Ephéméride du 03 mai

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Saint du jour

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–SAINT PHILIPPE et
SAINT JACQUES LE MINEUR
Apôtres
(Ier siècle)

Saint Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de saint Pierre et de saint André. Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit :  » Suis-Moi ! « 

Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l’Asie supérieure ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c’est dans la ville d’Hiérapolis, en Phrygie, qu’il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.

Un jour que le peuple offrait de l’encens à un gros serpent qu’il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L’affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d’un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s’emparèrent de l’Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l’accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s’écroulèrent.

Saint Jacques, appelé le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée ; il était de la tribu de Juda et cousin de Notre-Seigneur selon la chair. La tradition affirme qu’il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel. Jacques eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Simon, furent disciples de Jésus.

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent le monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l’Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c’est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole. Il nous reste de lui une belle Épître.

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis. Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple et lui dirent :  » Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus !  » Le saint Apôtre s’écria : « Pourquoi m’interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel.  » La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut en bas. Brisé dans sa chute, le martyr trouve encore la force de se mettre à genoux et de prier Dieu pour ses bourreaux, en répétant la parole du Sauveur :  » Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.  » Un foulon l’étendit mort d’un coup de levier sur la tête.

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–Bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis
Fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte Famille
(1840-1912)

« Aujourd’hui, dans ce livre vivant des saints et des bienheureux de l’Église qui demeure depuis des siècles en terre canadienne s’ajoute un nom nouveau : Sœur Marie-Léonie Paradis.

Cette femme de chez vous, humble parmi les humbles, prend rang aujourd’hui parmi ceux que Dieu a élevés à la gloire, et je suis heureux qu’une telle béatification ait lieu pour la première fois au Canada qui fut son pays.

Née de parents simples, pauvres et vertueux, elle a très vite saisi la beauté de la vie religieuse et elle s’y est engagée par ses vœux, chez les Sœurs Marianistes de Sainte-Croix. Elle n’a jamais remis en question ce don à Dieu, même au milieu des épreuves de la vie communautaire à New-York et en Indiana. Et lorsqu’elle a été désignée pour servir dans un collège à Memramcook en Acadie, sa vie de religieuse était si rayonnante qu’elle a spontanément regroupé autour d’elle des jeunes filles qui voulaient elles aussi consacrer leur vie à Dieu. Avec elles, et grâce à la compréhension de Monseigneur Laroque, évêque de Sherbrooke, elle a fondé la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte Famille, toujours florissante et si appréciée.

Sans jamais douter de son appel, elle a souvent demandé : « Seigneur, montre-moi tes chemins », pour savoir la forme concrète de son service dans l’Église. Elle a trouvé et proposé à ses filles spirituelles un engagement particulier : le service des maisons d’éducation, le service des séminaires, des maisons de prêtres. Elle ne craignait pas les diverses formes du travail manuel qui est le lot de tant de gens aujourd’hui, qui a été à l’honneur dans la sainte Famille, dans la vie même de Jésus à Nazareth. C’est là qu’elle a vu la volonté de Dieu sur sa vie. C’est en accomplissant ces tâches qu’elle a trouvé Dieu. Avec les sacrifices inhérents à ce travail, mais offerts par amour, elle y a connu une joie et une paix profondes. Elle savait qu’elle rejoignait l’attitude foncière du Christ, « venu non pour être servi mais pour servir ». Elle était toute pénétrée de la grandeur de l’eucharistie, et de la grandeur du sacerdoce au service de l’eucharistie : c’est l’un des secrets de ses motivations spirituelles.

Oui, Dieu a jeté les yeux sur la sainteté de son humble servante, Marie-Léonie qui s’est inspirée de la disponibilité de Marie. Et désormais sa Congrégation et l’Église la diront, d’âge en âge, bienheureuse (Luc. 1, 84). »

(Homélie de Jean-Paul II du 11 septembre 1984 pour la cérémonie de béatification)
–Saints Alexandre, Évence et Théodule
Martyrs
(III ou IVe s.)

Sur la voie Nomentane, au septième mille de Rome, au III ou IVe siècle, les saints martyrs Évence, Alexandre et Théodule.

