Comment les rois de France réglaient leurs dettes

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Finances publiques ….

Comment les rois de France réglaient

leurs dettes

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Depuis Saint Louis, les finances de la France ont l’habitude d’être dans le rouge… Et pour rétablir l’équilibre des comptes, chaque roi a sa recette miracle. Emprunt, impôts, spoliation, faillite, tout est bon pour remplir les caisses. Instructif, mais pas forcément transposable !*

Le changeur et sa femme, par Quentin Metsys (né à Louvain en 1466- mort à Anvers le 14 septembre 1530)

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Aux premiers temps, pas d’impôts ni de taxes
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Aux premiers temps de la monarchie capétienne, le roi est seulement le premier des nobles. Comme les autres barons du royaume, il vit des droits seigneuriaux et des produits qu’il tire de ses domaines personnels.
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Son autorité découle de l’ordre féodal. Pour la guerre, il convoque le ban et l’arrière-ban : ses vassaux se mettent à sa disposition pendant quarante jours avec leurs pages et leurs chevaliers.
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Le roi n’a donc que des ressources et des besoins modestes. Pas d’impôts ni de taxes, si ce n’est des contributions exceptionnelles que l’on réclame aux bourgeois ou à l’Église en faisant valoir l’urgence du moment et l’intérêt général.
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Des guerres dispendieuses
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Dans la famille des rois dispendieux, je demande Louis IX, notre brave Saint Louis. Le Trésor part en quenouille avec lui au XIIIe siècle.
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Louis IX of France

Louis IX of France , St Louis(Photo credit: Wikipedia)

La raison ? Principalement les ruineuses croisades qu’il engage en Terre Sainte par deux fois mais aussi les précieuses reliques de la Passion qu’il collectionne pour la Sainte Chapelle, dont la couronne du Christ achetée 40.000 livres, soit l’équivalent du coût de construction de la Sainte Chapelle elle-même !
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Sa première croisade, en 1248, va engloutir pas moins d’un million et demi de livres alors que les seuls revenus du royaume s’élèvent annuellement à 250.000 livres. Car la guerre coûte cher et reste la principale cause des déficits pendant le Moyen Âge, qui voit seigneurs, princes et souverains se ruiner en permanence pour défendre ou conquérir des terres.
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Fort logiquement, le premier impôt permanent est établi à l’issue de la plus importante de ces guerres, la guerre de Cent ans. Le roi Charles VII convoque les états généraux, une assemblée de tous les corps constitués du royaume, et obtient le droit de prélever tous les ans une aide pour la «taille des lances» (autrement dit l’achat et l’entretien des armes de guerre).
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La boulimie fiscale ne va désormais plus avoir de limite, en lien avec la croissance de l’État et de ses attributions.
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Haro sur la dette
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Leurs dépenses croissant souvent plus vite que les recettes, les rois remédient au déficit de différentes manières.
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Solution 1 : augmenter les impôts
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La première solution, la plus pratique et la plus efficace, consiste à augmenter les impôts. C’est ce que fait Saint Louis en taxant ses sujets, exigeant des villes une contribution exceptionnelle, tout en levant la fameuse décime (10% de prélèvement) sur les confortables revenus du clergé – après tout, ils sont les premiers concernés par les croisades et la protection du tombeau du Christ.
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Solution 2 : écorner la monnaie
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Deuxième solution, tout aussi efficace mais pas très populaire : récupérer le métal précieux de la monnaie en circulation en «grattant» les pièces puis en refondant le gain. Une astuce largement utilisée par le petit-fils de Saint Louis, Philippe IV le Bel, prince des faux-monnayeurs.
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Cette forme primitive de dévaluation sera régulièrement reprise par la suite, sous des formes moins grossières.
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Solution 3 : rançonner les banquiers
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Troisième méthode radicale utilisée par le même Philippe le Bel, la spoliation des usuriers, juifs ou lombards, ou la taxation extraordinaire de leur présence sur le sol du royaume pour continuer à exercer leur commerce. Vous payez, sinon vous partez : il fallait y penser.

