La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette

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Paris – Exposition jusqu’au 24/11/2013

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( Cette exposition plaisante présente les armatures,

corsets et autres instruments de torture qui ont

contribué à l’élégance des corps féminins et

masculins depuis la Renaissance… 

Lieu : Musée des arts décoratifs
Adresse : 107, rue de Rivoli
Entrée : 9,50 euros (tarif réduit : 8 euros)
Téléphone : 01 44 55 57 50 )

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Il suffit de peu…
 Sans risque, on peut penser que nos ancêtres de la Préhistoire n’avaient pas
encore l’usage des sous-vêtements. Peu confortable, la peau de bête !
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Attendons donc la naissance du tissu au Néolithique   et la généralisation des pagnes, puis laissons passer les siècles pour voir apparaître les premières formes de soutien-gorge, chez les Grecques du Ier millénaire av. J.-C.

Jeune femme portant une bande de tissu sur les seins, IIIe s., mosaïque de la villa du Cesale à Piazza Armerina, SicileSimple bande, l’apodesme, qui deviendra fascia chez les Romains, était noué sous ou sur les seins pour permettre aux jeunes filles d’effectuer notamment des activités sportives.

Déesse aux serpents, 1600 av. J.-C., musée d'Héraclion, CrêteLes plus malchanceuses avaient recours à un mamillare de cuir pour réduire quelque peu une poitrine trop formée au goût de l’époque.

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Pour les femmes des peuples barbares, la liberté est de mise, et le restera jusqu’à la fin du Moyen Âge

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Côté soutien, notons l’arrivée de ce qui ressemble à un premier corset pour mettre en valeur la poitrine des déesses crétoises. Efficace !

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 Le Moyen Âge nu sous sa chemise !

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Carlo Crivelli, Saint Roch, 1490, Londres, Wallace CollectionLe Moyen Âge ne craignait pas la nudité ni le mélange des sexes : jusqu’à la Renaissance  et même au-delà, aucun baigneur n’aurait eu l’idée de se rafraîchir dans une rivière ou aux bains publics en gardant un vêtement sur soi ou en s’isolant de l’autre sexe !

Pourtant, c’est à cette époque que commence à s’imposer l’usage de la chemise portée sous les vêtements, voire dans le bain.

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Généralement en lin et confectionnée à la maison, «la chaisne» avait pour rôle de servir de «zone tampon» entre les habits de tous les jours et la peau qu’elle protégeait du désagrément des frottements avec des tissus souvent rugueux.

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Solide, elle présentait aussi l’avantage d’être aisée à nettoyer : à elle de recevoir toute la crasse ! L’eau était en effet encore vue d’un œil soupçonneux et on préférait changer de chemise plutôt que risquer sa santé à se laver…

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Finalement, la chemise parvint à dépasser ce rôle ingrat en acquérant au fil des siècles broderies et manchettes, et en se faisant de plus en plus visible, voire même en s’incrustant la nuit et se couvrant de dentelles à partir du XVIe s.

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Bernardino Luini, Jeunes filles au bain, XVIe s., fresque de la Villa Rabia alla Pelucca, Milan
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Hommes et femmes : la scission
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À la fin du Moyen Âge, vers le XIVe s., la mode commence à différencier les deux sexes, de plus en plus désireux de mettre leurs atouts en valeur.

vertugadin Côté femme, c’est la réapparition du principe du corset sous la forme d’une «cotte», tunique à lacets qui serre la taille sans pour autant mettre les seins en valeur : parce qu’ils doivent être petits, ils sont souvent enserrés dans des bandelettes.

Pour finaliser l’ensemble, rien de tel que le vertugadin  ou garde-infant inventé par les Espagnols. Jeanne de Portugal aurait été la première à porter cette robe renforcée par une armature à cerceaux en bois. C’était afin de dissimuler une grossesse.

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Pour les messieurs, le raccourcissement audacieux du pourpoint qui ne couvre plus le haut des chausses (sorte de bas) oblige à trouver une solution d’urgence : ce sera la «braguette» (le mot aurait  été inventé par Rabelais ).

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C’est à l’origine pièce de tissu triangulaire ajoutée aux chausses. Mais, rapidement, elle prend une forme proéminente plus suggestive grâce à un peu de rembourrage, notamment sous l’influence de la soldatesque, parée d’armures qui mettent en valeur toute la .silhouette !

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Agnolo Bronzino, Lodovico Capponi, 1550-1555, New York, Frick Collection
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 «Couvrez ce sein que je ne saurais voir !» (Molière, Tartuffe, 1664)

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Championne de la Contre-Réforme catholique, c’est l’Espagne de Charles Quint  qui impose aux femmes une tenue à la rigidité sévère grâce à un curieux outil, le busc, sorte de lame épaisse amovible glissée dans le revêtement avant du corset. Fini les formes souples de la Renaissance ! Il faut désormais montrer par sa prestance les qualités de son âme.

- Corset porté à l'époque de Catherine de Médicis, 1590, musée de la Renaissance, château d'Écouen.

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Et la tendance n’est pas prête de disparaître grâce à la diffusion des baleines, plus malléables, dont l’usage se répand jusqu’aux classes inférieures de la société. Leur nom vient de ce qu’elles sont confectionnées à partir des fanons de cétacés.

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.Sous Louis XIV  le corset se fait outil de séduction avec la gourgandine qui se lace sur le devant, véritable invitation à la découverte avec ses petits nœuds baptisés «boute-en-train» ou «tatez-y»

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En 1675, l’autorisation enfin accordée aux couturières de réaliser les corsets, jusqu’alors chasse-gardée des tailleurs, donne un peu d’air aux coquettes qui peuvent s’en remettre à des mains féminines plus compréhensives.

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Mais les épidémies de malaises ne cessent pas pour autant : comment supporter, en pleine digestion, un plexus comprimé ? Vite, apportez les sels !

Johannes Christian Ludigvid Riedel, Gravure dénonçant les effets du corset, 1838
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 Avec ou sans culotte ?

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Pour les messieurs, plus de confort : on se contente du pantalon pour le peuple et de la culotte (sorte de corsaire) pour les nobles. Pourquoi s’encombrer avec une autre épaisseur ? En 1792, la prise du pouvoir par les sans-culotte (le peuple, donc, qui ne porte pas ce type de vêtement), ne change rien à l’affaire.

Robe de cour, vers 1760, Lyon, musée des Tissus, photo Pierre VerrierC’est des femmes que vient à la fin du XVIIIe siècle la Révolution… du sous-vêtement : déjà libérées (pour quelques années) du corset grâce à la mode néo-classique, ces dames finissent par imposer la culotte dans leur garde-robe. C’est l’aboutissement d’un long parcours !

Introduit, dit-on, en France par Catherine de Médicis qui était bien décidée à pratiquer l’équitation sans crainte des «chutes heureuses» qui dévoilaient la partie normalement cachée de l’anatomie, le «bride-à-fesses» n’est présent qu’en deux exemplaires dans les valises de Joséphine de Beauharnais, perdu au milieu de 500 chemises.

Il faut attendre le premier quart du XIXe s. pour que les petites filles, comme avant elles les danseuses et les patineuses des pays du Nord, en profitent.

Jugé d’abord inconvenant à cause de ces audacieuses qui n’hésitaient pas à en faire apparaître la dentelle sous leurs jupons, il devient l’«indispensable» lorsqu’on réalise qu’il permet de dissimuler les jambes, jugées affriolantes, en particulier lorsque dans la position assise, la crinoline remonte… Il est ainsi adopté largement en tant que «tuyau de modestie», alors que son modèle masculin peine à trouver son public.

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Scène d’habillage en 1900

«Le seul fait de se mettre en dame […], le fait de se vêtir et se dévêtir de ces robes représentait une procédure compliquée, absolument impossible sans une aide étrangère. Tout d’abord, il fallait boucler, par-derrière, de la taille jusqu’au cou, une foule d’agrafes et d’oeillets. La femme de chambre devait déployer toutes ses forces pour serrer le corset ; les longs cheveux […] étaient frisés, appliqués, brossés, arrangés, dressés en tour par une coiffeuse qui apparaissait chaque matin avec une légion d’épingles, de barrettes et de peignes […]. Enfin, on déguisait son apparence en l’enveloppant de toutes ces pelures d’oignon, les jupons, les camisoles et les jaquettes, jusqu’à ce que le dernier vestige de formes féminines et personnelles eût complètement disparu» (Stefan Sweig, Le Monde d’hier, 1944).

Thomas Rowlandson, A Little Tighter, estampe coloriée, 1791
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Collet monté à tous les étages

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Après les extravagances à l’antique du Directoire et du Premier Empire, le temps est à la Restauration, et donc au retour des vieilles habitudes. Avec le triomphe de la bourgeoisie d’affaires, les femmes sont reléguées au rôle de potiche. Et revoilà le corset ! Sous le Second Empire et la Troisième République, il règne en maître, répondant à l’exigence d’une «taille de guêpe».

Qui plus est, on élargit le bas du corps avec des robes à crinoline (il s’agit d’une armature en crin de cheval à l’origine puis en baleines). Sous la Troisième République, les crinolines sont remplacées par des tournures et autres «faux-cul» ou «queue d’écrevisse» pour obtenir une silhouette en S.

Ficelée dans cette forteresse et incapable de se déplacer sans effort avec ses multiples jupons, la jeune bourgeoise doit avoir recours à des pinces accrochées à des ficelles autour de sa jupe pour pouvoir la relever !

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Pose d'une crinoline, Photographie en noir et blanc, vers 1860
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Mais l’on est aussi dans un siècle du progrès technique : on invente le laçage «à la paresseuse» pour éviter d’avoir recours à quelqu’un, innovation qui, dit-on, facilita grandement la vie des femmes adultères… Finies les réflexions désobligeantes du type : «Ah ! Par exemple ! Voilà qui est bizarre !… Ce matin, j’ai fait un nœud à ce lacet-là, et ce soir, il y a une rosette !» (tiré d’une gravure de Gavarni du recueil Les Parisiens – Paris le soir).

