Béatification du vénérable père Pierre-Adrien Toulorge

 

Béatification du vénérable père Pierre-Adrien Toulorge

——===ooOoo===————===ooOoo===——

.

Le père Pierre-Adrien Toulorge, martyr de la vérité, a été béatifié le dimanche 29 avril 2012 à la cathédrale de Coutances
Coutances, le 21 octobre 2011

.

——===ooOoo===————===ooOoo===——

.

——===ooOoo===——

Cérémonies

——===ooOoo===——

.

Le père Pierre-Adrien Toulorge (1757 – 1793), sera béatifié dimanche 29 avril 2012 à 15h30 en la cathédrale Notre Dame de Coutances dans le diocèse de Coutances et Avranches, dont l’évêque est Monseigneur Stanislas Lalanne. La célébration solennelle se déroulera sous la présidence du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui viendra spécialement de Rome et représentera le pape Benoît XVI.

Français : La cathédrale Notre-Dame de Coutanc...

La cathédrale Notre-Dame de Coutances (Manche). (Photo credit: Wikipedia)

Elle sera précédée et suivie d’autres manifestations :

Vendredi 27 avril en soirée : conférence sur le père Toulorge à l’abbaye de l’ordre prémontré de Juaye-Mondaye dans la Calvados.

Samedi 28 avril à Coutances : 18h vêpres, 18h30 conférence du père Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques, à la cathédrale, 21h spectacle à l’église Saint Pierre suivi des complies.

Dimanche 29 avril à Coutances : 15h30 célébration de la béatification à la cathédrale.

Lundi 30 avril : 11h célébration d’action de grâces à l’église de Muneville-Le-Bingard.

Mardi 1er mai : journée randonnée-Évangile pour les familles sur les lieux du père Toulorge au départ de Blanchelande à 10h30 et messe à Doville à 16h.

Mercredi 2 mai : messe au Centre d’ Accueil Diocésain à Coutances.

Par ailleurs, des expositions sont prévues rappelant la vie du père Toulorge et l’iconographie de martyrs. À cette occasion également, les figures de saints et bienheureux originaires de la Manche seront mises à l’honneur. Un comité de pilotage diocésain, sous l’égide du père Michel Le Blond, vicaire général, en collaboration étroite avec les responsables prémontrés, notamment, le père Gabriel Wolf, postulateur de la cause, est mis en place, afin de préparer ces manifestations concernant l’ensemble de l’Église, mais en particulier, le diocèse de Coutances et Avranches. C’est la première fois qu’une célébration de béatification se déroulera dans la Manche. En effet, depuis la communication de la Congrégation pour les Causes des Saints du 29 septembre 2005, chaque béatification, qui reste un acte pontifical, a lieu dans le diocèse concerné.

Français : Cathédrale de Coutances, Manche. Cr...

Cathédrale de Coutances, Manche. Croisée du transept et lanterne. (Photo credit: Wikipedia)

Le 2 avril 2011, le pape Benoît XVI avait autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer au titre de « martyr de la vérité », le décret de la prochaine béatification du religieux français originaire de la Manche et tué pendant la Révolution.

.

——===ooOoo===———–===ooOoo===——

.

——===ooOoo===——

SA VIE 

——===ooOoo===——

.

Pierre-Adrien Toulorge naquit le 4 mai 1757 à Muneville-le-Bingard. Formé au collège puis au séminaire de Coutances, il fut ordonné prêtre, et devint vicaire séculier de Doville, en décembre 1782, à 25 ans. Son curé prémontré, le père Jacques-François Le Canut (44 ans), était plein de zèle pastoral pour les 618 habitants de sa paroisse, dont la plupart connaissaient la misère. Dans les sermons conservés, le jeune vicaire Pierre-Adrien exalte la bonté miséricordieuse de Dieu, mais affirme avec force son inexorable justice à l’égard du pécheur endurci.

Depuis Doville, Pierre-Adrien Toulorge se rendait souvent à l’abbaye prémontrée de Blanchelande, fondée au XIIe siècle, quelques années après la fondation de l’ordre de Prémontré par saint Norbert. Conquis par cet idéal, Pierre-Adrien fut sans doute présenté par son propre curé. Comme Blanchelande était dépourvue de noviciat, le novice fut envoyé pour deux années à l’abbaye de Beauport.


Après le vote de la Constitution civile du Clergé, le père Toulorge poursuivit son ministère dans les paroisses des alentours, mais il n’était pas devenu fonctionnaire public. Lorsqu’il entendit parler de la loi du 26 août 1792 condamnant à la déportation tous les prêtres fonctionnaires publics qui n’avaient pas prêté serment, il se crut visé et décida, dans sa méprise, de partir pour l’île anglaise de Jersey. Ayant obtenu son passeport à la mairie de Neufmesnil, il le fit viser à Saint-Germain-sur-Ay, le 12 septembre. Les officiers municipaux ne prêtèrent pas attention à la méprise du père Toulorge et le laissèrent partir. A Jersey, il apprit qu’il n’était pas visé pas la loi de bannissement des prêtres réfractaires et qu’il aurait pu rester en France sans être inquiété. A la première occasion, il débarqua clandestinement à Portbail, puis s’enfonça dans le maquis. L’année suivante, en septembre 1793, Pierre-Adrien Toulorge fut capturé et jugé.
Le tribunal était convaincu de son bref séjour à Jersey, mais n’en possédait aucune preuve. Après quelques hésitations, et au risque de sa vie, Pierre-Adrien décida de dire toute la vérité, sachant qu’il était en fait poursuivi parce que prêtre catholique. La nuit précédant sa mort, il se confessa et, tandis que tous les autres clercs incarcérés s’endormaient, écrivit trois lettres impressionnantes – à son frère, à un ami et à une inconnue, où il ajoutait: « Je vous souhaite la bénédiction de Dieu. Le 12 octobre 1793, la veille de mon martyre. »

Le lendemain – dimanche – il se leva avec joie, déjeuna comme de coutume, montrant une grande sérénité. Après avoir prié son bréviaire, il demanda à plusieurs compagnons de lui accommoder les cheveux et de lui faire la barbe. Enfin, il demanda à ses confrères de dire avec lui les Vêpres. Arrivé à Complies, il entonna l’hymne Grates peracto jam die. Parvenu à l’avant-dernière strophe:

il ferma son Bréviaire et s’écria tout joyeux: « Ô, mes chers amis, il faut en rester là, je chanterai bientôt ce cantique en action de grâces au Ciel ! Il n’est pas encore temps pour moi de le chanter. Ô mes chers frères, je ne vous oublierai pas ! Je demande à Dieu qu’il vous protège ; je le prierai pour tous mes bienfaiteurs, mes amis et ennemis même. » Ses confrères tombèrent à genoux et implorèrent sa bénédiction. Il les bénit, le visage tout resplendissant d’une paix divine.
D’après un témoin oculaire, la guillotine était dressée en face de la maison du maire de Coutances. La foule était muette d’émotion en voyant ce jeune prêtre aller à la mort avec sérénité et paix. Conduit au pied de l’échafaud, revêtu d’une longue redingote verte, boutonnée jusqu’au col, le père Toulorge dit seulement : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains ! Je vous demande le rétablissement et la conservation de votre Sainte Église. Pardonnez, je vous prie, à mes ennemis. » Après l’exécution, le bourreau saisit la tête sanglante par les cheveux et la montra à la foule. Il était quatre heures et demie. Une charrette emporta le corps au cimetière Saint-Pierre.


