

Pour Dominique Bosquet, attaché au service de l’Archéologie du Brabant wallon, l’homme était « une personne de petite stature, d’environ 1,50 m, assez jeune, gracile […]. Son crâne a été endommagé par les fouilles, mais on devrait pouvoir le reconstituer. Par contre, on n’a pas trouvé le pied gauche, tandis qu’il manque des phalanges au pied droit, ainsi que les mains. À cause de l’agriculture ou à la suite d’un bombardement ? Aux spécialistes de le déterminer. »

French cuirassier during the re-enactment of t...

French cuirassier during the re-enactment of the battle of Waterloo (1815), in June 2011, Waterloo, Belgium. (Photo credit: Wikipedia)

Découvert à 40 cm de profondeur, le soldat a dû être enterré par un camarade de régiment pour le protéger des pillages. Non loin du squelette, les archéologues ont découvert des pièces de monnaie, dont un demi-franc français de 1811, une cuillère, des boutons d’uniforme, une petite boule rouge dont l’usage reste encore à déterminer, deux pierres à fusil neuves et un morceau de bois sur lequel était gravées les lettres C et B.

On ne connaît pas encore sa nationalité mais, pour Yves Vander Cruysen, responsable de l’association Bataille de Waterloo 1815, le soldat était sans doute britannique, le corps ayant été découvert près d’une crête tenue par les troupes du duc de Wellington.

Au cours de cette célèbre bataille, les soldats de la Grande Armée de l’empereur Napoléon Ier ont combattu celle des Alliés, coalition des états européens contre l’empereur français. Au terme de l’affrontement, 35 000 soldats furent blessés et 12 000 trouvèrent la mort sur la « morne plaine » de Waterloo.

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Patrick

sources :

— diverses sur internet …

http://www.info-histoire.com

Les mots des religions

Français : ange protant la bible, la parole de...

ange protant la bible, la parole de Dieu ou la table de la loi. Galerie des rois. (Photo credit: Wikipedia)

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Les mots des religions : Prophétisme,
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Hildegarde de Bingen, Nostradamus

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Qu’est-ce qu’un prophète ? Pas un homme qui dit l’avenir mais unhomme dont la parole est habitée d’un souffle divin. Sylvie Barnay a collaboré à l’ouvrage collectif dirigé par l’historien médiéviste André Vauchez, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, en rédigeant justement le chapitre consacré au prophétisme. Elle est également l’auteur d’un livre paru début 2012 consacré à ce sujet « La parole habitée ». Elle offre ici deux portraits de prophètes : Hildegarde de Bingen et Nostradamus.

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http://www.canalacademie.com/ida8787-Les-mots-des-religions-Prophetisme.html

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Définition du prophétisme

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Les prophètes sont des hommes à la parole habitée. Une parole au souffle inspiré les habite autant qu’ils habitent cette parole devenue leur propre chair et leur propre sang. La prophétie est une empreinte de Dieu en l’homme, le souffle de l’Esprit divin défini comme saint. Emportés par ce souffle, les prophètes dénoncent l’insupportable et annoncent l’inimaginable au cœur du monde. Ils apportent la lumière quand les hommes sont plongés dans l’ombre. Leur parole est « comme un feu », «  comme un marteau qui fracasse le roc » (Jr 23,29). Ils ne peuvent la taire, mais seulement la transmettre : « Et celui qui tient de moi une parole, qu’il délivre fidèlement ma parole ! »(Jr 23,28). Les prophètes parlent la parole divine et non « sur Dieu » ou « à propos de Dieu ». Aussi, ils ne possèdent ni l’origine ni la fin de cette parole qu’ils portent et qui les porte.

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Depuis la plus haute Antiquité des hommes au regard perçant sont chargés de dire la parole des dieux. Mais le monde de la Bibledonne sa coloration propre à ce phénomène religieux dont on repère la trace dans l’ensemble du Proche-Orient ancien. Elle est le reflet de sa théologie, c’est-à-dire de sa manière de concevoir la relation entre l’homme et son Dieu. Pour la pensée biblique, en effet, la parole divine est vivante, elle établit une relation entre la vie divine et la vie humaine. Cette relation est également décrite comme une « Alliance », structure particulière de contrat entre les hommes et Dieu supposant des droits et des devoirs . Les prophètes sont les yeux de Dieu, dénonçant ce qui brise l’Alliance et annonçant ce qui la fait vivre. Quand vient le désarroi des corps devant la folie destructrice de la violence ou du pouvoir, un prophète se dresse pour que l’humanité ne s’aveugle pas davantage et lui montrer où est le sens de la vie. Quand il est minuit dans l’histoire, sa vision dénonce le mal en puissance. Et son souffle inspiré annonce un matin qui vient.

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Cette première définition sous-tend toute l’aventure culturelle du prophétisme. Mais la parole inspirée est également le reflet d’une époque, que ce soit celle des temps anciens ou celle des temps contemporains. Aussi chaque voix prophétique est d’abord celle d’un homme ou d’une femme qu’imprègnent la sensibilité et la culture propres à leur siècle

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Un exemple de figure prophétique au Moyen Age : Hildegarde de Bingen

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La parole inspirée d’Hildegarde de Bingen plonge droit au cœur des Livres prophétiques et des ultimes énoncés de l’Apocalypse de Jean. La moniale définit la prophétie en même temps qu’elle se définit elle-même comme « un faible son de trompette provoquée par la lumière vivante ». L’image de l’instrument de musique n’est pas anodine : elle montre que le prophète est un être humain animé par un souffle divin qui seul lui permet de tirer des sons harmonieux de son instrument, c’est-à-dire de parler avec justesse la parole divine. Pour Hildegarde la prophétie est « dans l’homme comme l’âme dans le corps » : « de même que l’âme est obscurcie dans le corps et que celui-ci est dirigé par elle, de même la prophétie issue de l’Esprit de Dieu qui gouverne toute créature est invisible ». Invisible, elle est l’empreinte de la divinité sise au cœur de tout homme depuis Adam. Elle donne aux prophètes les yeux de Dieu : « Ô hommes admirables qui passez, en voyant les mystères par les yeux de l’Esprit et en annonçant dans l’ombre lumineuse la lumière aigüe et vivante ». Aussi le prophète est-il, , l’homme qui donne à l’humanité une lumière quand tout est obscurité et qu’il fait nuit dans l’histoire. A ce titre, la prophétie est également cette « science mystérieuse » du regard qui permet au prophète inspiré par l’Espritd’esssayer de comprendre l’essence divine des phénomènes de la nature et du monde. Les prophètes de l’Ancien Testament en sont les témoins autant que la prophétesse elle-même.

