Divers textes et prières sur, et de, St François d »Assise !

Celui qui fera copier cet écrit pour qu’il soit mieux mis en pratique,
qu’il sache qu’il est béni du Seigneur

(Extrait d’une lettre de St François)

Saint François d’Assise

 

4 octobre, fête de saint François, modèle d’humble radicalité évangélique, sous le patronage duquel s’est placé le Pape au soir de son élection. Une puissance atomique pour irradier toute l’Église !

 

François d’Assise fait l’unanimité autour de lui. Le Poverello d’Assise, est habité par le Christ et il fait bouger l’Église par sa simplicité évangélique. Il fait écho au désir si cher de l’humble franciscain : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où est la haine, que je mette l’amour. »

Chevalier du Christ

La vie de François est un long poème où alternent joie et souffrance, désir de Dieu et amour de Jésus. Né à Assise vers 1182, d’un riche marchand drapier Pierre Bernardone et de Dame Pica, sa jeunesse est marquée par les plaisirs de la vie. Chevalier, il participe à la guerre entre Assise et Pérouse, où il est fait prisonnier pendant un an. Malade, il est libéré. Il recherche de plus en plus la solitude.

 En 1206, à 24 ans, un événement marquera sa vie. Il s’arrête pour prier à la petite église en ruine de Saint-Damien. En prière, face au crucifix, il entend le Christ en Croix : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruine. » Cet appel sera sa mission : relever l’Église. Il bâtit son identité en structurant son être sur Jésus crucifié reconnu comme le Christ ressuscité.
Face à un père déçu, François se dépouille de ses vêtements devant l’évêque et renonce à tous ses biens pour dame pauvreté. Ne s’inquiétant pas pour demain, il s’abandonne au Père du ciel qui veille sur chacun de nos cheveux, nous qui valons « bien plus que tous les moineaux du monde » (Mt 10, 31). Le Père le revêt de beauté, comme il le fait pour les champs : « Voyez les lis : ils ne filent pas, ils ne tissent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux » (Lc 12, 27).

Simplicité et joyeuse humilité

Cette simplicité évangélique, faite de fraîcheur et de confiance, lui attire ses premiers compagnons qui mèneront avec lui la joie parfaite au domaine de la Portioncule. Le pape Innocent III approuve en 1210 cette communauté naissante qui s’appellera les « Frères mineurs », c’est-à-dire les derniers de tous. Claire s’associe à François; c’est la première Clarisse. François fonde aussi pour les laïcs le tiers ordre franciscain. Homme œcuménique par excellence, il rencontre le Sultan en Égypte pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. À son retour, il rédige la règle définitive des Frères mineurs. C’est de lui que nous vient la première crèche vivante de la Nativité.

En 1224, au cours d’une retraite sur l’Alverne, il reçoit les stigmates de la passion de Jésus. Fatigué et malade, il revient à Assise et se retire à Saint-Damien. Il continue à mettre le monde en état de louange. Fiévreux et seul dans une petite cabane, c’est presque aveugle qu’il fait monter un vibrant chant d’amour vers l’Auteur de la nature, le Père de la création. Il compose alors sa magnifique prière Cantique du frère soleil, appelée aussi Cantique des créatures. Il meurt dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226 dans une cabane de la Portioncule, accueillant « notre sœur la mort corporelle ».

Grégoire IX le canonise deux ans plus tard. Pie XII le proclame patron de l’Italie en 1939. À noter que François n’était pas prêtre, mais diacre. Son corps repose dans la belle basilique à Assise que frère Élie, son successeur, lui fit construire. Dans cette petite ville médiévale, superbement étalée sur les pentes du mont Subasio qui surplombe la plaine de l’Ombrie, tout évoque la présence du troubadour du Christ.

Poète dans sa familiarité avec la nature, François propose une écologie de la vie en éveillant le désir de chanter la création. « Loué sois-tu Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole. »

L’ami de la nature

François d’Assise rejoint l’être humain dans sa vérité la plus simple. Il réalise ce que nous désirons au plus profond de nous : la joie, la paix, la liberté et la fraternité. Humble et pauvre, il se passionne pour le Christ, les humains et la nature. Comme pour tout chrétien, sa quête d’identité apparaît comme un lent processus d’épuration du désir, de décentrement de soi vers l’autre, grâce à ce Très-Haut qui devient le Très-Bas, comme l’écrit Christian Bobin dans sa biographie initiatique sur François : « Rien ne peut être connu du Très-Haut sinon par le Très-Bas, par ce Dieu à hauteur d’enfance, par ce Dieu à ras de terre des premières chutes, le nez dans l’herbe » (Le Très-Bas).

François est l’homme du retour à l’Évangile qui a contesté la société et l’Église de son temps. Il structure la société non pas sur l’accumulation des biens, mais sur la tendresse et l’harmonie avec la nature, comme le montrent les scènes romancées des Fioretti où il apprivoise un loup et où il prêche aux oiseaux. Frère de tous, il se solidarise avec les plus pauvres, insistant sur l’être et non sur l’avoir, ouvrant une voie de communion et de prière. Il est un maître de libération intérieure. Jean-Paul II l’a nommé patron des écologistes en 1979.

 

Salutation à la Vierge Marie

Salut, Marie, Dame sainte, Reine, sainte Mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue Église : choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien aimé et l’Esprit Paraclet  ; vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.

Salut, Palais de Dieu ! Salut, Tabernacle de Dieu ! Salut, Maison de Dieu ! Salut, Vêtement de Dieu ! Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !

Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d’infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu !

Exhortation à la louange de Dieu

Craignez le Seigneur et rendez lui hommage.
Digne est le Seigneur de recevoir honneur et louange.
Vous tous qui craignez le Seigneur, louez le.
Salut, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
Louez le, ciel et toute la terre.
Tous les fleuves, louez le Seigneur.
Fils de Dieu, bénissez le Seigneur.
Voici le jour que le Seigneur a fait,
Jour d’allégresse et jour de joie,
Alléluia, alléluia, alléluia, roi d’Israël.
Que tout esprit loue le Seigneur !

 

 

Louez le Seigneur, car il est bon  ;
Vous tous qui lisez ceci, bénissez le Seigneur.
Toutes les créatures, louez le Seigneur.
Tous les oiseaux du ciel, louez le Seigneur.
Tous les enfants, louez le Seigneur. Jeunes gens et jeunes filles, louez le Seigneur.
Digne est l’Agneau immolé
De recevoir honneur et gloire.
Bénie soit la sainte Trinité et l’indivise Unité.
Saint Michel archange, défends nous dans le combat.

Prière pour le temps de maladie

Je te rends grâces, Seigneur Dieu, pour toutes ces douleurs que j’éprouve ; je te demande, ô mon Seigneur, de m’en envoyer cent fois plus encore si tel est ton bon plaisir.
Car j’accepterais très volontiers que tu m’affliges sans m’épargner, puisque c’est pour moi une consolation surabondante que d’accomplir ta très sainte volonté.

Prière d’offrande totale

Seigneur, je t’en prie, que la force brûlante et douce de ton amour prenne possession de mon âme et l’arrache à tout ce qui est sous le ciel, afin que je meure par amour de ton amour, comme tu as daigné mourir par amour de mon amour.

