Humour post électoral …..

Pardon, je n’ai pas pu résister …..

Humour, Mesdames, Messieurs, Humour !!!!

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La flotte française se réduit comme le reste…

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 les 3 principaux navires de guerre Français :

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1°) Porte avions Charles De Gaulle

2°) Porte avions Jacques Chirac

3°) Porte avions François Hollande

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Rigoule pas, ci toi ki kask !…

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UNE NOUVELLE version de BÉCASSINE

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Patrick

sources :

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Éphéméride du 27 avril

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Le Dicton du Jour

À la Sainte-Zita,
Le froid ne dure pas

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Saint du jour

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–Sainte Zita Servante à Lucques (+ 1278)


Fille d’un couple pauvre mais très pieux, elle voit le jour dans village de montagne des environs de la ville de Lucques, en France. Sa sœur aînée est entrée chez les cisterciennes et son frère est ermite. À l’âge de 12 ans, elle commence à vendre des fruits dans son village, et à 18 elle entre comme domestique au service de la famille Fatinelli, un riche marchand de soie et de laine (emploi qu’elle conserve jusqu’à sa mort). Très respectée par tous les membres de cette famille, elle se distingue par sa grande générosité, n’hésitant pas à se priver de sa propre ration de nourriture pour l’offrir aux pauvres. Cependant, elle provoque aussi la jalousie de ses compagnes, qui n’hésitent pas à chercher à lui nuire, mais heureusement sans y parvenir tant est grande l’affection que lui porte la dame Fatinelli. Dans sa soixantième année, usée par les privations et les mortifications qu’elle s’est toujours imposées, elle tombe malade et décède cinq jours plus tard (1218-1278) Selon une légende, les anges se chargeaient de faire cuire son pain pendant qu’elle était en extase. Sainte-Zita est la patronne des garçons de café, des serveurs, des maîtres d’hôtels et des hôtesses. On lui demande d’intervenir pour retrouver des clés perdues.

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autres Saints du jour

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–Bienheureux Amédée IX Duc en Savoie (+ 1472)
Duc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la soeur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d’épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l’exercice du pouvoir. Il fut obligé d’abdiquer en sa faveur.
Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d’une grande charité envers les pauvres. « Amédée de Savoie met les pauvres à l’honneur et les riches au rencart », disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677.

 

–Bienheureux Alleaume (+ 1152)
D’origine flamande, il se retira dans le diocèse du Mans. C’est de là que son amour de la solitude le conduisit dans l’île de Chausey. Ce qui ne l’empêcha pas bientôt de revenir fonder le monastère de Notre-Dame d’Etival dans le Maine. La tradition veut que ce retour ait été dicté par l’amitié qu’il portait à un vieil ermite qui pleurait son départ à Chausey.

–Saint Etienne de Kiev (+ 1094)
Il vivait dans la plus grande humilité au milieu de ses frères du monastère des Grottes de Kiev. Mais des querelles intestines minèrent la communauté, et saint Etienne dut partir en fondant un autre monastère. Son renom parvint jusqu’en Volhynie, ce pourquoi, à la mort de l’évêque de Vladimir, il fut appelé à lui succéder. Ses fidèles l’aimaient et le respectaient.

 
–Saint Euloge l’Hospitalier (6ème s.)
Confesseur. Il était tailleur de pierres dans la Thébaïde, en Egypte. Il était d’une extrême charité avec tous ceux qui passaient et il les recevait chaleureusement. Mais un jour, il découvrit une grande quantité d’or dans une cavité souterraine où il travaillait. Il s’embarqua pour Constantinople et ces richesses lui tournèrent la têle. Il oublia les pauvres et mena grand train de vie, refusant d’entendre les remarques de son ancien père spirituel. Il prit part à un complot contre l’empereur Justinien et dut s’enfuir, laissant là toute sa fortune. Il prit conscience de son erreur, retrouva sa piété et sa charité, se souvenant qu’il est plus facile à un chameau d’entrer dans une aiguille qu’à un riche dans le royaume des cieux. Il s’endormit en paix avec lui-même et avec l’Evangile.

 
–Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)
Comte de Savoie, il se sentait attiré par la vie monastique et souvent se rendait au monastère d’Aulps. Mais il sacrifia son attrait pour la solitude aux devoirs de sa charge. Resté veuf et sans enfant, après la mort de sa première épouse, et à la demande de ses sujets qui voulaient garder cette famille à la tête de leur pays, il contracta successivement deux mariages, son devoir l’emportant une fois de plus sur ses goûts personnels.
Valeureux dans les combats, juste et modéré dans les victoires, il avait conquis l’estime de ses contemporains au point que le roi d’Angleterre le choisit comme médiateur dans son royaume.
Dès que son fils fut en âge de gouverner, il se retira au monastère de Hautecombe où son assiduité aux offices, son humilité dans les tâches les plus simples et sa charité firent l’admiration de tous.
Il est fêté en Savoie le 27 avril en même temps que son descendant Amédée.

 

–Bienheureux Jacques Illirico laïc franciscain (+ 1496)
Le bienheureux Giacomo Illirico da Bitetto, laïc profès franciscain (1400 – 1496).
À Bitetto dans les Pouilles, vers 1485, le bienheureux Jacques, religieux de l’Ordre des Mineurs, né en Dalmatie, d’une humilité remarquable.

 
–Saint Jean le Confesseur (+ 837)
Jeune encore, il accompagna son maître spirituel au second concile de Nicée en 787 et il connut surtout la persécution iconoclaste sous l’empereur Léon V l’Arménien. Arrêté, il fut conduit, enchaîné, devant l’empereur lui-même en raison de la vigueur de sa résistance. Pour le désarmer, l’empereur le fit comparaître deshabillé devant lui, mais cette humiliation suprême ne l’empêcha pas de reprocher avec force la conduite impériale. Il fut alors fustigé puis enfermé durant trois mois, avant d’être exilé dans le centre de l’Asie mineure, enchaîné durant dix-huit mois dans l’obscurité. Ramené à Constantinople, il conserva la même attitude de fidélité à la foi orthodoxe et fut de nouveau exilé. Il connut ainsi d’autres tourments car la persécution dura jusqu’à la mort de l’empereur Théophile en 842. Saint Jean contemplait Dieu depuis plusieurs années.
–Saint Laurent Nguyen Van Huong (+ 1856)
Prêtre vietnamien au temps de la grande persécution décidée par le roi Tu Duc en 1855, il fut arrêté alors qu’il allait visiter un mourant. Il refusa de fouler la croix en signe d’apostasie et il fut flagellé avant que d’être décapité, près de Ninh Binh.

 

–Bienheureux Nicolas Roland (+ 1678)
A Reims, il s’installe dans une maison, rue du Barbâtre, et partage son toit avec un groupe de jeunes clercs afin de les former au sacerdoce. Il remplit ses fonctions de théologal : prédication et enseignement, mais il veut élargir son champ d’action : aller vers les gens pour toucher les coeurs plutôt que de contenter les esprits. Il se fait prédicateur du peuple et répond aux demandes de ses confrères en parcourant une bonne partie du diocèse… Il se découvre ainsi une éloquence apostolique ; parler simple pour parler à tous. »
Source: diocèse de Reims.


–Sainte Ossana de Kotor (+ 1565)
Fille d’une famille orthodoxe de Grèce, elle travaille comme bergère. Pendant qu’elle garde son troupeau, elle passe de nombreuses heures en prière et commence à avoir des visions du Christ. À l’âge de 12 ans, elle émet le désir de se rendre à Cattaro (aujourd’hui Kotor, dans le Monténégro) qu’elle pense être en endroit plus propice à la prière. Sa mère la confie donc à une femme catholique qui l’accompagne et lui fait visiter des églises. Elle se sent très vite attirée par la vie d’anachorète et malgré son jeune âge se fait enfermer dans une cellule près de l’église Saint-Barthélémy. Quelque temps plus tard, elle change de cellule pour une autre près de l’église Saint-Paul, puis elle rejoint les Tertiaires dominicaines. Elle attire plusieurs disciples et un couvent est fondé à leur attention (1493-1565) Selon la légende, ses prières auraient permis de libérer la ville qui avait été envahie par les Turcs et l’auraient aussi prémunie contre une épidémie de peste.

 
–Saint Pierre Armengol (+ 1304)
Ce fut d’abord un bandit de grand chemin dont les comparses furent bien étonnés quand il décida de se faire moine dans un des couvents de l’Ordre de la Merci dont le but était de racheter les captifs. Il sut, par sa prudence et son zèle, obtenir la libération de nombreux esclaves chrétiens dans le royaume de Grenade et de Murcie, alors sous la domination des Maures. Il fut envoyé à Alger où, pour délivrer de jeunes chrétiens dont il ne pouvait obtenir le rachat faute d’argent, il s’offrit lui-même rançon. Comme l’argent ne venait pas, le bienheureux Pierre fut attaché à une potence et resta ainsi suspendu six jours. Libéré par un de ses compagnons qui venait d’arriver, il retourna en Espagne. Il aimait dire à ses frères « Je pense n’avoir vécu que peu de jours heureux. Ce sont ceux que j’ai passés au gibet parce qu’alors je me voyais mort au monde. »

 

 

–Saint Syméon (+ 111)
Selon une tradition, il serait l’un des quatre fils que saint Joseph aurait eu d’un premier mariage, ce pourquoi il serait « parent du Seigneur ». L’histoire nous dit seulement qu’il fut évêque de Jérusalem après la mort de saint Jacques en 62 et qu’il gouverna avec sagesse l’Eglise-Mère, jusqu’à la persécution qui le fit crucifier.