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Hildegarde recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval

Hildegarde recevant l’inspiration

divine, manuscrit médiéval

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Retraçant l’histoire du prophétisme, la bénédictine Hildegarde montre encore que la prophétie a été revivifiée avec la venue sur terre du Fils de Dieu , elle s’est alors montrée aux hommes parée d’un nouvel éclat, d’une nouvelle manière de comprendre et d’exposer la parole divine. C’est pourquoi Hildegarde proclame la parole divine en pleine lumière de la Révélation du Christ, réactualisant et revivifiant le message de l’Évangile pour son époque. Expliquant ainsi le mouvement prophétique dans l’histoire depuis Adam, présenté comme le premier prophète, la moniale de Bingen montre que la bouche humaine, à l’origine, ne parlait que la parole de Dieu, ne cessait donc de prophétiser. Elle continue de prophétiser dans l’histoire par la grâce de l’Esprit-saint
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A ce titre, l’abbesse annonce les malheurs à venir mais dit aussi l’espérance au cœur de ce temps, paroles révélatrices de sa pensée prophétique : « Tantôt surgira l’injustice, avant de tomber à nouveau, tantôt des guerres, famines, pestes et mortalité séviront, pour disparaître à nouveau : rien ne durera, ni ne persistera bien longtemps dans un même état, tout sera en mouvement, apparaissant, disparaissant » ; « Viendront des temps pires, dans lesquels (…) le trône catholique (sera) ébranlé dans les erreurs, et ainsi les derniers de ces temps seront pleins de blasphèmes, comme des cadavres dans la mort. Alors il s’ensuivra la fumigation de la douleur dans les vignes du Seigneur. Ensuite surgiront des temps plus forts que les premiers, au cours desquelles la justice de Dieu se dressera quelque peu et l’injustice du peuple spirituel sera reconnue comme devant être totalement balayée ».

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Ces images puissantes , qui réalisent le Verbe de Dieu, sont écrites dans l’urgence : La Rhénanie où vit la prophétesse du XIIe siècle vit une époque de schismes et de violents conflits entre partisans de la papauté et partisans de l’empereur : « Dans ce monde règnent les ténèbres, les nuées et le grand remuement de toutes les tempêtes ». Tandis que le christianisme se défait dans les luttes intra-religieuses et que ceux qui ont pour mission de transmettre son héritage culturel le dilapident, Hildegarde, vivement blessée, part pour Cologne, Trêves, Metz, Wurzbourg et Bamberg. Sur ordre de l’Esprit, elle annonce au clergé et au peuple la volonté divine et proclame la nécessaire Réforme de l’Église : « Mais de nos jours, la foi catholique vacille parmi les peuples et l’Évangile claudique ; même les ouvrages très puissants que d’incontestables docteurs avaient examiné avec un zèle immense sont dispersés dans une boue honteuse, et la nourriture de vie des Écritures divines est corrompue. C’est pourquoi je parle désormais par la bouche d’un [humain] n’enseignant pas les Ecritures, ni éduqué par un enseignement terrestre, mais moi qui suis, j’annonce par lui de nouveaux secrets et de nombreux mystères, restés jusque là cachés dans les livres ». 

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Cette vision vient_ des yeux du Dieu dont elle affirme être la messagère et avoir reçu le don de comprendre l’histoire du salut. Hildegarde annonce la persécution générale vers laquelle va l’Église si elle n’opère pas une conversion, si elle ne renonce pas à sa mondanité et à sa richesse. Aux « maîtres et prélats endormis qui ont délaissé la justice de Dieu », elle annonce la venue d’un nouvel ordre religieux secondé par des princes restaurateur du bien commun donné en partage à tous les hommes… La prophétesse n’est pas pour autant considérée comme une devineresse. C’est en termes de « rayonnante lumière » que le pape Eugène III décrit sa parole, défaisant toute suspicion d’hérésie à son encontre. Le prophétisme de la moniale opère en effet au sein même du magistère sans attenter à l’unité constitutive de la définition de la chrétienté, à l’époque qui voit le début de l’élévation des cathédrales. Il n’est pas non plus millénariste : il décrit la fin d’un monde, non la fin du monde. Il se présente enfin comme un éclairage ou un guide pour le présent, reformulant la manière dont s’opère la relation entre l’homme et Dieu, rappelant la Loi. C’est ce qui rend sans doute la parole habitée de la visionnaire acceptable par la hiérarchie ecclésiale.

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Portrait de Nostradamus. Par son fils, César de Nostredame.

Portrait de Nostradamus. par
son fils, César de Nostredame.
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Un exemple de figure prophétique à l’époque de la Renaissance : Nostradamus

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Nostradamus est un poète-prophète emblématique de la Renaissance. Contrairement aux idées reçues, son prophétisme n’est pas de l’ordre de la prédiction du futur. C’est la postérité qui donnera en effet à Nostradamus les allures d’un devin aux paroles énigmatiques qui aurait prédit jusqu’aux catastrophes de la seconde guerre mondiale. Elle contribuera aussi à assimiler le médecin et astrophile de la Renaissance à un diseur de bonne aventure. 

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C’est pour son fils César que Michel de Nostredame, dit Nostradamus, rédige les Prophéties dont une première édition paraît à Lyon, le 4 mai 1555. Voir dans le recueil paru chez l’imprimeur Macé Bonhomme une lecture prévisionnelle de l’histoire relève cependant d’un contre-sens que la forme énigmatique des Prophéties contribue pourtant paradoxalement à susciter. En effet, dans la continuité de la théologie médiévale du prophétisme, Nostradamus assimile la prophétie au don divin d’une lumière, à un outil qui, par grâce, permet de dépasser l’ordre de la connaissance naturelle. Mais, il raisonne désormais en homme du XVIe siècle et avec les cadres épistémologiques qui sont les siens : ceux du médecin tout d’abord ; ceux de l’astrologue lecteur des signes du ciel, reçu à la cour de Henri II   et consulté par Catherine de Médicis et son fils Charles IX dans le contexte d’un engouement collectif pour le langage des astres, ensuite ; ceux de l’encyclopédiste pour lequel le genre littéraire de l’encyclopédie représente, non pas une clôture circulaire du savoir, mais un effort pour organiser le savoir en une succession de cercles concentriques de façon à ce que chacun puisse à la fois l’élargir et le mener à sa propre guise. 

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Témoin des guerres de religion et de la déstabilisation qu’elles provoquent chez ses contemporains, Nostradamus cherche, en médecin, à soigner son époque. Comme dans les Prognostica d’Hippocrate, il tente de faire un « pronostic » : analyser les symptômes, prévoir l’évolution de la maladie pour parvenir à la traiter, dire le futur de cette maladie au patient. Pronostic qui diffère d’une voyance annonçant ce qui va se réaliser même s’il lui ressemble dans sa forme. Les quatrains rassemblés en centuries, ou unités de cent vers, qui composent les Propheties semblent ainsi présenter comme un panoptique de la folie et de la cruauté humaine. Ils sont destinés à montrer le mal en action. 

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A l’encontre des autres approches futurologiques qui vont ultérieurement capturer et plagier sa pensée, Nostradamus n’écrit donc pas pour prophétiser le malheur au sens d’un châtiment irrémédiable mais pour y remédier. Précisant lui-même son positionnement dans la « Préface » adressée à son fils César, il dit que ce n’est ni par le biais des pratiques magiques, ni par le biais de l’astrologie qu’il est devenu un « voyant », mais par divine inspiration : « veu que toute inspiration prophétique reçoit son principe movant de Dieu le créateur » . Dans son optique, en effet, l’intelligence humaine est incapable par elle-même d’accéder à la compréhension des choses cachées recouvertes par le voile du mystère divin à moins qu’elle ne soit secourue par ce que Nostradamus appelle « la flamme missive » permettant d’appréhender le futur, mais aussi le passé et le présent. Nostradamus ne cherche donc pas à prédire mais à faire surgir une conscience de la présence divine dans le monde humain : ce qui « doit être », et non pas ce qui « sera ». 

