Florilège d’articles sur notre Saint Père, François,

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Choisir le nom de François, c’est génial !

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Qui aurait pu l’imaginer puisque c’est la 1ère fois ? C’est en référence à Saint François d’Assise, le héraut de la paix, le serviteur humble et fraternel de l’Evangile, l’homme du dialogue entre les religions. Tout un programme ! Cela me réjouit profondément et cela réjouit aussi certainement le cœur des catholiques et de beaucoup à travers le monde.

Ce Pape vient d’Amérique Latine, le continent ou le catholicisme est si dynamique et important. Comme cardinal de Buenos Aires, il a manifesté un grand courage pour s’opposer aux dérives de la drogue et des sectes. Il m’apparaît comme un homme de paix et d’écoute.

François 1er se situera dans la lignée de Benoit XVI. Sa première pensée et sa première prière furent pour lui, l’évêque émérite de Rome. Son premier mot fut celui de la Charité. L’élection de François 1er est donc une grande espérance non seulement pour les catholiques mais pour le monde qui aspire à la fraternité et à la connaissance du vrai visage de Dieu qui est toujours un visage de paix.

J’invite tous les catholiques à prier pour François 1er.


http://lyon.catholique.fr/?Habemus-…

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Le cardinal Jorge Maria Bergoglio, archevêque émérite de Buenos Aires et ancien primat d’Argentine, a été élu pape après 5 tours de scrutin ce 13 mars 2013 par 115 cardinaux réunis en conclave depuis mardi 12 mars, en la chapelle Sixtine. Il a pris le nom de François Ier.

http://www.zenit.org/fr/articles/le…

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Première nomination à la Curie romaine

C’est une nomination importante à la tête de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie apostolique. Le pape François a nommé au poste de secrétaire du Dicastère le Ministre général de l’Ordre Franciscain des Frères Mineurs, le Père José Rodríguez Carballo, 59 ans, l’élevant à la dignité d’archevêque. Espagnol originaire de Lodoselo, le nouvel évêque a commencé son éducation religieuse à Saint-Jacques-de-Compostelle, et pendant plusieurs années a poursuivi ses études à Jérusalem à la Custodie de Terre Sainte. A Nazareth, en 1977, il a été ordonné prêtre dans l’église de San Salvatore. De retour en Espagne, il a occupé de nombreux postes, y compris celui de recteur du couvent de Saint-François à Saint-Jacques-de-Compostelle et d’enseignant des frères de profession temporaire. Durant cette période, il a également enseigné la théologie de la vie consacrée. En 1992, il a été élu Ministre provincial deSaint Jacques de Compostelle, et de 1993 à 1997 il a également été président des ministres provinciaux franciscains d’Europe. Le 5 Juin 2003, il a été élu Ministre Général de l’Ordre des Frères Mineurs, en tant que 119ème successeur de saint François d’Assise, nomination confirmée en 2009 pour six ans. À la fin 2012, il a en outre été élu président de l’Union des Supérieurs Généraux. Membre de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de vie apostolique, il a participé au Synode des évêques de 2005, 2008 et 2012, et à celui pour le Moyen-Orient en 2010. Il a également participé à la cinquième Conférence générale de l’épiscopat latino-américain à Aparecida en 2007. Il est l’auteur de nombreux articles sur la vie consacrée et religieuse, sur la théologie pastorale sur l’Écriture Sacrée et la spiritualité franciscaine. Il a par ailleurs publié plusieurs livres. Polyglotte, il parle l’espagnol, l’anglais, le français, l’italien et le portugais et connaît le latin, l’hébreu biblique et le grec biblique. . .

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« N’ayons pas peur d’être chrétiens »

Paroles du pape François au Regina Coeli

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Rome, 7 avril 2013 (Zenit.orgPape François

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« Nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens ! » : c’est l’exhortation du pape François, ce dimanche 7 avril 2013.

Le pape a en effet présidé la prière du Regina Coeli – qui remplace l’angélus durant le temps pascal – de la fenêtre du bureau de l’appartement pontifical, qui donne sur la place Saint-Pierre. Quelque 100.000 personnes, selon les chiffres du Vatican, étaient réunies sous le soleil, pour ce dimanche de la Miséricorde. Un groupe portait notamment une image géante du Christ miséricordieux de sainte Faustine.

Le pape a encouragé à « aller sur les places », et « annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. » : « Ayons plus de courage pour témoigner de la foi dans le Christ ressuscité ! ».

Après la prière mariale, le pape n’a pas salué les visiteurs en diverses langues, mais il a nommé des groupes du monde entier en italien. Parmi eux, de jeunes français, collégiens de Saint-Jean de Passy à Paris, qui se sont manifestés avec force enthousiasme.

Paroles du pape François avant le Regina Coeli :

Chers frères et sœurs,

Bonjour ! (applaudissements)

En ce dimanche qui conclut l’Octave de Pâques, je renouvelle à tous mes vœux pascals avec les paroles mêmes de Jésus ressuscité : « La paix soit avec vous !» (Jn 20,19.21.26). Ce n’est pas un salut, ni un simple vœu : c’est un don, le don précieux que le Christ offre à ses disciples après être passé par la mort et les enfers.

Il donne la paix, comme il l’avait promis : « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14,27). Cette paix est le fruit de la victoire de l’amour de Dieu sur le mal, c’est le fruit du pardon. Et il en va ainsi : la vraie paix, la paix profonde, vient de l’expérience de la miséricorde de Dieu.

Aujourd’hui est le dimanche de la divine Miséricorde, par volonté du bienheureux Jean-Paul II(applaudissements), qui a d’ailleurs quitté ce monde en la veille de cette fête.

L’Evangile de Jean nous rapporte que Jésus apparaît deux fois aux Apôtres enfermés au Cénacle: la première, le soir même de la résurrection, alors que Thomas n’était pas là, lui qui a dit : Si je ne vois et si je ne touche pas, je ne croirai pas.

La seconde fois, huit jours plus tard, Thomas aussi était là. Et Jésus s’adressa à lui, l’invita à regarder les blessures, à les toucher ; et Thomas s’exclama : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Jésus lui dit alors : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (v. 29).

Et quels étaient ceux qui avaient cru sans voir ? D’autres disciples, d’autres hommes et femmes de Jérusalem qui, même sans avoir rencontré Jésus ressuscité, crurent sur le témoignage des Apôtres et des femmes.

C’est une parole très importante sur la foi, nous pouvons l’appeler la béatitude de la foi. Heureux ceux qui croient sans avoir vu, c’est la béatitude de la foi ! En tout temps et en tout lieu, Heureux ceux qui, à travers la Parole de Dieu, proclamée dans l’Eglise et témoignée par les chrétiens, croient que Jésus-Christ est l’amour de Dieu incarné, la Miséricorde incarnée. Et ceci vaut pour chacun de nous !

Avec la paix, Jésus donne aussi l’Esprit-Saint aux Apôtres, afin qu’ils puissent répandre dans le monde le pardon des péchés, ce pardon que seul Dieu peut donner, et qui a coûté le Sang du Fils (cf. Jn 20,21-23).

L’Eglise est envoyée par le Christ ressuscité pour transmettre aux hommes la rémission des péchés, et ainsi faire grandir le Règne de l’amour, semer la paix dans les coeurs, afin qu’elle s’affirme aussi dans les relations, dans les sociétés, dans les institutions.

Et l’Esprit du Christ ressuscité chasse la peur du cœur des Apôtres et les pousse à sortir du Cénacle pour porter l’Evangile. Ayons nous aussi plus de courage pour témoigner la foi dans le Christ ressuscité ! Nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens !

Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. Il a fait la paix par son amour, par son pardon, par son sang et par sa miséricorde.

Chers amis, cet après-midi je célèbrerai l’Eucharistie dans la basilique de Saint-Jean-du-Latran, qui est la cathédrale de l’évêque de Rome. Prions ensemble la Vierge Marie, pour qu’elle nous aide, Evêque et Peuple, à cheminer dans la foi et dans la charité, en nous confiant toujours dans la miséricorde du Seigneur qui toujours nous attend, nous aime, qui nous a pardonné par son sang et nous pardonne chaque fois que nous allons à Lui demander le pardon. Ayons confiance dans sa miséricorde !

Paroles après le Regina Coeli

(En italien)

J’adresse un salut cordial aux pèlerins qui ont participé à la sainte messe présidée par le cardinal vicaire de Rome en l’église du Saint-Esprit – Santo Spirito in Sassia, centre de dévotions à la Divine Miséricorde. Chers frères et sœurs, soyez messagers et témoins de la miséricorde de Dieu !

Je suis heureux de saluer également les nombreux membres de mouvements et associations présents pour notre moment de prière, en particulier les communautés neocatéchuménales de Rome, qui entament aujourd’hui une mission spéciale sur les places de la ville. J’invite tous à porter la Bonne Nouvelle, dans tous les domaines de la vie, « avec douceur et respect » (1 P 3,16)!

Allez sur les places et annoncez Jésus-Christ notre sauveur !

Je salue tous les jeunes présents, en particulier les élèves du Collège Saint-Jean de Passy de Paris et ceux de l’Ecole Giuseppe Mazzini de Marsala, ainsi que le groupe d’enfants de chœur de Taranto.

Je salue le Chœur de la basilique de Collemaggio de l’Aquila, les fidèles de Campoverde d’Aprilia, Verolanuova et Valentano, et la communauté « Scout Foulard Bianchi ».

Que le Seigneur vous bénisse et bon déjeuner !

Traduction de Zenit, Anne Kurian

( 7 avril 2013) © Innovative Media Inc.
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Messe du Souverain Pontife à Sainte-Marthe

La foi ne se vend pas

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« Pour trouver les martyrs il n’est pas nécessaire d’aller aux catacombes ou au Colisée: les martyrs sont vivants aujourd’hui dans de nombreux pays. Les chrétiens sont persécutés pour leur foi. Dans certains pays ils ne peuvent pas porter de croix: ils sont punis s’ils le font. Aujourd’hui au XXième siècle, notre Eglise est une Eglise de martyrs ». Le Pape François a centré son homélie de la messe célébrée dans la matinée du samedi 6 avril, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae, sur le courage de témoigner de notre foi, qui ne se négocie pas et ne se vend pas au meilleur offrant. Parmi les concélébrants, le cardinal Francesco Monterisi et S.Exc. Mgr Joseph Kalathiparambil, secrétaire du Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement. Parmi les personnes présentes, mère Laura Biondo, supérieure générale des Filles de Saint-Camille, et des religieuses des Filles de Notre-Dame de la Charité et un groupe de fidèles argentins.

Le Pape François a commencé son homélie en commentant par une boutade le passé évangélique de saint Marc (16, 9-15), qui retrace le récit des apparitions de Jésus à Marie de Magdala, aux disciples d’Emmaus et aux onze apôtres: « Quand je lis cet Évangile, je pense que Marc n’avait pas une grande sympathie pour Marie Madeleine, parce qu’il rapporte que le Seigneur avait expulsé d’elle sept démons, non? C’était une question de sympathie… ». Il a ensuite proposé une réflexion sur la foi: « Une grâce » et  « un don du Seigneur » que l’on ne doit pas taire – et qui s’étend ainsi « à tous les peuples » comme le dit la collecte de la Messe – parce que « nous ne sommes pas attachés à une fantaisie » mais « à une réalité que nous avons vu et entendu ». Le Pontife a fait référence au passage des actes de apôtres (4, 13-21) proclamé dans la première lecture de la célébration. Face à l’ordre des grands prêtres et des pharisiens de ne pas parler de Jésus, Pierre et Jean – a-t-il souligné – « sont demeurés fermes dans leur foi », disant: « Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu ».

Leur témoignage, a t-il ajouté, « me fait penser à notre foi. Et comment se porte-t-elle notre foi? Est-elle forte? Ou est-elle à la fois un peu à l’eau de rose, une foi comme-ci comme-ça? Quand surviennent des difficultés sommes-nous courageux comme Pierre ou un peu tiède? ». Pierre, a affirmé le Pape François, nous enseigne que la foi ne se négocie pas. Dans l’histoire du peuple de Dieu a toujours existé cette tentation: amputer un peu de foi », peut-être « seulement un peu ». Mais « la foi – a t-il expliqué – est ainsi, comme nous la récitons dans le Credo ».  Ainsi faut-il dépasser « la tentation d’être un peu ‘comme ils font tous’.  De ne pas être trop trop rigides », parce que c’est précisément « de là que commence un chemin qui finit dans l’apostasie ». En effet « lorsque nous commençons à amputer la foi, ou négocier la foi, à aller presque jusqu’à la vendre au meilleur offrant, nous entreprenons le chemin de l’apostasie, de l’absence de fidélité au Seigneur ». Mais justement l’exemple de Pierre et de Jean nous aide, nous donne de la force ». Tout comme celle des martyrs dans l’histoire  de l’Eglise. Ce sont ceux « qui disent ‘nous ne pouvons nous taire’, comme Pierre et Jean. Et cela nous donne de la force à nous qui, quelquefois, avons la foi un peu faible. Cela nous donne la force pour aller de l’avant dans la vie avec cette foi que nous avons reçu, cette foi qui est le don que le Seigneur donne à tous les peuples ».

Le pape a conclu en proposant une prière quotidienne: « Seigneur, merci beaucoup pour notre foi. Veille sur ma foi, fait la grandir. Que ma foi soit forte, courageuse. Et aide-moi dans les moments où comme Pierre et Jean, je dois la rendre publique. Donne-moi le courage ».

7 avril 2013
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Audience au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi

 Le Pape François 
est proche des victimes d’abus

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Le Saint-Père a reçu ce matin en audience S.Exc. Mgr Gerhard Ludwig Mueller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. A l’occasion de l’audience, au cours de laquelle ont été traités divers thèmes de compétence du dicastère, le Saint-Père a recommandé de manière particulière que la Congrégation, en continuant dans la ligne voulue par   Benoît XVI, agisse avec décision en ce qui concerne les cas d’abus sexuels, en promouvant avant tout les mesures de protection des mineurs, l’aide à ceux qui par le passé ont souffert de ces violences, les procédures à l’égard des coupables, l’engagement des conférences épiscopales dans la formulation et la mise en œuvre des directives nécessaires dans ce domaine si important  pour le témoignage de l’Eglise et sa crédibilité. Le Saint-Père a assuré que dans son attention et dans sa prière pour les personnes qui souffrent, les victimes d’abus sont présentes de manière particulière.

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6 avril 2013
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« Une joie si grande qu’on ne peut y croire »
La marque de Dieu, par le pape François

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ROME, 4 avril 2013 (Zenit.org) – La rencontre de l’homme avec Dieu est une « réalité » et une joie « si grande qu’on ne peut y croire », a dit le pape François lors de son homélie ce matin, en la chapelle de la maison Sainte-Marthe au Vatican.

Parmi les participants à la célébration : les employés de la « typographie vaticane ». Le pape invite en effet des groupes d’employés du Vatican à se joindre à la messe quotidienne qu’il célèbre (cf. Zenit du 22 mars 2013).

Une joie si grande qu’on ne peut y croire 

Ce matin, rapporte Radio Vatican, le pape a médité sur les lectures de ce jeudi de l’octave de Pâques, s’arrêtant plus particulièrement sur la « stupeur » des protagonistes : dans la première lecture, (Actes des Apôtres 3,11-26), « les gens étaient stupéfaits » après la guérison de l’infirme par Pierre. Et dans l’évangile, les disciples sont « frappés de stupeur et de crainte » lorsque Jésus leur apparaît, ils sont, dit le texte, « bouleversés », « saisis d’étonnement » (Luc 24,35-48).

« La stupeur est une grande grâce, c’est la grâce que Dieu nous donne dans la rencontre avec Jésus Christ », a déclaré le pape François, soulignant que cette stupeur n’était pas « un simple enthousiasme », comme celui des supporters d’un match « quand leur équipe gagne », mais « quelque chose de plus profond ».

Pour le pape, cette stupeur « nous sort de nous-mêmes par la joie » : elle consiste à « faire l’expérience intérieure de la rencontre avec Jésus vivant » alors même que l’homme pense que ce n’est pas possible : « Mais le Seigneur nous fait comprendre que c’est la réalité. C’est très beau ! ».

Le pape a fait observer que cette stupeur était à l’opposé de l’expérience « plus commune » des hommes, où les « fantasmes » et l’« imagination », sont pris pour « des réalités », à cause de « la faiblesse humaine », des « maladies mentales », ou « du diable » : « cela n’est pas de Dieu », a-t-il insisté.

Ce qui est de Dieu au contraire, a-t-il ajouté, c’est « cette joie si grande qu’on ne peut y croire. Et nous pensons : ‘Non, ce n’est pas réel!’ ». Pour le pape, « cela vient du Seigneur. Cette stupeur est le commencement de l’état habituel du chrétien ».

Un chrétien ne perd jamais la paix

Certes, a-t-il poursuivi, « nous ne pouvons pas toujours vivre dans l’étonnement… Mais c’est le début. Ensuite, cette stupeur laisse son empreinte dans l’âme et donne la consolation spirituelle ».

Enfin, après la consolation spirituelle, « ultime échelon », il y a la « paix » : « un chrétien, même dans les épreuves les plus douloureuses, ne perd jamais la paix et la présence de Jésus », a affirmé le pape.

Une paix, a-t-il précisé, que l’on ne peut pas perdre car « elle n’est pas à nous », elle est « du Seigneur » : « la vraie paix ne se vend ni ne s’achète. Elle est un don de Dieu ».

Il a donc encouragé à prier ainsi : « Seigneur, donne-moi cette grâce qui est la marque de la rencontre avec toi : la consolation spirituelle et la paix… Demandons la grâce de la consolation spirituelle et de la paix spirituelle, qui commence par cette stupeur de joie dans la rencontre avec Jésus-Christ. »

Au terme de la messe, le pape s’est recueilli, comme à son habitude, sur les derniers bancs de la chapelle.

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La précipitation est toujours coupable

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Adorer Dieu, c’est lui redonner tout ce qu’il nous a donné de meilleur. Chaque fois que Dieu vous accorde un bienfait, rendez-le lui comme un témoignage de votre amour. Prenez votre temps, recueillez-vous devant Dieu et, par un acte d’adoration, redonnez-lui ce qu’il vous a donné. Si au contraire vous le mettiez de côté pour votre usage personnel, cela moisirait en vous, comme la manne que les Israélites mettaient en réserve. Les trésors spirituels que Dieu vous donne, il ne veut pas que vous les gardiez pour vous-même, il faut que vous les lui rendiez pour que d’autres en profitent.

Notre activité pour Dieu dans le monde n’a de valeur que par notre intime communion avec lui, dans notre for intérieur. La précipitation est toujours coupable, le temps ne manque jamais pour adorer Dieu. Vouloir s’isoler du monde pour rester seul avec Dieu, cela n’est pas sans danger. Il nous faut dresser notre tente de manière à pouvoir toujours nous recueillir devant Dieu, quelque tintamarre que mène le monde. Il est faux de concevoir comme trois étapes distinctes l’adoration, l’attente et l’action. Certains chrétiens sautent, comme des grenouilles, de l’adoration à l’attente, puis de l’attente à l’action. Dieu ne l’entend pas ainsi : les trois doivent marcher ensemble, comme dans la vie de Jésus. Jamais il ne se hâtait, jamais il ne restait sans rien faire. C’est une discipline à conquérir, qui ne s’acquiert pas en un jour.

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Bruno LEROY

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Source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com

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« Dieu attend l’homme »
Homélie du pape François, Saint-Jean-du-Latran

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Pape François

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ROME, 7 avril 2013 (Zenit.org) – « Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui », a déclaré le pape François lors de son homélie, en ce dimanche de la Miséricorde, 7 avril 2013.

Le pape a pris « possession », au cours de la messe, à 17 h 30, de la basilique papale de Saint-Jean-du-Latran, sa cathédrale, en présence du clergé et de fidèles du diocèse.

« Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur », a-t-il souligné, encourageant à revenir à Dieu, « quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie » car « la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui ».

Homélie du pape François

Chers frères et sœurs,

Avec joie je célèbre pour la première fois l’Eucharistie dans cette Basilique du Latran, Cathédrale de l’Évêque de Rome. Je vous salue tous avec grande affection : le Cardinal Vicaire, les évêques auxiliaires, le clergé diocésain, les diacres, les religieuses et les religieux et tous les fidèles laïcs. J’adresse aussi mon salut à Monsieur le maire de Rome, à son épouse et à toutes les autorités. Marchons ensemble dans la lumière du Seigneur Ressuscité.

Nous célébrons aujourd’hui le deuxième dimanche de Pâques, appelé aussi « de la Divine Miséricorde ». Qu’elle est belle, cette réalité de la foi pour notre vie : la miséricorde de Dieu ! Un amour aussi grand, aussi profond, celui de Dieu pour nous, un amour qui ne fait pas défaut, qui nous saisit toujours par la main et nous soutient, nous relève, nous guide.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, l’apôtre Thomas fait justement l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui a un visage concret, celui de Jésus, de Jésus Ressuscité. Thomas ne se fie pas à ce que les autres Apôtres lui disent : « Nous avons vu le Seigneur » ; la promesse de Jésus qui avait annoncé : je ressusciterai le troisième jour, ne lui suffit pas. Il veut voir, il veut mettre sa main dans la marque des clous et dans son côté. Et quelle est la réaction de Jésus ? La patience : Jésus n’abandonne pas Thomas l’entêté dans son incrédulité ; il lui donne le temps d’une semaine, il ne ferme pas la porte, il attend. Et Thomas reconnaît sa propre pauvreté, son peu de foi. « Mon Seigneur et mon Dieu » : par cette invocation simple mais pleine de foi, il répond à la patience de Jésus. Il se laisse envelopper par la miséricorde divine, il la voit en face, dans les plaies des mains et des pieds, dans le côté ouvert, et il retrouve la confiance : il est un homme nouveau, non plus incrédule, mais croyant.

Et rappelons-nous aussi Pierre : par trois fois il renie Jésus, juste au moment où il devait lui être plus proche ; et quand il touche le fond, il rencontre le regard de Jésus qui, avec patience, sans paroles, lui dit : « Pierre, n’aies pas peur de ta faiblesse, aies confiance en moi»; et Pierre comprend, sent le regard d’amour de Jésus et pleure. Qu’il est beau, ce regard de Jésus – que de tendresse! Frères et sœurs, ne perdons jamais confiance en la miséricorde patiente de Dieu!

Pensons aux deux disciples d’Emmaüs: le visage triste, une marche vaine, sans espérance. Mais Jésus ne les abandonne pas: il parcourt le chemin avec eux, et pas seulement! Avec patience, il explique les Écritures qui le concernaient et il reste avec eux pour partager le repas. C’est le style de Dieu: il n’est pas impatient comme nous, nous qui voulons souvent tout et tout de suite, même avec les personnes. Dieu est patient avec nous car il nous aime, et qui aime comprend, espère, fait confiance, n’abandonne pas, ne coupe pas les ponts, sait pardonner. Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens: Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés! Lui n’est jamais loin, et si nous revenons à lui, il est prêt à nous embrasser.

Relire la parabole du Père miséricordieux me fait toujours grande impression, cela me fait impression parce qu’elle me donne toujours une grande espérance. Pensez au plus jeune fils qui était dans la maison de son Père, il était aimé; et pourtant il veut sa part d’héritage; il s’en va, il dépense tout, il arrive au plus bas niveau, plus loin de son Père; et quand il a touché le fond, il a la nostalgie de la chaleur de la maison paternelle et il retourne. Et le Père? Avait-il oublié son fils? Non, jamais. Il est là, il l’aperçoit de loin, il l’attendait chaque jour, chaque moment: il est toujours resté dans cœur comme un fils, même s’il l’avait abandonné, même s’il avait dilapidé tout le patrimoine, c’est-à-dire sa liberté; le Père, avec patience et amour, avec espérance et miséricorde n’avait pas cessé un instant de penser à lui, et à peine l’aperçoit-il encore au loin, il court à sa rencontre et l’embrasse avec tendresse, la tendresse de Dieu, sans une parole de reproche: il est revenu ! Telle est la joie du Père : dans son accolade avec son fils se tient toute sa joie.

Dieu nous attend toujours, il ne se fatigue pas. Jésus nous manifeste cette patience miséricordieuse de Dieu pour que nous retrouvions confiance, espérance, toujours! Romano Guardini disait que Dieu répond à notre faiblesse avec sa patience et c’est le motif de notre confiance, de notre espérance (cf.Glaubenserkenntnis, Würzburg 1949, p. 28). C’est comme un dialogue entre notre faiblesse et la patience de Dieu. Faisons ce dialogue dans l’espérance.

Je voudrais souligner un autre élément: la patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à lui, quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie. Jésus invite Thomas à mettre la main dans les plaies de ses mains et de ses pieds, et dans la blessure de son côté. Nous aussi nous pouvons entrer dans les plaies de Jésus, nous pouvons le toucher réellement; et cela arrive chaque fois que nous recevons avec foi les Sacrements. Dans une belle homélie saint Bernard disait: «Par les plaies [de Jésus], je puis goûter le miel de ce roc et l’huile qui coule de la pierre très dure (cf. Dt 32, 13), c’est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon» (Homélie sur le Cantique des Cantiques 61, 4). C’est justement dans les plaies de Jésus que nous sommes assurés, c’est là que se manifeste l’immense amour de son cœur. Thomas l’avait compris. Saint Bernard se demande: sur quoi puis-je compter? Sur mes mérites? Mais «mon mérite, c’est (…) la miséricorde du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la miséricorde ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux» (Id., 5).

Ceci est important: le courage de m’en remettre à la miséricorde de Jésus, de compter sur sa patience, de me refugier toujours dans les plaies de son amour. Saint Bernard arrive à affirmer: «Mais qu’arrivera-t-il si j’ai à me reprocher quantité de fautes? « Là où le péché s’était multiplié, la grâce à surabondé » (Rm5, 20)» (Ibid.). Quelqu’un pourrait peut-être penser: mon péché est tellement grand, mon éloignement de Dieu est comme celui du plus jeune fils de la parabole, mon incrédulité est comme celle de Thomas; je n’ai pas le courage de retourner, de penser que Dieu puisse m’accueillir et qu’il m’attende, moi. Mais Dieu t’attend, toi, il te demande seulement le courage de venir à lui. Combien de fois dans mon ministère pastoral on m’a répété: «Père, j’ai beaucoup de péchés»; et l’invitation que j’ai toujours faite est: «Ne crains pas, va chez lui, il t’attend, Lui fera tout». Que de propositions mondaines entendons-nous autour de nous, mais laissons-nous saisir par la proposition de Dieu, la sienne est une caresse d’amour. Pour Dieu, nous ne sommes pas des numéros, nous sommes importants, ou mieux, nous sommes le plus important de ce qu’il a; même pécheurs, nous sommes ce qui lui tient le plus à cœur.

Après son péché, Adam éprouve de la honte, il se sent nu, il ressent le poids de ce qu’il a fait; et pourtant Dieu ne l’abandonne pas: si à ce moment-là, avec le péché, commence l’exil de chez Dieu, il y a déjà la promesse du retour, la possibilité de retourner à Dieu. Dieu demande immédiatement: «Adam, où es-tu?», il le cherche. Jésus est devenu nu pour nous, il a pris sur lui la honte d’Adam, la nudité de son péché pour laver notre péché: par ses plaies nous avons été guéris. Rappelez-vous celui de Saint Paul: de quoi je me vanterai, sinon de ma faiblesse, de ma pauvreté? C’est vraiment dans le fait de ressentir mon péché, dans le fait de regarder mon péché que je peux voir et rencontrer la miséricorde de Dieu, son amour et aller à lui pour en recevoir le pardon.

Dans ma vie personnelle, j’ai vu bien des fois le visage miséricordieux de Dieu, sa patience; j’ai vu aussi en de nombreuses personnes le courage d’entrer dans les plaies de Jésus en lui disant: Seigneur, me voici, accepte ma pauvreté, cache dans tes plaies mon péché, lave-le avec ton sang. Et j’ai toujours vu que Dieu l’a fait, a accueilli, consolé, lavé, aimé.

Chers frères et sœurs, laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu; comptons sur sa patience qui nous donne toujours du temps; ayons le courage de retourner dans sa maison, de demeurer dans les blessures de son amour, en nous laissant aimer par lui, de rencontrer sa miséricorde dans les Sacrements. Nous éprouverons sa tendresse, si belle, nous sentirons qu’il nous embrasse et nous serons nous aussi plus capables de miséricorde, de patience, de pardon, d’amour.

Traduction officielle publiée par la Salle de presse du Saint-Siège

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Le pape François, un maître de la pastorale urbaine
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ROME, 9 avril 2013 (Zenit.org) – « La foi est comme une nouvelle « béatitude »… elle améliore les villes et permet d’ « ouvrir » les yeux et les horizons (…) Accompagnée de la charité elle devient « levain » et « témoignage » pour les autres », écrit le cardinal Jorge Mario Bergoglio dans son livre « Dieu dans la ville » (« Dios en la Ciudad »).

C’est le titre du petit ouvrage qui accompagne cette semaine la sortie en Italie du premier numéro du nouvel hebdomadaire des éditions Saint-Paul Credere, la gioia della fede, (Croire, la joie dans la foi). Il a été écrit par le pape François lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires.

Il consiste en quelque 50 pages qui commentent la synthèse du document final de la Vème conférence de l’épiscopat latino-américain d’Aparecida (mai 2007), racontant comment un pasteur peut croire et enseigner que « Dieu est au cœur de la ville », cette ville où beaucoup d’exclus, de marginalisés, d’étrangers, ne sont pas considérés des citoyens à part entière.

Le cardinal Bergoglio, partant d’images de l’Evangile – Zachée qui a appris l’arrivée de Jésus dans la ville et monte sur un arbre pour le voir, sans penser qu’il aurait été vu et appelé ; Bartimée l’aveugle, qui retrouvera la vue et deviendra un témoin et un héraut du Christ ; et la femme hémorroïsse qui se contente de toucher son manteau et reçoit en don la guérison – évoque l’épiphanie d’une rencontre qui, survenue en ville, rend possible la présence du divin dans l’histoire de la quotidienneté.

Dieu est entré dans l’histoire de l’homme, en assumant sa nature et donnant sa vie pour son salut, il est entré dans nos villes, a posé sa tente au milieu gens, marche avec nous. Quand ses traces ne sont pas visibles sur le sol, elles nous révèlent le mystère de la miséricorde, car Dieu nous a pris dans ses bras et nous a rapprochés de son cœur.

Le fait que Jésus soit entré en ville, aujourd’hui laboratoire d’une culture contemporaine complexe et plurielle, incite tout le monde à sortir de sa solitude et de sa cachette et à aller à sa rencontre : l’entrée de Jésus, lit-on dans le livre du pape François « nous pousse à sortir dans la rue » et à aller à la rencontre des autres hommes qui sont ce Jésus que l’on n’arrive pas toujours à voir : « j’avais faim … j’avais soif … à chaque fois que tu as fait cela à un de mes frères, c’est à moi que tu l’as fait. »

 

« Sortir » c’est « aller vers … », donc  rencontrer les autres, les accompagner comme les disciples d’Emmaüs et faire fructifier la charité, en prenant soin des autres, en devenant pour eux « levain » et « témoins » d’une vraie charité à imiter, dit la synthèse du document final d’Aparecida commenté par le cardinal Bergoglio.

Le « bon pape François », saluant les foules de simples « bonjour », « bonsoir » et « bon déjeuner », devient un maître de la pastorale urbaine, qui se nourrit d’actions plurielles. « Les villes sont des lieux de liberté et d’opportunités ; les personnes ont la possibilité d’y connaître d’autres personnes, d’interagir et de partager: Dans la ville il est possible d’expérimenter les liens de fraternité, solidarité et universalité. L’être humain est appelé à marcher de plus en plus vers son prochain et à partager avec celui qui est diffèrent, à l’accepter et à être accepté »

 

Saint Paul le disait (Rom, 13,1) en recommandant d’être de « bon citoyens », Don Bosco le répétait, lui qui voulait que tous ses jeunes soient de « bon chrétiens et d’honnêtes citoyens », l’Eglise l’affirme et le pape François le propose de nouveau, en affirmant que « vivre à fond l’humain, dans chaque culture, dans chaque ville, améliore le chrétien et féconde la ville en lui donnant un cœur ».

 

« Savoir regarder tout le monde et observer chacun » est la règle d’or de la pédagogie du Bon pasteur qui prend soin de chacune des brebis qui lui sont confiées, et engage le chrétien à savoir voir et regarder autour de lui. Ainsi, affirme le cardinal, « Ne pas voir », « ne pas regarder », « passer son chemin », comme dans la parabole du bon samaritain, n’est pas être fidèle aux valeurs de l’Evangile.

Le pape François, qui cite Benoît XVI, illustre ce concept qui consiste à « ne pas voir », qui est déterminé par un « nivellement des regards ». Le regard de foi s’oppose à la perspective de la science et des moyens de communication, et il est souvent considéré « démodé » ; il ne regarde pas des sujets abstraits, des paradigmes abstraits, mais regarde au contraire « ecclésialement des réalités bien vivantes ».

 

Celui qui dort dans la rue ou devant les portes des Eglises ne saurait être considéré « une saleté parmi les saletés ou un déchet du paysage urbain, de la culture du rejet et du refus », mais, selon un regard de foi, propre à une culture de la proximité, ouvert aux autres, reproduisant la pédagogie du Père du fils prodigue, lequel chaque matin va à son balcon et attend le fils qui retourne à la maison du Père et, le voyant arriver de loin, court à sa rencontre pour le prendre dans ses bras.

Dans sa conclusion, le pape François affirme que la foi, presqu’une nouvelle « béatitude »,  améliore les villes et permet de « voir », d’ « ouvrir les yeux », d’ « élargir le regard ». La foi qui devient charité accueille l’autre, et dans la rencontre, se concrétise le regard de celui qui sait aimer.

L’expression évangélique dans le récit du jeune riche: « Il le regarda et l’aima »devient un « canon », un principe d’usage chrétien. « Le regard d’amour ne discrimine pas, ni ne relativise parce qu’il est miséricordieux et créatif ».

 

Sortir de soi pour rencontrer les autres dans une attitude de proximité, le regard tourné vers le transcendant, capable de traduire la foi en témoignage et en actes de charité, constitue le nouveau défi du pape François pour une Eglise qui marche et grandit dans le service, suivant avec patience les rythmes du changement, qui ne se déclenchera que si chacun le veut et contribue à le mettre ne œuvre.

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Le pape François, Borges et la théologie

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El mundo, según Mallarmé, existe para un libro; según Bloy, somos versículos o palabras o letras de un libro mágico, y ese libro incesante es la única cosa que hay en el mundo: es, mejor dicho, el mundo.

On a insisté sur le goût du Saint-Père pour Borges. Il l’enseignait quand il enseignait la littérature, ainsi que d’autres écrivains moins célèbres. L’immense cerveau argentin, sans doute l’écrivain qui m’a le plus marqué, ne cesse de projeter sa grande ombre sur notre époque virtuelle, marquée par les miroirs, les écrans, la projection du monde dans l’espace numérique. Chaque fois que je plonge dans Google ou archive.org pour rechercher une référence ou un vieux livre heureusement scanné par les universités américaines, je repense à son Alephbien sûr, inspiré de la première lettre de l’alphabet hébraïque, et à sa Bibliothèque de Babel, fastueuse réflexion onirique et sur les immensités du savoir et sur nos infinis. L’Aleph illustrera assez bien aussi « l’espace dans une coque de noix » prophétisé par Joyce de Finnegan’s wake (et avant lui bien sûr par Hamlet, bounded in a nutshell, king of infinite space, chez qui le génie irlandais reprit cette formule) et, aujourd’hui, tous nos smart-phones et autres iPods où, à travers un écran, nous paraissent tous les états de la connaissance.  Lisez sans efforts ces lignes en version originale et pensez à votre iPod:

El diámetro del Aleph sería de dos o tres centímetros, pero el espacio cósmico estaba ahí, sin disminución de tamaño. Cada cosa era infinitas cosas, porque yo claramente la veía desde todos los puntos del universo.

Borges est avant tout un commentateur ; d’où son goût pour la kabbale juive et les théologiens. Il se veut critique et recréateur du monde plus que créateur littéraire. C’est un méta-littérateur. De même, en tant qu’aveugle, il préférait la carte à la réalité (j’ai repris cette idée dans un conte, les Mirages de Huaraz), la représentation à l’original, suivant la fameuse observation de  Ludwig Feuerbach. J’avais déjà réfléchi sur cette dimension borgésienne du cybermonde dans mon Internet nouvelle voie initiatique, publié en 2000 aux Belles lettres, et traduit en Amérique du Sud justement.

Un des autres traits du génie isolé de Borges est de donner à croire qu’il n’écrit que pour lui, comme tous ces gens aujourd’hui se confiant sur leurs blogs. Borges disait en effet n’écrire que pour lui, ses amis et oublier le temps qui passe. Même s’il n’était pas très isolé dans les cercles culturels argentins d’avant la guerre, sa culture dépassait celle de tout le monde, sauf bien sûr celle des spécialistes universitaires, et il donne toujours cette impression de n’écrire que pour un monde où il n’y a plus qu’un seul homme, le monde du barde Taliesin par exemple… Cette vision monastique et ascétique était bien sûr liée à une recherche éminemment spirituelle : je repense à ses textes qui m’émerveillèrent tant au temps où je n’avais pas la Foi, L’écriture du Dieu qui voit un grand prêtre prisonnier des Espagnols tenter de déchiffrer la fourrure tachetée du jaguar (taches et rayures : penser à Jacob et Laban dans le livre de la Genèse 30, 32), ou bien l’extraordinaire ruines circulaires où un personnage rêvant de se voir démiurge découvre finalement qu’il est lui-même rêvé par un autre. On peut y voir une réminiscence orientale (Li Tse et son papillon, qui inspirent aussi Yourcenar) ou une métaphore sur le paganisme, assez cher sur le tard à Borges : voir ses interminables réflexions sur les kenningar scandinaves, ces périphrases tirées des sagas).

Grand admirateur du judaïsme aussi, Borges rend hommage à un écrivain juif tchèque, qui va être fusillé par les nazis en 1939, mais qui arrive à immobiliser le temps devant le peloton d’exécution pour pouvoir terminer son œuvre : c’est l’admirable miracle secret tiré de Fictions, son meilleur recueil et de loin. En incipit et clin d’œil, Borges cite le… Coran. Il voit comme qui dirait une solidarité œcuménique et herméneutique dans tous les grands textes spirituels de notre terre.

Maurice Blanchot disait que Borges était aussi habité par la notion d’infini.

L’infini… Il y a bien des traités écrits sur cette vaste notion, bien des millions de topos scolaires et universitaires ! Mais personne n’approche la perfection de Borges dans les évocations de cette notion. J’en veux pour preuve l’admirable « relato » sur Isidore Funes, jeune gaucho de la pampa qui après un accident, se découvre une mémoire absolue et ne peut lui survivre. Borges a réfléchi aussi sur Judas, et il reprend dans un de ses contes fantastiques une hérésie ancienne qui fait de l’effrayant apôtre le vrai messie, puisque condamné à un crime et une malédiction éternelle. Ce thème du traître et du héros, comme il dit ailleurs, est d’une infinie profondeur et pourrait toujours nous inspirer ; je repense aussi à ce très beau conte de Julio Cortazar, qui voit un accidenté de la route découvrir progressivement à l’hôpital qu’il est en fait un fuyard de la selva, tenant d’échapper au grand prêtre sacrificateur des aztèques. Le monde dans lequel il a momentanément vécu était un refuge onirique, une pure illusion. En espagnol le mot illusion reflète bien la dimension ludique de la racine.

