Éphéméride du 27 avril

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Le Dicton du Jour

À la Sainte-Zita,
Le froid ne dure pas

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Saint du jour

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–Sainte Zita Servante à Lucques (+ 1278)


Fille d’un couple pauvre mais très pieux, elle voit le jour dans village de montagne des environs de la ville de Lucques, en France. Sa sœur aînée est entrée chez les cisterciennes et son frère est ermite. À l’âge de 12 ans, elle commence à vendre des fruits dans son village, et à 18 elle entre comme domestique au service de la famille Fatinelli, un riche marchand de soie et de laine (emploi qu’elle conserve jusqu’à sa mort). Très respectée par tous les membres de cette famille, elle se distingue par sa grande générosité, n’hésitant pas à se priver de sa propre ration de nourriture pour l’offrir aux pauvres. Cependant, elle provoque aussi la jalousie de ses compagnes, qui n’hésitent pas à chercher à lui nuire, mais heureusement sans y parvenir tant est grande l’affection que lui porte la dame Fatinelli. Dans sa soixantième année, usée par les privations et les mortifications qu’elle s’est toujours imposées, elle tombe malade et décède cinq jours plus tard (1218-1278) Selon une légende, les anges se chargeaient de faire cuire son pain pendant qu’elle était en extase. Sainte-Zita est la patronne des garçons de café, des serveurs, des maîtres d’hôtels et des hôtesses. On lui demande d’intervenir pour retrouver des clés perdues.

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autres Saints du jour

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–Bienheureux Amédée IX Duc en Savoie (+ 1472)
Duc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la soeur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d’épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l’exercice du pouvoir. Il fut obligé d’abdiquer en sa faveur.
Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d’une grande charité envers les pauvres. « Amédée de Savoie met les pauvres à l’honneur et les riches au rencart », disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677.

 

–Bienheureux Alleaume (+ 1152)
D’origine flamande, il se retira dans le diocèse du Mans. C’est de là que son amour de la solitude le conduisit dans l’île de Chausey. Ce qui ne l’empêcha pas bientôt de revenir fonder le monastère de Notre-Dame d’Etival dans le Maine. La tradition veut que ce retour ait été dicté par l’amitié qu’il portait à un vieil ermite qui pleurait son départ à Chausey.

–Saint Etienne de Kiev (+ 1094)
Il vivait dans la plus grande humilité au milieu de ses frères du monastère des Grottes de Kiev. Mais des querelles intestines minèrent la communauté, et saint Etienne dut partir en fondant un autre monastère. Son renom parvint jusqu’en Volhynie, ce pourquoi, à la mort de l’évêque de Vladimir, il fut appelé à lui succéder. Ses fidèles l’aimaient et le respectaient.

 
–Saint Euloge l’Hospitalier (6ème s.)
Confesseur. Il était tailleur de pierres dans la Thébaïde, en Egypte. Il était d’une extrême charité avec tous ceux qui passaient et il les recevait chaleureusement. Mais un jour, il découvrit une grande quantité d’or dans une cavité souterraine où il travaillait. Il s’embarqua pour Constantinople et ces richesses lui tournèrent la têle. Il oublia les pauvres et mena grand train de vie, refusant d’entendre les remarques de son ancien père spirituel. Il prit part à un complot contre l’empereur Justinien et dut s’enfuir, laissant là toute sa fortune. Il prit conscience de son erreur, retrouva sa piété et sa charité, se souvenant qu’il est plus facile à un chameau d’entrer dans une aiguille qu’à un riche dans le royaume des cieux. Il s’endormit en paix avec lui-même et avec l’Evangile.

 
–Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)
Comte de Savoie, il se sentait attiré par la vie monastique et souvent se rendait au monastère d’Aulps. Mais il sacrifia son attrait pour la solitude aux devoirs de sa charge. Resté veuf et sans enfant, après la mort de sa première épouse, et à la demande de ses sujets qui voulaient garder cette famille à la tête de leur pays, il contracta successivement deux mariages, son devoir l’emportant une fois de plus sur ses goûts personnels.
Valeureux dans les combats, juste et modéré dans les victoires, il avait conquis l’estime de ses contemporains au point que le roi d’Angleterre le choisit comme médiateur dans son royaume.
Dès que son fils fut en âge de gouverner, il se retira au monastère de Hautecombe où son assiduité aux offices, son humilité dans les tâches les plus simples et sa charité firent l’admiration de tous.
Il est fêté en Savoie le 27 avril en même temps que son descendant Amédée.

 

–Bienheureux Jacques Illirico laïc franciscain (+ 1496)
Le bienheureux Giacomo Illirico da Bitetto, laïc profès franciscain (1400 – 1496).
À Bitetto dans les Pouilles, vers 1485, le bienheureux Jacques, religieux de l’Ordre des Mineurs, né en Dalmatie, d’une humilité remarquable.

 
–Saint Jean le Confesseur (+ 837)
Jeune encore, il accompagna son maître spirituel au second concile de Nicée en 787 et il connut surtout la persécution iconoclaste sous l’empereur Léon V l’Arménien. Arrêté, il fut conduit, enchaîné, devant l’empereur lui-même en raison de la vigueur de sa résistance. Pour le désarmer, l’empereur le fit comparaître deshabillé devant lui, mais cette humiliation suprême ne l’empêcha pas de reprocher avec force la conduite impériale. Il fut alors fustigé puis enfermé durant trois mois, avant d’être exilé dans le centre de l’Asie mineure, enchaîné durant dix-huit mois dans l’obscurité. Ramené à Constantinople, il conserva la même attitude de fidélité à la foi orthodoxe et fut de nouveau exilé. Il connut ainsi d’autres tourments car la persécution dura jusqu’à la mort de l’empereur Théophile en 842. Saint Jean contemplait Dieu depuis plusieurs années.
–Saint Laurent Nguyen Van Huong (+ 1856)
Prêtre vietnamien au temps de la grande persécution décidée par le roi Tu Duc en 1855, il fut arrêté alors qu’il allait visiter un mourant. Il refusa de fouler la croix en signe d’apostasie et il fut flagellé avant que d’être décapité, près de Ninh Binh.

 

–Bienheureux Nicolas Roland (+ 1678)
A Reims, il s’installe dans une maison, rue du Barbâtre, et partage son toit avec un groupe de jeunes clercs afin de les former au sacerdoce. Il remplit ses fonctions de théologal : prédication et enseignement, mais il veut élargir son champ d’action : aller vers les gens pour toucher les coeurs plutôt que de contenter les esprits. Il se fait prédicateur du peuple et répond aux demandes de ses confrères en parcourant une bonne partie du diocèse… Il se découvre ainsi une éloquence apostolique ; parler simple pour parler à tous. »
Source: diocèse de Reims.


–Sainte Ossana de Kotor (+ 1565)
Fille d’une famille orthodoxe de Grèce, elle travaille comme bergère. Pendant qu’elle garde son troupeau, elle passe de nombreuses heures en prière et commence à avoir des visions du Christ. À l’âge de 12 ans, elle émet le désir de se rendre à Cattaro (aujourd’hui Kotor, dans le Monténégro) qu’elle pense être en endroit plus propice à la prière. Sa mère la confie donc à une femme catholique qui l’accompagne et lui fait visiter des églises. Elle se sent très vite attirée par la vie d’anachorète et malgré son jeune âge se fait enfermer dans une cellule près de l’église Saint-Barthélémy. Quelque temps plus tard, elle change de cellule pour une autre près de l’église Saint-Paul, puis elle rejoint les Tertiaires dominicaines. Elle attire plusieurs disciples et un couvent est fondé à leur attention (1493-1565) Selon la légende, ses prières auraient permis de libérer la ville qui avait été envahie par les Turcs et l’auraient aussi prémunie contre une épidémie de peste.

 
–Saint Pierre Armengol (+ 1304)
Ce fut d’abord un bandit de grand chemin dont les comparses furent bien étonnés quand il décida de se faire moine dans un des couvents de l’Ordre de la Merci dont le but était de racheter les captifs. Il sut, par sa prudence et son zèle, obtenir la libération de nombreux esclaves chrétiens dans le royaume de Grenade et de Murcie, alors sous la domination des Maures. Il fut envoyé à Alger où, pour délivrer de jeunes chrétiens dont il ne pouvait obtenir le rachat faute d’argent, il s’offrit lui-même rançon. Comme l’argent ne venait pas, le bienheureux Pierre fut attaché à une potence et resta ainsi suspendu six jours. Libéré par un de ses compagnons qui venait d’arriver, il retourna en Espagne. Il aimait dire à ses frères « Je pense n’avoir vécu que peu de jours heureux. Ce sont ceux que j’ai passés au gibet parce qu’alors je me voyais mort au monde. »

 

 

–Saint Syméon (+ 111)
Selon une tradition, il serait l’un des quatre fils que saint Joseph aurait eu d’un premier mariage, ce pourquoi il serait « parent du Seigneur ». L’histoire nous dit seulement qu’il fut évêque de Jérusalem après la mort de saint Jacques en 62 et qu’il gouverna avec sagesse l’Eglise-Mère, jusqu’à la persécution qui le fit crucifier.