Portrait de Nostradamus par le Dr Niel.

Portrait de Nostradamus par le Dr Niel.

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L’homme ici-bas voit Dieu non pas face-à-face, mais toujours « en énigmes », ainsi que le rappelle saint Paul. Pour dire ce que les « yeux » de Dieu lui ont confié, Nostradamus choisit alors de parler cette langue biblique « en énigmes », qui est sa propre manière de prophétiser. Nostradamus pose ainsi en définitive une parole pour aider l’homme de son temps à entendre qui parle au nom de Dieu. Ce n’est pas l’apocalypticien, qui prend la parole et la place de Dieu pour annoncer que la fin des temps est imminente. Ce n’est pas non plus le prédicateur qui, au nom de Dieu, prend partie contre les détenteurs de l’autorité politique en les accusant de gouverner contre la Loi divine – à l’exemple de Jean de Hans ou de Simon Vigor – autre forme de toute puissance. Ce n’est pas davantage le devin inspiré de la tradition platonicienne cher aux humanistes de son temps, le mage ou le théurge inspiré dont se moque par ailleurs Nostradamus. Le prophète – titre que Nostradamus ne cherche aucunement à s’attribuer – « Encores, mon fils, que j’ay inseré le nom de Prophete, je ne me veux attribuer titre de si haulte sublimité pour le temps présent » – est celui qui dénonce le mal contre lequel il propose un antidote porteur d’espérance à l’homme qui se demande par quel chemin aller au milieu du XVIe siècle.

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Il est ainsi possible de repérer au fil des siècles les figures prophétiques qui incarnent la parole habitée.

Sylvie Barnay à Canal Académie

Sylvie Barnay 

Le texte ci-dessus est extrait, avec son aimable assentiment, de : Sylvie Barnay, La parole habitée, Points Sagesse, Paris, Seuil, 2012 (copyright Éditions du Seuil). Les références des textes cités sont données dans le texte original.

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Sylvie Barnay, Maître de conférences à l’Université de Lorraine Chargée d’enseignement à l’Institut catholique de Paris …. ses écrits ci dessous ….

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Présentation de

«  »la parole  habitée » »

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Confusément assimilé à Nostradamus, le prophète irait de par le monde, marginal, extatique et détenteur des sombres secrets de l’avenir, toujours apocalyptiques. Mais si la parole prophétique est effectivement  » habitée  » par un savoir qui dépasse celui du commun des mortels, elle n’est pas toujours noire et menaçante. L’identité du prophète a évolué au cours de l’histoire : devin dans l’Antiquité, médiateur entre l’homme et Dieu dans le judaïsme, tour à tour contestataire annonciateur de l’Apocalypse et interprète de la Parole divine dans le christianisme, il a contribué à définir la spécificité de l’islam, avec la figure de Muhammad, il a pris le visage de l’utopiste et du révolutionnaire dans le monde moderne… Ainsi, du mésopotamien Marduk à Isaïe, Ezéchiel puis Moïse, de Joachim de Flore à Nostradamus, de Sabbataï Tsevi à Martin Buber, de Marx à Emmanuel Mounier, les grandes voix prophétiques résonnent d’échos différents selon qu’elles veulent bouleverser le monde ou l’interpréter, le mobiliser ou accélérer la réalisation sur terre d’une promesse divine, annoncer la fin du monde ou préparer l’homme au changement. Ce recueil de textes, accompagnés de présentations qui les contextualisent, rend ainsi compte de la diversité des voix prophétiques dans l’histoire tout en dessinant les figures caractéristiques du prophète.

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 Biographie de l’auteur

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Historienne, elle a notamment publié :

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— La Vierge, femme au visage divin

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— La parole habitée : Les grandes voix du prophétisme

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— Langue de bois et parole en or
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— Les Saints : Des êtres de chair et de ciel
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— Jésus, compléments d’enquête
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— Almanach des traditions et de la gourmandise : Fêtes, dictons, recettes
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Détails sur ce livre

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Poche: 296 pages
Editeur : Points (9 février 2012)
Collection : Points Sagesses
Langue : Français
ISBN-10: 2757817388
ISBN-13: 978-2757817384

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Patrick

sources : 

Canal Académie

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http://www.canalacademie.com/ida8787-Les-mots-des-religions-Prophetisme.html

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http://www.canalacademie.com/idr20-Les-mots-des-religions-.html

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http://www.canalacademie.com/ida8802-Sous-la-direction-d-Andre-Vauchez-Prophetes-et-prophetisme-d-hier-a-aujourd-hui.html

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Diverses sur Internet 

Connaître et reconnaître les saints

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Connaître et reconnaître les saints

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100 destins hors du commun sur les pas du Christ.

200 oeuvres d’art : ce dictionnaire, qui présente

les saints et les saintes les plus connus

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Le dico des saints dans l'art, 200 oeuvres essentiellesCe dictionnaire iconographique permet de connaître la vie de 100 saints des plus connus, et de les reconnaître dans l’art au travers de 200 œuvres.  Peinture, sculpture, enluminure… autant de belles reproductions richement légendées qui exposent les attributs de chaque personnage.

Des saints martyrs les plus anciens (comme sainte Agnès) aux saints modernes bienheureux (comme Mère Térésa), l’auteur nous entraîne au fil des siècles de l’histoire sainte. De petite taille, ce livre pour petit ou grand, peut servir de guide dans les musées ou les églises.

Xavier Lecœur est journaliste dans la revue Prions en Église et il est l’auteur de plusieurs ouvrages chez Bayard comme Le dico des héros de la Bible dans l’Art(2009) ou Le grand livre des Saints (2005) .

Le Dico des saints dans l’art, 200 œuvres essentielles, par Xavier Lecoeur, éd. Bayard, 259 p., 15.90 €. Á partir de 12 ans

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Patrick

sources :

le monde de la bible 

http://www.decitre.fr

http://www.pravda50-librepropos.lecteurs.com

http://www.laprocure.com/

http://www.bayardchretien.be/

19 mai 1802

Bonaparte fonde la Légion d’Honneur

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Le 19 mai 1802 (29 floréal An X), Napoléon Bonaparte établit par une loi consulaire un Ordre national de la Légion d’Honneur.

Le Premier Consul veut de la sorte récompenser les mérites des citoyens et établir une émulation civique chez les notables, à une époque où la société française peine à sortir de la corruption et de l’immoralité post-révolutionnaires.

Première distribution de la Légion d'Honneur aux Invalides le 14 juillet 1804 (Jean-Baptiste Debret,, 1812 châteaux de Versailles et Trianon)
 
 
Une tradition monarchique

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Il existait sous l’Ancien Régime un ordre royal de Saint-Louis réservé aux militaires. Bonaparte, quant à lui, veut un ordre national qui honore les civils aussi bien que les militaires.