–Antonine (7me s.)
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–Ahmed le Calligraphe († 1682)
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–St Alexandre Ier, pape († 117)
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–Aufroi († 1008)
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–Colaède († 520)
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–Emilie Bicchieri († 1314)
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–Juvenal († 376)
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–Pierre d’Argos (10e s.)
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–Théodose de Kiev Théodose de Petchersk († 1074)
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–Timothée et Maure († 228)
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patrick

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Éphéméride du 01 Mai

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dicton du jour

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De la pluie le premier jour de mai,
Ote aux fourrages de la qualité

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Saints du jour 

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SAINT JOSEPH, travailleur

La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c’est le rôle de l’Église de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l’Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.

La présence de Jésus dans l’atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles, et le dur labeur accepté comme une réparation pour le mépris de l’homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé avec Lui au rachat du monde, saint Joseph n’attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C’est pourquoi l’Église, s’inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d’un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C’est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l’enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l’humilité de la croix.

« N’est-il pas le fils du charpentier ? » disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l’époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l’ouvrier selon le cœur de Dieu.

Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l’humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l’Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l’homme.

Church of St. Joseph in Nazareth

Church of St. Joseph in Nazareth (Photo credit: Wikipedia)

Rappelons-nous aussi que c’est l’effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l’homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l’accomplir. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d’espérance et de charité afin d’obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. À l’exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs :

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l’expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d’employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d’intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen.

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Tamara
Reine de Géorgie
(+ 1212)

Reine de Géorgie d’une très grande intelligence et d’une grande beauté, elle monta sur le trône à l’âge de vingt-quatre ans.

Elle amena son royaume à son apogée, établit un lien de charité entre l’Église et l’Etat. Elle agrandit son royaume jusqu’à la Mer Caspienne, favorisa l’installation de l’empire grec orthodoxe de Trébizonde au moment où les croisés latins occupaient Constantinople.

Elle eut le souci des pauvres en érigeant pour eux des établissements d’assistance donnant pour eux plus du dixième des revenus du royaume.

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Père Jean-Emile Anizan
Fondateur des Fils de la Charité
(1853-1928)

« Tant qu’à se donner à Dieu, faisons-le aussi totalement et aussi magnifiquement que possible ».

C’est dans la banlieue parisienne que l’institut des Fils de la Charité a pris naissance. Son fondateur, un prêtre français, Jean Émile Anizan, éprouvait un amour brûlant et pour Dieu et pour le peuple. Il disait : « J’ai le mal du ministère du peuple ».

Le Père Anizan désirait vivre cette double passion par un engagement religieux qui le rendrait disponible aux plus pauvres, à ceux dont la dignité est bafouée par la misère, l’aliénation, l’injustice.

La vue de Jésus guérissant, encourageant et évangélisant les foules fascinait le Père Anizan. Il ambitionna une communauté de religieux apôtres qui puissent porter ce même message d’espérance et qui puissent, comme pasteurs, cheminer dans la foi avec le peuple. C’est en 1918 que le Père Anizan fondait cette famille religieuse qu’il appela « les Fils de la Charité » ; c’est-à dire les Fils de Dieu-Charité.

Il s’endormit dans le Seigneur dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1928.

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autres saints

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Acheul
Amateur (4e s.)
Andeol († 208)
Arey Evêque de Gap († 604)
St Euphrase, évêque et martyr (Ier s.)
Asaph († 600)
Bata (4e s.)
Brieuc Abbé en Bretagne († 614)
Evermar († 700)
Gérasime († 1554)
Isidora-la-folle (5e s.)
Jérémie Proprète de l’Ancien Testament
Joseph d’Israël Ancien Testament : Fils d’Israël, Patriarche du peuple juif
Le Prophète Jérémie (6e s. av. J.C.)
Marcoul Abbé près de Coutances († 558)
Maria († 1826)
Marthe (5e s.)
Nicéphore de Chio († 1821)
Orens (5e s.)
Panarétos († 1791)
Paphnuce († 1477)
Pèlerin (11e s.)
Pellegrino Laziosi Religieux à Forti († 1345)
Philosophe (3e s.)
Romain († 780)
Sigismond († 524)
Théodard († 893)
Thorette (12e s.)

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patrick