Divers textes et prières sur, et de, St François d »Assise !

Celui qui fera copier cet écrit pour qu’il soit mieux mis en pratique,
qu’il sache qu’il est béni du Seigneur

(Extrait d’une lettre de St François)

Saint François d’Assise

 

4 octobre, fête de saint François, modèle d’humble radicalité évangélique, sous le patronage duquel s’est placé le Pape au soir de son élection. Une puissance atomique pour irradier toute l’Église !

 

François d’Assise fait l’unanimité autour de lui. Le Poverello d’Assise, est habité par le Christ et il fait bouger l’Église par sa simplicité évangélique. Il fait écho au désir si cher de l’humble franciscain : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour. »

Chevalier du Christ

La vie de François est un long poème où alternent joie et souffrance, désir de Dieu et amour de Jésus. Né à Assise vers 1182, d’un riche marchand drapier Pierre Bernardone et de Dame Pica, sa jeunesse est marquée par les plaisirs de la vie. Chevalier, il participe à la guerre entre Assise et Pérouse, où il est fait prisonnier pendant un an. Malade, il est libéré. Il recherche de plus en plus la solitude.

 En 1206, à 24 ans, un événement marquera sa vie. Il s’arrête pour prier à la petite église en ruine de Saint-Damien. En prière, face au crucifix, il entend le Christ en Croix : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine. » Cet appel sera sa mission : relever l’Église. Il bâtit son identité en structurant son être sur Jésus crucifié reconnu comme le Christ ressuscité.
Face à un père déçu, François se dépouille de ses vêtements devant l’évêque et renonce à tous ses biens pour dame pauvreté. Ne s’inquiétant pas pour demain, il s’abandonne au Père du ciel qui veille sur chacun de nos cheveux, nous qui valons « bien plus que tous les moineaux du monde » (Mt 10, 31). Le Père le revêt de beauté, comme il le fait pour les champs : « Voyez les lis : ils ne filent pas, ils ne tissent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux » (Lc 12, 27).

Simplicité et joyeuse humilité

Cette simplicité évangélique, faite de fraîcheur et de confiance, lui attire ses premiers compagnons qui mèneront avec lui la joie parfaite au domaine de la Portioncule. Le pape Innocent III approuve en 1210 cette communauté naissante qui s’appellera les « Frères mineurs », c’est-à-dire les derniers de tous. Claire s’associe à François; c’est la première Clarisse. François fonde aussi pour les laïcs le tiers ordre franciscain. Homme œcuménique par excellence, il rencontre le Sultan en Égypte pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. À son retour, il rédige la règle définitive des Frères mineurs. C’est de lui que nous vient la première crèche vivante de la Nativité.

En 1224, au cours d’une retraite sur l’Alverne, il reçoit les stigmates de la passion de Jésus. Fatigué et malade, il revient à Assise et se retire à Saint-Damien. Il continue à mettre le monde en état de louange. Fiévreux et seul dans une petite cabane, c’est presque aveugle qu’il fait monter un vibrant chant d’amour vers l’Auteur de la nature, le Père de la création. Il compose alors sa magnifique prière Cantique du frère soleil, appelée aussi Cantique des créatures. Il meurt dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226 dans une cabane de la Portioncule, accueillant « notre sœur la mort corporelle ».

Grégoire IX le canonise deux ans plus tard. Pie XII le proclame patron de l’Italie en 1939. À noter que François n’était pas prêtre, mais diacre. Son corps repose dans la belle basilique à Assise que frère Élie, son successeur, lui fit construire. Dans cette petite ville médiévale, superbement étalée sur les pentes du mont Subasio qui surplombe la plaine de l’Ombrie, tout évoque la présence du troubadour du Christ.

Poète dans sa familiarité avec la nature, François propose une écologie de la vie en éveillant le désir de chanter la création. « Loué sois-tu Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole. »

L’ami de la nature

François d’Assise rejoint l’être humain dans sa vérité la plus simple. Il réalise ce que nous désirons au plus profond de nous : la joie, la paix, la liberté et la fraternité. Humble et pauvre, il se passionne pour le Christ, les humains et la nature. Comme pour tout chrétien, sa quête d’identité apparaît comme un lent processus d’épuration du désir, de décentrement de soi vers l’autre, grâce à ce Très-Haut qui devient le Très-Bas, comme l’écrit Christian Bobin dans sa biographie initiatique sur François : « Rien ne peut être connu du Très-Haut sinon par le Très-Bas, par ce Dieu à hauteur d’enfance, par ce Dieu à ras de terre des premières chutes, le nez dans l’herbe » (Le Très-Bas).

François est l’homme du retour à l’Évangile qui a contesté la société et l’Église de son temps. Il structure la société non pas sur l’accumulation des biens, mais sur la tendresse et l’harmonie avec la nature, comme le montrent les scènes romancées des Fioretti où il apprivoise un loup et où il prêche aux oiseaux. Frère de tous, il se solidarise avec les plus pauvres, insistant sur l’être et non sur l’avoir, ouvrant une voie de communion et de prière. Il est un maître de libération intérieure. Jean-Paul II l’a nommé patron des écologistes en 1979.

 

Salutation à la Vierge Marie

Salut, Marie, Dame sainte, Reine, sainte Mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Église : choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien aimé et l’Esprit Paraclet  ; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.

Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison de Dieu ! Salut, Vêtement de Dieu ! Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !

Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d’infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu !

Exhortation à la louange de Dieu

Craignez le Seigneur et rendez lui hommage.
Digne est le Seigneur de recevoir honneur et louange.
Vous tous qui craignez le Seigneur, louez le.
Salut, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
Louez le, ciel et toute la terre.
Tous les fleuves, louez le Seigneur.
Fils de Dieu, bénissez le Seigneur.
Voici le jour que le Seigneur a fait,
Jour d’allégresse et jour de joie,
Alléluia, alléluia, alléluia, roi d’Israël.
Que tout esprit loue le Seigneur !

 

 

Louez le Seigneur, car il est bon  ;
Vous tous qui lisez ceci, bénissez le Seigneur.
Toutes les créatures, louez le Seigneur.
Tous les oiseaux du ciel, louez le Seigneur.
Tous les enfants, louez le Seigneur. Jeunes gens et jeunes filles, louez le Seigneur.
Digne est l’Agneau immolé
De recevoir honneur et gloire.
Bénie soit la sainte Trinité et l’indivise Unité.
Saint Michel archange, défends nous dans le combat.

Prière pour le temps de maladie

Je te rends grâces, Seigneur Dieu, pour toutes ces douleurs que j’éprouve ; je te demande, ô mon Seigneur, de m’en envoyer cent fois plus encore si tel est ton bon plaisir.
Car j’accepterais très volontiers que tu m’affliges sans m’épargner, puisque c’est pour moi une consolation surabondante que d’accomplir ta très sainte volonté.

Prière d’offrande totale

Seigneur, je t’en prie, que la force brûlante et douce de ton amour prenne possession de mon âme et l’arrache à tout ce qui est sous le ciel, afin que je meure par amour de ton amour, comme tu as daigné mourir par amour de mon amour.

 Cantique de frère Soleil ou des créatures

 

  1. Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
    À toi louange, gloire, honneur,
    Et toute bénédiction ;
  2. à toi seul ils conviennent, ô Très Haut,
    Et nul homme n’est digne de te nommer.
  3. Loué sois tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
    spécialement messire frère Soleil,
    par qui tu nous donnes le jour, la lumière :
  4. il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
    et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.
  5. Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
    dans le ciel tu les as formées,
    claires, précieuses et belles.
  6. Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
    et pour l’air et pour les nuages,
    pour l’azur calme et tous les temps :
    grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
  7. Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile
    et très humble précieuse et chaste.
  8. Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Feu
    par qui tu éclaires la nuit :
    il est beau et joyeux,
    indomptable et fort.
  9. Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,
    qui nous porte et nous nourrit,
    qui produit la diversité des fruits,
    avec les fleurs diaprées et les herbes.
  10. Loué sois tu, mon Seigneur, pour ceux
    qui pardonnent par amour pour toi  ;
    qui supportent épreuves et maladies :
  11. Heureux s’ils conservent la paix,
    car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.
  12. Loué sois tu, mon Seigneur,
    pour notre sœur la Mort corporelle,
    à qui nul homme vivant ne peut échapper.
  13. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel  ;
    heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté,
    car la seconde mort* ne pourra leur nuire
  14. Louez et bénissez mon Seigneur,
    rendez lui grâce et servez le
    en toute humilité !

 

 

 

 

Admonitions

 

 

1. le Corps du Seigneur

Le Seigneur Jésus dit à ses disciples : Je suis la voie, la vérité et la vie ; on ne va au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père ; mais bientôt vous le connaîtrez, et d’ailleurs vous l’avez déjà vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui répondit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et vous ne me connaissez pas encore ? Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père. Le Père habite une lumière inaccessible ; Dieu est esprit ; personne n’a jamais vu Dieu. Puisque Dieu est esprit, on ne peut donc le voir que par l’Esprit, car c’est l’esprit qui fait vivre, la chair ne sert de rien.

Il en va de même pour le Fils : en tant qu’il est égal au Père, on ne peut le voir autrement que le Père, autrement que par l’Esprit.

Voilà pourquoi furent damnés tous ceux qui autrefois n’ont vu que l’homme dans le Seigneur Jésus Christ, sans voir ni croire, selon l’Esprit et selon Dieu, qu’il est vraiment le Fils de Dieu. Pareillement sont damnés tous ceux qui aujourd’hui leur ressemblent : ils voient bien, sous forme de pain et de vin, le sacrement du Corps du Christ, consacré sur l’autel par les mains du prêtre au moyen des paroles du Seigneur ; mais ils ne voient ni ne croient, selon l’Esprit et selon Dieu, que ce sont là réellement les très saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ, au témoignage du Très Haut lui même qui affirme : Ceci est mon Corps, et le Sang de la Nouvelle Alliance, qui sera versé pour la multitude , et encore : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. ».

L’Esprit du Seigneur : il habite en ceux qui croient en lui ; c’est donc lui qui reçoit le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tous les autres, ceux qui n’ont point part à cet Esprit, s’ils ont l’audace de recevoir le Seigneur, mangent et boivent leur propre condamnation.

Race charnelle, combien de temps encore aurez vous le cœur si dur ? Pourquoi ne pas reconnaître la vérité ? Pourquoi ne pas croire au Fils de Dieu ? Voyez : chaque jour il s’abaisse, exactement comme à l’heure où, quittant son palais royal , il s’est incarné dans le sein de la Vierge ; chaque jour c’est lui même qui vient à nous, et sous les dehors les plus humbles ; chaque jour il descend du sein du Père sur l’autel entre les mains du prêtre. Et de même qu’autrefois il se présentait aux saints apôtres dans une chair bien réelle, de même se montre-t-il à nos yeux maintenant dans du pain sacré. Les apôtres, lorsqu’ils le regardaient de leurs yeux de chair, ne voyaient que sa chair, mais ils le contemplaient avec les yeux de l’esprit, et croyaient qu’il était Dieu. Nous aussi, lorsque, de nos yeux de chair, nous voyons du pain et du vin, sachons voir et croire fermement que c’est là, réels et vivants, le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tel est en effet le moyen qu’il a choisi de rester toujours avec ceux qui croient en lui, comme il l’a dit lui même : Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde.