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Le 8 mai 1802, à un membre du Conseil d’État qui l’interpelle sur le bien-fondé d’une décoration qui viole les principes révolutionnaires d’égalité et invoque l’exemple des Romains, le Premier Consul rétorque : «On nous parle toujours des Romains ! Il est assez singulier que, pour refuser les distinctions, on cite l’exemple du peuple chez lequel elles étaient le plus marquées. Est-ce là connaître l’histoire ? Les Romains avaient des patriciens, des chevaliers, des citoyens et des esclaves. Ils avaient pour chaque chose des costumes divers, des moeurs différentes. Ils décernaient en récompenses toutes sortes de distinctions, des noms qui rappelaient des services, des couronnes murales, le triomphe !… Je défie qu’on me montre une république ancienne et moderne dans laquelle il n’y ait pas eu de distinctions. On appelle cela des hochets ; eh bien, c’est avec des hochets qu’on mène les hommes. L’on convient qu’il nous faut des institutions ; si l’on ne trouve pas celle-là bonne, qu’on en propose donc d’autres ! Je ne prétends pas qu’elle doive sauver la République ou l’État, mais elle y jouera son rôle».

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Au moins la nouvelle distinction honorifique ne coûte-t-elle rien ou presque à l’État, à la différence des fiefs et des pensions dont l’ancienne monarchie usait pour récompenser ses dévoués serviteurs…

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Militaire d’abord

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Première distribution de la Légion d'Honneur aux Invalides le 14 juillet 1804 (Jean-Baptiste Debret, châteaux de Versailles et Trianon)

Dès son origine, la Légion d’Honneur recueille un vif succès dans l’opinion, raffermissant le prestige du Premier Consul. Le 2 août 1802, un plébiscite vaut à celui-ci le 

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Consulat à vie.

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Mais les notables ne manifestent pas le même enthousiasme. Le Tribunat accepte la Légion d’Honneur avec 56 voix seulement contre 36 et le Corps législatif avec 166 voix contre 110. Confronté à leurs réticences, Bonaparte va devoir différer de plus d’un an la constitution de l’Ordre.

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Il comprend d’abord quatre, puis cinq classes de légionnaires : les grades de chevalierofficier etcommandeur et les dignités degrand officier et grand-croix(anciennement grand Aigle).

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Napoleon Bonaparte Coloured by uploader

Napoleon Bonaparte  (Photo credit: Wikipedia)

Il est présidé par le Premier Consul, qui lui donne pour devise«Honneur et Patrie», et dirigé par un Grand Chancelier et un Grand Trésorier. Les premiers nommés à ces charges, le 14 août 1803, sont le comte de Lacépède, un naturaliste (civil) et le général Dejean (militaire).

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Devenu empereur, Napoléon associe à la dignité de légionnaire ou chevalier une médaille.

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La première distribution des insignes a lieu le 14 juillet 1804 (fête républicaine !) dans la chapelle Saint-Louis des Invalides  (haut lieu des gloires militaires). Une  peinture , exécutée en 1812, montre l’Empereur épinglant lui-même la médaille sur la poitrine d’un vétéran manchot.

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La deuxième a lieu à Boulogne, devant 100.000 soldats, le 16 août 1804. Elle honore les héros des premières  victoires de la Révolution. Parmi les impétrants, André Estienne, le petit tambour d’Arcole, aura qui plus est l’honneur de voir son nom gravé sur l’Arc de Triomphe.

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Visite de la reine Hortense au château d'Écouen, maison d'éducation des jeunes filles de la Légion d'Honneur

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Un succès qui ne se dément pas

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Notons que 48.000 personnes vont être élevées à la dignité de légionnaire sous le Consulat et l’Empire… dont seulement 1400 civils !

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L’un de ceux-ci est le contremaître Hubert Goffin. Le 28 février 1812, il travaille dans la mine de Beaujon, près de Liège, avec son équipe et son propre fils, Matthieu, quand survient un effondrement des parois. Après cinq jours de lutte, il réussit à extraire ses compagnons  de la mine. Cet acte d’héroïsme lui vaut d’être le premier ouvrier à recevoir la Légion d’Honneur (Liège et la Belgique font alors partie de l’Empire français).

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Le poète allemand Goethe  reçoit avec fierté la Légion d’honneur par décret du 12 octobre 1808 de Napoléon, «empereur des Français, roi d’Italie et protecteur de la Confédération du Rhin». Il continuera de la porter après que les Français auront été chassés d’Allemagne.

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À la chute de Napoléon, le roi Louis XVIII maintiendra la Légion d’Honneur, substituant simplement l’effigie d’Henri IV à celle de l’Empereur sur les médailles.

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Le 23 février 1825, les jeunes poètes Victor Hugo et Alphonse de Lamartine reçoivent la décoration. Sous le Second Empire, elle sera remise à sept femmes, dont le peintre Rosa Bonheur et plusieurs religieuses.

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En 2011, la Légion d’Honneur comptait environ 91.500 titulaires après un maximum de 320.000 en 1968. Cet effectif comprend 75 % de chevaliers, 20 % d’officiers et 5 % de commandeurs. Les militaires représentent 60 % du total et les hommes 80%. Les légionnaires peuvent adhérer à la Société des membres de la Légion d’honneur, association loi 1901, qui compte 57.000 adhérents

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Le collier et le musée de la Légion d’Honneur

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Le collier du grand-maître de la Légion d’Honneur

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Le collier du grand-maître de la Légion d’Honneur, destiné au Président de la République en exercice, comporte 17 maillons, un par mandat présidentiel, avec le nom du président gravé au revers du maillon correspondant. À l’avers figure l’une ou l’autre des activités de référence des légionnaire. L’actuel collier remonte à 1951. Il porte la devise de l’ordre : Honneur et Patrie.

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Le collier est présenté au président sur un coussin le jour de son entrée en fonction. Il est ensuite ramené dans sa vitrine du musée de la Légion d’Honneur, dans le joli hôtel de Salm (1782), au bord de la Seine et en face du musée d’Orsay.

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Un endroit accueillant, qui vaut la visite et s’adresse aux enfants comme aux adultes. Il est gratuit et l’on n’a pas à y faire la queue comme au musée d’Orsay voisin. On peut y suivre l’histoire de la Légion d’Honneur comme de la plupart des ordres français et étrangers.

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Napoleon distributing the Légion d'honneur at ...

Napoleon distributing the Légion d’honneur at the Boulogne camps, in August 1804. (Photo credit: Wikipedia)

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Pensons aux filles

Par le décret de Schönbrunn du 15 décembre 1805, après la bataille d’Austerlitz, Napoléon 1er confère à l’Ordre une mission d’entraide en fondant  trois maisons d’éducation pour les filles des légionnaires, à Écouen, Saint-Denis et aux Loges (près de Saint-Cloud).

Par cette mesure, il pallie au manque crucial de structures éducatives pour l’instruction des jeunes Françaises, après la tourmente révolutionnaire et la fermeture des écoles paroissiales et des couvents.

Au nombre d’un millier aujourd’hui, les pensionnaires se partagent entre les Loges et Saint-Denis. Toutes internes, elles portent un uniforme sur lequel elles arborent une ceinture, héritage de l’Empire, qui permet de distinguer leur niveau scolaire.

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Patrick

sources :

== Hérodote.net

== Wikipédia

Le Roi-Soleil et Dieu

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«  » »Le Roi-Soleil et Dieu » » »

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PRÉSENTATION

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La rencontre et le dialogue singulier entre deux personnalités exceptionnelles : Dieu et Louis XIV. Ou comment la religion et l’Etat font corps et âme dans la personne du Roi : une véritable révélation sur une dimension méconnue et déterminante du règne du Roi-Soleil.