 Cantique de frère Soleil ou des créatures

 

  1. Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
    À toi louange, gloire, honneur,
    Et toute bénédiction ;
  2. à toi seul ils conviennent, ô Très Haut,
    Et nul homme n’est digne de te nommer.
  3. Loué sois tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
    spécialement messire frère Soleil,
    par qui tu nous donnes le jour, la lumière :
  4. il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
    et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.
  5. Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
    dans le ciel tu les as formées,
    claires, précieuses et belles.
  6. Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Vent,
    et pour l’air et pour les nuages,
    pour l’azur calme et tous les temps :
    grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
  7. Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile
    et très humble précieuse et chaste.
  8. Loué sois tu, mon Seigneur, pour frère Feu
    par qui tu éclaires la nuit :
    il est beau et joyeux,
    indomptable et fort.
  9. Loué sois tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre,
    qui nous porte et nous nourrit,
    qui produit la diversité des fruits,
    avec les fleurs diaprées et les herbes.
  10. Loué sois tu, mon Seigneur, pour ceux
    qui pardonnent par amour pour toi  ;
    qui supportent épreuves et maladies :
  11. Heureux s’ils conservent la paix,
    car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.
  12. Loué sois tu, mon Seigneur,
    pour notre sœur la Mort corporelle,
    à qui nul homme vivant ne peut échapper.
  13. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel  ;
    heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté,
    car la seconde mort* ne pourra leur nuire
  14. Louez et bénissez mon Seigneur,
    rendez lui grâce et servez le
    en toute humilité !

 

 

 

 

Admonitions

 

 

1. le Corps du Seigneur

Le Seigneur Jésus dit à ses disciples : Je suis la voie, la vérité et la vie ; on ne va au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père ; mais bientôt vous le connaîtrez, et d’ailleurs vous l’avez déjà vu. Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui répondit : il y a si longtemps que je suis avec vous, et vous ne me connaissez pas encore ? Philippe, qui me voit, voit aussi mon Père. Le Père habite une lumière inaccessible ; Dieu est esprit ; personne n’a jamais vu Dieu. Puisque Dieu est esprit, on ne peut donc le voir que par l’Esprit, car c’est l’esprit qui fait vivre, la chair ne sert de rien.

Il en va de même pour le Fils : en tant qu’il est égal au Père, on ne peut le voir autrement que le Père, autrement que par l’Esprit.

Voilà pourquoi furent damnés tous ceux qui autrefois n’ont vu que l’homme dans le Seigneur Jésus Christ, sans voir ni croire, selon l’Esprit et selon Dieu, qu’il est vraiment le Fils de Dieu. Pareillement sont damnés tous ceux qui aujourd’hui leur ressemblent : ils voient bien, sous forme de pain et de vin, le sacrement du Corps du Christ, consacré sur l’autel par les mains du prêtre au moyen des paroles du Seigneur ; mais ils ne voient ni ne croient, selon l’Esprit et selon Dieu, que ce sont là réellement les très saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ, au témoignage du Très Haut lui même qui affirme : Ceci est mon Corps, et le Sang de la Nouvelle Alliance, qui sera versé pour la multitude , et encore : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. ».

L’Esprit du Seigneur : il habite en ceux qui croient en lui ; c’est donc lui qui reçoit le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tous les autres, ceux qui n’ont point part à cet Esprit, s’ils ont l’audace de recevoir le Seigneur, mangent et boivent leur propre condamnation.

Race charnelle, combien de temps encore aurez vous le cœur si dur ? Pourquoi ne pas reconnaître la vérité ? Pourquoi ne pas croire au Fils de Dieu ? Voyez : chaque jour il s’abaisse, exactement comme à l’heure où, quittant son palais royal , il s’est incarné dans le sein de la Vierge ; chaque jour c’est lui même qui vient à nous, et sous les dehors les plus humbles ; chaque jour il descend du sein du Père sur l’autel entre les mains du prêtre. Et de même qu’autrefois il se présentait aux saints apôtres dans une chair bien réelle, de même se montre-t-il à nos yeux maintenant dans du pain sacré. Les apôtres, lorsqu’ils le regardaient de leurs yeux de chair, ne voyaient que sa chair, mais ils le contemplaient avec les yeux de l’esprit, et croyaient qu’il était Dieu. Nous aussi, lorsque, de nos yeux de chair, nous voyons du pain et du vin, sachons voir et croire fermement que c’est là, réels et vivants, le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tel est en effet le moyen qu’il a choisi de rester toujours avec ceux qui croient en lui, comme il l’a dit lui même : Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde.

2.le péché de volonté propre

Le Seigneur dit à Adam : Tu peux manger des fruits de tous les arbres ; mais ne touche pas à l’arbre de la science du bien et du mal. Adam avait donc le droit de manger des fruits de tous les arbres du Paradis ; tant qu’il resta dans l’obéissance, il fut sans péché.

Manger les fruits de l’arbre de la science du bien signifie : s’approprier sa volonté, s’attribuer orgueilleusement le bien que l’on fait, alors qu’en réalité c’est le Seigneur en nous qui l’accomplit en paroles ou en actes. Mais on préfère écouter les insinuations du démon, on enfreint la défense ; alors le fruit de la science du bien se transforme en fruit de la science du mal, et il faut en subir le châtiment.

3. Obéissance parfaite et obéissance imparfaite

Le Seigneur dit dans l’Evangile : Celui qui n’abandonne pas tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple et encore : Qui veut sauver son âme doit la perdre. Comment faire pour abandonner tout ce que l’on possède ? Comment perdre son corps et son âme ? En se livrant tout entier à l’obéissance entre les mains de son supérieur. Tout ce que fait et tout ce que dit un sujet est acte d’obéissance véritable à deux conditions : d’une part qu’il s’agisse objectivement d’une bonne action ; d’autre part qu’on soit sûr de ne pas aller contre la volonté du supérieur.

Un sujet croit parfois sentir qu’une autre orientation serait meilleure et plus utile pour son âme que celle qui lui est imposée : qu’il fasse à Dieu le sacrifice de son projet, et qu’il se mette en devoir d’appliquer plutôt celui du supérieur. Voilà de la véritable obéissance, qui est aussi de l’amour : elle contente à la fois Dieu et le prochain.

Mais si le supérieur donnait un ordre contraire au salut de notre âme, il faudrait refuser de lui obéir, sans pour autant, rompre avec lui ou le quitter. Encourrait on les persécutions de certains à cause de cette attitude, on ne devrait que les en aimer davantage, pour l’amour de Dieu, car celui qui, bien loin de divorcer d’avec ses frères, préfère supporter leur hostilité, celui là reste dans l’obéissance parfaite : l’obéissance qui va jusqu’à donner sa vie pour ses frères.

Bien des religieux, malheureusement, s’imaginent découvrir qu’il y a mieux à faire que ce qu’ordonnent leurs supérieurs ; ils regardent en arrière et retournent à leur vomissement , c’est à dire à leur volonté propre. Ce sont des homicides, car leurs mauvais exemples sèment la mort dans beaucoup d’âmes.

4. ne pas s’approprier les charges

Ce n’est pas pour être servi que je suis venu, dit le Seigneur, mais pour servir.

Quand on a reçu autorité sur les autres, on ne doit pas plus en tirer gloire que si l’on était affecté à l’emploi de leur laver les pieds. Être plus désemparé de perdre un supériorat que de perdre l’emploi de laver les pieds, c’est amasser, comme Judas, un trésor frauduleux au péril de son âme ; et plus grand est le trouble, plus est coupable l’avarice.

5. Ne pas s’enorgueillir, mais placer sa fierté dans la Croix du Seigneur

Considère, ô homme, le degré de perfection auquel t’a élevé le Seigneur : il a créé et formé ton corps à l’image du corps de son Fils bien aimé, et ton esprit à la ressemblance de son esprit.

Et malgré cela, toutes les créatures qui sont sous le ciel servent leur créateur mieux que toi, elles le connaissent et lui obéissent mieux que toi, chacune selon sa nature. Bien pis, ce ne sont pas les démons qui l’ont crucifié : c’est toi qui, avec eux, l’as crucifié et le crucifies encore en prenant plaisir au vice et au péché. De quoi peux tu donc bien te glorifier ?