Le procès de béatification fut entrepris en 1922 avec celui de 56 autres prêtres normands, mais tomba dans l’oubli à partir des années 1928-1930. A l’occasion du bicentenaire de la mort du Serviteur de Dieu, constatant l’attachement des fidèles de la région où il vécut et mourut, l’abbé général Mgr. Marcel van de Ven décida de reprendre la Cause de canonisation. Le procès informatif diocésain fut ouvert à Coutances le 1er décembre 1995 et conclu le 29 juillet 1996. L’excellente Positio sur le martyre de Pierre-Adrien – écrit du père Bernard Ardura OPraem (Frigolet/Rome) – a été examinée par les Consulteurs Historiens de la Congrégation pour les Causes des Saints, qui, lors du Congrès du 5 décembre 2000, ont émis un jugement unanime et positif. Nous attendons maintenant le jugement des cardinaux et puis des théologiens.

.
—–===ooOoo===——

La lettre d’adieu

—–===ooOoo===——

.
Mon cher frère [Jean-Baptiste]
Réjouis-toi, tu auras demain un protecteur dans le ciel, si Dieu, comme j’espère, me soutient comme il a fait jusqu’ici. Réjouis-toi de ce que Dieu m’ait trouvé digne de souffrir, non seulement la prison, mais la mort même pour notre Seigneur Jésus-Christ; c’est la plus grande grâce qu’il pouvait m’accorder; je le prierai pour toi de t’accorder une pareille couronne. Ce n’est pas aux biens périssables à qui il faut s’attacher. Tourne donc tes vües vers le ciel, vis en honnête homme et surtout en bon chrétien, élève tes enfants dans la sainte Religion Catholique, apostolique et romaine, hors laquelle il n’y a point de salut. Regardes toujours comme le plus grand honneur d’avoir eu dans ta famille, un frère qui ait mérité de souffrir pour Dieu. Loin donc de t’affliger de mon sort, réjouis-t-en et dis avec moi : Que Dieu soit béni ! Je te souhaite une sainte vie et le paradis à la fin de tes jours, ainsi qu’à ma sœur, à mon neveu et ma nièce, à toute ma famille. Je suis toujours avec une parfaite amitié ton frère Toulorge.

Le 12 octobre 1793.


.
—–===ooOoo===——

La prière pour sa béatification

—–===ooOoo===——

.
Seigneur notre Dieu, tu as accordé à ton Serviteur Pierre-Adrien Toulorge de demeurer, au milieu des épreuves, fidèle à sa foi, à l’Église, au Pape, à son Ordre religieux et à son Pays. Plutôt que conserver la vie et recouvrer la liberté au prix d’un mensonge, il préféra se sacrifier par amour de la Vérité, afin de gagner la Vie qui n’aura pas de fin et partager ta gloire. Tu l’as tellement comblé de ton Amour, qu’il pardonna à ses bourreaux, avant de remettre son âme entre tes mains.
Daigne, Seigneur, glorifier ton Serviteur Pierre-Adrien Toulorge et m’accorder, pas son intercession, la grâce de …, que j’implore avec confiance. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

.
—–===ooOoo===——

L’association des amis

—–===ooOoo===——

.

L’association (crée début 1994) regroupe aujourd’hui plus de 80 adhérents ne résidant pas tous à Muneville-le-Bingard et qui suivent régulièrement toutes nos actions entreprises. Nous commémorons au début du mois de mai la naissance du père Pierre-Adrien. Les deux premières années nous avons pu célébrer cet office devant les ruines de la maison natale du père Toulorge à la « Quièze ».

Le dernier dimanche du mois de juillet de chaque année, nous organisons un pèlerinage sur le mont de Doville : Nous nous retrouvons dans la chapelle St Martin de Doville pour un office concélébré par le père Lechat et le père Couppey. Cet office est préparé par le père Onfroy, curé de la paroisse St Jean Eudes et nous sommes plus de 80 personnes, dont une vingtaine d’habitants de Doville qui viennent se joindre à nous, ce qui est très important. Puis l’association offre le verre de l’amitié et nous prenons le repas en commun. Au début de l’après-midi nous descendons le mont de Doville et nous passons vers les points importants de l’histoire du père Toulorge (le moulin Regnault et le Hameau Roulland). Le deuxième dimanche d’octobre, nous commémorons sa mort, et le midi environ 170 convives participent au repas.

L’exposition préparée pour le bicentenaire a été renouvelée et se trouve en permanence dans l’église de Muneville-le-Bingard. De nombreux visiteurs passent, et il m’arrive même d’accompagner certains d’entre eux pour fournir les explications dont ils ont besoin.
A partir de 2004, l’accociation édite un bulletin d’information adressé à tous les adhérents lequel va porter à la connaissance de tous les membres la vie du père Toulorge, les évolutions éventuelles et les décisions que l’association prend tout au long de l’année.

.

—–===ooOoo===——

Le souvenir vivant

—–===ooOoo===——

.
La mort du père Toulorge fit une profonde impression sur la population de Coutances et des environs ; en particulier les curés de Muneville-le-Bingard s’emploient à développer son souvenir, à l’occasion des fêtes liturgiques : des Quarante Heures chaque année de 1858 et la célébration du centenaire de sa mort en 1893. A certains jours on compta 260 hommes et 340 femmes à la communion générale sur une population totale de 854 habitants. On profitait, en effet, des prédications du triduum eucharistique pour évoquer le souvenir de Pierre-Adrien – particulièrement durant les vêpres. Le père Jean-Baptiste Lechat (vice-postulateur) a rassemblé de nombreux témoignages de la vénération populaire pour le « martyr de la vérité ».
Cette vénération envers le Serviteur de Dieu est jusqu’à nos jours bien vivante. Elle se manifeste notamment par des pèlerinages – à Muneville, lieu de la naissance, ou dans les bois où il s’est caché pendant une partie de la période révolutionnaire.