 
–Saint Théodore de Tabenne Abbé (+ v. 368)
Il était originaire de la Haute Egypte. Ayant entendu vanter la vertu de saint Pacôme, il le rejoignit au monastère de Tabennesis et c’est là qu’il se donna pleinement à Dieu.
Solitaire dans la Thébaïde de l’Egypte, il avait été le disciple de saint Pacôme qui le chargea de veiller sur les diverses communautés de solitaires en les instruisant et en les aidant de ses conseils, aussi bien pour les affaires temporelles que spirituelles. Il se montrait habile à réconcilier les frères divisés, tant était grand le rayonnement de sa charité. On raconte de lui cet épisode : pendant qu’il leur parlait, deux vipères entourèrent ses jambes. Il s’en aperçut, mais pour ne pas distraire son auditoire, il continua de parler comme si rien ne se passait. Le discours terminé, il put s’en dégager.
Il succéda à saint Pacôme et à saint Pétronios dans le gouvernement du monastère de Tabennesis.
Il rencontra saint Athanase quand le saint évêque vint au monastère lors de son exil.

 

Les Églises font mémoire…

Anglicans : Christina Rossetti (+ 1894), poétesse
Catholiques d’occident : Catherine (+1478) et Julienne (+ 1501) du Saint Mont de Varèse, vierges (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (19 barmüdah/miyazya) : Siméon l’Arménien (IVe s.), évêque de Perse, martyr Église copte)

Luthériens : Origène (+ env. 254), docteur de l’Église à Césarée

Maronites : Siméon, frère du Seigneur, martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Siméon, parent du Seigneur, évêque de Jérusalem et hiéro-martyr
Le 27 avril commémoration de la destruction par les Turcs des Reliques de Saint SABAS, premier Archevêque de SERBIE.
AVVAKUM et tous les martyrs Vieux Croyants (1682)
Le 14 Avril 1682 monte sur le bûcher l’archiprêtre Avvakum, leader historique des ces croyants russes qui sont passés à l’histoire sous le nom de Vieux Croyants.
Dans l’Eglise russe du XVIIe siècle, secouée par la grave décadence morale du clergé, alors que le peuple était animé d’un profond désir religieux, diverses tentatives de réforme spirituelle se succédèrent, provoquant des heurts parfois violents tant dans la population que dans la hiérarchie.
Avec l’élection du patriarche Nikon, qui plus tard sera condamné par le concile de Moscou de 1666, des réformes liturgiques et disciplinaires, inspirées de la tradition grecque, furent introduites en Russie ; mais elle bouleversèrent la vie quotidienne des chrétiens.
Avvakum et ses compagnons organisèrent, contre la réforme, une opposition trés tenace, opposition qui prit la forme d’un véritable fanatisme religieux. A cause de leur obstination, ils furent condamnés par le même concile de 1666. Dés ce moment, un schisme important se créa au sein de l’Eglise orthodoxe russe. Aujourd’hui encore les adeptes de la « vieille foi » sont trés nombreux dans toute la russie.
De 1667 à 1971, quand le saint-synode de Moscou supprimera les condamnations contre les usages des Vieux Croyants, ces derniers subirent à plusieurs reprises de cruelles persécutions de la part des autorités publiques, parfois appuyées dans leurs répressions par la hiérarchie moscovite.
Avvakum nous a laissé dans son autobiographie un document exceptionnel qui permet de comprendre les grandeurs et les miséres d’hommes qui, de toute façon, ont donné au cours de l’histoire un témoignage éloquent, disposés qu’ils étaient à mourir pour ce qu’ils croyaient la pure foi chrétienne.

Lecture

Désormais je demande pardon à tous les vrais croyants. Il y a eu des événements qui concernaient ma vie dont je ne devrais pas parler en effet. Non pas à nous mais à notre Dieu soit la gloire ! Mais moi, je ne suis rien. Je l’ai dit et je le répète : je suis un fornicateur et un brigand, voleur et assassin, ami des publicains et des pécheurs. Au jour du jugement, tous reconnaîtront mes actes, les bons comme les mauvais.
Mais si je suis aussi ignorant dans mes paroles, je ne le suis pas dans mon entendement ; je n’ai étudié ni la dialectique ni la rhétorique ni la philosophie, mais j’ai en moi la compréhension du Christ, comme dit l ‘Apôtre : « Je suis un ignorant dans l’art du discours, mais pas dans la doctrine ».

(Avvakum, Vie écrite par lui-même)

 

MECHITAR DE SEBASTE (1676-1749) moine
Le matin du 27 avril 1749, au terme d’une vie entièrement consacrée au service de Dieu et pour la formation religieuse de ses frères, s’éteint à Venise Mechitar de Sébaste, moine et fondateur de la congrégation arménienne de Saint Lazare.
Mechitar, Manuk par son nom de baptême, était né à Sébaste en 1676. Il entra tout jeune au monastère local de la Sainte Croix, désirant unir une intense vie intérieure à une insatiable recherche intellectuelle.
À cette époque, l’Arménie était secouée par des divisions internes à l’Église, causées par les séquelles des controverses christologiques du premier millénaire. Méchitar décida alors de mener à fond l’étude de ces controverses, pour chercher des chemins de paix à l’intérieur de l’Église arménienne et avec le siège apostolique de Rome. S’étant transféré à Sébaste, il entra en relation avec des hommes d’Église d’Orient et d’Occident, et mûrit l’idée de fonder un centre monastique où l’étude de la tradition puisse former une nouvelle génération d’hommes ouverts au dialogue et initiés à la douceur évangélique.
Quand l’évêque de Erzurum, hostile au dialogue avec Rome, devint patriarche, Méchitar dut fuir avec ses compagnons et se réfugia dans le Péloponnèse ; contraint à un nouvel exil à cause de l’avancée des Ottomans, il finit par s’établir à Venise, sur l’île de Saint Lazare. Il fut fort bien accueilli dans la lagune vénitienne, et sa congrégation monastique, qu’il avait fondée en 1711, s’accrut rapidement.
A Saint Lazare, Méchitar mena à bien son projet d’un monachisme promoteur du dialogue et de la paix par l’étude et la prière, dans la conviction qu’une vérité qui ne tient pas compte des frères ne saurait jamais se dire vraiment chrétienne.

Lecture

O toi, saint père Antoine, je désire te louer d’un cœur ferme, car tu resplendis même de la terre comme le soleil qui brille du ciel.
Tu fus le guide d’ermites et le père de saints hommes, toi qui as fondé bien des ordres, fleuve de l’Eden, source des rivières.
Une voix te parvient, de la bouche du Seigneur cette parole, que tu serais si éminent que toutes les nations te connaîtraient.
Même si tu fus instruit dans les lettres, tu t’abreuvais, cependant, aux courants de l’Esprit, tu fus chancélier du royaume et des dons les plus élevés.
La divine parole de vie tu l’as enseignée à tant d’âmes, comme une source aux multiples ramifications tu t’es reversé dans les cœurs de ceux qui t ‘écoutaient.
Nous aussi donc, tes disciples, nous t’implorons, sois notre maître et fais de nous tes disciples dociles et obéissants à tes paroles.

(Mechitar de Sébaste, Hymnes)

 

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Naissances célèbres

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–1791 Samuel Finley Breese Morse, physicien, inventeur du code du même nom.

Naissances : Samuel Morse

–1822 Ulysses Simpson Grant, président des U.S.A.

Naissances : Ulysses Simpson Grant

–1891 Rodolphe Duguay, peintre, illustrateur

–1900 Walter Lantz, dessinateur, papa de Woody Woodpecker.

–1904 René Pomerleau, biologiste

–1912 Jacques de Bourbon, baron de Busset, dit Jacques de Bourbon-Busset, , poète et diplomate, membre de l’Académie Française.

–1928 Nive Voisine, prêtre, historien, écrivain, professeur

 

 

 

 

 

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décès célèbres

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–Fernand de Magellan
vers 1480 à Sabrosa (Tras-os-Montes, Portugal) – 27 avril 1521(Cebu, Philippines)
Fernao de Magalhaes (Magellan en français) guerroie en Inde puis au Maroc, où une blessure le laisse boîteux. Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel. Qu’à cela ne tienne. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne, Charles Quint. C’est ainsi qu’il s’engage dans le premier «Tour du monde à la voile»avec 5 navires et 265 hommes de toutes origines !
Il longe l’Amérique du Sud, s’engage dans le détroit qui porte son nom, au nord de la Terre de feu, puis dans l’océan qu’il baptise océan Pacifique. Il trouve la mort aux Philippines, dans un combat avec les indigènes. Un seul navire rentre en Espagne, après avoir contourné l’Afrique. À son bord, Antonio Pigafetta, qui écrira le compte-rendu de l’odyssée, et le capitaine Juan Sebastian del Caño, qui sera anobli par l’empereur Charles Quint.