 
–Saint Théodore de Tabenne Abbé (+ v. 368)
Il était originaire de la Haute Egypte. Ayant entendu vanter la vertu de saint Pacôme, il le rejoignit au monastère de Tabennesis et c’est là qu’il se donna pleinement à Dieu.
Solitaire dans la Thébaïde de l’Egypte, il avait été le disciple de saint Pacôme qui le chargea de veiller sur les diverses communautés de solitaires en les instruisant et en les aidant de ses conseils, aussi bien pour les affaires temporelles que spirituelles. Il se montrait habile à réconcilier les frères divisés, tant était grand le rayonnement de sa charité. On raconte de lui cet épisode : pendant qu’il leur parlait, deux vipères entourèrent ses jambes. Il s’en aperçut, mais pour ne pas distraire son auditoire, il continua de parler comme si rien ne se passait. Le discours terminé, il put s’en dégager.
Il succéda à saint Pacôme et à saint Pétronios dans le gouvernement du monastère de Tabennesis.
Il rencontra saint Athanase quand le saint évêque vint au monastère lors de son exil.

 

Les Églises font mémoire…

Anglicans : Christina Rossetti (+ 1894), poétesse
Catholiques d’occident : Catherine (+1478) et Julienne (+ 1501) du Saint Mont de Varèse, vierges (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (19 barmüdah/miyazya) : Siméon l’Arménien (IVe s.), évêque de Perse, martyr Église copte)

Luthériens : Origène (+ env. 254), docteur de l’Église à Césarée

Maronites : Siméon, frère du Seigneur, martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Siméon, parent du Seigneur, évêque de Jérusalem et hiéro-martyr
Le 27 avril commémoration de la destruction par les Turcs des Reliques de Saint SABAS, premier Archevêque de SERBIE.
AVVAKUM et tous les martyrs Vieux Croyants (1682)
Le 14 Avril 1682 monte sur le bûcher l’archiprêtre Avvakum, leader historique des ces croyants russes qui sont passés à l’histoire sous le nom de Vieux Croyants.
Dans l’Eglise russe du XVIIe siècle, secouée par la grave décadence morale du clergé, alors que le peuple était animé d’un profond désir religieux, diverses tentatives de réforme spirituelle se succédèrent, provoquant des heurts parfois violents tant dans la population que dans la hiérarchie.
Avec l’élection du patriarche Nikon, qui plus tard sera condamné par le concile de Moscou de 1666, des réformes liturgiques et disciplinaires, inspirées de la tradition grecque, furent introduites en Russie ; mais elle bouleversèrent la vie quotidienne des chrétiens.
Avvakum et ses compagnons organisèrent, contre la réforme, une opposition trés tenace, opposition qui prit la forme d’un véritable fanatisme religieux. A cause de leur obstination, ils furent condamnés par le même concile de 1666. Dés ce moment, un schisme important se créa au sein de l’Eglise orthodoxe russe. Aujourd’hui encore les adeptes de la « vieille foi » sont trés nombreux dans toute la russie.
De 1667 à 1971, quand le saint-synode de Moscou supprimera les condamnations contre les usages des Vieux Croyants, ces derniers subirent à plusieurs reprises de cruelles persécutions de la part des autorités publiques, parfois appuyées dans leurs répressions par la hiérarchie moscovite.
Avvakum nous a laissé dans son autobiographie un document exceptionnel qui permet de comprendre les grandeurs et les miséres d’hommes qui, de toute façon, ont donné au cours de l’histoire un témoignage éloquent, disposés qu’ils étaient à mourir pour ce qu’ils croyaient la pure foi chrétienne.

Lecture

Désormais je demande pardon à tous les vrais croyants. Il y a eu des événements qui concernaient ma vie dont je ne devrais pas parler en effet. Non pas à nous mais à notre Dieu soit la gloire ! Mais moi, je ne suis rien. Je l’ai dit et je le répète : je suis un fornicateur et un brigand, voleur et assassin, ami des publicains et des pécheurs. Au jour du jugement, tous reconnaîtront mes actes, les bons comme les mauvais.
Mais si je suis aussi ignorant dans mes paroles, je ne le suis pas dans mon entendement ; je n’ai étudié ni la dialectique ni la rhétorique ni la philosophie, mais j’ai en moi la compréhension du Christ, comme dit l ‘Apôtre : « Je suis un ignorant dans l’art du discours, mais pas dans la doctrine ».

(Avvakum, Vie écrite par lui-même)

 

MECHITAR DE SEBASTE (1676-1749) moine
Le matin du 27 avril 1749, au terme d’une vie entièrement consacrée au service de Dieu et pour la formation religieuse de ses frères, s’éteint à Venise Mechitar de Sébaste, moine et fondateur de la congrégation arménienne de Saint Lazare.
Mechitar, Manuk par son nom de baptême, était né à Sébaste en 1676. Il entra tout jeune au monastère local de la Sainte Croix, désirant unir une intense vie intérieure à une insatiable recherche intellectuelle.
À cette époque, l’Arménie était secouée par des divisions internes à l’Église, causées par les séquelles des controverses christologiques du premier millénaire. Méchitar décida alors de mener à fond l’étude de ces controverses, pour chercher des chemins de paix à l’intérieur de l’Église arménienne et avec le siège apostolique de Rome. S’étant transféré à Sébaste, il entra en relation avec des hommes d’Église d’Orient et d’Occident, et mûrit l’idée de fonder un centre monastique où l’étude de la tradition puisse former une nouvelle génération d’hommes ouverts au dialogue et initiés à la douceur évangélique.
Quand l’évêque de Erzurum, hostile au dialogue avec Rome, devint patriarche, Méchitar dut fuir avec ses compagnons et se réfugia dans le Péloponnèse ; contraint à un nouvel exil à cause de l’avancée des Ottomans, il finit par s’établir à Venise, sur l’île de Saint Lazare. Il fut fort bien accueilli dans la lagune vénitienne, et sa congrégation monastique, qu’il avait fondée en 1711, s’accrut rapidement.
A Saint Lazare, Méchitar mena à bien son projet d’un monachisme promoteur du dialogue et de la paix par l’étude et la prière, dans la conviction qu’une vérité qui ne tient pas compte des frères ne saurait jamais se dire vraiment chrétienne.

Lecture

O toi, saint père Antoine, je désire te louer d’un cœur ferme, car tu resplendis même de la terre comme le soleil qui brille du ciel.
Tu fus le guide d’ermites et le père de saints hommes, toi qui as fondé bien des ordres, fleuve de l’Eden, source des rivières.
Une voix te parvient, de la bouche du Seigneur cette parole, que tu serais si éminent que toutes les nations te connaîtraient.
Même si tu fus instruit dans les lettres, tu t’abreuvais, cependant, aux courants de l’Esprit, tu fus chancélier du royaume et des dons les plus élevés.
La divine parole de vie tu l’as enseignée à tant d’âmes, comme une source aux multiples ramifications tu t’es reversé dans les cœurs de ceux qui t ‘écoutaient.
Nous aussi donc, tes disciples, nous t’implorons, sois notre maître et fais de nous tes disciples dociles et obéissants à tes paroles.

(Mechitar de Sébaste, Hymnes)

 

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Naissances célèbres

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–1791 Samuel Finley Breese Morse, physicien, inventeur du code du même nom.

Naissances : Samuel Morse

–1822 Ulysses Simpson Grant, président des U.S.A.

Naissances : Ulysses Simpson Grant

–1891 Rodolphe Duguay, peintre, illustrateur

–1900 Walter Lantz, dessinateur, papa de Woody Woodpecker.

–1904 René Pomerleau, biologiste

–1912 Jacques de Bourbon, baron de Busset, dit Jacques de Bourbon-Busset, , poète et diplomate, membre de l’Académie Française.

–1928 Nive Voisine, prêtre, historien, écrivain, professeur

 

 

 

 

 

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décès célèbres

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–Fernand de Magellan
vers 1480 à Sabrosa (Tras-os-Montes, Portugal) – 27 avril 1521(Cebu, Philippines)
Fernao de Magalhaes (Magellan en français) guerroie en Inde puis au Maroc, où une blessure le laisse boîteux. Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel. Qu’à cela ne tienne. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne, Charles Quint. C’est ainsi qu’il s’engage dans le premier «Tour du monde à la voile»avec 5 navires et 265 hommes de toutes origines !
Il longe l’Amérique du Sud, s’engage dans le détroit qui porte son nom, au nord de la Terre de feu, puis dans l’océan qu’il baptise océan Pacifique. Il trouve la mort aux Philippines, dans un combat avec les indigènes. Un seul navire rentre en Espagne, après avoir contourné l’Afrique. À son bord, Antonio Pigafetta, qui écrira le compte-rendu de l’odyssée, et le capitaine Juan Sebastian del Caño, qui sera anobli par l’empereur Charles Quint.

 Décès : Fernand de Magellan

–1617 Samuel Bellamy, ou Black Sam ou Black Bellamy, pirate, sombre avec son navire (Whydah Gally) au large de Cape Cod (Massachusetts).

–Jean Bart
21 octobre 1650 à Dunkerque – 27 avril 1702 à Dunkerque
Né à Dunkerque dans une famille de marins, Jean Bart s’est engagé comme mousse à 12 ans. À 16 ans, le jeune cadet commande déjà en second. Il s’engage dans la marine hollandaise pour participer à l’expédition contre Londres en 1667.