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Les dessous suggestifs du XIXe

«Quand Renée entra, il y eut un murmure d’admiration. Elle était vraiment divine. Sur une première jupe de tulle, garnie, derrière, d’un flot de volants, elle portait une tunique de satin vert tendre, bordée d’une haute dentelle d’Angleterre, relevée et attachée par de grosses touffes de violettes ; un seul volant garnissait le devant de la jupe où des bouquets de violettes, reliés par des guirlandes de lierre, fixaient une légère draperie de mousseline. Les grâces de la tête et du corsage étaient adorables, au-dessus de ces jupes d’une ampleur royale et d’une richesse un peu chargée. Décolletée jusqu’à la pointe des seins, les bras découverts avec des touffes de violettes sur les épaules, la jeune femme semblait sortir toute nue de sa gaine de tulle et de satin, pareille à une de ces nymphes dont le buste se dégage des chênes sacrés ; et sa gorge blanche, son corps souple, était déjà si heureux de sa demi-liberté, que le regard s’attendait toujours à voir peu à peu le corsage et les jupes glisser, comme le vêtement d’une baigneuse folle de sa chair» (Émile Zola, La Curée, 1871).

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Réconcilier médecins et coquettes

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Alfred Roll, Le Retour du bal, 1886, Nantes, musée des Beaux-ArtsLe XIXe s. s’interroge : comment faire cohabiter esthétique et hygiène, qui prend de plus en plus de place en médecine et dans la vie quotidienne ? Faut-il par exemple dispenser les femmes enceintes du port du corset ? Pas sûr…

On commence cependant à s’inquiéter de ses effets sur la santé, notamment les déformations du corps dont sont victimes les jeunes filles. Les spécialistes font également la promotion des caleçons féminins, toujours longs et souvent ouverts entre les jambes.

Edouard Manet, Nana, 1877, Hamburger Kunsthalle, HambourgIl s’agit de «protéger ces organes exposés aux poussières et aux intempéries par les jupons et les robes ouvertes ou flottantes» (Dr Becquerel, Traité élémentaire d’hygiène privée et publique, 1873). Quel succès pour les danseuses du french-cancan !

Dans le même temps, grâce à la bonne idée d’un certain Maillot, bonnetier à l’Opéra de Paris inquiet pour ses petits rats, un modèle de caleçon long en tricot couleur chair, couvrant tout le corps, est adopté par toute la famille. Peu élégante, cette grenouillère se fait remarquer au milieu des pièces de lingerie toujours plus nombreuses et travaillées.

Nous sommes en effet en plein développement de la grande distribution et les Printemps et autres grands magasins rivalisent d’inventivité pour écouler leurs stocks de chemises brodées. Qui veut rubans et fanfreluches pour agrémenter ses dessous ?

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Quelques méfaits du corset sur les organes

«La respiration chez la femme n’est modifiée que par le fait du corset, et pendant le temps qu’elle le porte, mais la cage thoracique à sa base surtout est amoindrie définitivement chez les personnes qui font usage de ce vêtement depuis le jeune âge, et le champ respiratoire est, par suite, en tout temps diminué, ce qui présente des conséquences sérieuses au point de vue de la nutrition générale. […] Comme nous l’avons vu, la région antérieure du tronc est comprimée concentriquement et refoulée vers la colonne vertébrale en se rapprochant de plus en plus de celle-ci à mesure que l’on descend vers la taille. La compression est circulaire, par conséquent, en même temps que verticale, de sorte que si à tout prendre l’estomac pouvait séjourner dans cette région à l’état de vacuité, aussitôt après le repas il serait forcé d’en sortir. Je puis dire déjà qu’il n’y séjourne plus jamais entièrement lorsqu’il a subi les effets provoqués par le port du corset. […] Enfin il est une lésion fréquente déterminée par le corset d’une façon certaine, c’est l’abaissement du rein droit». (Inès Gaches-Sarraute, Le Corset. Étude physiologique et pratique, 1900)

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Bateaux et kangourous
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L’histoire de la lingerie a été bouleversée par une idée toute simple : si, au lieu de repousser les seins par le bas, avec le corset, on les soutenait à partir du haut ? Et voilà comment une ancienne «communarde», Herminie Cadolle, libéra le diaphragme des femmes avec son «corselet-gorge», ancêtre du soutien-gorge. L’invention est présentée à l’Exposition universelle de 1889.

Il était temps puisque, sept ans plus tard, était créée la robe «Lola Montes» de Paul Poiret, à porter sans corset, mais toujours avec des bas au bout des tout nouveaux porte-jarretelles. La mode change, et les sous-vêtements suivent avec la diffusion de brassières et culottes-gaines plus discrètes sous les vêtements, mais plus voyantes : fini le blanc hygiénique !

Adeptes des bains de mer et activités physiques pour les plus aisées, obligées de travailler pendant la Grande Guerre pour les plus pauvres, les femmes du début du XXe s. se décorsettent pour aller vers plus de simplicité avec la silhouette filiforme «à la garçonne».

Mantz Werner, Werbeaufnahme fur Kaufhaus L. Tietz, 1928, Paris, musée national d'Art moderne - Centre Georges Pompidou
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Elles finissent même par s’approprier dans les années 30 le caleçon sans jambes inventé pour les enfants en 1918 par la marque Petit Bateau. L’apparence du corps n’est cependant pas oubliée : les gaines sont là pour rappeler qu’il faut continuer à avoir une certaine allure…

Pour les hommes, le slip (de l’anglais «glisser») traverse l’Atlantique à la même période pour s’imposer dans les tiroirs, avec sa variante, le slip-kangourou directement inspiré des marsupiaux, qui nous rappelle les avantageuses «braguettes» de la Renaissance. Dans le même temps, les pantalons peuvent enfin coller plus près du corps et l’expression «être cul et chemise» devient obsolète !

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Des changements qui ne plaisent pas à tout le monde…

«– Que voulez-vous, madame ! Autrefois la femme portait du linge, du beau linge de fil qui lui essuyait la peau ; à présent, quand elle quitte sa robe en la retournant comme un lapin qu’on dépouille, vous voyez quoi ? Un coureur pédestre, madame, en petit caleçon. Un mitron en tenue de fournil. Ni chemise, ni pantalon de linge, ni jupon, ni combinaison, quelquefois un soutien-gorge – souvent un soutien-gorge… Avant de venir à l’essayage, ces dames ont marché, dansé, goûté, transpiré… et je m’arrête là… Il est loin, leur bain du matin ! Et leur robe, portée à même la peau, qu’est-ce qu’elle sent, leur robe de deux mille balles ? Le combat de boxe, madame, et le championnat d’escrime ! «Douzième round, parfum troublant»… Ah ! Dieux !» (Colette, Le Voyage égoïste, 1928).

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À l’aise, d’accord, mais avec raffinement !

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Publicité pour le slip Kangourou, 1948, collection particulière.

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Au milieu du XXe siècle, le confort reste la priorité, mais quand même associé à une touche de frivolité grâce à la combinaison qui cache le tout.

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Après les pénuries de la guerre, guêpières et balconnets arrivent en force, associés au fameux bas nylon remplacé à la fin des années 50 par le collant. L’accessoire arrive à point : voici venir le triomphe de la mini-jupe, juste avant que les féministes ne jettent leurs soutien-gorge à la poubelle.

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Les années 1980 sont marquées par le retour du frou-frou dans les bacs et les avancées de la technologie appliquée à la création : soutiens-gorge à armatures, à coussinets, pigeonnants…

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Concernans le bas, si les femmes découvrent le style minimaliste avec le string (de l’anglais «ficelle»), les hommes au contraire se laissent séduire par le caleçon court, échappé du monde de la boxe, après avoir renoncé à leur fameux débardeur «petit marcel».

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Aujourd’hui, malgré de nombreuses délocalisations, le secteur de la lingerie reste stable grâce au dynamisme du marché du luxe, mais aussi à celui des acheteuses françaises, les premières en Europe.

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Publicité Wonderbra, 1994
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DANS LES YEUX ………
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PUISQU’ON VOUS LE DIT !!!
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sources et ressources :

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Grazietta Butazzi, La Mode. Art, histoire et société, éd. Hachette, 1983.
Béatrice Fontanel, Corsets et soutiens-gorge. L’épopée du sein de l’antiquité à nos jours, éd. de la Martinière, 1992.
Chantal Thomass et Catherine Örmen, Histoire de la lingerie, éd. Perrin, 2009.
heredote.net
le web

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Joséphine de Beauharnais – L’égérie de Napoléon

Joséphine de Beauharnais (23 juin 1763 – 1814)

L’égérie de Napoléon

Joséphine de Beauharnais en impératrice (1763-1814)Elle est née le 23 juin 1763 à la Martinique, dans la riche plantation sucrière d’un lieutenant d’infanterie de marine, sous le nom de Marie-Josèphe-Rose de Tascher de la Pagerie, mais elle entrera dans la postérité sous celui de Joséphine de Beauharnais…

Cette belle créole épouse en premières noces, à 16 ans, le vicomte Alexandre de Beauharnais, un bel officier de trois ans son aîné. Le couple aura deux enfants : Eugène etHortense (future mère de Napoléon III). Mais Alexandre ne tarde pas à courir le guilledou en dépensant la fortune de sa femme.

Lasse d’être trompée, Rose se sépare de son mari dès avant la Révolution. Elle le retrouve alors qu’il s’est déjà illustré comme député aux états généraux, président de l’Assemblée nationale constituante puis général de la 1ère armée du Rhin. Ses états de service, notamment la prise de Mayence en 1793, ne l’empêchent pas d’être guillotiné en 1794.

Inattendue revanche

Incarcérée à son tour au couvent des Carmes, Rose noue une liaison avec un autre prisonnier, le beau général Lazare Hoche. Mais cette félicité ne dure pas. Après avoir vu son mari partir pour la guillotine, la jeune femme comprend que son tour va venir. Elle en tombe malade et ses geôliers sursoient à l’exécution de deux jours. C’est assez pour la sauver. Avec la chute de Robespierre, qui intervient entre-temps, tous les suspects – dont elle – sont libérés.

Veuve et pauvre, Rose est aussi très éprouvée par son incarcération. Sans doute viendra de là son incapacité à enfanter de nouveau…

Énergique, elle surmonte l’adversité et se rattrape en devenant l’une des femmes les plus en vue de la bonne société du Directoire et la maîtresse du «roi» Barras (séduisante, elle a néanmoins les dents si gâtées que les portraitistes veillent à la représenter lèvres serrées).

C’est ainsi qu’elle fait la connaissance du général Bonaparte, devenu un intime de Barras suite à la répression de l’insurrection royaliste de Vendémiaire. Éperdument amoureux de celle qu’il appelle Joséphine (pour n’avoir pas, dit-on, à prononcer le prénom usité par ses précédents amants), Bonaparte demande sa main. Il l’épouse sans formalités le 9 mars 1796 devant un officier d’état-civil. Coquette, la mariée se rajeunit à cette occasion d’une demi-douzaine d’années pour ne pas apparaître plus vieille que son fougueux mari…

Quelques jours plus tard, le général part pour l’armée d’Italie dont il a reçu le commandement en bonne partie grâce à l’entregent de son épouse. Insatiable, cette dernière le trompe néanmoins pendant ses équipées en Italie puis en Égypte avec un capitaine de hussards, un certain Hippolyte Charles.