Roi très chrétien, revêtu de l’onction du saint chrême, Louis XIV occupe une place unique dans le domaine religieux, celle de médiateur entre Dieu et les sujets qu’Il lui a confiés. En témoignent les rituels publics auxquels il s’est astreint toute sa vie, de la nomination aux grandes charges ecclésiastiques jusqu’au toucher des écrouelles en passant par la célébration d’offices religieux soigneusement codifiés et mis en musique. Il suscite ainsi une vénération envers sa personne qui fonde l’enthousiasme politique dont il bénéficie. De là une action religieuse très consciente, jusque dans ses aspects les plus contestables, comme la révocation de l’édit de Nantes et la persécution de Port-Royal.
Le roi mène aussi une vie chrétienne marquée par les combats intérieurs. Après avoir beaucoup sacrifiéà la galanterie et versé dans l’adultère, sa conversion progressive lui fait épouser Mme de Maintenon et renoncer au péché. Les ultimes épreuves de sa vie et ses derniers instants révèlent un fidèle pleinement résigné et stoïque, soucieux de laisser à la postérité le souvenir d’une mort héroïque et sainte. Ainsi se découvre, sous le regard de Dieu et de l’Eglise, la double identité du roi, prodige de gloire et pauvre pécheur.

Diplômé de l’Ecole du Louvre et docteur ès lettres, Alexandre Maral est conservateur en chef au château de Versailles. Il est l’auteur de La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV. Cérémonial, liturgie et musique et de Madame de Maintenon. A l’ombre du Roi-Soleil. Il a été commissaire des expositions Louis XIV : l’homme et le roi, en 2008, et Une chapelle pour le roi, en 2010.

Marc FUMAROLI de l’Académie française,
Alexandre MARAL

Parution : avril 2012
ISBN : 978-2-262-03519-8
Pages : 372
Prix : 24€

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Patrick

sources

 http://www.editions-perrin.fr

Histoire de l’Institut de France

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 Histoire de l’Institut de France 

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L’Institut de France est une institution de l’État, composée de cinq académies à la longue histoire. Pour le monde entier, il s’identifie avec la Coupole sous laquelle se tiennent les cérémonies solennelles des cinq académies, celles pour lesquelles les académiciens revêtent le costume de drap bleu foncé, brodé de ces rameaux d’olivier vert et jaune, qui lui valent son nom d’habit vert. L’épée de cour, par laquelle Napoléon remplaça la canne, est souvent une création originale, ornée des symboles qu’a choisis chaque académicien. Les amis du nouvel élu la lui offrent au cours d’une cérémonie qui précède la réception officielle.

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La naissance des Académies et la création de l’Institut de France

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Les académies forment un « parlement de savants », riche de son histoire, mais aussi de son rôle actuel. C’est l’essor des salons et des cénacles littéraires sous le règne de Louis XIII qui donne en 1635 à Richelieu l’idée de créer l’Académie française, dont il se déclare protecteur et à laquelle il confie le soin de veiller sur la langue française et d’en rédiger le dictionnaire. Ce Dictionnaire, toujours tenu à jour, a déjà connu huit éditions. D’une commission de l’Académie constituée pour rédiger les Inscriptions des médailles et des bâtiments royaux, Colbert fait en 1663 l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Elle est vouée à l’histoire, à l’archéologie et à la philologie, aussi bien pour l’Antiquité classique et le Moyen Âge occidental que pour les civilisations orientales. Une Académie des sciences s’imposait. Elle voit le jour en 1666. Lavoisier y fait établir en 1785 deux sections, une pour les sciences exactes et une pour les sciences de la nature. Cela explique qu’elle ait encore aujourd’hui deux secrétaires perpétuels. L’Académie des beaux-arts est née de la réunion de l’Académie de peinture et de sculpture créée par Mazarin lui-même en 1648, de l’Académie de musique créée en 1669 et de l’Académie d’architecture, créée en 1671. Elle comprend des artistes, des écrivains, des mécènes. Elle s’est élargie en 1985 par une section formée pour les arts du cinéma et de l’audiovisuel.

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.Napoléon Bonaparte siégeant en habit d'académicien. Aquarelle d'Edouard Detaille.

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Les académies de l’Ancien Régime ont été dissoutes, comme les autres institutions royales, en 1793. Mais le besoin demeurait d’une assemblée d’écrivains, de savants et d’artistes et la Convention, en son avant-dernière séance, le 25 octobre 1795, créait l’Institut de France. Il était formé de trois classes, puis en 1803 de quatre classes. Celle des sciences morales et politiques se vit supprimée par Bonaparte, qui était membre de l’Institut en sa section de mécanique mais reprochait à ceux qu’il appelait les « idéologues » leur hostilité de principe au régime. Elle est reconstituée en 1832 à l’initiative de Guizot. Désormais, il y a bien cinq Académies. Car, dès 1816, les classes de l’Institut ont repris leur nom d’autrefois : elles sont de nouveau des académies. Demeure l’Institut, qui les regroupe mais respecte leur indépendance. Les anciennes académies siégeaient au Louvre. Celui-ci étant devenu le grand musée que l’on sait, Napoléon décida de donner à l’Institut un nouveau siège, particulièrement prestigieux. Le 20 mai 1805, les membres de l’Institut franchissaient la Seine et s’installaient au Collège des Quatre-Nations.

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Le Collège des Quatre-Nations

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Comme tout homme d’État, Mazarin voulait laisser des traces de son passage. Proviseur du collège de Sorbonne, Richelieu avait fait édifier la superbe chapelle où s’élève encore aujourd’hui son tombeau. Trois jours avant sa mort, en mars 1661, Mazarin fondait un collège nouveau, destiné à assurer l’éducation gratuite de soixante jeunes gens originaires de quatre provinces qu’avait réunies à la France les traités de Wesphalie en 1648 et le traité des Pyrénées en 1659. C’étaient l’Artois, l’Alsace, une petite partie de la Savoie, le Roussillon et la Cerdagne. On appela cette nouvelle institution le Collège des Quatre-Nations.

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.Le cénotaphe de Mazarin. Sculpture de marbre blanc d'Antoine Coysevox (1640-1720)

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Le cardinal léguait quatre millions de livres pour financer la construction et une rente de soixante-cinq mille livres par an pour le fonctionnement, avant tout pour les bourses des étudiants. Son tombeau devait être placé dans la chapelle. Ce sera seulement son mausolée, le corps n’y ayant jamais été déposé. L’homme de confiance de Mazarin, Colbert, désigna l’architecte : Louis Le Vau, déjà architecte des agrandissements du Louvre. Il sera le principal architecte de Versailles. Le site choisi était prestigieux : sur l’emplacement de la porte de Nesles, face au Louvre. Le bâtiment sera une véritable scénographie urbaine : deux pavillons carrés encadrant la chapelle et sa coupole, le tout réuni en une vaste courbe. À la mort de Le Vau en 1670, François d’Orbay lui succède. C’est lui qui conçoit cette coupole haute de 44 mètres, une coupole circulaire à l’extérieur et en ellipse à l’intérieur. Le décor en est fait des médaillons des douze apôtres, des initiales de saint Louis  et d’une citation du prophète Ezéchiel  : « il siégera sous son ombre au milieu des nations ». Trois sculpteurs, Coysevox, Tuby et le Hongre collaborent pour élever le mausolée. Le Collège accueille ses premiers élèves en 1688. Il sera prospère jusqu’à sa fermeture en 1791. Il avait reçu les quarante mille ouvrages réunis par le cardinal dans son hôtel de la rue Vivienne, celui-là même qui allait accueillir la Bibliothèque royale et où se trouve encore aujourd’hui une notable partie de la Bibliothèque nationale de France. Ces livres forment la base de la bibliothèque Mazarine, ouverte au public dès ses débuts et aujourd’hui riche d’un demi-million de manuscrits et d’imprimés.