Jean Bart par Mathieu EliasLorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande, il regagne son pays et se lance dans la «guerre de course» contre les Hollandais, remportant des «prises» fort lucratives à l’occasion de coups d’audace contre des navires marchands chargés d’épices. Pas moins de 81 bâtiments !
Malgré les préventions de l’époque, le roi sait reconnaître sa valeur et le nomme en 1686 capitaine de frégate. Jean Bart poursuit sa pratique des coups de main sur les navires et les bases ennemies. Retenu prisonnier à Plymouth, il réussit à s’évader des pontons anglais et à regagner Saint-Malo après deux jours de rame. Le 19 juin 1696, il remporte encore une grande victoire sur les Hollandais, prenant ou détruisant 80 navires marchands. Louis XIV l’anoblit et le nomme chef d’escadre en 1697.

–Dominique Vivant-Denon

4 janvier 1747 à Givry – 27 avril 1825 à Paris
Celui que ses contemporains qualifiaient d’«un des phénomènes les plus vivants de notre époque» a contribué à la vogue de l’égyptologie avec la parution en 1802 de son recueil de 300 croquis et dessins ramenés de l’expédition d’Égypte.

Image illustrative de l'article Vivant Denon
Vivant Denon
Portrait par Robert Lefèvre.
Musée National du Château de Versailles.


Mais il est surtout resté dans les mémoires comme «l’œil de Napoléon» : c’est en effet grâce à lui que le musée du Louvre, à Paris s’enrichit, pour quelques années, des plus belles œuvres d’art de l’Europe, le temps d’acquérir une légitimité et une ambition qui depuis n’ont pas faibli.

–1912 Jules Bonnot, cerveau de la « Bande à Bonnot », tué par la Garde républicaine.

–1991 Robert Velter, dit Rob-Vel, créateur de Spirou.

Costume de Spirou.

 

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événements

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–27 avril 1413 : Révolte des Cabochiens
Le 27 avril 1413, les cabochiens ou écorcheurs, une faction commandée par l’écorcheur Simon Caboche et alliée à Jean sans Peur, attaquent la Bastille et tuent le prévôt de Paris. Les universitaires en profitent pour préparer une réforme administrative, les ordonnances cabochiennes..

–1521 Après le décès de Fernão de Magalhães, Juan Sebastián Elcano, prend la direction de l’expédition Magellan, à bord du Victoria.

Description de cette image, également commentée ci-après

–27 avril 1565 : Les Philippines deviennent espagnoles
Le 27 avril 1565, l’explorateur Miguel López de Legazpi (62 ans) fonde un premier établissement espagnol sur l’île de Cebu. Il inaugure ainsi la colonisation de l’archipel des Philippines…

Drapeau des Philippines

–27 avril 1584 : Exploration de la future Virginie
Le 27 avril 1584, des navigateurs anglais commissionnés par Sir Walter Raleigh (ou Ralegh), l’un des principaux conseillers de la reine d’Angleterre, explorent la côte nord-américaine.
Ils la baptisent Virginie en l’honneur de la reine Élizabeth 1ère, la « reine vierge » (ou supposée telle car célibataire). Cette terre sera la première à être colonisée par les Anglais, en 1607.

 

–1705 Début de la construction du château Ramezay à Montréal

Château Ramezay, 1886

–27 avril 1784 : Première du Mariage de Figaro
Le 27 avril 1784, a lieu à la Comédie-Française, à Paris, la première du Mariage de Figaro de Beaumarchais. La pièce recueille un succès d’autant plus grand que le roi Louis XVI a tenté de la faire interdire.

 

–1839 José María Guerrero devient président du Honduras.

–27 avril 1848 : Abolition de l’esclavage en France
Le 27 avril 1848, les décrets d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises sont publiés à l’initiative de Victori Schoelcher et François Arago, ministres de la IIe République. Sont concernés les Antilles, la Réunion et Saint-Louis du Sénégal…

–1862 L’armée du Nord, commandée par Butler, débarque et occupe la Nouvelle-Orléans.

–1865 L’explosion du bateau à vapeur Sultana, sur le Mississippi, provoque la mort de 1 547 personnes.

–27 avril 1909 : Le sultan Abdul-Hamid II déposé
Le 27 avril 1909, à Istamboul, les nationalistes « Jeunes Turcs » déposent le sultan Abdul-Hamid II, auquel ils reprochent de livrer l’empire aux appétits étrangers et de montrer trop de complaisance pour les Arabes, et le remplacent par son frère Mehmed V.

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Le Sultan Mehmed V

–1910 Louis Paulhan réalise le premier vol de plus de 100 km (177 km) en ligne droite, entre Hendon et Trent Valley en 2 h 39 mn, lors de la première étape du vol Londres-Manchester pour le prix du daily mail.

–1918 Les porteurs de coupon de l’emprunt russe ne seront pas remboursés.

 

–1937 Inauguration à San Francisco, du « Golden Gate », le plus grand pont suspendu du monde.

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–1940 Heinrich Himmler, ordonne la construction du camp d’Auschwitz où plus d’un million de personnes vont mourrir.

–1941 Athènes, Grèce, est occupée par les Allemands, après une résistance de l’armée grecque qui a durée 180 jours.
–1945 L’armée britannique libère le camp de Bergen-Belsen en Basse-Saxe, Allemagne.

–1959 Liou Chao-Chi est élu président de la République Populaire de Chine, succédant à Mao Tsé-Toung, qui demeure chef du Parti communiste.

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–1960 Proclamation de l’indépendance du Togo dont Sylvanus Olympio est élu président.

Drapeau du Togo

–1961 Déclaration d’indépendance de la Sierra Léone (fête nationale).

 Drapeau du Sierra Leone

–1966 Le pape Paul VI reçoit au Vatican Andreï Gromyko, ministre soviétique des affaires étrangères. Il est le premier dignitaire du Kremlin à rencontrer le chef de l’Eglise catholique.

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–27 avril 1969 : Démission du président de Gaulle
Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle démissionne de la Présidence de la République française, assumant avec panache l’échec de son référendum sur la régionalisation. Son ancien premier ministre, Georges Pompidou sera élu le 15 juin suivant pour lui succéder à l’Élysée.

 Bundesarchiv B 145 Bild-F010324-0002, Flughafen Köln-Bonn, Adenauer, de Gaulle-cropped.jpg

–1972 Les astronautes d’Apollo XVI reviennent sur Terre, ils rapportent 95,4 kg de roches lunaires.

 Insigne de la mission Apollo 16

–1978 A Kaboul (Afghanistan), un coup d’Etat militaire, soutenu par l’URSS, place au pouvoir Nur Mohammad Taraki après l’assassinat du président Daoud et de sa famille. Les soviétiques quitteront le pays en 1989.

 

–1989 Un défilé enfonce les barrages policiers près de la place Tienanmen.

–1992 Création de la République Fédérale de Yougoslavie, issue de la Serbie et du Monténégro.

 

–1994 Premières élections multiraciales en Afrique du Sud (législatives) : le 27 avril, Jour de la Liberté, deviendra le jour de la fête nationale.

 Drapeau de l'Afrique du Sud

–2005 Premier vol d’essai de l’A380. Airbus annonce la livraison pour le premier client, Singapore Airlines, pour le « deuxième semestre de 2006 » … mais ce dernier ne sera livré que le Octobre 2007.

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Fête Nationale République de Sierra Léone

Fête Nationale République d’Afrique du Sud –


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27 avril 1413Révolte des Cabochiens


La «querelle des Armagnacs et des Bourguignons» et la révolte des Cabochiens le 27 avril 1413 entraînent le royaume de France dans une immense tragédie.

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L’ordonnance cabochienne

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L’assassinat du duc d’Orléans a mis fin à la longue «embellie» qu’a connue la France depuis le roi Charles V le Sage.

Le 30 janvier 1413, le roi Charles VI le Fou convoque les états généraux de langue d’oïl pour obtenir les subsides dont il a le plus grand besoin. Le duc de Bourgogne en profite pour se rendre indispensable aux Parisiens. Il pousse à la formation d’une commission de réforme où siège un certain Pierre Cauchon, qui se rendra célèbre au procès de Jeanne d’Arc.

Mais comme les partisans du roi résistent aux pressions, il choisit de s’allier in fine à une faction populaire commandée par l’écorcheur Simon Caboche, d’où leur appellation de cabochiens ou écorcheurs. Le 27 avril 1413, les insurgés n’hésitent pas à attaquer la Bastille et à tuer le prévôt de Paris.

Les universitaires profitent de l’agitation pour préparer une réforme administrative connue sous le nom d’ordonnances cabochiennes (bien qu’elle n’ait rien à voir avec le dénommé Caboche). Ce texte de 259 articles tend à brider le pouvoir monarchique et prévoit une gestion partagée des finances publiques. Tentant de lutter contre les abus des officiers royaux, il aboutit à renforcer néanmoins les pouvoirs de la Chambre des Comptes et du Parlement, et crée une cour de justice. Comme la Grande Charte anglaise de 1215, c’est un premier pas vers la monarchie parlementaire.