Sans avoir été un écrivain chrétien, Borges a beaucoup fait pour la religion et la théologie qu’il a sorties de leurs tiroirs poussiéreux, comme on dit, et il a tout le temps réfléchi ces notions. Il fut un grand lecteur de Gilson envers qui il a toujours reconnu sa dette (Gilson lui-même est resté émerveillé par l’opus de Chesterton sur Saint-Thomas). Il s’est inspiré d’une vision magique, mystérieuse, sémiologue au sens sacré de la littérature. Celle de Mallarmé bien sûr et celle aussi de Léon Bloy, un de ses écrivains chrétiens préférés avec Chesterton (très cher pour ses romans policiers impliquant l’infaillible et « réaliste » père Brown et sa vison cauchemardesque du réel moderne dans un Nommé jeudi), Léon Bloy qui a écrit en 1912 un des livres les plus importants et les moins compris du monde, L’âme de Napoléon. Je cite sa phrase – celle de Bloy – en espagnol, ne disposant pas d’elle en français (elle est aussi claire qu’en français de toute manière) :

La historia es un inmenso texto litúrgico, donde las iotas y los puntos no valen menos que los versículos o capítulos íntegros, pero la importancia de unos y de otros es indeterminable y está profundamente escondida.

On connaît et on abuse de la phrase célèbre (qui n’est pas même de Malraux d’ailleurs, lequel en ricanait) sur le XXIème qui serait religieux ou bien ne serait pas. Borges, lui, a incarné une vision religieuse, spirituelle et chrétienne (même si parfois hypnotique et hérétique, voir son goût très anglais pour Milton, Hobbes, Kipling ou Blake) de la littérature. Il me semble que l’on n’a pas insisté sur le fait que là était la clé de son génie. En bon postmoderne, Borges a recyclé la théologie et l’a adapté à la littérature. Le pape l’a bien compris, lui.

Je terminerai en donnant une ultime recommandation de lecture ou relecture : Les approches d’ Almotasim, magnifique variation sur la quête de Dieu déguisée en enquête policière …

J’ai cité l’Aleph, je citerai ce texte moins connu en conclusion dans le limpide castellano de l’éternel vieux maître :

A medida que los hombres interrogados han conocido más de cerca a Almotásim, su porción divina es mayor… Almotásim es emblema de Dios y los puntuales itinerarios del héroe son de algún modo los progresos del alma en el ascenso místico.

Nicolas Bonnal

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Un mois avec le pape

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Photo de George Martell - BostonCatholic / Flickr

Voilà un mois que Jorge Mario Bergoglio est devenu le pape François. Un mois seulement, et un mois déjà. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai l’impression que l’élection, c’était la semaine passée, si proche, avec ses premières paroles pour appeler à la prière sur lui. Elle m’a marquée cette image d’un pape incliné, demandant à son peuple de prier pour lui, afin que le Seigneur le bénisse. C’était un geste inédit, un geste fort, un geste qui après la surprise du nom qu’il s’était choisi, François, disait déjà beaucoup de choses sur la manière dont il voulait être pape. Ce nom d’ailleurs résonnait comme un programme, celui de la simplicité, de la proximité.

Et ce programme s’est vérifié au cours des premiers jours du pontificat. Avec les surprises qu’ils nous ont réservées : un pape qui conserve sa croix pectorale d’évêque, refusant la croix en or que, traditionnellement, les papes portaient. Ce mot d’ailleurs, « pape », François a mis du temps à prononcer, lui préférant le terme « évêque de Rome ». Mais il y plus marquant encore : les trajets, en bus, avec les autres cardinaux, plutôt que dans sa voiture de fonction. Ou le logement : après quelques jours, on apprend que pour l’instant, le pape restera à la maison Sainte Marthe, plutôt que de gagner ses appartements privés. Et puis, ces autres photos toujours, d’un pape qui prie, au milieu ou au fond de la chapelle de cette maison Sainte Marthe, avec les autres résidents. Voilà des images qui frappent.

Si l’on continue à dérouler ce mois, on en arrive aux premières rencontres avec la foule, avec un pape François qui vient saluer les gens à la sortie de la messe, au Vatican, le dimanche. Ou alors, ces vidéos et photos montrant l’évêque de Rome descendant de la papamobile  pour aller embrasser des enfants, des malades. Récemment, on l’a même vu signer le plâtre d’une petite fille !

Et il y a eu, en ce mois, la semaine sainte. Avec le petit truc qui change tout : le pape en prison. Il y a lavé les pieds de jeunes, hommes et femmes, y compris des non catholiques. Là, pour certains, c’est devenu un peu limite. Ses trucs de pauvreté, la liturgie avec toujours la même chasuble blanche, ça passe encore, mais quand même, avec ce geste du lavement des pieds, il est allé loin. Oui, c’est vrai, il est allé jusqu’à ces « périphéries » qu’il citait le matin même, lors de la messe chrismale, invitant les prêtres à ne pas rester dans le confort de leurs communautés, mais à s’engager pour apporter le Christ dans ces périphéries. Ce mot, le pape François l’a cité rien que cinq fois lors de cette homélie. Voilà un mot clé. Le premier ? Pas tout à fait, car il y en a un autre qui me revient en mémoire, et qu’on trouve de manière récurrente dans sa bouche : « le chemin », ou « cheminer ». Le dimanche des Rameaux, il disait ainsi : « Jésus est Dieu abaissé jusqu’à cheminer avec nous. Il est notre ami et notre frère, celui qui éclaire notre chemin ». Ce même mot était revenu à quatre reprises lors de son salut, à la loggia de saint Pierre, le soir de son élection. Il l’avait repris  le lendemain, le 14 mars, lors de la messe avec les cardinaux.

Et puis, juste avant le terme du premier mois, alors qu’on l’attendait tous, enfin, ceux qui regardent avec un peu d’attention le petit monde du Vatican, voilà qu’il en vient à la réforme de la curie. Oh, pas comme on aurait pu s’y attendre, en force, avec des têtes qui tombent, un grand changement de paradigme, ou en finesse, avec un renouvellement progressif des responsables…  Non, le pape, par la Secrétairerie d’Etat, celle qui est si décriée pour son pouvoir centralisateur, nous dévoile la liste des cardinaux qui vont travailler avec lui sur la réforme de la curie romaine. Certes, la première rencontre de ces 8 cardinaux avec le pape n’est pas pour demain. Elle est prévue pour le début du mois d’octobre, du 1er au 3. Ça laisse le temps de réfléchir, et travailler, de penser un nouveau mode de fonctionnement peut-être. Et puis, si l’on regarde bien, ces rencontres auront lieu  juste avant la fête de Saint François d’Assise, celui qui avait reçu la mission d’aller (en marchant ?) et de réparer l’Eglise. Un signe ?

Au final, après un mois de pontificat, il me reste beaucoup d’images, quelques mots, et une grande espérance. Et vous ?

POSTÉ PAR STÉPHANE LEMESSIN LE 14 AVRIL 2013

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Patrick

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sources : 

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http://lyon.catholique.fr/
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Zenit.org Pape François
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Zenit.org
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http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com
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Salle de presse du Saint-Siège
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ofs-de-sherbrooke.over-blog.com

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et la toile en général !!!

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Éphéméride du 27 avril

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Le Dicton du Jour

À la Sainte-Zita,
Le froid ne dure pas

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Saint du jour

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–Sainte Zita Servante à Lucques (+ 1278)


Fille d’un couple pauvre mais très pieux, elle voit le jour dans village de montagne des environs de la ville de Lucques, en France. Sa sœur aînée est entrée chez les cisterciennes et son frère est ermite. À l’âge de 12 ans, elle commence à vendre des fruits dans son village, et à 18 elle entre comme domestique au service de la famille Fatinelli, un riche marchand de soie et de laine (emploi qu’elle conserve jusqu’à sa mort). Très respectée par tous les membres de cette famille, elle se distingue par sa grande générosité, n’hésitant pas à se priver de sa propre ration de nourriture pour l’offrir aux pauvres. Cependant, elle provoque aussi la jalousie de ses compagnes, qui n’hésitent pas à chercher à lui nuire, mais heureusement sans y parvenir tant est grande l’affection que lui porte la dame Fatinelli. Dans sa soixantième année, usée par les privations et les mortifications qu’elle s’est toujours imposées, elle tombe malade et décède cinq jours plus tard (1218-1278) Selon une légende, les anges se chargeaient de faire cuire son pain pendant qu’elle était en extase. Sainte-Zita est la patronne des garçons de café, des serveurs, des maîtres d’hôtels et des hôtesses. On lui demande d’intervenir pour retrouver des clés perdues.

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autres Saints du jour

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–Bienheureux Amédée IX Duc en Savoie (+ 1472)
Duc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la soeur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d’épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l’exercice du pouvoir. Il fut obligé d’abdiquer en sa faveur.
Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d’une grande charité envers les pauvres. « Amédée de Savoie met les pauvres à l’honneur et les riches au rencart », disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677.

 

–Bienheureux Alleaume (+ 1152)
D’origine flamande, il se retira dans le diocèse du Mans. C’est de là que son amour de la solitude le conduisit dans l’île de Chausey. Ce qui ne l’empêcha pas bientôt de revenir fonder le monastère de Notre-Dame d’Etival dans le Maine. La tradition veut que ce retour ait été dicté par l’amitié qu’il portait à un vieil ermite qui pleurait son départ à Chausey.

–Saint Etienne de Kiev (+ 1094)
Il vivait dans la plus grande humilité au milieu de ses frères du monastère des Grottes de Kiev. Mais des querelles intestines minèrent la communauté, et saint Etienne dut partir en fondant un autre monastère. Son renom parvint jusqu’en Volhynie, ce pourquoi, à la mort de l’évêque de Vladimir, il fut appelé à lui succéder. Ses fidèles l’aimaient et le respectaient.

 
–Saint Euloge l’Hospitalier (6ème s.)
Confesseur. Il était tailleur de pierres dans la Thébaïde, en Egypte. Il était d’une extrême charité avec tous ceux qui passaient et il les recevait chaleureusement. Mais un jour, il découvrit une grande quantité d’or dans une cavité souterraine où il travaillait. Il s’embarqua pour Constantinople et ces richesses lui tournèrent la têle. Il oublia les pauvres et mena grand train de vie, refusant d’entendre les remarques de son ancien père spirituel. Il prit part à un complot contre l’empereur Justinien et dut s’enfuir, laissant là toute sa fortune. Il prit conscience de son erreur, retrouva sa piété et sa charité, se souvenant qu’il est plus facile à un chameau d’entrer dans une aiguille qu’à un riche dans le royaume des cieux. Il s’endormit en paix avec lui-même et avec l’Evangile.

 
–Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)
Comte de Savoie, il se sentait attiré par la vie monastique et souvent se rendait au monastère d’Aulps. Mais il sacrifia son attrait pour la solitude aux devoirs de sa charge. Resté veuf et sans enfant, après la mort de sa première épouse, et à la demande de ses sujets qui voulaient garder cette famille à la tête de leur pays, il contracta successivement deux mariages, son devoir l’emportant une fois de plus sur ses goûts personnels.
Valeureux dans les combats, juste et modéré dans les victoires, il avait conquis l’estime de ses contemporains au point que le roi d’Angleterre le choisit comme médiateur dans son royaume.
Dès que son fils fut en âge de gouverner, il se retira au monastère de Hautecombe où son assiduité aux offices, son humilité dans les tâches les plus simples et sa charité firent l’admiration de tous.
Il est fêté en Savoie le 27 avril en même temps que son descendant Amédée.

 

–Bienheureux Jacques Illirico laïc franciscain (+ 1496)
Le bienheureux Giacomo Illirico da Bitetto, laïc profès franciscain (1400 – 1496).
À Bitetto dans les Pouilles, vers 1485, le bienheureux Jacques, religieux de l’Ordre des Mineurs, né en Dalmatie, d’une humilité remarquable.

 
–Saint Jean le Confesseur (+ 837)
Jeune encore, il accompagna son maître spirituel au second concile de Nicée en 787 et il connut surtout la persécution iconoclaste sous l’empereur Léon V l’Arménien. Arrêté, il fut conduit, enchaîné, devant l’empereur lui-même en raison de la vigueur de sa résistance. Pour le désarmer, l’empereur le fit comparaître deshabillé devant lui, mais cette humiliation suprême ne l’empêcha pas de reprocher avec force la conduite impériale. Il fut alors fustigé puis enfermé durant trois mois, avant d’être exilé dans le centre de l’Asie mineure, enchaîné durant dix-huit mois dans l’obscurité. Ramené à Constantinople, il conserva la même attitude de fidélité à la foi orthodoxe et fut de nouveau exilé. Il connut ainsi d’autres tourments car la persécution dura jusqu’à la mort de l’empereur Théophile en 842. Saint Jean contemplait Dieu depuis plusieurs années.
–Saint Laurent Nguyen Van Huong (+ 1856)
Prêtre vietnamien au temps de la grande persécution décidée par le roi Tu Duc en 1855, il fut arrêté alors qu’il allait visiter un mourant. Il refusa de fouler la croix en signe d’apostasie et il fut flagellé avant que d’être décapité, près de Ninh Binh.

 

–Bienheureux Nicolas Roland (+ 1678)
A Reims, il s’installe dans une maison, rue du Barbâtre, et partage son toit avec un groupe de jeunes clercs afin de les former au sacerdoce. Il remplit ses fonctions de théologal : prédication et enseignement, mais il veut élargir son champ d’action : aller vers les gens pour toucher les coeurs plutôt que de contenter les esprits. Il se fait prédicateur du peuple et répond aux demandes de ses confrères en parcourant une bonne partie du diocèse… Il se découvre ainsi une éloquence apostolique ; parler simple pour parler à tous. »
Source: diocèse de Reims.


–Sainte Ossana de Kotor (+ 1565)
Fille d’une famille orthodoxe de Grèce, elle travaille comme bergère. Pendant qu’elle garde son troupeau, elle passe de nombreuses heures en prière et commence à avoir des visions du Christ. À l’âge de 12 ans, elle émet le désir de se rendre à Cattaro (aujourd’hui Kotor, dans le Monténégro) qu’elle pense être en endroit plus propice à la prière. Sa mère la confie donc à une femme catholique qui l’accompagne et lui fait visiter des églises. Elle se sent très vite attirée par la vie d’anachorète et malgré son jeune âge se fait enfermer dans une cellule près de l’église Saint-Barthélémy. Quelque temps plus tard, elle change de cellule pour une autre près de l’église Saint-Paul, puis elle rejoint les Tertiaires dominicaines. Elle attire plusieurs disciples et un couvent est fondé à leur attention (1493-1565) Selon la légende, ses prières auraient permis de libérer la ville qui avait été envahie par les Turcs et l’auraient aussi prémunie contre une épidémie de peste.

 
–Saint Pierre Armengol (+ 1304)
Ce fut d’abord un bandit de grand chemin dont les comparses furent bien étonnés quand il décida de se faire moine dans un des couvents de l’Ordre de la Merci dont le but était de racheter les captifs. Il sut, par sa prudence et son zèle, obtenir la libération de nombreux esclaves chrétiens dans le royaume de Grenade et de Murcie, alors sous la domination des Maures. Il fut envoyé à Alger où, pour délivrer de jeunes chrétiens dont il ne pouvait obtenir le rachat faute d’argent, il s’offrit lui-même rançon. Comme l’argent ne venait pas, le bienheureux Pierre fut attaché à une potence et resta ainsi suspendu six jours. Libéré par un de ses compagnons qui venait d’arriver, il retourna en Espagne. Il aimait dire à ses frères « Je pense n’avoir vécu que peu de jours heureux. Ce sont ceux que j’ai passés au gibet parce qu’alors je me voyais mort au monde. »

 

 

–Saint Syméon (+ 111)
Selon une tradition, il serait l’un des quatre fils que saint Joseph aurait eu d’un premier mariage, ce pourquoi il serait « parent du Seigneur ». L’histoire nous dit seulement qu’il fut évêque de Jérusalem après la mort de saint Jacques en 62 et qu’il gouverna avec sagesse l’Eglise-Mère, jusqu’à la persécution qui le fit crucifier.

 
–Saint Théodore de Tabenne Abbé (+ v. 368)
Il était originaire de la Haute Egypte. Ayant entendu vanter la vertu de saint Pacôme, il le rejoignit au monastère de Tabennesis et c’est là qu’il se donna pleinement à Dieu.
Solitaire dans la Thébaïde de l’Egypte, il avait été le disciple de saint Pacôme qui le chargea de veiller sur les diverses communautés de solitaires en les instruisant et en les aidant de ses conseils, aussi bien pour les affaires temporelles que spirituelles. Il se montrait habile à réconcilier les frères divisés, tant était grand le rayonnement de sa charité. On raconte de lui cet épisode : pendant qu’il leur parlait, deux vipères entourèrent ses jambes. Il s’en aperçut, mais pour ne pas distraire son auditoire, il continua de parler comme si rien ne se passait. Le discours terminé, il put s’en dégager.
Il succéda à saint Pacôme et à saint Pétronios dans le gouvernement du monastère de Tabennesis.
Il rencontra saint Athanase quand le saint évêque vint au monastère lors de son exil.

 

Les Églises font mémoire…

Anglicans : Christina Rossetti (+ 1894), poétesse
Catholiques d’occident : Catherine (+1478) et Julienne (+ 1501) du Saint Mont de Varèse, vierges (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (19 barmüdah/miyazya) : Siméon l’Arménien (IVe s.), évêque de Perse, martyr Église copte)

Luthériens : Origène (+ env. 254), docteur de l’Église à Césarée

Maronites : Siméon, frère du Seigneur, martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Siméon, parent du Seigneur, évêque de Jérusalem et hiéro-martyr
Le 27 avril commémoration de la destruction par les Turcs des Reliques de Saint SABAS, premier Archevêque de SERBIE.
AVVAKUM et tous les martyrs Vieux Croyants (1682)
Le 14 Avril 1682 monte sur le bûcher l’archiprêtre Avvakum, leader historique des ces croyants russes qui sont passés à l’histoire sous le nom de Vieux Croyants.
Dans l’Eglise russe du XVIIe siècle, secouée par la grave décadence morale du clergé, alors que le peuple était animé d’un profond désir religieux, diverses tentatives de réforme spirituelle se succédèrent, provoquant des heurts parfois violents tant dans la population que dans la hiérarchie.
Avec l’élection du patriarche Nikon, qui plus tard sera condamné par le concile de Moscou de 1666, des réformes liturgiques et disciplinaires, inspirées de la tradition grecque, furent introduites en Russie ; mais elle bouleversèrent la vie quotidienne des chrétiens.
Avvakum et ses compagnons organisèrent, contre la réforme, une opposition trés tenace, opposition qui prit la forme d’un véritable fanatisme religieux. A cause de leur obstination, ils furent condamnés par le même concile de 1666. Dés ce moment, un schisme important se créa au sein de l’Eglise orthodoxe russe. Aujourd’hui encore les adeptes de la « vieille foi » sont trés nombreux dans toute la russie.
De 1667 à 1971, quand le saint-synode de Moscou supprimera les condamnations contre les usages des Vieux Croyants, ces derniers subirent à plusieurs reprises de cruelles persécutions de la part des autorités publiques, parfois appuyées dans leurs répressions par la hiérarchie moscovite.
Avvakum nous a laissé dans son autobiographie un document exceptionnel qui permet de comprendre les grandeurs et les miséres d’hommes qui, de toute façon, ont donné au cours de l’histoire un témoignage éloquent, disposés qu’ils étaient à mourir pour ce qu’ils croyaient la pure foi chrétienne.