 Décès : Fernand de Magellan

–1617 Samuel Bellamy, ou Black Sam ou Black Bellamy, pirate, sombre avec son navire (Whydah Gally) au large de Cape Cod (Massachusetts).

–Jean Bart
21 octobre 1650 à Dunkerque – 27 avril 1702 à Dunkerque
Né à Dunkerque dans une famille de marins, Jean Bart s’est engagé comme mousse à 12 ans. À 16 ans, le jeune cadet commande déjà en second. Il s’engage dans la marine hollandaise pour participer à l’expédition contre Londres en 1667.

Jean Bart par Mathieu EliasLorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande, il regagne son pays et se lance dans la «guerre de course» contre les Hollandais, remportant des «prises» fort lucratives à l’occasion de coups d’audace contre des navires marchands chargés d’épices. Pas moins de 81 bâtiments !
Malgré les préventions de l’époque, le roi sait reconnaître sa valeur et le nomme en 1686 capitaine de frégate. Jean Bart poursuit sa pratique des coups de main sur les navires et les bases ennemies. Retenu prisonnier à Plymouth, il réussit à s’évader des pontons anglais et à regagner Saint-Malo après deux jours de rame. Le 19 juin 1696, il remporte encore une grande victoire sur les Hollandais, prenant ou détruisant 80 navires marchands. Louis XIV l’anoblit et le nomme chef d’escadre en 1697.

–Dominique Vivant-Denon

4 janvier 1747 à Givry – 27 avril 1825 à Paris
Celui que ses contemporains qualifiaient d’«un des phénomènes les plus vivants de notre époque» a contribué à la vogue de l’égyptologie avec la parution en 1802 de son recueil de 300 croquis et dessins ramenés de l’expédition d’Égypte.

Image illustrative de l'article Vivant Denon
Vivant Denon
Portrait par Robert Lefèvre.
Musée National du Château de Versailles.


Mais il est surtout resté dans les mémoires comme «l’œil de Napoléon» : c’est en effet grâce à lui que le musée du Louvre, à Paris s’enrichit, pour quelques années, des plus belles œuvres d’art de l’Europe, le temps d’acquérir une légitimité et une ambition qui depuis n’ont pas faibli.

–1912 Jules Bonnot, cerveau de la « Bande à Bonnot », tué par la Garde républicaine.

–1991 Robert Velter, dit Rob-Vel, créateur de Spirou.

Costume de Spirou.

 

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événements

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–27 avril 1413 : Révolte des Cabochiens
Le 27 avril 1413, les cabochiens ou écorcheurs, une faction commandée par l’écorcheur Simon Caboche et alliée à Jean sans Peur, attaquent la Bastille et tuent le prévôt de Paris. Les universitaires en profitent pour préparer une réforme administrative, les ordonnances cabochiennes..

–1521 Après le décès de Fernão de Magalhães, Juan Sebastián Elcano, prend la direction de l’expédition Magellan, à bord du Victoria.

Description de cette image, également commentée ci-après

–27 avril 1565 : Les Philippines deviennent espagnoles
Le 27 avril 1565, l’explorateur Miguel López de Legazpi (62 ans) fonde un premier établissement espagnol sur l’île de Cebu. Il inaugure ainsi la colonisation de l’archipel des Philippines…

Drapeau des Philippines

–27 avril 1584 : Exploration de la future Virginie
Le 27 avril 1584, des navigateurs anglais commissionnés par Sir Walter Raleigh (ou Ralegh), l’un des principaux conseillers de la reine d’Angleterre, explorent la côte nord-américaine.
Ils la baptisent Virginie en l’honneur de la reine Élizabeth 1ère, la « reine vierge » (ou supposée telle car célibataire). Cette terre sera la première à être colonisée par les Anglais, en 1607.

 

–1705 Début de la construction du château Ramezay à Montréal

Château Ramezay, 1886

–27 avril 1784 : Première du Mariage de Figaro
Le 27 avril 1784, a lieu à la Comédie-Française, à Paris, la première du Mariage de Figaro de Beaumarchais. La pièce recueille un succès d’autant plus grand que le roi Louis XVI a tenté de la faire interdire.

 

–1839 José María Guerrero devient président du Honduras.

–27 avril 1848 : Abolition de l’esclavage en France
Le 27 avril 1848, les décrets d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises sont publiés à l’initiative de Victori Schoelcher et François Arago, ministres de la IIe République. Sont concernés les Antilles, la Réunion et Saint-Louis du Sénégal…

–1862 L’armée du Nord, commandée par Butler, débarque et occupe la Nouvelle-Orléans.

–1865 L’explosion du bateau à vapeur Sultana, sur le Mississippi, provoque la mort de 1 547 personnes.

–27 avril 1909 : Le sultan Abdul-Hamid II déposé
Le 27 avril 1909, à Istamboul, les nationalistes « Jeunes Turcs » déposent le sultan Abdul-Hamid II, auquel ils reprochent de livrer l’empire aux appétits étrangers et de montrer trop de complaisance pour les Arabes, et le remplacent par son frère Mehmed V.

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Le Sultan Mehmed V

–1910 Louis Paulhan réalise le premier vol de plus de 100 km (177 km) en ligne droite, entre Hendon et Trent Valley en 2 h 39 mn, lors de la première étape du vol Londres-Manchester pour le prix du daily mail.

–1918 Les porteurs de coupon de l’emprunt russe ne seront pas remboursés.

 

–1937 Inauguration à San Francisco, du « Golden Gate », le plus grand pont suspendu du monde.

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–1940 Heinrich Himmler, ordonne la construction du camp d’Auschwitz où plus d’un million de personnes vont mourrir.

–1941 Athènes, Grèce, est occupée par les Allemands, après une résistance de l’armée grecque qui a durée 180 jours.
–1945 L’armée britannique libère le camp de Bergen-Belsen en Basse-Saxe, Allemagne.

–1959 Liou Chao-Chi est élu président de la République Populaire de Chine, succédant à Mao Tsé-Toung, qui demeure chef du Parti communiste.

Mao Zedong portrait.jpg

–1960 Proclamation de l’indépendance du Togo dont Sylvanus Olympio est élu président.

Drapeau du Togo

–1961 Déclaration d’indépendance de la Sierra Léone (fête nationale).

 Drapeau du Sierra Leone

–1966 Le pape Paul VI reçoit au Vatican Andreï Gromyko, ministre soviétique des affaires étrangères. Il est le premier dignitaire du Kremlin à rencontrer le chef de l’Eglise catholique.

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–27 avril 1969 : Démission du président de Gaulle
Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle démissionne de la Présidence de la République française, assumant avec panache l’échec de son référendum sur la régionalisation. Son ancien premier ministre, Georges Pompidou sera élu le 15 juin suivant pour lui succéder à l’Élysée.

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–1972 Les astronautes d’Apollo XVI reviennent sur Terre, ils rapportent 95,4 kg de roches lunaires.

 Insigne de la mission Apollo 16

–1978 A Kaboul (Afghanistan), un coup d’Etat militaire, soutenu par l’URSS, place au pouvoir Nur Mohammad Taraki après l’assassinat du président Daoud et de sa famille. Les soviétiques quitteront le pays en 1989.

 

–1989 Un défilé enfonce les barrages policiers près de la place Tienanmen.

–1992 Création de la République Fédérale de Yougoslavie, issue de la Serbie et du Monténégro.

 

–1994 Premières élections multiraciales en Afrique du Sud (législatives) : le 27 avril, Jour de la Liberté, deviendra le jour de la fête nationale.

 Drapeau de l'Afrique du Sud

–2005 Premier vol d’essai de l’A380. Airbus annonce la livraison pour le premier client, Singapore Airlines, pour le « deuxième semestre de 2006 » … mais ce dernier ne sera livré que le Octobre 2007.

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Fête Nationale République de Sierra Léone

Fête Nationale République d’Afrique du Sud –


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27 avril 1413Révolte des Cabochiens


La «querelle des Armagnacs et des Bourguignons» et la révolte des Cabochiens le 27 avril 1413 entraînent le royaume de France dans une immense tragédie.

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L’ordonnance cabochienne

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L’assassinat du duc d’Orléans a mis fin à la longue «embellie» qu’a connue la France depuis le roi Charles V le Sage.

Le 30 janvier 1413, le roi Charles VI le Fou convoque les états généraux de langue d’oïl pour obtenir les subsides dont il a le plus grand besoin. Le duc de Bourgogne en profite pour se rendre indispensable aux Parisiens. Il pousse à la formation d’une commission de réforme où siège un certain Pierre Cauchon, qui se rendra célèbre au procès de Jeanne d’Arc.

Mais comme les partisans du roi résistent aux pressions, il choisit de s’allier in fine à une faction populaire commandée par l’écorcheur Simon Caboche, d’où leur appellation de cabochiens ou écorcheurs. Le 27 avril 1413, les insurgés n’hésitent pas à attaquer la Bastille et à tuer le prévôt de Paris.