Quand elle apprend que son illustre époux est revenu d’Égypte et a débarqué à Golfe-Juan, elle part à sa rencontre pour se faire pardonner. Mais elle se trompe de route. C’est ainsi que le général arrive à l’hôtel de sa femme, rue Chanteraine, pour s’apercevoir qu’elle n’est pas là ! Sa colère redouble d’intensité. Habilement, la femme adultère confie à ses deux enfants Eugène et Hortense le soin de plaider sa cause et son pardon. Ils y réussissent fort bien.

Joséphine de Beauharnais (23 juin 1763 - 29 mai 1814), 1801, par François Gérard (musée de l'Ermitage)

Impératrice pour la vie

Dès lors, Joséphine revient à de meilleurs sentiments tandis que l’étoile de son mari se hisse au firmament de la gloire. Pleinement solidaire de Napoléon, elle se va mettre à son service dans toutes les épreuves qui réclament du doigté, de bonnes relations et de la diplomatie, à commencer par le coup d’État de Brumaire.

Son fils Eugène devient un très honorable collaborateur du Premier Consul comme vice-roi d’Italie puis comme général. Il épousera une princesse bavaroise. Sa fille Hortense se sacrifie à l’intérêt du clan en épousant Louis, frère cadet de Napoléon et futur roi de Hollande, par ailleurs un incapable et un mauvais mari qu’elle n’aura de cesse de tromper.

Le Corse Napoléon et la créole Joséphine triomphent ensemble lors du sacre à Notre-Dame. Joséphine a surmonté l’hostilité que lui voue la famille Bonaparte. Son mariage civil a été renforcé par une cérémonie religieuse, la nuit précédant le sacre, devant le cardinal Joseph Fesch, oncle de l’empereur. Comble d’habileté, la nouvelle impératrice obtiendra aussi du peintre David que le célèbre tableau du sacre représente son couronnement et non celui de Napoléon 1er.

Mais incapable de donner à Napoléon l’héritier dont il a besoin, elle doit se résoudre au divorce pour raison d’État le 16 décembre 1809. Elle conserve le titre d’Impératrice des Français et une riche dotation incluant le château de la Malmaison. Elle y mène une vie active et épanouie, en mère et grand-mère attentionnée, au milieu de ses collections de fleurs et d’animaux. Napoléon, qui lui a gardé toute son affection, lui rend de fréquentes visites. C’est là, à la Malmaison, qu’elle meurt d’une fluxion de poitrine le 29 mai 1814, à 51 ans, peu après la chute de l’Empire, ayant pris froid en faisant visiter son domaine au tsar Alexandre 1er.

L'impératrice Joséphine reçoit le tsar Alexandre 1er à la Malmaison (Hector Viger, 1864, musée de la Malmaison)
Joséphine à la Malmaison

La Malmaison aujourd'hui (photo : Fabienne Vignolle, Herodote.net)Joséphine a acheté sous le Directoire acheté cette grande maison située en bordure du bois de Cucufa, à l’ouest de Paris, et dont le nom («mauvaise maison») rappelle que des brigands de grand chemin l’ont habitée dans une époque plus ancienne.

Désireuse de prendre une revanche sur le passé, elle la fait rénover avec le concours des architectes Percier et Fontaine et l’aménage luxueusement grâce à la bienveillante compréhension de son mari, y dépensant pas moins de dix millions de francs en une dizaine d’années.

La Malmaison est meublée dans le goût Empire avec des meubles qui rappellent l’Égyte pharaonique. Dès le Consulat, la Malmaison devient l’un des sièges du gouvernement. Napoléon y aménage un bureau de travail à l’allure d’une tente militaire. Il y retrouve Joséphine chaque semaine et y donne de grandes fêtes.

La Malmaison aujourd'hui (photo : Fabienne Vignolle, Herodote.net)

Dans le parc, qui compte alors plus de 700 hectares, Joséphine crée après son divorce une ménagerie pleine d’animaux exotiques et des serres chauffés où s’épanouit sa passion pour la botanique, les fleurs rares et les roses en particulier.

sources :

hérodote.net

André Larané

Fabienne Manière

23 mai 1430 Jeanne d’Arc est capturée à Compiègne et jugée et brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431

23 mai 1430

Jeanne d’Arc est capturée à Compiègne

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Le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons en tentant de secourir avec sa troupe les habitants de Compiègne, au nord de Paris.

Les Anglais vont alors se la faire livrer, en vue de la faire condamner… par un tribunal ecclésiastique. Ils espèrent de la sorte mettre au jour sa nature de sorcière et dévaluer le sacre de leur ennemi Charles VII

Jeanne d'Arc faite prisonnière à Compiègne (Jules Eugène Lenepveu, 1886, Panthéon, Paris)
Vaines impatiences

En délivrant Orléans et faisant sacrer le roi Charles VII à Reims, Jeanne d’Arc a accompli la mission que lui ont confiée, selon ses dires, des voix célestes. D’ailleurs, après le sacre, elle admet ne plus entendre ses voix…

Mais emportée par son succès et la faveur des foules, elle veut en finir au plus vite avec les Anglais. Elle part avec Charles VII à la reconquête du Bassin Parisien. L’armée royale entre sans coup férir à Soissons, Château-Thierry, Provins, Crépy-en-Valois et les villes de l’Oise.

Encouragé par Jeanne, le «beau duc» Jean d’Alençon, gendre de Charles VII et chef de l’armée royale, mène celle-ci à Saint-Denis, aux portes de Paris. Mais les Français de la capitale, satisfaits de leur sort, n’ont nul désir de revoir la redoutable faction des Armagnacs qui entoure le roi.

Quant à l’entourage du roi, conduit par sa belle-mère Yolande d’Aragon, il préfère négocier une trêve avec le cousin ennemi de Bourgogne, le  «Grand-Duc d’Occident»Philippe le Bon. Par la trêve, conclue le 28 août, ils promettent au duc de recouvrer les villes perdues de l’Oise.

De leur côté, Jeanne et d’Alençon ne se résignent pas et lancent une attaque sur la capitale le 8 septembre 1429, fête de la Nativité de la Vierge ! Beaucoup s’indignent que la Pucelle engage le combat ce jour-là. Elle-même est blessée d’une flèche à la cuisse et l’assaut tourne court.

À nouveau tenté par le repli, Charles VII  ramène l’armée à Gien, sur la Loire, et la licencie le 21 septembre 1429. Dans le même temps, il commence à tenir l’héroïne à l’écart tout en lui faisant miroiter les délices de la vie de cour. En témoignage de reconnaissance, il l’anoblit ainsi que sa famille le 24 décembre 1429 (son nom, Darc, devient dès lors d’Arc). Il confie la prévôté de Vaucouleurs à son frère Pierre, qui a combattu à ses côtés, et dispense cette châtellenie de l’impôt.

Comme Jeanne ne se laisse pas adoucir par les faveurs, il lui confie le soin de combattre un brigand mais celui-ci lui inflige un échec humiliant à la Charité-sur-Loire où il s’est réfugié.

À la cour, le grand chambellan La Trémoille et l’archevêque de Reims Regnault de Chartres, chancelier de France, qui privilégient la négociation avec les Bourguignons, manigancent sa perte. Ils suscitent une prophétesse rivale, Catherine de La Rochelle, que Jeanne rencontre et renvoie en lui conseillant d’aller «faire son ménage et soigner ses enfants».

De l’échec au drame

De leur côté, les Anglais sont très affaiblis et quelque peu démoralisés par leurs échecs successifs depuis la levée du siège d’Orléans. Leur régent, le duc de Bedford, se voit contraint d’appeler à l’aide le cardinal de Winchester, son oncle, qui a déjà mis sous sa coupe l’Angleterre et son régent, le duc de Gloucester. Le cardinal détourne vers la France une armée qu’il avait recrutée pour combattre les hérétiques hussites dans la lointaine Bohème. Lui-même et ses soldats rencontrent à Paris le duc de Bourgogne le 30 septembre 1429.

Leurs alliés bourguignons se sentent pousser des ailes. Fringant étalon, le duc Philippe le Bon célèbre avec Isabelle de Portugal son troisième mariage le 10 janvier 1430 et par la même occasion crée le fameux Ordre de la Toison d’Or. Là-dessus, en avril, à la fin de l’hiver, il décide délibérément de rompre la trêve et se lance à la reconquête de Compiègne, un verrou sur l’Oise, au nord de Paris, qui l’empêche de lier ses possessions à celles des Anglais.

Le 15 avril 1430,  il entame le siège de la ville avec son lieutenant Jean II de Luxembourg-Ligny, comte de Guise. Les habitants appellent Jeanne à l’aide. Celle-ci lève avec ses propres deniers une troupe de 400 mercenaires et se précipite à leur secours sans en référer au roi. Elle entre dans la ville à la faveur de la nuit. Mais le lendemain, le 23 mai 1430, en tentant une sortie, elle est encerclée par les Bourguignons et capturée par un archer picard qui la livre à son seigneur Jean de Luxembourg.

Jeanne n’a pas l’espoir que le seigneur bourguignon demande une rançon au roi Charles VII en échange de sa libération car elle-même, quelque temps plus tôt, a refusé de libérer contre rançon un routier bourguignon, Franquet d’Arras, et l’a au contraire livré à la justice royale pour qu’il soit exécuté en vertu de ses crimes innombrables.

La Pucelle est donc dans un premier temps enfermée au château de Beaulieu-en-Vermandois, d’où elle tente de s’échapper. Le mois suivant, elle est transférée au château de Beaurevoir, au nord de la Picardie. Elle tente une deuxième fois de s’évader en se laissant descendre le long d’une corde confectionnée avec ses draps. Mais la corde rompt et elle fait une chute douloureuse.

Très vite, son geôlier est harcelé par Henri Beaufort, cardinal de Winchester, qui, à Londres, a repris en main les affaires du Continent. Celui-ci veut à tout prix que la captive soit jugée et condamnée pour sorcellerie et hérésie afin de couper court à sa popularité et ruiner le crédit de Charles VII… Que vaudrait en effet un sacre acquis grâce à une sorcière ?