Un pèlerin raconte : « Plus d’une cinquantaine de personnes [et parfois bien d’avantage] se rassemblent dans la vieille église du Mont de Doville, celle où Pierre-Adrien exerça son ministère de vicaire de 1782 à 1786. On y célèbre la messe dans un mélange de gravité, de ferveur et de jubilation. Après la collation champêtre qui suit la messe, se forme une colonne qui parcourt dans l’après-midi, sur les flancs du Mont de Doville, les chemins creux bordés de buissons et d’épines (les „buissonnières“) les lieux parcouru dans la clandestinité par le maquisard du Bon Dieu. On va jusqu’au Hameau Roulland où il fut reconnu le 3 septembre 1793, aux abords de l’abbaye Saint Nicolas de Blanchelande. » Le dimanche 25 juillet 2004, fête de saint Jacques, le postulateur général présida le pèlerinage toulorgien. Il le compara dans son homélie à la vie du Serviteur de Dieu et à la grande fête jacquaire de Compostelle.

Chaque année on fête à Muneville-le-Bingard l’anniversaire de la mort de Pierre-Adrien. Voici quelques extraits des allocutions ou des homélies de ces messes :

P. Bernard Ardura OPraem 1993 : Pierre-Adrien Toulorge mérite de devenir un exemple à l’aube du 3e millénaire. .. Ce prêtre est extrêmement actuel. Il nous montre comment un homme a pu passer d’une personnalité ordinaire à la sainteté. Il a compris combien Dieu l’appelait à l’absolu de l’amour.

P. Donatien De Clerck OPraem 1996 : On peut le dire, frères et sœurs : Les saints, les martyrs forment l’épine dorsale de la famille humaine. Si le monde, au cours des siècles, est resté habitable, en dépit de la haine, des abus, des oppressions, c’est grâce aux saints qui ont assumé leur devoir, qui n’ont pas fléchi devant l’injustice et le mensonge, qui à travers tout ont servi Dieu et leur prochain – comme notre cher Pierre-Adrien Toulorge.

P. Gabriel Wolf OPraem 2003 : Pierre-Adrien – un homme, par qui le soleil rayonne. Dieu nous donne son amour en toute liberté, et il en donne à chacun et à tous. Il nous faut être transparents pour lui. Vous avez appliqué cette transparence d’une très belle manière dans votre église de Muneville avec le splendide petit vitrail du Serviteur de Dieu. Il était un homme tout à fait baigné de l’Esprit Saint.


Mgr. Thomas Handgrätinger OPraem 2005 : Comme Pierre-Adrien dire et vivre chaque jour son « adsum ».

Louis Onfroy, le curé de la paroisse St-Jean Eudes, écrit sur l’actualité de Pierre-Adrien Toulorge : « Depuis que Muneville-le-Bingard fait partie de la paroisse Saint-Jean Eudes, le Père Pierre-Adrien Toulorge devient pour moi comme une présence vivante à toujours apprendre à connaître. Pierre-Adrien, je le reçois et je l’annonce, auprès des enfants et des jeunes comme un témoin, martyr de la vérité. Il est trop tôt pour dire ce qui est reçu, mais c’est accueilli et on pose des questions sur lui, sa vie, son combat pour la vérité, pour la foi. ‘ Il n’avait pas peur’, disait un jeune qui se préparait à la Confirmation. Pour moi, c’est un témoin pour aujourd’hui dans un monde de mensonge, d’égoïsme, d’individualisme. Les jeunes ont besoin de témoins d’aujourd’hui et d’hier.


Pierre-Adrien – sans que je m’y attache – c’est une présence vivante qui m’interpelle au travers de la vie des personnes, avec qui la référence que je fais à lui, les interpelle vraiment. Un signe (un petit): l’accueil sympathique qui est fait par les chrétiens de chez nous au fait qu’une grande salle de réunion à Saint-Sauveur porte son nom – un nom qui fait partie de la famille ! Pierre-Adrien cesse d’être doucement la propriété de la communauté de Muneville-le-Bingard, qui en est jalouse, qui l’entretient (l’Association des amis du P. Toulorge, l’entretien de la façade de sa maison natale, la marche sur les traces de ses cachettes pendant la Révolution). C’est légitime et on accueille positivement que son nom déborde l’ancienne paroisse. Dans cet accompagnement, j’ai le soutien de notre évêque Jacques Fihey et des deux prêtres, les P. Couppey et Lechat qui y sont très attachés. Je pourrais dire autre chose … tellement, c’est sa présence qui est là, mais c’est toujours au travers de la vie et de la pastorale que je vis avec d’autres, aujourd’hui. »

.
—–===ooOoo===——

Saint patron

—–===ooOoo===——

.

« J’ai eu l’idée de mon nom religieux en lisant l’Hagiologe édité à cette époque. Pour moi, le courage et l’engagement pour la vérité étaient le motif de choisir le nom de ce défunt confrère et ‘martyr’, et d’en faire le compagnon spirituel de ma vie religieuse. Si on reste sur le chemin de la recherche de la vérité, on est toujours sur la bonne voie. En ce sens je confie mon avenir à l’aide de Dieu et à l’intercession de Pierre-Adrien. Puissé-je suivre courageux, droit et conséquent le chemin de mon patron ! »

 .

—–===ooOoo===——

.

Causa Pierre-Adrien Toulorge

.
—–===ooOoo===——

.

Prières exaucées

.
—–===ooOoo===——

.

Le peuple chrétien invoque Pierre-Adrien Toulorge et obtient des grâces par son intercession. Ce religieux mort pour sa fidélité au Christ est vraiment un stimulant pour l’Église de Coutances et Avranches, ainsi que pour l’Ordre de Prémontré ; il l’est par-dessus tout pour les jeunes laïcs et religieux à la recherche d’authentiques valeurs pour leur vie à l’aube du nouveau millénaire. Ci-dessous quelques lettres avec mention de prières exaucées :

F.B. de M.-C. (F) a demandé l’intercession de Pierre-Adrien Toulorge auprès de Dieu pour que sa fille obtienne du travail ; elle vient de l’obtenir (1993). – G.L. de C. (F) a appelé 4 semaines le Seigneur et Adrien Toulorge pour qu’ils lui donnent d’accepter sa réalité avec ses difficultés de dialogue dans le couple (mariée depuis 19 ans, 7 enfants) ; elle a reçu une grande paix (1998). – L.L. de B. (F) remercie Pierre-Adrien Toulorge, Sœur Emilie Podoska et la bienheueuse Bronislave pour sa réussite scolaire au BEPC. – F.B. de M.-C. (F) a prié Pierre-Adrien Toulorge avec sainte Rita et bien d’autres pour la conversion de sa fille, agée de 39 ans ; elle est retournée vers l’Eucharistie ; les deux enfants de sa fille ont participé au catéchisme (1998, 2000). – J.V. de la Belgique a reçu la grâce d’être opérée avec succès ; elle remercie Dieu, tous les saints et surtout le père Pierre-Adrien Toulorge (2002). – Le vice-postulateur J.B.L. de L.G. (F) remercie P.A.T. qui à deux reprises, en 1998 et en 2003, l’a protégé (pas une égratignure) lors d’accidents de voitures, réduites à l’état d’épaves. – L.O. de St S.L., confie sa mission au service de l’Evangile qu’a vécu P.A. dans le don total au service de la vérité, il pense aux enfants, aux jeunes, aux travailleurs, aux retraités, aux malades, aux jeunes qui se préparent au mariage, à tous ceux qui ont des responsabilités à servire du bien commun dans nos cités (2003). – C. de ? (F), qui connaît tout le parcours autour de Blanchelande, remercie le père Toulorge pour son courage et sa loyauté de chrétien ainsi pour la protection de toute la famille et prie pour sa béatification (2003). – ? (F) a reçu des grâces par son intercession (2003). – ? (F) confie au Pierre-Adrien les soucis de sa famille, l’enfant malade à répétitions et inquiétant (2004). – Deux jeunes J. et J. de L. (F) disent « merci » au père Adrien Toulorge (2004) – et une autre E. prie de pouvoir continuer à apprendre la vie de Jésus, à l’exemple du père Toulorge (2004). – P.L. de ? (F) demande la grâce de veiller sur sa petite famille et que ses fils soient toujours remplis d’amour (2004). – M.F. et J.L. de ? (F) confient à Pierre-Adrien leurs enfants et petits-enfants (2004), – et E.O. de ? (F) son mari, sa mère, ses frères, son neveux et sa nièce (2004) – .J.H. de A. (F) remercie Dieu pour tous les prières exaucées sur l’intercession de Pierre-Adrien (2007), – D.M.M. de B. (Congo) pour sa santé, sa protection et le succès de ses études, pour sa femme, ses enfant et pour sa vigilance dans les tentations (2009), – M.L. de L.F. (F) constate, après une prière insistante, une amélioration de la situation de santé de sa mère, après une attaque cérébrale et des crises d’épilepsies : il est possible d’arrêter les médicaments (2009). – M.R. de C.F. (F) a trouvé, par l’intercession de Pierre-Adrien, un travail pour son fils (2009). – L.D.-B. de L. (F) éprouve la proximité du Serviteur de Dieu dans ses difficultés (2009). – F.O. de Y. (Cameroun) remercie pour la grande force reçue dans une période difficile : il a résisté à une secte, où il était enfermé malgré lui depuis 10 ans, un feu a détruit sa maison où se trouvait son enfant de deux mois (2009). – Nous avons reçu aussi des lettre écrites en prison avec des témoignages impressionnantes, p.ex. S.O. de T. (Cameroun), membre d’une groupe de prière et de la chorale de prison, a senti de nouveau force (2009) et M.-C. de K.-Z. (Afrique-central) peut penser plus positive (2009) ; le chapelain S.T. parle souvent de Pierre-Adrien. – Le prêtre G.J. de C. (Inde) remercie pour une grâce et veut propager la vénération du Serviteur de Dieu, – M.C. S.-E. de C.I. (Australie) serve après la lecture de la biographie plus d’intensivement son église (2009) – et Frère A.B. de K. (D) est devenu plus calme dans son cœur après des prières (2009).

Conformément aux décrets de Pape Urbain VIII, on doit déclarer, qu’on n’attribue pas un caractère surnaturel aux événements décrits, tant que l’autorité la plus élevée de l’Eglise ne s’est pas prononcée à leur sujet.

 

 

 

—–===ooOoo===——

Étapes importantes du procès:

—–===ooOoo===——

1922 Ouverture du procès de béatification, 1993 reprise, 1994 Nihil obstat
01.12.1995-29.07.1996 Procès diocésain à Coutances
05.12.2000 Jugement positif des Consulteurs historiens de la Congrégation pour les Causes des Saints sur la Positio super martyrio et fama martyrii (372 pages)
15.07.2010 Jugement positif des Consulteurs théologiens de la Congrégation
01.03.2011 Jugement positif des Cardinaux et Évêques de la Congrégation
02.04.2011 Le Pape Benoît XVI. a autorisé la Congrégation à promulguer le décret

 .

—–===ooOoo===————===ooOoo===——

.
patrick

sources

http://www.postulatio.info/

Éphéméride du 22 avril

——===ooOoo===——

Le Dicton du Jour

Pluie de Sainte Opportune
Ni cerise ni prune.

——===ooOoo===——

Saints du jour

——===ooOoo===——

–Saint Alexandre Martyr à Lyon (+ 177)
Martyr à Lyon avec Epipode.
Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.

Mosaïque à l’antique donnant le nom
des martyrs, selon Grégoire de Tours
(Crypte de la chapelle Sainte Blandine, 

 

–Saint Acepsimas et ses douze compagnons, martyrs perses (+ 378)
dont saint Joseph, saint Aïthala, sainte Tarbula, martyrs durant la persécution perse du roi Sapor. L’Eglise latine les fête à d’autres dates et les Eglises d’Orient les réunissent au 22 avril. Les actes de martyrs perses forment une des plus belles pages de l’histoire de l’Eglise, de par le courage et la foi qu’ont montrés ces martyrs. Tarbula fut sciée en deux puis les restes de son corps furent pendus. Joseph et Aïthala eurent le corps écrasé, les genoux brisés et les bras coupés. Puis on les décapita et, pour l’exemple, leurs têtes furent suspendues devant le temple de Nabitis.

 
–Saint Adelbert d’Ostrevent Seigneur d’Ostrevent (+ 790)
et son épouse sainte Reine. Seigneur du palais de Pépin le Bref, cette situation ne leur inspira aucun orgueil et ils furent l’exemple même d’un ménage marqué par une grande affection mutuelle et qui acceptait de partager avec les pauvres les richesses qui étaient les leurs. Ils eurent dix enfants, nés de cet amour. Plusieurs de leurs filles se firent moniales à l’abbaye de Denain qu’ils avaient fondée sur leurs terres.

–Saint Agapit Ier Pape (57 ème) de 535 à 536 (+ 536)
ou Agapet.


Pape, qui agit avec force pour la libre élection de l’évêque de Rome par le clergé de la Ville et pour qu’on observe partout des statuts de l’Église. Puis envoyé en mission à Constantinople, auprès de l’empereur, par Théodoric roi des Goths, il confirma la foi orthodoxe, ordonna Ménas évêque de cette ville, et là même reposa dans la paix.

« pape de 535 à avril 536, d’origine romaine, mort à Constantinople. Adversaire de l’eutychianisme, hérésie propagée par Eutychès, proche du nestorianisme. Son corps fut ramené à Rome. »

 

 

–SAINT CAIUS (+ 295)
Pape. Eusèbe de Césarée lui attribue quinze années de pontificat, durant une période de paix. A ce moment, avant le déclenchement de la grande persécution de Dioclétien, la tolérance à l’égard des chrétiens était grande et plusieurs d’entre eux ont pu même atteindre des rangs élevés dans l’administration régionale voire impériale.


–Eusèbe de Césarée lui attribue quinze années de pontificat, durant une période de paix. A ce moment, avant le déclenchement de la grande persécution de Dioclétien, la tolérance à l’égard des chrétiens était grande et plusieurs d’entre eux ont pu même atteindre des rangs élevés dans l’administration régionale voire impériale.

–Saint Epipode Martyr à Lyon (+ 177)
Martyr à Lyon avec Alexandre. Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.


–Bienheureux François Venimbeni de Fabriano Franciscain (+ 1322)
Remarquable prédicateur de la parole de Dieu, disciple de saint Bonaventure il fonda la première bibliothèque franciscaine à Fabriano dans les Marches.


–Saint Frou (8ème s.)
ou Frodulphe qui assista saint Merry à Paris, jusqu’à sa mort, puis se retira à Grancey en Champagne pour y vivre en solitaire.

 

 

–Saint Léon (+ 541)
Evêque de Sens. On le connait par sa souscription au troisième concile d’Orléans. Sa sainteté fut sans doute très grande pour qu’on l’honore ainsi. Et, pourtant, nous avons de lui une lettre où sa franchise envers saint Rémi de Reims n’est pas marquée de la meilleure charité chrétienne. Les faiblesses permettent aux saints de se reprendre et de s’améliorer quand ils se décident un jour de mieux répondre à la grâce de Dieu.

 

–Saint Léonide Père d’Origène et martyr (+ 204)
Martyr. Rhéteur, professeur et philosophe de renom à Alexandrie, il dirigea les premières études et la formation de son fils qui devint un des grands noms de l’Eglise : Origène. Quand il fut arrêté, Origène, qui n’avait que dix-sept ans, voulut le rejoindre devant le tribunal mais sa mère l’en empêcha en cachant tous ses vêtements. Emprisonné et martyrisé à Alexandrie sous le règne de Septime Sévère, toutes ses propriétés sont confisquées et sa famille, réduite à la plus extrême pauvreté, est recueillie par une riche femme chrétienne (+ 202)
Léonide eut la tête tranchée.

 

–Saint Maryahb chorévêque et martyr en Perse (+ 341)
Au martyrologe romain, on commémore le 22 avril saint Maryahb, dont le nom signifie “le Seigneur a donné”, chorévêque et martyr en Perse, en 341. Durant la persécution déchaînée par le roi Sapor II, il subit le martyre pour le Christ dans l’octave de Pâques.

 

–Sainte Opportune Abbesse bénédictine (+ 770)
Lorsqu’elle entra à l’abbaye d’Almenèches, ce fut son frère, Godegrand, évêque de Sées dans l’Orne, qui l’accueillit et lui remit le voile. On lui prête beaucoup de miracles. Ce dont on est sûr, c’est qu’elle ne se consola pas de l’assassinat de son frère par un cousin pressé de lui succéder. Elle le fit inhumer dans son couvent et, treize jours après, elle le rejoignait au ciel.
La diffusion de ses reliques propagea son culte en Ile de France et surtout à Paris, qui a même donné son nom à plusieurs de ses rues.


–Saint Parmène et ses compagnons martyrs à Babylone (+ v. 251)
Parmène, Heliménas et Chrysostèle, prêtres, Luc et Mucius, diacres, ainsi que Procule, Ethibe, Apollonius et Abonde, furent décapités à Babylone, lors de l’invasion de Dèce en Méspotamie.
Leur martyre est décrit dans les Actes des saints Abdon et Sennen.

–Sainte Sénorine (+ 982)
Confiée aux soins de sa tante Godina, l’abbesse du couvent de Saint-Jean de Vieja, elle prend le voile et succède à sa tante comme abbesse. Elle décide de déplacer la communauté à Basto, au Portugal.

 

–Saint Soter Pape (12 ème) de 166 à 175 et martyr (+ 175)
Sa vie et son oeuvre ne nous sont pratiquement pas connues. Eusèbe de Césarée cite une lettre de lui aux chrétiens de Corinthe qui montre la sollicitude de la communauté romaine envers tous les chrétiens malheureux. Elle fut lue publiquement. Il fixa la fête de Pâques au dimanche suivant le 14ème jour du mois de Nisan, ce qui provoqua de nombreuses querelles. Il n’est pas sûr qu’il soit mort martyr.

 
–Saint Théodore Confesseur (+ 613)
Il vit le jour à la suite de l’union d’un courrier impérial avec une prostituée du village de Sykéon en Galatie. La présence de son enfant la transforma et elle mena une vie plus honorable. Lorsqu’il eut six ans, elle projeta de le faire entrer au service de l’empereur Justinien, mais, après avoir prié saint Georges le Grand martyr, elle le garda près de lui. A quinze ans, saint Théodore voulut vivre reclus proche de la chapelle de saint Georges. Il fit un pèlerinage à Jérusalem, reçut l’habit monastique au monastère de Choziba et revint au pays. Il commença alors une vie d’extrêmes austérités. Par exemple, durant le Grand Carême, il se faisait enfermer dans une étroite cage de fer, chargé d’une cuirasse et une lourde croix au cou. Il se fixa les mains et les pieds avec des anneaux qu’il garda jusqu’à sa mort. Les foules venaient au monastère et il fit construire une vaste église pour les recevoir. Nommé de force évêque d’Ancyre (actuelle Ankara), il voulut quitter cette charge, s’en jugeant indigne. Invité à Constantinople par deux fois auprès du patriarche, il mourut confiant dans le Seigneur après les offices du dimanche du Renouveau. On ne put lui enlever les fers et on les lui laissa quand il fut revêtu de ses habits épiscopaux pour être conduit à sa dernière demeure terrestre. Il fut l’un des grands propagateurs du culte de saint Georges dont il avait reçu les bienfaits durant toute sa vie monastique.

Maxime le Confesseur

Autre biographie:
–St-Théodore le Sicéote Fils d’un artiste de cirque païen originaire de Sikion et d’une employée d’auberge. Le style de vie de son père ne lui permet pas de participer à son éducation, et c’est sa mère qui l’éduque seule, étant même obligée de se prostituer pour y parvenir. Lorsqu’il est âgé de 6 sans, elle le prépare pour le faire entrer au service de l’empereur, mais Saint-Georges lui étant apparu en rêve, elle abandonne cette idée et décide plutôt de le faire instruire par un maître des environs. Très pieux, l’enfant grandit avec le désir d’embrasser la vie religieuse. Dès qu’il le peut, il devient moine et à l’âge de 18 ans, il est ordonné prêtre, avant d’être nommé évêque d’Anastasiopolis, en Galatie. Il fonde plusieurs monastères et opère des miracles (il repousse une invasion d’insectes par ses prières) (+ 613) Saint-Théodore le Sicéote vient en aide aux personnes qui sont aux prises avec un mariage difficile.

–AHA DE SYRIE, moine (env.457-556)
Les Églises syro-occidentales font aujourd’hui mémoire du moine Aha, ermite et fondateur de divers monastères dans la région de Ninive en Syrie.
Né à Georgine, en Mésopotamie, à l’époque de l’empereur Marcien, Aha était un esclave persan ; il fut acquis secrètement à la foi chrétienne par son propriétaire, un officier de l’armée persane. Arrivé à dix-huit ans à Nisibe, il créa là un monastère pour y mener, avec quelques compagnons, une vie de recueillement et de prière.
Au cours de sa vie, Aha visita d’abord Jérusalem et Antioche, puis il alla jusqu’à se rendre à Constantinople et en Grèce, pour atteindre l’Italie.
Avant de mourir, il prêcha l’Évangile aux Arméniens, consolida les trois monastères de Banael, Ausa et Hesna qu’il avait lui-même fondés et enrichit, grâce aux fruits de son expérience mûrie au contact des autres Églises, les chrétiens de son terroir.
Tout ce que nous savons de lui provient de la Vie rédigée par un hagiographe jacobite. Aha mourut à Ausa le 25 janvier 556.

——===ooOoo===——

Naissances célèbres

——===ooOoo===——

 
–22 avril 1637 : Insurrection des Croquants
Les dernières années du règne de Louis XIII sont marquées par des révoltes anti-fiscales, dont les plus célèbres sont celle des Croquants, paysans du Périgord entrés en rébellion le 22 avril 1637, et des Nu-Pieds, Normands révoltés contre la gabelle ou impôt sur le sel deux ans plus tard…

–1724 Emmanuel Kant, philosophe : Que puis-je savoir ? que dois-je faire ? que puis-je espérer?

–1766 Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, dite Madame de Staël, femme de lettres.

–1813 Richard Wagner, compositeur.

 

 

–1853 Alphonse Bertillon, criminologue français, inventeur d’un système d’identification des criminels reposant sur des mesures enthropométriques : l’anthropométrie.

–Lénine
22 avril 1870 à Simbirsk (aujourd (Russie) – 21 janvier 1924 à Gorki (URSS)
Vladimir Ilitch Oulianov, marxiste et révolutionnaire, est relégué par la police du tsar en Sibérie, au bord de la Léna (d’où le surnom Lénine par lequel il se fera dès lors appeler). En 1902, dans un opuscule : Que faire?, il plaide pour une avant-garde de révolutionnaires professionnels qui guidera les prolétaires vers des lendemains radieux. L’année suivante, ses partisans se séparent des socialistes réformistes. Ils s’octroient l’épithète de bolcheviques (majoritaires en russe).


La Grande Guerre de 14-18 entraîne la chute du tsar et l’avènement d’une République démocratique. Lénine profite de la faiblesse de cette dernière pour prendre le pouvoir. C’est ainsi que le 6 novembre 1917 (25 octobre selon l’ancien calendrier julien), ses partisans dirigés par Trotski s’emparent sans coup férir du Palais d’Hiver, le siège du gouvernement. Cette «Révolution d’Octobre» débouche sur le pouvoir sans partage des bolcheviques, rebaptisés communistes. Lénine sort la Russie de la guerre et réprime impitoyablement les oppositions intérieures, au prix de millions de victimes.
En contraignant chacun à servir sans limite l’idéologie au pouvoir, il inaugure un type de régime appelé à faire souche au XXe siècle : le totalitarisme. La Russie change son nom pour celui d’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques). Écarté du pouvoir par la maladie, Lénine est remplacé par Staline.


–1876 Robert Bárány, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1914 pour ses travaux sur le nystagmus vestibulaire !

–1891 Sir Harold Jeffreys, astronome.

 
–1904 J. Robert Oppenheimer, physicien.

–1916 Yehudi Menuhin, violoniste, chef d’orchestre.

–1937 Jack Nicholson, acteur, réalisateur : « Easy Rider », « Chinatown », « Vol au-dessus d’un nid de coucou » Oscar, « Le dernier Nabab », « Le facteur sonne toujours 2 fois », « Reds », « Tendre passion » Oscar, « L’honneur des Prizzi », « The Two Jakes », « Batman »,…

 

——===ooOoo===——

décès célèbres

——===ooOoo===——

–Chrétien Guillaume de Malesherbes
6 décembre 1721 à Paris – 22 avril 1794 à Paris
Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes succède à son père comme premier président de la Cour des aides, en 1750, sous le règne de Louis XV.
Il est également nommé directeur de la Librairie, avec la responsabilité d’octroyer les autorisations d’imprimer. À ce poste, jusqu’en 1768, il protège les philosophes et soutient la publication de l’Encyclopédie.

Description de l'image  Chretien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes.jpg.
Mais quand le garde des sceaux Maupeou fait arrêter et exiler les parlementaires, il prend le parti de ceux-ci, ce qui lui vaut d’être disgrâcié et contraint de se retirer sur ses terres, à Pithiviers.
Il est rappelé par Louis XVI pour s’occuper de la Maison du roi et de la police du royaume dans le gouvernement de Maurepas et Turgot. Il tente en vain de restreindre la pratique des lettres de cachet (détentions arbitraires sur ordre du roi).
Nommé en 1787 au Conseil d’En-haut (ou Conseil d’État), en charge de conseiller le roi, il fait adopter l’édit de tolérance du 29 janvier 1788, ou «Édit de Versailles», qui accorde l’état civil aux protestants et met fin à deux siècles de discriminations religieuses.
Ses initiatives témoignent de l’évolution des esprits et des mentalités vers davantage d’humanité dès avant la Révolution.

Château de Malesherbe

Sous la Révolution, à 71 ans, Malesherbes demande courageusement à prendre la défense de Louis XVI, aux côtés des avocats Denis Tronchet et Raymond de Sèze. Cela lui vaudra d’être à son tour guillotiné.
Le 22 avril 1794, traversant la cour de la Conciergerie pour monter dans la charrette qui doit le conduire à l’échafaud, il trébuche sur une pierre. «Oh, dit-il, voilà qui s’appelle un mauvais présage ; un Romain, à ma place, serait rentré».

 

–1892 Edouard Lalo, compositeur.

–1989 Emilio Segre, prix Nobel de physique en 1959.

–1994 Richard Nixon, 37 ème président des U.S.A. de 1968 à 1974 et seul président des U.S.A. démissionnaire de son mandat (suite à l’affaire du Watergate).

 

——===ooOoo===——

événements

——===ooOoo===——

–22 avril 1073 : Grégoire VII et la réforme grégorienne
Hildebrand, un moine très réputé, devient pape le 22 avril 1073. Il est porté par la foule romaine sur le trône de Saint Pierre et prend le nom de Grégoire VII…

Evènements : Grégoire VII

–1164 Guido da Crema est élu au rang de d’Antipape sous le nom de Pascal III par les évêques impériaux à la mort de l’antipape Victor IV Il sera consacré par Henri II de Leez.

Evènements : Antipape Jean XXIII

–1418 Fin du concile œcuménique de Constance :
l’antipape Jean XXIII de Pise est déposé (il était soutenu par la France, l’Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, une partie de l’Allemagne et de l’Italie)
l’antipape Benoît XIII d’Avignon est déposé (il était soutenu par Castille, d’Aragon, de Navarre, d’Écosse, des îles de Corse et de Sardaigne, des comtés de Foix et d’Armagnac)
l’antipape Grégoire XII démissionne (il était soutenu par plusieurs villes du royaume de Naples et toute la Romagne; en Allemagne, la Bavière, le palatinat du Rhin, les duchés de Brunswick et de Lunebourg, le landgraviat de Hesse, l’électorat de Trèves, une partie des électorats de Mayence et de Cologne, les évêchés de Worms, de Spire et de Werden)
Martin V élu le 11 novembre 1417, reste le seul pape mettant ainsi fin au grand schisme d’Occident.

–22 avril 1500 : Les Portugais s’installent au Brésil
Le 22 avril 1500, treize caravelles portugaises arrivent en vue de côtes inconnues au sud-ouest de l’océan Atlantique.

Evènements : Pedro Álvares Cabral

Pedro Álvares Cabral

Pedro Álvares Cabral et ses 1200 hommes viennent de découvrir ce qui deviendra le Brésil, principale colonie du Portugal…

(article sur le Brésil à paraïtre …)

 

22 avril 1637 : Insurrection des Croquants
Les dernières années du règne de Louis XIII sont marquées par des révoltes anti-fiscales, dont les plus célèbres sont celle des Croquants, paysans du Périgord entrés en rébellion le 22 avril 1637, et des Nu-Pieds, Normands révoltés contre la gabelle ou impôt sur le sel deux ans plus tard…

 

 

–22 avril 1809 : Napoléon victorieux à Eckmühl
Le 22 avril 1809, à Eckmühl, Napoléon 1er et Davout empêchent les Autrichiens de l’archiduc Charles d’entrer en Bavière. Mais l’Empereur est ensuite blessé au pied lors du siège de Ratisbonne. Enfin, le 13 mai, il peut pénétrer à Vienne mais c’est pour s’apercevoir que l’empereur François II et son frère Charles ont abandonné la ville et traversé le Danube en coupant les ponts derrière eux. Il les vaincra enfin à Wagram…

Evènements : Louis Nicolas Davout
–1889 A midi, le gouvernement des Etats-Unis lance à coups de canons la « course à la terre » : les colons vont s’approprier les 800 000 hectares des terres indiennes de l’Oklahoma où avaient été regroupés les Chickasaw, les Choctaw, les Cherokee, les Creek et les Seminoles.

–1915 Les allemands utilisent des gaz toxiques (l’ypérite ou gaz moutarde ou sulfure de 2,2′-dichlorodiéthyle) pour la première fois à Langemack en Belgique.

–1928 Sortie parisienne du film de Charlie Chaplin : « Le Cirque ».

 

–1946 Premier salon de l’aviation à Toussus-le-Noble.

–1964 Ouverture à New-York de l’exposition universelle.

 

–1969 Robin Knox Johnson boucle le premier tour du monde en solo sur l’eau à bord du de son voilier en 312 jours.

–1971 Jean-Claude Duvalier succède à son père à la présidence de la République d’Haïti après la mort de ce dernier.

–1978 John Belushi et Dan Aykroyd deviennent les Blues Brothers pour la première fois.

–1982 Un attentat à Paris, rue Marbeuf fait un mort et 63 blessés.

 

–1992 De l’hexane, gaz répandu dans les égouts de la ville de Guadalajara, au Mexique, fait sauter un millier d’édifice et tue 230 personnes.

–1994 La Fédération Française de Football rétrograde l’Olympique de Marseille en deuxième division suite à l’affaire OM-VA. Jean-Pierre Bernès et Bernard Tapie sont exclus de toutes fonctions de dirigeant de football français.

Olympique de Marseille
Logo du Olympique de Marseille

–1995 Au moins 2 000 réfugiés, en majorité des Hutus, sont massacrées par l’armée rwandaise dans le camp de Kibeho (sud-ouest du Rwanda).

–1997 L’armée péruvienne donne l’assaut à la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima libérant les 71 personnes retenues en otages depuis le 17 décembre par un commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru.


–2000 Près de 300 soldats Sri-Lankais meurent en combattant les Tigres de libération de l’Eelam tamoul, dont une cinquantaine de soif après que les rebelles aient coupé l’approvisionnement en eau du camp où ils étaient retranchés.

 

 

——===ooOoo===——

Fait Historique marquant : 

Grégoire VII et la réforme grégorienne

——===ooOoo===——

Hildebrand devient pape le 22 avril 1073 et prend le nom de Grégoire VII.
Ce moine d’environ 50 ans, originaire de Soana, en Toscane, s’était acquis une excellente réputation auprès des Romains en servant les papes précédents, Léon IX et Alexandre II.
Il est proclamé pape et porté sur le trône de Saint Pierre par la foule romaine, contrairement au décret qu’il avait lui-même inspiré en 1059, réservant l’élection des papes au collège des cardinaux (ou prêtres de premier rang, d’après le mot latin cardo).
Le nouveau pape modifie profondément l’Église catholique pour la rendre plus morale et surtout plus indépendante des seigneurs et des souverains. Ses mesures restent connues sous le nom de réforme grégorienne. Certaines, toutefois, ont déjà été ébauchées par ses prédécesseurs, sous l’inspiration de Hildebrand lui-même, du temps qu’il était moine à Cluny, en Bourgogne.
Scandales et réforme
Les papes, au début du Moyen Âge, étaient élus par le peuple de Rome en tant qu’évêques de la Ville éternelle. Ces élections se déroulaient sous la pression des grandes familles qui se partageaient le territoire de la ville.
Dans les dernières décennies de l’ère carolingienne se succèdent des papes qui n’ont rien des qualités spirituelles qu’on leur prête. Brigands, jouisseurs, voleurs, guerriers, ils se comportent en chefs de gang, accumulant richesses sur richesses dans leur résidence officielle du Latran. Ainsi, au début du IXe siècle, un certain Étienne VI fait-il exhumer et juger (!) la dépouille d’un prédécesseur, Formose, qui l’avait offensé de son vivant. Lui-même et ses successeurs immédiats sont assassinés ou exécutés.
Le pire est atteint avec Octavien (Jean XII), élu en 955, à 18 ans, sous la pression de son père Albéric, un aventurier qui gouverna Rome pendant vingt ans. Jouisseur invétéré, le pape Jean XII joue le roi de Germanie, Otton, contre le roi d’Italie, Bérenger II. Il confère à Otton le titre d’empereur d’Occident pour le remercier de l’avoir sauvé des griffes de Bérenger II. En retour, le nouvel empereur s’autorise un droit d’intervention sur les élections pontificales à venir. Mais à peine l’empereur a-t-il le dos tourné que Jean XII se rallie à son ancien ennemi, Bérenger II !
Otton n’apprécie pas la plaisanterie et revient sur ses pas. Le 6 novembre 963, il fait déposer le pape pour immoralité et le remplace par Léon VIII. Les Romains, qui ne veulent pas d’un empereur germanique, rappellent Jean XII. Celui-ci châtie avec férocité ceux qui l’ont trahi mais il meurt l’année suivante… sans doute assassiné par un mari jaloux !
Dédaigneux de Léon VIII, le pape de l’empereur, les Romains élisent à sa place Benoît V. L’empereur sévit une nouvelle fois et châtie à son tour les partisans de Benoît… Pendant de nombreuses années, plusieurs papes se disputent le trône de Saint-Pierre, les uns soutenus par l’empereur germanique, les autres par les Romains.
À considérer ce scandale permanent, on pourrait penser que c’en est fini de l’Église catholique et de la papauté ! Mais le salut va venir du clergé régulier, celui qui vit selon une règle monastique.

Les prémices de la réforme grégorienne

——===ooOoo===——

Les prémices de la réforme apparaissent avec Léon IX, pape imposé à Rome en 1049 par Henri III, le plus énergique de tous les empereurs germaniques. Pendant les cinq années de son pontificat, Léon IX n’a de cesse de parcourir l’Occident et de réunir évêques et abbés en synodes pour les convaincre de l’urgence de réformer l’institution ecclésiastique.

Les principales pierres d’achoppement sont au nombre de deux :
– la simonie
La simonie désigne le trafic contre argent des biens d’Église. Le mot simonie vient de Simon le Magicien, un personnage légendaire qui aurait offert à l’apôtre Saint Pierre de lui acheter le don de faire des miracles,
– le mariage et le concubinage des prêtres
Dès l’an 303, au concile d’Elvire, près de Grenade, l’Église a recommandé la chasteté et le célibat à ses membres, par souci d’élévation morale mais cette recommandation a été peu appliquée par la suite. Le Saint-Siège a dû tolérer le mariage et le concubinage des prêtres, en particulier des séculiers.

Si le pape veut désormais imposer avec rigueur le célibat au clergé, ce n’est pas seulement pour des raisons «morales» mais aussi politiques et économiques. Les prêtres mariés étaient en effet tentés de s’enrichir et de constituer une rente au profit de leurs descendants, privant l’Église des moyens matériels indispensables à l’accomplissement de sa mission.
Pour réussir dans son entreprise, le pape qui, au début du Moyen Âge, était simplement considéré comme l’évêque de Rome, veut imposer sa prééminence sur les autres évêques. Cette prééminence est acceptée par les Occidentaux avec plus ou moins de bonne grâce mais rejetée par les Orientaux de culture grecque.
C’est ainsi que s’élargit le fossé entre l’Église de Rome, qui prétend au qualificatif de catholique, c’est-à-dire universelle, et l’Église de Constantinople, qui se qualifie d’orthodoxe (en grec : conforme à la vraie Foi).

L’action de Grégoire VII

——===ooOoo===——

L’évêque Yves de Chartres et les moines de Cluny sont les principaux inspirateurs de la réforme grégorienne qui vise à instaurer l’autorité du pape sur la chrétienté et à ne plus cantonner le Saint-Siège dans les fonctions symboliques qui étaient jusque-là les siennes.
Grégoire VII commence par proscrire le nicolaisme, c’est-à-dire lemariage et le concubinage des prêtres, puis condamne fermement la simonie. Il s’attelle ensuite à la formation des curés qui, trop souvent incultes, se souciaient assez peu d’évangéliser leurs ouailles.
Enfin, par vingt-sept propositions célèbres de 1075 (le Dictatus papae), il réserve au collège des cardinaux l’élection des papes. Il condamne les investitures laïques, c’est-à-dire le droit qu’avaient les souverains de nommer les évêques.
C’est une révolution dans un monde où, selon la tradition antique, on est encore porté à penser que l’empereur est le représentant de Dieu sur la Terre et que le clergé a vocation à le servir. Grégoire VII, inspiré par l’esprit de Cluny, souhaite au contraire imposer la primauté du pouvoir spirituel sur le pouvoir séculier, celui de l’empereur et des souverains. Il veut pour le moins une Église autonome. C’est une préfiguration de la laïcité moderne.
Le pape va s’opposer avec violence, sur la question des investitures, à l’empereur d’Allemagne Henri IV. Celui-ci, fort habilement, lui demandera pardon à Canossa pour mieux l’abattre mais la papauté imposera finalement l’essentiel de ses vues par le Concordat de Worms, en 1122.

Renouveau du monde chrétien

——===ooOoo===——

L’Église sort considérablement rajeunie de la réforme grégorienne. Elle entraîne l’Occident médiéval dans une expansion sans précédent, illustrée par la construction d’églises et de cathédrales, l’éclosion des Universités et une relative paix civile. Les croisades seront une conséquence plus contestable du renouveau de la foi en Occident.
Raoul Glaber, un clerc bourguignon du XIe siècle, mort en 1047, reste connu pour ses chroniques de l’époque de l’An Mil. Il témoigne du renouveau qui saisit l’église d’Occident à la veille de l’élection de Grégoire VII.
Son texte ci-après annonce l’art roman :
«Comme approchait la troisième année qui suivit l’an mil, on vit dans presque toute la terre, mais surtout en Italie et en Gaule, rénover les bâtiments des églises ; une émulation poussait chaque communauté chrétienne à en avoir une plus somptueuse que celles des autres. C’était comme si le monde lui-même se fut secoué et, dépouillant sa vétusté, eut revêtu de toutes parts une blanche robe d’églises» (Histoires).
À la suite de la réforme grégorienne, les XIe et XIIe siècles vont entraîner la naissance de l’art roman (ou romain, c’est-à-dire d’inspiration latine). Différentes provinces périphériques de France en conservent de précieux témoignages. Ainsi l’église de la Madeleine, à Vézelay, en Bourgogne, Notre-Dame-la-Grande, à Poitiers, ou encore l’église Saint-Front, à Périgueux.

 

 

 ——===ooOoo===——

 
Patrick

avec l’aimable concours de hérodote.net

sources :

hérodote.net

Wikipédia