Le roi, contraint et forcé, signe l’ordonnance et coiffe aussi le capuchon des cabochiens !

Les Armagnacs de retour
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Les exactions des Bourguignons et des cabochiens entraînent bientôt les habitants de Paris à se soulever. Du 2 au 4 août 1413, les cabochiens sont exterminés et le duc de Bourgogne doit céder la place aux Armagnacs. Le comte Bernard VII, nouveau maître de Paris, se fait nommer connétable par la reine Isabeau de Bavière. Le 5 septembre 1413, il s’empresse d’annuler les ordonnances cabochiennes.

Ces troubles n’ont pas échappé au nouveau roi d’Angleterre Henri V de Lancastre qui en profite pour reprendre la guerre contre la dynastie rivale des Valois après une interruption de plus de 35 ans. Il débarque en Normandie avec ses troupes. Il va en résulter à Azincourt l’une des défaites les plus dramatiques de la France.

 

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27 avril 1848 Abolition de l’esclavage en France

Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie les décrets d’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises. Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie encore sur les grandes plantations sucrières.

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Le long parcours des abolitionnistes


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En 1537, peu après son introduction dans les colonies des Amériques, l’esclavage avait été condamné par le pape Paul III mais les injonctions pontificales n’avaient pas eu plus de succès chez les planteurs d’Amérique qu’elles n’en ont aujourd’hui en matière de morale. C’est qu’à la Renaissance, la papauté ne pouvait déjà plus, comme au Moyen Âge, faire fléchir les dirigeants chrétiens en agitant la menace de l’excommunication.

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage une première fois pour calmer la révolte des esclaves dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d’inspiration chrétienne, se montrent plus résolus. Ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l’esclavage en 1833.

Les libéraux et philanthropes français sont tout aussi disposés que leurs homologues d’outre-Manche à éradiquer cette institution indigne. Ils sont soutenus dans les colonies par les «libres de couleur» (affranchis) qui, n’en pouvant plus de brimades et d’humiliations, ont pris le parti des esclaves. Mais ils sont entravés dans leur combat par les groupes de pression des riches planteurs.

En 1831, une loi supprime dans les colonies françaises toutes les entraves aux affranchissements. La même année, une convention franco-britannique autorise le «droit de visite» par les navires de guerre des deux pays sur les navires marchands de toutes nationalités suspectés de pratiquer la traite négrière.

En 1845, une loi interdit les châtiments corporels et le fouet… Ces dispositions laissent espérer une disparition progressive de l’esclavage mais cela ne suffit pas aux abolitionnistes, réunis au sein de la Société française pour l’abolition de l’esclavage.

– Victor Schoelcher :
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L’un des plus écoutés est Victor Schoelcher, riche philanthrope catholique, libéral et républicain. Né en 1804 dans la famille d’un fabricant de porcelaine, il accomplit un long voyage de 18 mois au Mexique à l’instigation de son père qui veut lui enlever ses idées républicaines. De passage aux Antilles, le jeune homme découvre l’esclavage.

Beaucoup plus tard, en 1840, il accomplit un nouveau périple dans les colonies à esclaves de la France. C’est pour y noter une situation proprement explosive. Il milite dès lors pour une abolition concertée avec les planteurs.

– Cyrille Bissette :
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Parmi les abolitionnistes les plus radicaux figure un négociant métis de Fort-de-France (Martinique), Cyrille Bissettte, né en 1795. Sa mère est une demie-soeur de Joséphine de Beauharnais. Ce «libre de couleur» plaide dans son île pour une abolition immédiate. Cela lui vaut d’être marqué au fer rouge et envoyé au bagne de Brest. Le jugement est cassé et il peut continuer de défendre sa cause en métropole.

Enfin, la victoire
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À Mayotte, sultanat musulman tombé sous protectorat français en 1841 et où n’existe aucun planteur européen, le gouvernement abolisse l’esclavage dès le 9 décembre 1846, sous le règne de Louis-Philippe 1er.

Mais il faut attendre la Révolution de Février pour qu’enfin, dans l’effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l’opposition des planteurs dans les vieilles colonies.

Le décret d’abolition est rédigé par Victor Schoelcher, sous-secrétaire d’État à la Marine dans le gouvernement provisoire. Il a souhaité ce modeste ministère parce que de lui dépendent les colonies et, donc, la législation relative aux esclaves.

Victor Schoelcher lui-même est sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago (62 ans). Celui-ci appartient à l’extrême-gauche républicaine et dès 1840 s’est fait l’écho à la Chambre des députés des revendications sociales. Il soutient à fond son subordonné dans son combat pour l’abolition.

Tirant parti des bonnes dispositions des députés dans les premiers mois qui suivent l’avènement de la République, Victor Schoelcher et François Arago libèrent par décret 250.000 esclaves noirs ou métis aux Antilles, à la Réunion comme en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal.

Une application précipitée
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Le décret, qui prévoit l’abolition dans un délai de deux mois, arrive dans les colonies quatre à cinq semaines plus tard. Mais sur place, les gouvernants des colonies et les planteurs ont en général pris les devants. La plupart des Blancs ont compris depuis longtemps que l’abolition était devenue inéluctable et s’y étaient préparés en multipliant les affranchissements..

À leur manière, les esclaves ont aussi accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection a éclaté le 22 mai 1848, avant qu’ait été connue l’existence du décret. Un meneur du nom de Romain ayant été incarcéré, une foule demande sa libération. Elle se heurte à des planteurs. Échauffourée. 33 morts. Le lendemain, dans l’urgence, le gouverneur de l’île décrète l’abolition de l’esclavage.

Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l’esclavage le 27 mai 1848 pour éteindre une insurrection naissante.

En Guyane, la liberté entre en application le 10 août 1848, à l’échéance prévue. À la Réunion, plus éloignée de la métropole, l’abolition prend officiellement effet le 20 décembre 1848 mais dans les faits, à cette date, l’esclavage n’existe déjà plus dans l’île.

Les planteurs reçoivent une indemnité forfaitaire conformément au décret de Schoelcher. Ils tentent aussi de reprendre la main en sanctionnant le «vagabondage» dans les îles à sucre : c’est une façon d’obliger les anciens esclaves à souscrire des contrats de travail.

Ils contournent aussi l’interdiction de l’esclavage en faisant venir des «travailleurs sous contrat» de la Chine du sud ou du Tamil Nadu (Inde du Sud). Il s’agit d’un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom comme celui que pratiquent à grande échelle en ce début du XXIe siècle les émirats du Golfe Persique. Les descendants de ces travailleurs représentent aujourd’hui un quart ou un tiers de la population de la Réunion et 15% environ de celle de la Guadeloupe.

L’abolition dément les sombres prophéties des planteurs. Elle se traduit par un regain de l’activité économique dans les colonies.

Victor Schoelcher va militer avec moins de succès contre la peine de mort. Exilé en Angleterre sous le Second Empire, il est élu député de la Martinique à l’avènement de la République puis devient sénateur inamovible jusqu’à sa mort, le 26 décembre 1893.

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6 septembre 1522Le tour du monde de Magellan et Del Caño
Le 6 septembre 1522, au coucher du soleil, une nef en piteux état entre dans le port de San Lucar, en Andalousie. Elle a nom «Victoria». Un nom bien mérité. À son bord, 18 hommes commandés par un ancien bagnard, le basque Juan Sebastian del Caño (on écrit aussi d’El Caño).

C’est tout ce qui reste des 5 caravelles et des 265 marins qui ont quitté l’Espagne trois ans auparavant, le 19 septembre 1519, en direction de l’ouest, sous la direction de Fernand de Magellan.

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Un loup de mer brutal


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Né au Portugal quarante ans plus tôt, Fernao de Magalhaes (Magellan en français) a guerroyé en Inde puis au Maroc, où une blessure l’a laissé boîteux.

Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et volontiers brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel.

Qu’à cela ne tienne. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne, Charles Quint. C’est ainsi qu’il s’engage dans le premier «Tour du monde à la voile» !

En prévision des rencontres et des marchandages avec les indigènes, il emporte 900 miroirs, 400 douzaines de petits couteaux, 20.000 clochettes et grelots… (*)

Sa flotte comprend la nef amirale, la Trinidad (110 tonneaux), la San Antonio (120 tonneaux), la Victoria (85 tonneaux), la Concepción (75 tonneaux) et la Santiago (75 tonneaux). Elle transporte un total de 265 hommes de toutes origines.

Les navires quittent Séville le 10 août 1519 mais doivent attendre pendant cinq semaines des vents favorables à Sanlucar, à l’embouchure du Quadalquivir. Ils traversent alors l’Atlantique et longent le continent américain vers le Sud. Ils relâchent à Noël dans la baie où sera plus tard fondée la ville de Rio de Janeiro. Au contact des Indiens (et des Indiennes), les marins découvrent les charmes du hamac.

Mais l’impatience grandit à mesure que se prolonge le voyage. Elle débouche sur une mutinerie que Magellan mate avec brutalité. Un mutin est décapité et le capitaine de la Victoria, Luis de Mendoza, est poignardé puis écartelé ! Peu après, une première caravelle, le Santiago, fait naufrage en explorant la côte.