Coin of Philippe IV (Le Bel)

Coin of Philippe IV (Le Bel) (Photo credit: Wikipedia)

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Le roi, décidément jamais à cours d’idée pour remplir ses caisses, décide également de mettre la main sur les biens des riches et puissants Templiers, en provoquant la chute de cet ordre monastique en 1307 avec l’assentiment passif du pape Clément V.
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À force de prêter aux princes, l’ordre des Templiers était devenu un véritable État dans l’État, et surtout une puissance militaire et financière redoutable face à une couronne sans cesse débitrice. La manœuvre de Philippe Le Bel permet de renflouer les caisses du Trésor, d’alléger les dettes et d’éliminer une institution menaçante.
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Cette technique de spoliation est assez courante chez les rois de France : elle offre l’avantage de désigner facilement un coupable en cas de tension politique, tout en récupérant un beau magot au passage.
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Le jeune Louis XIV, déjà pourvu du trésor considérable amassé illégalement par son parrain, le cardinal Mazarin, n’agit pas autrement en poursuivant son intendant Fouquet et en raflant au passage ses biens et ses richesses lors d’un procès à charge, au moment même où les besoins du royaume ne cessent de grimper.
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Solution 4 : faire un «beau» mariage
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Quatrième méthode pratiquée avec art par tous les souverains : les mariages et les dots – un tour de passe-passe malheureusement impossible sous nos pauvres Républiques…
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Au XVIe siècle, François Ier marie ainsi son fils Henri à Catherine de Médicis, héritière d’une grande famille florentine, mais dont les quartiers de noblesse laissent à désirer… L’argent fait taire les plus réticents, car à l’époque, tout commence à se marchander, même l’honneur, et le contrat stipule que la dot de la promise viendra fort à propos combler le déficit royal, à savoir 100.000 écus d’argent et 28.000 écus de bijoux.

Marie de Médicis, par Pourbus
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Voilà Catherine de Médicis reléguée au rang de monnaie d’échange, simple bouche-trou des finances du royaume – il faut dire que l’ambitieuse Diane de Poitiers règne en solo sur le cœur du Dauphin, futur Henri II.
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Pourquoi se priver en tout cas d’une formule qui marche en évitant d’augmenter les impôts ? Les Médicis vont récidiver soixante-dix ans plus tard en apportant une fois de plus une dot conséquente pour que Marie, lointaine cousine de Catherine, entre à son tour dans l’une des cours les plus puissantes du monde en épousant Henri IV en 1600.
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Cela tombe bien, les caisses du royaume sont à nouveau vides après les guerres de religion et la somme de 600.000 écus d’or proposée par la famille du Grand-duc de Toscane emporte la décision, au grand soulagement du ministre Sully.
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La moitié de la somme permet de rembourser illico les dettes contractées auprès de la banque Médicis. Un bon point pour la France, un mauvais pour Marie qui devient aux yeux de la cour «la grosse banquière», manière peu élégante de faire allusion à un embonpoint certain.
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Les alliances de sang entre les souverains et les banquiers prouvent en tout cas la nouvelle puissance de ces derniers. Ces princes de la finance développent et encouragent la dette publique.
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Au début, cependant, le souverain reste maître chez lui et dicte souvent ses conditions aux banquiers de Florence ou Venise, sans s’encombrer de questions d’honneur, valable uniquement pour les liens féodaux. Les rois font donc appel à eux, mais ne remboursent pas toujours !
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Solution 5 : se déclarer en défaut de paiement
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C’est la cinquième solution, véritable arme de destruction massive à la disposition de nos princes : le défaut de payement pur et simple, moyen commode d’effacer une ardoise, au détriment du créancier. Ainsi en 1337, lorsque le jeune roi d’Angleterre Édouard III entend faire valoir ses droits sur la couronne de France, il s’adresse aux banquiers italiens, les Bardi et les Peruzzi, pour financer son offensive.
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Edward I of England and Philip IV of France Ру...

Edward I of England and Philip IV of France (Photo credit: Wikipedia)

Mais à l’issue de cette offensive, à l’origine de la fameuse guerre de Cent ans, il se retrouve dans l’incapacité de rembourser et décide carrément de répudier sa dette au détriment des banques qui n’ont jamais revu leur argent… C’est le risque du métier.
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La méthode reste toutefois périlleuse car les banquiers y regardent ensuite à deux fois avant d’avancer de nouveaux fonds. Mais un jour ou l’autre, ils finissent par se raviser : comment ne pas prêter aux plus grands souverains d’Europe qui peuvent, par une guerre victorieuse, rembourser avec de confortables intérêts ? Aux banquiers d’être habiles et prévoyants, prêtant à l’un, faisant patienter l’autre, agissant dans l’ombre pour soutenir des stratégies gagnantes ou hasardeuses, comme ce fut le cas pendant la grande rivalité entre François Ier et Charles Quint, au cours du XVIe siècle.
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Pour financer sa politique, l’empereur hypothèque les ressources de l’Espagne auprès de ses banquiers. Le royaume, déjà en voie d’appauvrissement, sera conduit à répudier sa dette à plusieurs reprises au cours du 17e puis du 19e siècles, ne pouvant honorer les échéances…
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La France n’est pas en reste puisqu’elle se déclarera en défaut de paiement à huit reprises entre le 16e et le 18e siècles – dont quatre fois sous le règne de Louis XIV. Mais il est vrai qu’à l’époque, le pays dictait sa loi au monde…
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Solution 6 : fabriquer de la monnaie
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La sixième solution est nettement plus contemporaine, puisqu’elle fait appel au mécanisme inflationniste : il s’agit du fameux système Law, du nom de ce banquier écossais inventif qui réussit en 1717 à vendre son idée à un Régent pris à la gorge.
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Sur le papier, le principe est simple : il s’agit de créer une banque qui va émettre du papier-monnaie (une première en France) garanti par un capital d’or et d’argent. Devenue banque royale en 1718, la nouvelle institution rachète la dette de l’État mais obtient en contrepartie de percevoir les impôts indirects du royaume.
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Les actions s’envolent dans une spéculation sans borne : on achète un jour et on vend dès le lendemain avec une belle plus-value ; la bulle gonfle artificiellement pendant que la planche à billets fonctionne à plein régime, favorisant l’inflation.