2.le péché de volonté propre

Le Seigneur dit à Adam : Tu peux manger des fruits de tous les arbres ; mais ne touche pas à l’arbre de la science du bien et du mal. Adam avait donc le droit de manger des fruits de tous les arbres du Paradis ; tant qu’il resta dans l’obéissance, il fut sans péché.

Manger les fruits de l’arbre de la science du bien signifie : s’approprier sa volonté, s’attribuer orgueilleusement le bien que l’on fait, alors qu’en réalité c’est le Seigneur en nous qui l’accomplit en paroles ou en actes. Mais on préfère écouter les insinuations du démon, on enfreint la défense ; alors le fruit de la science du bien se transforme en fruit de la science du mal, et il faut en subir le châtiment.

3. Obéissance parfaite et obéissance imparfaite

Le Seigneur dit dans l’Evangile : Celui qui n’abandonne pas tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple et encore : Qui veut sauver son âme doit la perdre. Comment faire pour abandonner tout ce que l’on possède ? Comment perdre son corps et son âme ? En se livrant tout entier à l’obéissance entre les mains de son supérieur. Tout ce que fait et tout ce que dit un sujet est acte d’obéissance véritable à deux conditions : d’une part qu’il s’agisse objectivement d’une bonne action ; d’autre part qu’on soit sûr de ne pas aller contre la volonté du supérieur.

Un sujet croit parfois sentir qu’une autre orientation serait meilleure et plus utile pour son âme que celle qui lui est imposée : qu’il fasse à Dieu le sacrifice de son projet, et qu’il se mette en devoir d’appliquer plutôt celui du supérieur. Voilà de la véritable obéissance, qui est aussi de l’amour : elle contente à la fois Dieu et le prochain.

Mais si le supérieur donnait un ordre contraire au salut de notre âme, il faudrait refuser de lui obéir, sans pour autant, rompre avec lui ou le quitter. Encourrait on les persécutions de certains à cause de cette attitude, on ne devrait que les en aimer davantage, pour l’amour de Dieu, car celui qui, bien loin de divorcer d’avec ses frères, préfère supporter leur hostilité, celui là reste dans l’obéissance parfaite : l’obéissance qui va jusqu’à donner sa vie pour ses frères.

Bien des religieux, malheureusement, s’imaginent découvrir qu’il y a mieux à faire que ce qu’ordonnent leurs supérieurs ; ils regardent en arrière et retournent à leur vomissement , c’est à dire à leur volonté propre. Ce sont des homicides, car leurs mauvais exemples sèment la mort dans beaucoup d’âmes.

4. ne pas s’approprier les charges

Ce n’est pas pour être servi que je suis venu, dit le Seigneur, mais pour servir.

Quand on a reçu autorité sur les autres, on ne doit pas plus en tirer gloire que si l’on était affecté à l’emploi de leur laver les pieds. Être plus désemparé de perdre un supériorat que de perdre l’emploi de laver les pieds, c’est amasser, comme Judas, un trésor frauduleux au péril de son âme ; et plus grand est le trouble, plus est coupable l’avarice.

5. Ne pas s’enorgueillir, mais placer sa fierté dans la Croix du Seigneur

Considère, ô homme, le degré de perfection auquel t’a élevé le Seigneur : il a créé et formé ton corps à l’image du corps de son Fils bien aimé, et ton esprit à la ressemblance de son esprit.

Et malgré cela, toutes les créatures qui sont sous le ciel servent leur créateur mieux que toi, elles le connaissent et lui obéissent mieux que toi, chacune selon sa nature. Bien pis, ce ne sont pas les démons qui l’ont crucifié : c’est toi qui, avec eux, l’as crucifié et le crucifies encore en prenant plaisir au vice et au péché. De quoi peux tu donc bien te glorifier ?

Même si tu avais tant de pénétration et tant de sagesse qu’aucune science n’aurait plus de secret pour toi ; même si tu savais interpréter toutes les langues et scruter les mystères divins avec une subtilité remarquable, de tout cela tu ne peux tirer aucune gloire. Le premier venu des démons a autrefois pénétré bien plus avant dans les mystères de Dieu, et connaît encore maintenant l’univers terrestre bien mieux que tous les hommes réunis (y compris celui qui reçut du Seigneur la grâce spéciale de la plus haute sagesse). De même, serais tu le plus beau et le plus riche des hommes, et ferais tu même des miracles au point de chasser les démons, tout cela peut se retourner contre toi, tu n’y es pour rien, et il n’y a rien là dont tu puisses tirer gloire. Mais ce dont nous pouvons tirer gloire, c’est de nos faiblesses. C’est de notre part quotidienne à la sainte Croix de notre Seigneur Jésus Christ.

6. L’imitation du Seigneur

Considérons frères, le bon Pasteur : pour sauver ses brebis, il a souffert la Passion et la Croix.

A sa suite, les brebis du Seigneur ont marché à travers les souffrances, les persécutions, les humiliations, la faim, les maladies, les tentations, et toutes sortes d’épreuves. En retour, elles ont reçu du Seigneur la vie éternelle.

Nous devrions avoir honte, nous, les serviteurs de Dieu. Car les saints ont agi : nous, nous racontons ce qu’ils ont fait, dans le but d’en retirer pour nous honneur et gloire.

7. Savoir, mais pour mieux agir

L’Apôtre dit : La lettre tue, mais l’esprit fait vivre.

La lettre tue ceux dont la curiosité s’arrête aux mots du texte ; ce qu’ils veulent, c’est paraître plus savants que les autres, et pouvoir acquérir ainsi de grandes richesses dont ils feront profiter leurs parents et amis, La lettre tue les religieux qui ne veulent pas approfondir l’esprit de la sainte Ecriture, mais qui préfèrent s’en tenir uniquement à la connaissance et au commentaire des mots.

L’esprit de la sainte Ecriture fait vivre ceux qui n’attribuent pas à leur valeur personnelle la science qu’ils possèdent ou désirent posséder, mais qui, par la parole et par l’exemple, en font hommage au Très haut Seigneur Dieu à qui appartient tout bien.

8. Éviter le péché d’envie

Sans le secours de l’Esprit Saint, dit l’Apôtre, nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ; sans le secours de l’Esprit Saint, nul, pas un seul homme, n’est capable de faire le bien.

C’est pourquoi celui qui est jaloux d’un de ses frères par l’intermédiaire duquel le Seigneur dit et fait du bien, celui là commet un véritable blasphème : c’est au Très Haut lui même que sa jalousie s’en prend, puisque c’est de Dieu seul que dérivent toute bonne parole et toute bonne action.

9. L’amour des ennemis

Aimez vos ennemis, dit le Seigneur.

Aimer vraiment son ennemi, c’est d’abord ne pas s’affliger des torts qu’on a subis soi même ; c’est ressentir douloureusement, mais comme une offense à l’amour de Dieu, le péché que l’autre a commis ; et c’est prouver à ce dernier, par des actes, qu’on l’aime toujours.

10. Réprimer les tendances égoïstes

A-t-on commis un péché ? C’est la faute au démon ! A-t-on subi une injustice ? C’est la faute au prochain ! Telle est l’attitude de beaucoup de chrétiens. Mais ce n’est pas sur autrui qu’il faut rejeter la faute : l’ennemi, chacun le tient à sa discrétion, l’ennemi c’est à dire l’égoïsme qui fait tomber dans le péché.

Heureux dès lors le serviteur qui gardera toujours enchaîné cet ennemi livré entre ses mains et saura sagement se prémunir contre lui : tant qu’il agira de la sorte, aucun autre ennemi, visible ou invisible, ne pourra lui nuire.

11. Ne pas se laisser ravager par le péché d’autrui

Un serviteur de Dieu ne doit éprouver de répulsion pour rien, si ce n’est pour le péché. Et même dans ce cas si grand que soit le péché commis, le serviteur de Dieu peut être atteint dans son amour pour Dieu offensé, mais jamais il ne doit perdre la paix de l’âme ni se mettre en colère : ce faisant, il s’attribuerait injustement un droit qui n’appartient qu’à Dieu : juger d’une faute.

Le serviteur de Dieu qui demeure inaccessible à la colère et au trouble dans ses rapports avec autrui, celui là mène une vie conforme à sa vocation, libre de tout attachement égoïste. Heureux celui qui ne s’arroge rien, qui rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

12. À quoi l’on reconnait l’Esprit du Seigneur

Voici comment reconnaître qu’un serviteur de Dieu possède l’Esprit du Seigneur : lorsque le Seigneur opère par lui quelque bien, la  » chair  » du serviteur de Dieu, alors, ne s’enorgueillit pas, cette chair toujours opposée à tout bien ; au contraire, il ne s’en méprise que davantage, et se juge plus indigne que tous les autres hommes.

Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu. Ce qu’un serviteur de Dieu possède de patience et d’humilité, on ne peut pas le savoir tant que tout va selon ses désirs. Mais vienne le temps où ceux qui devraient respecter ses volontés se mettent au contraire à les contester : ce qu’il manifeste alors de patience et d’humilité, voilà exactement ce qu’il en possède, et rien de plus.

13. L’Esprit de pauvreté

Heureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté, car le royaume des cieux leur appartient. Il y en a beaucoup qui sont férus de prières et d’offices, et qui infligent à leur corps de fréquentes mortifications et abstinences. Mais pour un mot qui leur semble un affront ou une injustice envers leur cher  » moi « , ou bien pour tel ou tel objet qu’on leur enlève, les voilà aussitôt qui se scandalisent et perdent la paix de l’âme. Ceux là n’ont pas le véritable esprit de pauvreté : car celui qui a le véritable esprit de pauvreté se hait lui même, et chérit ceux qui le frappent sur la joue.

14. La paix de l’âme

Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu. Sont vraiment pacifiques ceux qui, malgré tout ce qu’ils ont à souffrir en ce monde, pour l’amour de notre Seigneur Jésus Christ, gardent la paix de l’âme et du corps.

15. La pureté du cœur

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. Ont vraiment le cœur pur ceux qui méprisent les biens de la terre, cherchent ceux du ciel et ainsi purifiés de tout attachement de l’âme et du cœur, ne cessent jamais d’adorer et de voir rien d’autre que le Seigneur Dieu vivant et vrai.

16. Humilité du Serviteur de Dieu

Heureux le serviteur qui ne se glorifie pas plus du bien que le Seigneur dit et opère par lui, que du bien que le Seigneur dit et opère par un autre. On pèche quand on veut recevoir du prochain plus qu’on ne veut donner de soi au Seigneur Dieu.

17. Compassion pour le prochain

Heureux l’homme qui, dans les limites de sa propre faiblesse, soutient son prochain autant qu’il voudrait être soutenu par lui dans un cas analogue.