La découverte de l’océan Pacifique
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Le 21 octobre 1520, la flotte arrive en vue d’une baie mystérieuse. Deux pilotes envoyés en reconnaissance reviennent avec la confirmation qu’il s’agit du passage espéré vers l’Ouest.

Le succès accroît la rancoeur du pilote du San Antonio, Estevao Gomez, qui avait soumis à Charles Quint un projet similaire à celui de Magellan. Il fomente une nouvelle mutinerie et regagne l’Espagne… où il sera emprisonné ainsi que ses hommes.

Le reste de la flotte s’engage dans le détroit qui portera désormais le nom de Magellan. Voyant sur la rive du côté Sud de nombreux feux allumés par les indigènes, les marins baptisent cet endroit Terre de Feu. Le 28 novembre, c’est le débouché sur un nouvel océan, exceptionnellement calme et lisse ce jour-là, ce qui lui vaut d’être baptisé Grand Océan Pacifique !

Plus de trois mois s’écoulent avant d’atteindre le 6 mars 1521 l’archipel des Mariannes, en pleine Océanie. En butte à une mauvaise alimentation, l’équipage est ravagé par le scorbut. Vingt hommes en meurent. Il faut repartir.

Après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique, la flotte de Magellan atteint l’île de Cebu, dans l’archipel des Philippines, où se font sentir les influences de la Chine, du Japon et même des commerçants arabes !…

Premier Tour du monde à la voile
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De ses premiers voyages dans l’Océan Indien, sur les traces de Vasco de Gama et Albuquerque, Magellan a ramené en Europe un esclave malais, baptisé Henrique. Cet esclave est embarqué en 1519 à Lisbonne pour le tour du monde que projette le navigateur portugais.
Lorsqu’après la traversée de l’Atlantique et du Pacifique, la flotte atteint l’île de Cebu (Philippines), Henrique s’avise qu’il comprend très bien le langage des indigènes de rencontre. Il est de fait le premier homme à avoir accompli le tour de la Terre (sans l’avoir toutefois souhaité) ! Il ne va d’ailleurs pas poursuivre le voyage jusqu’à Lisbonne et restera avec ses compatriotes.
Le roi de l’île de Cebu, un certain Humaubon ou Calambu, est baptisé sous le nom de Charles, ainsi que 800 indigènes. Malheureusement, pour complaire à son nouvel ami, Magellan commet l’imprudence de participer à une expédition punitive contre le roi de l’île voisine de Mactan, Zula. Le 27 avril 1521, il est blessé par une flèche empoisonnée et meurt dans une embuscade avec huit de ses hommes.

Les nouveaux commandants, Joao Carvalho et Duarte Barbosa, révèlent très vite leur incompétence… Les pirates, auxquels s’est rallié l’esclave Henrique, attaquent l’expédition. Celle-ci leur échappe mais il faut brûler une nouvelle caravelle, la Concepción, en trop mauvais état.

Les deux caravelles rescapées arrivent enfin aux Moluques, où les Portugais sont présents depuis plusieurs années déjà. Chacun peut se reposer et procéder à d’importants achats d’épices.

La Trinidad s’échoue sur des hauts fonds et il faut à son tour l’abandonner. Il ne reste plus qu’une caravelle en état, la Victoria. Une partie des hommes doivent demeurer sur l’archipel des Moluques cependant que le pilote Juan Sebastian del Caño prend le commandement du navire.

La dernière caravelle traverse l’océan Indien avant de remonter jusqu’en Europe le long des côtes africaines, avec dans ses cales des clous de girofle originaires des Moluques.

Le commandant a soin d’éviter le contact avec les Portugais, très sourcilleux sur leur monopole de navigation et de commerce entre l’Europe et l’Asie. L’un des survivants, Antonio Pigafetta, écrira le compte-rendu de l’odyssée. Juan Sebastian del Caño sera anobli par l’empereur Charles Quint.

Les Grandes Découvertes
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Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s’engagent dans l’exploration des océans : le petit Portugal et l’Espagne pour commencer, puis l’Angleterre et la France. Voici le parcours des principaux explorateurs.
30 ans après la découverte de l’Amérique, la circumnavigation de Magellan et del Caño a définitivement convaincu les Européens que la Terre est ronde (mais plus grande qu’on ne voulait bien l’imaginer), que l’Amérique est un continent à part et qu’il est possible d’atteindre l’Extrême-Orient par l’Ouest.

Ce succès va encourager les Français à se lancer dans les grandes expéditions maritimes.

Le jour de trop
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En arrivant aux îles du Cap Vert, l’une des dernières étapes avant Lisbonne, Juan Sebastian del Caño a une surprise. D’après son journal de bord, qu’il a tenu consciencieusement jour après jour depuis le départ, on serait un mercredi. Or, ses interlocuteurs du cru lui affirment qu’on est jeudi ! D’où vient l’erreur ?
Sebastian del Caño et ses contemporains ignorent les décalages horaires et le changement de date liés à la rotation de la Terre. Aussi finissent-ils par conclure à une erreur dans le journal de bord.
C’est en retrouvant bien plus tard cette anecdote dans une bibliothèque espagnole que Jules Verne aurait eu l’idée de son roman Le tour du monde en quatre-vingts jours (son héros Phileas Fogg fait le tour du monde en sens inverse de Del Caño et gagne de justesse son pari du fait du même phénomène, lié aux fuseaux horaires).
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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia

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Ephéméride du 20 Avril

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Le Dicton du Jour

A Sainte Théodore
Fleurit le bouton d’or.

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Saints du jour

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–Bienheureuse Odette Moniale au Brabant (+ 1158)
ou Ode.
Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l’autel, elle répondit au prêtre « Non, pas du tout » au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient.
(Une internaute nous signale qu’à la question habituelle : « Voulez-vous prendre pour époux … » elle ne se contenta pas de dire seulement : »non, pas du tout », mais ceci : « Puisque vous cherchez avec tant de sollicitude à savoir si je suis disposée à accepter ce jeune seigneur pour époux, apprenez que ne ne veux accepter ni lui, ni un autre; mon amour et ma foi sont engagés à Jésus Christ ».)
Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C’est là qu’elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

–Sainte Agnès de Montepulciano Moniale italienne (+ 1317)
Autre biographie:
Sainte Agnès naquit à Graciano-Vecchio, en Italie, en 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. Dès l’âge de 9 ans elle entre chez les Religieuses du Sac à Montepulciano, où on lui confiera bientôt la charge d’économe; à 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procéna, où par le bref pontifical elle devient abbesse; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Soeurs Dominicaines, où elle sera prieure. Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. Elle fut béatifiée par Clément VIII en 1608 et canonisée par Benoît XIII en 1726.
Sainte Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé: elle Lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne; Il la comble de faveurs extraordinaires, répond empressément à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.
À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, sainte Agnès cherchait la solitude pour mieux prier; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer en religion pour être, elle aussi, à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.
Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçut. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui L’avait assisté dans Son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer: « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme Lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, toute entière.
La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais à mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole: « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne Le quitterai plus ».
–Saint Alexandre Confesseur (+ 1479)
Ce paysan refusa de se marier pour entrer au monastère de Saint-Cyrille du Lac Blanc en Russie. Il fonda même le monastère d’Ochevensk dans le diocèse d’Olonetz. Son humilité envers tous, sa douceur vis-à-vis des pauvres qui souvent l’importunaient, son accueil des visiteurs et la visite des prisonniers qu’il soutenait, firent de lui un modèle pour les moines et les laïcs qui le rencontraient.


Saint Athanase d’Antioche (7ème s.)
Nous le fêtons le même jour que son prédécesseur, saint Athanase Ier; il était originaire du monastère Sainte-Catherine au Sinaï. Il connut les émeutes d’Antioche, en 609, lorsque l’empereur Phocas tenta d’imposer le baptême aux juifs nombreux dans cette ville. Les révoltés s’emparèrent du saint Patriarche, le mutilèrent puis le traînèrent attaché par une corde jusqu’au bûcher où ils firent brûler son corps.

–Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380)
Jamais il ne parla de ses origines. Son histoire commence lorsque les « latins » de la compagnie catalane qui envahit la région, s’emparèrent d’Athènes. Il partit à Thessalonique pour fuir les envahisseurs occidentaux. Il était trop pauvre pour se payer des études, mais bien des professeurs l’acceptèrent gratuitement en raison de son intelligence. Puis il partit pour la Crète et se mit à l’école de saint Grégoire le Sinaïte. Là encore, il dut partir, craignant les incessantes invasions turques. Il se fixa à Kalambaka en Thessalie, dans la solitude du lieu célèbre des « Météores » où sa sainteté attirait les fidèles qui venaient prendre conseil de lui.
–Saint Caedwalla de Galles (+ 689)
Fils du roi Ceawlin de Wessex, il doit s’exiler pour un moment mais revient pour réclamer son droit au trône. Devenu à son tour Roi du Wessex il agrandit son territoire par les conquêtes. À la suite d’une défaite qu’il subit à l’île de Wight, il se convertit, abdique et se rend à Rome pour y être baptisé par le pape Saint-Serge, mais il décède dix jours plus tard.
–Saint Gabriel (+ 1690)
Martyr. Ses parents étaient d’humbles paysans de la région de Bialystock en Russie. Il avait six ans lorsqu’il fut enlevé pour un rituel païen de sacrifice d’enfants vivants. Ce qui le fit vénérer comme martyr par les fidèles orthodoxes en raison de sa mort innocente.