Les universitaires profitent de l’agitation pour préparer une réforme administrative connue sous le nom d’ordonnances cabochiennes (bien qu’elle n’ait rien à voir avec le dénommé Caboche). Ce texte de 259 articles tend à brider le pouvoir monarchique et prévoit une gestion partagée des finances publiques. Tentant de lutter contre les abus des officiers royaux, il aboutit à renforcer néanmoins les pouvoirs de la Chambre des Comptes et du Parlement, et crée une cour de justice. Comme la Grande Charte anglaise de 1215, c’est un premier pas vers la monarchie parlementaire.

Le roi, contraint et forcé, signe l’ordonnance et coiffe aussi le capuchon des cabochiens !

Les Armagnacs de retour
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Les exactions des Bourguignons et des cabochiens entraînent bientôt les habitants de Paris à se soulever. Du 2 au 4 août 1413, les cabochiens sont exterminés et le duc de Bourgogne doit céder la place aux Armagnacs. Le comte Bernard VII, nouveau maître de Paris, se fait nommer connétable par la reine Isabeau de Bavière. Le 5 septembre 1413, il s’empresse d’annuler les ordonnances cabochiennes.

Ces troubles n’ont pas échappé au nouveau roi d’Angleterre Henri V de Lancastre qui en profite pour reprendre la guerre contre la dynastie rivale des Valois après une interruption de plus de 35 ans. Il débarque en Normandie avec ses troupes. Il va en résulter à Azincourt l’une des défaites les plus dramatiques de la France.

 

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27 avril 1848 Abolition de l’esclavage en France

Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie les décrets d’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises. Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie encore sur les grandes plantations sucrières.

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Le long parcours des abolitionnistes


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En 1537, peu après son introduction dans les colonies des Amériques, l’esclavage avait été condamné par le pape Paul III mais les injonctions pontificales n’avaient pas eu plus de succès chez les planteurs d’Amérique qu’elles n’en ont aujourd’hui en matière de morale. C’est qu’à la Renaissance, la papauté ne pouvait déjà plus, comme au Moyen Âge, faire fléchir les dirigeants chrétiens en agitant la menace de l’excommunication.

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage une première fois pour calmer la révolte des esclaves dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d’inspiration chrétienne, se montrent plus résolus. Ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l’esclavage en 1833.

Les libéraux et philanthropes français sont tout aussi disposés que leurs homologues d’outre-Manche à éradiquer cette institution indigne. Ils sont soutenus dans les colonies par les «libres de couleur» (affranchis) qui, n’en pouvant plus de brimades et d’humiliations, ont pris le parti des esclaves. Mais ils sont entravés dans leur combat par les groupes de pression des riches planteurs.

En 1831, une loi supprime dans les colonies françaises toutes les entraves aux affranchissements. La même année, une convention franco-britannique autorise le «droit de visite» par les navires de guerre des deux pays sur les navires marchands de toutes nationalités suspectés de pratiquer la traite négrière.

En 1845, une loi interdit les châtiments corporels et le fouet… Ces dispositions laissent espérer une disparition progressive de l’esclavage mais cela ne suffit pas aux abolitionnistes, réunis au sein de la Société française pour l’abolition de l’esclavage.

– Victor Schoelcher :
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L’un des plus écoutés est Victor Schoelcher, riche philanthrope catholique, libéral et républicain. Né en 1804 dans la famille d’un fabricant de porcelaine, il accomplit un long voyage de 18 mois au Mexique à l’instigation de son père qui veut lui enlever ses idées républicaines. De passage aux Antilles, le jeune homme découvre l’esclavage.

Beaucoup plus tard, en 1840, il accomplit un nouveau périple dans les colonies à esclaves de la France. C’est pour y noter une situation proprement explosive. Il milite dès lors pour une abolition concertée avec les planteurs.

– Cyrille Bissette :
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Parmi les abolitionnistes les plus radicaux figure un négociant métis de Fort-de-France (Martinique), Cyrille Bissettte, né en 1795. Sa mère est une demie-soeur de Joséphine de Beauharnais. Ce «libre de couleur» plaide dans son île pour une abolition immédiate. Cela lui vaut d’être marqué au fer rouge et envoyé au bagne de Brest. Le jugement est cassé et il peut continuer de défendre sa cause en métropole.

Enfin, la victoire
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À Mayotte, sultanat musulman tombé sous protectorat français en 1841 et où n’existe aucun planteur européen, le gouvernement abolisse l’esclavage dès le 9 décembre 1846, sous le règne de Louis-Philippe 1er.

Mais il faut attendre la Révolution de Février pour qu’enfin, dans l’effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l’opposition des planteurs dans les vieilles colonies.

Le décret d’abolition est rédigé par Victor Schoelcher, sous-secrétaire d’État à la Marine dans le gouvernement provisoire. Il a souhaité ce modeste ministère parce que de lui dépendent les colonies et, donc, la législation relative aux esclaves.

Victor Schoelcher lui-même est sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago (62 ans). Celui-ci appartient à l’extrême-gauche républicaine et dès 1840 s’est fait l’écho à la Chambre des députés des revendications sociales. Il soutient à fond son subordonné dans son combat pour l’abolition.

Tirant parti des bonnes dispositions des députés dans les premiers mois qui suivent l’avènement de la République, Victor Schoelcher et François Arago libèrent par décret 250.000 esclaves noirs ou métis aux Antilles, à la Réunion comme en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal.

Une application précipitée
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Le décret, qui prévoit l’abolition dans un délai de deux mois, arrive dans les colonies quatre à cinq semaines plus tard. Mais sur place, les gouvernants des colonies et les planteurs ont en général pris les devants. La plupart des Blancs ont compris depuis longtemps que l’abolition était devenue inéluctable et s’y étaient préparés en multipliant les affranchissements..

À leur manière, les esclaves ont aussi accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection a éclaté le 22 mai 1848, avant qu’ait été connue l’existence du décret. Un meneur du nom de Romain ayant été incarcéré, une foule demande sa libération. Elle se heurte à des planteurs. Échauffourée. 33 morts. Le lendemain, dans l’urgence, le gouverneur de l’île décrète l’abolition de l’esclavage.

Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l’esclavage le 27 mai 1848 pour éteindre une insurrection naissante.

En Guyane, la liberté entre en application le 10 août 1848, à l’échéance prévue. À la Réunion, plus éloignée de la métropole, l’abolition prend officiellement effet le 20 décembre 1848 mais dans les faits, à cette date, l’esclavage n’existe déjà plus dans l’île.

Les planteurs reçoivent une indemnité forfaitaire conformément au décret de Schoelcher. Ils tentent aussi de reprendre la main en sanctionnant le «vagabondage» dans les îles à sucre : c’est une façon d’obliger les anciens esclaves à souscrire des contrats de travail.

Ils contournent aussi l’interdiction de l’esclavage en faisant venir des «travailleurs sous contrat» de la Chine du sud ou du Tamil Nadu (Inde du Sud). Il s’agit d’un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom comme celui que pratiquent à grande échelle en ce début du XXIe siècle les émirats du Golfe Persique. Les descendants de ces travailleurs représentent aujourd’hui un quart ou un tiers de la population de la Réunion et 15% environ de celle de la Guadeloupe.

L’abolition dément les sombres prophéties des planteurs. Elle se traduit par un regain de l’activité économique dans les colonies.

Victor Schoelcher va militer avec moins de succès contre la peine de mort. Exilé en Angleterre sous le Second Empire, il est élu député de la Martinique à l’avènement de la République puis devient sénateur inamovible jusqu’à sa mort, le 26 décembre 1893.

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6 septembre 1522Le tour du monde de Magellan et Del Caño
Le 6 septembre 1522, au coucher du soleil, une nef en piteux état entre dans le port de San Lucar, en Andalousie. Elle a nom «Victoria». Un nom bien mérité. À son bord, 18 hommes commandés par un ancien bagnard, le basque Juan Sebastian del Caño (on écrit aussi d’El Caño).

C’est tout ce qui reste des 5 caravelles et des 265 marins qui ont quitté l’Espagne trois ans auparavant, le 19 septembre 1519, en direction de l’ouest, sous la direction de Fernand de Magellan.

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Un loup de mer brutal


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Né au Portugal quarante ans plus tôt, Fernao de Magalhaes (Magellan en français) a guerroyé en Inde puis au Maroc, où une blessure l’a laissé boîteux.

Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et volontiers brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel.

Qu’à cela ne tienne. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne, Charles Quint. C’est ainsi qu’il s’engage dans le premier «Tour du monde à la voile» !

En prévision des rencontres et des marchandages avec les indigènes, il emporte 900 miroirs, 400 douzaines de petits couteaux, 20.000 clochettes et grelots… (*)

Sa flotte comprend la nef amirale, la Trinidad (110 tonneaux), la San Antonio (120 tonneaux), la Victoria (85 tonneaux), la Concepción (75 tonneaux) et la Santiago (75 tonneaux). Elle transporte un total de 265 hommes de toutes origines.