Même si tu avais tant de pénétration et tant de sagesse qu’aucune science n’aurait plus de secret pour toi ; même si tu savais interpréter toutes les langues et scruter les mystères divins avec une subtilité remarquable, de tout cela tu ne peux tirer aucune gloire. Le premier venu des démons a autrefois pénétré bien plus avant dans les mystères de Dieu, et connaît encore maintenant l’univers terrestre bien mieux que tous les hommes réunis (y compris celui qui reçut du Seigneur la grâce spéciale de la plus haute sagesse). De même, serais tu le plus beau et le plus riche des hommes, et ferais tu même des miracles au point de chasser les démons, tout cela peut se retourner contre toi, tu n’y es pour rien, et il n’y a rien là dont tu puisses tirer gloire. Mais ce dont nous pouvons tirer gloire, c’est de nos faiblesses. C’est de notre part quotidienne à la sainte Croix de notre Seigneur Jésus Christ.

6. L’imitation du Seigneur

Considérons frères, le bon Pasteur : pour sauver ses brebis, il a souffert la Passion et la Croix.

A sa suite, les brebis du Seigneur ont marché à travers les souffrances, les persécutions, les humiliations, la faim, les maladies, les tentations, et toutes sortes d’épreuves. En retour, elles ont reçu du Seigneur la vie éternelle.

Nous devrions avoir honte, nous, les serviteurs de Dieu. Car les saints ont agi : nous, nous racontons ce qu’ils ont fait, dans le but d’en retirer pour nous honneur et gloire.

7. Savoir, mais pour mieux agir

L’Apôtre dit : La lettre tue, mais l’esprit fait vivre.

La lettre tue ceux dont la curiosité s’arrête aux mots du texte ; ce qu’ils veulent, c’est paraître plus savants que les autres, et pouvoir acquérir ainsi de grandes richesses dont ils feront profiter leurs parents et amis, La lettre tue les religieux qui ne veulent pas approfondir l’esprit de la sainte Ecriture, mais qui préfèrent s’en tenir uniquement à la connaissance et au commentaire des mots.

L’esprit de la sainte Ecriture fait vivre ceux qui n’attribuent pas à leur valeur personnelle la science qu’ils possèdent ou désirent posséder, mais qui, par la parole et par l’exemple, en font hommage au Très haut Seigneur Dieu à qui appartient tout bien.

8. Éviter le péché d’envie

Sans le secours de l’Esprit Saint, dit l’Apôtre, nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ; sans le secours de l’Esprit Saint, nul, pas un seul homme, n’est capable de faire le bien.

C’est pourquoi celui qui est jaloux d’un de ses frères par l’intermédiaire duquel le Seigneur dit et fait du bien, celui là commet un véritable blasphème : c’est au Très Haut lui même que sa jalousie s’en prend, puisque c’est de Dieu seul que dérivent toute bonne parole et toute bonne action.

9. L’amour des ennemis

Aimez vos ennemis, dit le Seigneur.

Aimer vraiment son ennemi, c’est d’abord ne pas s’affliger des torts qu’on a subis soi même ; c’est ressentir douloureusement, mais comme une offense à l’amour de Dieu, le péché que l’autre a commis ; et c’est prouver à ce dernier, par des actes, qu’on l’aime toujours.

10. Réprimer les tendances égoïstes

A-t-on commis un péché ? C’est la faute au démon ! A-t-on subi une injustice ? C’est la faute au prochain ! Telle est l’attitude de beaucoup de chrétiens. Mais ce n’est pas sur autrui qu’il faut rejeter la faute : l’ennemi, chacun le tient à sa discrétion, l’ennemi c’est à dire l’égoïsme qui fait tomber dans le péché.

Heureux dès lors le serviteur qui gardera toujours enchaîné cet ennemi livré entre ses mains et saura sagement se prémunir contre lui : tant qu’il agira de la sorte, aucun autre ennemi, visible ou invisible, ne pourra lui nuire.

11. Ne pas se laisser ravager par le péché d’autrui

Un serviteur de Dieu ne doit éprouver de répulsion pour rien, si ce n’est pour le péché. Et même dans ce cas si grand que soit le péché commis, le serviteur de Dieu peut être atteint dans son amour pour Dieu offensé, mais jamais il ne doit perdre la paix de l’âme ni se mettre en colère : ce faisant, il s’attribuerait injustement un droit qui n’appartient qu’à Dieu : juger d’une faute.

Le serviteur de Dieu qui demeure inaccessible à la colère et au trouble dans ses rapports avec autrui, celui là mène une vie conforme à sa vocation, libre de tout attachement égoïste. Heureux celui qui ne s’arroge rien, qui rend à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

12. À quoi l’on reconnait l’Esprit du Seigneur

Voici comment reconnaître qu’un serviteur de Dieu possède l’Esprit du Seigneur : lorsque le Seigneur opère par lui quelque bien, la  » chair  » du serviteur de Dieu, alors, ne s’enorgueillit pas, cette chair toujours opposée à tout bien ; au contraire, il ne s’en méprise que davantage, et se juge plus indigne que tous les autres hommes.

Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu. Ce qu’un serviteur de Dieu possède de patience et d’humilité, on ne peut pas le savoir tant que tout va selon ses désirs. Mais vienne le temps où ceux qui devraient respecter ses volontés se mettent au contraire à les contester : ce qu’il manifeste alors de patience et d’humilité, voilà exactement ce qu’il en possède, et rien de plus.

13. L’Esprit de pauvreté

Heureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté, car le royaume des cieux leur appartient. Il y en a beaucoup qui sont férus de prières et d’offices, et qui infligent à leur corps de fréquentes mortifications et abstinences. Mais pour un mot qui leur semble un affront ou une injustice envers leur cher  » moi « , ou bien pour tel ou tel objet qu’on leur enlève, les voilà aussitôt qui se scandalisent et perdent la paix de l’âme. Ceux là n’ont pas le véritable esprit de pauvreté : car celui qui a le véritable esprit de pauvreté se hait lui même, et chérit ceux qui le frappent sur la joue.

14. La paix de l’âme

Heureux les pacifiques : ils seront appelés fils de Dieu. Sont vraiment pacifiques ceux qui, malgré tout ce qu’ils ont à souffrir en ce monde, pour l’amour de notre Seigneur Jésus Christ, gardent la paix de l’âme et du corps.

15. La pureté du cœur

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. Ont vraiment le cœur pur ceux qui méprisent les biens de la terre, cherchent ceux du ciel et ainsi purifiés de tout attachement de l’âme et du cœur, ne cessent jamais d’adorer et de voir rien d’autre que le Seigneur Dieu vivant et vrai.

16. Humilité du Serviteur de Dieu

Heureux le serviteur qui ne se glorifie pas plus du bien que le Seigneur dit et opère par lui, que du bien que le Seigneur dit et opère par un autre. On pèche quand on veut recevoir du prochain plus qu’on ne veut donner de soi au Seigneur Dieu.

17. Compassion pour le prochain

Heureux l’homme qui, dans les limites de sa propre faiblesse, soutient son prochain autant qu’il voudrait être soutenu par lui dans un cas analogue.

18. Rendre tout bien au Seigneur

Heureux le serviteur qui fait hommage de tout bien au Seigneur. Celui au contraire qui en revendique une part pour lui même, celui là cache au fond de lui même l’argent du Seigneur Dieu , et ce qu’il croyait posséder en propre lui sera enlevé.

19. Humilité malgré les louanges et les honneurs

Heureux le serviteur qui, lorsqu’on le félicite et qu’on l’honore, ne se tient pas pour meilleur que lorsqu’on le traite en homme de rien, simple et méprisable. Car tant vaut l’homme devant Dieu, tant vaut il en réalité, sans plus.

Malheur au religieux qui, appelé par ses frères à de hautes fonctions, refuse ensuite d’en descendre de son plein gré. Heureux le serviteur qui, appelé malgré lui à de hautes fonctions, n’a d’autre ambition que de servir les autres et de s’abaisser sous leurs pieds.