–Saint Gaucher (+ 1130)
Il coopéra à la fondation de l’Ordre bénédictin de Grandmont. Ses vertus le firent vénérer dans le diocèse de Versailles.
–Bienheureux Géraud de Salles confesseur (+ 1120)
ou Giraud.
Seigneur de Salles, près de Bergerac en Dordogne, il n’avait ni la vocation religieuse ni celle du mariage. Il consacra sa fortune, qui était immense, à fonder des abbayes. Il finit sa vie terrestre dans l’une d’elles, à Aurillac, comme simple servant de messe.


« Giraud de Salles, originaire du Périgord où il naquit vers 1055, fonda dans l’Ouest de la France tout un ensemble d’établissements érémitiques puis monastiques, au début du XIIème siècle. »
–Sainte Grimonie (4ème s.)
Au IVème siècle, une jeune princesse irlandaise fuyant le paganisme de son pays fut martyrisée en ce lieu où on éleva une chapelle … Capella … La Capelle, fêtée début septembre.
« Trois Fêtes solennelles sont célébrées chaque année à Lesquielles, le 20 avril, anniversaire du Martyre ; le mardi de la Pentecôte, jour de la translation de ses Reliques de la Capelle à Lesquielles ; la troisième, le 7 septembre, en mémoire de l’élévation de son corps par l’Evêque romain Anselme. »
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–Sainte Hildegonde (+ 1188)
ou Frère Joseph, vierge.
Originaire des environs de Cologne, elle s’était travestie pour suivre son père en Terre Sainte et avait pris le nom de « Frère Joseph ». Son père mourut à Tyr au moment de se réembarquer. Elle rentra seule au pays natal, tout en restant « frère Joseph ». L’évêque de Cologne lui confia des papiers secrets pour le pape. Elle les emporta à Rome dans son bâton de pèlerin. De retour en Allemagne, elle se fit moine à l’abbaye de Schonau près de Heidelberg, donnant pendant trois ans tous les signes de la sainteté. Elle mourut le mercredi de Pâques. On découvrit que frère Joseph était une femme quand on lava son corps pour la dernière demeure terrestre. Le Père abbé en fut quitte pour parler devant les moines de « frère Joseph, servante de Dieu » et, sans broncher, il mit au féminin tout ce qui était au masculin dans les prières des obsèques monastiques.

–Saint Hugues (+ 928)
Confesseur. Il était remarquable par sa connaissance des lettres et des sciences humaines. Mais il préféra la connaissance de Dieu. Il se retira d’abord au monastère de Saint-Savin de Gartempe en Poitou, puis établit la règle monastique à Saint-Martin d’Autun. Promoteur infatigable de l’observance bénédictine, il fut le conseiller de Bernon pour jeter les fondements de l’abbaye de Cluny. Mais c’est à Anzy-le-Duc qu’il donna les dernières années de sa vie. Liébaud, riche seigneur de cette région du Charolais, lui ayant donné un vaste domaine, il y construisit un hôpital en même temps que le prieuré, car les pauvres ne pouvaient, à ses yeux, être négligés : ils étaient une présence du Christ.
–Saint Marcellin d’Embrun Evêque (+ 374)
Evêque d’Embrun. Avec saint Dominus et saint Vincent, il était venu d’Afrique pour évangéliser les Alpes françaises. Il construisit à Embrun une église qu’il fit consacrer par saint Eusèbe de Verceil qui lui conféra le sacre épiscopal. On raconte beaucoup de miracles opérés durant son vivant. Il fut surtout soucieux de combattre l’arianisme et dut souvent s’enfuir pour échapper aux fonctionnaires impériaux chargés de l’arrêter.
–Saints Martyrs Anglais (+ 1602)
Saint Francis, saint Thomas, saint Robert, tous prêtres catholiques qui furent mis à mort sur l’échafaud de la place Tyburn, à Londres, pour avoir défendu l’Eglise romaine au temps de la reine Elisabeth.

–Saints Sulpice et Servitien martyrs à Rome (+ v. 117)
ou Servilien. Ils auraient été convertis par Sainte Flavia Domitilla et, comme ils refusaient d’adorer les dieux, ils furent décapités pendant la persécution de Trajan, empereur de Rome, entre 98 et 117. Ils furent déposés au second milliaire sur la voie Latine.

–Saint Théodore Trichinas Confesseur (4ème s.)
Moine à Constantinople, le surnom accollé à son nom rappelle ses austérités. Quel que soit le temps, il n’avait pour habit qu’une rugueuse tunique de crin qui lui valut d’être appelé « Trichinas » « au cilice de crin ». Sa sainteté émerveillait ceux qui l’approchaient.

–Saint Théotime Philosophe devenu prêtre, puis évêque de Thomes, en Scythie (Asie Mineure) (5ème s.)
Confesseur. Païen d’origine, il se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie grecque, réhaussant cette science d’une pratique rigoureuse du christianisme, à partir du moment où il découvrit la vérité dans les Evangiles. Devenu évêque de Thomes en Scythie, il fut de ceux qui empêchèrent qu’on ne condamnât toute l’oeuvre d’Origène pour les quelques erreurs qu’elle contenait..

–SAINT ZACHEE (1er s.) Les Eglises d’Orient vénèrent aujourd’hui celui qui monta sur le sycomore pour mieux voir Jésus, l’accueillit en se purifiant de ses fautes et qui, selon la tradition, suivit l’apôtre Pierre dans ses missions.

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Naissances célèbres

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–Louis-Napoléon Bonaparte, Napoléon III
20 avril 1808 à Paris – 9 janvier 1873 à Chislehust (Kent, Angleterre)

Naissances : Napoléon III
Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, devient à la faveur de la première élection au suffrage universel, en décembre 1848, le premier président de la République française. Il commet un coup d’État et se fait proclamer empereur le 2 décembre 1852, prenant pour nom de règne Napoléon III (celui de Napoléon II étant réservé au fils de Napoléon 1er, qui n’a jamais régné !).
La société française se transforme sous le Second Empire plus vite qu’en aucune autre période de son Histoire. C’est à ce moment qu’elle accomplit sa révolution industrielle. L’empereur signe un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni. Il institue aussi une union monétaire qui englobe jusqu’à la Première Guerre mondiale de nombreux pays. Il accorde le droit de grève aux ouvriers et relance l’instruction publique. Outre-mer, au Sénégal, au Cambodge, en Cochinchine, en Nouvelle-Calédonie, les troupes marines jettent les bases d’un nouvel empire colonial que la IIIe République aura à cœur d’étendre.
Mais l’empereur, imbu de principes humanitaires et désireux de faire prévaloir en Europe le «principe des nationalités» (une nation, un pays), mène par ailleurs une diplomatie brouillonne. Il s’engage avec les Anglais dans la guerre de Crimée, secourt les chrétiens d’Orient puis subit de graves déconvenues au Mexique comme en Italie. Affaibli par la maladie et poussé de l’avant par l’opinion publique, il engage une guerre désastreuse contre la Prusse et les autres États allemands qui va lui coûter son trône et ternir le bilan de son règne.
–Adolph Hitler

20 avril 1889 à Braunau-am-Inn (Haute-Autriche) – 30 avril 1945 à Berlin (Allemagne)
Après une enfance plutôt heureuse, le futur Führer vit dans la bohême à Vienne puis à Munich, en Allemagne. Août 1914 va changer son destin comme celui du monde. Hitler s’engage comme volontaire. Après la Grande Guerre, son talent d’orateur lui vaut d’être employé par l’armée pour infiltrer les mouvements révolutionnaires… Mais lui-même s’engage dans un groupuscule dont il va faire le parti national-socialiste (en abrégé «nazi»). Il promet de restaurer la grandeur de l’Allemagne, mise à mal par les vainqueurs de la Grande Guerre, prétendument sous l’influence des Juifs cosmopolites !


La crise économique mondiale de 1929 lui vaut d’être entendu par des millions de chômeurs et de pauvres qui aspirent à une revanche sur le destin. Fort du succès de son parti aux élections législatives, Hitler est appelé à former le gouvernement de la République allemande le 30 janvier 1933. Dans les mois qui suivent, profitant des maladresses des démocrates, il s’empare de tous les pouvoirs avec le titre de Führer (Guide). Il installe un État totalitaire et se fixe deux objectifs maléfiques : agrandir l’Allemagne au prix d’annexions et de conquêtes ; débarrasser d’une façon ou d’une autre le pays de ses Juifs !
Les mesures se succèdent (annexion de l’Autriche puis de la Tchécoslovaquie, mise à l’écart des juifs, multiplication des pogroms et des humiliations) jusqu’à ce que la France et l’Angleterre, poussées à bout, lui déclarent la guerre. La guerre, très vite, devient mondiale. En 1941, à défaut d’expulser les millions de juifs présents dans les territoires conquis par son armée, Hitler entreprend de les exterminer par des exécutions collectives puis par la déportation et les chambres à gaz. Le Führer se suicide misérablement peu avant la capitulation sans conditions de l’Allemagne.
–1893 Juan Miró, peintre.

–1904 George Stibitz, physicien, mathématicien, inventeur (auteur du premier circuit binaire)

–1918 Kai Siegbahn, prix Nobel de physique en 1981.

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décès célèbres

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–1164 Ottaviano de Crescenzi Ottaviani signori di Monticelli, dit Victor IV, antipape.

–1314 Bertrand de Got, dit Clément V, pape qui a transféré le Siège Pontifical en Avignon

–1344 Levi ben Gershon, commentateur biblique, mathématicien, astronome, philosophe et médecin.

–1918 Ferdinand Braun, prix Nobel de physique en 1909.

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événements

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20 avril 1233Le pape établit l’Inquisition en France
Le 20 avril 1233, le pape Grégoire IX confie à un tribunal d’exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis le soin de démasquer et condamner, dans tout le royaume de France, les hérétiques et les catholiques non sincères.
Ce tribunal de l’Inquisition, qui relève seulement du pape, a pour but d’éviter les excès et l’arbitraire de la justice seigneuriale ou épiscopale. Il tire son nom de la procédure inquisitoire : les juges engagent la procédure et cherchent eux-mêmes les suspects d’hérésie sans attendre une dénonciation ou une plainte de quiconque.
Il va s’avérer d’une efficacité redoutable dans la chasse aux cathares du Midi de la France et s’acquérir très vite une réputation détestable.
L’Église et les hérétiques
Aux premiers siècles de la chrétienté, l’institution ecclésiastique s’en tenait à des peines spirituelles comme l’excommunication contre les personnes qui s’écartaient de la foi. La plupart des Pères de l’Église condamnaient toute forme de sanction physique à leur égard. Pour leur part, beaucoup d’empereurs et de rois, à partir de Constantin 1er, assimilent le rejet de la foi officielle à un crime de lèse-majesté et ne se privent pas de condamner les coupables à la confiscation de leurs biens, à la prison voire à la mort.
Au XIIe siècle encore, l’Église s’en tient au sage principe édicté par Bernard de Clairvaux : fides suadenda, non impodenda («la foi doit être persuadée, non imposée»).
Aux alentours de 1200, tandis que de puissants courants mystiques irriguent l’Église, comme l’ordre cistercien de Saint Bernard ou les ordres mendiants de Saint François d’Assise et Saint Dominique de Guzman, d’autres s’en écartent comme le catharisme. Cette hérésie se propage rapidement en Italie du Nord et surtout dans le Midi de la France. Elle est réprimée par une croisade brutale et ses fidèles subissent les foudres de la justice seigneuriale. La papauté se voit obligée d’intervenir pour limiter les abus de celle-ci.
En 1231, avec la constitution Excomunicamus, le pape Grégoire IX codifie la répression. Il définit les peines qui frappent les hérétiques où que ce soit :
– le bûcher pour ceux qui s’obstinent dans l’erreur,
– la prison ou une peine canonique (pèlerinage, jeûne….) pour les hérétiques qui se repentent,
– l’excommunication pour les catholiques qui les auraient aidés.
Comme il n’est pas question que l’église donne la mort, en vertu du principe Ecclesia abhorret sanguinem, c’est au bras séculier (la justice seigneuriale ou royale) que sont remis les condamnés voués au bûcher. Saint Thomas d’Aquin justifiera plus tard la peine capitale en estimant qu’il est plus grave de travestir la foi que de fabriquer de la fausse monnaie (un crime également passible de la mort).

Le 11 octobre 1231, le pape Grégoire IX confie à un prêtre, Conrad de Marbourg, le soin d’appliquer la constitution dans le Saint Empire romain. Très vite, ses excès fanatiques et la multiplication des bûchers soulèvent l’indignation générale, y compris des évêques allemands. Il est assassiné le 30 juillet 1233. C’en est fini de la justice d’exception au nord des Alpes.

Entre-temps, le 20 avril précédent, le pape a créé pour la France le tribunal de l’Inquisition et l’a confié aux frères prêcheurs de l’ordre monastique de Saint Dominique, de meilleure réputation que Conrad de Marbourg.
La délation au service de la vérité
Quand, dans une région donnée, l’inquisiteur ouvre une enquête, il commence par un prêche. Il publie un «édit de foi» à l’attention des catholiques, les invitant à dénoncer les hérétiques sous peine d’excommunication et un «édit de grâce» laissant aux hérétiques quelques jours pour se dénoncer et se repentir sous peine de bûcher. Les suspects sont parfois mis au secret pendant plusieurs jours et privés de nourriture. Ils sont avertis qu’ils pourront bénéficier de la clémence des juges à condition de se repentir et de tout dire sur leur entourage.
La méthode est efficace : chacun ayant à coeur de sauver sa peau n’hésite pas à charger ses voisins, voire ses parents ou ses amis… Ce d’autant plus qu’à partir de 1252, la torture est autorisée par une bulle du pape Innocent IV sous certaines limites : elle ne doit déboucher ni sur une mutilation ni sur la mort et les aveux obtenus sous la torture doivent être renouvelés après celle-ci pour être valables.
Au cours de l’instruction, les accusés disposent toutefois de recours. Ils bénéficient d’un défenseur, peuvent produire des témoins à décharge et même récuser leurs juges.
La sentence est prononcée au cours d’une séance publique et solennelle, après consultation de nombreux clercs civils et religieux. Cette séance est appelée en France «sermo generalis» et sera plus tard désignée en Espagne par l’expression célèbre «auto da fe» (acte de foi).
A quelques exceptions près, les tribunaux de l’Inquisition pontificale témoignent d’une relative mansuétude et 2% des procédures aboutissent à une peine séculière (bûcher). Pour le reste, les condamnés subissent des peines religieuses : aumônes, pèlerinage, prières…. Dans le Midi de la France, l’inquisition débouche sur une extinction de l’hérésie cathare au début du XIIIe siècle.
Dès le siècle suivant, l’Inquisition pontificale tombe en désuétude et, dans des pays comme la France, c’est aux tribunaux séculiers qu’il revient désormais de juger les hérétiques.
En 1542, le pape Paul III établit à Rome la «Sacrée Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle» pour juger en appel les procès d’hérésie… Il lui revient de juger l’astronome Galilée en 1633. Son appellation est changée en «Sacrée Congrégation du Saint-Office» en 1908 par Pie X puis en «Congrégation pour la doctrine de la foi» en 1967 par Paul VI. C’est cette institution qu’a dirigée le cardinal Josef Ratzinger avant d’être élu pape en 2005 sous le nom de Benoît XVI.
L’Inquisition espagnole
L’Inquisition médiévale retrouve une deuxième jeunesse de l’autre côté des Pyrénées, en Espagne, en 1478, quand les souverains Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille obtiennent du pape le droit de nommer eux-mêmes des inquisiteurs pour juger les conversos, des musulmans ou des juifs officiellement ralliés au christianisme mais restés fidèles à leurs rites religieux.
L’Inquisition devient dès lors un organisme étroitement inféodé au pouvoir royal et celui-ci en use pour consolider l’unité fragile du royaume. Elle traque non seulement les faux convertis mais aussi les supposés sorciers, sodomites, polygames….
Le dominicain Tomas de Torquemada, premier inquisiteur général de 1483 à 1498, se signale par ses excès, lesquels vont jusqu’à susciter la réprobation du pape Sixte IV. Il aurait envoyé pas moins de 2.000 personnes au bûcher.
Au siècle suivant, l’Inquisition sévit contre les protestants et va jusqu’à inquiéter les mystiques catholiques Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse d’Avila ! Elle est définitivement abolie en Espagne et dans les colonies espagnoles en 1834. On lui attribue dans le monde hispanique environ trente mille condamnations à mort en trois siècles (c’est à peu près autant que de victimes de la guillotine ou d’autres formes d’exécution pendant la Révolution française). –
–1455 Consécration de Alphonse Borgia comme pape Calixte III

Evènements : Calixte III

–20 avril 1493Christophe Colomb triomphe et… perd
Le 20 avril 1493, Christophe Colomb se présente devant les Rois d’Espagne, Ferdinand et Isabelle, aux portes de Barcelone.
Auréolé par le succès de son expédition transatlantique, le navigateur génois se met humblement à genoux devant eux et les Rois, dans un geste sublime, tombent également à genoux.
Tous les trois entonnent alors un Te Deum d’actions de grâces, remerciant Dieu pour le succès de l’expédition.
Cette scène atteste que les cercles dirigeants, en Espagne et en Europe, ont immédiatement pris conscience de l’importance de l’événement et de ses conséquences potentielles. La première traversée transatlantique ne passe pas inaperçue !
À Rome, le pape Alexandre VI Borgia, d’origine espagnole, prend acte de ce succès comme de la prise de Grenade, l’année précédente. Il attribue à Ferdinand et Isabelle le qualificatif prestigieux de «los Reyes Católicos» (Rois Catholiques) et deux semaines plus tard, le 4 mai 1493, il publie la bulle «Inter Caetera» qui répartit entre Portugais et Espagnols les futures découvertes. Cette bulle est complétée l’année suivante par le traité de Tordesillas.
Fort de son triomphe, Christophe Colomb retraverse sans tarder l’océan pour le compte de «los Reyes Católicos». Cette fois, il n’a aucun mal à réunir les fonds et les équipages.

Deuxième voyage
Pour cette deuxième expédition, Colomb quitte Cadix avec 17 navires et… 1200 passagers ! Il aborde dans une île à l’aspect enchanteur aussitôt baptisée Guadeloupe, en l’honneur de la Vierge de Guadalupe, un lieu de pèlerinage célèbre en Estrémadure. Une rapide exploration montre qu’elle est habitée par de féroces anthropophages, les Caraïbes, ennemis jurés des paisibles Taïnos.
Poursuivant sa route, Colomb découvre avec amertume que les 39 compagnons abandonnés sur l’île de Hispaniola ont tous été massacrés par les habitants. Des hommes nus et d’apparence pourtant paisible ! Remis de leur découverte, les Espagnols fondent sur l’île la première ville du Nouveau Monde, Isabela. Diego Colomb, le plus jeune frère de l’explorateur, assume le gouvernement de la ville, bientôt assisté de Bartolomeo.
Neuf bateaux prennent le chemin du retour sous le commandement d’Antonio de Torres cependant que Christophe Colomb poursuit l’exploration des petites Antilles et découvre Porto-Rico et la Jamaïque.
À Isabela, pendant ce temps, les dissensions, la cupidité et la peur des Indiens ne tardent pas à semer le désordre et la mort. Bartolomeo se montre particulièrement cruel avec les Indiens qu’il massacre ou réduit en esclavage. C’est le premier d’une longue lignée de «conquistadores» (conquérants) violents et cupides.
En Espagne, on ne se fait pas faute de médire de Christophe Colomb auprès de la reine Isabelle. Celle-ci interdit en vain la réduction en esclavage des Indiens et envoie un enquêteur officiel, Juan Aguado, à Hispaniola. Inquiet pour son avenir, l’Amiral retourne en Espagne en 1496 et gagne le pardon de la reine.
Troisième voyage
Christophe Colomb met sur pied un troisième voyage d’exploration. L’expédition quitte le port andalou de Sanlucar de Barrameda le 30 mai 1498.
Tandis que le gros de la flotte se dirige vers Hispaniola, Christophe Colomb oblique vers le sud et les îles du Cap Vert avec trois navires. Il découvre l’île de Trinidad le 28 juillet 1498 et, deux jours plus tard, repère l’embouchure d’un puissant fleuve, l’Orénoque. Il ne comprend pas encore qu’il est face à un immense continent, un Nouveau Monde. Il persiste à voir dans ces littoraux la porte de la Chine ou des Indes.
Mais à Hispaniola, pendant ce temps, les Espagnols en viennent à se battre entre eux. De retour dans la colonie, Christophe Colomb a le plus grand mal à ramener l’ordre. Il fait condamner à mort ou emprisonner les rebelles…
La chute
L’affaire agite la cour d’Espagne qui délègue Francisco de Bobadilla dans la colonie avec le titre de vice-roi. Celui-ci débarque le 23 août 1500 et met aussitôt Christophe et Bartolomeo Colomb aux fers. Il les renvoie en Espagne. Quand l’illustre navigateur se présente enchaîné devant les Rois Catholiques, à Grenade, ces derniers, émus, le font libérer et rappellent son remplaçant.
Un nouveau gouverneur général, Nicolas de Ovando, prend la mer début 1502 avec 30 navires et 2500 colons (parmi lesquels le futur dominicain Las Casas)… mais sans Christophe Colomb ! De ce moment date véritablement la colonisation du Nouveau Monde avec la création des «encomiendas».
Colomb obtient seulement de repartir pour une simple mission d’exploration, avec quatre navires, le 9 mai 1502. Quand il arrive en vue de Santo Domingo (Saint-Domingue), nouvelle capitale de la colonie de Hispaniola, le gouverneur refuse de le laisser accoster et fait valoir des directives royales. A son retour en Espagne, en 1504, la reine Isabelle n’est plus là pour le protéger.
— 1534 Jacques Cartier quitte Saint-Malo pour le Canada.

Evènements : Jacques Cartier

–20 avril 1792 : La France déclare la guerre à l’Autriche
Le 20 avril 1792, le roi Louis XVI déclare officiellement la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie », en fait l’archiduc d’Autriche François II de Habsbourg.
C’est l’aboutissement d’une crise internationale en germe depuis plusieurs mois… et le début d’une longue série de guerres entre la France et le reste de l’Europe qui vont bouleverser la carte du continent…

Evènements : Louis XVI de France
— 20 avril 1814 : Napoléon fait ses adieux à la Garde
Devant l’escalier d’honneur du château de Fontainebleau, le 20 avril 1814, L’ex-empereur Napoléon 1er fait solennellement ses adieux à un détachement de la Garde et baise son drapeau ! Deux semaines plus tôt, l’empereur s’est résigné à abdiquer sans conditions sous la pression de ses maréchaux cependant que les sénateurs avaient proclamé sa déchéance. Les Alliés, qui l’ont vaincu, lui ont concédé le 11 avril la souveraineté sur l’île d’Elbe, un îlot italien à la latitude de la Corse!

Evènements : Napoléon

–1828 En se faisant passer pour un Egyptien, l’explorateur français René Caillié est le premier Européen à pénétrer dans Tombouctou (Mali), cité interdite aux chrétiens, sur les bords du Niger.

–1898 Le Congrès américain exige le retrait des troupes espagnoles de Cuba.

–20 avril 1899 : Arrêt de la colonne Voulet-Chanoine
En guise de revanche après l’humiliation de Fachoda, le gouvernement français décide de soumettre la région du lac Tchad. Il s’agit d’une région semi-désertique et sans intérêt mais sa colonisation est une question d’honneur pour les Français engagés dans la « course au drapeau ».
Les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine, qui se sont illustrés par leur conquête sanglante du pays mossi (la Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso), quittent les bords du Niger en janvier 1899 en direction de l’Est, avec six autres officiers français et de nombreux tirailleurs sénégalais et porteurs.
Se croyant tout permis, les deux officiers sèment la mort et la désolation sur leur passage. L’un de leurs jeunes subordonnés, le lieutenant Peteau, s’insurge. Il est renvoyé. Il fait à sa fiancée le récit des atrocités de la colonne. Sa lettre atterrit sur le bureau du ministre des colonies Guillain, qui la transmet au président du Conseil Charles Dupuy. Le pays est alors en pleine affaire Dreyfus.
Pour ne pas donner aux dreyfusards un motif supplémentaire de critiquer l’armée, le gouvernement donne, le 20 avril 1899, l’ordre d’interrompre la colonne Voulet-Chanoine. Le colonel Arsène Klobb, basé à Tombouctou reçoit mission d’arrêter les criminels. Ces derniers se rebellent et redoublent de cruauté. Pénétrant en pays haoussa, théoriquement sous souveraineté britannique, ils se heurtent aux archers de Sarraounia, une reine locale.
Enfin, le 14 juillet 1899, à Zinder, près du village de Dankori, les deux troupes françaises s’affrontent. Klobb est tué le premier. Voulet et Chanoine le sont les jours suivants. La conquête du Tchad sera reprise l’année suivante par les lieutenants Joalland et Meynier, avec plus de modération, on ose le croire.
La folie meurtrière de Voulet et Chanoine (plusieurs milliers de victimes) sera mise sur le compte de la « soudanite », déséquilibre induit en Afrique par la chaleur et l’éloignement de la métropole.

–1908 Début des VII èmes Jeux Olympiques à Anvers.

–1934 Sortie de « Stand Up And Cheer », premier film d’une fillette dont on parlera : Shirley Temple.

–1945 En ce jour de l’anniversaire du Führer, Berlin est complètement encerclée par l’Armée rouge de Joukov.

–1994 Paul Touvier,ancien chef du service de renseignement de la Milice à Lyon durant l’occupation allemande de la France, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crime contre l’humanité. Patience, le tour de Papon viendra.

–1995 Les cendres de Pierre et Marie Curie sont transportés au Panthéon.

–1995 Michel Noir, maire de Lyon et Michel Mouillot, maire de Cannes sont condamnés à 15 mois de prison avec sursis, 20000 f d’amende et cinq ans d’interdictions des droits civiques, civils familiaux.
Patrick Poivre d’Arvor est condamné à 15 mois de prison avec sursis et 200000 F d’amende.
Pierre Botton, gendre de Mr Noir est condamné à quatre ans de prison dont deux ferme et deux millions d’amende et à l’interdiction de diriger, gérer ou d’administrer une entreprise durant 5 ans.

–1998 Un Boeing-727 affrété par Air France se crashe à l’est de Bogota tuant les 53 passagers et membres d’équipage.

–1999 15 morts et 23 blessés : c’est le bilan de l’attaque d’une école par deux adolescents (Eric Harris, 18 ans, et Dylan Klebold, 17 ans) dans un pays où la liberté de posséder une arme est garantie par la constitution (les USA), à Littleton, Colorado.

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patrick

avec l’aimable concours de hérodote.net

sources :

hérodote.net :http://www.herodote.net/

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