Les navires quittent Séville le 10 août 1519 mais doivent attendre pendant cinq semaines des vents favorables à Sanlucar, à l’embouchure du Quadalquivir. Ils traversent alors l’Atlantique et longent le continent américain vers le Sud. Ils relâchent à Noël dans la baie où sera plus tard fondée la ville de Rio de Janeiro. Au contact des Indiens (et des Indiennes), les marins découvrent les charmes du hamac.

Mais l’impatience grandit à mesure que se prolonge le voyage. Elle débouche sur une mutinerie que Magellan mate avec brutalité. Un mutin est décapité et le capitaine de la Victoria, Luis de Mendoza, est poignardé puis écartelé ! Peu après, une première caravelle, le Santiago, fait naufrage en explorant la côte.

La découverte de l’océan Pacifique
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Le 21 octobre 1520, la flotte arrive en vue d’une baie mystérieuse. Deux pilotes envoyés en reconnaissance reviennent avec la confirmation qu’il s’agit du passage espéré vers l’Ouest.

Le succès accroît la rancoeur du pilote du San Antonio, Estevao Gomez, qui avait soumis à Charles Quint un projet similaire à celui de Magellan. Il fomente une nouvelle mutinerie et regagne l’Espagne… où il sera emprisonné ainsi que ses hommes.

Le reste de la flotte s’engage dans le détroit qui portera désormais le nom de Magellan. Voyant sur la rive du côté Sud de nombreux feux allumés par les indigènes, les marins baptisent cet endroit Terre de Feu. Le 28 novembre, c’est le débouché sur un nouvel océan, exceptionnellement calme et lisse ce jour-là, ce qui lui vaut d’être baptisé Grand Océan Pacifique !

Plus de trois mois s’écoulent avant d’atteindre le 6 mars 1521 l’archipel des Mariannes, en pleine Océanie. En butte à une mauvaise alimentation, l’équipage est ravagé par le scorbut. Vingt hommes en meurent. Il faut repartir.

Après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique, la flotte de Magellan atteint l’île de Cebu, dans l’archipel des Philippines, où se font sentir les influences de la Chine, du Japon et même des commerçants arabes !…

Premier Tour du monde à la voile
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De ses premiers voyages dans l’Océan Indien, sur les traces de Vasco de Gama et Albuquerque, Magellan a ramené en Europe un esclave malais, baptisé Henrique. Cet esclave est embarqué en 1519 à Lisbonne pour le tour du monde que projette le navigateur portugais.
Lorsqu’après la traversée de l’Atlantique et du Pacifique, la flotte atteint l’île de Cebu (Philippines), Henrique s’avise qu’il comprend très bien le langage des indigènes de rencontre. Il est de fait le premier homme à avoir accompli le tour de la Terre (sans l’avoir toutefois souhaité) ! Il ne va d’ailleurs pas poursuivre le voyage jusqu’à Lisbonne et restera avec ses compatriotes.
Le roi de l’île de Cebu, un certain Humaubon ou Calambu, est baptisé sous le nom de Charles, ainsi que 800 indigènes. Malheureusement, pour complaire à son nouvel ami, Magellan commet l’imprudence de participer à une expédition punitive contre le roi de l’île voisine de Mactan, Zula. Le 27 avril 1521, il est blessé par une flèche empoisonnée et meurt dans une embuscade avec huit de ses hommes.

Les nouveaux commandants, Joao Carvalho et Duarte Barbosa, révèlent très vite leur incompétence… Les pirates, auxquels s’est rallié l’esclave Henrique, attaquent l’expédition. Celle-ci leur échappe mais il faut brûler une nouvelle caravelle, la Concepción, en trop mauvais état.

Les deux caravelles rescapées arrivent enfin aux Moluques, où les Portugais sont présents depuis plusieurs années déjà. Chacun peut se reposer et procéder à d’importants achats d’épices.

La Trinidad s’échoue sur des hauts fonds et il faut à son tour l’abandonner. Il ne reste plus qu’une caravelle en état, la Victoria. Une partie des hommes doivent demeurer sur l’archipel des Moluques cependant que le pilote Juan Sebastian del Caño prend le commandement du navire.

La dernière caravelle traverse l’océan Indien avant de remonter jusqu’en Europe le long des côtes africaines, avec dans ses cales des clous de girofle originaires des Moluques.

Le commandant a soin d’éviter le contact avec les Portugais, très sourcilleux sur leur monopole de navigation et de commerce entre l’Europe et l’Asie. L’un des survivants, Antonio Pigafetta, écrira le compte-rendu de l’odyssée. Juan Sebastian del Caño sera anobli par l’empereur Charles Quint.

Les Grandes Découvertes
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Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s’engagent dans l’exploration des océans : le petit Portugal et l’Espagne pour commencer, puis l’Angleterre et la France. Voici le parcours des principaux explorateurs.
30 ans après la découverte de l’Amérique, la circumnavigation de Magellan et del Caño a définitivement convaincu les Européens que la Terre est ronde (mais plus grande qu’on ne voulait bien l’imaginer), que l’Amérique est un continent à part et qu’il est possible d’atteindre l’Extrême-Orient par l’Ouest.

Ce succès va encourager les Français à se lancer dans les grandes expéditions maritimes.

Le jour de trop
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En arrivant aux îles du Cap Vert, l’une des dernières étapes avant Lisbonne, Juan Sebastian del Caño a une surprise. D’après son journal de bord, qu’il a tenu consciencieusement jour après jour depuis le départ, on serait un mercredi. Or, ses interlocuteurs du cru lui affirment qu’on est jeudi ! D’où vient l’erreur ?
Sebastian del Caño et ses contemporains ignorent les décalages horaires et le changement de date liés à la rotation de la Terre. Aussi finissent-ils par conclure à une erreur dans le journal de bord.
C’est en retrouvant bien plus tard cette anecdote dans une bibliothèque espagnole que Jules Verne aurait eu l’idée de son roman Le tour du monde en quatre-vingts jours (son héros Phileas Fogg fait le tour du monde en sens inverse de Del Caño et gagne de justesse son pari du fait du même phénomène, lié aux fuseaux horaires).
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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia

Éphémérides du 23 avril

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Le Dicton du Jour

Pluie de Saint Georges
Coupe aux cerises la gorge.

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Saints du jour

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–Saint Georges, Saint martyr (+ 303)



Au 4ème siècle, tous les sujets de l’empereur Dioclétien sont instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité aux ordres impériaux.
A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d’obéissance. La popularité de son culte sera telle que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l’histoire.
On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie.
Chaque fois, saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles.
A ces fiorutures morbides, s’ajoute au 11ème siècle, la légende de la lutte victorieuse de saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon. Ce dont on est sûr, c’est qu’au 4ème siècle, l’empereur Constantin lui fait édifier une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Egypte. On les voit s’élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie.
En France, 81 localités se sont placées sous sa protection et portent son nom. On ne compte pas avec précision le millier d’églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l’Angleterre et de l’Ethiopie.
On a voulu nier son existence. L’absence de précisions ne font pas disparaître la mémoire de ce martyr de Palestine.
Saint-Georges est le patron des archers, des armuriers, des bouchers, des cavaliers, des soldats, des scouts, des travailleurs agricoles, et de plusieurs villes, régions et pays (l’Angleterre, notamment). Il est invoqué pour avoir le courage de supporter stoïquement des insultes et pour écarter les risques d’être atteint d’une maladie de peau. Enfin, il soulage les personnes victimes d’une chute.

Lecture
–Saint Georges dont nous faisons mémoire aujourd’hui passa d’une forme de milice à une autre, changeant sa charge terrestre de tribun contre son entrée dans l’armée du Christ. Comme un soldat bien discipliné, il se débarrassa en tout premier du poids de ses biens de la terre, en donnant tout aux pauvres. Une fois libre et sans encombres, il endossa la cuirasse de la foi, et put ainsi se jeter au cœur de la bataille comme un vaillant soldat du Christ. Nous pouvons tous en tirer une grande leçon :il n’est pas possible de bien combattre et avec courage le bon combat de la foi si on vit dans la panique de perdre les biens de ce monde
(Pierre Damien, Sermon 13 ).

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autres Saints du jour

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–Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)


Evêque de Prague. Après des études à Magdebourg, ce fils d’un magnat de Bohème revint dans son pays où il fut choisi pour devenir évêque de Prague. Il vécut cette charge pastorale avec beaucoup d’abnégation d’autant que le clergé lui-même, par sa conduite, neutralisait les efforts de réforme du saint évêque. Il se retira quelque temps pour devenir moine au Mont-Cassin, et quand il revint à Prague, il fut très mal reçu par ses fidèles. Il se dirigea alors vers Gdansk puis vers le nord de la Pologne pour évangéliser ces régions encore païennes. Et c’est au cours de cette mission qu’il fut arrêté par des païens, avec ses deux compagnons. Chargés de fer, ils moururent percés d’un coup de lance. Leurs reliques sont désormais à Gniezno.