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Patrick

sources :

== Institut de France 

== le net 

 

Publications intéressantes portant sur l’Histoire …

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Publications intéressantes

en….  l’Histoire ….

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Les vraies chroniques de Tournai

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par Yves Coutant

Cet ouvrage constitue la première édition intégrale d’une chronique oubliée et délaissée par beaucoup de chercheurs qui y ont vu, à tort, une simple traduction vernaculaire de textes latins déjà connus par ailleurs. Yves Coutant, sous la direction du professeur Jacques Pycke, remet le texte et les origines légendaires de la ville de Tournai à l’honneur, grâce à une édition de qualité et à une solide introduction. Le texte ici étudié, remarquablement daté par le copiste lui-même, date de 1290.

 

 

« Seconde Rome, tel est le nom que les anciens Romains auraient donné à Tournai après qu’ils l’eurent fondée en 609 avant JC. Il s’en fallut de peu que cette Seconde Rome ne surpasse la ville-mère:les Romains appréciaient tellement la nouvelle cité qu’ils envisagèrent un moment d’abandonner le Tibre pour élire domicile le long de l’Escaut. Mais après une première révolte contre les Romains, Seconde Rome dut se soumettre et accepter le sobriquet d’Hostile. C’est sous encore un autre nom, Nerve, qu’elle lutte bien plus tard contre les armées de Jules César. Elle est vaincue mais César se montre magnanime. A l’instigation du traître Ambiorix, les citoyens de Nerve reprennent cependant les hostilités et malgré l’élection du roi éponyme Turnus, la cité, qui dorénavant se fait appeler Tournai, ne peut résister à César. Le général romain est implacable cette fois-ci et punit la forfaiture en rasant la ville. Tournai ne retrouvera sa splendeur d’autrefois qu’au temps de Néron et sera christianisé par Piat et Eleuthère.

S’il est un texte qui glorifie Tournai et les Tournaisiens, c’est bien celui-ci. Nous le savions déjà : de tous les peuples de la Gaule, les Belges étaient les plsu forts. ce que nous apprenons ici, c’estq ue de tous les Belges, les plus forts étaient en fait les Tournaisiens. Epris de liberté et insoumis, courageux et héroïques, ils ne surent malheureusement pas toujours se réfréner : chaque fois que leur bravoure devint témérité et que leur héroïsme se mua en outrecuidance, ils furent punis. Mais chaque fois aussi, tel le phénix, la cité se releva de ses cendres pour redevenir finalement cité royale et siège épiscopal ».

Ce volume constitue le 18e opus des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire.
Disponible chez l’éditeur universitaire i6doc en format papier et en format PDF.
ISBN-10 2-87419-070-5
ISBN-13 978-2-87419-070-4
Année de publication mai 2012
Nb de pages 206
Format 30 x 21 cm

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La revue Archives et Manuscrits précieux

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Ce n’est pas la première fois que les origines de Tournai sont étudiées au sein de la collection Tournai – Art et Histoire. Dans le troisième tome de la revue Archives et Manuscrits précieux, également éditée par le professeur Jacques Pycke (Instruments de travail n°11, 2009), trois médiévistes de formation différente ont croisé leurs regards sur les origines légendaires de la ville. Isabelle GLORIEUX (docteur en langues et littératures classiques) examine les chroniques en langue latine qui évoquent la naissance des origines mythiques de la ville et leur développement, lorsque la bourgeoisie puis le duc de Bourgogne s’en emparent. Pieter-Jan DE GRIECK (historien médiéviste de la Katholieke Universiteit Leuven) élargit le champ grâce à des manuscrits découverts notamment à Lyon et à Leuven, abordés dans la perspective de l’historiographie monastique de l’abbaye tournaisienne de Saint-Martin. Enfin, Kathy KRAUSE (Professor of French à l’Université du Missouri-Kansas City) approfondit notre connaissance du manuscrit français 24430 de la Bibliothèque nationale de France, qui contient la plus ancienne copie connue de la version française des origines légendaires de Tournai.

Le même volume contient également un article sur les lettres collectives d’indulgences délivrées par des groupes d’évêques en Avignon au 14e siècle (Morgane Belin) ; une édition du Testament de Jean Chevrot, président du conseil de Philippe le Bon, évêque de Tournai (1438-1460), enfant de Poligny (Marie Van Eeckenrode) ; une étude d’Une Missa Sancta Trinitas anonyme du 16e siècle conservées aux Archives et Bibliothèque de la cathédrale de Tournai (Anne-Emmanuelle Ceulemans) ; une édition de Nouveaux documents qui concernent l’abbaye de Saint-Nicolas-des-Prés à Tournai, dite encore Saint-Médard (Jacques Pycke et Michel-Amand Jacques).

Disponible ici en PDF ou en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre relié
ISBN-10 2-87419-018-7
ISBN-13 978-2-87419-018-6
Année de publication nov. 2009
Nb de pages 136
Format 20,8 x 29,3 cm

Dans le quatrième tome de la revue Archives et Manuscrits précieux (Instruments de travail n°15, 2010) se penche sur deux manuscrits conservés à la Cathédrale de Tournai : le livre d’heures de la famille Lefèbvre (Marie Van Eeckenrode et Ingrid Falque) et le Livre des serments (Morgane Belin) qui a fait l’objet d’une édition en 2010 dans la même collection. Il scrute attentivement trois manuscrits musicaux de la cathédrale très vraisemblablement apparentés (confrérie des notaires), parmi lesquels figure la célèbre Messe de Tournai (Sarah Ann Long). Il propose enfin l’édition et la traduction d’une « Vie » du saint évêque tournaisien Éleuthère (Olivier Delsaux), dont l’unique témoin se trouve dans un manuscrit du 13e siècle conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ainsi, des études de documents d’archives côtoient à nouveau de précieux manuscrits et justifient pleinement le titre donné à cette série de volumes annuels au sein de la collection scientifique Tournai – Art et Histoire.
Disponible ici en PDF ou en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-042-X
ISBN-13 978-2-87419-042-1
Année de publication nov. 2010
Nb de pages 152
Format 21 x 29,7 cm

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 Les cartulaires des évêques de Tournai

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Ouvrir les cartulaires des évêques de Tournai : une richesse dévoilée. 1098 regestes (analyses détaillées) d’actes de 898 à 1677

par Cyril Vleeschouwers et Jacques Pycke

 

Les riches archives de l’Évêché de Tournai ont brûlé à Mons et à Tournai en 1940. Par bonheur, les registres cartulaires (recueils de chartes) contenant les actes des évêques ont été conservés. Ils reposent aujourd’hui aux Archives de l’Etat à Tournai, à la Bibliothèque municipale de Lille et à la Bibliothèque nationale de France, à Paris.

On a songé, depuis un bon siècle, à les publier, vue la richesse des informations qui y sont contenues. Hélas, devant l’ampleur de la tâche, aucun projet n’a abouti. Il est vrai qu’une édition exhaustive de ces cartulaires épuiserait la vie d’un chercheur !