20. La vraie et la fausse joie

Heureux le religieux qui ne prend plaisir et joie que dans tout ce que le Seigneur a fait, et qui s’en sert pour porter les hommes à l’amour de Dieu en toute joie. Malheur au religieux qui se plaît aux histoires légères et frivoles, et qui s’en sert uniquement pour provoquer l’hilarité.

21. Légéreté et bavardage

Heureux le serviteur qui ne parle pas pour se faire valoir, qui ne fait pas étalage de sa valeur et qui n’est pas toujours avide de prendre la parole , mais qui s’exprime et répond avec sagesse et réflexion.

Malheur au religieux qui, au lieu de garder en son cœur les grâces dont le Seigneur le favorise, et au lieu d’en faire profiter les autres par ses actions, s’empresse en discours de les étaler aux yeux des hommes pour se faire valoir. Il en obtient la mesquine récompense qu’il convoitait, mais ceux qui l’écoutent n’en retirent que peu de fruit.

22. Acceptation des reproches

Heureux le serviteur qui supporte avec autant de patience que s’il se les infligeait lui même, les avertissements, accusations et réprimandes infligés par autrui.

Heureux le serviteur qui, lorsqu’il est repris, reconnaît facilement ses torts, cède volontiers, avoue humblement et répare de bon cœur.

Heureux le serviteur qui n’est pas prompt à s’excuser, et qui supporte humblement la honte d’être réprimandé pour une faute qu’il n’a pas commise.

23. La vraie humilité

Heureux celui que l’on trouve aussi humble au milieu de ses sujets que s’il était au milieu de ses supérieurs.

Heureux le serviteur qui reste toujours disposé à accueillir remarques et punitions.

Fidèle et prudent serviteur , celui qui, chaque fois qu’il en a offensé un autre, ne tarde pas à expier cet écart : intérieurement par le regret, extérieurement par l’aveu de sa faute et par des actes concrets de réparation.

24. L’amour fraternel

Heureux celui qui aimerait autant un frère malade et incapable de lui rendre service, qu’un frère bien portant qui peut lui être utile.

Heureux celui qui aimerait et respecterait autant son frère quand il est loin de lui que lorsqu’il est avec lui, et qui ne dirait pas derrière son frère ce qu’en toute charité il ne pourrait pas dire devant lui.

25. Honorer les clercs

Heureux le serviteur qui donne sa foi aux clercs qui vivent en accord avec l’enseignement et les institutions de la sainte Eglise romaine. Et malheur à ceux qui les méprisent : nul n’a le droit de juger les clercs, même pécheurs c’est le Seigneur qui se réserve de les juger lui même et lui seul.

En effet, ils sont les ministres des très saints Corps et Sang de notre Seigneur Jésus Christ ; c’est pourquoi, autant leur ministère surpasse les autres ministères, autant une faute contre eux surpasse en gravité une faute contre n’importe quel autre fidèle de ce monde.

26. Les vertus chassent les vices

Où règnent charité et sagesse,
Il n’y a ni crainte ni ignorance

Ou règnent patience et humilité,
Il n’y a ni colère ni trouble.

Ou règnent pauvreté et joie,
Il n’y a ni cupidité ni avarice.

Ou règnent paix intérieure et méditation,
Il n’y a ni désir de changement ni dissipation.

Où règne crainte du Seigneur pour garder la maison,
L’ennemi ne peut pratiquer nulle brèche pour y pénétrer.

Où règnent miséricorde et discernement,
Il n’y a ni luxe superflu ni dureté de cœur.

27. Discrétion sur les grâces de Dieu, de peur de les perdre

Heureux le serviteur qui amasse, mais dans le ciel, le trésor de grâces que le Seigneur lui offre et qui ne cherche pas, pour se faire valoir, à les manifester aux hommes ; car c’est le Très Haut lui même qui manifestera ses propres œuvres à qui il lui plaira. Heureux le serviteur qui conserve en son cœur les secrets du Seigneur.

Lettre à tous les fidèles
(Deuxième rédaction)

Adresse. But de la lettre

Au nom du Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit. Amen.

A tous les chrétiens : religieux, clercs et laïcs, hommes et femmes, à tous les habitants du monde entier, le frère François, leur serviteur et leur sujet, hommage et respect, vraie paix du ciel et amour sincère dans le Seigneur.

Puisque je suis le serviteur de tous, je suis tenu de me mettre au service de tous, et de me faire pour vous tous le ministre des paroles toutes parfumées de mon Seigneur. Or je constate qu’il m’est impossible, à cause des maladies et de la faiblesse de mon corps, d’aller vous visiter tous et chacun ; c’est pourquoi j’ai eu l’idée de vous adresser la présente lettre et ce message, pour vous transmettre quand même les paroles de notre Seigneur Jésus Christ, qui est Parole du Père, et les paroles du Saint Esprit, qui sont Esprit et Vie.

I LE MYSTÈRE RÉDEMPTEUR

1. L’Incarnation

Ce Verbe du Père, si digne, si saint et si glorieux, le très haut Père du ciel annonça par son saint ange Gabriel qu’il viendrait dans le sein de la glorieuse Vierge Marie ; et de fait il reçut vraiment, dans son sein, la chair de notre fragile humanité. Lui qui était riche plus que tout, il a voulu, avec la bienheureuse Vierge sa mère, choisir la pauvreté.

2. L’Eucharistie

A l’approche de sa Passion, il célébra la Pâque avec ses disciples : prenant le pain, il rendit grâces, le bénit et le rompit, et déclara : Prenez et mangez : ceci est mon corps. Et prenant le calice il dit : Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés.

3. L’offrande volontaire

Ensuite il pria son Père en disant : Père, si cela est possible, que ce calice s’éloigne de moi ! Et il lui vint une sueur comme de gouttes de sang tombant jusqu’à terre. Cependant, il mit sa volonté dans la volonté de son Père, en disant : Père, que ta volonté soit faite ; non pas comme je veux, mais comme toi tu veux.

4. La croix

Or, la volonté du Père fut que son Fils béni et glorieux, qu’il nous a donné et qui est né pour nous, s’offrît lui même par son propre sang, en sacrifice et en victime sur l’autel de la croix ; non pas pour lui même, par qui tout a été fait, mais pour nos péchés, nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces. Il veut que tous nous soyons sauvés par lui, et que nous le recevions dans un cœur pur et un corps chaste. Malheureusement, il en est peu qui aient la volonté de le recevoir et d’être sauvés par lui, bien que son joug soit doux et son fardeau léger.

II. LES EXIGENCES DE LA VIE CHRÉTIENNE

1. Amour et adoration de Dieu

Ceux qui ne veulent pas goûter combien le Seigneur est doux, qui préfèrent les ténèbres à la lumière, et qui refusent d’observer les commandements de Dieu, ceux là sont maudits ; c’est d’eux qu’il est dit par le Prophète : Maudits soient ceux qui s’écartent de tes commandements ! Mais, oh ! qu’ils sont heureux et bénis, au contraire, ceux qui aiment Dieu et qui pratiquent ce que le Seigneur lui même dit dans l’Evangile : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, et ton prochain comme toi même. Aimons donc Dieu et adorons le d’un cœur et d’un esprit purs, car c’est là ce qu’il requiert par-dessus tout quand il dit : Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tous ceux qui l’adorent doivent l’adorer dans l’Esprit de vérité. Adressons lui louanges et prières jour et nuit en disant :  » Notre Père qui es aux cieux !  » car il nous faut toujours prier et ne cesser jamais.

2. Vie sacramentelle

Nous avons aussi l’obligation de confesser au prêtre tous nos péchés, et de recevoir le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui ne mange pas sa chair et ne boit pas son sang ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Mais il faut manger et boire dignement, car celui qui le reçoit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne discernant pas le Corps du Seigneur, c’est à dire ne le distinguant pas des autres nourritures. Faisons, en outre, des actes concrets de pénitence.

3. Amour du prochain

Puis, aimons notre prochain comme nous mêmes. Et si quelqu’un ne veut pas ou ne peut pas aimer son prochain comme lui même, qu’au moins il n’aille pas lui faire de mal, mais qu’il lui fasse du bien.

 

 

Ceux qui ont été investis du pouvoir de juger autrui, qu’ils exercent leur charge de juge avec miséricorde, comme ils voudraient obtenir eux mêmes miséricorde du Seigneur. Car il sera jugé sans miséricorde, celui qui n’aura pas lui même exercé la miséricorde.

4. Aumône et jeûne

Ayons donc charité et humilité : faisons des aumônes, car elles lavent les âmes des souillures de leurs péchés. En effet, tout ce que les hommes doivent laisser en quittant ce monde est à jamais perdu pour eux, tandis qu’ils emportent avec eux le prix de leur charité et les aumônes qu’ils ont faites : ils en recevront de Dieu la récompense et une juste rémunération. Nous devons aussi jeûner, nous abstenir des vices et des péchés, de l’excès du manger et du boire ; et nous devons être catholiques.

5. Respect des églises et des prêtres

Nous devons aussi visiter fréquemment les églises, respecter et vénérer les clercs : non pas tellement à cause d’eux mêmes, car ils peuvent être pécheurs, mais à cause de leur charge, et parce qu’ils sont les ministres du Corps et du Sang très saints de notre Seigneur Jésus Christ, qu’ils sacrifient sur l’autel, qu’ils reçoivent eux mêmes, et qu’ils distribuent aux autres. Sachons bien, tous, que nul ne peut être sauvé que par les saintes paroles et par le Sang de notre Seigneur Jésus Christ, que les clercs prononcent, proclament et distribuent ; c’est à eux seuls qu’il revient de les distribuer, et non à d’autres.

6. Exigences particulières pour les religieux

Pour les religieux, qui ont renoncé au monde, il y a une obligation spéciale de faire plus et mieux, mais sans omettre le reste.

Nous devons avoir en haine nos corps, avec les vices et les péchés, parce que le Seigneur dit dans l’Evangile : Tous les vices et péchés sortent du cœur. Nous devons aimer nos ennemis et faire du bien à ceux qui nous haïssent. Nous devons observer, outre les préceptes, les conseils de notre Seigneur Jésus Christ.

 

De plus, nous devons nous renoncer nous mêmes et courber nos corps sous le joug de la servitude et de la sainte obéissance, comme chacun de nous l’a promis au Seigneur. Mais l’obéissance n’impose à personne d’obéir en matière de délit ou de péché.

Celui à qui a été confiée l’autorité, et qui est considéré comme plus grand que ses frères, qu’il soit comme le plus petit et le serviteur des autres frères ; il doit éprouver foncièrement et témoigner à chacun de ses frères autant de bonté qu’il voudrait s’en voir témoigner à lui même s’il était a leur place. Loin de s’irriter lorsqu’un frère aura commis une faute, en toute patience et humilité il saura donner un avertissement et l’aider avec une affectueuse douceur.

Nous ne devons être ni sages ni prudents selon la chair ; nous devons plutôt être simples, humbles et purs. Ne ménageons à nos corps ni les affronts ni le mépris, parce que tous, par notre faute, nous sommes misérables, pourris et fétides : des vers, comme dit le Seigneur par le Prophète : Je suis un ver et non un homme, le mépris des hommes et le rebut du peuple. Jamais nous ne devons désirer d’être au dessus des autres ; mais nous devons plutôt être les serviteurs et les sujets de toute créature humaine à cause de Dieu.

III. LES MERVEILLES DE LA VIE CHRÉTIENNE

Tous ceux et toutes celles qui agiront ainsi et qui persévéreront jusqu’à la fin, l’Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux son habitation et sa demeure, et ils seront les fils du Père céleste dont ils font les œuvres et ils sont époux frères et mères de notre Seigneur Jésus Christ. Ses époux lorsque, par l’Esprit Saint, l’âme fidèle est unie à Jésus Christ. Ses frères lorsque nous faisons la volonté de son Père qui est dans le ciel. Ses mères lorsque nous le portons dans notre cœur et dans notre corps par l’amour, par la loyauté et la pureté de notre conscience, et que nous l’enfantons par nos bonnes actions, qui doivent être pour autrui une lumière et un exemple.

 

 

Oh ! qu’il est glorieux et saint et grand d’avoir un Père dans les cieux ! Oh ! qu’il est saint et beau, magnifique et admirable, d’avoir dans les cieux un Epoux ! Oh ! que c’est chose sainte et chère, plaisante et humble, apaisante et douce, aimable et désirable plus que tout, d’avoir un tel frère et un tel fils, qui a donné sa vie pour ses brebis, et qui a prié son Père pour nous en disant :  » Père saint, garde en ton nom ceux que tu m’as donnés. Père, tous ceux que tu m’as donnés en ce monde étaient à toi, et tu me les as donnés. Les paroles que tu m’as données, je les leur ai dites, et ils les ont reçues ; ils ont vraiment cru que je suis sorti de toi, et ils ont reconnu que c’est toi qui m’as envoyé. Je prie pour eux, non pour le monde : bénis les et sanctifie les. Pour eux, moi même, je me sanctifie, pour qu’ils soient sanctifiés tous ensemble, comme nous. Et je veux, Père, que là où je suis, eux aussi soient avec moi, pour qu’ils voient ma splendeur dans ton royaume. « 

Puisqu’il a tant souffert pour nous, puisqu’il nous a apporté et nous apportera encore tant de biens, que toute créature qui est dans le ciel et sur la terre, dans la mer et dans les abîmes, rende à Dieu louange, gloire, honneur et bénédiction, car c’est lui notre courage et notre force puisqu’il est le seul bon, le seul très haut, le seul tout puissant, admirable, glorieux et le seul saint, lui qu’il faut louer et bénir dans les siècles infinis des siècles. Amen.

 

 

 

IV. L’ESCLAVAGE DU PÉCHÉ

1. Les dupes du démon

Au contraire, tous ceux qui ne vivent pas dans la pénitence ; qui ne reçoivent pas le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ ; qui s’adonnent aux vices et aux péchés ; qui suivent leur pente vers le mal et leurs mauvais désirs ; qui n’observent pas ce qu’ils ont promis d’observer qui font de leur corps l’esclave du monde, des désirs charnels, des soucis et des agitations ambitieuses d’ici bas séduits par le diable dont ils sont les fils et dont ils accomplissent les œuvres, ce sont des aveugles, car ils ne voient pas la vraie lumière, notre Seigneur Jésus Christ. Ils ne possèdent pas la sagesse spirituelle, puisqu’ils n’ont pas en eux le Fils de Dieu, qui est la vraie Sagesse du Père. C’est d’eux qu’il est dit : Leur sagesse a été engloutie. Ils voient le mal, ils le reconnaissent comme tel, ils le font sciemment, et sciemment ils perdent leur âme.

 

 

Mais prenez garde, aveugles : vous vous êtes laissé séduire par vos ennemis, qui sont la chair, le monde et le diable, parce qu’il est bien agréable pour le corps de commettre le péché, et très amer de servir Dieu, parce que tous les vices et péchés sortent et procèdent du cœur de l’homme, comme dit le Seigneur dans l’Evangile. Vous n’avez rien à vous, ni en ce monde ni en l’autre. Vous croyez que vous allez conserver longtemps les biens de ce monde qui ne sont que vanité ; mais vous vous trompez car viennent le jour et l’heure auxquels vous ne pensez pas qui vous sont inconnus et que vous ignorez.

2. Illustration concrète : la mort du pécheur

Le corps s’affaiblit, la mort approche, parents et amis viennent dire :  » Prends tes dispositions ! « 

Et voilà sa femme et ses enfants, ses amis et ses proches qui font semblant de pleurer. Il regarde autour de lui, voit les siens en larmes et, se laissant aller à une émotion coupable, il pense en lui même et dit :  » Tant pis ! Mon âme, mon corps et tous mes biens, je les remets entre vos mains « . Vraiment cet homme est maudit, qui confie et remet son âme, son corps et tous ses biens en de telles mains. Aussi le Seigneur dit il par le Prophète : Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme.

Aussitôt on fait venir un prêtre qui lui dit :
– veux tu recevoir l’absolution de tous tes péchés ?
– Oui, répond il.
– Veux tu, dans la mesure où tu le peux, prendre sur ta fortune pour réparer tes fautes et restituer à ceux que tu as volés et trompés ?
– Non !
– Et pourquoi non ? dit le prêtre.
– Parce que j’ai tout remis entre les mains de mes parents et amis…
Et il commence à perdre la parole. Ainsi meurt il, le malheureux.

Or, que tous le sachent bien ; si un homme, – que ce soit ici ou là, aujourd’hui ou demain, de telle manière ou autrement, peu importe, – meurt en état de péché mortel, sans pénitence et sans réparation, alors qu’il avait la possibilité de réparer et qu’il ne l’a pas fait, le diable lui arrache l’âme du corps, lui causant tant d’angoisse et de tourment, que nul ne peut s’en faire une idée, sauf celui qui en est la victime. Talents, pouvoir et science, tout ce qu’il croyait avoir lui sera enlevé. Il le laisse à ses parents et amis qui emportent et se partagent ses biens, et qui disent ensuite : ; Maudite soit son âme ! Il aurait pu nous donner bien davantage, et amasser plus qu’il n’a amassé !  » Le corps est la proie des vers ; et ainsi perd il son âme et son corps en ce monde qui passe si vite, et il ira en enfer où il sera tourmenté sans fin.

 

 

CONCLUSION

Pratiquer et diffuser la parole de Dieu

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

Moi, frère François, votre petit serviteur, je vous prie et supplie, dans l’amour qu’est Dieu, et avec la volonté de vous baiser les pieds, d’accueillir comme vous le devez, avec humilité et charité, ces paroles toutes parfumées de notre Seigneur Jésus Christ, de les observer et de les mettre en pratique. Tous ceux et toutes celles qui accueilleront ces paroles avec bienveillance, qui les méditeront et en adresseront à d’autres des exemplaires, s’ils persévèrent jusqu’à la fin à en observer les enseignements, qu’ils soient bénis du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Fête de S. François d’Assise 4 octobre

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Petit texte à l’intention des donneurs de leçons,

.

 .
 .
Petit texte à l’intention des donneurs de leçons, 
 
les « saint Parfait » de notre société
juges de tout et n’importe quoi 
mais surtout pourfendeurs courageux
du catholicisme !!!
.
.
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.
chrétiens célèbres
Chrétiens célèbres
 
 
(( ce billet est adressé à divers journalistes et blogueurs qui utilisent ces méthodes …))
 
 
 

Cela fait quelques mois que je lis  les écrits de la presse de gauche à 90 %,, et quelques 

 
blogueurs gauchisants ou franchement incultes  !  
 
Je me demande bien pourquoi !!!
 

Journaliste
Arroseur.jpg
 
Ces 90% de journalistes écrivant des billets, articles, chroniques, etc…  ont la science infuse 
 
et utilisent une figure de style qui consiste à dénigrer et abaisser les personnages du sujet 
 
qu’ils traitent … ( voire, « mal traitent) !!!
 
Dans ce cas précis, le retrait de sa fonction de Benoït XVI, vous avez le droit de ne pas être 
 
croyant et de le dire, aucun soucis,;
 
 
Par contre vous êtes ridicules dans votre façon de traiter le pétrinien Benoît XVI !!!!
 

Notre Très Saint Père Benoit XVI a décidé de se retirer dans une vie de prières 
 
pour les raisons ci-dessous exposées. Remercions-le pour son magnifique 
 
pontificat, pour ces actes de grand courage et de grande liberté de paroles et de 
 
conscience …. 
 
prions pour lui !!!!!
 
Benoît XVI
Image illustrative de l'article Benoît XVI
Benoît XVI le 17 octobre 2010
Biographie
Nom de naissance Joseph Alois Ratzinger
Naissance 16 avril 1927 (85 ans)
Marktl (Bavière,Allemagne)
Ordination sacerdotale 29 juin 1951
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 19 avril 2005 (78 ans)
Intronisation 24 avril 2005
(7 ans, 9 mois et 23 jours)
Fin du pontificat 28 février 2013 (85 ans)
(théorique)
par renonciation
Précédent Jean-Paul II
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
27 juin 1977 par le
pape Paul VI
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 28 mai 1977
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi
25 novembre 1981 – 13 mai 2005
Précédent Mgr Franjo Šeper Mgr William Levada Suivant
Archevêque de Munich et Freising
28 mars 1977 – 15 février 1982
Précédent Julius August Döpfner Friedrich Wetter Suivant

Blason
Devise et Armoiries
« Nos ergo debemus sublevare huiusmodi,
ut cooperatores simus veritatis. » (3Jo 1. 8)
(Nous devons servir de cette manière
que nous soyons coopérateurs de la vérité.)1
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
modifier Consultez la documentation du modèle
 
Effectivement, pourquoi ne pas respecter ce brave homme âgé et usé, et qui est très 
 
certainement, infiniment plus érudit que vous tous réunis au sain   des collaborateurs
 
de vos journaux et  sites …
 
 
Vous êtes « petits » , vous ne méritez aucunement que l’on s’arrête à vous lire et je résilie dès 
 
maintenant mon abonnement à vos courriels d’information … ils se reconnaîtrons !

Journalistes et rédacteurs à

Radio-Canada/CBC à Montréal en 1944.
 
 
Est ce que vous connaissez le sens du mot « respect » ?  Que savez vous de l’histoire Papale ? 
 
 
Vous choisissez comme l’a fait F. Hollande et autres socialistes ou gauchistes de tous poils 
 
de vous moquer, de vous gausser bêtement de cet homme qui se retire face aux difficultés
 
qu’il a évoquées pour justifier sa décision …. pas mal devraient prendre exemple et se taire, 
 
quand on connaît les manières d’agir de vos « idoles » tels F Mitterrand; l’homme aux mains 
 
ensanglantées du sang des algériens, et sûrement d’autres ( Rainbow Warrior  pour ne citer 
 
qu’un exemple ) !!! et je ne cite que F Mitterrand,  celui qui a menti sur sa santé, qui
écoutait illégalement des centaines de personnes, qui a vidé nos caisses en distribuant
l’argent du contribuable à tort et à travers, etc, etc …. ((je vous passe les socialo/
communistes d’avant guerre et ses débuts jusque mi 1942…. je peux vous faire un
exposé des faits et actes les concernant …  et ce n’est pas glorieux )) .
 
 
Je n’ai jamais lu personne chez vous s’exprimer sur ces sujets (????) , et cela vous fait devenir
 
 verts de colère quand nous évoquons les « méthodes socialistes/ gauchistes » résultant sur 
 
la mort de 100 millions (au bas mot)  d’êtres humains  et sur le souffle pestilentiel de cette
idéologie à vomir !
 
 
 
L’info à sens unique !!! 
 ——===ooOoo===——
 
 
Cela s’appelle «  »la dictature de la presse » », alors arrêtez vous donc sur les personnages de 
 
gauche et respectez donc un peu  l’Eglise … ( un antiquaire, des gars qui roulent étranger et 
 
prêchent le consommer patriotique, les collectionneurs de montres, etc…etc…. )
 
 
Vous ignorez sûrement les bienfaits que l’Eglise a apportés à l’humanité …. l’enseignement, 
 
les colonies de vacances, la charité, l’aide aux juifs pendant la dernière guerre mondiale sans 
 
omettre le soutien financier à l’effort de guerre,  les centres de soins, hôpitaux, etc, etc, …… !!!!!
existe -t-il des homologues de Soeur Emmanuelle, Mère Thérèsa, Saint Martin,
 
l’Abbé Pierre , etc….parmi les journalistes ou autres religions ????????

 

Sœur Emmanuelle

Description de l'image  SoeurEmmanuelle.jpg.
 
Alors en conclusion, essayez d’êtres impartiaux, de respecter autrui, et  traitez les sujets avec 
 
égalité …. l’Eglise est souvent la cible de vos critiques et moqueries, aussi je vous suggère d’en
 
faire de même avec , les juifs, les bouddhistes, les adorateurs de l’oignon, les musulmans,
les sectes innombrables qui pullulent …. mais  NON …..
 
 
 ——===ooOoo===————===ooOoo===——
«  »TOUJOURS L’EGLISE CATHOLIQUE !!! «  »
 ——===ooOoo===————===ooOoo===——
.
 
Il en est de même sur de nombreux sujets, vous abusez
du pouvoir de la PRESSE et cela est inadmissible !!!

 .

Complexe ou solution de facilité …..  aisé de se moquer de ceux qui ne ripostent pas !!! 

Un peu de modestie mesdames et messieurs les cathophobes , nous Croyons en
Notre Seigneur et Dieu, la Vierge Marie, le Saint Esprit et tous les Saints, et en sommes
FIERS !!! 
 
.

La Bible, recouverte de symboles

catholiques romains.
.
 
Voici deux ou trois citations qui vous vont à ravir :
 
 .
« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » 
George Orwell
 .
« La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à ne pas être soumis à celle d’autrui.  »
Jean-Jacques Rousseau
 .
«  »Ah ! que de volumes n’écrirait-on point si l’on voulait dénoncer les ravages causés par la connerie absolue. » »
Boris Vian
 .
 » J’ai été enfant de choeur et militant socialiste. C’est dire si j’ai entendu des conneries. ». 
Michel Audiard
 .
 .
pour en finir je vous transmet un texte qui peut s’adapter à divers sujets, mais ici traitant 
 
de l’Histoire …. écrit par un illustre historien !!!! 
mettez le donc en pratique, respectez ces quelques règles et vous pourrez alors peut être parler 
de notre Religion, la connaissant un peu mieux, et surtout en respectant ceux qui croient !
Si quelques mots vous blessent je vous demande pardon, mais je voudrais vous ouvrir les
yeux, aux fins de dialogue et non d’insultes et mots virulents, vitriolés, et blessants !!!
.
RESPECT, voici un beau mot, s’accordant avec tolérance et ouverture d’Esprit !!!
 
 .
.
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.
 
.
.
L’« HENDÉCALOGUE » DE L’HISTORIEN
 .
 .
1. L’histoire, connaissance du passé humain fondée sur le témoignage, est
une discipline scientifique « riche de longs siècles d’expérience » (H.I. Marrou).
Elle est, comme les autres sciences, évolutive et perfectible.
 .
2. L’histoire a pour but et pour raison d’être la recherche d’une vérité
qu’elle sait d’avance relative. L’imperfection congénitale des moyens dont
l’historien dispose pour atteindre cette vérité ne doit pas lui être un motif
de découragement mais, au contraire, un stimulant, pour tenter de s’en
approcher toujours davantage.
 .
3. L’histoire est une science sociale, liée indissolublement aux autres
sciences de l’homme qu’elle ne doit jamais perdre de vue et avec lesquelles
elle doit collaborer fraternellement.
 .
4. L’histoire doit être totale. Rien dans le passé de l’homme ne doit lui être
étranger. Tout est objet d’histoire. Il n’y a pas de « faits historiques » et de
« faits non historiques ».
 .
5. Il n’y a pas d’histoire sans documents, le mot « document » étant pris
dans le sens le plus large : document écrit, figuré, transmis par le son,
l’image ou de toute autre manière.
 .
6. Il n’y a pas d’histoire sans érudition, c’est-à-dire sans élaboration critique
des témoignages, soit par l’historien lui-même, soit par un ou plusieurs
spécialistes. De toute manière, on ne s’improvise pas historien, il y
faut, outre la « vocation », une préparation méthodique.
 .
7. La méthode historique peut être définie comme l’ensemble des procédés
techniques, toujours perfectibles, que l’érudition met à la disposition de
l’historien.
 .
8. L’honnêteté d’esprit et le courage moral sont les qualités essentielles de
l’historien. « La première loi qui s’impose à lui est de ne rien oser dire qu’il
sache faux, la seconde, d’oser dire tout ce qu’il croit vrai » (Cicéron).
 .
9. L’honnêteté d’esprit implique le sens critique, l’historien devant être
sans cesse attentif aux dangers qui le guettent, et dont le plus insidieux
est l’anachronisme. Il doit, en particulier, être toujours prêt à « résister à
ses propres préjugés, à ceux de ses lecteurs, enfin aux illusions que les
contemporains eux-mêmes ont consacrées » (Michelet).
10. Honnêteté d’esprit ne signifie pas indifférence : « L’histoire est une
aventure spirituelle où la personnalité de l’historien s’engage tout entière »
(H.I. Marrou).
 .
11. Enfin l’historien doit s’efforcer d’être un écrivain et un artiste en
même temps qu’un savant, sous peine de manquer l’un des buts de l’histoire,
qui est de rendre la vie aux choses mortes par la force mystérieuse
et incommunicable de la sympathie et du talent.
 .
 .
Ch. SAMARAN (dir.), L’Histoire et ses Méthodes,
Encyclopédie de la Pléiade, Paris, 1961, p. XII-XIII.
 
 
 


——===ooOoo===————===ooOoo===——
 
Cela soulage de dire la vérité aux faussaires de
l’histoire et falsificateurs sans vergogne  ….
 .
 .
Je vous salue bien, mais sachez que ce n’est pas avec respect ! !! (( cela se mérite, par exemple
 .
quand un individu fait passer son DEVOIR, avant SES DROITS …))
 .
lien vers la charte du journaliste…. à revoir !!!!!!
 .
.
Et la lecture de vos écrits depuis quelques mois m’a amené à cette conclusion 
 .
 .
Signature :
……………………………………………………………….
Un ex lecteur qui met cette lettre sur son blog, en réponse à tous les journalistes ( cette façon 
 .
d’agir est-elle du journalisme ?!?!?! ) que j’ai pu lire adoptant ces méthodes quasi totalitaires !!!
 .
.
 .
Patrick 
 .
.
 
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.
 

Giotto, Vierge à l’enfant (v. 1320)

. .
pour vous aider, et vous montrer la voie , cette prière à la Vierge Marie  :
 .

Vierge Marie, Mère du bel Amour,

Mère qui n’avez jamais abandonné un enfant qui crie au secours,

Mère dont les mains travaillent sans cesse pour vos enfants bien aimés,

car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui

déborde de votre cœur, tournez votre regard plein de compassion vers moi.

Voyez le paquet de « nœuds » qui étouffent ma vie.

Vous connaissez mon désespoir et ma douleur.

Vous savez combien ces nœuds me paralysent.

Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de

vos enfants, je dépose le ruban de ma vie dans vos mains.

Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à votre aide miséricordieuse.

Dans vos mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait.

Mère toute puissante, par votre grâce et par votre pouvoir d’intercession

auprès de votre Fils Jésus, Mon Libérateur, recevez aujourd’hui ce « nœud »……

(le nommer, si possible). Pour la gloire de Dieu, je vous demande de le défaire

et de le défaire pour toujours. J’espère en Vous.

Vous êtes l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée, vous êtes la forteresse de mes

forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m ‘empêche

d’être avec le Christ.

.

Accueillez mon appel.

Gardez-moi, guidez-moi,

protégez-moi.

Vous êtes mon refuge assuré.

Marie, Vous qui défaites les nœuds,

priez pour nous.


Neuvaine à « Marie qui défait les nœuds »

 

Vierge de Vladimir (Russie,xiie siècle)

.
 
——===ooOoo===————===ooOoo===——
.
Charles Samaran 
Charles Samaran est un archiviste et historien français, né le 28 octobre 1879 à Cravencères (Gers)
et mort le 15 octobre 1982 à Nogaro (Gers), à plus de 102 ans.
>Académie des inscriptions et belles-lettres : membre (1941-1982)
>Comité des travaux historiques et scientifiques : président (1960-1982)
>Comité international de paléographie latine
>Commission du Vieux Paris
>Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers
>Société de l’École des chartes : membre Président (1943-1944)
>Société de l’histoire de France : secrétaire
>Société nationale des antiquaires de France : membre résidant

Bibliographie

Liste partielle des travaux de Charles Samaran :
La fiscalité pontificale en France au xive siècle (période d’Avignon et grand schisme d’Occident), Paris, A. Fontemoing, 1905.
La maison d’Armagnac au xve siècle et les dernières luttes de la féodalité dans le Midi de la France, Paris, A. Picard et fils, 1907.
Les diplômes originaux des Mérovingiens : fac-similés phototypiques avec notices et transcriptions, éd. Ph. Lauer, Ch. Samaran, préf. Maurice Prou, Paris, E. Leroux, 1908.
D’Artagnan, Capitaine des mousquetaires du roi, histoire véridique d’un héros de roman, Paris, Calmann-Lévy, 1912.
Jacques Casanova, Vénitien, une vie d’aventurier au xviiie siècle, Paris, Calmann-Lévy, 1914.
Jean de Bilhères-Lagraulas, cardinal de Saint-Denis, un diplomate français sous Louis XI et Charles VIII, Paris, Éditions Honoré Champion, 1920. (Extrait par Paul-André Lesort).
La chronique latine inédite de Jean Chartier (1422-1450), Paris, Champion, 1928.
Catalogue des manuscrits en écriture latine portant des indications de date, de lieu ou de copiste, Paris, CNRS, 1959.
L’ Histoire et ses Méthodes, Paris, Gallimard, « Encyclopédie de la Pleïade », 1961.
Pierre Bersuire, prieur de Saint-Eloi de Paris, 1290?-1362, Paris, Imprimerie nationale, 1962.
Paysages littéraires du Valois, de Rousseau à Nerval, Paris, Klincksieck, 1964.
La Gascogne dans les registres du trésor des chartes, Paris, Bibliothèque nationale, 1966.
D’Artagnan, capitaine des mousquetaires du roi, histoire véridique d’un héros de roman, Auch, impr. T. Bouquet, 1967.
La Fiscalité pontificale en France au xive siècle, période d’Avignon et grand schisme d’Occident, Paris, E. Boccard, 1968.
Inauguration d’une plaque sur la maison de Joseph de Pesquidoux à Perchède le 11 septembre 1971, Paris, Typ. de Firmin-Didot, 1972.
La maison d’Armagnac au xve siècle et les dernières luttes de la féodalité dans le Midi de la France, Genève, Slatkine-Megariotis Reprints, 1975.
Recueil d’études de Charles Samaran… une longue vie d’érudit, Genève et Paris, Droz, Librairie Champion, « Hautes études médiévales et modernes », 1978.


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Vingt siècles de catholicisme par les textes

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Vingt siècles de catholicisme par les textes

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Homme de foi et historien des idées, François Huguenin offre une somme de textes emblématiques qui dessinent vingt siècles de pensée chrétienne. Une première.
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Faire une Histoire de l’Église par les textes, tel est l’ambitieux projet de François Huguenin, historien des idées. Une gageure qui a consisté à choisir deux cents textes emblématiques parmi des dizaines de milliers !
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L’auteur le souligne, c’est d’abord un livre qui raconte l’histoire de la religion catholique, pour en montrer les temps forts, articulations, innovations. Mais c’est aussi le livre d’un catholique romain qui, sans être spécialiste de théologie, d’exégèse ou de spiritualité, s’intéresse à tous ces domaines. Pour éviter le risque de subjectivité, voire de partialité, il s’est entouré de garde-fous : conseils extérieurs, auteurs de statuts et de sensibilités très différents, référence systématique au Catéchisme de l’Église catholique pour la doctrine… Son choix de textes s’articule autour de trois axes : intelligence de la foi (dogmes), rapport au monde, relation intime à Dieu. À l’intérieur desquels sont développés de nombreux thèmes : mystères de la foi, sacrements, Vierge Marie, vertus théologales, questions morales, liturgie, christologie, ecclésiologie, eschatologie, évangélisation, doctrine sociale, prière…

Renaissance print

Renaissance print (Photo credit: Wikipedia)

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L’ouvrage se divise en quatre grandes périodes chronologiques, présentées chacune en une dizaine de pages, tandis que chaque texte est précédé d’une courte explication sur le contexte, l’auteur et les enjeux : Ier-VIIe s. : les temps apostoliques et patristiques, temps de la mise en place du dogme et du passage à un monde chrétien ; VIIe-XVe s. : la construction de l’Église d’Occident au cours du Moyen Âge, période de grande foi (croisades, nouveaux ordres, âge d’or de la mystique occidentale), mais marquée de pages noires (schisme avec l’Église d’Orient, grand schisme d’Occident, Inquisition espagnole…) ; XVIe-XVIIIe : le temps des réformes (Réforme protestante, Contre-Réforme catholique, concile de Trente), des renaissances (missions dans le Nouveau Monde, renouveau pastoral, âge d’or de la mystique espagnole et de la spiritualité française) et des révolutions (Révolution française, qui se déchaîne contre l’Église catholique) ; XIXe-XXe s. : la recherche par l’Église, confrontée à la déchristianisation, à la modernité démocratique, aux idéologies (condamnations du libéralisme, du moder­nisme, du nazisme, du communisme), d’un nouveau rapport au monde, sans renier la doctrine, avec les conciles Vatican I et surtout Vatican II.

Copyright expired drawing of VaticN Onein 1870...

Copyright expired drawing of VaticN Onein 1870 in Saint Peter’s Basilixa during reign of Pius IX (Photo credit: Wikipedia)

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On trouvera des textes de l’Écriture, de nombreux Pères de l’Église (saint Jérôme, Pères cappadociens…), des conciles principaux (Nicée, Constantinople, Éphèse, Chalcédoine, Trente, Vatican I et II), du fondateur du monachisme occidental (saint Benoît, patron de l’Europe), des mystiques (béguines, mystiques rhénans, figures de la « dévotion moderne » accessible à tous, mystiques espagnols du Carmel, figures de l’École française de spiritualité, « petite voie » d’enfance spirituelle), de très grands penseurs (Origène, saint Augustin, saint Thomas d’Aquin, Pascal, Newman), de spirituels (saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Père Caffarel), de fondateurs d’ordres (saints François d’Assise, Dominique et Ignace de Loyola), de missionnaires (saint François Xavier), des grandes encycliques, surtout sociales, de Léon XIII à Benoît XVI, de figures de la charité (Mère Teresa, Jean Vanier), d’écrivains et poètes du patrimoine littéraire européen (Dante, Péguy, Claudel, Bernanos), et bien d’autres, y compris Christian de Chergé et son testament spirituel.
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Des textes issus de l’Église d’Orient et d’Occident, avec la part belle donnée à l’Église récente. Des textes qui s’efforcent de présenter l’Église dans son intégrité doctrinale, sans textes de non-chrétiens ou d’opposants au Magistère, sauf pour illustrer un contexte (Tacite, Voltaire).
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Avec ses presque 850 pages, l’ouvrage est une précieuse somme, que tout catholique, soucieux de nourrir son intelligence de la foi, devrait avoir dans sa bibliothèque. Et en quelque sorte un complément à l’Histoire générale du christianisme parue en 2010 (Puf).

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patrick

sources :

— famille chretienne

— P.U.P.S.