18. Rendre tout bien au Seigneur

Heureux le serviteur qui fait hommage de tout bien au Seigneur. Celui au contraire qui en revendique une part pour lui même, celui là cache au fond de lui même l’argent du Seigneur Dieu , et ce qu’il croyait posséder en propre lui sera enlevé.

19. Humilité malgré les louanges et les honneurs

Heureux le serviteur qui, lorsqu’on le félicite et qu’on l’honore, ne se tient pas pour meilleur que lorsqu’on le traite en homme de rien, simple et méprisable. Car tant vaut l’homme devant Dieu, tant vaut il en réalité, sans plus.

Malheur au religieux qui, appelé par ses frères à de hautes fonctions, refuse ensuite d’en descendre de son plein gré. Heureux le serviteur qui, appelé malgré lui à de hautes fonctions, n’a d’autre ambition que de servir les autres et de s’abaisser sous leurs pieds.

20. La vraie et la fausse joie

Heureux le religieux qui ne prend plaisir et joie que dans tout ce que le Seigneur a fait, et qui s’en sert pour porter les hommes à l’amour de Dieu en toute joie. Malheur au religieux qui se plaît aux histoires légères et frivoles, et qui s’en sert uniquement pour provoquer l’hilarité.

21. Légéreté et bavardage

Heureux le serviteur qui ne parle pas pour se faire valoir, qui ne fait pas étalage de sa valeur et qui n’est pas toujours avide de prendre la parole , mais qui s’exprime et répond avec sagesse et réflexion.

Malheur au religieux qui, au lieu de garder en son cœur les grâces dont le Seigneur le favorise, et au lieu d’en faire profiter les autres par ses actions, s’empresse en discours de les étaler aux yeux des hommes pour se faire valoir. Il en obtient la mesquine récompense qu’il convoitait, mais ceux qui l’écoutent n’en retirent que peu de fruit.

22. Acceptation des reproches

Heureux le serviteur qui supporte avec autant de patience que s’il se les infligeait lui même, les avertissements, accusations et réprimandes infligés par autrui.

Heureux le serviteur qui, lorsqu’il est repris, reconnaît facilement ses torts, cède volontiers, avoue humblement et répare de bon cœur.

Heureux le serviteur qui n’est pas prompt à s’excuser, et qui supporte humblement la honte d’être réprimandé pour une faute qu’il n’a pas commise.

23. La vraie humilité

Heureux celui que l’on trouve aussi humble au milieu de ses sujets que s’il était au milieu de ses supérieurs.

Heureux le serviteur qui reste toujours disposé à accueillir remarques et punitions.

Fidèle et prudent serviteur , celui qui, chaque fois qu’il en a offensé un autre, ne tarde pas à expier cet écart : intérieurement par le regret, extérieurement par l’aveu de sa faute et par des actes concrets de réparation.

24. L’amour fraternel

Heureux celui qui aimerait autant un frère malade et incapable de lui rendre service, qu’un frère bien portant qui peut lui être utile.

Heureux celui qui aimerait et respecterait autant son frère quand il est loin de lui que lorsqu’il est avec lui, et qui ne dirait pas derrière son frère ce qu’en toute charité il ne pourrait pas dire devant lui.

25. Honorer les clercs

Heureux le serviteur qui donne sa foi aux clercs qui vivent en accord avec l’enseignement et les institutions de la sainte Eglise romaine. Et malheur à ceux qui les méprisent : nul n’a le droit de juger les clercs, même pécheurs c’est le Seigneur qui se réserve de les juger lui même et lui seul.

En effet, ils sont les ministres des très saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ ; c’est pourquoi, autant leur ministère surpasse les autres ministères, autant une faute contre eux surpasse en gravité une faute contre n’importe quel autre fidèle de ce monde.

26. Les vertus chassent les vices

Où règnent charité et sagesse,
Il n’y a ni crainte ni ignorance

Ou règnent patience et humilité,
Il n’y a ni colère ni trouble.

Ou règnent pauvreté et joie,
Il n’y a ni cupidité ni avarice.

Ou règnent paix intérieure et méditation,
Il n’y a ni désir de changement ni dissipation.

Où règne crainte du Seigneur pour garder la maison,
L’ennemi ne peut pratiquer nulle brèche pour y pénétrer.

Où règnent miséricorde et discernement,
Il n’y a ni luxe superflu ni dureté de cœur.

27. Discrétion sur les grâces de Dieu, de peur de les perdre

Heureux le serviteur qui amasse, mais dans le ciel, le trésor de grâces que le Seigneur lui offre et qui ne cherche pas, pour se faire valoir, à les manifester aux hommes ; car c’est le Très Haut lui même qui manifestera ses propres œuvres à qui il lui plaira. Heureux le serviteur qui conserve en son cœur les secrets du Seigneur.

Lettre à tous les fidèles
(Deuxième rédaction)

Adresse. But de la lettre

Au nom du Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit. Amen.

A tous les chrétiens : religieux, clercs et laïcs, hommes et femmes, à tous les habitants du monde entier, le frère François, leur serviteur et leur sujet, hommage et respect, vraie paix du ciel et amour sincère dans le Seigneur.

Puisque je suis le serviteur de tous, je suis tenu de me mettre au service de tous, et de me faire pour vous tous le ministre des paroles toutes parfumées de mon Seigneur. Or je constate qu’il m’est impossible, à cause des maladies et de la faiblesse de mon corps, d’aller vous visiter tous et chacun ; c’est pourquoi j’ai eu l’idée de vous adresser la présente lettre et ce message, pour vous transmettre quand même les paroles de notre Seigneur Jésus Christ, qui est Parole du Père, et les paroles du Saint Esprit, qui sont Esprit et Vie.

I LE MYSTÈRE RÉDEMPTEUR

1. L’Incarnation

Ce Verbe du Père, si digne, si saint et si glorieux, le très haut Père du ciel annonça par son saint ange Gabriel qu’il viendrait dans le sein de la glorieuse Vierge Marie ; et de fait il reçut vraiment, dans son sein, la chair de notre fragile humanité. Lui qui était riche plus que tout, il a voulu, avec la bienheureuse Vierge sa mère, choisir la pauvreté.

2. L’Eucharistie

A l’approche de sa Passion, il célébra la Pâque avec ses disciples : prenant le pain, il rendit grâces, le bénit et le rompit, et déclara : Prenez et mangez : ceci est mon corps. Et prenant le calice il dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.

3. L’offrande volontaire

Ensuite il pria son Père en disant : Père, si cela est possible, que ce calice s’éloigne de moi ! Et il lui vint une sueur comme de gouttes de sang tombant jusqu’à terre. Cependant, il mit sa volonté dans la volonté de son Père, en disant : Père, que ta volonté soit faite ; non pas comme je veux, mais comme toi tu veux.

4. La croix

Or, la volonté du Père fut que son Fils béni et glorieux, qu’il nous a donné et qui est né pour nous, s’offrît lui même par son propre sang, en sacrifice et en victime sur l’autel de la croix ; non pas pour lui même, par qui tout a été fait, mais pour nos péchés, nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces. Il veut que tous nous soyons sauvés par lui, et que nous le recevions dans un cœur pur et un corps chaste. Malheureusement, il en est peu qui aient la volonté de le recevoir et d’être sauvés par lui, bien que son joug soit doux et son fardeau léger.

II. LES EXIGENCES DE LA VIE CHRÉTIENNE

1. Amour et adoration de Dieu

Ceux qui ne veulent pas goûter combien le Seigneur est doux, qui préfèrent les ténèbres à la lumière, et qui refusent d’observer les commandements de Dieu, ceux là sont maudits ; c’est d’eux qu’il est dit par le Prophète : Maudits soient ceux qui s’écartent de tes commandements ! Mais, oh ! qu’ils sont heureux et bénis, au contraire, ceux qui aiment Dieu et qui pratiquent ce que le Seigneur lui même dit dans l’Evangile : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, et ton prochain comme toi même. Aimons donc Dieu et adorons le d’un cœur et d’un esprit purs, car c’est là ce qu’il requiert par-dessus tout quand il dit : Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tous ceux qui l’adorent doivent l’adorer dans l’Esprit de vérité. Adressons lui louanges et prières jour et nuit en disant :  » Notre Père qui es aux cieux !  » car il nous faut toujours prier et ne cesser jamais.

2. Vie sacramentelle

Nous avons aussi l’obligation de confesser au prêtre tous nos péchés, et de recevoir le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui ne mange pas sa chair et ne boit pas son sang ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Mais il faut manger et boire dignement, car celui qui le reçoit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne discernant pas le Corps du Seigneur, c’est à dire ne le distinguant pas des autres nourritures. Faisons, en outre, des actes concrets de pénitence.

3. Amour du prochain

Puis, aimons notre prochain comme nous mêmes. Et si quelqu’un ne veut pas ou ne peut pas aimer son prochain comme lui même, qu’au moins il n’aille pas lui faire de mal, mais qu’il lui fasse du bien.

 

 

Ceux qui ont été investis du pouvoir de juger autrui, qu’ils exercent leur charge de juge avec miséricorde, comme ils voudraient obtenir eux mêmes miséricorde du Seigneur. Car il sera jugé sans miséricorde, celui qui n’aura pas lui même exercé la miséricorde.

4. Aumône et jeûne

Ayons donc charité et humilité : faisons des aumônes, car elles lavent les âmes des souillures de leurs péchés. En effet, tout ce que les hommes doivent laisser en quittant ce monde est à jamais perdu pour eux, tandis qu’ils emportent avec eux le prix de leur charité et les aumônes qu’ils ont faites : ils en recevront de Dieu la récompense et une juste rémunération. Nous devons aussi jeûner, nous abstenir des vices et des péchés, de l’excès du manger et du boire ; et nous devons être catholiques.

5. Respect des églises et des prêtres

Nous devons aussi visiter fréquemment les églises, respecter et vénérer les clercs : non pas tellement à cause d’eux mêmes, car ils peuvent être pécheurs, mais à cause de leur charge, et parce qu’ils sont les ministres du Corps et du Sang très saints de notre Seigneur Jésus Christ, qu’ils sacrifient sur l’autel, qu’ils reçoivent eux mêmes, et qu’ils distribuent aux autres. Sachons bien, tous, que nul ne peut être sauvé que par les saintes paroles et par le Sang de notre Seigneur Jésus Christ, que les clercs prononcent, proclament et distribuent ; c’est à eux seuls qu’il revient de les distribuer, et non à d’autres.

6. Exigences particulières pour les religieux

Pour les religieux, qui ont renoncé au monde, il y a une obligation spéciale de faire plus et mieux, mais sans omettre le reste.

Nous devons avoir en haine nos corps, avec les vices et les péchés, parce que le Seigneur dit dans l’Evangile : Tous les vices et péchés sortent du cœur. Nous devons aimer nos ennemis et faire du bien à ceux qui nous haïssent. Nous devons observer, outre les préceptes, les conseils de notre Seigneur Jésus Christ.