Pour stimuler la recherche, C. Vl. et J. P. présentent, dans l’ordre chronologique, en un fort volume, une analyse détaillée (regeste) en français moderne de chacun des 1098 documents éparpillés dans l’un ou l’autre des cartulaires. De généreux index des noms de personnes, des noms de lieux et des matières dévoilent la surprenante richesse de ces documents qui concernent tout l’ancien diocèse de Tournai, de Lille à La Panne et de Sluis à Saint-Amand-des-Eaux !

On y traite tout à la fois des innombrables conflits de juridiction qui ont opposé les évêques aux ducs de Bourgogne ou aux échevins des villes, des nominations d’abbés, d’abbesses et de prieures, des abbayes gantoises, des grandes collégiales de Lille, d’Harelbeke, de Courtrai et de Bruges, de Saint-Nicolas-des-Prés, des fondations de chapelles, des nouvelles dévotions, des dîmes de lin, de colza, de choux et de navets, de la règlementation des moulins, de la suppression de la paroisse Sainte-Marguerite, des habitants d’Orcq, du château d’Helchin, de la pratique des sacrements, des hérésies, de l’hommage féodal, des monnaies, des innombrables hôpitaux, des inquisiteurs, des marguilliers, des changeurs, des serments, des pèlerinages, des testaments, des chantres, des sépultures, des veuves, des curés de paroisse, des prisons, des châtelains et des cimetières….

Un instrument de travail indispensable, qui permettra de renouveler des pans entiers de l’histoire des évêques de Tournai et de pratiquement toutes les villes, les villages et les institutions religieuses de l’ancien diocèse de Tournai.
Ce volume constitue le 14e numéro des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire et est disponible ici en PDF et en version papier.

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Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-040-3
ISBN-13 978-2-87419-040-7
Année de publication mars 2010
Format 21 x 29,7 cm

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Cloches et société médiévale 


Les sonneries de Tournai

au Moyen Age

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par Laure Leroux
Depuis plusieurs années déjà, les médiévistes s’emploient à rendre au Moyen Âge ses lumières, ses couleurs. A l’image, nous allons nous efforcer d’ajouter le son, un son surtout, devenu symbole de l’Occident chrétien, celui des cloches. Il faut tendre l’oreille pour percevoir l’écho du bronze à travers des mentions qui devaient apparaître anodines, sinon évidentes à leurs auteurs tant cette sonorité était inscrite dans leur quotidien et dans leur culture. Longtemps ignorées par les historiens, c’est par ces trop rares mentions autant que par les ellipses et les silences des sources médiévales que nous nous essaierons à retrouver les cloches dans la trame des jours, à travers une « enquête campanaire » explorant les sonorités d’une ville au patrimoine exceptionnel, Tournai, auquel un dicton populaire attribue « cent clochers, quatre cent cloches ».
Ce volume constitue le 16e opus des Instruments de travail de la collection Tournai – Art et Histoire et est disponible ici en PDF et en version papier.
Langue français
Éditeur Tournai – Art et Histoire
Support Livre broché
ISBN-10 2-87419-045-4
ISBN-13 978-2-87419-045-2
Année de publication mars 2011

 

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Patrick

sources :

== http://blogdurmblf.blogspot.fr/

La niche fiscal des journalistes !!!!!

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La niche fiscal des journalistes

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Est-ce pour ces raisons que les journalistes

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ont tout fait pour faire élire François Hollande ?

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Pourquoi les journalistes ont tout fait pour qu’HOLLANDE soit vainqueur ?
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En effet 85% des journalistes sont de gauche et ils ont fait une propagande pro-Hollande et une propagande Anti –Sarkozyste. Les différents débats nous ont démontré avec une grande évidence qu’ils souhaitaient l’élection de Hollande. En voici la raison :

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L’avantage fiscal créée en 1934, pour les journalistes, supprimé par Juppé et rétabli par Jospin, pose question à l’heure où les niches fiscales ont mauvaise presse.

La chasse aux niches fiscales est à la mode. Le projet socialiste pour 2012 propose d’annuler 50 milliards sur les 70 milliards de «dépenses fiscales inutiles» créées depuis 2002. Au chapitre des «dépenses fiscales inutiles» ou au moins injustes, le PS pourrait également citer une mesure prise par le gouvernement Jospin, l’allocation pour frais d’emploi des journalistes, une niche fiscale qu’avait fait sauter Alain Juppé et que la gauche a rétabli quelques années plus tard sous une forme légèrement allégée.

Depuis 1999, les journalistes sont autorisés à retrancher 7.650 euros de leur salaire imposable, au nom des frais professionnels non remboursés par leurs employeurs. Un avantage fiscal conséquent. Prenons l’exemple d’un journaliste célibataire gagnant 2.500 euros par mois. Sans cet avantage fiscal, il payerait 2.534 euros d’impôt sur le revenu. Avec, il ne paye que 1.477 euros. Cette niche fiscale a été créée en 1934. Le journalisme faisait partie d’une liste délicieusement surannée de 110 professions qui étaient supposées avoir des frais professionnels (transport, nourriture, matériel…) plus importants que la moyenne. En France, tous les salariés sont exonérés de 10% de leur revenu au nom de ces frais professionnels. Pour 30.000 euros gagnés, on n’en déclare en fait que 27.000.

Ces 110 professions bénéficiaient d’un coup de pouce supplémentaire, de 5% pour les ouvriers du cartonnage de la région de Nantua à 40% pour les tisseurs non propriétaires de leur métier de l’Ain, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, de la Haute-Loire, de la Haute-Savoie, de l’Isère, de la Loire, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de la Savoie, de la Saône-et-Loire et du Vaucluse. Au milieu de cet inventaire à la Pernaut, les journalistes bénéficiaient d’une déduction supplémentaire de 30%.

En 1996, au nom d’une vaste réforme sur l’impôt sur le revenu, le gouvernement Juppé tire un trait sur toutes ces niches fiscales, «devenues sans rapport avec la réalité des frais professionnels supportés par les intéressés et qui ont donc perdu toute justification». Une profession va particulièrement se plaindre, les journalistes. Une manifestation réunissant 2.000 personnes parcourt alors les rues de Paris. Une dizaine de titres de la presse quotidienne régionale lancent une opération «homme invisible», un boycott photographique des parlementaires favorables à la suppression de la niche.

On découvre à cette occasion que les journalistes ont nettement plus de moyens de pression que les ouvriers du cartonnage de la région de Nantua. «Le souvenir que j’en conserve est moins la hargne des journalistes que la trouille des politiques», raconte Alain Lambert, ex-rapporteur du budget au Sénat. Juppé tient bon face à la fronde, mais offre une première concession à la profession, la création d’un fonds budgétaire pour compenser la hausse d’impôts que subiront les journalistes. Parallèlement, des négociations sont engagées avec les syndicats.Elles aboutiront sous Jospin. Il est décidé de rétablir l’avantage fiscal, mais sous une forme un peu plus juste. Au lieu des 30%, les journalistes pourront dorénavant retirer 50.000 F (soit 7.650 €) de leurs revenus, une mesure qui favorise les bas salaires et limite l’avantage pour les plus riches. Il n’empêche que les journalistes sont les seuls à bénéficier de la mesure. Michel Diard, ancien secrétaire général du SNJ-CGT (Syndicat national des journalistes) qui a participé à la négociation, ne voit qu’une explication: «La profession s’est mobilisée, les autres ne l’ont pas fait suffisamment».