Autre biographie:
Fils d’un couple princier de la Bohème, il reçoit à la naissance le prénom de Vojtech, qu’il changera quelques années plus tard pour choisir celui de son mentor, le saint archevêque Adalbert de Magdebourg. Après avoir été nommé évêque de Prague en 983, il tente d’évangéliser les peuples de la Hongrie et de la Bohème, mais sans succès. Il décide alors d’abandonner sa charge et se rend à Rome, où il devient moine bénédictin (en 990). Renvoyé dans son diocèse par le Pape Jean XV, il fonde le monastère de Brevnov, mais se retrouve à nouveau aux prises avec des problèmes politiques. Il retourne donc brièvement à Rome (en 995), puis rentre à nouveau dans son pays pour tenter cette fois d’évangéliser les peuples de la Poméranie. Mais là encore, le succès n’est pas au rendez-vous et la mission se termine tragiquement : arrêté avec ses compagnons par les Prussiens, il sont assassinés non loin de Gdansk. Malgré les difficultés qu’il rencontre tout au long de sa vie, Saint-Adalbert acquiert tout de même une grande renommée et devient l’ami de l’empereur Otton III (956-997) Saint-Adalbert est invoqué par les mamans qui éprouvent de la difficulté à endormir leur enfant nouveau-né.

–BIENHEUREUX ALEXANDRE SAULI (+ 1592)
Confesseur. Originaire de Milan en Lombardie, il entra chez les Barnabites et s’y consacra sans réserve au service de Dieu. Saint Charles Borromée, évêque de Milan, se réjouit de son influence. Alexandre fut élu supérieur général de sa congrégation à trente-deux ans, mais Dieu l’appelait à d’autres ministères. Il fut sacré par saint Charles Borromée pour devenir évêque d’Aléria dans l’île de Corse où il se trouvadans la pauvreté, sans église ni maison. Il rendit confiance aux prêtres, établit un séminaire, restaura les églises abandonnées. A l’intention de son clergé, il écrivit un livre intitulé « Entretiens » dont saint François de Sales fit l’éloge. La ville de Gênes aurait voulu qu’il en devint évêque, il refusa. Il ne quitta son île que sur ordre du Pape Grégoire XIV qui lui confia le diocèse de Pavie.

 
–Saint Euloge Evêque d’Edesse en Syrie (+ 387)
Evêque d’Edesse en Syrie, il fut victime de la décision des autorités impériales qui ordonnait de remplacer la hiérarchie catholique par des pasteurs soutenant l’hérésie arienne. Il mourut, dit-on, un Vendredi Saint.

 
–Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)
Saint FBIENHEUREUX ALEXANDRE SAULIelix, saint Fortunat et saint Achillée, martyrs et fondateurs de l’Eglise de Valence en Gaule. Ils y avaient été envoyés par saint Irénée de Lyon et leurs exploits apostoliques entraînèrent leur arrestation, puis leur martyre.
Les actes qui nous les décrivent sont surtout le fruit de la ferveur populaire.
Saint-Félix écarte les risques de mourir d’asphyxie.

 
–Saint Georges de Ptolémaïs Martyr (+ 1752)
Les Eglises d’Orient unissent à la fête de saint Georges, le Grand Martyr, la mémoire de saint Georges de Ptolémaïs, martyr originaire de Chypre. Il était au service d’un ambassadeur occidental à Saint Jean d’Acre (Ptolémaïs). Il avait coutume de faire les courses chez une paysanne turque qui avait une fille avec qui il aimait converser. Les voisines, furieuses d’avoir perdu cette clientèle, accusèrent saint Georges, devant le juge, d’avoir promis d’embrasser l’Islam et d’épouser la fille. Ce que notre saint nia devant le tribunal. Rien ne le fit fléchir et il reçut la sentence de mort avec sérénité. Les Turcs qui l’entouraient le criblèrent de balles, puis s’amusèrent à percer son corps inanimé à coups de glaives.

 
–Saint Gérard de Toul Evêque (+ 994)
St-Gérard (Gérald) de Toul Fils d’une noble famille de Cologne, en Allemagne, il est placé à l’école de la cathédrale pour y être instruit. Lorsque sa mère décède, victime de la foudre, il décide d’entrer en religion. Quelques années plus tard, sa réputation de piété se rend jusqu’à l’archevêque Bruno de Cologne, qui le consacre évêque de Toul. Il encourage le développement intellectuel et spirituel de son diocèse en y attirant des moines irlandais, écossais et grecs. Il s’occupe fait rebâtir la cathédrale et fonde de nombreux monastères dans son diocèse. Il se dévoue aussi pour soulager les populations accablées par la famine de 982 et par l’épidémie de peste qui s’en est suivie.

 

–Bienheureux Gilles Un des six premiers compagnons de saint François d’Assise (+ 1262)
Confesseur. A l’âge de vingt ans, frère Egide ou Gilles d’Assise, quitte ses boeufs pour suivre le Poverello dont il est la quatrième recrue. Il voyagea d’abord beaucoup. Il se rendit à Tunis où les Maures le renvoyèrent en Italie au lieu de lui donner la couronne du martyre qu’il désirait. Nous le trouvons sur les routes de la Terre Sainte, pèlerin gagnant son pain comme journalier dans les fermes ou comme fossoyeur dans les cimetières. Les trente dernières années de sa vie se passèrent dans les ermitages franciscains des environs de Pérouse où le pape Grégoire IX et des cardinaux venaient prendre conseil de lui. Les « fioretti » de saint François ont recueilli de lui une centaine de propos toujours pleins de profondeur et souvent pleins d’humour, raillant les dissertations cérébrales des théologiens comme des « secrétions sans importance. » Saint Bonaventure, le grand théologien, qui l’avait connu disait de lui : »Cet illétré pratiqua la vertu à un degré sublime et mérita d’être élevé aux sommets de la contemplation. Je l’ai vu ravi en extase. Il semblait mener ici-bas une vie angélique plutôt qu’humaine. »

 
–Bienheureuse Hélène Valentini (+ 1458)
Hélène Valentini d’Udine, elle devint tertiaire augustine (OESA, ordre des ermites de saint Augustin) à la mort de son mari après avoir été une épouse modèle pendant 25 ans. Elle était réputée pour sa charité et ses austérités personnelles. Culte confirmé en 1848 par Pie IX.


–Saint Ibar (Vé.s)
Iberius ou Ivor. Missionnaire en Irlande, contemporain des saints Kiaran, Ailbe, Déclan, etc… à l’époque de saint Patrick, ou un peu plus tôt, comme certains auteurs le pensent.
Saint Ibar prêchait principalement dans le Leinster et dans le Meath.
(10 000 saints éd:Brépols)

Autre biographie:
Missionnaire en Irlande appelé aussi Iberius ou Ivor.
Avec les saints Kieran, Ailbe, Declan et d’autres, il évangélisa les régions de Leinster et de Meath. Il était peut-être arrivé en Irlande avant saint Patrick quoique celui-ci soit considéré comme le premier évangélisateur de l’Irlande. Il fonda le monastère Beggery sur l’île de Beg Eire (‘petite Irlande’), actuellement dans le comté de Wexford.
Certaines sources disent qu’il a été ordonné évêque à Rome d’autres que c’est saint Patrick qui l’ordonna. Il partageait son temps entre sa mission apostolique avec son neveu saint Abban (ou Abbain) dans le pays et la contemplation dans son monastère où il mourut vers l’an 500 et où se trouvaient ses reliques jusqu’à sa destruction…

 

–Saint Lazare le Bulgare (+ 1802)
Martyr. Il était un pauvre berger dans la région de Pergame en Asie Mineure. Une femme turque l’accusa d’avoir tenté de l’outrager. Il fut mis en prison et soumis à la torture pour le contraindre à adhérer à la religion musulmane. Ses gardes s’enivrèrent et s’amusèrent de lui : ils lui brûlèrent les membres et la langue avec des fers rougis, lui serrèrent les tempes avec des osselets et lui posèrent une couronne incandescente sur la tête. Ainsi brisé, il fut pendu recevant la couronne du martyr.

 

–Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (+ 1939)
Originaire de la Sardaigne, elle entra comme religieuse au monastère de Grottaferrata, près de Rome, à l’âge de 21 ans. Influencée par les écrits du P. Couturier, l’apôtre de l’Unité, elle offrit sa vie pour l’oecuménisme. Atteinte de douloureuses maladies, elle offrit sa vie à cette intention à l’âge de 25 ans. Jean Paul II a célébrée sa béatification le 25 janvier 1983, au terme de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.
–Saint Marole Évêque de Milan (+ 423)
D’origine syrienne, il succède à Vénère sur le siège épiscopal de Milan, Lombardie, en 408. Il était ami du pape saint Innocent Ier.
–Sainte Pusinne moniale (5ème s.)
Elle et ses soeurs reçurent le voile des mains de saint Alpin, évêque de Châlons-sur-Marne. Elles vécurent dans la maison paternelle où elles avaient créé un petit monastère. A la mort de son père, Pusinne quitta sa famille pour se retirer dans un ermitage à Bansion, à côté de Corbie près d’Amiens.
–Bienheureuse Thérèse-Marie de la Croix fondatrice de la Congrégation des Carmélites de Sainte-Thérèse (+ 1910)
Née à Campo Bisenzio en Toscane, Teresa Manetti fonde à Florence la Congrégation des Carmélites de Sainte-Thérèse, carmélites contemplatives ayant une action apostolique: prière, adoration, éducation de la jeunesse. Elle prend le nom de religieuse de Thérèse-Marie de la Croix.
Béatifiée le 19 octobre 1986 à Florence (Italie) par Jean-Paul II

 

 

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Naissances célèbres

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–William Turner
23 avril 1775 à Londres (Angleterre) – 19 décembre 1851 à Londres (Angleterre)
William Turner manifeste très tôt des prédispositions pour la peinture. Après des débuts classiques, l’artiste évolue vers un art proprement révolutionnaire qui met en valeur la lumière et l’eau. Il aime plus que tout saisir les couleurs changeantes de la Tamise…
Bien après sa mort, sa peinture va inspirer à Claude Monet une nouvelle façon de peindre qui débouchera sur l’impressionnisme.