L’Anglais multiplie les pressions, entame le blocus des ports flamands et finalement rachète Jeanne pour dix mille livres tournois, soit un montant équivalent à une rançon royale ! La prisonnière est conduite à Arras, puis au Crotoy, à Dieppe et enfin à Rouen où elle doit être jugée. Son procès va pouvoir commencer…

Ingratitude

Le roi Charles VII, peu conscient de l’enjeu, n’esquisse aucun geste en sa faveur. Son grand chambellan Georges de la Trémoille, retors et corrompu, hostile à la Pucelle, le dissuade de la racheter.

Toutefois, sous le choc, les troupes royales semblent se réveiller de leur torpeur. Le 25 octobre 1430, Xaintrailles et La Hire obligent Jean de Luxembourg à lever le siège de Compiègne. Le duc de Bourgogne détourne son attention vers le Brabant. C’en est fini de la menace d’une jonction des domaines anglais et bourguignons. Les troupes de Charles VII ont repris l’initiative. Jeanne captive a gagné.

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30 mai 1431

Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen

Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux-Marché, après un procès inique. Elle est victime de ce que les Anglais voulaient à tout prix la convaincre d’hérésie (et accessoirement de sorcellerie) pour abaisser ainsi le roi Charles VII qu’elle avait diligemment servi.

Son procès, dont on a conservé et publié les minutes, témoignent d’une personnalité d’exception, avec un esprit acéré et une conscience pure.

Jeanne d'Arc au bûcher, miniature(Les Vigiles de Charles VII, manuscrit réalisé par Martial d'Auvergne en 1477-1483, BNF)
La Pucelle jugée par l’Église

Capturée au siège de Compiègne, le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc est vendue par les Bourguignons aux Anglais, lesquels n’ont qu’une hâte : la faire condamner par un tribunal ecclésiastique afin de déconsidérer le roi Charles VII et rendre le moral à leurs troupes. Celles-ci, il est vrai, ne se montrent plus guère offensives depuis le siège d’Orléans.

Après un passage à la forteresse du Crotoy, au bord de la Manche, Jeanne arrive à Rouen la veille de Noël 1430. Elle est enfermée au château du Bouvreuil, la forteresse de la ville, qui accueille ordinairement des prisonniers hommes. Pour l’occasion, une tour lui est réservée. Elle est placée sous la garde du gouverneur de la ville, Richard de Beauchamp, comte de Warwick.

Pas moins de quatre ou cinq rustres veillent sur elle nuit et jour. Ont-ils pu tenter de la violer? La chose est peu probable car les gardes, superstitieux, devaient être rebutés à l’idée de toucher une prétendue sorcière.

Le tribunal d’Église qui doit la juger est présidé par Pierre Cauchon, l’évêque de Beauvais, dont dépend Compiègne, le lieu de sa capture.  Cauchon est un théologien respecté de l’Université de Paris, d’environ 60 ans. Il est entré au service du duc de Bourgogne, ce qui lui a valu l’évêché de Beauvais. Désireux de se faire bien voir des Anglais, il arrange le procès en hérésie et pour cela s’adjoint le concours du frère dominicain Jean Le Maître, vicaire de l’inquisiteur en France.

Jeanne devant ses juges (lettrine d'un manuscrit du XVe siècle, BNF)Le procès s’ouvre le 9 février 1431 avec les deux juges et quelques dizaines d’assesseurs. Il est fréquemment suspendu et à plusieurs reprises, le très puissant cardinal de Winchester vient remplacer Cauchon à la tête du tribunal.

Ces ecclésiastiques admettent difficilement que Dieu ait pu s’adresser par-dessus leurs têtes à une fille du peuple. Ils dépêchent des enquêteurs à Domrémy mais les témoignages des habitants sont si favorables à l’accusée qu’ils doivent détruire leur rapport. Ils reprochent à Jeanne d’avoir revêtu des habits d’homme (sic), en contradiction avec un précepte du Deutéronome, d’avoir essayé de se suicider à Beaurevoir (il s’agissait en fait d’une tentative d’évasion) et bien sûr d’avoir eu de fausses visions.

Interrogée par Jean Beaupère, l’un des juges, sur son état de grâce, elle répond : «Si je n’y suis, Dieu m’y mette, si j’y suis, Dieu m’y tienne !»

Les actes du procès témoignent de l’extraordinaire force de caractère de l’inculpée.Ainsi à propos de l’assassinat de Jean sans Peur : «Croyez-vous que votre roi a bien fait de tuer ou faire tuer monseigneur de Bourgogne ? — Ce fut grand dommage pour le royaume de France. Mais quelque chose qu’il y eût entre eux, Dieu m’a envoyée au secours du roi de France.»

Incapable de faire fléchir la jeune fille et pressé d’en finir par le cardinal de Winchester, qui se dispose à quitter Rouen, l’évêque Cauchon précipite la procédure. Il soumet à Jeanne un réquisitoire de douze articles qu’elle récuse en bloc. Il décide alors de lui faire peur.

Le 24 mai 1431 au soir, Jeanne est traînée au cimetière de l’abbatiale de Saint-Ouen où a été préparé un bûcher. Sur une estrade se tient le cardinal de Winchester. Le bourreau est prêt à l’ouvrage. On la menace de torture et on lui montre les instruments. Puis l’évêque Cauchon list l’acte d’accusation par lequel il la livre au bras séculier afin qu’elle soit brûlée (l’Église s’interdit de procéder elle-même à une exécution). Mais il lui fait savoir aussi que, si elle se rétracte et renonce à ses habits d’homme, elle sera confiée à l’Église et échappera à la mort.

Le prédicateur Guillaume Evrard a la maladresse de s’en prendre au roi : «Ton roi est hérétique et schismatique ! — J’ose bien vous dire et vous jurer sur ma vie que c’est le plus noble chrétien de tous les chrétiens, ceui qui aime le mieux la foi et l’Église. Il n’est pas tel que vous le dites», bondit la malheureuse.

Jeanne, épuisée, signe un document par lequel elle accepte de se soumettre à l’Église et de reprendre ses habits de femme. La sentence de mort est commuée en un emprisonnement à vie.

Le procès de Jeanne d'Arc, miniature du XVe siècle, BNF
Le bûcher

Jeanne d’Arc revient dans sa cellule au grand mécontentement des Anglais qui auraient voulu une exécution rapide. Les soldats menacent même de s’en prendre aux juges et à l’évêque… Mais quelques jours plus tard, s’étant fait dérober ses vêtements et craignant à juste titre pour sa vertu, elle reprend des habits d’homme, ce qui lui vaut d’être cette fois condamnée au bûcher comme relapse (se dit de quelqu’un qui retombe dans l’hérésie).

Vêtue d’une robe soufrée destinée à la faire brûler plus vite et coiffée d’une mitre sur laquelle sont écrits des mots infâmants, la jeune fille est conduite sur le lieu de son supplice. Détail sordide : le bûcher étant trop élevé, le bourreau Geoffroy Thérage se trouve dans l’impossibilité d’étrangler sa victime avant que les flammes ne l’atteignent, ce qui vaut à Jeanne de périr vive dans de grandes souffrances.

Comme Winchester souhaite un ultime aveu, l’évêque Cauchon s’approche des flammes mais c’est pour s’entendre dire : «Évêque, je meurs par vous ! ». Et dans un dernier défi, elle murmure: «Que j’aie bien fait, que j’aie mal fait, mon Roi n’y est pour rien !…» Un des juges, pris de remords, confiera : «Je voudrais que mon âme fût où je crois qu’est l’âme de cette fille ! »

Après le supplice, le bourreau se voit chargé de jeter les cendres dans la Seine afin d’éviter qu’elles ne deviennent objet de ferveur.

En dépit de cette fin tragique, qui apparaît dans l’instant comme un échec, la détermination de Jeanne d’Arc, soutenue par sa foi, a changé le cours de l’Histoire. Sa foi et sa fougue ont sauvé la dynastie des Valois. Fallait-il voir en elle une sainte catholique ? C’est une autre affaire.

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sources hérodote.net

André Larané

écrites de l’époque ..

Le procès de Jeanne d’Arc

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jeanne/

Le procès de Jeanne d’Arc

http://www.clerus.org/clerus/dati/2001-10/23-13/JeanneArc.html

Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc : raconté et traduit, …

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k551683

Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc : raconté et traduit, …

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jeanne/

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1895_num_56_1_462831

http://www.stejeannedarc.net/rehabilitation/enquete_1450.php

Ça s’est passé un 22 mai ….

22 mai 337

Constantin reçoit le baptême et meurt

Constantin (buste du musée du Capitole, Rome)Malade, épuisé par un règne agité, l’empereur romain Constantin 1erexpire le dimanche 22 mai 337, jour de la Pentecôte chrétienne. Il n’a pas encore soixante ans. Il meurt à Ancyrona, dans les faubourgs de Nicomédie (aujourd’hui Izmit, au sud de la mer de Marmara), tandis qu’il tente de regagner en toute hâte sa capitale, Constantinople. Avant de rendre le dernier soupir, Constantin a le temps de recevoir le baptême des mains de l’évêque Eusèbe de Nicomédie. Ce baptême tardif et son action en faveur de l’Église lui valent d’être vénéré comme un saint par les chrétiens orthodoxes… bien que n’ayant pas eu sa vie durant un comportement des plus vertueux. Sa mère Hélène, chrétienne sincère qui pria pour la conversion de son fils, figure également parmi les saints.

Une dévotion sincère mais bornée par la politique

Dès ses jeunes années, Constantin est partagé entre la nouvelle religion héritée de sa mère Hélène et le culte très en vogue à son époque du Sol invictus (le Soleil invaincu),  qui amorce une évolution du polythéisme païen vers le monothéisme façon hébraïque ou chrétienne. Constantin n’est pas pour autant un modèle de bonté évangélique. Il fait la part des choses entre conscience privée et action publique. Ainsi a-t-il sans doute fait exécuter son beau-père l’ex-empereur Maximien Hercule, mais aussi son propre fils, sa femme Fausta, son beau-frère Licinius… Au pouvoir, il s’entoure de chrétiens, parmi lesquels son hagiographe l’évêque Eusèbe de Césarée, une ville de Palestine, qui prononce son panégyrique (éloge public) à la veille du trentième anniversaire de son accession au pouvoir, le 25 juillet 336. Il se mêle aussi très activement des affaires de l’Église et convoque un concile oecuménique (universel) à Nicée pour surmonter des divergences entre partisans d’Arius et partisans d’Athanase d’Alexandrie sur la question subtile de la divinité du Christ. Curieusement, oubliant ses précédentes décisions en faveur de l’unité doctrinale du christianisme, l’empereur cède à la fin de sa vie aux arguments d’un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie, celui-là même qui le baptisera sur son lit de mort. Il remet en selle l’arianisme, condamné par le concile de Nicée. L’hérésie n’est définitivement éliminée qu’au siècle suivant, en 451, lors du concile de Chacédoine. Suivant la coutume alors en vogue chez les chrétiens, il attend l’imminence de sa mort pour recevoir le baptême, celui-ci lui assurant la rémission de ses (nombreux) péchés antérieurs.

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22 mai 1875

Le congrès socialiste de Gotha

Le 22 mai 1875, deux partis allemands tiennent un congrès commun à Gotha (Thuringe), une petite ville surtout célèbre pour son almanach des têtes couronnées. Les deux partis, qui se réfèrent tous deux au socialisme, veulent s’unir pour tenir tête au chancelier allemand Bismarck. À l’issue du congrès, le Parti ouvrier social-démocrate d’Allemagne, d’inspiration marxiste, doit s’effacer devant l’Association générale des travailleurs. Celle-ci est le plus ancien mouvement socialiste ouvrier d’Europe. Elle a été fondée en mai 1863 par Ferdinand Lassalle, un théoricien réformiste, et l’on peut la considérer comme l’ancêtre du Parti social-démocrate allemand actuel (SPD).

Un socialiste visionnaire

Ferdinand Lassalle (1825-1864) Ferdinand Lassalle, né de riches commerçants juifs de Breslau (sans rapport avec la France malgré son nom), est un disciple de Karl Marx qui a développé sa propre vision du socialisme. On lui doit la «loi d’airain des salaires» : Lassalle considère que dans un régime franchement capitaliste, les salaires des ouvriers ne peuvent jamais dépasser ce qui est strictement nécessaire à leur survie et à leur reproduction (d’où le sens du motprolétaire, d’après un terme latin qui désigne des personnes n’ayant pas d’autre utilité que la reproduction). Il préconise le développement d’associations et de coopératives ouvrières afin de briser cette «loi d’airain» et promouvoir le socialisme dans le cadre d’un État démocratique bourgeois. Ce faisant, il s’oppose violemment à Karl Marx, partisan d’une «dictature du prolétariat», étape indispensable selon lui à l’avènement du communisme. Ferdinand Lassalle meurt en duel par amour pour une femme de l’aristocratie, à 39 ans, le 31 août 1864, mais son association lui survit sans problème.

Naissance de la social-démocratie

L’Association générale des travailleurs arrive en force au congrès de Gotha avec 73 délégués face aux 56 du parti rival. Celui-ci, le Parti ouvrier social-démocrate d’Allemagne, a été créé en 1869 à Eisenach par Bebel et Liebknecht. D’inspiration marxiste, il est privé à Gotha du soutien de Karl Marx lui-même, en exil à Londres Wilhelm Liebknecht accepte la fusion des deux partis en faisant de grandes concessions aux thèses lassalliennes. Le programme de Gotha va être vivement critiqué par Karl Marx mais il ne va pas moins orienter les socialistes allemands vers la voie réformiste et l’acceptation des règles démocratiques. Cela explique les différences persistantes entre la gauche française, encline à rêver au«Grand Soir» (la révolution), et la gauche allemande, adepte d’un système de codécision (en allemand : «Mitbestimmung»), qui permet aux représentants des ouvriers de voter dans les entreprises sur des sujets les concernant.

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22 mai 1200 : Traité du Goulet

Le 22 mai 1200, Philippe Auguste et Jean sans Terre mettent provisoirement fin à un conflit de près d’un demi-siècle par le traité du Goulet, près de Vernon, dans le Vexin normand. Grand gagnant face au roi d’Angleterre en butte à la contestation de ses barons, le roi de France obtient le Berry et Évreux. Dans la foulée, le lendemain, il marie son fils Louis, 13 ans, avec Blanche de Castille, 12 ans. Celle-ci est la fille du roi Alphonse VIII de Castille. Elle est surtout la petite-fille de l’illustre Aliénor d’Aquitaine (80 ans) et la nièce du roi d’Angleterre. Elle se voit promettre la couronne d’Angleterre si Jean sans Terre devait mourir sans héritier direct. Comme le royaume de France est sous le coup d’un interdit pontifical, le mariage est célébré de l’autre côté de la frontière, sur les terres normandes de Jean sans Terre. Il n’en sera pas moins heureux et 14 ans plus tard, le jeune couple donnera naissance à Louis IX, ou Saint Louis.

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22 mai 1809 : L’archiduc Charles frôle la victoire à Essling

Le 22 mai 1809, aux abords d’Essling et Aspern, au bord du Danube, une partie de laGrande Armée, sous les ordres de Masséna, est écrasée par les Autrichiens. Le maréchal Lannes est blessé à mort. Napoléon 1er et le reste de la Grande Armée, momentanément bloqués au milieu du fleuve, sur l’île de Lobau, prendront leur revanche à Wagram, sept semaines plus tard.

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Naissance de Gérard de Nerval le 22 mai 1808 à Paris

Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, est l’une des figures les plus émouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois. Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet, Tour à tour amoureux insouciant et tendre, Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre. Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.

C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ; Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.

Il était paresseux, à ce que dit l’histoire, Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire. Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.

Et quand vint le moment où, las de cette vie, Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie, Il s’en alla disant : «Pourquoi suis-je venu ?»

(Gérard de Nerval, Épitaphe)

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Décès  de Constantin 1er, Constantin le Grand le  22 mai 337 à Ancyrona (Empire romain)

Figure majeure de l’histoire romaine, Constantin le Grand est le dernier d’une longue suite d’empereurs originaires d’Illyrie (une partie de la Yougoslavie du XXe siècle). Ces hommes énergiques, militaires de basse extraction, ont redressé le vieil empire à la fin du IIIe siècle, lorsqu’il était menacé par les premières attaques des Barbares. Ils ont fortifié les villes et renforcé les légions des frontières. Constantin donne à l’empire une nouvelle capitale à l’emplacement d’une cité grecque du nom de Byzance, sur le détroit du Bosphore, entre Europe et Asie. Cette «Nouvelle Rome» va prendre le nom de son fondateur : Constantinople. Elle deviendra bien plus tard la capitale de l’empire ottoman. (depuis 1930, son nom officiel est Istanbul, ou Istamboul). Constantin est le premier empereur romain à avoir reconnu l’importance du christianisme. Un édit de tolérance publié à Milan en 313 met fin aux persécutions et lui vaut la sympathie des adeptes de la nouvelle religion. Lui-même se fait baptiser sur son lit de mort. Après lui, tous les empereurs romains à une exception près seront chrétiens.

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Décès de Victor Hugo le 22 mai 1885 à Paris

Victor Hugo surpasse par sa puissance créatrice, son imagination et l’étendue de ses talents tous les écrivains de sa génération. Il s’est aussi impliqué dans la vie politique de son temps.Royaliste dans sa jeunesse, il s’engage contre la peine de mort («Se venger est de l’individu, punir est de Dieu»). Son roman Notre-Dame de Paris éveille l’intérêt du public pour le Moyen Âge et la conservation du patrimoine. Après la révolution républicaine de 1848, il se fait le champion de la «Révolution des peuples» et en appelle à la création des États-Unis d’Europe. Il vire à gauche («J’ai grandi !» dira-t-il en 1854 de ce moment-là) puis s’exile pour manifester son opposition à Napoléon III. Cet exil lui vaut une seconde naissance, réalisant son souhait secret («Je veux l’influence et non le pouvoir», avait-il écrit en 1848). Il publie ses chefs-d’œuvre : Les Contemplations, La Légende des SièclesLes Misérables… et devient pour les jeunes écrivains un maître respecté. Au lendemain de la proclamation de la IIIe République, en 1871, le vieillard revient en France et traverse Paris au milieu d’une foule reconnaissante. Ses funérailles, en 1885, sont grandioses autant qu’émouvantes. Aux côtés de son contemporain Louis Pasteur, le poète personnifie le triomphe de la République et la culture française.

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sources : hérodote.net

21 mai 1529 Barberousse et les Turcs s’emparent d’Alger

21 mai 1529

Barberousse et les Turcs s’emparent d’Alger

Le 21 mai 1529, les janissaires turcs de Barberousse s’emparent de la puissante forteresse espagnole qui se dresse face à Alger, le Peñon. Le pirate fait exécuter le gouverneur de la forteresse. Il devient le maître tout-puissant de la ville d’Alger et de ses environs immédiats. Lui-même et ses successeurs vont dès lors écumer la Méditerranée jusqu’à la veille du débarquement français en Algérie.

Une famille de pirates

Les Barberousse sont au début quatre frères, nés d’un Albanais converti à l’islam. Leur nom vient de la barbe rousse que porte l’aîné, Aroudj (ou Arudj).

Corsaires dès leur plus jeuneâge, ils reçoivent du sultan Sélim 1er, qui règne à Istamboul, la mission de combattre et soumettre les Maures d’Afrique du Nord. À la tête de 2000 janissaires (mercenaires turcs), ils s’acquittent de leur mission avec une brutalité remarquable en s’emparant d’abord de Tunis.

Dans le même temps, les Espagnols, qui ont abattu le dernier royaume musulman de la péninsule hispanique, commencent à manifester des envies de conquête sur le littoral nord-africain.

En 1512, le roi berbère de Bougie appelle à l’aide les frères Barberousse. Il veut récupérer la ville  dont l’ont chassé les Espagnols. Quatre ans plus tard, c’est au tour du roi d’Alger d’appeler à l’aide les frères Barberousse. Il s’inquiète à juste titre de la menace que représente la forteresse espagnole du Peñon.

Peu au fait des lois de l’hospitalité, Aroudj exécute le roi d’Alger dans son bain et pourchasse ses fidèles. Ses janissaires tuent et violent à qui mieux mieux. Les corps des notables sont pendus aux remparts. Aroudj poursuit ses adversaires jusqu’à Tlemcen. Mais le roi berbère de cette ville est allié au gouverneur espagnol d’Oran qui surgit avec ses troupes, chasse Aroudj de Tlemcen et finit par le tuer.

La revanche du dernier Barberousse

Des quatre frères Barberousse ne survit plus que Kheir ed-Din. Celui-ci prend aussitôt la relève de son aîné. Il inflige une sévère défaite aux troupes de l’empereur Charles Quint sous les murs d’Alger et peut dès lors attaquer le Peñond’Alger.

Après l’éviction des Espagnols, Kheir ed-Din va librement écumer la Méditerranée avec ses galères, pillant les côtes et les navires de rencontre. L’objectif est la prise d’un maximum de butin. Il s’agit essentiellement de prisonniers, hommes, femmes et enfants, que l’on libère contre rançon s’ils sont riches ou que l’on vend comme esclaves sur les marchés d’Orient.

C’est par dizaines de milliers que se comptent les malheureux paysans, voyageurs ou marins enlevés à leur famille, condamnés à la mort lente et aux travaux forcés, au harem s’il s’agit de femmes.

Suivant les consignes du sultan auquel il a fait acte d’allégeance pour la ville d’Alger en 1520, Kheir ed-Din s’applique à ruiner les côtes italiennes en vue d’affaiblir la chrétienté en son coeur.

Au corsaire musulman s’oppose un autre corsaire, chrétien celui-là, mais non moins talentueux. Il s’agit d’Andrea Doria, issu d’une noble lignée de Gênes. Andrea Doria se met au service du roi de France François 1er puis de l’empereur Charles Quint, son rival.

En 1534, le bey arabe de Tunis, chassé de sa ville par Barberousse, appelle à son secours l’empereur lui-même. Charles Quint débarque en force près de Tunis avec Andrea Doria et libère la ville où il entre lui-même en triomphe le 6 août 1535. 20.000 esclaves chrétiens sont libérés et Tunis devient vassale de l’empereur germanique. Lebey ne peut faire moins que d’abolir l’esclavage.

Charles Quint a moins de chance en 1541 avec Alger. Après l’échec d’une tentative de débarquement, la ville reste aux mains des Barbaresques.

L’empereur doit aussi compter avec le roi de France. François 1er s’accroche à son rêve de conquérir l’Italie et veut pour cela abattre Charles Quint. Il négocie une alliance avec le sultan Soliman II le Magnifique puis fait appel aux services de Kheir ed-Din, livrant Toulon à celui-ci en 1543.

Tout cela pour rien. Kheir ed-Din, le dernier Barberousse, se désengage au prix fort et poursuit la guerre de course jusqu’à sa mort, à 70 ans, qui survient en 1546 dans son palais d’Istamboul. –

source…. Hérodote.net

Petit texte à l’intention des donneurs de leçons,

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Petit texte à l’intention des donneurs de leçons, 
 
les « saint Parfait » de notre société
juges de tout et n’importe quoi 
mais surtout pourfendeurs courageux
du catholicisme !!!
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chrétiens célèbres
Chrétiens célèbres
 
 
(( ce billet est adressé à divers journalistes et blogueurs qui utilisent ces méthodes …))
 
 
 

Cela fait quelques mois que je lis  les écrits de la presse de gauche à 90 %,, et quelques 

 
blogueurs gauchisants ou franchement incultes  !  
 
Je me demande bien pourquoi !!!
 

Journaliste
Arroseur.jpg
 
Ces 90% de journalistes écrivant des billets, articles, chroniques, etc…  ont la science infuse 
 
et utilisent une figure de style qui consiste à dénigrer et abaisser les personnages du sujet 
 
qu’ils traitent … ( voire, « mal traitent) !!!
 
Dans ce cas précis, le retrait de sa fonction de Benoït XVI, vous avez le droit de ne pas être 
 
croyant et de le dire, aucun soucis,;
 
 
Par contre vous êtes ridicules dans votre façon de traiter le pétrinien Benoît XVI !!!!
 

Notre Très Saint Père Benoit XVI a décidé de se retirer dans une vie de prières 
 
pour les raisons ci-dessous exposées. Remercions-le pour son magnifique 
 
pontificat, pour ces actes de grand courage et de grande liberté de paroles et de 
 
conscience …. 
 
prions pour lui !!!!!
 
Benoît XVI
Image illustrative de l'article Benoît XVI
Benoît XVI le 17 octobre 2010
Biographie
Nom de naissance Joseph Alois Ratzinger
Naissance 16 avril 1927 (85 ans)
Marktl (Bavière,Allemagne)
Ordination sacerdotale 29 juin 1951
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 19 avril 2005 (78 ans)
Intronisation 24 avril 2005
(7 ans, 9 mois et 23 jours)
Fin du pontificat 28 février 2013 (85 ans)
(théorique)
par renonciation
Précédent Jean-Paul II
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
27 juin 1977 par le
pape Paul VI
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 28 mai 1977
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi
25 novembre 1981 – 13 mai 2005
Précédent Mgr Franjo Šeper Mgr William Levada Suivant
Archevêque de Munich et Freising
28 mars 1977 – 15 février 1982
Précédent Julius August Döpfner Friedrich Wetter Suivant

Blason
Devise et Armoiries
« Nos ergo debemus sublevare huiusmodi,
ut cooperatores simus veritatis. » (3Jo 1. 8)
(Nous devons servir de cette manière
que nous soyons coopérateurs de la vérité.)1
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
modifier Consultez la documentation du modèle
 
Effectivement, pourquoi ne pas respecter ce brave homme âgé et usé, et qui est très 
 
certainement, infiniment plus érudit que vous tous réunis au sain   des collaborateurs
 
de vos journaux et  sites …
 
 
Vous êtes « petits » , vous ne méritez aucunement que l’on s’arrête à vous lire et je résilie dès 
 
maintenant mon abonnement à vos courriels d’information … ils se reconnaîtrons !

Journalistes et rédacteurs à

Radio-Canada/CBC à Montréal en 1944.
 
 
Est ce que vous connaissez le sens du mot « respect » ?  Que savez vous de l’histoire Papale ? 
 
 
Vous choisissez comme l’a fait F. Hollande et autres socialistes ou gauchistes de tous poils 
 
de vous moquer, de vous gausser bêtement de cet homme qui se retire face aux difficultés
 
qu’il a évoquées pour justifier sa décision …. pas mal devraient prendre exemple et se taire, 
 
quand on connaît les manières d’agir de vos « idoles » tels F Mitterrand; l’homme aux mains 
 
ensanglantées du sang des algériens, et sûrement d’autres ( Rainbow Warrior  pour ne citer 
 
qu’un exemple ) !!! et je ne cite que F Mitterrand,  celui qui a menti sur sa santé, qui
écoutait illégalement des centaines de personnes, qui a vidé nos caisses en distribuant
l’argent du contribuable à tort et à travers, etc, etc …. ((je vous passe les socialo/
communistes d’avant guerre et ses débuts jusque mi 1942…. je peux vous faire un
exposé des faits et actes les concernant …  et ce n’est pas glorieux )) .
 
 
Je n’ai jamais lu personne chez vous s’exprimer sur ces sujets (????) , et cela vous fait devenir
 
 verts de colère quand nous évoquons les « méthodes socialistes/ gauchistes » résultant sur 
 
la mort de 100 millions (au bas mot)  d’êtres humains  et sur le souffle pestilentiel de cette
idéologie à vomir !
 
 
 
L’info à sens unique !!! 
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Cela s’appelle «  »la dictature de la presse » », alors arrêtez vous donc sur les personnages de 
 
gauche et respectez donc un peu  l’Eglise … ( un antiquaire, des gars qui roulent étranger et 
 
prêchent le consommer patriotique, les collectionneurs de montres, etc…etc…. )
 
 
Vous ignorez sûrement les bienfaits que l’Eglise a apportés à l’humanité …. l’enseignement, 
 
les colonies de vacances, la charité, l’aide aux juifs pendant la dernière guerre mondiale sans 
 
omettre le soutien financier à l’effort de guerre,  les centres de soins, hôpitaux, etc, etc, …… !!!!!
existe -t-il des homologues de Soeur Emmanuelle, Mère Thérèsa, Saint Martin,
 
l’Abbé Pierre , etc….parmi les journalistes ou autres religions ????????

 

Sœur Emmanuelle

Description de l'image  SoeurEmmanuelle.jpg.
 
Alors en conclusion, essayez d’êtres impartiaux, de respecter autrui, et  traitez les sujets avec 
 
égalité …. l’Eglise est souvent la cible de vos critiques et moqueries, aussi je vous suggère d’en
 
faire de même avec , les juifs, les bouddhistes, les adorateurs de l’oignon, les musulmans,
les sectes innombrables qui pullulent …. mais  NON …..
 
 
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«  »TOUJOURS L’EGLISE CATHOLIQUE !!! «  »
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Il en est de même sur de nombreux sujets, vous abusez
du pouvoir de la PRESSE et cela est inadmissible !!!

 .

Complexe ou solution de facilité …..  aisé de se moquer de ceux qui ne ripostent pas !!! 

Un peu de modestie mesdames et messieurs les cathophobes , nous Croyons en
Notre Seigneur et Dieu, la Vierge Marie, le Saint Esprit et tous les Saints, et en sommes
FIERS !!! 
 
.

La Bible, recouverte de symboles

catholiques romains.
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Voici deux ou trois citations qui vous vont à ravir :
 
 .
« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » 
George Orwell
 .
« La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à ne pas être soumis à celle d’autrui.  »
Jean-Jacques Rousseau
 .
«  »Ah ! que de volumes n’écrirait-on point si l’on voulait dénoncer les ravages causés par la connerie absolue. » »
Boris Vian
 .
 » J’ai été enfant de choeur et militant socialiste. C’est dire si j’ai entendu des conneries. ». 
Michel Audiard
 .
 .
pour en finir je vous transmet un texte qui peut s’adapter à divers sujets, mais ici traitant 
 
de l’Histoire …. écrit par un illustre historien !!!! 
mettez le donc en pratique, respectez ces quelques règles et vous pourrez alors peut être parler 
de notre Religion, la connaissant un peu mieux, et surtout en respectant ceux qui croient !
Si quelques mots vous blessent je vous demande pardon, mais je voudrais vous ouvrir les
yeux, aux fins de dialogue et non d’insultes et mots virulents, vitriolés, et blessants !!!
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RESPECT, voici un beau mot, s’accordant avec tolérance et ouverture d’Esprit !!!
 
 .
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L’« HENDÉCALOGUE » DE L’HISTORIEN
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 .
1. L’histoire, connaissance du passé humain fondée sur le témoignage, est
une discipline scientifique « riche de longs siècles d’expérience » (H.I. Marrou).
Elle est, comme les autres sciences, évolutive et perfectible.
 .
2. L’histoire a pour but et pour raison d’être la recherche d’une vérité
qu’elle sait d’avance relative. L’imperfection congénitale des moyens dont
l’historien dispose pour atteindre cette vérité ne doit pas lui être un motif
de découragement mais, au contraire, un stimulant, pour tenter de s’en
approcher toujours davantage.
 .
3. L’histoire est une science sociale, liée indissolublement aux autres
sciences de l’homme qu’elle ne doit jamais perdre de vue et avec lesquelles
elle doit collaborer fraternellement.
 .
4. L’histoire doit être totale. Rien dans le passé de l’homme ne doit lui être
étranger. Tout est objet d’histoire. Il n’y a pas de « faits historiques » et de
« faits non historiques ».
 .
5. Il n’y a pas d’histoire sans documents, le mot « document » étant pris
dans le sens le plus large : document écrit, figuré, transmis par le son,
l’image ou de toute autre manière.
 .
6. Il n’y a pas d’histoire sans érudition, c’est-à-dire sans élaboration critique
des témoignages, soit par l’historien lui-même, soit par un ou plusieurs
spécialistes. De toute manière, on ne s’improvise pas historien, il y
faut, outre la « vocation », une préparation méthodique.
 .
7. La méthode historique peut être définie comme l’ensemble des procédés
techniques, toujours perfectibles, que l’érudition met à la disposition de
l’historien.
 .
8. L’honnêteté d’esprit et le courage moral sont les qualités essentielles de
l’historien. « La première loi qui s’impose à lui est de ne rien oser dire qu’il
sache faux, la seconde, d’oser dire tout ce qu’il croit vrai » (Cicéron).
 .
9. L’honnêteté d’esprit implique le sens critique, l’historien devant être
sans cesse attentif aux dangers qui le guettent, et dont le plus insidieux
est l’anachronisme. Il doit, en particulier, être toujours prêt à « résister à
ses propres préjugés, à ceux de ses lecteurs, enfin aux illusions que les
contemporains eux-mêmes ont consacrées » (Michelet).
10. Honnêteté d’esprit ne signifie pas indifférence : « L’histoire est une
aventure spirituelle où la personnalité de l’historien s’engage tout entière »
(H.I. Marrou).
 .
11. Enfin l’historien doit s’efforcer d’être un écrivain et un artiste en
même temps qu’un savant, sous peine de manquer l’un des buts de l’histoire,
qui est de rendre la vie aux choses mortes par la force mystérieuse
et incommunicable de la sympathie et du talent.
 .
 .
Ch. SAMARAN (dir.), L’Histoire et ses Méthodes,
Encyclopédie de la Pléiade, Paris, 1961, p. XII-XIII.
 
 
 


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Cela soulage de dire la vérité aux faussaires de
l’histoire et falsificateurs sans vergogne  ….
 .
 .
Je vous salue bien, mais sachez que ce n’est pas avec respect ! !! (( cela se mérite, par exemple
 .
quand un individu fait passer son DEVOIR, avant SES DROITS …))
 .
lien vers la charte du journaliste…. à revoir !!!!!!
 .
.
Et la lecture de vos écrits depuis quelques mois m’a amené à cette conclusion 
 .
 .
Signature :
……………………………………………………………….
Un ex lecteur qui met cette lettre sur son blog, en réponse à tous les journalistes ( cette façon 
 .
d’agir est-elle du journalisme ?!?!?! ) que j’ai pu lire adoptant ces méthodes quasi totalitaires !!!
 .
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 .
Patrick 
 .
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Giotto, Vierge à l’enfant (v. 1320)

. .
pour vous aider, et vous montrer la voie , cette prière à la Vierge Marie  :
 .

Vierge Marie, Mère du bel Amour,

Mère qui n’avez jamais abandonné un enfant qui crie au secours,

Mère dont les mains travaillent sans cesse pour vos enfants bien aimés,

car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui

déborde de votre cœur, tournez votre regard plein de compassion vers moi.

Voyez le paquet de « nœuds » qui étouffent ma vie.

Vous connaissez mon désespoir et ma douleur.

Vous savez combien ces nœuds me paralysent.

Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de

vos enfants, je dépose le ruban de ma vie dans vos mains.

Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à votre aide miséricordieuse.

Dans vos mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait.

Mère toute puissante, par votre grâce et par votre pouvoir d’intercession

auprès de votre Fils Jésus, Mon Libérateur, recevez aujourd’hui ce « nœud »……

(le nommer, si possible). Pour la gloire de Dieu, je vous demande de le défaire

et de le défaire pour toujours. J’espère en Vous.

Vous êtes l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée, vous êtes la forteresse de mes

forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m ‘empêche

d’être avec le Christ.

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Accueillez mon appel.

Gardez-moi, guidez-moi,

protégez-moi.

Vous êtes mon refuge assuré.

Marie, Vous qui défaites les nœuds,

priez pour nous.


Neuvaine à « Marie qui défait les nœuds »

 

Vierge de Vladimir (Russie,xiie siècle)

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Charles Samaran 
Charles Samaran est un archiviste et historien français, né le 28 octobre 1879 à Cravencères (Gers)
et mort le 15 octobre 1982 à Nogaro (Gers), à plus de 102 ans.
>Académie des inscriptions et belles-lettres : membre (1941-1982)
>Comité des travaux historiques et scientifiques : président (1960-1982)
>Comité international de paléographie latine
>Commission du Vieux Paris
>Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers
>Société de l’École des chartes : membre Président (1943-1944)
>Société de l’histoire de France : secrétaire
>Société nationale des antiquaires de France : membre résidant

Bibliographie

Liste partielle des travaux de Charles Samaran :
La fiscalité pontificale en France au xive siècle (période d’Avignon et grand schisme d’Occident), Paris, A. Fontemoing, 1905.
La maison d’Armagnac au xve siècle et les dernières luttes de la féodalité dans le Midi de la France, Paris, A. Picard et fils, 1907.
Les diplômes originaux des Mérovingiens : fac-similés phototypiques avec notices et transcriptions, éd. Ph. Lauer, Ch. Samaran, préf. Maurice Prou, Paris, E. Leroux, 1908.
D’Artagnan, Capitaine des mousquetaires du roi, histoire véridique d’un héros de roman, Paris, Calmann-Lévy, 1912.
Jacques Casanova, Vénitien, une vie d’aventurier au xviiie siècle, Paris, Calmann-Lévy, 1914.
Jean de Bilhères-Lagraulas, cardinal de Saint-Denis, un diplomate français sous Louis XI et Charles VIII, Paris, Éditions Honoré Champion, 1920. (Extrait par Paul-André Lesort).
La chronique latine inédite de Jean Chartier (1422-1450), Paris, Champion, 1928.
Catalogue des manuscrits en écriture latine portant des indications de date, de lieu ou de copiste, Paris, CNRS, 1959.
L’ Histoire et ses Méthodes, Paris, Gallimard, « Encyclopédie de la Pleïade », 1961.
Pierre Bersuire, prieur de Saint-Eloi de Paris, 1290?-1362, Paris, Imprimerie nationale, 1962.
Paysages littéraires du Valois, de Rousseau à Nerval, Paris, Klincksieck, 1964.
La Gascogne dans les registres du trésor des chartes, Paris, Bibliothèque nationale, 1966.
D’Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi, histoire véridique d’un héros de roman, Auch, impr. T. Bouquet, 1967.
La Fiscalité pontificale en France au xive siècle, période d’Avignon et grand schisme d’Occident, Paris, E. Boccard, 1968.
Inauguration d’une plaque sur la maison de Joseph de Pesquidoux à Perchède le 11 septembre 1971, Paris, Typ. de Firmin-Didot, 1972.
La maison d’Armagnac au xve siècle et les dernières luttes de la féodalité dans le Midi de la France, Genève, Slatkine-Megariotis Reprints, 1975.
Recueil d’études de Charles Samaran… une longue vie d’érudit, Genève et Paris, Droz, Librairie Champion, « Hautes études médiévales et modernes », 1978.


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Fin de José Bové : l’ange vert est démasqué !

Fin de José Bové : l’ange vert est démasqué !

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José Bové, agro-écolo infiltré et allié d’EELV, demande aux éleveurs de tuer le loup de n’en rien dire… 20 ans que lui et sa Conf’ roulent les vrais écologistes dans le Roquefort… On s’en doutait un peu selon les dire de ceux qui s’y sont frottés innocemment, Bové n’est qu’un fourbe stratège politique, comme les autres.

J.Bove_poing

Depuis 1999 que José Bové et sa Confédération paysanne procédèrent au spectaculaire « démontage » du McDo de Rodez, bénéficiant d’un relai médiatique d’une ampleur exceptionnelle, nous étions déjà un certain nombre à relativiser les glorieuses actions de Bové par ses agapes charcutières et l’apologie du Roquefort capitaliste dont l’exportation engendre un pastoralisme ovin exacerbé qui pèse très lourd dans la déconstruction des écosystèmes régionaux et dans la désertification induite.

Écoutez-le cracher le morceau, superbement piégé dans ses dernières recommandations à ses disciples :

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http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Eba4d6tkH5E

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Retour sur l’image de l’Astérix des temps modernes

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Revenons à nos moutons, ou plutôt à ceux de José Bové qui cautionne tout de même le régime carnivore dans tous ses excès, le fromage de Roquefort qui est un lobby laitier franchouillard, la filière ovine qui participe trop souvent au recul de la flore. Bové l’Astérix des temps postmodernes, bon vivant qui en fait des caisses, se folklorise à l’extrême, cultive l’image bonhomme d’une paysannerie que certains estiment surannée, etc., on pourrait en dire et trouver à redire. Mais Bové et ses faucheurs volontaires s’interposent face à l’immonde horizon des cultures transgéniques qui, de toute évidence, représentent un danger d’un niveau encore jamais inventé à l’encontre du Vivant, des pollinisateurs, de toute la biodiversité, des libertés de semer et en cela l’acte est éthique, voire même bioéthique. Bové figure donc dans la noble galerie des sentinelles de la Terre-patrie, des guetteurs apparemment animés d’une conscience universelle dont la plupart des Terriens sont amnésiés.

Mais le temps est venu de faire le ménage déontologique et de déboulonner ceux qui ont participé à la mort fatale de l’écologisme.

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OGM : José Bové entame une grève de la faim

OGM : José Bové entame une grève de la faim (Photo credit: Neno°)

Par souci de la doctrine biocentriste, on se doit donc d’éliminer Bové coupable de bergerie, comme de huer Hulot pour être l’homme-sandwich de L’Oréal, pour se déplacer en hulocoptère polluant, pour avoir écrit les paroles des crédos verts d’un Chirac éco-tartuffe, comme de disqualifier Artus-Bertrand pour avoir couvert une dizaine d’anti-écologiques Paris-Dakar et photographié le salon de l’agriculture, temple de l’anthropocentrisme spéciste, comme de discréditer le WWF à cause de ses fondateurs et de ses partenaires discutables, comme de ridiculiser l’Institut océanographique Paul Ricard pour ses relents budgétaires éthyliques, et que dire alors des culpabilités sur lesquelles sont assises les fondations Total pour l’environnement et la biodiversité, Aga Khan pour le développement, Prince Albert II de Monaco pour l’environnement ?! L’OPA des affairistes débraillés ou cravatés sur l’écologie, certaines appartenances laconiques et la reconversion « environnementesque » pour s’emmitoufler dans une semi-bonne conscience ne sont pas des révélations. Et Bové, dans tout cela, n’est qu’un filou comme les autres.

Bové restera dans le générique méritoire des martyrs du combat, même s’il a su en tirer parti haut la main au lieu de se désespérer d’être pris comme bouc émissaire par les institutions. Mais il était ainsi forgé. L’homme contestataire commence très jeune à s’afficher en rebelle de la bienpensance, se faisant virer d’un lycée parisien en 1968 pour apologie des drogues dans une dissertation. Subversif par essence et par conscience, le paysan du Larzac (en fait de naissance girondine) affiche son indigénat avec noblesse, comme il se doit être quand on est enraciné de quelque part et non allogène, angle traditionnel qui n’implique nullement une quelconque xénophobie mais qui se veut de mettre les choses en place. Les gens sont fonctions des lieux et il existe un certain ordre des choses. L’anti-américanisme n’est pas un racisme mais une contre-culture, une résistance à un envahisseur trop souvent grossier. Bové devint vite une icône de la désobéissance civile, s’opposant contre vents et marées aux lois jugées iniques, et s’arrogeant le droit légitime à ne pas les respecter. C’est un peu un disciple d’Antigone qui, dans la mythologie grecque, défendait les lois non écrites du devoir moral contre la fausse justice de la raison d’État. Le précepte d’Antigone « Ne dévaste pas la terre avec la violence de tes mains » aurait pu lui aller comme un gant si nous ne l’avions pas pris la main dans le sac.

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Jos-2

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En 1973, il refuse tout autant l’incorporation militaire que l’objection de conscience, puis milite contre l’extension du programme militaire sur le plateau du Larzac où il assied sa notoriété de tribun des causes louables. Il s’investit alors dans un éventail de combats de terroirs, notamment dans la négociation des producteurs de lait avec la société Roquefort. En 1987, il créé dans la foulée la Confédération paysanne qui lui servira de plateforme pour sa tenace contestation de la mondialisation ultralibérale. On le retrouve en Polynésie en 1995 où il rejoint l’opposition à la reprise des essais nucléaires décidée par Chirac. En 1999, l’Europe refusant l’importation du bœuf américain aux hormones, les États-Unis surtaxent par l’entremise de l’OMC certains produits français comme le Roquefort. En représailles et aussi pour accuser la malbouffe et défendre la tradition des produits du terroir, la Confédération paysanne « démonte » un réfectoire Mac Donald en construction à Millau. Bové est arrêté, brandit ses menottes devant les caméras des télévisions et se voit condamné à trois mois de prison. Le héros, tout aussi héraut dans ses proclamations, est né de la répression, bonne guerre spontanée. Membre fondateur d’ATTAC, l’homme du cru, Maurin des Maures aux moustaches viriles et à la pipe bucolique, apparaîtra dès lors dans tous les rassemblements altermondialistes, clamant en chœur lors des grands sommets internationaux son opposition au type de mondialisation turbo-libérale imposée : Seattle, Davos, Gênes, Porto-Alegre… Il est à l’origine, avec Jean-Baptiste Libouban (membre des Communautés de l’Arche, fondées par le philosophe de la paix Lanza del Vasto) du sympathique mouvement des faucheurs volontaires, fondé en 2005, soutenu par les Verts et dont il est un leader emblématique. L’objectif est la destruction des plants d’OGM, réalisée par arrachage manuel et non par fauchage, lors de manifestations se voulant non-violentes mais le plus souvent exacerbées par une présence disproportionnée des forces de l’ordre. C’est ainsi que le 25 septembre 2004, lors d’une action citoyenne à Valdivienne, dans la Vienne, trois cents militaires lancèrent, des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes sur le demi-millier de faucheurs présents et qu’il y eut dix-sept blessés.

Le 5 août 2007, un éleveur de porcs de Girac (Lot) du nom de Claude Lagorse se pend à un arbre parce qu’il craignait d’être désigné à la vindicte pour cultiver plus ou moins secrètement du maïs transgénique pour nourrir ses cochons. Au pied de l’arbre, les gendarmes ont retrouvé un plant de maïs et un tract de la Confédération paysanne appelant à un pique-nique débat anti-OGM dans la commune de l’éleveur. « C’est le drame de trop » dénonçaient la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs. « Jusqu’à quand, quel autre drame doit-on encore attendre pour que la situation soit définitivement clarifiée et que justice et forces de l’ordre fassent le travail que l’on est en droit d’attendre d’eux ? » ont-ils ajouté, questionnant sur l’immunité dont bénéficient les militants anti-OGM. « La désobéissance civile continue », déclarait José Bové au lendemain du suicide de Claude Lagorse. La nuit suivante 17.000 pieds de maïs génétiquement modifiés étaient détruits en Ardèche. Interrogé par Libération, lui demandant s’il avait mauvaise conscience de ce suicide, Bové rétorqua à juste titre que « C’est surtout l’occasion d’une instrumentalisation pour diaboliser les arracheurs et mieux faire avancer la cause des pro-OGM ». Depuis, le malaise des paysans vire à la colère. Les langues se délient, les témoignages affluent : « Les cultures de maïs OGM ont beau être légales, nous sommes obligés de vivre cachés, expliquent les agriculteurs. Sinon, nous risquons gros. Les faucheurs volontaires saccagent nos récoltes. Nous subissons la pression permanente de ces militants écolos. Coups de téléphones anonymes, lettres d’injures, insultes… »

Sous la plume de Josée Pochat, Valeurs Actuelles du 17 août 2007 publiait un papier évidemment partial, il ne faut pas remettre en question les « valeurs actuelles » : « Les agriculteurs ne sont pas les seuls à subir ce type d’intimidation ou ces actes de vandalisme de la part d’organisations écologiques ou encore de défense de la cause animale. Des pans entiers de l’économie sont visés. (…) Le FBI, qui considère les mouvements écologistes radicaux défendant une cause animale ou environnementale comme la deuxième menace terroriste, après le fondamentalisme islamique. (…) La déclaration de Chris Derose, l’un des membres d’ALF, permet de mieux comprendre l’état d’esprit des militants… et d’imaginer les méthodes qu’ils sont prêts à employer : « Un seul rat mort pour trouver un remède à toutes les maladies serait déjà inadmissible. » (…) Certains mouvements intégristes, au nom de la défense de la planète cette fois, développent des thèses sidérantes. Comme le Mouvement pour l’extinction volontaire de l’espèce humaine, qui explique que la Terre se porterait bien mieux sans les êtres humains. Ses membres conseillent aux hommes d’arrêter de se reproduire. (…) Autre mouvement bien connu des Américains : l’ELF (Earth Liberation Front). En 1998, l’ELF avait incendié un restaurant et détruit des remonte-pentes d’une petite station du Colorado. Les auteurs de l’attentat expliquaient que les constructions de la station détruisaient l’habitat des lynx canadiens, espèce en voie de disparition. Six ans plus tard, le FBI estimait que le Front de libération de la Terre était responsable de 600 actes criminels qui auraient causé 43 millions de dollars de dégâts. ».

Meeting José Bové Lyon.

Meeting José Bové Lyon. (Photo credit: Wikipedia)

[José Bové s’est donc battu avec conviction pour d’innombrables grandes causes : contre la direction prééminente du monde par les nations du G8, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ; en soutien au droit des paysans à disposer d’une terre (La terre est à celui qui la cultive…), notamment en solidarité au mouvement brésilien des sans terre, à la lutte des paysans palestiniens et à beaucoup d’autres ; en solidarité pour les mouvements de libération des Tahitiens et des Kanaks ; pour l’inscription de la souveraineté alimentaire comme droit de l’homme ; pour l’annulation de la dette des pays pauvres ; pour l’accès libre et le respect des ressources naturelles vitales (Le monde n’est pas une marchandise…) ; contre le brevetage et l’appropriation capitaliste du Vivant et bien évidemment l’irruption dans l’agriculture des organismes génétiquement modifiés ; contre le racisme, pour l’égalité des sexes, le droit au logement et contre la pratique barbare des rafles policières des sans-papiers ; en faveur d’un contrôle citoyen sur la rénovation des quartiers, pour une taxation des transactions financières et en faveur des transports collectifs non polluants ; pour le développement des énergies renouvelables et pour l’arrêt total du projet nucléaire du réacteur pressurisé européen (EPR)…

Tel est le palmarès des causes auxquelles il associa ses salutaires happenings et qui lui valurent toutes sortes de persécutions juridiques et policières. Rien que ses actions de désobéissance relatives à l’arrachage des champs d’essais d’organismes génétiquement modifiés lui ont valu un total de condamnations à dix mois de prison ferme, dont il ne fera qu’à peine deux mois. Vingt-deux mois ont en tout été prononcés contre lui, partiellement graciés. Malgré la sympathie qu’il suscite, victime de l’effet du vote utile et de la dispersion de la gauche antilibérale, n’a réunit que 1,3 % des voix aux présidentielles.

Le faux-pas scélérat

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Aujourd’hui, tandis que tout écocitoyen tente d’investir ses efforts dans une reconstruction de la biodiversité, José Bové suggère à ses ouailles de tuer le loup, et donc aussi l’ours, sans hésiter, en catimini. C’est absolument dégueulasse. Aujourd’hui, José Bové rejoint le clan des paysans voyous. Est-ce une révélation ? Pas vraiment. Voyous à l’encontre du Vivant, tous les paysans le sont. Y compris ceux masqués de bio.

Avec force de leurs arguments, nos agriculteurs montagnards s’opposent farouchement aux réintroductions de l’ours et du loup, pourtant anciens commensaux de l’homme et de son pastoralisme. La biodiversité n’est qu’une empêcheuse d’élever et de cultiver en rond. Quand le paysan parle de diversité animale, c’est avec des œillères et il ne pense qu’animaux productifs. Un animal non domestiqué n’a pas à exister. « Nous, paysans d’une vingtaine de pays européens et d’autres continents, appelons les éleveurs à continuer à protéger et à garantir la diversité animale créée depuis des siècles, par les savoir-faire de générations de paysans: diversité des races ou des populations, diversité au sein des troupeaux », déclare une Confédération paysanne qui ne voit l’animal que sous forme d’abats.

 

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Patrick

sources :

—  http://www.notre-planete.info