Comment justifier cette différence de traitement face à l’impôt? «On considère que le travail du journaliste ne s’arrête jamais, répond Michel Diard. Même en vacances, le journaliste doit se tenir au courant, acheter les journaux, regarder le JT de 20h, consulter les infos sur Internet, ce qui a des coûts non pris en compte par l’entreprise de presse». Les journalistes seront ravis d’apprendre que leur Macbook est financé par l’Etat. Les polisseurs de pipe de Saint-Claude, qui ont perdu l’avantage fiscal, un peu moins.

Avant les primaires les syndicats de journalistes notamment de l’humanité ont demandé à Mr François Hollande de rétablir l’abattement de 30% pour les journalistes, de plus, chose étrange une certaine Valérie Massonneau (plus connu sous le nom de Valérie Trierweiler, future Madame Hollande) fut la porte-parole des journalistes accompagnée bien sûr d’Audrey Pulvar.

Valérie Trierweiler, le 3 mai 2012.

A savoir qu’en 2008 cette demande de rétablir les 30% fut demandée par les journalistes à Nicolas Sarkozy qui refusa, ce qui lui attira les foudres du monde journalistique, depuis ce jour la campagne anti-sarkozy commença.

Donc un journaliste célibataire gagnant 2.500 € par mois pourrait à partir de 2012 déduire 9.000€ au lieu de 7.650€.

Imaginez: Audrey Pulvar et David Pujadas gagnent aux environs de 12.000 € par mois ils peuvent donc déduire 54.000 € ; Laurence Ferrari gagne 400.000 € annuel, cela lui fait une déduction de 120.000 €. Jean-Michel Apathie 40.000 € par mois soit une déduction de 144.000 €. Alain Duhamel 56.000 € par mois déduction de 207.600 €. De plus, les journalistes de l’audiovisuel lui ont demandé un abattement supplémentaire de 10% pour les frais dit : « frais esthétique » du fait qu’ils doivent en permanence faire des soins esthétiques pour être présentables devant les caméras. Soit 40% d’abattement.

Mr Hollande leur a promis qu’il leur rétablirai ce droit, dès septembre 2012, s’il est élu. Et il est certain que Valérie Trierweiler et Audrey Pulvar sauront lui rappeler.

Comme quoi tous ces journalistes qui crachent sur les riches, et qui n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer le Sarko bling bling se gardent bien de parler de leurs avantages fiscaux. A savoir que Valérie Trierweiler est petite-fille et arrière petite fille de Banquier ? Elle n’est pas issue d’un milieu modeste comme elle essaie de le faire croire. Elle a un gros patrimoine immobilier, comme François Hollande avec sa SCI « La Sapinière » et son agence à Londres.

Ils veulent bien taxer les riches mais pas eux, car avec leur salaire de smicard, ils ne pourraient plus vivre, on les comprend d’ailleurs fort bien.
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Une grande Injustice
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42.500 journalistes bénéficieront de cet avantage, mais on peut aussi se déclarer journaliste fiscalement sans carte de presse. Et des proches de journalistes, qui ne sont pas journalistes se déclarent journalistes sans carte de presse, sport très prisé chez les amis de l’Humanité et du Canard Enchainé.

Il n’empêche que cette niche fiscale laisse un sale goût dans la bouche des journalistes. Tout le monde comprend bien l’injustice de la mesure et le souci éthique qui se pose. Dans ce débat, les journalistes sont juges et parties puisqu’ils ont le pouvoir de mobiliser ou non l’opinion publique. Mais ces derniers ne veulent aucunement que l’on touche à leurs avantages et désirent les accroître. Ce n’est pas plus glorieux que les parlementaires qui votent eux-mêmes leur rémunération.

Une suppression de cet avantage fiscal serait néanmoins compliquée à mettre en œuvre. Les syndicats demanderaient immédiatement une augmentation de salaire correspondant à la perte subie, ce qui au vu de la situation financière des journaux s’annonce bien délicat (à moins que le gouvernement rende l’argent de l’autre côté par des aides à la presse).

N’en doutons pas cette loi sera votée, et vous pouvez être sûr, que cela ne fera pas la une du journal de 20h00 ni la première page du journal l’Humanité, ni du Canard Enchaîné.
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Avantages sur les congés maladies
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Au-delà de trois mois de présences les journalistes ont le droit à la totalité de sa rémunération mensuelle pendant 3 mois, ils ont demandé à François hollande de porter la durée à 6 mois. Et au-delà au 2/3 de la rémunération mensuelle plus le supplément familial dans son intégralité. Les journalistes ont la prise en charge intégrale de leur cure thermale par la sécurité sociale et ouvrent droit aux mêmes conditions d’indemnisation que celles prévues pour la maladie simple et sont prises en compte dans la durée de celle-ci.

Les journalistes en service, victimes d’accidents du travail ou de trajet, ou atteints de maladie professionnelle contractée à l’occasion de leur travail, conservent, pour tous les arrêts reconnus par la sécurité sociale comme directement liés à l’accident du travail ou à la maladie professionnelle, l’intégralité de leur rémunération dans la limite de deux ans, Ils ont demandé à François Hollande de passer cette durée à 4 ans.

En cas d’incapacité permanente partielle telle qu’elle est reconnue par la sécurité sociale, le journaliste a droit à une priorité de reclassement dans une fonction compatible avec son état physique, avec maintien de tous ses droits (y compris la déduction fiscale), notamment en matière de salaire.

A compter de la date de leur engagement, les journalistes atteints d’une affection de longue durée reconnue par la sécurité sociale entraînant momentanément une incapacité totale d’exercer leur fonction conservent pendant les trois premières années l’intégralité de leur salaire et les avantages fiscaux. Ils ont demandé à François Hollande que la durée soit portée à 5 ans. Ils ont eu la promesse que cela serait fait en Septembre

Quels avantages pour François Hollande ?
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Français : François Hollande à Tours, le 5 sep...

François Hollande  (Photo credit: Wikipedia)

Pour François Hollande, il est important d’avoir la majorité des journalistes à ses côtés afin de nous faire avaler tous les mensonges de sa future politique. Pour un chef d’état il est très important d’avoir le pouvoir médiatique de son côté, même si cela doit passer par l’attribution de niche fiscale, afin d’avoir une emprise sur les médias. Ce qu’avait parfaitement compris François Mitterrand.

De ce fait, il pourra dire et faire croire aux français ce qu’il veut. Après le département le plus endetté de France, la Corrèze, nous aurons le pays le plus endetté d’Europe, la France.

Les Français vont encore jouer les cigales, pendant qu’une minorité de fourmis va devoir travailler comme des dingues pour engraisser tout ce petit monde.

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Merci messieurs et mesdames les journalistes …

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Patrick
Sources

http://www.tiresias.info/2012/04/de-la-mauvaise-foi-des-journalistes/

http://www.slate.fr/story/43075/pourquoi-journalistes-payent-moins-impot

http://www.oppositionrepublicaine.com/est-ce-pour-ces-raisons-que-les-journalistes-ont-tout-fait-pour-faire-elire-francois-hollande/