–Alphonse Bertillon
23 avril 1853 à Paris – 13 février 1914 à Paris
Alphonse Bertillon a fondé l’anthropométrie, un système de classement des photos sur la base de onze caractères fondamentaux, le «bertillonnage». Il a aussi et surtout imaginé d’enquêter sur les empreintes digitales…

Description de cette image, également commentée ci-après

Alphonse Bertillon, autoportrait, 1900

–1858 Max Plank, prix Nobel de physique en 1918.

Naissances : Max Planck

–1867 Johannes Fibiger, physiologiste, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1924 pour ses travaux contre le cancer.
–1897 Lester Bowles Pearson, prix Nobel de la Paix en 1957.

Naissances : Lester Bowles Pearson

–1902 Halldór Laxness, prix Nobel de litterature en 1955.

 

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décès célèbres

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–Miguel de Cervantès
18 juin 1547 à Alcalá de Henares (Castille, Espagne) – 23 avril 1616 à Madrid (Castille, Espagne)
Miguel de Cervantès participe à la bataille navale de Lépante contre les Ottomans (1571) et y perd la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaut d’être parfois qualifié de «manchot de Lépante» ! Capturé par les Barbaresques, il séjourne pendant cinq ans à Alger comme esclave.

C’est après ces tribulations et quelques autres qu’à l’âge canonique de 57 ans, il publie la première partie de Don Quichotte ! Le roman recueille un immense succès, y compris à l’étranger car la langue castillane jouit d’un grand prestige dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait imaginaire de Cervantes

Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, au temps de la Reconquista (la croisade contre les Maures d’Espagne qui s’achève avec leur expulsion de Grenade) et de la Contre-Réforme catholique.

 

–23 avril 1616 : Shakespeare et Cervantès au paradis des poètes
Le même jour, le 23 avril 1616, meurent William Shakespeare et Miguel de Cervantès.
Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis…

Naissances et Décès: William Shakespeare

–23 avril 1833 : Frédéric Ozanam fonde la Conférence de Charité
Le 23 avril 1833, Frédéric Ozanam, 20 ans, étudiant en droit à la Sorbonne, fonde avec cinq amis, près de l’église Saint-Sulpice, à Paris, la première Conférence de Charité pour venir en aide aux pauvres, victimes collatérales de la révolution industrielle. C’est le début de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, association spirituelle à vocation caritative, qui regroupe aujourd’hui 700.000 hommes et femmes dans 141 pays. Frédéric Ozanam a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 22 août 1997.
–23 avril 1848 : Élections à l’Assemblée constituante
Le 23 avril 1848 ont lieu les élections des députés à l’Assemblée constituante de la IIe République. À cette occasion, les Français votent pour la première fois au suffrage universel : c’est la mort du suffrage censitaire (du mot cens qui désignait le montant minimal d’impôt à partir duquel un homme adulte avait le droit de voter). Avec le suffrage universel, le droit de vote n’est plus soumis à des conditions de revenu… mais seulement de sexe ou de statut (les femmes en sont encore privées, ainsi que les militaires, pour des motifs de neutralité). Le suffrage universel amène à l’Assemblée une majorité conservatrice, les paysans ayant massivement voté pour les notables locaux. Cette modération apaise les réticences de la bourgeoisie à l’égard du suffrage universel.
–23 avril 1896 : Edison fait son cinéma
Le 23 avril 1896, quatre mois après la première séance publique des frères Lumière, le génial inventeur américain Thomas Edison donne une première représentation de cinéma aux États-Unis avec le projecteur Vitascope au Music-hall Koster and Bial’s de New York…

Description de cette image, également commentée ci-après

Thomas Edison en 1914

–1951 Charles G. Dawes, prix Nobel de la Paix en 1925.

–1958 Knut Lundmark, astronome.

–1998 Marie-Louise Terrasse, dite Catherine Langeais, speakerine célèbre dont la voix demeure associée à « La Séquence du Spectateur ».

 

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événements

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–1904 Les Etats-Unis rachètent à la France la concession du canal de Panama.

–1917 Buster Keaton fait sa première apparition dans un film : « The Butcher Boy ».

Evènements : Buster Keaton

–1919 Promulgation de la loi fixant la durée de la journée de travail à 8 heures, en France

–1920 A Ankara, l’Assemblée nationale turque s’attribue l’exercice des pouvoirs législatif et exécutif et délègue ses pouvoirs à un Conseil des ministres présidé par Mustafa Kemal Atatürk : le premier gouvernement national sera formé le 3 mai

Evènements : Mustafa Kemal Atatürk

–1961 Charles de Gaulle condamne le « quarteron des généraux en retraite » et s’attribue les pleins pouvoirs en vertu de l’art. 16 de la Constitution

Evènements : Charles de Gaulle

–1975 Le président américain Gerald Ford déclare que la guerre du Vietnam est terminée, tandis que le gouvernement de Saïgon démissionne et que la panique s’empare de la capitale du Sud.

–1984 Robert Gallo annonce la découverte d’un nouveau virus, proche de celui du Sida (dont la première publication date du 20 Mai 1983). Après une polémique féroce, il sera démontré que les deux virus sont identiques.

–1990 Admission au sein de l’ONU de Namibie

Drapeau de Namibie
–1995 Le candidat socialiste Lionel Jospin crée la surprise en arrivant en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec 23,3% des voix, devant Jacques Chirac 20,8% et Edouard Balladur 18,5%.

–1998 Marc Dutroux, pédophile présumé inculpé pour la séquestration et le meurtre de jeunes filles, s’échappe du Palais de justice de Neufchâteau en Belgique puis est repris par les forces de l’ordre quatre heures plus tard.

–1999 L’OTAN attaque le siège de la télévision serbe de Belgrade et tue une dizaine de personnes.

–2000 Dans l’île Sipadan, Malaisie, des hommes armés débarquent dans un hôtel et font des otages parmis les 21 personnes de 7 nationalités différentes (trois Allemands, deux Français et une Franco-Libanaise, deux Finlandais, deux Sud-Africains, neuf Malaisiens et deux Philippins), dont 10 touristes qui n’avaient rien trouvé de plus amusant que d’aller passer des vacances dans un pays ou règne une guerre civile ! Bonjour les cons !

La marine malaisienne protège

les touristes contre les attaques

terroristes potentielles

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23 avril 1616Shakespeare et

Cervantès au paradis des poètes

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William Shakespeare et Miguel de Cervantès sont morts le 23 avril 1616 (ou peut-être le 22, les chroniques étant imprécises à ce propos).

Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis : -)

Ces deux géants de la littérature lèguent à l’humanité des personnages plus vrais que nature. Ils ont nom Don Quichotte et Hamlet, Sancho Pança et Othello, Rossinante et Falstaff, Dulcinée et Juliette…

Un auteur universel


William Shakespeare naît à Stratford-upon-Avon dans la famille d’un riche commerçant. D’après la tradition, il est baptisé le 26 avril 1564 dans l’Église de la Sainte Trinité. C’est dans la même ville qu’il finit sa vie entouré d’honneurs avant d’y être inhumé à l’âge de 52 ans. C’est encore à Stratford qu’il se marie à 18 ans avec une jeune femme illettrée de 8 ans son aînée, Ann Hathaway. Le couple aura trois enfants.

William Shakespeare

Cinq ans plus tard, William part à Londres où il peut écrire sous la protection du comte de Southampton auquel il dédie son premier recueil de poèmes, Vénus et Adonis.

La troupe de Shakespeare se produit d’abord dans le nouveau théâtre du Globe, sur la rive droite de la Tamise, puis, après 1608, dans la salle des Black Friars.

Le poète et dramaturge anglais se montre excellent connaisseur de la nature aussi bien que des hommes (il cite pas moins de 108 plantes dans Roméo et Juliette). Il fréquente les tavernes avec la même aisance que les châteaux. Ses succès théâtraux et ses qualités d’investisseur lui permettent de jouir à Stratford-upon-Avon d’un coquet patrimoine.

William Shakespeare

Shakespeare est le plus fécond de tous les artistes qui s’épanouirent à Londres, à la fin du XVIe siècle, sous le règne brillant et agité d’Elizabeth 1ère. Christopher Marlowe, qui aurait pu rivaliser avec lui, fut prématurément tué dans une taverne.