Spéculateurs de la rue Quincampoix (gravure, 1720)
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Hélas, le beau scénario s’effondre lorsque les notables se rendent compte qu’ils ne possèdent que du vent… Lorsqu’ils commencent à demander le remboursement du papier en or, c’est la banqueroute ! Law s’enfuit en évitant de peu le lynchage. Il aura tout de même permis de diviser la dette de moitié.
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Après cette pause, les mauvaises habitudes reprennent. Le gouvernement renoue avec le déficit alors que la France est au comble de la prospérité, avec une agriculture, un commerce et des industries en pleine expansion.
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Les guerres – notamment celle d’Amérique sous Louis XVI – coûtent cher au Trésor de même que les dépenses somptuaires de la Cour.
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Mais les principales causes du déficit sont dans l’injuste répartition de l’impôt et dans une collecte très défectueuse. Au siècle précédent, on a étendu les privilèges fiscaux des plus riches au détriment des plus modestes. On a aussi confié la collecte de l’impôt à des financiers privés, les «fermiers généraux», ouvrant la voie à de nombreux abus.
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Le roi Louis XVI recule devant l’indispensable réforme qui ferait contribuer plus largement aux impôts la noblesse et le clergé. Ses hésitations et la fronde des puissants arc-boutés sur leurs privilèges débouchent sur la Révolution française.
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Solution 7 :  spolier les possédants
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La toute jeune Assemblée nationale ne prend pas de gants. Elle proclame l’égalité de tous devant l’impôt mais n’ayant pas les moyens de faire rentrer les impôts, adopte une nouvelle solution pour tenter de combler le déficit public : elle fait main basse sur les biens de l’Église, soit au bas mot trois milliards de livres qui sont proclamés «biens nationaux» (terres, couvents, hôpitaux, écoles, églises…).
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Jamais de transferts aussi massifs de richesses n’ont eu lieu en France, provoquant toutes sortes de combines et de rachats de biens en sous-main, avec leur lot de pots-de-vin, pour le plus grand bonheur de certains aigrefins
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Huit ans après la prise de la Bastille, les problèmes d’endettement ne sont pas pour autant réglés mais le nouveau gouvernement du Directoire trouve une solution bien rodée pour renflouer ses caisses : la razzia pure et simple ; solution habituelle à tous les conquérants, de César à Hitler en passant par le calife Omar.
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Ainsi, lorsque le général Bonaparte lance son armée dans les terres et les cités opulentes du nord de l’Italie, il organise les pillages de monastères et d’églises, fond sur place l’or et l’argent, rançonne les villes et impose des contributions aux territoires conquis, tel un nouvel Alexandre.
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On estime à 46 millions de francs le butin saisi en Italie pendant la seule année 1796, une somme, à comparer au déficit global des finances de l’époque : 240 millions. La morale est simple : quand on ne peut vraiment plus payer, on finit toujours par se servir chez les autres.
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Le gouvernement français n’en est pas moins obligé en 1801 de se déclarer une nouvelle fois en défaut de paiement. Mais il ne réemploiera plus jamais cette arme de destruction massive… jusqu’à nos jours.
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La dette, plus actuelle que jamais
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Après la chute de l’Empire, en 1815, il n’est plus question pour les Français de razzias ou de spoliations. Le temps est à la paix et au travail. Les gouvernements de la Restauration s’attellent à rembourser les dettes et les réparations héritées de l’Empire. Pour cela, ils réduisent les dépenses militaires. Ca tombe bien, la conjoncture a rarement été aussi pacifique. D’autre part, ils recourent à l’emprunt.
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Très vite la révolution industrielle éloigne le spectre de la dette.
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Quand la France, défaite par l’Allemagne en 1871, se voit imposer un très lourd tribut de cinq milliards de francs, elle se flatte de le régler en avance sur les échéances, tant est élevée l’épargne nationale. Paris est alors la deuxième place financière du monde derrière Londres (heureuse époque…).
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Tout se gâte avec la Grande Guerre de 1914-1918. Menacée dans sa survie, la France mobilise ses ressources humaines mais aussi financières. Il n’y a pas de rigueur budgétaire qui vaille. Heureusement, aucune «règle d’or» constitutionnelle ne vient entraver l’action du gouvernement. Celui-ci s’endette donc massivement auprès des États-Unis pour se pourvoir en armements et en biens de première nécessité, sans regarder à la dépense.
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La victoire ne règle rien car l’Allemagne vaincue tarde à verser les «réparations» qui lui sont réclamées tandis que les États-Unis ne voient pas de raison d’annuler leurs créances auprès de leurs alliés français et britanniques.
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Depuis lors, les gouvernements français sont régulièrement confrontés à des déficits budgétaires et à des solutions plus ou moins idoines qui ne sont pas sans rappeler celles de l’ancienne monarchie de droit divin : impôts nouveaux, inflation rampante, dévaluation, émission de monnaie papier, nationalisation du secteur bancaire…
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Rigueur budgétaire contre instabilité monétaire
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La fin de la Grande Guerre inaugure une crise prolongée en Europe, tant chez les vaincus que chez les vainqueurs, la France et l’Angleterre. Les budgets connaissent des déficits structurels et les balances commerciales connaissent des déficits structurels.
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En 1928, deux ans après un plan de rigueur efficace, le gouvernement Poincaré se résout à l’inévitable : la dévaluation, au grand scandale de ceux qui faisaient de la stabilité du «franc germinal» hérité de Bonaparte le symbole de la grandeur française.

Raymond Poincaré (20 août 1860 à Bar-le-Duc - 15 octobre 1934 à Paris)
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Mais cette dévaluation arrive trop tard. La crise boursière qui explose à Wall Street l’année suivante entraîne le monde dans la récession et le chômage. Arrimés à la stabilité de leur monnaie, les gouvernements ne voient d’autre réponse que la «déflation», autre nom de la rigueur budgétaire, laquelle n’arrange rien.
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Après la Seconde Guerre mondiale, les «Trente Glorieuses» offrent à la France et à l’Europe une nouvelle embellie.
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Mais les déficits budgétaires reviennent dès les années 1970. Le gouvernement fait appel aux financiers privés pour solder ses fins de mois. Il engage aussi la privatisation des entreprises publiques et la concession de plusieurs services publics sans pour autant réduire ses dépenses. Comme au temps de Louis XIV et des fermiers généraux, les détenteurs de capitaux trouvent auprès de l’État des rentes de situation plus confortables que l’investissement dans l’industrie…

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Nouveaux temps, nouvelle monnaie.
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Il arrive aux rois eux-mêmes d’être rançonnés. Ce fut le cas de Saint Louis (encore lui), capturé à la Mansourah, en Égypte, par les Mamelouks, de François 1er, capturé à Pavie et de Jean le Bon, capturé à Poitiers et séquestré à Londres par son cousin ennemi, le roi d’Angleterre.

Le franc à cheval de Jean II le Bon (1360)
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À peine libéré, Jean le Bon crée une nouvelle monnaie, le franc, pour stimuler le paiement de sa rançon. Mais celle-ci ne va servir à rien car le roi regagnera peu après sa prison de la tour de Londres pour une question d’honneur.
Notons qu’à un autre moment crucial de son Histoire, la France va se donner une nouvelle monnaie. Ce sera en 1960 avec la création par le général de Gaulle du «nouveau franc» en guise de cadeau d’avènement de la Ve République.

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Patrick

sources :

== hérodote.net

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Éphéméride du 13 mai

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Saints du jour
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Rolande

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Fille de Didier, roi des Lombards, Rolande est contrainte d’épouser le futur empereur Charlemagne. Répudiée au bout d’un an, elle meurt en exil près de Liège.
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St Servais, Évêque de Tongres († 384)
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Agnès de Poitiers (6e s.)
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André-Hubert Fournet, prêtre et fondateur des Filles de la Croix († 1820)
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Argentea et Vulfran († 931)
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Flavien († 595)
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Gabriel l’Ibère (11e s.)
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Glycère (2e s.)
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Jean d’Iviron et Euthyme († 1005)
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Jean le Silenciaire († 558)
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Nicéphore Ier, Patriarche de Constantinople († 829)
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Onésime (4e s.)
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Pausiaque (6e s.)
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Serge le Confesseur (9e s.)

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Naissances
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1655
13 mai
Naissance du futur pape Innocent XIII

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Le 13 mai 1655 naît en Italie Michelangelo dei Conti, le futur pape Innocent XIII. Intronisé pape le 8 mai 1721, il choisit son titre en hommage à l’un de ses ancêtres, Innocent III ; il succède au pape Clément XI. Durant son court pontificat, il prit parti pour les jacobites en la personne du prétendant au trône d’Ecosse, Jacques François Stuart. Il meurt le 7 mars 1724 à Rome.
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Sebastião Pombal
13 mai 1699 à Lisbonne (Portugal) – 8 mai 1782 à Pombal (Portugal)

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Sebastião José de Carvalho e Melo (on écrit aussi Melho de Carvalho) entre au gouvernement du Portugal à l’avènement du roi Joseph 1er, en 1750. Peu après le tremblement de terre de Lisbonne, il devient Premier ministre et révèle alors ses talents d’organisateur et sa clairvoyance. Pragmatique, il lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme. C’est la première fois que l’on tente une explication scientifique des tremblements de terre.

Le Premier ministre encourage autant que faire se peut l’industrie portugaise (notamment le commerce du vin de Porto). Il modernise surtout l’administration, bride la noblesse et engage un bras de fer avec les Jésuites, auxquels il reproche leur monopole sur l’éducation. Ils sont finalement expulsés du pays sous le fallacieux prétexte d’avoir inspiré un attentat contre le roi.

Le Premier ministre n’en reste pas là et use de son pouvoir et de son argent pour contraindre le pape Clément XIV à supprimer la Compagnie de Jésus dans toute la chrétienté en 1773 (ce n’est sans doute pas ce qu’il a fait de mieux car les Jésuites étaient d’excellents pédagogues et, en Amérique latine, protégeaient les Indiens contre les colons). Carvalho e Melo sera en 1769 (à 70 ans !) honoré par le roi du titre de marquis de Pombal, nom sous lequel il restera dans l’Histoire.

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Marie-Thérèse de Habsbourg
13 mai 1717 à Vienne (Autriche) – 29 novembre 1780 à Vienne (Autriche)

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Marie-Thérèse hérite en 1740 de son père Charles VI les États héréditaires de la maison des Habsbourg (grand-duché d’Autriche, royaumes de Bohème et de Hongrie,…) tandis que son mari François de Lorraine se voit proposer la fonction symbolique d’empereur du Saint Empire romain germanique (on dit aussi empereur électif d’Allemagne).

Aussitôt confrontée à la convoitise de ses voisins, le roi de Prusse Frédéric II et le roi de France Louis XV, la souveraine recueille dans la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) ses galons de grand chef d’État.

Marie-Thérèse, qui se veut la Mère de ses peuples, va régner avec sagesse sur 14 millions de sujets sans manquer de donner le jour à 16 enfants, dont Marie-Antoinette, qui sera reine de France. On lui doit la construction du palais de Schönbrunn, équivalent autrichien de Versailles.

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Pie IX
13 mai 1792 à Senigalia (Marches, Italie) – 7 février 1878 à Rome (Italie)

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Giovanni Ferretti, élu le 16 juin1846 sous le nom de Pie IX est d’abord perçu comme un homme d’ouverture. Les catholiques libéraux ainsi que les républicains italiens reportent sur lui leurs espoirs d’ouverture de façon quelque peu exagérée. Ils devront déchanter après l’échec des soulèvements révolutionnaires de 1848.

Effrayé par ceux-ci, le pape va lui-même perdre ses dernières illusions libérales et se faire le chantre du conservatisme. Sa crainte de la modernité s’exprime dans le Syllabus, un court exposé des errements idéologiques de son époque.

L’occupation des États pontificaux et de Rome elle-même par les troupes italiennes en 1870 raffermit le pape dans ses convictions… Fort d’une nouvelle autorité spirituelle octroyée par le concile Vatican I, Pie IX va se considérer comme prisonnier de l’État italien dans sa résidence romaine du Vatican et ne plus cesser de s’opposer aux États-Nations, de la France républicaine à la Prusse bismarckienne.

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1840
13 mai
Naissance d’Alphonse Daudet

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Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840.’N’ayant pu passer son baccalauréat, il devient maître d’études au collège d’Alès et écrit « Le Petit Chose » (1868). Il publie « Les Amoureuses » en 1859 et rencontre son ami Frédéric Mistral en 1860. L’année suivante, il entre au service du duc de Morny en tant que secrétaire. Le duc meurt en 1865 et Daudet se consacre à l’écriture de contes et de romans tout en collaborant à des journaux comme Le Figaro. Atteint de la syphilis, il meurt le 16 décembre 1897 à Paris. Ses œuvres les plus célèbres sont « Lettres de mon moulin » (1869),  » l’Immortel » (1883) ou encore « Tartarin de Tarascon » (1872).

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Décès

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Frédéric Le Play

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11 avril 1806 à La Rivière-Saint-Sauveur (Calvados, France) – 13 mai 1882 à Paris
Frédéric Le Play est le précurseur de la sociologie. Il fut aussi le premier économiste à se pencher sur la condition ouvrière.

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Evénements

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1239
13 mai
Le bûcher de l’Inquisition sévit au Mont-Aimé

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Robert le Bougre fait brûler 183 personnes en Champagne suite à une rafle à Provins : c’est le bûcher du Mont-Aimé. Cathare repentit et désormais inquisiteur, Robert le Bougre est souvent désigné comme le symbole de la violence parfois arbitraire de l’Inquisition. Ses excès sont tels qu’il sera relevé de ses fonctions par le pape et condamné à la prison à perpétuité.

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1572
13 mai
Election du pape Grégoire XIII

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Ugo Boncompagni est né à Bologne. Il succède le 13 mai 1572 en tant que Grégoire XII au pape Pie V. Juriste lors du concile de Trente en 1545, il devient évêque en 1558. Il reste célèbre pour être l’auteur de la bulle pontificale, en 1582, instaurant le 1er janvier, comme premier jour du calendrier qui prend son nom, le calendrier grégorien. Développant les séminaires pour contrer les réformistes, son pontificat se termine en 1585.

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1610
13 mai
Richelieu invente le couteau de table

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Le cardinal de Richelieu, agacé par les gens qui se curent les dents avec la pointe du couteau à table, fait arrondir les lames. Il invente ainsi le couteau de table, car jusque là, on se servait de son poignard pour couper la viande. Au siècle précédent, François Ier a lancé la mode de l’assiette et Henri III celle de la fourchette. Peu à peu apparaît sur les tables raffinées le couvert individuel. Ce n’est qu’au XIXème siècle que sera ajouté le verre.

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1648
13 mai
Le parlement veut réformer l’État

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Le parlement de Paris, la Cour des aides et la Chambre des comptes décident de se réunir en assemblée afin de statuer sur les affaires de l’État. Chacun d’eux réagit ainsi à la politique du cardinal de Mazarin consistant à augmenter les impôts. Le mois suivant, rassemblés à la chambre Saint-Louis du Palais de justice, les représentants mettront au point une charte de vingt-sept articles afin de réformer l’État. Parmi eux, il sera question de supprimer les intendants, d’interdire l’emprisonnement d’un individu pendant plus de 24h sans être jugé et surtout, de ne lever aucun impôt qui n’ait été auparavant validé par le parlement. La régente Anne d’Autriche finira par accepter la charte sans y apposer sa signature. Elle fera plutôt arrêter le conseiller Broussel, déclenchant la Fronde parlementaire.
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13 mai 1702

Début de la guerre de la Succession d’Espagne

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Le 13 mai 1702, la Grande Alliance, qui regroupe les principales puissances de l’Europe du nord, y compris l’Angleterre, déclare la guerre à Louis XIV, roi de France, et à son petit-fils, roi d’Espagne. C’est le début de la longue et dramatique guerre de la Succession d’Espagne…

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1717
13 mai
Naissance de Marie-Thérèse d’Autriche

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Marie-Thérèse d’Autriche naît le 13 mai 1717 à Vienne. Fille de Charles VI du Saint-Empire romain germanique, elle doit mener la guerre de Succession d’Autriche contre la France, la Prusse, la Saxe, le Piémont-Sardaigne et l’Espagne. C’est finalement son cousin par alliance qui est élu sous le nom de Charles VII. A la mort de celui-ci, elle fait élire son époux, François-Etienne de Lorraine. Elle devient ainsi impératrice consort des Romains et règne jusqu’en 1780.
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1753
13 mai
Naissance de Lazare Nicolas Marguerite Carnot

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C’est le 13 mai 1753 que naît Lazare Nicolas Marguerite Carnot, à Nolay. Ce mathématicien, physicien, général et politique français, grand-père du président Sadi Carnot, fut l’un des fondateurs de la géométrie moderne avec son ouvrage « Géométrie de position » en 1803. Membre de la Convention nationale, il fut l’un des députés qui vota l’exécution de Louis XVI. Il meurt exilé en Allemagne, le 2 août 1823, après avoir été l’un des directeurs du Directoire.

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1779
13 mai
Signature du traité de Teschen

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Le traité de Teschen, signé le 13 mai 1779 par la Prusse et l’Autriche, fait suite à la guerre de Succession de Bavière, qui a opposé la monarchie des Habsbourg à la Prusse. Suite à l’intervention de Catherine II de Russie, Joseph II du Saint-Empire et Frédéric II de Prusse trouvèrent une entente et signèrent le traité. Cette signature, effectuée sous la garantie de la France et de la Russie, mit fin à la guerre de Succession.

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13 mai 1849 : Le Parti de l’Ordre remporte les législatives

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Aux élections législatives du 13 mai 1848, précédées d’une intense campagne électorale, s’opposent pour la première fois deux mouvances bien définies :
– d’un côté le « Parti de l’Ordre », qui réunit tous les conservateurs (royalistes légitimistes et royalistes orléanistes, bonapartistes,…) autour d’un slogan : Ordre, Propriété Religion,
– de l’autre, la gauche républicaine qui a emprunté aux révolutionnaires d’antan le nom de « Montagne », de quoi effrayer pour de bon les modérés.
Entre ces deux extrêmes, les républicains modérés (les « hommes de 48 », tels Lamartine, Marie,…) sont laminés. Le scrutin ne leur donne qu’environ 70 sièges sur 715. Les montagnards en remportent 200 et le Parti de l’Ordre 450 ! Les conservateurs et les monarchistes, qui auraient toutes les raisons de se réjouir, s’inquiètent en fait de la poussée de l’extrême-gauche montagnarde et de sa solide implantation géographique, qui coïncide encore peu ou prou avec les départements dévoués à la gauche… La Seconde République, qui s’est disqualifiée lors des tragiques Journées de Juin 1848, va dès lors tourner le dos aux idéaux républicains…
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1871
13 mai
La loi des garanties est promulguée en Italie

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Promulgation de la loi italienne des Garanties qui assure au pape, parmi ses principales prérogatives : l’inviolabilité de sa personne, l’immunité diplomatique, la jouissance des territoires et palais du Vatican, de Latran et du Saint-Siège – à titre résidentiel uniquement. La loi prévoit également de lui verser une rente dont le montant s’élève à 3,225 millions de lires . L’annexion des Etats pontificaux l’année précédente (20 septembre 1871) contraint le parlement à débattre sur la « Question romaine », à savoir quel statut est censé occuper la « Ville éternelle » au sein du nouveau royaume d’Italie de Victor-Emmanuel II, capitale politique mais également siège temporel du souverain pontife.

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1882
13 mai
Naissance de Georges Braque

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Le peintre français Georges Braque naît à Argenteuil dans le Val-d’Oise, le 13 mai 1882. D’abord influencé dans son art par l’impressionnisme, il passa ensuite au fauvisme, avant de faire une rencontre déterminante avec Picasso. Devenus amis, ils deviendront tous les deux les initiateurs d’un nouveau courant artistique, le cubisme. Il s’attela également à la sculpture et à la création de vitraux. Il meurt à Paris le 3 août 1963.

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13 mai 1888

Le Brésil en finit avec l’esclavage

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Esclaves dans une plantation de café (Marc Ferrez, 1855, (DR)
Le 13 mai 1888, au Brésil, la princesse Isabel (Isabelle), fille de l’empereur Dom Pedro II, profite d’un déplacement de son père à l’étranger pour promulguer une loi dite Aurea qui met fin à l’esclavage…
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1917
13 mai
Apparition de la Vierge à Fatima

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Francisco, Lucia et Jacinta, 3 enfants de Fatima, un petit village portugais, sont témoins d’une apparition lumineuse tandis qu’ils gardent leurs moutons. Ils racontent que la Vierge les a convié à six rendez-vous successifs tous les 13 du mois et qu’elle leur a confié trois secrets à ne révéler qu’au pape. Le lieu des apparitions (Cova da Iria) deviendra un pèlerinage mondial très fréquenté et une immense basilique sera construite à proximité.

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1926
13 mai
Premier vol au-dessus du Pôle Nord

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A bord du ballon dirigeable « Norge », le Norvégien Roald Amundsen, l’Italien Umberto Nobile, l’Américain Lincoln Ellsworth et 12 hommes d’équipage survolent le Pôle Nord. L’expédition, partie de l’île de Spitzberg (Norvège) le 11 mai est arrivée à Teller (Alaska) le 15 mai. Elle a accompli un périple de 5 500 kilomètres. Les explorateurs rapporteront des données scientifiques nouvelles sur cette région peu connue.
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13 mai 1930 : Première traversée aéropostale de l’Atlantique Sud

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Le 13 mai 1930 s’achève la première traversée aéropostale de l’Atlantique Sud. Un hydravion Latécoère, piloté par Jean Mermoz, relie Saint-Louis-du-Sénégal à Natal, au Brésil, en 52 heures. Trois ans plus tôt, le même aviateur avait réalisé la première liaison Toulouse-Dakar.
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1931
13 mai
Election de Paul Doumer à la présidence de la République Française

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Paul Doumer (Aurillac, 22 mars 1857 - Paris, 6 mai 1932)
Né le 22 mars 1857, Paul Doumer fut le 14e président de la République française. Professeur de mathématiques et journaliste, il a rejoint le parti radical, et est élu président le 13 mai 1931, succédant à Gaston Doumergue. Il fut victime d’un attentat perpétré par un émigré russe le 6 mai 1932. Blessé par plusieurs balles, il a succombé à ses blessures le lendemain. Albert Lebrun lui a succédé à la tête de l’État.

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1937
13 mai
« J’ai épousseté le buste d’Électre »

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Electre est représentée pour la première fois par la troupe de Jouvet. A la confluence de la tragédie classique et de la modernité, la pièce de Giraudoux emprunte à la première le choix des thèmes et du mythe et à la seconde l’enquête policière et la psychologie. Le chœur de la tragédie antique est ainsi réinvesti dans le rôle du mendiant. Electre, le personnage qui donne le nom à la pièce, est dans une quête de vérité concernant la mort de son père. La révélation de celle s’accompagnera de la vengeance de la main d’Oreste.

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13 mai 1940 : Churchill présente son cabinet de guerre

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Le 13 mai 1940, trois jours après avoir été nommé Premier ministre par le roi George VI, Winston Churchill (66 ans) présente son cabinet de guerre à la Chambre des Communes. Empruntant une formule adressée par le nationaliste italien Giuseppe Garibaldi à ses Chemises rouges en 1860, l’orateur lance à l’adresse des députés et de ses concitoyens : « Je n’ai à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ! » En France, Hitler a lancé une guerre-éclair fulgurante et chacun s’attend à une invasion de la Grande-Bretagne elle-même. Le vieux Lion va changer le destin.
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1943
13 mai
Les Alliés chassent l’Afrikakorps

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La défaite soudaine et complète de l’Afrikakorps achève la libération de l’Afrique du Nord. Entre 1941 et 1943, l’Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand placé sous le commandement du maréchal Rommel, a affronté les forces alliés en Libye, en Égypte et en Tunisie. Après cette victoire, les Alliés commencent à envisager un débarquement en Italie.

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1958
13 mai
Alger se soulève pour rester français

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Le général Raoul Salan entre le général Jacques Massu et Jacques Soustelle, le 13 mai 1938 (DR)
La formation d’un ministère Pflimlin, favorable à l’ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), suscite la colère des partisans de l' »Algérie française ». Ceux-ci en appellent au général de Gaulle pour maintenir la souveraineté de la France sur l’Algérie. La crise s’étend à la France métropolitaine. Le président de la République, René Coty, appelle alors le général de Gaulle au gouvernement. L’insurrection aura raison de la IVème République et de Gaulle instaurera rapidement la Ve République.

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1968
13 mai
Grande manifestation contre de Gaulle

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Les syndicats ouvriers (syndicats ouvrier (CGT, CFDT)) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de « 10 ans, ça suffit ! », en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.
Voir aussi : Histoire de Paris – De Gaulle – Syndicat – Manifestation – Dossier histoire de Mai 68 – Histoire de la Cinquième République
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1981
13 mai
Jean-Paul II victime d’un attentat

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Des coups de feu sont tirés contre le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome, devant une foule de 20 000 fidèles. Le tireur, un Turc de 23 ans du nom de Mehmet Ali Agça, aurait été manipulé par les services secrets soviétiques. Jean-Paul II attribuera sa miraculeuse survie à l’intervention de la Vierge de Fatima et ne renoncera pas aux déplacements et à l’actiondiplomatique. Il circulera désormais parmi la foule dans une voiture blindée surnommée la « papamobile ».

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1993
13 mai
Human Bomb terrorise l’école maternelle de Neuilly

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Un homme cagoulé doté d’une arme de poing et d’explosifs fait éruption dans une classe maternelle de Neuilly-sur-Seine et prend en otages les 21 enfants et leur institutrice. Dépressif et en proie à des problèmes financiers, l’homme se fait appelé HB, pour Human Bomb, et menace de faire sauter la classe s’il n’obtient pas 100 millions de Francs. Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, prend en charge l’affaire tandis que Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly et ministre du Budget, prend lui-même part aux négociations. Quinze enfants sont progressivement relâchés avant que le GIGN n’interviennent après deux jours de pourparlers. L’homme est alors abattu et les enfants libérés.

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Patrick

sources :

== diverses ….

Hérodote.net,

l’internaute

diverses pages du Web