 

De plus, nous devons nous renoncer nous mêmes et courber nos corps sous le joug de la servitude et de la sainte obéissance, comme chacun de nous l’a promis au Seigneur. Mais l’obéissance n’impose à personne d’obéir en matière de délit ou de péché.

Celui à qui a été confiée l’autorité, et qui est considéré comme plus grand que ses frères, qu’il soit comme le plus petit et le serviteur des autres frères ; il doit éprouver foncièrement et témoigner à chacun de ses frères autant de bonté qu’il voudrait s’en voir témoigner à lui même s’il était a leur place. Loin de s’irriter lorsqu’un frère aura commis une faute, en toute patience et humilité il saura donner un avertissement et l’aider avec une affectueuse douceur.

Nous ne devons être ni sages ni prudents selon la chair ; nous devons plutôt être simples, humbles et purs. Ne ménageons à nos corps ni les affronts ni le mépris, parce que tous, par notre faute, nous sommes misérables, pourris et fétides : des vers, comme dit le Seigneur par le Prophète : Je suis un ver et non un homme, le mépris des hommes et le rebut du peuple. Jamais nous ne devons désirer d’être au dessus des autres ; mais nous devons plutôt être les serviteurs et les sujets de toute créature humaine à cause de Dieu.

III. LES MERVEILLES DE LA VIE CHRÉTIENNE

Tous ceux et toutes celles qui agiront ainsi et qui persévéreront jusqu’à la fin, l’Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux son habitation et sa demeure, et ils seront les fils du Père céleste dont ils font les œuvres et ils sont époux frères et mères de notre Seigneur Jésus Christ. Ses époux lorsque, par l’Esprit Saint, l’âme fidèle est unie à Jésus Christ. Ses frères lorsque nous faisons la volonté de son Père qui est dans le ciel. Ses mères lorsque nous le portons dans notre cœur et dans notre corps par l’amour, par la loyauté et la pureté de notre conscience, et que nous l’enfantons par nos bonnes actions, qui doivent être pour autrui une lumière et un exemple.

 

 

Oh ! qu’il est glorieux et saint et grand d’avoir un Père dans les cieux ! Oh ! qu’il est saint et beau, magnifique et admirable, d’avoir dans les cieux un Epoux ! Oh ! que c’est chose sainte et chère, plaisante et humble, apaisante et douce, aimable et désirable plus que tout, d’avoir un tel frère et un tel fils, qui a donné sa vie pour ses brebis, et qui a prié son Père pour nous en disant :  » Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés. Père, tous ceux que tu m’as donnés en ce monde étaient à toi, et tu me les as donnés. Les paroles que tu m’as données, je les leur ai dites, et ils les ont reçues ; ils ont vraiment cru que je suis sorti de toi, et ils ont reconnu que c’est toi qui m’as envoyé. Je prie pour eux, non pour le monde : bénis les et sanctifie les. Pour eux, moi même, je me sanctifie, pour qu’ils soient sanctifiés tous ensemble, comme nous. Et je veux, Père, que là où je suis, eux aussi soient avec moi, pour qu’ils voient ma splendeur dans ton royaume. « 

Puisqu’il a tant souffert pour nous, puisqu’il nous a apporté et nous apportera encore tant de biens, que toute créature qui est dans le ciel et sur la terre, dans la mer et dans les abîmes, rende à Dieu louange, gloire, honneur et bénédiction, car c’est lui notre courage et notre force puisqu’il est le seul bon, le seul très haut, le seul tout puissant, admirable, glorieux et le seul saint, lui qu’il faut louer et bénir dans les siècles infinis des siècles. Amen.

 

 

 

IV. L’ESCLAVAGE DU PÉCHÉ

1. Les dupes du démon

Au contraire, tous ceux qui ne vivent pas dans la pénitence ; qui ne reçoivent pas le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ ; qui s’adonnent aux vices et aux péchés ; qui suivent leur pente vers le mal et leurs mauvais désirs ; qui n’observent pas ce qu’ils ont promis d’observer qui font de leur corps l’esclave du monde, des désirs charnels, des soucis et des agitations ambitieuses d’ici bas séduits par le diable dont ils sont les fils et dont ils accomplissent les œuvres, ce sont des aveugles, car ils ne voient pas la vraie lumière, notre Seigneur Jésus Christ. Ils ne possèdent pas la sagesse spirituelle, puisqu’ils n’ont pas en eux le Fils de Dieu, qui est la vraie Sagesse du Père. C’est d’eux qu’il est dit : Leur sagesse a été engloutie. Ils voient le mal, ils le reconnaissent comme tel, ils le font sciemment, et sciemment ils perdent leur âme.

 

 

Mais prenez garde, aveugles : vous vous êtes laissé séduire par vos ennemis, qui sont la chair, le monde et le diable, parce qu’il est bien agréable pour le corps de commettre le péché, et très amer de servir Dieu, parce que tous les vices et péchés sortent et procèdent du cœur de l’homme, comme dit le Seigneur dans l’Evangile. Vous n’avez rien à vous, ni en ce monde ni en l’autre. Vous croyez que vous allez conserver longtemps les biens de ce monde qui ne sont que vanité ; mais vous vous trompez car viennent le jour et l’heure auxquels vous ne pensez pas qui vous sont inconnus et que vous ignorez.

2. Illustration concrète : la mort du pécheur

Le corps s’affaiblit, la mort approche, parents et amis viennent dire :  » Prends tes dispositions ! « 

Et voilà sa femme et ses enfants, ses amis et ses proches qui font semblant de pleurer. Il regarde autour de lui, voit les siens en larmes et, se laissant aller à une émotion coupable, il pense en lui même et dit :  » Tant pis ! Mon âme, mon corps et tous mes biens, je les remets entre vos mains « . Vraiment cet homme est maudit, qui confie et remet son âme, son corps et tous ses biens en de telles mains. Aussi le Seigneur dit il par le Prophète : Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme.

Aussitôt on fait venir un prêtre qui lui dit :
– veux tu recevoir l’absolution de tous tes péchés ?
– Oui, répond il.
– Veux tu, dans la mesure où tu le peux, prendre sur ta fortune pour réparer tes fautes et restituer à ceux que tu as volés et trompés ?
– Non !
– Et pourquoi non ? dit le prêtre.
– Parce que j’ai tout remis entre les mains de mes parents et amis…
Et il commence à perdre la parole. Ainsi meurt il, le malheureux.

Or, que tous le sachent bien ; si un homme, – que ce soit ici ou là, aujourd’hui ou demain, de telle manière ou autrement, peu importe, – meurt en état de péché mortel, sans pénitence et sans réparation, alors qu’il avait la possibilité de réparer et qu’il ne l’a pas fait, le diable lui arrache l’âme du corps, lui causant tant d’angoisse et de tourment, que nul ne peut s’en faire une idée, sauf celui qui en est la victime. Talents, pouvoir et science, tout ce qu’il croyait avoir lui sera enlevé. Il le laisse à ses parents et amis qui emportent et se partagent ses biens, et qui disent ensuite : ; Maudite soit son âme ! Il aurait pu nous donner bien davantage, et amasser plus qu’il n’a amassé !  » Le corps est la proie des vers ; et ainsi perd il son âme et son corps en ce monde qui passe si vite, et il ira en enfer où il sera tourmenté sans fin.

 

 

CONCLUSION

Pratiquer et diffuser la parole de Dieu

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

Moi, frère François, votre petit serviteur, je vous prie et supplie, dans l’amour qu’est Dieu, et avec la volonté de vous baiser les pieds, d’accueillir comme vous le devez, avec humilité et charité, ces paroles toutes parfumées de notre Seigneur Jésus Christ, de les observer et de les mettre en pratique. Tous ceux et toutes celles qui accueilleront ces paroles avec bienveillance, qui les méditeront et en adresseront à d’autres des exemplaires, s’ils persévèrent jusqu’à la fin à en observer les enseignements, qu’ils soient bénis du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Fête de S. François d’Assise 4 octobre

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Florilège d’articles sur notre Saint Père, François,

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Choisir le nom de François, c’est génial !

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Qui aurait pu l’imaginer puisque c’est la 1ère fois ? C’est en référence à Saint François d’Assise, le héraut de la paix, le serviteur humble et fraternel de l’Evangile, l’homme du dialogue entre les religions. Tout un programme ! Cela me réjouit profondément et cela réjouit aussi certainement le cœur des catholiques et de beaucoup à travers le monde.

Ce Pape vient d’Amérique Latine, le continent ou le catholicisme est si dynamique et important. Comme cardinal de Buenos Aires, il a manifesté un grand courage pour s’opposer aux dérives de la drogue et des sectes. Il m’apparaît comme un homme de paix et d’écoute.

François 1er se situera dans la lignée de Benoit XVI. Sa première pensée et sa première prière furent pour lui, l’évêque émérite de Rome. Son premier mot fut celui de la Charité. L’élection de François 1er est donc une grande espérance non seulement pour les catholiques mais pour le monde qui aspire à la fraternité et à la connaissance du vrai visage de Dieu qui est toujours un visage de paix.

J’invite tous les catholiques à prier pour François 1er.


http://lyon.catholique.fr/?Habemus-…

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Le cardinal Jorge Maria Bergoglio, archevêque émérite de Buenos Aires et ancien primat d’Argentine, a été élu pape après 5 tours de scrutin ce 13 mars 2013 par 115 cardinaux réunis en conclave depuis mardi 12 mars, en la chapelle Sixtine. Il a pris le nom de François Ier.

http://www.zenit.org/fr/articles/le…

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Première nomination à la Curie romaine

C’est une nomination importante à la tête de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie apostolique. Le pape François a nommé au poste de secrétaire du Dicastère le Ministre général de l’Ordre Franciscain des Frères Mineurs, le Père José Rodríguez Carballo, 59 ans, l’élevant à la dignité d’archevêque. Espagnol originaire de Lodoselo, le nouvel évêque a commencé son éducation religieuse à Saint-Jacques-de-Compostelle, et pendant plusieurs années a poursuivi ses études à Jérusalem à la Custodie de Terre Sainte. A Nazareth, en 1977, il a été ordonné prêtre dans l’église de San Salvatore. De retour en Espagne, il a occupé de nombreux postes, y compris celui de recteur du couvent de Saint-François à Saint-Jacques-de-Compostelle et d’enseignant des frères de profession temporaire. Durant cette période, il a également enseigné la théologie de la vie consacrée. En 1992, il a été élu Ministre provincial deSaint Jacques de Compostelle, et de 1993 à 1997 il a également été président des ministres provinciaux franciscains d’Europe. Le 5 Juin 2003, il a été élu Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs, en tant que 119ème successeur de saint François d’Assise, nomination confirmée en 2009 pour six ans. À la fin 2012, il a en outre été élu président de l’Union des Supérieurs Généraux. Membre de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie apostolique, il a participé au Synode des évêques de 2005, 2008 et 2012, et à celui pour le Moyen-Orient en 2010. Il a également participé à la cinquième Conférence générale de l’épiscopat latino-américain à Aparecida en 2007. Il est l’auteur de nombreux articles sur la vie consacrée et religieuse, sur la théologie pastorale sur l’Écriture Sacrée et la spiritualité franciscaine. Il a par ailleurs publié plusieurs livres. Polyglotte, il parle l’espagnol, l’anglais, le français, l’italien et le portugais et connaît le latin, l’hébreu biblique et le grec biblique. . .

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« N’ayons pas peur d’être chrétiens »

Paroles du pape François au Regina Coeli

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Rome, 7 avril 2013 (Zenit.orgPape François

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« Nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens ! » : c’est l’exhortation du pape François, ce dimanche 7 avril 2013.

Le pape a en effet présidé la prière du Regina Coeli – qui remplace l’angélus durant le temps pascal – de la fenêtre du bureau de l’appartement pontifical, qui donne sur la place Saint-Pierre. Quelque 100.000 personnes, selon les chiffres du Vatican, étaient réunies sous le soleil, pour ce dimanche de la Miséricorde. Un groupe portait notamment une image géante du Christ miséricordieux de sainte Faustine.

Le pape a encouragé à « aller sur les places », et « annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. » : « Ayons plus de courage pour témoigner de la foi dans le Christ ressuscité ! ».

Après la prière mariale, le pape n’a pas salué les visiteurs en diverses langues, mais il a nommé des groupes du monde entier en italien. Parmi eux, de jeunes français, collégiens de Saint-Jean de Passy à Paris, qui se sont manifestés avec force enthousiasme.

Paroles du pape François avant le Regina Coeli :

Chers frères et sœurs,

Bonjour ! (applaudissements)

En ce dimanche qui conclut l’Octave de Pâques, je renouvelle à tous mes vœux pascals avec les paroles mêmes de Jésus ressuscité : « La paix soit avec vous !» (Jn 20,19.21.26). Ce n’est pas un salut, ni un simple vœu : c’est un don, le don précieux que le Christ offre à ses disciples après être passé par la mort et les enfers.

Il donne la paix, comme il l’avait promis : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14,27). Cette paix est le fruit de la victoire de l’amour de Dieu sur le mal, c’est le fruit du pardon. Et il en va ainsi : la vraie paix, la paix profonde, vient de l’expérience de la miséricorde de Dieu.

Aujourd’hui est le dimanche de la divine Miséricorde, par volonté du bienheureux Jean-Paul II(applaudissements), qui a d’ailleurs quitté ce monde en la veille de cette fête.

L’Evangile de Jean nous rapporte que Jésus apparaît deux fois aux Apôtres enfermés au Cénacle: la première, le soir même de la résurrection, alors que Thomas n’était pas là, lui qui a dit : Si je ne vois et si je ne touche pas, je ne croirai pas.

La seconde fois, huit jours plus tard, Thomas aussi était là. Et Jésus s’adressa à lui, l’invita à regarder les blessures, à les toucher ; et Thomas s’exclama : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Jésus lui dit alors : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (v. 29).

Et quels étaient ceux qui avaient cru sans voir ? D’autres disciples, d’autres hommes et femmes de Jérusalem qui, même sans avoir rencontré Jésus ressuscité, crurent sur le témoignage des Apôtres et des femmes.

C’est une parole très importante sur la foi, nous pouvons l’appeler la béatitude de la foi. Heureux ceux qui croient sans avoir vu, c’est la béatitude de la foi ! En tout temps et en tout lieu, Heureux ceux qui, à travers la Parole de Dieu, proclamée dans l’Eglise et témoignée par les chrétiens, croient que Jésus-Christ est l’amour de Dieu incarné, la Miséricorde incarnée. Et ceci vaut pour chacun de nous !

Avec la paix, Jésus donne aussi l’Esprit-Saint aux Apôtres, afin qu’ils puissent répandre dans le monde le pardon des péchés, ce pardon que seul Dieu peut donner, et qui a coûté le Sang du Fils (cf. Jn 20,21-23).

L’Eglise est envoyée par le Christ ressuscité pour transmettre aux hommes la rémission des péchés, et ainsi faire grandir le Règne de l’amour, semer la paix dans les coeurs, afin qu’elle s’affirme aussi dans les relations, dans les sociétés, dans les institutions.

Et l’Esprit du Christ ressuscité chasse la peur du cœur des Apôtres et les pousse à sortir du Cénacle pour porter l’Evangile. Ayons nous aussi plus de courage pour témoigner la foi dans le Christ ressuscité ! Nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens !

Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. Il a fait la paix par son amour, par son pardon, par son sang et par sa miséricorde.

Chers amis, cet après-midi je célèbrerai l’Eucharistie dans la basilique de Saint-Jean-du-Latran, qui est la cathédrale de l’évêque de Rome. Prions ensemble la Vierge Marie, pour qu’elle nous aide, Evêque et Peuple, à cheminer dans la foi et dans la charité, en nous confiant toujours dans la miséricorde du Seigneur qui toujours nous attend, nous aime, qui nous a pardonné par son sang et nous pardonne chaque fois que nous allons à Lui demander le pardon. Ayons confiance dans sa miséricorde !

Paroles après le Regina Coeli

(En italien)

J’adresse un salut cordial aux pèlerins qui ont participé à la sainte messe présidée par le cardinal vicaire de Rome en l’église du Saint-Esprit – Santo Spirito in Sassia, centre de dévotions à la Divine Miséricorde. Chers frères et sœurs, soyez messagers et témoins de la miséricorde de Dieu !

Je suis heureux de saluer également les nombreux membres de mouvements et associations présents pour notre moment de prière, en particulier les communautés neocatéchuménales de Rome, qui entament aujourd’hui une mission spéciale sur les places de la ville. J’invite tous à porter la Bonne Nouvelle, dans tous les domaines de la vie, « avec douceur et respect » (1 P 3,16)!

Allez sur les places et annoncez Jésus-Christ notre sauveur !

Je salue tous les jeunes présents, en particulier les élèves du Collège Saint-Jean de Passy de Paris et ceux de l’Ecole Giuseppe Mazzini de Marsala, ainsi que le groupe d’enfants de chœur de Taranto.

Je salue le Chœur de la basilique de Collemaggio de l’Aquila, les fidèles de Campoverde d’Aprilia, Verolanuova et Valentano, et la communauté « Scout Foulard Bianchi ».

Que le Seigneur vous bénisse et bon déjeuner !

Traduction de Zenit, Anne Kurian

( 7 avril 2013) © Innovative Media Inc.
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Messe du Souverain Pontife à Sainte-Marthe

La foi ne se vend pas

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« Pour trouver les martyrs il n’est pas nécessaire d’aller aux catacombes ou au Colisée: les martyrs sont vivants aujourd’hui dans de nombreux pays. Les chrétiens sont persécutés pour leur foi. Dans certains pays ils ne peuvent pas porter de croix: ils sont punis s’ils le font. Aujourd’hui au XXième siècle, notre Eglise est une Eglise de martyrs ». Le Pape François a centré son homélie de la messe célébrée dans la matinée du samedi 6 avril, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae, sur le courage de témoigner de notre foi, qui ne se négocie pas et ne se vend pas au meilleur offrant. Parmi les concélébrants, le cardinal Francesco Monterisi et S.Exc. Mgr Joseph Kalathiparambil, secrétaire du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement. Parmi les personnes présentes, mère Laura Biondo, supérieure générale des Filles de Saint-Camille, et des religieuses des Filles de Notre-Dame de la Charité et un groupe de fidèles argentins.

Le Pape François a commencé son homélie en commentant par une boutade le passé évangélique de saint Marc (16, 9-15), qui retrace le récit des apparitions de Jésus à Marie de Magdala, aux disciples d’Emmaus et aux onze apôtres: « Quand je lis cet Évangile, je pense que Marc n’avait pas une grande sympathie pour Marie Madeleine, parce qu’il rapporte que le Seigneur avait expulsé d’elle sept démons, non? C’était une question de sympathie… ». Il a ensuite proposé une réflexion sur la foi: « Une grâce » et  « un don du Seigneur » que l’on ne doit pas taire – et qui s’étend ainsi « à tous les peuples » comme le dit la collecte de la Messe – parce que « nous ne sommes pas attachés à une fantaisie » mais « à une réalité que nous avons vu et entendu ». Le Pontife a fait référence au passage des actes de apôtres (4, 13-21) proclamé dans la première lecture de la célébration. Face à l’ordre des grands prêtres et des pharisiens de ne pas parler de Jésus, Pierre et Jean – a-t-il souligné – « sont demeurés fermes dans leur foi », disant: « Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu ».

Leur témoignage, a t-il ajouté, « me fait penser à notre foi. Et comment se porte-t-elle notre foi? Est-elle forte? Ou est-elle à la fois un peu à l’eau de rose, une foi comme-ci comme-ça? Quand surviennent des difficultés sommes-nous courageux comme Pierre ou un peu tiède? ». Pierre, a affirmé le Pape François, nous enseigne que la foi ne se négocie pas. Dans l’histoire du peuple de Dieu a toujours existé cette tentation: amputer un peu de foi », peut-être « seulement un peu ». Mais « la foi – a t-il expliqué – est ainsi, comme nous la récitons dans le Credo ».  Ainsi faut-il dépasser « la tentation d’être un peu ‘comme ils font tous’.  De ne pas être trop trop rigides », parce que c’est précisément « de là que commence un chemin qui finit dans l’apostasie ». En effet « lorsque nous commençons à amputer la foi, ou négocier la foi, à aller presque jusqu’à la vendre au meilleur offrant, nous entreprenons le chemin de l’apostasie, de l’absence de fidélité au Seigneur ». Mais justement l’exemple de Pierre et de Jean nous aide, nous donne de la force ». Tout comme celle des martyrs dans l’histoire  de l’Eglise. Ce sont ceux « qui disent ‘nous ne pouvons nous taire’, comme Pierre et Jean. Et cela nous donne de la force à nous qui, quelquefois, avons la foi un peu faible. Cela nous donne la force pour aller de l’avant dans la vie avec cette foi que nous avons reçu, cette foi qui est le don que le Seigneur donne à tous les peuples ».

Le pape a conclu en proposant une prière quotidienne: « Seigneur, merci beaucoup pour notre foi. Veille sur ma foi, fait la grandir. Que ma foi soit forte, courageuse. Et aide-moi dans les moments où comme Pierre et Jean, je dois la rendre publique. Donne-moi le courage ».

7 avril 2013
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Audience au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi

 Le Pape François 
est proche des victimes d’abus

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Le Saint-Père a reçu ce matin en audience S.Exc. Mgr Gerhard Ludwig Mueller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. A l’occasion de l’audience, au cours de laquelle ont été traités divers thèmes de compétence du dicastère, le Saint-Père a recommandé de manière particulière que la Congrégation, en continuant dans la ligne voulue par   Benoît XVI, agisse avec décision en ce qui concerne les cas d’abus sexuels, en promouvant avant tout les mesures de protection des mineurs, l’aide à ceux qui par le passé ont souffert de ces violences, les procédures à l’égard des coupables, l’engagement des conférences épiscopales dans la formulation et la mise en œuvre des directives nécessaires dans ce domaine si important  pour le témoignage de l’Eglise et sa crédibilité. Le Saint-Père a assuré que dans son attention et dans sa prière pour les personnes qui souffrent, les victimes d’abus sont présentes de manière particulière.

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6 avril 2013
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« Une joie si grande qu’on ne peut y croire »
La marque de Dieu, par le pape François

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ROME, 4 avril 2013 (Zenit.org) – La rencontre de l’homme avec Dieu est une « réalité » et une joie « si grande qu’on ne peut y croire », a dit le pape François lors de son homélie ce matin, en la chapelle de la maison Sainte-Marthe au Vatican.

Parmi les participants à la célébration : les employés de la « typographie vaticane ». Le pape invite en effet des groupes d’employés du Vatican à se joindre à la messe quotidienne qu’il célèbre (cf. Zenit du 22 mars 2013).

Une joie si grande qu’on ne peut y croire 

Ce matin, rapporte Radio Vatican, le pape a médité sur les lectures de ce jeudi de l’octave de Pâques, s’arrêtant plus particulièrement sur la « stupeur » des protagonistes : dans la première lecture, (Actes des Apôtres 3,11-26), « les gens étaient stupéfaits » après la guérison de l’infirme par Pierre. Et dans l’évangile, les disciples sont « frappés de stupeur et de crainte » lorsque Jésus leur apparaît, ils sont, dit le texte, « bouleversés », « saisis d’étonnement » (Luc 24,35-48).

« La stupeur est une grande grâce, c’est la grâce que Dieu nous donne dans la rencontre avec Jésus Christ », a déclaré le pape François, soulignant que cette stupeur n’était pas « un simple enthousiasme », comme celui des supporters d’un match « quand leur équipe gagne », mais « quelque chose de plus profond ».

Pour le pape, cette stupeur « nous sort de nous-mêmes par la joie » : elle consiste à « faire l’expérience intérieure de la rencontre avec Jésus vivant » alors même que l’homme pense que ce n’est pas possible : « Mais le Seigneur nous fait comprendre que c’est la réalité. C’est très beau ! ».

Le pape a fait observer que cette stupeur était à l’opposé de l’expérience « plus commune » des hommes, où les « fantasmes » et l’« imagination », sont pris pour « des réalités », à cause de « la faiblesse humaine », des « maladies mentales », ou « du diable » : « cela n’est pas de Dieu », a-t-il insisté.

Ce qui est de Dieu au contraire, a-t-il ajouté, c’est « cette joie si grande qu’on ne peut y croire. Et nous pensons : ‘Non, ce n’est pas réel!’ ». Pour le pape, « cela vient du Seigneur. Cette stupeur est le commencement de l’état habituel du chrétien ».

Un chrétien ne perd jamais la paix

Certes, a-t-il poursuivi, « nous ne pouvons pas toujours vivre dans l’étonnement… Mais c’est le début. Ensuite, cette stupeur laisse son empreinte dans l’âme et donne la consolation spirituelle ».

Enfin, après la consolation spirituelle, « ultime échelon », il y a la « paix » : « un chrétien, même dans les épreuves les plus douloureuses, ne perd jamais la paix et la présence de Jésus », a affirmé le pape.

Une paix, a-t-il précisé, que l’on ne peut pas perdre car « elle n’est pas à nous », elle est « du Seigneur » : « la vraie paix ne se vend ni ne s’achète. Elle est un don de Dieu ».

Il a donc encouragé à prier ainsi : « Seigneur, donne-moi cette grâce qui est la marque de la rencontre avec toi : la consolation spirituelle et la paix… Demandons la grâce de la consolation spirituelle et de la paix spirituelle, qui commence par cette stupeur de joie dans la rencontre avec Jésus-Christ. »

Au terme de la messe, le pape s’est recueilli, comme à son habitude, sur les derniers bancs de la chapelle.

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La précipitation est toujours coupable

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Adorer Dieu, c’est lui redonner tout ce qu’il nous a donné de meilleur. Chaque fois que Dieu vous accorde un bienfait, rendez-le lui comme un témoignage de votre amour. Prenez votre temps, recueillez-vous devant Dieu et, par un acte d’adoration, redonnez-lui ce qu’il vous a donné. Si au contraire vous le mettiez de côté pour votre usage personnel, cela moisirait en vous, comme la manne que les Israélites mettaient en réserve. Les trésors spirituels que Dieu vous donne, il ne veut pas que vous les gardiez pour vous-même, il faut que vous les lui rendiez pour que d’autres en profitent.

Notre activité pour Dieu dans le monde n’a de valeur que par notre intime communion avec lui, dans notre for intérieur. La précipitation est toujours coupable, le temps ne manque jamais pour adorer Dieu. Vouloir s’isoler du monde pour rester seul avec Dieu, cela n’est pas sans danger. Il nous faut dresser notre tente de manière à pouvoir toujours nous recueillir devant Dieu, quelque tintamarre que mène le monde. Il est faux de concevoir comme trois étapes distinctes l’adoration, l’attente et l’action. Certains chrétiens sautent, comme des grenouilles, de l’adoration à l’attente, puis de l’attente à l’action. Dieu ne l’entend pas ainsi : les trois doivent marcher ensemble, comme dans la vie de Jésus. Jamais il ne se hâtait, jamais il ne restait sans rien faire. C’est une discipline à conquérir, qui ne s’acquiert pas en un jour.

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Bruno LEROY

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Source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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« Dieu attend l’homme »
Homélie du pape François, Saint-Jean-du-Latran

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Pape François

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ROME, 7 avril 2013 (Zenit.org) – « Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui », a déclaré le pape François lors de son homélie, en ce dimanche de la Miséricorde, 7 avril 2013.

Le pape a pris « possession », au cours de la messe, à 17 h 30, de la basilique papale de Saint-Jean-du-Latran, sa cathédrale, en présence du clergé et de fidèles du diocèse.

« Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur », a-t-il souligné, encourageant à revenir à Dieu, « quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie » car « la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui ».

Homélie du pape François

Chers frères et sœurs,

Avec joie je célèbre pour la première fois l’Eucharistie dans cette Basilique du Latran, Cathédrale de l’Évêque de Rome. Je vous salue tous avec grande affection : le Cardinal Vicaire, les évêques auxiliaires, le clergé diocésain, les diacres, les religieuses et les religieux et tous les fidèles laïcs. J’adresse aussi mon salut à Monsieur le maire de Rome, à son épouse et à toutes les autorités. Marchons ensemble dans la lumière du Seigneur Ressuscité.

Nous célébrons aujourd’hui le deuxième dimanche de Pâques, appelé aussi « de la Divine Miséricorde ». Qu’elle est belle, cette réalité de la foi pour notre vie : la miséricorde de Dieu ! Un amour aussi grand, aussi profond, celui de Dieu pour nous, un amour qui ne fait pas défaut, qui nous saisit toujours par la main et nous soutient, nous relève, nous guide.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, l’apôtre Thomas fait justement l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui a un visage concret, celui de Jésus, de Jésus Ressuscité. Thomas ne se fie pas à ce que les autres Apôtres lui disent : « Nous avons vu le Seigneur » ; la promesse de Jésus qui avait annoncé : je ressusciterai le troisième jour, ne lui suffit pas. Il veut voir, il veut mettre sa main dans la marque des clous et dans son côté. Et quelle est la réaction de Jésus ? La patience : Jésus n’abandonne pas Thomas l’entêté dans son incrédulité ; il lui donne le temps d’une semaine, il ne ferme pas la porte, il attend. Et Thomas reconnaît sa propre pauvreté, son peu de foi. « Mon Seigneur et mon Dieu » : par cette invocation simple mais pleine de foi, il répond à la patience de Jésus. Il se laisse envelopper par la miséricorde divine, il la voit en face, dans les plaies des mains et des pieds, dans le côté ouvert, et il retrouve la confiance : il est un homme nouveau, non plus incrédule, mais croyant.

Et rappelons-nous aussi Pierre : par trois fois il renie Jésus, juste au moment où il devait lui être plus proche ; et quand il touche le fond, il rencontre le regard de Jésus qui, avec patience, sans paroles, lui dit : « Pierre, n’aies pas peur de ta faiblesse, aies confiance en moi»; et Pierre comprend, sent le regard d’amour de Jésus et pleure. Qu’il est beau, ce regard de Jésus – que de tendresse! Frères et sœurs, ne perdons jamais confiance en la miséricorde patiente de Dieu!

Pensons aux deux disciples d’Emmaüs: le visage triste, une marche vaine, sans espérance. Mais Jésus ne les abandonne pas: il parcourt le chemin avec eux, et pas seulement! Avec patience, il explique les Écritures qui le concernaient et il reste avec eux pour partager le repas. C’est le style de Dieu: il n’est pas impatient comme nous, nous qui voulons souvent tout et tout de suite, même avec les personnes. Dieu est patient avec nous car il nous aime, et qui aime comprend, espère, fait confiance, n’abandonne pas, ne coupe pas les ponts, sait pardonner. Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens: Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés! Lui n’est jamais loin, et si nous revenons à lui, il est prêt à nous embrasser.

Relire la parabole du Père miséricordieux me fait toujours grande impression, cela me fait impression parce qu’elle me donne toujours une grande espérance. Pensez au plus jeune fils qui était dans la maison de son Père, il était aimé; et pourtant il veut sa part d’héritage; il s’en va, il dépense tout, il arrive au plus bas niveau, plus loin de son Père; et quand il a touché le fond, il a la nostalgie de la chaleur de la maison paternelle et il retourne. Et le Père? Avait-il oublié son fils? Non, jamais. Il est là, il l’aperçoit de loin, il l’attendait chaque jour, chaque moment: il est toujours resté dans cœur comme un fils, même s’il l’avait abandonné, même s’il avait dilapidé tout le patrimoine, c’est-à-dire sa liberté; le Père, avec patience et amour, avec espérance et miséricorde n’avait pas cessé un instant de penser à lui, et à peine l’aperçoit-il encore au loin, il court à sa rencontre et l’embrasse avec tendresse, la tendresse de Dieu, sans une parole de reproche: il est revenu ! Telle est la joie du Père : dans son accolade avec son fils se tient toute sa joie.

Dieu nous attend toujours, il ne se fatigue pas. Jésus nous manifeste cette patience miséricordieuse de Dieu pour que nous retrouvions confiance, espérance, toujours! Romano Guardini disait que Dieu répond à notre faiblesse avec sa patience et c’est le motif de notre confiance, de notre espérance (cf.Glaubenserkenntnis, Würzburg 1949, p. 28). C’est comme un dialogue entre notre faiblesse et la patience de Dieu. Faisons ce dialogue dans l’espérance.

Je voudrais souligner un autre élément: la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui, quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie. Jésus invite Thomas à mettre la main dans les plaies de ses mains et de ses pieds, et dans la blessure de son côté. Nous aussi nous pouvons entrer dans les plaies de Jésus, nous pouvons le toucher réellement; et cela arrive chaque fois que nous recevons avec foi les Sacrements. Dans une belle homélie saint Bernard disait: «Par les plaies [de Jésus], je puis goûter le miel de ce roc et l’huile qui coule de la pierre très dure (cf. Dt 32, 13), c’est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon» (Homélie sur le Cantique des Cantiques 61, 4). C’est justement dans les plaies de Jésus que nous sommes assurés, c’est là que se manifeste l’immense amour de son cœur. Thomas l’avait compris. Saint Bernard se demande: sur quoi puis-je compter? Sur mes mérites? Mais «mon mérite, c’est (…) la miséricorde du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la miséricorde ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux» (Id., 5).

Ceci est important: le courage de m’en remettre à la miséricorde de Jésus, de compter sur sa patience, de me refugier toujours dans les plaies de son amour. Saint Bernard arrive à affirmer: «Mais qu’arrivera-t-il si j’ai à me reprocher quantité de fautes? « Là où le péché s’était multiplié, la grâce à surabondé » (Rm5, 20)» (Ibid.). Quelqu’un pourrait peut-être penser: mon péché est tellement grand, mon éloignement de Dieu est comme celui du plus jeune fils de la parabole, mon incrédulité est comme celle de Thomas; je n’ai pas le courage de retourner, de penser que Dieu puisse m’accueillir et qu’il m’attende, moi. Mais Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui. Combien de fois dans mon ministère pastoral on m’a répété: «Père, j’ai beaucoup de péchés»; et l’invitation que j’ai toujours faite est: «Ne crains pas, va chez lui, il t’attend, Lui fera tout». Que de propositions mondaines entendons-nous autour de nous, mais laissons-nous saisir par la proposition de Dieu, la sienne est une caresse d’amour. Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur.

Après son péché, Adam éprouve de la honte, il se sent nu, il ressent le poids de ce qu’il a fait; et pourtant Dieu ne l’abandonne pas: si à ce moment-là, avec le péché, commence l’exil de chez Dieu, il y a déjà la promesse du retour, la possibilité de retourner à Dieu. Dieu demande immédiatement: «Adam, où es-tu?», il le cherche. Jésus est devenu nu pour nous, il a pris sur lui la honte d’Adam, la nudité de son péché pour laver notre péché: par ses plaies nous avons été guéris. Rappelez-vous celui de Saint Paul: de quoi je me vanterai, sinon de ma faiblesse, de ma pauvreté? C’est vraiment dans le fait de ressentir mon péché, dans le fait de regarder mon péché que je peux voir et rencontrer la miséricorde de Dieu, son amour et aller à lui pour en recevoir le pardon.

Dans ma vie personnelle, j’ai vu bien des fois le visage miséricordieux de Dieu, sa patience; j’ai vu aussi en de nombreuses personnes le courage d’entrer dans les plaies de Jésus en lui disant: Seigneur, me voici, accepte ma pauvreté, cache dans tes plaies mon péché, lave-le avec ton sang. Et j’ai toujours vu que Dieu l’a fait, a accueilli, consolé, lavé, aimé.

Chers frères et sœurs, laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu; comptons sur sa patience qui nous donne toujours du temps; ayons le courage de retourner dans sa maison, de demeurer dans les blessures de son amour, en nous laissant aimer par lui, de rencontrer sa miséricorde dans les Sacrements. Nous éprouverons sa tendresse, si belle, nous sentirons qu’il nous embrasse et nous serons nous aussi plus capables de miséricorde, de patience, de pardon, d’amour.

Traduction officielle publiée par la Salle de presse du Saint-Siège

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Le pape François, un maître de la pastorale urbaine
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ROME, 9 avril 2013 (Zenit.org) – « La foi est comme une nouvelle « béatitude »… elle améliore les villes et permet d’ « ouvrir » les yeux et les horizons (…) Accompagnée de la charité elle devient « levain » et « témoignage » pour les autres », écrit le cardinal Jorge Mario Bergoglio dans son livre « Dieu dans la ville » (« Dios en la Ciudad »).

C’est le titre du petit ouvrage qui accompagne cette semaine la sortie en Italie du premier numéro du nouvel hebdomadaire des éditions Saint-Paul Credere, la gioia della fede, (Croire, la joie dans la foi). Il a été écrit par le pape François lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires.

Il consiste en quelque 50 pages qui commentent la synthèse du document final de la Vème conférence de l’épiscopat latino-américain d’Aparecida (mai 2007), racontant comment un pasteur peut croire et enseigner que « Dieu est au cœur de la ville », cette ville où beaucoup d’exclus, de marginalisés, d’étrangers, ne sont pas considérés des citoyens à part entière.

Le cardinal Bergoglio, partant d’images de l’Evangile – Zachée qui a appris l’arrivée de Jésus dans la ville et monte sur un arbre pour le voir, sans penser qu’il aurait été vu et appelé ; Bartimée l’aveugle, qui retrouvera la vue et deviendra un témoin et un héraut du Christ ; et la femme hémorroïsse qui se contente de toucher son manteau et reçoit en don la guérison – évoque l’épiphanie d’une rencontre qui, survenue en ville, rend possible la présence du divin dans l’histoire de la quotidienneté.

Dieu est entré dans l’histoire de l’homme, en assumant sa nature et donnant sa vie pour son salut, il est entré dans nos villes, a posé sa tente au milieu gens, marche avec nous. Quand ses traces ne sont pas visibles sur le sol, elles nous révèlent le mystère de la miséricorde, car Dieu nous a pris dans ses bras et nous a rapprochés de son cœur.

Le fait que Jésus soit entré en ville, aujourd’hui laboratoire d’une culture contemporaine complexe et plurielle, incite tout le monde à sortir de sa solitude et de sa cachette et à aller à sa rencontre : l’entrée de Jésus, lit-on dans le livre du pape François « nous pousse à sortir dans la rue » et à aller à la rencontre des autres hommes qui sont ce Jésus que l’on n’arrive pas toujours à voir : « j’avais faim … j’avais soif … à chaque fois que tu as fait cela à un de mes frères, c’est à moi que tu l’as fait. »

 

« Sortir » c’est « aller vers … », donc  rencontrer les autres, les accompagner comme les disciples d’Emmaüs et faire fructifier la charité, en prenant soin des autres, en devenant pour eux « levain » et « témoins » d’une vraie charité à imiter, dit la synthèse du document final d’Aparecida commenté par le cardinal Bergoglio.

Le « bon pape François », saluant les foules de simples « bonjour », « bonsoir » et « bon déjeuner », devient un maître de la pastorale urbaine, qui se nourrit d’actions plurielles. « Les villes sont des lieux de liberté et d’opportunités ; les personnes ont la possibilité d’y connaître d’autres personnes, d’interagir et de partager: Dans la ville il est possible d’expérimenter les liens de fraternité, solidarité et universalité. L’être humain est appelé à marcher de plus en plus vers son prochain et à partager avec celui qui est diffèrent, à l’accepter et à être accepté »

 

Saint Paul le disait (Rom, 13,1) en recommandant d’être de « bon citoyens », Don Bosco le répétait, lui qui voulait que tous ses jeunes soient de « bon chrétiens et d’honnêtes citoyens », l’Eglise l’affirme et le pape François le propose de nouveau, en affirmant que « vivre à fond l’humain, dans chaque culture, dans chaque ville, améliore le chrétien et féconde la ville en lui donnant un cœur ».

 

« Savoir regarder tout le monde et observer chacun » est la règle d’or de la pédagogie du Bon pasteur qui prend soin de chacune des brebis qui lui sont confiées, et engage le chrétien à savoir voir et regarder autour de lui. Ainsi, affirme le cardinal, « Ne pas voir », « ne pas regarder », « passer son chemin », comme dans la parabole du bon samaritain, n’est pas être fidèle aux valeurs de l’Evangile.

Le pape François, qui cite Benoît XVI, illustre ce concept qui consiste à « ne pas voir », qui est déterminé par un « nivellement des regards ». Le regard de foi s’oppose à la perspective de la science et des moyens de communication, et il est souvent considéré « démodé » ; il ne regarde pas des sujets abstraits, des paradigmes abstraits, mais regarde au contraire « ecclésialement des réalités bien vivantes ».

 

Celui qui dort dans la rue ou devant les portes des Eglises ne saurait être considéré « une saleté parmi les saletés ou un déchet du paysage urbain, de la culture du rejet et du refus », mais, selon un regard de foi, propre à une culture de la proximité, ouvert aux autres, reproduisant la pédagogie du Père du fils prodigue, lequel chaque matin va à son balcon et attend le fils qui retourne à la maison du Père et, le voyant arriver de loin, court à sa rencontre pour le prendre dans ses bras.

Dans sa conclusion, le pape François affirme que la foi, presqu’une nouvelle « béatitude »,  améliore les villes et permet de « voir », d’ « ouvrir les yeux », d’ « élargir le regard ». La foi qui devient charité accueille l’autre, et dans la rencontre, se concrétise le regard de celui qui sait aimer.

L’expression évangélique dans le récit du jeune riche: « Il le regarda et l’aima »devient un « canon », un principe d’usage chrétien. « Le regard d’amour ne discrimine pas, ni ne relativise parce qu’il est miséricordieux et créatif ».

 

Sortir de soi pour rencontrer les autres dans une attitude de proximité, le regard tourné vers le transcendant, capable de traduire la foi en témoignage et en actes de charité, constitue le nouveau défi du pape François pour une Eglise qui marche et grandit dans le service, suivant avec patience les rythmes du changement, qui ne se déclenchera que si chacun le veut et contribue à le mettre ne œuvre.

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Le pape François, Borges et la théologie

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El mundo, según Mallarmé, existe para un libro; según Bloy, somos versículos o palabras o letras de un libro mágico, y ese libro incesante es la única cosa que hay en el mundo: es, mejor dicho, el mundo.

On a insisté sur le goût du Saint-Père pour Borges. Il l’enseignait quand il enseignait la littérature, ainsi que d’autres écrivains moins célèbres. L’immense cerveau argentin, sans doute l’écrivain qui m’a le plus marqué, ne cesse de projeter sa grande ombre sur notre époque virtuelle, marquée par les miroirs, les écrans, la projection du monde dans l’espace numérique. Chaque fois que je plonge dans Google ou archive.org pour rechercher une référence ou un vieux livre heureusement scanné par les universités américaines, je repense à son Alephbien sûr, inspiré de la première lettre de l’alphabet hébraïque, et à sa Bibliothèque de Babel, fastueuse réflexion onirique et sur les immensités du savoir et sur nos infinis. L’Aleph illustrera assez bien aussi « l’espace dans une coque de noix » prophétisé par Joyce de Finnegan’s wake (et avant lui bien sûr par Hamlet, bounded in a nutshell, king of infinite space, chez qui le génie irlandais reprit cette formule) et, aujourd’hui, tous nos smart-phones et autres iPods où, à travers un écran, nous paraissent tous les états de la connaissance.  Lisez sans efforts ces lignes en version originale et pensez à votre iPod:

El diámetro del Aleph sería de dos o tres centímetros, pero el espacio cósmico estaba ahí, sin disminución de tamaño. Cada cosa era infinitas cosas, porque yo claramente la veía desde todos los puntos del universo.

Borges est avant tout un commentateur ; d’où son goût pour la kabbale juive et les théologiens. Il se veut critique et recréateur du monde plus que créateur littéraire. C’est un méta-littérateur. De même, en tant qu’aveugle, il préférait la carte à la réalité (j’ai repris cette idée dans un conte, les Mirages de Huaraz), la représentation à l’original, suivant la fameuse observation de  Ludwig Feuerbach. J’avais déjà réfléchi sur cette dimension borgésienne du cybermonde dans mon Internet nouvelle voie initiatique, publié en 2000 aux Belles lettres, et traduit en Amérique du Sud justement.

Un des autres traits du génie isolé de Borges est de donner à croire qu’il n’écrit que pour lui, comme tous ces gens aujourd’hui se confiant sur leurs blogs. Borges disait en effet n’écrire que pour lui, ses amis et oublier le temps qui passe. Même s’il n’était pas très isolé dans les cercles culturels argentins d’avant la guerre, sa culture dépassait celle de tout le monde, sauf bien sûr celle des spécialistes universitaires, et il donne toujours cette impression de n’écrire que pour un monde où il n’y a plus qu’un seul homme, le monde du barde Taliesin par exemple… Cette vision monastique et ascétique était bien sûr liée à une recherche éminemment spirituelle : je repense à ses textes qui m’émerveillèrent tant au temps où je n’avais pas la Foi, L’écriture du Dieu qui voit un grand prêtre prisonnier des Espagnols tenter de déchiffrer la fourrure tachetée du jaguar (taches et rayures : penser à Jacob et Laban dans le livre de la Genèse 30, 32), ou bien l’extraordinaire ruines circulaires où un personnage rêvant de se voir démiurge découvre finalement qu’il est lui-même rêvé par un autre. On peut y voir une réminiscence orientale (Li Tse et son papillon, qui inspirent aussi Yourcenar) ou une métaphore sur le paganisme, assez cher sur le tard à Borges : voir ses interminables réflexions sur les kenningar scandinaves, ces périphrases tirées des sagas).

Grand admirateur du judaïsme aussi, Borges rend hommage à un écrivain juif tchèque, qui va être fusillé par les nazis en 1939, mais qui arrive à immobiliser le temps devant le peloton d’exécution pour pouvoir terminer son œuvre : c’est l’admirable miracle secret tiré de Fictions, son meilleur recueil et de loin. En incipit et clin d’œil, Borges cite le… Coran. Il voit comme qui dirait une solidarité œcuménique et herméneutique dans tous les grands textes spirituels de notre terre.

Maurice Blanchot disait que Borges était aussi habité par la notion d’infini.

L’infini… Il y a bien des traités écrits sur cette vaste notion, bien des millions de topos scolaires et universitaires ! Mais personne n’approche la perfection de Borges dans les évocations de cette notion. J’en veux pour preuve l’admirable « relato » sur Isidore Funes, jeune gaucho de la pampa qui après un accident, se découvre une mémoire absolue et ne peut lui survivre. Borges a réfléchi aussi sur Judas, et il reprend dans un de ses contes fantastiques une hérésie ancienne qui fait de l’effrayant apôtre le vrai messie, puisque condamné à un crime et une malédiction éternelle. Ce thème du traître et du héros, comme il dit ailleurs, est d’une infinie profondeur et pourrait toujours nous inspirer ; je repense aussi à ce très beau conte de Julio Cortazar, qui voit un accidenté de la route découvrir progressivement à l’hôpital qu’il est en fait un fuyard de la selva, tenant d’échapper au grand prêtre sacrificateur des aztèques. Le monde dans lequel il a momentanément vécu était un refuge onirique, une pure illusion. En espagnol le mot illusion reflète bien la dimension ludique de la racine.

Sans avoir été un écrivain chrétien, Borges a beaucoup fait pour la religion et la théologie qu’il a sorties de leurs tiroirs poussiéreux, comme on dit, et il a tout le temps réfléchi ces notions. Il fut un grand lecteur de Gilson envers qui il a toujours reconnu sa dette (Gilson lui-même est resté émerveillé par l’opus de Chesterton sur Saint-Thomas). Il s’est inspiré d’une vision magique, mystérieuse, sémiologue au sens sacré de la littérature. Celle de Mallarmé bien sûr et celle aussi de Léon Bloy, un de ses écrivains chrétiens préférés avec Chesterton (très cher pour ses romans policiers impliquant l’infaillible et « réaliste » père Brown et sa vison cauchemardesque du réel moderne dans un Nommé jeudi), Léon Bloy qui a écrit en 1912 un des livres les plus importants et les moins compris du monde, L’âme de Napoléon. Je cite sa phrase – celle de Bloy – en espagnol, ne disposant pas d’elle en français (elle est aussi claire qu’en français de toute manière) :

La historia es un inmenso texto litúrgico, donde las iotas y los puntos no valen menos que los versículos o capítulos íntegros, pero la importancia de unos y de otros es indeterminable y está profundamente escondida.

On connaît et on abuse de la phrase célèbre (qui n’est pas même de Malraux d’ailleurs, lequel en ricanait) sur le XXIème qui serait religieux ou bien ne serait pas. Borges, lui, a incarné une vision religieuse, spirituelle et chrétienne (même si parfois hypnotique et hérétique, voir son goût très anglais pour Milton, Hobbes, Kipling ou Blake) de la littérature. Il me semble que l’on n’a pas insisté sur le fait que là était la clé de son génie. En bon postmoderne, Borges a recyclé la théologie et l’a adapté à la littérature. Le pape l’a bien compris, lui.

Je terminerai en donnant une ultime recommandation de lecture ou relecture : Les approches d’ Almotasim, magnifique variation sur la quête de Dieu déguisée en enquête policière …

J’ai cité l’Aleph, je citerai ce texte moins connu en conclusion dans le limpide castellano de l’éternel vieux maître :

A medida que los hombres interrogados han conocido más de cerca a Almotásim, su porción divina es mayor… Almotásim es emblema de Dios y los puntuales itinerarios del héroe son de algún modo los progresos del alma en el ascenso místico.

Nicolas Bonnal

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Un mois avec le pape

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Photo de George Martell - BostonCatholic / Flickr

Voilà un mois que Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François. Un mois seulement, et un mois déjà. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai l’impression que l’élection, c’était la semaine passée, si proche, avec ses premières paroles pour appeler à la prière sur lui. Elle m’a marquée cette image d’un pape incliné, demandant à son peuple de prier pour lui, afin que le Seigneur le bénisse. C’était un geste inédit, un geste fort, un geste qui après la surprise du nom qu’il s’était choisi, François, disait déjà beaucoup de choses sur la manière dont il voulait être pape. Ce nom d’ailleurs résonnait comme un programme, celui de la simplicité, de la proximité.

Et ce programme s’est vérifié au cours des premiers jours du pontificat. Avec les surprises qu’ils nous ont réservées : un pape qui conserve sa croix pectorale d’évêque, refusant la croix en or que, traditionnellement, les papes portaient. Ce mot d’ailleurs, « pape », François a mis du temps à prononcer, lui préférant le terme « évêque de Rome ». Mais il y plus marquant encore : les trajets, en bus, avec les autres cardinaux, plutôt que dans sa voiture de fonction. Ou le logement : après quelques jours, on apprend que pour l’instant, le pape restera à la maison Sainte Marthe, plutôt que de gagner ses appartements privés. Et puis, ces autres photos toujours, d’un pape qui prie, au milieu ou au fond de la chapelle de cette maison Sainte Marthe, avec les autres résidents. Voilà des images qui frappent.

Si l’on continue à dérouler ce mois, on en arrive aux premières rencontres avec la foule, avec un pape François qui vient saluer les gens à la sortie de la messe, au Vatican, le dimanche. Ou alors, ces vidéos et photos montrant l’évêque de Rome descendant de la papamobile  pour aller embrasser des enfants, des malades. Récemment, on l’a même vu signer le plâtre d’une petite fille !

Et il y a eu, en ce mois, la semaine sainte. Avec le petit truc qui change tout : le pape en prison. Il y a lavé les pieds de jeunes, hommes et femmes, y compris des non catholiques. Là, pour certains, c’est devenu un peu limite. Ses trucs de pauvreté, la liturgie avec toujours la même chasuble blanche, ça passe encore, mais quand même, avec ce geste du lavement des pieds, il est allé loin. Oui, c’est vrai, il est allé jusqu’à ces « périphéries » qu’il citait le matin même, lors de la messe chrismale, invitant les prêtres à ne pas rester dans le confort de leurs communautés, mais à s’engager pour apporter le Christ dans ces périphéries. Ce mot, le pape François l’a cité rien que cinq fois lors de cette homélie. Voilà un mot clé. Le premier ? Pas tout à fait, car il y en a un autre qui me revient en mémoire, et qu’on trouve de manière récurrente dans sa bouche : « le chemin », ou « cheminer ». Le dimanche des Rameaux, il disait ainsi : « Jésus est Dieu abaissé jusqu’à cheminer avec nous. Il est notre ami et notre frère, celui qui éclaire notre chemin ». Ce même mot était revenu à quatre reprises lors de son salut, à la loggia de saint Pierre, le soir de son élection. Il l’avait repris  le lendemain, le 14 mars, lors de la messe avec les cardinaux.

Et puis, juste avant le terme du premier mois, alors qu’on l’attendait tous, enfin, ceux qui regardent avec un peu d’attention le petit monde du Vatican, voilà qu’il en vient à la réforme de la curie. Oh, pas comme on aurait pu s’y attendre, en force, avec des têtes qui tombent, un grand changement de paradigme, ou en finesse, avec un renouvellement progressif des responsables…  Non, le pape, par la Secrétairerie d’Etat, celle qui est si décriée pour son pouvoir centralisateur, nous dévoile la liste des cardinaux qui vont travailler avec lui sur la réforme de la curie romaine. Certes, la première rencontre de ces 8 cardinaux avec le pape n’est pas pour demain. Elle est prévue pour le début du mois d’octobre, du 1er au 3. Ça laisse le temps de réfléchir, et travailler, de penser un nouveau mode de fonctionnement peut-être. Et puis, si l’on regarde bien, ces rencontres auront lieu  juste avant la fête de Saint François d’Assise, celui qui avait reçu la mission d’aller (en marchant ?) et de réparer l’Eglise. Un signe ?

Au final, après un mois de pontificat, il me reste beaucoup d’images, quelques mots, et une grande espérance. Et vous ?

POSTÉ PAR STÉPHANE LEMESSIN LE 14 AVRIL 2013

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Patrick

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sources : 

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http://lyon.catholique.fr/
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Zenit.org Pape François
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Zenit.org
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http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com
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Salle de presse du Saint-Siège
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ofs-de-sherbrooke.over-blog.com

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et la toile en général !!!