Shakespeare n’en demeure pas moins très mystérieux. On ne connaît qu’un mot écrit de sa main. C’est son nom. Cette précieuse relique est conservée au British Museum. On a longtemps aussi imaginé ses traits d’après le portrait dit de Chandos (en haut à gauche), hélas réalisé après sa mort.

En mars 2009, le professeur Stanley Wells a authentifié le portrait dit Cobbe comme étant celui du poète. Ce tableau réalisé en 1609, de son vivant, serait donc plus près de la réalité que le précédent. Tant mieux car il nous révèle un homme du monde, tout à fait séduisant, à mille lieues du poète exalté et sombre que donne à imaginer la lecture de ses oeuvres.

Le film Shakespeare in Love (1998) tire parti des obscurités de la biographie de Shakespeare pour en tirer une piquante intrigue et, par la même occasion, dresser le portrait de cette époque pleine de bruit et de fureur.

Soldat de fortune


Né en 1547 à Alcalá de Henares, en Castille, Miguel de Cervantès est aussi représentatif de l’Espagne de Philippe II que Shakespeare de l’Angleterre élizabéthaine… Mais il est vraisemblable qu’il ignorait tout de son contemporain.

Fils d’un chirurgien couvert de dettes et d’une juive convertie, il se révèle un aventurier à l’image de son héros et des conquistadors qui conquirent l’Amérique et firent la gloire de l’Espagne. Après des études en Castille et en Andalousie, il est engagé à 22 ans par le cardinal Acquaviva, légat pontifical. Il l’accompagne à Rome puis rejoint la Sainte Ligue pour participer à la bataille de Lépante contre les Ottomans. Il perd dans la bataille la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaudra d’être parfois qualifié : «Manchot de Lépante» !

Mais ses ennuis ne font que commencer. Il est plus tard capturé par les Barbaresques et emmené comme esclave à Alger. Il y reste pendant 5 ans. Le 19 septembre 1580, son maître Hassan Pacha s’apprête à prendre la mer pour Constantinople lorsque son captif est racheté in extremis par les pères Trinitaires pour 500 écus.

Cervantès se marie et s’établit à Séville où il est nommé commissaire aux approvisionnements des galères du roi Philippe II qui prépare la Grande Armada en vue d’envahir l’Angleterre. Ses aventures nourrissent ses premiers ouvrages. Il fait jouer plusieurs pièces aujourd’hui perdues et publie Galatée (1585). Mais il n’est pas au bout de ses peines. Jalousies et affaires douteuses lui valent plusieurs emprisonnements.

Cervantès

Cervantès attend l’âge canonique de 57 ans pour publier la première partie de Don Quichotte ! C’est seulement alors que s’affirme sa maîtrise de l’écriture.

Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, le roman recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l’étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

La deuxième partie de Don Quichotte est publiée en 1625, après la mort de l’écrivain, et la popularité de son héros ne se dément pas. Tous les Espagnols connaissent au moins la première phrase du roman : «En un lugar de la Mancha cuyo nombre no quiero acordarme…». –

Les deux visages de l’Espagne


Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theotokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, qui a mené la Reconquista (la croisade contre les Maures de Grenade) et se lance avec la même ardeur dans la Contre-Réforme catholique.

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23 avril 1671, Vatel

au purgatoire des maîtres d’hôtel

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Dans la nuit du 23 au 24 avril 1671, le Grand Condé perd son maître d’hôtel dans des conditions tragiques qui ont été portées à la postérité par deux lettres de la marquise de Sévigné à sa fille, Madame de Grignan.

Du service de Fouquet à celui de Condé
François Vatel est un fils de laboureur né vers 1625. Il s’est illustré comme maître d’hôtel à Vaux-le-Vicomte, auprès de Nicolas Fouquet.

Description de cette image, également commentée ci-après

François Vatel 

Après la disgrâce de son mécène et un exil prudent à l’étranger, il est entré au service de Louis II de Bourbon, prince de Condé, comme «contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince».

Après plusieurs années de patience, le héros de Rocroi a la satisfaction de recevoir le roi Louis XIV et la Cour dans son superbe château de Chantilly, au nord de Paris.

Cette réception doit marquer son complet retour en grâce et le pardon du roi après sa participation à la Fronde nobiliaire.

Une réception de la plus haute importance
Pris de court par l’annonce de la visite royale, quinze jours à peine avant la date fatidique, Vatel doit nourrir pendant trois jours, du jeudi soir au samedi, 600 courtisans et un total de plusieurs milliers de personnes, domestiques compris.

Le jeudi soir, les invités d’honneur occupent pas moins de 25 tables dans le château magnifiquement illuminé. Le souper est suivi d’un spectacle de deux heures avec un feu d’artifice à peine terni par les nuages. Mais le contrôleur général se désole de ce que quelques rôtis ont manqué à certaines tables. Toute la nuit, il court de çà, de là, à l’affût du moindre désordre.

Au petit matin, le retard de la «marée» qui amène les poissons et les coquillages de Boulogne met le comble à son désespoir. Il gagne sa chambre et se transperce à trois reprises avec son épée. La marée arrive sur ces entrefaites et l’on fait la macabre découverte de son cadavre tandis qu’on le cherche pour en prendre possession.

Le Roi-Soleil, informé par Monsieur le Prince, se montre affligé par un sens de l’honneur aussi aigu mais la fête n’en continue pas moins jusqu’à son terme.

Célébrité posthume
Référence obligée en matière de grande cuisine, Vatel n’a pourtant qu’une recette à son actif : la crème Chantilly, qu’il aurait inventée à Vaux-le-Vicomte, chez Fouquet, mais baptisée du nom du château de son dernier bienfaiteur.

Il est devenu une légende en raison de son suicide et de la publicité qu’en a faite la marquise de Sévigné :

marquise de Sévigné

«À quatre heures, Vatel va partout, il trouve tout endormi. Il rencontre un petit pourvoyeur qui lui apportait seulement deux charges de marée; il lui demanda : « Est-ce là tout ?  » Il lui dit : « Oui, Monsieur. » Il ne savait pas que Vatel avait envoyé à tous les ports de mer. Il attend quelque temps; les autres pourvoyeurs ne viennent point ; sa tête s’échauffait. Il croit qu’il n’y aura pas de marée ; il trouve Gourville, et lui dit : « Monsieur, je ne survivrai pas à cet affront-ci ; j’ai de l’honneur et de la réputation à perdre. » Gourville se moqua de lui ; Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la passe au travers du coeur, mais ce ne fut qu’au troisième coup, car il s’en donna deux qui n’étaient pas mortels : il tombe mort. La marée cependant arrive de tous côtés ; on cherche Vatel pour la distribuer, on va à sa chambre; on heurte, on enfonce la porte ; on le trouve noyé dans son sang ; on court à M. le Prince, qui fut au désespoir. M. le Duc pleura; c’était sur Vatel que roulait tout son voyage de Bourgogne. M. le Prince le dit au Roi fort tristement : on dit que c’était à force d’avoir de l’honneur à sa manière ; on le loua fort, on loua et on blâma son courage…»

Mademoiselle de Montpensier rapportera plus tard ce drame à sa manière dans ses Mémoires : «Un maître d’hôtel, qui avait paru et qui était en réputation d’être un homme très sage, se tua parce que M. le Prince s’était fâché d’un service qui n’était pas arrivé à temps pour le souper du roi.» (cité par Dominique Michel).

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Bertillon inventeur de la police scientifique

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Le 24 octobre 1902, Alphonse Bertillon démontre pour la première fois à ses compatriotes l’utilité des empreintes digitales en criminologie.

Description de cette image, également commentée ci-après

Alphonse Bertillon,

autoportrait, 1900.

Précurseur malgré lui


Chef du service de l’identité judiciaire à la préfecture de police de Paris où il est entré en 1879, à 26 ans, comme simple commis, Alphonse Bertillon a fondé l’anthropométrie, un système de classement des photos sur la base de onze caractères fondamentaux (taille du crâne, des membres…).

Grâce à la «signalisation» systématique des criminels et délinquants, l’inventeur aboutit à quelques succès dans l’identification des récidivistes et lui vaut une immense popularité. L’opinion publique en vient même à le comparer à Pasteur. Son classement anthropométrique est parfois encore appelé «bertillonnage» en son honneur.

Mais le système anthropométrique demeure aléatoire. Il est bientôt concurrencé par la comparaison des empreintes digitales, une technique mise au point aux Indes britanniques et adoptée par Scotland Yard en 1901, à l’initiative du commissaire Edward Henry.

Alphonse Bertillon est d’abord tenté de nier l’intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est. Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d’un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.

Ce premier coup d’éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon… et la supériorité du fichier d’empreintes digitales.

 

  • Types criminels
    Planche parue dansIdentification anthropométrique (1893)

  • Relevé du signalement anthropométrique
    Planche parue dansIdentification anthropométrique (1893)

  • Francis Galton
    Photographies anthropométriques prises par Bertillon lors de la visite du psychologue britannique dans son laboratoire en 1893.

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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia