Le 19 avril, le Pape fêtera le 7° anniversaire de son élection

Une semaine d’anniversaires pour Benoît XVI

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Le jeudi 19 avril, le Pape fêtera le 7° anniversaire de son élection. Le vendredi 20 un concert sera donné en son honneur par l’orchestre Gewandhaus de Leipzig, dans la salle Paul VI. Benoît XVI a déjà reçu de nombreux messages de vœux provenant du monde entier.

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Ce lundi 16 avril, Benoît XVI fête son 85° anniversaire. Une fête en famille, pas de réceptions officielles, mais une journée très bavaroise, selon son désir. Des évêques allemands et des invités venus de Bavière ont fait le déplacement jusqu’à Rome pour l’entourer.
Pour lui faire plaisir, son secrétaire particulier a réalisé à cette occasion un recueil de témoignages : une vingtaine de personnalités célèbres en Allemagne ont accepté de raconter Benoît XVI à leur manière.
Pour son secrétaire particulier, Benoît XVI est un « Pape de la parole » qui appelle les choses par leur nom mais toujours avec délicatesse et respect des autres. Ses critiques peuvent être sévères, affirme Mgr Georg Ganswein, mais elles sont toujours exprimées avec douceur. Sa simplicité, sa sincérité et son courage ont souvent été mal compris. Benoît XVI – ajoute-t-il – ne semble pas s’inquiéter de l’image que les médias donnent de lui, le décrivant, à tort, comme un conservateur indifférent. Il a appris à affronter les critiques, à les situer et à les accepter. Pour le Pape, l’opinion publique, la presse, la télévision doivent, certes, être prises en considération. Mais le plus souvent, elles n’orientent pas la navigation vaticane.

Benoît XVI ne cherche pas à jouer le jeu des médias, ni à hypnotiser les foules, ce qui ne l’empêche pas d’être acclamé et écouté. Mais si, au fil des ans, il est parvenu, en partie, à bousculer les clichés et les préjugés sur sa personne, les dossiers difficiles continuent de perturber son pontificat. Les abus sexuels, le dialogue avec les Lefebvristes, les fuites de documents réservés, et tant d’autres. Parmi ceux qui le connaissent ou qui l’observent de plus près, certains pensent que c’est dans son parcours personnel que se trouve le secret de son apostolat, son amour de la vérité. Ses priorités sont nombreuses, la liste est longue ; mais son souci majeur c’est la crise de la foi, l’oubli de Dieu, dans le monde d’aujourd’hui. A 85 ans, Benoît XVI semble plus que jamais décidé à secouer les torpeurs et les frilosités dans l’Église, et, s’il le faut, à ramener les dissidents et les désobéissants au bercail en vue de la nouvelle évangélisation.
Le cardinal Georges Cottier, théologien émérite de la Maison pontificale se dit impressionné par la sérénité du Pape malgré les polémiques. Des Propos recueillis par Charles Le Bourgeois
Pour ses 85 ans, ce lundi, Benoît XVI célébrera la messe dans la chapelle Pauline en présence de ses invités et des évêques allemands. Il les retrouvera à 11h, avant d’accorder une audience publique à la délégation bavaroise, à midi.

Dans son éditorial hebdomadaire, le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et de Radio Vatican, évoque les interrogations suscitées par l’élection de Joseph Ratzinger, il y a sept ans. On se demandait si ce pontificat serait long et durable, si un théologien ayant présidé pendant des années un dicastère doctrinal saurait assumer le gouvernement pastoral de l’Église universelle.
En sept ans, Benoît XVI a accompli 23 voyages à l’étranger et 26 déplacements en Italie ; il a présidé quatre synodes des évêques et trois Journées mondiales de la Jeunesse ; il a publié trois encycliques, et posé de nombreux Actes du magistère ; il nous a fait vivre une Année paulinienne et une Année sacerdotale ; il a affronté avec courage, humilité et détermination, c’est-à-dire avec un esprit évangélique, des situations difficiles comme la crise des abus sexuels. Par la cohérence et la constance de son enseignement, il montre que la priorité de son service est de guider les hommes vers Dieu, le Dieu de Jésus Christ ; que foi et raison contribuent toutes deux à la recherche de la vérité pour répondre aux attentes de l’humanité ; que l’oubli de Dieu et le relativisme sont les dangers les plus menaçants de notre temps.


Nous lui sommes reconnaissants – écrit le père Lombardi – et nous poursuivons avec lui le chemin vers la Rencontre mondiale des familles, au mois de juin à Milan, vers le Moyen Orient, en septembre au Liban, vers le Synode sur la nouvelle évangélisation et vers l’Année de la foi.

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Patrick

Sources :
http://www.radiovaticana.org

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