Lecture

Désormais je demande pardon à tous les vrais croyants. Il y a eu des événements qui concernaient ma vie dont je ne devrais pas parler en effet. Non pas à nous mais à notre Dieu soit la gloire ! Mais moi, je ne suis rien. Je l’ai dit et je le répète : je suis un fornicateur et un brigand, voleur et assassin, ami des publicains et des pécheurs. Au jour du jugement, tous reconnaîtront mes actes, les bons comme les mauvais.
Mais si je suis aussi ignorant dans mes paroles, je ne le suis pas dans mon entendement ; je n’ai étudié ni la dialectique ni la rhétorique ni la philosophie, mais j’ai en moi la compréhension du Christ, comme dit l ‘Apôtre : « Je suis un ignorant dans l’art du discours, mais pas dans la doctrine ».

(Avvakum, Vie écrite par lui-même)

 

MECHITAR DE SEBASTE (1676-1749) moine
Le matin du 27 avril 1749, au terme d’une vie entièrement consacrée au service de Dieu et pour la formation religieuse de ses frères, s’éteint à Venise Mechitar de Sébaste, moine et fondateur de la congrégation arménienne de Saint Lazare.
Mechitar, Manuk par son nom de baptême, était né à Sébaste en 1676. Il entra tout jeune au monastère local de la Sainte Croix, désirant unir une intense vie intérieure à une insatiable recherche intellectuelle.
À cette époque, l’Arménie était secouée par des divisions internes à l’Église, causées par les séquelles des controverses christologiques du premier millénaire. Méchitar décida alors de mener à fond l’étude de ces controverses, pour chercher des chemins de paix à l’intérieur de l’Église arménienne et avec le siège apostolique de Rome. S’étant transféré à Sébaste, il entra en relation avec des hommes d’Église d’Orient et d’Occident, et mûrit l’idée de fonder un centre monastique où l’étude de la tradition puisse former une nouvelle génération d’hommes ouverts au dialogue et initiés à la douceur évangélique.
Quand l’évêque de Erzurum, hostile au dialogue avec Rome, devint patriarche, Méchitar dut fuir avec ses compagnons et se réfugia dans le Péloponnèse ; contraint à un nouvel exil à cause de l’avancée des Ottomans, il finit par s’établir à Venise, sur l’île de Saint Lazare. Il fut fort bien accueilli dans la lagune vénitienne, et sa congrégation monastique, qu’il avait fondée en 1711, s’accrut rapidement.
A Saint Lazare, Méchitar mena à bien son projet d’un monachisme promoteur du dialogue et de la paix par l’étude et la prière, dans la conviction qu’une vérité qui ne tient pas compte des frères ne saurait jamais se dire vraiment chrétienne.

Lecture

O toi, saint père Antoine, je désire te louer d’un cœur ferme, car tu resplendis même de la terre comme le soleil qui brille du ciel.
Tu fus le guide d’ermites et le père de saints hommes, toi qui as fondé bien des ordres, fleuve de l’Eden, source des rivières.
Une voix te parvient, de la bouche du Seigneur cette parole, que tu serais si éminent que toutes les nations te connaîtraient.
Même si tu fus instruit dans les lettres, tu t’abreuvais, cependant, aux courants de l’Esprit, tu fus chancélier du royaume et des dons les plus élevés.
La divine parole de vie tu l’as enseignée à tant d’âmes, comme une source aux multiples ramifications tu t’es reversé dans les cœurs de ceux qui t ‘écoutaient.
Nous aussi donc, tes disciples, nous t’implorons, sois notre maître et fais de nous tes disciples dociles et obéissants à tes paroles.

(Mechitar de Sébaste, Hymnes)

 

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Naissances célèbres

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–1791 Samuel Finley Breese Morse, physicien, inventeur du code du même nom.

Naissances : Samuel Morse

–1822 Ulysses Simpson Grant, président des U.S.A.

Naissances : Ulysses Simpson Grant

–1891 Rodolphe Duguay, peintre, illustrateur

–1900 Walter Lantz, dessinateur, papa de Woody Woodpecker.

–1904 René Pomerleau, biologiste

–1912 Jacques de Bourbon, baron de Busset, dit Jacques de Bourbon-Busset, , poète et diplomate, membre de l’Académie Française.

–1928 Nive Voisine, prêtre, historien, écrivain, professeur

 

 

 

 

 

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décès célèbres

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–Fernand de Magellan
vers 1480 à Sabrosa (Tras-os-Montes, Portugal) – 27 avril 1521(Cebu, Philippines)
Fernao de Magalhaes (Magellan en français) guerroie en Inde puis au Maroc, où une blessure le laisse boîteux. Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel. Qu’à cela ne tienne. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne, Charles Quint. C’est ainsi qu’il s’engage dans le premier «Tour du monde à la voile»avec 5 navires et 265 hommes de toutes origines !
Il longe l’Amérique du Sud, s’engage dans le détroit qui porte son nom, au nord de la Terre de feu, puis dans l’océan qu’il baptise océan Pacifique. Il trouve la mort aux Philippines, dans un combat avec les indigènes. Un seul navire rentre en Espagne, après avoir contourné l’Afrique. À son bord, Antonio Pigafetta, qui écrira le compte-rendu de l’odyssée, et le capitaine Juan Sebastian del Caño, qui sera anobli par l’empereur Charles Quint.

 Décès : Fernand de Magellan

–1617 Samuel Bellamy, ou Black Sam ou Black Bellamy, pirate, sombre avec son navire (Whydah Gally) au large de Cape Cod (Massachusetts).

–Jean Bart
21 octobre 1650 à Dunkerque – 27 avril 1702 à Dunkerque
Né à Dunkerque dans une famille de marins, Jean Bart s’est engagé comme mousse à 12 ans. À 16 ans, le jeune cadet commande déjà en second. Il s’engage dans la marine hollandaise pour participer à l’expédition contre Londres en 1667.

Jean Bart par Mathieu EliasLorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande, il regagne son pays et se lance dans la «guerre de course» contre les Hollandais, remportant des «prises» fort lucratives à l’occasion de coups d’audace contre des navires marchands chargés d’épices. Pas moins de 81 bâtiments !
Malgré les préventions de l’époque, le roi sait reconnaître sa valeur et le nomme en 1686 capitaine de frégate. Jean Bart poursuit sa pratique des coups de main sur les navires et les bases ennemies. Retenu prisonnier à Plymouth, il réussit à s’évader des pontons anglais et à regagner Saint-Malo après deux jours de rame. Le 19 juin 1696, il remporte encore une grande victoire sur les Hollandais, prenant ou détruisant 80 navires marchands. Louis XIV l’anoblit et le nomme chef d’escadre en 1697.

–Dominique Vivant-Denon

4 janvier 1747 à Givry – 27 avril 1825 à Paris
Celui que ses contemporains qualifiaient d’«un des phénomènes les plus vivants de notre époque» a contribué à la vogue de l’égyptologie avec la parution en 1802 de son recueil de 300 croquis et dessins ramenés de l’expédition d’Égypte.

Image illustrative de l'article Vivant Denon
Vivant Denon
Portrait par Robert Lefèvre.
Musée National du Château de Versailles.


Mais il est surtout resté dans les mémoires comme «l’œil de Napoléon» : c’est en effet grâce à lui que le musée du Louvre, à Paris s’enrichit, pour quelques années, des plus belles œuvres d’art de l’Europe, le temps d’acquérir une légitimité et une ambition qui depuis n’ont pas faibli.

–1912 Jules Bonnot, cerveau de la « Bande à Bonnot », tué par la Garde républicaine.

–1991 Robert Velter, dit Rob-Vel, créateur de Spirou.

Costume de Spirou.

 

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événements

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–27 avril 1413 : Révolte des Cabochiens
Le 27 avril 1413, les cabochiens ou écorcheurs, une faction commandée par l’écorcheur Simon Caboche et alliée à Jean sans Peur, attaquent la Bastille et tuent le prévôt de Paris. Les universitaires en profitent pour préparer une réforme administrative, les ordonnances cabochiennes..

–1521 Après le décès de Fernão de Magalhães, Juan Sebastián Elcano, prend la direction de l’expédition Magellan, à bord du Victoria.

Description de cette image, également commentée ci-après

–27 avril 1565 : Les Philippines deviennent espagnoles
Le 27 avril 1565, l’explorateur Miguel López de Legazpi (62 ans) fonde un premier établissement espagnol sur l’île de Cebu. Il inaugure ainsi la colonisation de l’archipel des Philippines…

Drapeau des Philippines

–27 avril 1584 : Exploration de la future Virginie
Le 27 avril 1584, des navigateurs anglais commissionnés par Sir Walter Raleigh (ou Ralegh), l’un des principaux conseillers de la reine d’Angleterre, explorent la côte nord-américaine.
Ils la baptisent Virginie en l’honneur de la reine Élizabeth 1ère, la « reine vierge » (ou supposée telle car célibataire). Cette terre sera la première à être colonisée par les Anglais, en 1607.

 

–1705 Début de la construction du château Ramezay à Montréal

Château Ramezay, 1886

–27 avril 1784 : Première du Mariage de Figaro
Le 27 avril 1784, a lieu à la Comédie-Française, à Paris, la première du Mariage de Figaro de Beaumarchais. La pièce recueille un succès d’autant plus grand que le roi Louis XVI a tenté de la faire interdire.

 

–1839 José María Guerrero devient président du Honduras.

–27 avril 1848 : Abolition de l’esclavage en France
Le 27 avril 1848, les décrets d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises sont publiés à l’initiative de Victori Schoelcher et François Arago, ministres de la IIe République. Sont concernés les Antilles, la Réunion et Saint-Louis du Sénégal…

–1862 L’armée du Nord, commandée par Butler, débarque et occupe la Nouvelle-Orléans.

–1865 L’explosion du bateau à vapeur Sultana, sur le Mississippi, provoque la mort de 1 547 personnes.

–27 avril 1909 : Le sultan Abdul-Hamid II déposé
Le 27 avril 1909, à Istamboul, les nationalistes « Jeunes Turcs » déposent le sultan Abdul-Hamid II, auquel ils reprochent de livrer l’empire aux appétits étrangers et de montrer trop de complaisance pour les Arabes, et le remplacent par son frère Mehmed V.

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Le Sultan Mehmed V

–1910 Louis Paulhan réalise le premier vol de plus de 100 km (177 km) en ligne droite, entre Hendon et Trent Valley en 2 h 39 mn, lors de la première étape du vol Londres-Manchester pour le prix du daily mail.

–1918 Les porteurs de coupon de l’emprunt russe ne seront pas remboursés.

 

–1937 Inauguration à San Francisco, du « Golden Gate », le plus grand pont suspendu du monde.

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–1940 Heinrich Himmler, ordonne la construction du camp d’Auschwitz où plus d’un million de personnes vont mourrir.

–1941 Athènes, Grèce, est occupée par les Allemands, après une résistance de l’armée grecque qui a durée 180 jours.
–1945 L’armée britannique libère le camp de Bergen-Belsen en Basse-Saxe, Allemagne.

–1959 Liou Chao-Chi est élu président de la République Populaire de Chine, succédant à Mao Tsé-Toung, qui demeure chef du Parti communiste.

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–1960 Proclamation de l’indépendance du Togo dont Sylvanus Olympio est élu président.

Drapeau du Togo

–1961 Déclaration d’indépendance de la Sierra Léone (fête nationale).

 Drapeau du Sierra Leone

–1966 Le pape Paul VI reçoit au Vatican Andreï Gromyko, ministre soviétique des affaires étrangères. Il est le premier dignitaire du Kremlin à rencontrer le chef de l’Eglise catholique.

Andrej Gromyko 1967.png
–27 avril 1969 : Démission du président de Gaulle
Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle démissionne de la Présidence de la République française, assumant avec panache l’échec de son référendum sur la régionalisation. Son ancien premier ministre, Georges Pompidou sera élu le 15 juin suivant pour lui succéder à l’Élysée.

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–1972 Les astronautes d’Apollo XVI reviennent sur Terre, ils rapportent 95,4 kg de roches lunaires.

 Insigne de la mission Apollo 16

–1978 A Kaboul (Afghanistan), un coup d’Etat militaire, soutenu par l’URSS, place au pouvoir Nur Mohammad Taraki après l’assassinat du président Daoud et de sa famille. Les soviétiques quitteront le pays en 1989.

 

–1989 Un défilé enfonce les barrages policiers près de la place Tienanmen.

–1992 Création de la République Fédérale de Yougoslavie, issue de la Serbie et du Monténégro.

 

–1994 Premières élections multiraciales en Afrique du Sud (législatives) : le 27 avril, Jour de la Liberté, deviendra le jour de la fête nationale.

 Drapeau de l'Afrique du Sud

–2005 Premier vol d’essai de l’A380. Airbus annonce la livraison pour le premier client, Singapore Airlines, pour le « deuxième semestre de 2006 » … mais ce dernier ne sera livré que le Octobre 2007.

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Fête Nationale République de Sierra Léone

Fête Nationale République d’Afrique du Sud –


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27 avril 1413Révolte des Cabochiens


La «querelle des Armagnacs et des Bourguignons» et la révolte des Cabochiens le 27 avril 1413 entraînent le royaume de France dans une immense tragédie.

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L’ordonnance cabochienne

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L’assassinat du duc d’Orléans a mis fin à la longue «embellie» qu’a connue la France depuis le roi Charles V le Sage.

Le 30 janvier 1413, le roi Charles VI le Fou convoque les états généraux de langue d’oïl pour obtenir les subsides dont il a le plus grand besoin. Le duc de Bourgogne en profite pour se rendre indispensable aux Parisiens. Il pousse à la formation d’une commission de réforme où siège un certain Pierre Cauchon, qui se rendra célèbre au procès de Jeanne d’Arc.

Mais comme les partisans du roi résistent aux pressions, il choisit de s’allier in fine à une faction populaire commandée par l’écorcheur Simon Caboche, d’où leur appellation de cabochiens ou écorcheurs. Le 27 avril 1413, les insurgés n’hésitent pas à attaquer la Bastille et à tuer le prévôt de Paris.

Les universitaires profitent de l’agitation pour préparer une réforme administrative connue sous le nom d’ordonnances cabochiennes (bien qu’elle n’ait rien à voir avec le dénommé Caboche). Ce texte de 259 articles tend à brider le pouvoir monarchique et prévoit une gestion partagée des finances publiques. Tentant de lutter contre les abus des officiers royaux, il aboutit à renforcer néanmoins les pouvoirs de la Chambre des Comptes et du Parlement, et crée une cour de justice. Comme la Grande Charte anglaise de 1215, c’est un premier pas vers la monarchie parlementaire.

Le roi, contraint et forcé, signe l’ordonnance et coiffe aussi le capuchon des cabochiens !

Les Armagnacs de retour
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Les exactions des Bourguignons et des cabochiens entraînent bientôt les habitants de Paris à se soulever. Du 2 au 4 août 1413, les cabochiens sont exterminés et le duc de Bourgogne doit céder la place aux Armagnacs. Le comte Bernard VII, nouveau maître de Paris, se fait nommer connétable par la reine Isabeau de Bavière. Le 5 septembre 1413, il s’empresse d’annuler les ordonnances cabochiennes.

Ces troubles n’ont pas échappé au nouveau roi d’Angleterre Henri V de Lancastre qui en profite pour reprendre la guerre contre la dynastie rivale des Valois après une interruption de plus de 35 ans. Il débarque en Normandie avec ses troupes. Il va en résulter à Azincourt l’une des défaites les plus dramatiques de la France.

 

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27 avril 1848 Abolition de l’esclavage en France

Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie les décrets d’abolition immédiate de l’esclavage dans les colonies françaises. Sont concernées essentiellement les vieilles colonies héritées de l’Ancien Régime, dont l’économie encore sur les grandes plantations sucrières.

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Le long parcours des abolitionnistes


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En 1537, peu après son introduction dans les colonies des Amériques, l’esclavage avait été condamné par le pape Paul III mais les injonctions pontificales n’avaient pas eu plus de succès chez les planteurs d’Amérique qu’elles n’en ont aujourd’hui en matière de morale. C’est qu’à la Renaissance, la papauté ne pouvait déjà plus, comme au Moyen Âge, faire fléchir les dirigeants chrétiens en agitant la menace de l’excommunication.

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage une première fois pour calmer la révolte des esclaves dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage le 20 mai 1802.

Les Anglais, sous la pression des sociétés philanthropiques d’inspiration chrétienne, se montrent plus résolus. Ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l’esclavage en 1833.

Les libéraux et philanthropes français sont tout aussi disposés que leurs homologues d’outre-Manche à éradiquer cette institution indigne. Ils sont soutenus dans les colonies par les «libres de couleur» (affranchis) qui, n’en pouvant plus de brimades et d’humiliations, ont pris le parti des esclaves. Mais ils sont entravés dans leur combat par les groupes de pression des riches planteurs.

En 1831, une loi supprime dans les colonies françaises toutes les entraves aux affranchissements. La même année, une convention franco-britannique autorise le «droit de visite» par les navires de guerre des deux pays sur les navires marchands de toutes nationalités suspectés de pratiquer la traite négrière.

En 1845, une loi interdit les châtiments corporels et le fouet… Ces dispositions laissent espérer une disparition progressive de l’esclavage mais cela ne suffit pas aux abolitionnistes, réunis au sein de la Société française pour l’abolition de l’esclavage.

– Victor Schoelcher :
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L’un des plus écoutés est Victor Schoelcher, riche philanthrope catholique, libéral et républicain. Né en 1804 dans la famille d’un fabricant de porcelaine, il accomplit un long voyage de 18 mois au Mexique à l’instigation de son père qui veut lui enlever ses idées républicaines. De passage aux Antilles, le jeune homme découvre l’esclavage.

Beaucoup plus tard, en 1840, il accomplit un nouveau périple dans les colonies à esclaves de la France. C’est pour y noter une situation proprement explosive. Il milite dès lors pour une abolition concertée avec les planteurs.

– Cyrille Bissette :
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Parmi les abolitionnistes les plus radicaux figure un négociant métis de Fort-de-France (Martinique), Cyrille Bissettte, né en 1795. Sa mère est une demie-soeur de Joséphine de Beauharnais. Ce «libre de couleur» plaide dans son île pour une abolition immédiate. Cela lui vaut d’être marqué au fer rouge et envoyé au bagne de Brest. Le jugement est cassé et il peut continuer de défendre sa cause en métropole.

Enfin, la victoire
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À Mayotte, sultanat musulman tombé sous protectorat français en 1841 et où n’existe aucun planteur européen, le gouvernement abolisse l’esclavage dès le 9 décembre 1846, sous le règne de Louis-Philippe 1er.

Mais il faut attendre la Révolution de Février pour qu’enfin, dans l’effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l’opposition des planteurs dans les vieilles colonies.

Le décret d’abolition est rédigé par Victor Schoelcher, sous-secrétaire d’État à la Marine dans le gouvernement provisoire. Il a souhaité ce modeste ministère parce que de lui dépendent les colonies et, donc, la législation relative aux esclaves.

Victor Schoelcher lui-même est sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago (62 ans). Celui-ci appartient à l’extrême-gauche républicaine et dès 1840 s’est fait l’écho à la Chambre des députés des revendications sociales. Il soutient à fond son subordonné dans son combat pour l’abolition.

Tirant parti des bonnes dispositions des députés dans les premiers mois qui suivent l’avènement de la République, Victor Schoelcher et François Arago libèrent par décret 250.000 esclaves noirs ou métis aux Antilles, à la Réunion comme en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal.

Une application précipitée
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Le décret, qui prévoit l’abolition dans un délai de deux mois, arrive dans les colonies quatre à cinq semaines plus tard. Mais sur place, les gouvernants des colonies et les planteurs ont en général pris les devants. La plupart des Blancs ont compris depuis longtemps que l’abolition était devenue inéluctable et s’y étaient préparés en multipliant les affranchissements..

À leur manière, les esclaves ont aussi accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection a éclaté le 22 mai 1848, avant qu’ait été connue l’existence du décret. Un meneur du nom de Romain ayant été incarcéré, une foule demande sa libération. Elle se heurte à des planteurs. Échauffourée. 33 morts. Le lendemain, dans l’urgence, le gouverneur de l’île décrète l’abolition de l’esclavage.

Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l’esclavage le 27 mai 1848 pour éteindre une insurrection naissante.

En Guyane, la liberté entre en application le 10 août 1848, à l’échéance prévue. À la Réunion, plus éloignée de la métropole, l’abolition prend officiellement effet le 20 décembre 1848 mais dans les faits, à cette date, l’esclavage n’existe déjà plus dans l’île.

Les planteurs reçoivent une indemnité forfaitaire conformément au décret de Schoelcher. Ils tentent aussi de reprendre la main en sanctionnant le «vagabondage» dans les îles à sucre : c’est une façon d’obliger les anciens esclaves à souscrire des contrats de travail.

Ils contournent aussi l’interdiction de l’esclavage en faisant venir des «travailleurs sous contrat» de la Chine du sud ou du Tamil Nadu (Inde du Sud). Il s’agit d’un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom comme celui que pratiquent à grande échelle en ce début du XXIe siècle les émirats du Golfe Persique. Les descendants de ces travailleurs représentent aujourd’hui un quart ou un tiers de la population de la Réunion et 15% environ de celle de la Guadeloupe.

L’abolition dément les sombres prophéties des planteurs. Elle se traduit par un regain de l’activité économique dans les colonies.

Victor Schoelcher va militer avec moins de succès contre la peine de mort. Exilé en Angleterre sous le Second Empire, il est élu député de la Martinique à l’avènement de la République puis devient sénateur inamovible jusqu’à sa mort, le 26 décembre 1893.

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6 septembre 1522Le tour du monde de Magellan et Del Caño
Le 6 septembre 1522, au coucher du soleil, une nef en piteux état entre dans le port de San Lucar, en Andalousie. Elle a nom «Victoria». Un nom bien mérité. À son bord, 18 hommes commandés par un ancien bagnard, le basque Juan Sebastian del Caño (on écrit aussi d’El Caño).

C’est tout ce qui reste des 5 caravelles et des 265 marins qui ont quitté l’Espagne trois ans auparavant, le 19 septembre 1519, en direction de l’ouest, sous la direction de Fernand de Magellan.

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Un loup de mer brutal


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Né au Portugal quarante ans plus tôt, Fernao de Magalhaes (Magellan en français) a guerroyé en Inde puis au Maroc, où une blessure l’a laissé boîteux.

Il envisage alors d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Mais les offres de services de ce loup de mer énergique et volontiers brutal sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel.

Qu’à cela ne tienne. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’alcalde (le maire) de l’Arsenal de Séville. Ses nouvelles relations lui permettent de gagner la confiance du jeune roi d’Espagne, Charles Quint. C’est ainsi qu’il s’engage dans le premier «Tour du monde à la voile» !

En prévision des rencontres et des marchandages avec les indigènes, il emporte 900 miroirs, 400 douzaines de petits couteaux, 20.000 clochettes et grelots… (*)

Sa flotte comprend la nef amirale, la Trinidad (110 tonneaux), la San Antonio (120 tonneaux), la Victoria (85 tonneaux), la Concepción (75 tonneaux) et la Santiago (75 tonneaux). Elle transporte un total de 265 hommes de toutes origines.

Les navires quittent Séville le 10 août 1519 mais doivent attendre pendant cinq semaines des vents favorables à Sanlucar, à l’embouchure du Quadalquivir. Ils traversent alors l’Atlantique et longent le continent américain vers le Sud. Ils relâchent à Noël dans la baie où sera plus tard fondée la ville de Rio de Janeiro. Au contact des Indiens (et des Indiennes), les marins découvrent les charmes du hamac.

Mais l’impatience grandit à mesure que se prolonge le voyage. Elle débouche sur une mutinerie que Magellan mate avec brutalité. Un mutin est décapité et le capitaine de la Victoria, Luis de Mendoza, est poignardé puis écartelé ! Peu après, une première caravelle, le Santiago, fait naufrage en explorant la côte.

La découverte de l’océan Pacifique
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Le 21 octobre 1520, la flotte arrive en vue d’une baie mystérieuse. Deux pilotes envoyés en reconnaissance reviennent avec la confirmation qu’il s’agit du passage espéré vers l’Ouest.

Le succès accroît la rancoeur du pilote du San Antonio, Estevao Gomez, qui avait soumis à Charles Quint un projet similaire à celui de Magellan. Il fomente une nouvelle mutinerie et regagne l’Espagne… où il sera emprisonné ainsi que ses hommes.

Le reste de la flotte s’engage dans le détroit qui portera désormais le nom de Magellan. Voyant sur la rive du côté Sud de nombreux feux allumés par les indigènes, les marins baptisent cet endroit Terre de Feu. Le 28 novembre, c’est le débouché sur un nouvel océan, exceptionnellement calme et lisse ce jour-là, ce qui lui vaut d’être baptisé Grand Océan Pacifique !

Plus de trois mois s’écoulent avant d’atteindre le 6 mars 1521 l’archipel des Mariannes, en pleine Océanie. En butte à une mauvaise alimentation, l’équipage est ravagé par le scorbut. Vingt hommes en meurent. Il faut repartir.

Après une éprouvante traversée de l’océan Pacifique, la flotte de Magellan atteint l’île de Cebu, dans l’archipel des Philippines, où se font sentir les influences de la Chine, du Japon et même des commerçants arabes !…

Premier Tour du monde à la voile
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De ses premiers voyages dans l’Océan Indien, sur les traces de Vasco de Gama et Albuquerque, Magellan a ramené en Europe un esclave malais, baptisé Henrique. Cet esclave est embarqué en 1519 à Lisbonne pour le tour du monde que projette le navigateur portugais.
Lorsqu’après la traversée de l’Atlantique et du Pacifique, la flotte atteint l’île de Cebu (Philippines), Henrique s’avise qu’il comprend très bien le langage des indigènes de rencontre. Il est de fait le premier homme à avoir accompli le tour de la Terre (sans l’avoir toutefois souhaité) ! Il ne va d’ailleurs pas poursuivre le voyage jusqu’à Lisbonne et restera avec ses compatriotes.
Le roi de l’île de Cebu, un certain Humaubon ou Calambu, est baptisé sous le nom de Charles, ainsi que 800 indigènes. Malheureusement, pour complaire à son nouvel ami, Magellan commet l’imprudence de participer à une expédition punitive contre le roi de l’île voisine de Mactan, Zula. Le 27 avril 1521, il est blessé par une flèche empoisonnée et meurt dans une embuscade avec huit de ses hommes.

Les nouveaux commandants, Joao Carvalho et Duarte Barbosa, révèlent très vite leur incompétence… Les pirates, auxquels s’est rallié l’esclave Henrique, attaquent l’expédition. Celle-ci leur échappe mais il faut brûler une nouvelle caravelle, la Concepción, en trop mauvais état.

Les deux caravelles rescapées arrivent enfin aux Moluques, où les Portugais sont présents depuis plusieurs années déjà. Chacun peut se reposer et procéder à d’importants achats d’épices.

La Trinidad s’échoue sur des hauts fonds et il faut à son tour l’abandonner. Il ne reste plus qu’une caravelle en état, la Victoria. Une partie des hommes doivent demeurer sur l’archipel des Moluques cependant que le pilote Juan Sebastian del Caño prend le commandement du navire.

La dernière caravelle traverse l’océan Indien avant de remonter jusqu’en Europe le long des côtes africaines, avec dans ses cales des clous de girofle originaires des Moluques.

Le commandant a soin d’éviter le contact avec les Portugais, très sourcilleux sur leur monopole de navigation et de commerce entre l’Europe et l’Asie. L’un des survivants, Antonio Pigafetta, écrira le compte-rendu de l’odyssée. Juan Sebastian del Caño sera anobli par l’empereur Charles Quint.

Les Grandes Découvertes
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Au cours des XVe et XVIe siècle, quatre puissances européennes s’engagent dans l’exploration des océans : le petit Portugal et l’Espagne pour commencer, puis l’Angleterre et la France. Voici le parcours des principaux explorateurs.
30 ans après la découverte de l’Amérique, la circumnavigation de Magellan et del Caño a définitivement convaincu les Européens que la Terre est ronde (mais plus grande qu’on ne voulait bien l’imaginer), que l’Amérique est un continent à part et qu’il est possible d’atteindre l’Extrême-Orient par l’Ouest.

Ce succès va encourager les Français à se lancer dans les grandes expéditions maritimes.

Le jour de trop
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En arrivant aux îles du Cap Vert, l’une des dernières étapes avant Lisbonne, Juan Sebastian del Caño a une surprise. D’après son journal de bord, qu’il a tenu consciencieusement jour après jour depuis le départ, on serait un mercredi. Or, ses interlocuteurs du cru lui affirment qu’on est jeudi ! D’où vient l’erreur ?
Sebastian del Caño et ses contemporains ignorent les décalages horaires et le changement de date liés à la rotation de la Terre. Aussi finissent-ils par conclure à une erreur dans le journal de bord.
C’est en retrouvant bien plus tard cette anecdote dans une bibliothèque espagnole que Jules Verne aurait eu l’idée de son roman Le tour du monde en quatre-vingts jours (son héros Phileas Fogg fait le tour du monde en sens inverse de Del Caño et gagne de justesse son pari du fait du même phénomène, lié aux fuseaux horaires).
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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia

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Le Dicton du Jour

Le vin d’avril est un vin de Dieu,
Le vin de mai est un vin de laquais

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Saints du jour

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–Bienheureuse Alde Tertiaire des Humiliés (+ 1309)


Le centre historique de Sienne dominé par la Torre del Mangia, le Duomo…

ou Alda ou Alida. Sienne en Toscane fut la ville de toute sa vie. Elle y épousa le jeune Bindo Bellanti, comme elle, de la noblesse siennoise. Elle aima cet époux dont la bonté était aussi grande que la piété. Lorsqu’il mourut, elle n’avait que trente ans et se consacra dans le « tiers Ordre des humiliés », des humbles. Puis elle soigna les malades à l’hôpital de sa ville, jusqu’à sa mort.

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autres Saints du jour

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–Saint Anaclet Pape (3 ème) de 76? à 88 (+ 88)


–Saint Saintin, disciple de saint Denis, et saint Anaclet.Vie de saint Denis. XVe siècle.

ou Clet. Son nom se trouve sur la liste des Papes, mais on ne sait rien de lui. Il est considéré comme le successeur de saint Lin. En raison de l’ignorance des actes de sa vie historique, son culte a été supprimé lors de la réforme de 1969, mais il est toujours cité dans la première prière eucharistique.
Il figure au martyrologe romain à la date du 26 avril.

 

–Saint Basile de Nicomédie (+ 322)
Alors que l’Occident commençait à connaître la paix religieuse avec l’avénement de l’empereur Constantin, l’Orient trouvait en Licinius un persécuteur plus farouche encore. Saint Basile était évêque d’Amasée. Il fut arrêté avec deux de ses diacres, lié par les poignets et les jambes, comme une brebis d’abattoir et mené ainsi jusqu’à la prison de Nicomédie. Il refusa d’apostasier et fut décapité.

 
Saints Dominique et Grégoire prêtres dominicains (13ème s.)
Toujours sur les routes, sans or ni argent, ils quêtaient chaque jour leur nourriture, annonçaient à tous la parole de Dieu, vénérés à Bezians en Aragon.
Saint-Dominique de Besians est invoqué pour écerter les risques d’être victime d’un accident alors qu’on chemine en région montagneuse.

 

–Saint Etienne de Perm Confesseur et évêque (+ 1396)
Il était le fils d’un clerc d’Oustioug en Russie. Très jeune, il entra au monastère de Rostov-le-Vieux où il apprit le grec et se perfectionna dans la connaissance des Saintes Ecritures. Nous connaissons sa vie par l’historien de saint Serge de Radonège. Devenu prêtre, il partit évangéliser les tribus païennes (Les Komis) qui vivaient sur les pentes occidentales de l’Oural, apprenant leur langue, la transcrivant avec un alphabet adapté et traduisant les Livres Saints à leur intention. Il connut bien des difficultés pour illuminer ces populations de la Grâce de l’Evangile, mais il les supporta avec patience. Devant le succès de cet effort missionnaire, le métropolite de Moscou lui conféra l’épiscopat. Il fut un évêque attentif à son peuple et, lors d’une famine, ce fut lui qui fit venir le blé de Vologda pour organiser des distributions gratuites à la population.

 

–Sainte Exuperance Vierge (+ 380)
Née à Troyes, elle se distingua très vite par son désir d’une vie austère toute donnée à Dieu. Elle appuyait sa vie spirituelle sur les religieux du monastère Saint Ursion à Isle et, sous la direction des pères, elle fut conduite sur le chemin de la Vie éternelle.

 

–Saint Guillaume et Pérégrin ermites (12ème s.)
Ermites près de Foggia dans les Pouilles.
« Saint Guillaume était originaire d’Antioche en Syrie; il naquit de parens très fortunés, qui lui donnèrent une éducation digne de son rang. Il se maria, entra au service de l’état, et remplit tous ses devoirs avec la plus scrupuleuse fidélité, selon le véritable esprit du christianisme, l’esprit de l’amour et de l’obéissance filiale envers Dieu.
Quand il priait, il avait le recueillement d’un ange; il était plein de respect pour la religion et ses ministres; tendre et bienfaisant envers les pauvres et les nécessiteux; toujours empressé à venir au secours de ceux qui étaient l’objet de persécutions ou de vexations injustes. Quant à lui-même, il s’imposait les plus grandes mortifications, et il était tellement résigné à la volonté de Dieu qu’il semblait avoir abjuré entièrement la sienne.
Guillaume avait un fils nommé Pérégrin, à qui il tâcha d’inspirer, par la plus sévère surveillance, les principes de toutes les vertus: il était persuadé que rien ne serait plus efficace à cet égard que l’exemple paternel; aussi son fils ne tarda-t-il pas à devenir non seulement la plus douce consolation de ses parents, mais aussi un modèle de véritable piété.
Après la mort de son épouse, Guillaume résolut de renoncer à toutes les affaires de ce monde, et de ne se consacrer qu’au Seigneur et au salut de son âme. Le père et le fils passèrent ainsi plusieurs années dans une pieuse union, s’édifiant l’un l’autre et ne s’occupant que des moyens de plaire à Dieu, sans s’inquiéter des choses temporelles. Lorsque Pérégrin eut atteint l’âge viril, il demanda à son père la permission de faire un pélerinage à Jérusalem et de visiter les saints lieux. Après avoir fini ses dévotions, il demeura encore quelque temps dans la Terre Sainte et prit du service dans un hôpital pour y donner gratuitement ses soins aux malades. Cependant son père, qui l’aimait tendrement, attendait son retour, et se voyant tous les jours trompé dans son attente, il partit lui-même pour Jérusalem, afin de voir encore une fois son fils. Mais sa santé était tellement affaiblie à la fin de son voyage, qu’il se vit forcé de demander à être admis dans un hôpital. Dieu voulut que ce fût précisément celui dans lequel Pérégrin s’acquittait de ses devoirs de charité. Le père ne reconnut pas son fils, et celui-ci ne se fit connaître que lorsque la maladie prit un caractère sérieux. Quelle fut alors la joie du père, lorsque dans ce garde-malade si plein de soin et d’attentions il vit son propre fils. Ils s’embrassèrent avec une sainte ardeur, et bientôt après ils eurent la consolation de pouvoir se remettre en route pour leur patrie. Ils vendirent à Antioche tout ce qu’ils possédaient, firent un second voyage à Jérusalem, firent don à l’hôpital, en faveur des pauvres et des malades, du produit de leur vente et partirent pour l’Italie, où ils s’établirent dans le royaume de Naples, dans une partie appelée Kapitanata, située sur la rivière Zarbaro (Nehervaro). Là ils exercèrent sur le peuple une influence salutaire, par leurs paroles et leur conduite, et devinrent, pour un grand nombre, un instrument de salut. Peu de temps après le vieillard chargé d’années tomba malade, et mourut, riche en vertus et en mérites. Ce coup fut si sensible à Pérégrin qu’il ne tarda pas à suivre son père dans les célestes demeures. Cette mort arriva dans le douzième siècle, et jusqu’au jour d’aujourd’hui, c’est le 26 Avril qu’on les honore publiquement l’un et l’autre. »

 
–Saint Jean de Valence Moine à Citeaux puis évêque de Valence (+ 1145)
Confesseur. Chanoine de la cathédrale de Lyon, il voulut devenir cistercien et c’est ainsi qu’il entra dans l’abbaye de Bonnevaux, près de Vienne en Dauphiné. Il y accueillit saint Pierre de Tarentaise, fonda les abbayes de Tamié et de Léoncel. Il fut appelé à devenir évêque de Valence, pour remplacer un évêque dont les folles dépenses et la dureté de coeur envers les pauvres, obligèrent saint Bernard à obtenir du Pape sa destitution. Saint Jean sut alors redonner vie et paix à son Eglise durement touchée et bouleversée par les errements de son prédécesseur.

 

 

–Saint Joannice (+ 1430)
Il passa la plus grande partie de sa vie dans les solitudes du Kosovo, où de nombreux disciples, attirés par sa sainteté, vinrent chercher près de lui les conseils dont leur vie spirituelle avait besoin.

 

–Notre Dame du Bon Conseil. 1467


l’apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l’Église, qu’il convient de donner place à cette forme de dévotion.
La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.
Au XVe siècle, l’église menaçait ruine. Une pieuse femme, nommée Petruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans ; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l’achever. Petruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l’oeuvre.
Or, le 25 avril 1467, à l’heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l’autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l’église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l’Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l’autel, près du mur, sans appui naturel.
Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d’une église de Scutari, ville d’Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l’envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.
L’histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l’image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l’image changer d’aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d’infirmités guéries ! Que de grâces spirituelles obtenues !
Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l’Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d’indulgences la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil.
Notre Dame du Bon Conseil est particulièrement fêtée à Ajaccio en Corse, à Châteauroux en Berry et à Cuébris dans le comté de Nice.
–Saint Paschase Radbert Abbé à Corbie, bénédictin (+ 865)
Confesseur. Enfant abandonné sous le porche de la cathédrale de Soissons et recueilli par des religieuses, dont la mère abbesse n’était autre qu’une cousine de l’empereur Charlemagne, il fugua pour mener une vie dissolue, puis il revint pour entrer dans la célèbre abbaye de Corbie où « il se nourrit de la philosophie, de la Sagesse chrétienne et de l’Ecriture Sainte » selon ses propres paroles. Il fut en effet un personnage important pour son époque, cherchant à « éclaircir  » le mystère de la présence eucharistique de Jésus, ce qui le range parmi les grands témoins de la foi de l’Eglise sur ce mystère. Professeur aux écoles théologiques de Corbie, il leur donna un grand rayonnement et ses moines le choisirent comme Abbé. Mais quelque temps après, ses collègues théologiens l’obligèrent à partir et il se réfugia à l’abbaye de Saint-Riquier dans la Somme. Ce qui ne le fâcha pas, car il put ainsi davantage se consacrer à ses études. Les moines de Corbie finirent enfin par le rappeler. Il retourna dans son monastère et y vécut le reste de ses jours dans la plus grande humilité.
–Saint Raphaël Arnaiz Baron religieux cistercien (+ 1938)
Encore novice au monastère de Saint-Isidore de Dueñas, en Espagne, il fut atteint d’une maladie grave, et supporta son état physique avec une extrême patience, mettant toujours sa confiance en Dieu. (marturologe romain)
Béatifié le 27 septembre 1992 par Jean-Paul II.
Canonisé le 11 octobre 2009 à Rome par Benoît XVI.
« Evoquant un des nouveaux saints espagnols Rafael Arnaiz, mort à l’âge de 27 ans, des suites d’une grave maladie alors qu’il était encore novice, Benoît XVI a tourné ses pensées vers les jeunes qui aspirent à la vérité pleine, à la joie indescriptible, des valeurs que l’on ne peut atteindre que grâce à l’amour de Dieu. »

 
–Saint Riquier Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)
Jeune païen originaire de la région d’Amiens, il prend un jour la défense de deux missionnaires irlandais qui sont dangereusement pris à partie par les habitants de la contrée. Ces deux moines (Cadoc et Frichor) lui enseignent la foi chrétienne et le convertissent. Ordonné prêtre, il part pour l’Angleterre où il séjourne plusieurs années. De retour en France, il fonde l’abbaye de Celles, dont il devient l’abbé, et acquiert rapidement une grande renommée de prédicateur. Il utilise les dons qui lui sont accordés par les gens riches pour soulager les pauvres et le rachat des captifs. Après quelques années, il abandonne sa charge et se retire comme ermite (+ vers 645)

 

–Saint Stanislas Kubista (+ 1940)


Stanislas Kubista naquit dans une famille pieuse de neuf enfants à Kostrechna. La famille récitait tous les soirs devant l’autel marial de la maison le rosaire. Il était évident qu’il deviendrait prêtre. Une de ses soeurs Anna entra au couvent près de Vienne. Il étudiait à l’ école allemande et était donc bilingue. Enfant il fut impressionné par les prédications des Pères missionnaires de la Sainte Croix de Steyl – ou missionnaires du Verbe Divin. Il fit ses études dans leur école à Neisse. Il fut enrôlé en 1917 dans l’ armée où il fut téléphoniste sur le front occidental. Démobilisé en mai 1919 à Stettin, il poursuivit ses études à Neisse au noviciat des Pères missionnaires verbistes rêvant de devenir lui-aussi missionnaire en Chine. Les Pères publiaient de nombreuses publications et brochures en polonais. Il fut envoyé au noviciat Saint-Gabriel de Mödling près de Vienne. Il fut ordonné en 1927 à 29 ans. Econome de l’école et du couvent de Gorna Grupa, il avait la responsabilité de 300 personnes ( élèves et professeurs. ) Il devint par la suite procurateur. Il publiait des ouvrages et des brochures en particulier pour la jeunesse et se passionnait pour les missions. Il avait une grande dévotion pour saint Joseph. Ses écrits étaient célèbres en Pologne. Lorsque les Allemands envahirent la Pologne, il fut arrêté avec d’autres missionnaires et prêtres de sa congrégation auxquels vinrent s’ajouter de nombreux prêtres diocésains. Dans la congrégation du Verbe Divin furent arrêtés 14 pères, 14 religieux, 4 frères et 12 novices. La province de Pologne créée en 1919 comprenait vingt ans après 29 pères et 61 frères. En février 1940 il fut déporté à Nowy Port près de Dantzig puis à Stutthof et en avril 1940 au camp de Sachsenhausen. Affaibli et malade il fut destiné à la mort après trois jours d’agonie. C’était le 26 avril 1940.
Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1999 avec trois autres membres de sa congrégation les Pères Frackowiak, Liguda et Mzyk. La congrégation a été rétablie en Pologne en 1946 et rayonne aujourd’ hui autour de ses quatorze établissements.

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Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Timothée, disciple de l’apôtre Paul (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (18 barmūdah/miyazyā) : Arsène (III-IVe siècle) martyr (Église copte)

Luthériens : Tertullien, docteur de l’Église en Afrique du Nord (Voir ci-dessous)

Maronites : Clet (+ env.90), pape ; Basile d’Amasée (+ env. 332) martyr.

Orthodoxes et gréco-catholiques : Basile d’Amacée, hiéromartyr et Glaphire sa compagne, martyre.

 
TERTULLIEN (IIe-IIIe siècle) témoin


Il est des hommes dont la vie annonce l’Évangile, même s’ils ne sont pas en mesure de dire avec éloquence la profonde expérience de communion qu’ils ont vécue avec le Seigneur. D’autres, au contraire, sont doués d’un esprit prophétique et capables de faire une lecture profonde et originale du mystère de Dieu, mais leur vie nous apparaît sous le signe de la contradiction. C’est sans doute le cas de Tertullien, théologien et auteur spirituel parmi les plus pénétrants et les plus importants entre le II è et le III è siècle, qui se ferma cependant toujours davantage aux autres, au point de mourir entouré seulement d’un petit nombre d’adeptes, hors de la communion avec la grande Église et loin d’être en accord avec les prophètes montanistes qu’il avait pourtant soutenus avec vigueur.
Membre d’une famille païenne aisée de Carthage, Tertullien était né vers 160 et avait reçu une solide culture classique. Sa passion pour la recherche s’accompagna toujours d’une précision de langage caractéristique du milieu romain. C’est ce qui fit de lui le fondateur du langage théologique qui prévaudra dans la théologie latine. Ses travaux sur le baptême, la prière et le martyre seront abondamment repris par les auteurs ultérieurs.
Mais sa rigueur intellectuelle, unie à une verve de grand polémiste et à la rencontre avec les mouvements prophétiques de forte inspiration ascétique des milieux montanistes, amena Tertullien à manifester une intolérance de plus en plus grande. Sa rupture avec la grande Église fut consommée en 213, mais les données historiques sur l’issue de l’événement nous restent en grande partie inconnues.
Tertullien a laissé un corpus d’enseignements de grande valeur. Peut- être n’a-t-il pas pleinement saisi la condescendance de Dieu pour les faiblesses des hommes, mais il est certain que le Seigneur aura purifié cette lacune, en lui montrant finalement sa miséricorde infinie qu’il n’avait pas comprise.

Lecture

« Ainsi donc la chair ressuscitera, et assurément, toute chair, en son intégrité. Où qu’elle soit, elle est en dépôt auprès de Dieu, grâce à ce médiateur très sûr entre Dieu et les hommes, Jésus Christ, qui rendra Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, l’esprit à la chair et la chair à l’esprit, lui qui a déjà réuni ces deux éléments en sa personne, qui a donné une épouse à l’époux, un époux à l’épouse. En effet, si l’on considère que l’âme est l’épouse, sans doute la chair suivra-t-elle l’âme à titre de dot (…)Pourquoi donc, ô âme, en vouloir à la chair ? Il n’est personne de plus proche de toi, et tu dois l’aimer tout de suite après Dieu ; personne n’est pour toi plus fraternel, elle qui naît en Dieu même en même temps que toi. C’est pour elle surtout que tu aurais dû demander la résurrection : car s’il lui est arrivé de pécher, c’est par ta faute »

(Tertullien, La résurrection des morts)

 
ORIGÈNE (env. 185-254) prêtre et martyr

Vers 254, Origène, prêtre de l’Église universelle, meurt martyr à la suite des mauvais traitements subis durant les persécutions de Dèce.

Natif d’Alexandrie, en Egypte, il avait été profondément marqué par le martyre qu’avait subi son père Léonide : il avait alors à peine huit ans. Désireux de témoigner à son tour de sa fidélité au Christ, Origène abandonna, aussitôt qu’il le put, sa profession de grammairien pour s’adonner totalement à la catéchèse. Il vécut une vie monastique avant la lettre, dans la retraite et l’assiduité à la prière dans les Écritures, qui seront sa nourriture spirituelle fondamentale ; il fut sans doute le commentateur de la Bible le plus profond et le plus original de l’Antiquité chrétienne. Presque tous les pères, aussi bien grecs que latins, puiseront chez lui.
Il fut un catéchète apprécié et maints évêques lui demandèrent de prêcher, bien qu’il ne fût que laïc. Cela ne fut pas sans lui poser bien des problèmes avec l’évêque d’Alexandrie, qui le mit au ban et refusa de lui reconnaître l’ordination presbytérale qui lui fut conférée en Palestine. Origène, qui vouait une grande obéissance à l’Église et non seulement à l’Évangile, accepta de bon gré et se retira jusqu’à ce que son ordination soit reconnue et qu’on lui permît de prêcher et d’enseigner.
Son ministère de pédagogue itinérant de la foi prit fin quand se déchaîna la persécution de l’empereur Dèce. Arrêté, torturé, il fut sauvé du martyre proprement dit par la mort inattendue de l’empereur, même si, en raison de son âge avancé, il survécut bien peu de temps aux souffrances qu’il avait subies. Certaines de ses déclarations, faites sous l’influence de la philosophie néo-platonicienne en vogue à Alexandrie, seront condamnées par la suite, mais davantage à cause des excès de ceux qui se référèrent à ses enseignements que pour la réelle portée de ce qui, pour Origène, n’était autre qu’un ensemble d’hypothèses de travail.

Lecture

Je voudrais être un fils de l’Église. Non pas être connu comme l’initiateur d’une quelconque hérésie, mais porter le Nom du Christ. Je voudrais porter ce Nom, qui perdure, comme une bénédiction, sur la terre. Je désire que mon esprit comme mes œuvres me donnent le droit d’être appelé chrétien.
Si moi, qui aux yeux d’autrui, suis ta main droite, moi qui porte le nom de prêtre et qui ai comme mission d’annoncer Ta parole, s’il m’arrivait de commettre quelque erreur contre l’enseignement de l’Église ou contre la règle de l’Évangile au point de devenir une pierre de scandale pour l’Église, que l’Église tout entière alors, par une décision unanime, me retranche, oui moi, loin de sa main droite et me rejette dans l’oubli

(Origène, d’une de ses prières).

Le Sauveur est descendu sur terre, ému de pitié pour le genre humain ; il a souffert nos douleurs encore avant de pâtir sur la croix et de vouloir assumer notre chair ; s’il n’avait pas souffert, il ne serait pas venu prendre la condition de notre vie d’hommes. D’abord il a souffert, puis il est descendu et s’est manifesté. Quelle est cette passion qu’il a souffert pour nous ? C’est la passion de l’amour. Même le Père, Dieu de l’univers, plein de pitié, de clémence et de grande bonté, n’a-t-il pas souffert lui aussi d’une certaine manière ?Le Père non plus n’est pas impassible. Si nous le prions, il éprouve pitié et miséricorde, souffre d’aimer et s’identifie aux sentiments que de lui-même il ne pourrait avoir, étant donné sa grandeur par nature »

(Origène, Homélie sur Ezéchiel 6,6).

 

 

 


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Naissances célèbres

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–26 avril 121 à Rome (Italie) – 17 mars 180 à Vindobona (Vienne)
Marc Aurèle (40 ans) et Lucius Verus (31 ans) succèdent à Antonin le Pieux à la tête de Rome le 7 mars 161. L’un et l’autre ont été adoptés 23 ans plus tôt par l’empereur défunt en vue de lui succéder, sur l’injonction de son prédécesseur, l’empereur Hadrien ! C’est la première fois que l’empire est confié à un tandem. La collaboration entre Marc Aurèle, épris de philosophie stoïcienne, et Lucius Verus, séducteur et jouisseur, se passe curieusement bien…

Image illustrative de l'article Marc Aurèle
Buste de Marc Aurèle cuirassé exposé

au Musée Saint-Raymond de 

Toulouse(Inv. Ra 61 b).

–Jean II le Bon
26 avril 1319 à château du Gué de Maulny – 8 avril 1364 à Londres (Angleterre)
Le 22 août 1350, Jean II, fils de Philippe VI et Jeanne de Bourgogne, succède à son père sur le trône de France. Il devient à 31 ans le deuxième souverain de la branche cadette des Valois… et le premier dont le visage nous soit connu par un portrait non conventionnel, l’oeuvre du peintre Girard d’Orléans (1359).
Après le désastre de Poitiers, en 1356, il sera surnommé Jean le Bon en raison de sa bravoure au combat (bon est à prendre au sens de brave ou fougueux) !

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Anonyme vers 1350, Portrait de

–1573 Marie de Médicis, épouse d’Henri IV, reine de France.

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Portrait de Marie de Médicis,

–1660 Daniel Foe, dit Daniel Defoe, romancier (Ronbinson Crusoé, …), poète et journaliste.

–Eugène Delacroix
26 avril 1798 à Charenton – 13 août 1863 à Paris
Ami de Géricault et chef de file de l’école romantique, le jeune peintre cultive la couleur et le mouvement. Il se passionne aussi pour les grandes causes de son temps. Ainsi peint-il Les Massacres de Scio pour soutenir l’aspiration des Grecs à l’indépendance.
Le père de l’artiste, Charles Delacroix, avait été ministre des Relations Extérieures dans le gouvernement du Directoire avant d’être remplacé à ce poste par Charles Maurice de Talleyrand en juillet 1797.
Un article paru dans Le Moniteur peu avant la naissance de l’enfant révéla que Charles Delacroix avait été opéré en septembre d’une maladie qui le rendait stérile… Le bruit courut alors que l’enfant était en fait celui de Talleyrand, dont la réputation de coureur de jupons n’était plus à faire, et certains crurent en voir la confirmation dans la ressemblance entre l’ancien évêque d’Autun et le futur peintre.
En France, un billet de banque en francs commémorait l’artiste et son tableau La Liberté guidant le peuple. Il s’agissait alors du seul billet de banque au monde représentant une femme aux seins nus … et il était impossible de le changer en monnaie locale dans certains pays islamiques !

Description de cette image, également commentée ci-après

Autoportrait au gilet vert (1837)

–1879 Sir Owen Willans Richardson,
lauréat du prix Nobel de physique en 1928 pour « son travail sur l’émission thermo-ionique et particulièrement la découverte de la loi qui porte son nom »
lauréat de la médaille Hughes de la Royal Society en 1920 pour « son travail sur l’émission thermo-ionique, qui est à la base du tube à vide »
lauréat de la Royal Medal en 1930.

–1894 Rudolf Hess, nazi

Bundesarchiv Bild 183-1987-0313-507, Rudolf Hess.jpg

Rudolf Hess en 1935

–1900 Charles Francis Richter, sismologue, perfectionneur de l’échelle qui porte son nom et qui mesure la puissance des séismes.
Pour info, la magnitude de Richter correspond au logarithme de la mesure de l’amplitude, exprimé en millièmes de millimètre (ou microns), des ondes de volume (ondes P et S) à 100 km de l’épicentre !
En théorie, il n’y a pas de limite supérieure à la magnitude, mais le seuil de rupture des matériaux de l’écorce terrestre fait que l’on ne connaît pas de séisme d’une magnitude supérieure à 8,6.

–1915 Joseph Zobel, romancier et poète antillais : La Rue Cases-Nègres, …


–1919 Georges de Caunes, journaliste, homme de télévision et père d’Antoine de Caunes.


Blason de la famille de Caunes

–1922 Jeanne Sauvé, politicienne
première femme ministre au Québec (ministre d’État aux Sciences et à la technologie, ministre de l’Environnement, ministre des Affaires extérieures, ministre des Communications pour la francophonie)
première femme présidente de la Chambre des Communes au Québec
première femme gouverneur général du Canada
Mère de la « Fondation Jeanne Sauvé pour la jeunesse » qui se consacre surtout aux enfants doués.
journaliste

–1932 Francis Lai, compositeur de musiques de film
Oscar de la meilleure musique de film pour « LOVE STORY ».
Golden Globe de la meilleure musique de film « LOVE STORY ».
Premier Prix pour la meilleure chanson du monde pour l’année 1977 pour « BONSOIR TRISTESSE » (texte de Magali Déa), interprétée par la chanteuse Nicole Martin.
César de la meilleure musique de film pour « ITINÉRAIRE D’UN ENFANT GÂTÉ ».

–1933 Arno Penzias, prix Nobel de physique en 1978 pour l’une des découvertes les plus importantes du siècle: le rayonnement cosmique micro-onde, considéré comme le rayonnement fossile du big-bang qui aurait eu lieu il y a quelques milliards d’années.

 

 

 

 

 

 

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décès célèbres

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–0896 Boniface VI, pape … durant 15 jours.

–1478 Giuliano di Piero de’ Medici (Julien de Médicis) co-dirigeant de facto de la république florentine durant la Renaissance italienne.

–1865 John Wilkes Booth, acteur de théâtre et assassin du président US Abraham Lincoln en 1865.

–1910 Bjørnstjerne Bjørnson, écrivain (Ja, vi elsker dette landet (Oui, nous aimons ce pays)), prix Nobel de littérature en 1903.

–1920 Srinivasa Aaiyangar Ramanujan, mathématicien.

–1941 Carl Bosch, chimiste, prix Nobel de chimie en 1931 «en reconnaissance de leur contribution dans la découverte et le développement de méthodes chimiques sous haute pression».

Photographie de Carl Bosch
publiée en 1931 par la
Fondation Nobel.

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événements

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–1164 Guido da Crema, est consacrée de l’antipape Pascal III.

–1248 Dans l’Ile de la Cité à Paris, dédicace de la Sainte Chapelle : la chapelle haute est dédiée à la Sainte Couronne et à la Sainte Croix par le légat du pape Eudes de Châteauroux, la chapelle basse à la Vierge par Pierre Berruyer, archevêque de Bourges. C’est le roi Louis IX qui a ordonné sa construction en 1241, afin d’abriter la Couronne d’épines, un fragment de la vraie Croix et autres reliques de la Passion du Christ, rachetées à l’empereur de Byzance, Baudouin II.

Sainte-Chapelle du Palais
Image illustrative de l'article Sainte-Chapelle

–1478 Dans la cathédrale de Florence, au cours de la messe, Julien de Médicis est tué par Francesco Pazzi (les Pazzi sont soutenus par Sixte IV et par son neveu Girolamo Riario, opposés aux efforts déployés par Laurent de Médicis et son frère Julien qui dirigent la République de Florence, pour empêcher l’affermissement du pouvoir du pape sur la Romagne) ; Laurent de Médicis, légèrement blessé peut s’enfuir. En même temps, d’autres membres de la conspiration tentent de s’emparer du pouvoir, mais le peuple de Florence rallie les Médicis. La conspiration des Pazzi renforce le pouvoir de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, qui jouit d’un solide appui populaire. Les conspirateurs sont pourchassés, et plusieurs d’entre eux, dont l’archevêque de Pise, Francesco Salviati, que Laurent refusait de reconnaître, sont tués. Laurent fait pendre les conspirateurs aux fenêtres de son palais. Le pape excommunie les Florentins et leur fait la guerre durent deux ans.

Evènements : Laurent de Médicis

–1777 Gilbert du Motier de La Fayette, accompagné du Johann de Kalb, baron de Kalb et de 13 officiers, embarque sur « La Victoire » et met clandestinement la voile pour l’Amérique, à partir de à Los Pasajes (Espagne).

Evènements : La Fayette

–1792 Dans la nuit du 25 au 26 avril, à la demande du maire de Strasbourg, Philippe de Dietrich, le capitaine Claude Joseph Rouget de l’Isle (membre de la loge Les Frères Discrets, à Charleville) compose le Chant de guerre pour l’ar­mée du Rhin qui, chanté par les fédérés marseillais à leur entrée dans Paris le 30 juillet 1792, deviendra La Mar­seillaise. Le 29 avril, sur la place d’Armes de Strasbourg, le chant est entonné par la Garde nationale pour accueillir les volontaires de Rhône et Loire.

Evènements : Mar­seillaise

–26 avril 1861 : Une Constitution pour la Tunisie
Le 26 avril 1861, dans le souci de se concilier ses créanciers européens, le bey de Tunis promulgue une Constitution qui instaure en Tunisie un régime monarchique de type parlementaire à l’occidentale !
C’est la première Constitution promulguée dans un pays musulman.
Mohammed es-Sadok (on écrit aussi Muhammadal-Sadiq), au pouvoir de 1859 à 1882, complète de la sorte l’effort de modernisation de ses prédécesseurs, qui a vu l’abolition de l’esclavage, l’émancipation des juifs… Mais le bey manque de fermeté et son effort vient trop tard.
La Tunisie, victime d’une grave crise économique et d’un endettement excessif, va tomber sous la tutelle européenne malgré les efforts de son Premier ministre Khayr al-Dîn (ou Kheireddine).

–1865 Le général confédéré Joseph Johnston capitule à Durham, Caroline du Nord, USA. C’est la fin de la guerre de sécession qui a fait 359 000 morts chez les Nordistes et 258 000 chez les Sudistes.

American Civil War Montage 2.jpg
En haut à gauche : Armée nordiste à

Stones RiverTennessee ; en haut à droite :

des prisonniers confédérés àGettysburg ;

en bas : la bataille de Fort Hindman, Arkansas

–26 avril 1915 : Traité secret de Londres entre l’Italie et les Alliés
Le 26 avril 1915 est signé le traité secret de Londres entre les Alliés et l’Italie…

–1918 Alors que l’armée britannique a utilisée pour la première fois des blindés à Flers le 15/09/1916, c’est aujourd’hui la première véritable bataille entre blindés à Villers-Bretonneux.

–1923 Le roi Georges VI épouse la reine Elizabeth I

–1933 Herman Göring, ministre de l’Intérieur de Prusse, crée la Gestapo (Geheime Staatspolizei) et en prent la direction, tandis que Rudolf Diehls en devient chef adjoint.

Bundesarchiv Bild 102-13805, Hermann Göring

Hermann Göring en août 1932.

–1934 La Gestapo est autorisée à se livrer aux arrestations en « détention préventive « .

–1935 Première émission officielle de la télévision française.

–26 avril 1937 : Guernica ou le massacre des innocents
Le 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par l’aviation italo-allemande et notamment la redoutable Légion Condor, une unité spéciale fondée quelques mois plus tôt par le général Hugo Speerle et le lieutenant-colonel baron Wolfram von Richthofen. C’est la première fois qu’une population civile est sciemment bombardée par l’aviation…



–1945 Le maréchal Philippe Pétain quitte l’Allemagne, passe en Suisse et se rend aux troupes alliées.

Philippe Pétain (en civil, autour de 1930).jpg

Philippe Pétain vers 1930.

–26 avril 1954 : Conférence de Genève
Le 26 avril 1954 s’ouvre la conférence de Genève avec les délégués de 19 nations dont Anthony Eden (GB), John Foster Dulles (USA), Molotov (URSS), Zhou Enlai (Chine) et Georges Bidault (France). Ce dernier sera relayé par Pierre Mendès France… L’objectif est de régler les deux grands conflits de l’après-guerre, celui de Corée, inauguré par l’attaque communiste du 25 juin 1950, et celui d’Indochine, qui remonte à l’automne 1946.
La conférence se clôturera trois mois plus tard par le partage durable des deux pays et le retrait définitif de la France d’Indochine.

 

–1961 Echec d’un putsch de généraux français (Salan, Zeller et Jouhaud) en Algérie contre le gouvernement de la France, et sa décision de donner l’autonomie à l »Algérie.


— 26 avril 1964 : Création de la Tanzanie
Le 26 avril 1964, au terme de sanglantes émeutes entre communautés noires et arabes, l’archipel de Zanzibar rejoint le Tanganyika pour former l’actuelle « République unie de Tanzanie ».
Le premier Président de la nouvelle République est Julius Nyerere, surnommé le « mwalimu » (l’instituteur en langue swahilie). Ce leader socialiste, charismatique mais incompétent, énonce en 1967 la « doctrine d’Arusha » en vue de bâtir une société communiste fondée sur les « ujamaas », villages collectivistes. Il va en un temps record entraîner son peuple dans un dénuement extrême.
Le nouvel État se donnera pour capitale politique la ville nouvelle de Dodoma, la ville principale demeurant le port de Dar-es-Salam.

Drapeau de la Tanzanie

— 26 avril 1986 : Explosion de Tchernobyl
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, dans l’ignorance générale, une explosion gravissime se produit dans l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. En quelques jours, les retombées radioactives affectent la majeure partie de l’Europe.
L’opinion mondiale en est informée par les surveillants d’une centrale nucléaire… suédoise, alertés par une radioactivité plus élevée à l’extérieur de leur centrale qu’à l’intérieur ! L’État mobilise à la hâte 800.000 hommes pour réduire les fuites de radioactivité (largage de béton sur le réacteur…). Un millier de ces « liquidateurs » sont mortellement contaminés. « Sans même en avoir conscience, ils ont accompli l’inimaginable. Sans leur sacrifice, les conséquences de l’accident auraient été bien pires. Pires en Ukraine et en Biélorussie, mais pires aussi dans toute l’Europe… », écrit le journaliste Igor Kostine (Tchernobyl, confessions d’un reporter, Les Arènes, 2006).
Malgré cela, plusieurs milliers de citoyens soviétiques sont voués à une mort anticipée. Des milliers de km2 de terre sont rendues impropres à la vie en Ukraine et en Biélorussie.
La catastrophe est un nouveau coup dur pour une URSS au bord de l’effondrement. L’opinion internationale et les gouvernants formulent le voeu d’une meilleure collaboration internationale en matière de sécurité nucléaire, voeu pieux qui ne sera suivi d’aucune mesure tangible.


–1989 Des tornades provoquent la mort de 700 personnes au Bangladesh.

 

–1994 Le crash d’un Airbus A300-600 des China Airlines à Nagoya, Japon, tue 264 personnes parmis les 271 passagers et membres d’équipage. 


–1994 Premières élections pour le parlement de l’Afrique du Sud où participent toutes les races. Le parti de Nelson Mendella gagnera en grande partie.

–1995 Dusan Tadic, dit le « Boucher d’Omarska » est le premier serbe bosniaque jugé pour pour meurtres et tortures sur une centaine de détenus par le Tribunal Pénal International de La Haye.

 

–2002 Les évèques américains convoqués par le Pape Jean-Paul II rentre aux USA. Dans leurs valises, un plan de lutte sur la tolérance zéro qui prévoit « un processus spécial pour écarter du sacerdoce les prêtres notoirement coupable d’avoir commis de façon prédatrice de nombreux abus sexuels sur des mineurs ».

 

Jean-Paul II
Bienheureux catholique
Juan Pablo II en el Parque O'Higgins — 3 de abril 1987 — Santiago — Chile.jpg

–2005 Après son coup d’état du 05/02/2005, Faure Gnassingbé remporte l’élection présidentielle togolaise.

 

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26 avril 1248 Consécration de

la Sainte-Chapelle

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Le 26 avril 1248 a lieu la consécration de la Sainte-Chapelle dans l’île de la Cité, à Paris. Le monument, chef-d’oeuvre de l’art gothique, a été construit en six ans sur ordre du roi Louis IX, futur Saint Louis, pour abriter ce que l’on pensait être la couronne d’épines portée par le Christ lors de la crucifixion.


Une affaire de prestige

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En 1239, le roi de France avait déboursé 135.000 livres pour acheter à son cousin, l’empereur latin de Byzance, Baudouin II, cette couronne d’épines et d’autres reliques de la Passion du Christ (le manteau, la pierre du Sépulcre, la Sainte Lance, le Saint Sang….!).

Il vaut la peine de comparer ce montant au coût de construction de la Sainte-Chapelle, de l’ordre de 40.000 livres seulement, pour se rendre compte de ce que pouvait signifier le commerce des reliques au Moyen Âge.

Pour le futur Saint Louis, l’achat des précieuses reliques et la construction de la Sainte-Chapelle sont certes affaire de piété. Elles sont aussi le fruit d’une habile politique visant à faire de Paris une cité comparable, en prestige et en sainteté, à Rome et Jérusalem.

Le succès de l’opération rejaillit sur la dynastie capétienne qui apparaît comme le fer de lance de la chrétienté occidentale. Il rejaillit aussi sur la France, le plus riche et le plus peuplé des États européens de cette époque, également le plus développé dans les domaines intellectuels et artistiques.

Chef d’oeuvre de l’art gothique

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Véritable châsse de lumière, la Sainte-Chapelle marque l’apogée de l’art gothique, ou art français, né un siècle plus tôt avec la consécration de Saint-Denis par Suger.

La Sainte-Chapelle est construite selon le plan traditionnel des chapelles castrales, avec une nef (ou vaisseau) unique. Elle comporte deux niveaux : une chapelle basse affectée à la domesticité et dédiée à la Vierge, et surtout une chapelle haute illuminée par de hauts vitraux colorés, réservée au roi et à sa cour et dédiée à la Sainte Croix.

Dans cette chapelle haute, une châsse de trois mètres de haut réalisée par les meilleurs orfèvres parisiens abritait les reliques acquises par le roi.

L’architecte Pierre de Montreuil

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Selon un manuscrit du XVIe siècle conservé à la Bibliothèque Nationale, l’architecte de la Sainte-Chapelle serait le célèbre Pierre de Montreuil. Né à Montreuil-sous-bois, à l’est de la capitale, il aurait débuté comme maçon à Saint-Denis avant de devenir le maître d’oeuvre de la Sainte-Chapelle et surtout de Notre-Dame de Paris.
Il a l’insigne honneur d’être enterré avec sa femme dans une chapelle de la cathédrale dédiée à la Vierge. Ce fait atteste que les églises médiévales étaient l’oeuvre de grands architectes reconnus et honorés comme il se doit par leurs concitoyens.
Heurs et malheurs

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Sous la Révolution jacobine, en 1793-1794, la Sainte-Chapelle est gravement endommagée : disparition du jubé, des stalles et du mobilier, destruction de la flèche, martelage des tympans sculptés au-dessus des portes, dispersion des reliques… Une restauration à grande échelle est heureusement entreprise en 1846, avec le retour en vogue de l’art gothique. En 1871, pendant la Semaine sanglante qui met fin à l’insurrection de la Commune, l’édifice échappe de peu à l’incendie qui ravage le Palais de Justice voisin.

La Sainte-Chapelle se trouve aujourd’hui enclose dans le Palais de Justice, reconstruit après la Commune en style néogothique. Si une partie des reliques ont disparu, la couronne d’épines a heureusement subsisté ; elle est à l’abri dans le Trésor de Notre-Dame de Paris et, une fois par an, revient à la Sainte-Chapelle pour y être vénérée.

Saintes Chapelles à la chaîne

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Dix édifices sur le modèle de la Sainte-Chapelle de l’île de la Cité ont été construits en France jusqu’au XVIe siècle, soit par un roi (c’est le cas de Charles V à Vincennes), soit des princes de sang royal, Valois ou Bourbons.
Les uns et les autres souhaitaient de la sorte s’inscrire dans la lignée du saint roi et rehausser le prestige de leur résidence. Six de ces copies subsistent, à Vincennes, Riom, Châteaudun, Aigueperse, Champigny-sur-Veude et Vic-le-Comte. Notons que le terme «Sainte-Chapelle» ne date que du XVIe siècle ; au Moyen Âge, on parle plutôt de chapelle privée, autrement dit de chapelle tenant lieu de paroisse pour le maître du lieu…

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26 avril 1478 La conjuration des Pazzi

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Le dimanche 26 avril 1478, à Florence, une échauffourée se produit pendant la messe dans la cathédrale de Florence (le Duomo). Elle se solde par la mort de Julien de Médicis… et l’ascension de son frère Laurent à la tête de la riche république marchande.

C’est le début d’une saga familiale sans guère d’équivalent dans le monde.


Des banquiers devenus princes

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La victime, âgée de 25 ans, dirigeait de fait la république de Florence avec son frère Laurent (29 ans). L’un et l’autre portaient le titre de «principe dello stato» (prince de l’État).

L’autorité des Médicis sur la ville remontait à leur grand-père, Cosme (en italien, Cosimo de Medici), et à leur père, Pierre le Goutteux (Piero il Gottoso, ainsi surnommé parce qu’il souffrait de la goutte). L’un et l’autre s’étaient gardés d’exiger pour eux-mêmes des magistratures mais s’arrangeaient pour que celles-ci soient confiées à leurs fidèles.

Par leurs largesses, les Médicis faisaient en sorte de conserver le soutien du peuple. Mais ils ne disposaient que d’une autorité informelle sur les institutions de la République et celle-ci n’allait pas sans contestation… Une brouille entre le pape et les Médicis va donner l’occasion aux contestataires de se manifester.

Florence d'après une gravure du XVe siècle

Florence

Le pape et le complot

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Le pape Sixte IV (64 ans), né Francesco della Rovere, est un mécène auquel Rome doit le pont Sisto et la chapelle qui porte son nom, la Sixtine. Il pratique aussi le népotisme à grande échelle en faveur de ses bâtards et de ses neveux. C’est ainsi que, désireux d’offrir la seigneurie d’Imola à son neveu Girolamo Riario, il adresse une demande de prêt aux Médicis. Laurent, qui a également des visées sur Imola, refuse le prêt. Qu’à cela ne tienne, Girolamo s’adresse à ses rivaux, les Pazzi, une autre grande famille de banquiers florentins.

Justement, les Pazzi sont mécontents d’avoir été privés par les Médicis de certaines fonctions juteuses. Leur chef Francesco Pazzi saute sur l’occasion pour régler leur compte aux Médicis. Il organise la conspiration du Duomo avec le soutien de l’archevêque de Pise Francesco Salviati, dont Laurent de Médicis a refusé la nomination, et de Girolamo Riario.

Julien meurt au cours de l’échauffourée mais son frère Laurent n’est que blessé. Il échappe à la mort en se réfugiant dans la sacristie avec quelques fidèles et réussit à s’enfuir. Pendant ce temps, les hommes de main des Pazzi tentent de soulever le peuple de Florence au cri de «Popolo e libertà»(Peuple et liberté). Mais le peuple reste fidèle aux Médicis et Laurent retourne la situation à son profit.

Les conspirateurs sont massacrés sans indulgence. Jacopo et Francesco Pazzi ainsi que l’archevêque Francesco Salviati sont pendus aux fenêtres du palais de la Seigneurie. Pour le meurtre de l’archevêque de Pise, le pape jette l’interdit sur Florence : il excommunie d’emblée tous ses habitants ! Qui plus est, il entre en guerre contre la république avec l’appui de Naples et Venise.

Laurent de Médicis, par son habileté manoeuvrière, défait l’alliance. Au terme d’une guerre de deux ans entre les factions rivales et d’une répression impitoyable, son autorité se retrouve plus grande que jamais.

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26 avril 1915 Traité secret de Londres

entre l’Italie et les Alliés

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Le 26 avril 1915, l’Italie signe un traité secret avec l’Angleterre et la France. Contre la promesse de gains territoriaux, elle leur propose d’entrer en guerre à leurs côtés contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie.


Neutralité contestée

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L’Italie s’était liée en 1892 à l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie par un accord appelé Triple-Alliance ou Triplice. Lorsque la Grande Guerre éclate, en 1914, le nouveau président du Conseil, le libéral Antonio Salandra, renonce sagement à se joindre aux Puissances centrales en raison du désir de paix de la grande majorité des Italiens.

Mais tandis que le conflit s’éternise dans le reste de l’Europe, l’effervescence monte dans la bourgeoisie italienne et notamment chez les intellectuels.

Un certain Benito Mussolini, chef des socialistes révolutionnaires et rédacteur en chef du journal L’Unita, se convertit à l’interventionnisme, ce qui lui vaut d’être expulsé de son parti. Il fonde Il Popolo d’Italia où il fait campagne en faveur d’une entrée en guerre aux côtés des Alliés. Comme le poète nationaliste Gabriele d’Annunzio, il exalte les antiques vertus guerrières des Italiens. Il plaide pour la conquête des terres «irredente», peuplées par des Italiens mais sous souveraineté austro-hongroise. Il voit aussi dans la guerre un moyen pour le peuple d’oublier son mal-être quotidien.

Comme la plupart des Italiens, le vieux leader Giovanni Giolitti (63 ans) préfèrerait que le pays se contente de marchander sa neutralité au nom de l’«égoïsme sacré». C’est ce que tente le président du Conseil Salandra en ouvrant à Londres des discussions secrètes avec les Alliés.

Du marchandage à la guerre

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Mais les Alliés(France, Grande-Bretagne et Russie) ne se satisfont pas d’une simple neutralité de l’Italie de sorte que le marchandage débouche sur la promesse en bonne et due forme d’une entrée en guerre de l’Italie à leurs côtés en échange de l’obtention après la guerre d’une bonne partie de la côte adriatique ainsi que de territoires turcs et de colonies.

En entérinant le droit de conquête, ce traité secret enfreint l’esprit démocratique au nom duquel se battent les Français et les Anglais. Révélé par les bocheviques russes après la Révolution d’Octobre, il va soulever l’indignation de l’opinion publique américaine.

En attendant, à Rome, le 3 mai 1915, Antonio Salandra, rallié au principe de l’intervention, dénonce la Triplice en vue de préparer l’entrée en guerre de l’Italie. Le Parlement, qui n’a pas été consulté, s’insurge et menace de renverser le gouvernement. Les interventionnistes, Mussolini et d’Annunzio en tête, manifestent dans tout le pays. Le roi Victor-Emmanuel III, qui est lui-même favorable à l’intervention, confime Salandra à la tête du gouvernement. Celui-ci déclare officiellement la guerre à l’Autriche-Hongrie le 23 mai 1915 (et à l’Allemagne le… 28 août 1916 seulement).

Gabriele d’Annunzio (52 ans) s’engage aussitôt comme capitaine et s’illustre par quelques coups d’éclat. Benito Mussolini (32 ans) s’engage comme bersagliere et ne se montre pas moins courageux. Nommé caporal, il est gravement blessé en février 1917 et, réformé, reprend la direction de son journal.

Aléas de la guerre

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L’entrée en guerre de l’Italie soulage les Russes, qui peinaient en Pologne face aux Autrichiens et aux Allemands. Mais, pas davantage que les autres combattants, les Italiens n’arrivent à emporter la décision.

Le chef d’état-major Luigi Cadorna subit de graves revers au printemps 1917 sur l’Isonzo et le Carso, des cours d’eau alpins, et en octobre 1917, il est mis en échec par les Austro-Hongrois qui, avec le concours des Allemands, percent le front à Caporetto, obligeant les Italiens à reculer sur la Piave et à céder la plus grande partie de la Vénétie. Cette défaite vaut à Cadorna d’être limogé (il sera plus tard réhabilité par Mussolini et le Duce lui confèrera le titre de maréchal).

Son successeur, Armando Diaz, redresse la situation et les 24-28 octobre 1918, remporte la victoire de Vittorio Veneto sur une armée austro-hongroise en pleine décomposition. Le 3 novembre, une semaine avant l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie demande l’armistice.

Après la guerre, insatisfaite par les traités de paix, qui ne lui accordent qu’une modeste partie des territoires qu’elle revendiquait, l’Italie négocie avec la Yougoslavie, à Rapallo, une rectification des nouvelles frontières… Il y en aura beaucoup d’autres.

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26 avril 1937 Guernica ou

le massacre des innocents

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26 avril 1937Guernica ou le massacre des innocents
Le lundi 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par des avions allemands et italiens.

C’est la première fois dans l’Histoire moderne qu’une population

urbaine est sciemment massacrée. Ce massacre a été voulu par Hitler, allié du général Franco dans la guerre civile espagnole, pour terroriser la population civile.


Terrain d’essais militaires

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Dès le début de la guerre civile, Hitler a utilisé l’Espagne comme un banc d’essai pour des armes nouvelles et un terrain d’entraînement pour ses aviateurs. En octobre 1936 a été créée une unité aérienne spéciale, la Légion Condor, sous le commandement du général Hugo Speerle. Il est assisté du lieutenant-colonel baron Wolfram von Richthofen, cousin du«Baron rouge», un autre aviateur, héros de la Grande Guerre.

Forte de 6500 hommes, la Légion Condor comprend quatre escadrilles de 12 avions de chasse et de bombardement, trois escadrilles de six avions de reconnaissance, une escadrille de six hydravions et un groupe de 48 blindés. Cette unité offre aux pilotes de guerre allemands des stages d’entraînement intensif en situation de guerre réelle. C’est une manière pour eux de contourner le traité de Versailles de 1919 qui leur interdit de développer leur aviation de guerre.

Lorsque les franquistes dirigent leurs attaques sur le pays basque et les Asturies, au nord-ouest de l’Espagne, la Légion Condor va s’acquérir une sinistre notoriété en bombardant Guernica.

Un symbole des libertés basques

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Cette ville était connue pour son chêne sacré au pied duquel se réunissaient depuis le Moyen Âge les représentants du peuple basque.

Tous les deux ans, du règne d’Isabelle de Castille à 1876, les représentants de la couronne espagnole avaient coutume de renouveler à cet endroit leur serment de respecter les libertés basques. Le président de la Deuxième République avait renouvelé la tradition en prêtant serment devant le chêne, le 7 octobre 1936, de respecter la très large autonomie accordée au pays basque par son gouvernement. Ce fait avait sans doute nourri le ressentiment des franquistes à l’égard de la ville.

Mais Guernica était aussi devenue au XXe siècle une cité industrielle de 7.000 âmes, pourvue de plusieurs usines d’armement.

La veille du drame, elle est traversée par les combattants républicains basques, les gudaris. Ils fuient l’avance des franquistes et tentent de gagner Bilbao, au nord, en vue d’y organiser une nouvelle ligne de défense. Le baron von Richthofen propose à ses alliés espagnols de couper la route aux fuyards en détruisant le pont de Rentería, au nord de Guernica. Il n’est pas officiellement question d’attaquer la ville proprement dite.

Une tragique première

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Dans les faits, les 33 bombardiers de la Légion Condor emportent dans leurs soutes non seulement des explosifs brisants et des bombes antipersonnelles utiles pour cette mission mais aussi 2500 bombes incendiaires.

Ces ogives bourrées d’aluminium et d’oxyde de fer sont capables d’élever la température environnante à 2700°C. Rien à voir avec la simple destruction d’un pont !

Accompagnés de plusieurs chasseurs et d’avions italiens, les bombardiers attaquent la ville en plusieurs vagues, au moment où se tient le marché, de 16h30 à 18h. Les deux tiers des maisons, la plupart en bois, sont détruites et incendiées.

À la faveur du bombardement, les nazis mettent au point une stratégie de terreur qu’ils auront l’occasion de réemployer pendant la Seconde Guerre mondiale, avec par exemple le sinistre sifflement des Stukas en piqué.

L’attaque fait selon les estimations les plus plausibles 800 à 1000 morts (*). Il est possible que le général Franco n’en ait pas été informé au préalable… ce qui ne veut pas dire que, dans le cas contraire, il s’y serait opposé.

Dans un premier temps, le mardi, les nationalistes répandent la rumeur que l’attaque aurait été le fait des républicains eux-mêmes qui auraient dynamité la ville. Ils sèment aussi le doute sur le nombre de victimes… Faute d’être crus, ils assurent que le bombardement était un acte de guerre justifié par la présence sur place de troupes et d’usines d’armement. Mais ces dernières n’ont pas été affectées par l’attaque, tout comme d’ailleurs le chêne sacré et le Parlement voisin, ainsi que le fameux pont de Rentería.

Trois jours plus tard, le 29 avril, c’est par ce même pont que les franquistes font leur entrée dans la ville dévastée. Le général Emilio Mola, qui n’a rien d’un tendre, est lui-même choqué par le spectacle de désolation. À l’étranger, les révélations sur le bombardement entraînent beaucoup de démocrates à retirer leur soutien au général Franco et au camp nationaliste…

Indignation picturale

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Dans les semaines qui suivent la tragédie de Guernica, alors que l’opinion internationale est encore sous le coup de l’émotion, le gouvernement espagnol (républicain) commande (et paie) à Pablo Ruiz Picasso, peintre espagnol résidant à Paris, une oeuvre destinée à en perpétuer le souvenir.

L’artiste, qui est à cette époque inspiré par le thème de la corrida, compose une toile de proportions grandioses, en noir et blanc, où la souffrance est évoquée par des hommes mais aussi des chevaux et des taureaux déchiquetés et hurlant de douleur. Présentée à l’Exposition internationale des arts et techniques, à Paris, en mai 1937, Guernica est l’oeuvre à la tonalité la plus dramatique de la longue carrière de Picasso.
L’Espagne réconciliée avec elle-même expose aujourd’hui la toile au Musée de la reine Sophie, à Madrid, non loin de la gare d’Atocha… Cette gare a été frappée le 11 mars 2004 victime d’une autre forme de folie liée aux tragédies moyen-orientales.

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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia

Éphéméride du 24 avril

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Le Dicton du Jour

Avril a trente jours. Si trente et un il avait, Personne ne s’en plaindrait

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Saints du jour

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–Saint Fidèle de Sigmaringen Capucin (+ 1622) Confesseur. Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d’abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d’avocat. Il l’abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la réforme protestante s’étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l’appelaient « l’ange de la paix ». Pendant dix ans, il parcourut ainsi l’Allemagne du Sud, l’Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des « Exercices spirituels » selon l’esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d’une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques. Saint-Fidèle donne la force d’échapper à des agresseurs.  

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autres Saints du jour

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–Saint Anthime Evêque et martyr à Nicomédie (+ 303) Eusèbe de Césarée, l’historien de cette époque, nous apprend qu’un incendie avait ravagé le palais impérial de Nicomédie. La cause n’en était sans doute qu’une chandelle mal éteinte ou l’étincelle d’une cuisine. Mais ce fut l’occasion d’accuser les chrétiens et l’empereur décida une persécution violente. Ils furent très nombreux à être arrêtés dans un massacre épouvantable. Tous ceux qui n’avaient eu le temps de s’enfuir, furent brûlés vifs. Quelques-uns jetés à la mer. Saint Anthime n’était pas connu des soldats qui poursuivaient les chrétiens. Comme ils arrivaient à la ferme où il se cachait, il les reçut, les invita en leur disant: « Vous ne connaissez pas l’évêque Anthime? moi je le connais, je vous le livrerai tout à l’heure. » Il leur offrit un repas comme pour fêter un heureux événement, puis il dévoila son identité. Il eut la tête tranchée.

 

Palais de Dioclétien à Nicomédie

–Saint Benoît Menni Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (+ 1914) Le Père Benoît Menni naît le 11 mars 1841 à Milan. En 1858, lors de la bataille de Magenta, il aide au transport de grands blessés dirigés sur l’hôpital des Frères de Saint Jean de Dieu. C’est là que se dessine sa vocation hospitalière. Sa forte personnalité est bien vite reconnue par ses supérieurs qui le désignent pour l’Espagne où, avec les encouragements de Pie IX, il restaure l’Ordre auquel il appartient. Séduit par l’amour miséricordieux de Dieu, il consacre sa vie aux plus pauvres et, en 1881, il donne à l’Eglise une nouvelle famille religieuse : la Congrégation des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus. Dieu n’épargne pas son fidèle serviteur : les épreuves de toutes sortes l’accompagnent jusqu’à sa mort survenue à Dinan (France), le 24 avril 1914. Sa béatification a été célébrée à Rome par le pape Jean-Paul II le 23 juin 1985, et sa canonisation le 21 novembre 1999.

Sainte Beuve (+ 673) Vierge. Elle fut abbesse de Saint Pierre de Reims, et c’est là qu’elle traça « glorieusement son chemin vers l’éternité ». Son incomparable vertu la fit vénérer de son vivant.

–Saint Duc (+ 1564) Martyr. Jeune chrétien de Mytilène, il était tailleur à Constantinople et travaillait surtout pour des Turcs fortunés. La femme de l’un d’entre eux s’éprit du jeune Duc, le poursuivant jusque dans son atelier. Devant ses refus, elle l’accusa au tribunal et comme Duc refusait d’apostasier, il fut condamné à un cruel supplice. Il fut dépecé vivant, en même temps qu’on lui retirait sa peau. On le laissa expirer ainsi dans les fers.   –Saint Dye (+ 531) Premier ermite dans la région de Blois, sur les bords de la Loire. Ascète studieux et missionnaire, il reçut la visite des pauvres et des puissants. Clovis vint lui demander conseil et son fils Childebert s’agenouilla devant le saint ermite dont la mémoire est conservée dans la localité de Saint Dyé sur Loire-41500.

 

L’EGLISE DE SAINT DYE

–Saint Egbert Moine à Iona (+ 729) Confesseur. Il était moine et s’efforça de mettre les Celtes en accord avec l’Eglise romaine sur la question de la date de Pâques : faut-il célébrer le jour anniversaire ? ou au dimanche qui correspond au rythme lunaire ? Une question qui fut discutée en Orient comme en Occident et dont la réponse n’est pas encore donnée entre beaucoup d’Eglises en Orient. Saint Egbert eut surtout le souci de l’évangélisation et envoya du monastère d’Iona en Ecosse saint Willibrord qui évangélisa la Frise et qui est l’un des fondateurs de l’Eglise qui le vénère à Luxembourg.

Abbaye de l’île d’Iona

–Sainte Elisabeth (5ème s.) Orpheline à douze ans, elle hérita de la fortune et des possessions de ses parents. Elle libéra ses esclaves, distribua sa fortune aux pauvres et entra au couvent de « la Petit-Cilline » à Constantinople qui était dirigé par sa tante paternelle. Elle mena une vie ascétique très zélée et fut choisie comme supérieure par sa communauté. Elle connut des extases mystiques qui la firent vénérer dès son vivant.

–Saints Eusèbe, Néon, Léonce, Longin et leurs compagnons martyrs à Nicomédie (+ 303) Eusèbe, Néon, Léonce, Longin, Christophe, Dimitrios, Danabos, Donat, Therin, Nestabe et Nikée qui, après avoir été cruellement tourmentés, périrent par le glaive, durant la persécution de Dioclétien à Nicomédie. Ils auraient été convertis en voyant le martyre de Saint Georges, leur légende est complémentaire de celle de celui-ci. –Saint Grégoire (4ème s.) Confesseur et évêque d’Elvire en Espagne, dont les écrits révèlent un prédicateur plein d’originalité et de vie, fidèlement attaché à la foi du Concile de Nicée. Elvire en français ou Iliberris en latin est le nom que portait la ville de Grenade (Espagne) avant la conquête islamique. –Saint Iorest (+ 1657) et saint Sava Brancovici, archevêque d’Alba-Julia en Transylvanie et chefs de l’Eglise roumaine qui eurent tous deux à souffrir pour la défense de l’Eglise romaine. Saint Elie Orest n’occupa son siège épiscopal que trois années. Arrêtés par des calvinistes, il fut tiré de sa prison pour être exposé, nu, devant sa cathedrale aux yeux de la foule. Puis il fut flagellé jusqu’au sang. Des fidèles payèrent une lourde rançon pour le libérer et il finit ses jours au monastère de Putna en Moldavie où il avait été moine dans sa jeunesse. Saint Sava, son successeur, fut aussi arrêté, mis en prison, et, chaque vendredi, il fut lui aussi flagellé et torturé dans l’espérance de le faire apostasier. Libéré sur les instances d’un voïvode, il mourut peu après.

La tour de la cathédrale d’Alba-Julia

–Saint Joseph (+ 1711) Evêque de Maramures en Roumanie, il fut un pasteur infatigable pour la défense de l’orthodoxie devant les calvinistes. En cette époque de division, il fut accusé d’une manière diffamatoire, jeté en prison et interdit d’exercer sa charge épiscopale après avoir été relâché. –Saintes Marie de Cléophas et Salomé (1er s.) À Jérusalem, commémoraison des saintes femmes Marie de Cléophas et Salomé, qui, avec Marie-Madeleine, vinrent de grand matin au tombeau du Seigneur, pour embaumer son corps, et entendirent les premières l’annonce de sa résurrection. (martyrologe romain – 24 avril) Marie, femme de Cléophas (ou Clophas), proche parente de la Vierge Marie, près de laquelle elle se trouvait au pied de la Croix de Jésus. Elle est témoin de la Résurrection. Elle serait la mère de l’apôtre Saint Jude et des deux premiers évêques de Jérusalem: l’apôtre Saint Jacques le Mineur et Saint Siméon martyr. Elle accompagna le Christ jusqu’au calvaire, se rendit au tombeau le matin de Pâques, puis revint annoncer aux apôtres incrédules la Résurrection du Seigneur. « …près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. » (Jean 19, 25) Dans l’église Notre Dame la Grande de Poitiers, on peut admirer le groupe en bois polychrome, adossé au premier pilier du collatéral nord, dit la Sainte Parenté (XVIème siècle), sainte Anne, la Vierge, Marie Cléophas, Marie Salomé, l’Enfant Jésus, les fils des deux Marie Cleophas et Salomé. A Nevers, dans la cathédrale Saint Cyr et Sainte Julitte, mise au tombeau en pierre polychrome, datant de la fin du XVe siècle, les personnages sont représentés grandeur nature: La Vierge, saint Jean, Marie-Salomé et Marie-Cléophas, portant chacune un pot à parfums, Marie-Madeleine, Nicodème et Joseph d’Arimathie. –Bienheureuse Marie-Elisabeth Hesselblad (+ 1957) Religieuse suédoise, elle fut une des pionnières de l’oecuménisme et fonda l’ordre du Très Saint Sauveur appelé aussi de Sainte Brigitte. Elle s’était dévouée pour les malades et c’est auprès d’eux qu’elle découvrit le sens de la croix au coeur de toute vie humaine, révélation ultime de l’amour du Père. Elle s’engagea pour la cause de l’Unité des chrétiens par la prière et le témoignage. Le pape Jean Paul II le souligna lors de sa béatification durant le jubilé 2000.   –Sainte Marie-Euphrasie Pelletier Fondatrice de l’Institut du Bon-Pasteur (+ 1868) Née à Noirmoutiers, elle entra, à dix-neuf ans, dans l’Ordre de Notre-Dame de Charité, fondé par saint Jean Eudes deux siècles plus tôt, congrégation dans laquelle les filles repenties peuvent mener la vie religieuse contemplative. Plus tard et dans le même esprit, elle fonda à Angers la Congrégation du Bon Pasteur. Elle meurt à Angers le 24 avril 1868. Béatifiée en 1933, canonisée en 1940. Autre biographie: Sainte Marie-Euphrasie Pelletier était la fille d’un médecin bienfaisant; elle naquit le 31 juillet 1796 dans la petite île de Noir-moutiers, sur la côte de Vendée. Pendant qu’elle était au pensionnat à Tours, elle connut le « Couvent du Refuge » où de jeunes femmes, qui n’avaient pas su diriger leur vie et étaient sorties du droit chemin, étaient reconquises pour Jésus-Christ, le Bon Pasteur, par des religieuses vêtues de blanc. Elle entra dans cette maison et en fut la supérieure à 29 ans. Elle était si accoutumée à voir toutes choses dans la lumière de Dieu, et elle avait aussi une telle intuition de l’oeuvre de Dieu dans les âmes, qu’elle eut le courage, surmontant la résistance bien compréhensible de sa maison, de réunir en communauté religieuse à l’intérieur du couvent ces filles et ces femmes du Refuge, auxquelles beaucoup avait été pardonné et qui ne cherchaient plus maintenant qu’à aimer Dieu. Ces pénitentes ou Madeleines vivent selon la règle des Carmélites sous la direction d’une des religieuses. En 1829, l’évêque d’Angers demanda au couvent de Tours des religieuses pour une maison d’éducation destinée à des jeunes filles moralement égarées. La jeune supérieure accepta la fondation et y fut bientôt envoyée elle-même pour surmonter les difficultés qui n’étaient pas petites au début. Elle avait dit un jour: « Dieu m’a donné une double tâche: développer l’oeuvre des repenties et éveiller des vocations religieuses ». Vers elle accoururent des troupes de jeunes filles. Mère Marie-Euphrasie débutait alors la réalisation de ce que le Seigneur lui avait montré un jour dans la prière au moyen de l’image d’une ruche d’où s’envolent de nombreux essaims. L’oeuvre appelée à prendre une si extraordinaire expansion ne devait pas se faire sans la souffrance mais la force de la supporter lui fut donnée par la grâce de Celui qui, au commencement de ces épreuves, lui avait dit: « Attends, tais-toi, prie, souffre et espère. » Ces mots devinrent sa devise. « Notre institut, disait-elle, ne doit connaître que la voie de l’amour. » Cet amour lui gagna les coeurs des « enfants » et des « mères », qu’elle réunit en si grandes troupes pour le bien des âmes qu’il dut être fondé des Provinces avec leurs propres maisons-mères et leurs propres noviciats. A sa mort, l’association comptait 2,760 membres, 962 Madeleines, 14,755 élèves et enfants, réparties en 110 maisons et en 16 provinces religieuses. L’intrépide fondatrice mourut du cancer le 24 avril 1868. Mère Marie-Euphrasie Pelletier a été canonisée le jour de l’Ascension 1940 par sa Sainteté Pie XII. W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, Desclée de Brouwer, p. 281-282 –Saint Mellitus Evêque de Cantorbéry (+ 624) Moine de Rome que le pape saint Grégoire le Grand envoya en Angleterre. Il fut sans doute le premier évêque de Londres et fonda le monastère de Westminster. Dans cette époque encore troublée par la lutte entre le christianisme naissant chez les Anglo-saxons et le paganisme, saint Mellit dut se réfugier durant quelque temps en France. Il revint en Angleterre et fut alors évêque de Cantorbery.

Cathédrale de Cantorbéry La tour

centrale et le transept sud vers 1821

Autre biographie: Abbé du monastère Saint-André, il est envoyé en Angleterre par Saint-Grégoire le Grand. Au bout de trois ans, il est nommé évêque des Saxons de l’est. Il réussit à convertir le roi Sabert (Sigebert) mais lorsqu’il décède, ses trois fils païens chassent Mellitus qui revient en Gaule. Quelque temps après, il peut de nouveau se rendre en Angleterre, où il succède à Saint-Laurent comme archevêque de Cantorbery (+ 624)

–Saint Nicolas de Magnèsie Martyr (+ 1795) Il avait vingt-deux ans et s’apprêtait au mariage quand il partit en ville, à Magnésie, pour les autorisations nécessaires. Il portait des chaussures turques et le fez. Comme il lui fut demandé s’il était musulman, il le nia mais, parce qu’il était vêtu comme un musulman, il fut accusé d’apostasie et fut condamné à mort. Flagellé sur tout le corps, il fut jeté à demi-mort dans la prison où il mourut en action de grâces pour aller jouir des noces éternelles. –Saint Robert de la Chaise-Dieu Fondateur de l’abbaye de la Chaise-Dieu (+ 1067) –Saint Wilfrid Archevêque d’York (+ 709) Depuis les invasions anglo-saxonnes, l’Eglise était divisée comme le pays. D’un côté les Bretons ou celtes de vieille chrétienté qui refusaient l’envahisseur. De l’autre les Angles et les Saxons. L’Eglise celte refusait l’archevêque anglais de Cantorbery et vivait pratiquement autonome. L’Eglise anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés fusionnèrent au VIIème siècle et que l’unité religieuse régna dans le pays. Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbery. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut, pour saint Wilfrid, le début de toute une série. Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l’évêque de ce diocèse, Delphin, le retint auprès de lui une année entière. A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l’apôtre de la liturgie romaine. Il fonda le monastère de Ripon en Angleterre. Devenu évêque d’York, il fit entrer au couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l’empêcha de rester dans son diocèse. Saint Wilfrid connut ainsi l’emprisonnement puis, par deux fois, l’exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l’Austrasie où il faillit devenir évêque de Strasbourg. Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie. Un historien anglais écrit de lui: « Il a fait tant de bien qu’on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades. » Pendant quarante-cinq ans d’épiscopat, il travailla avec ardeur, et non sans peine. Contraint plusieurs fois de céder à d’autres son siège d’York, il se retira soit parmi les moines de Ripon, dont il avait été abbé, soit parmi ceux de Hexham, une de ses fondations. Il mourut à Oundle, une autre de ses fondations, et fut inhumé à Ripon. (24 avril au martyrologe romain)

 

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LES TREIZE MARTYRS JUIFS DE TROYES (1288)

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En 1288, les juifs de Troyes, en Champagne, sont accusés d’homicide rituel. Durant la pâque juive, en effet, un cadavre avait été introduit dans la maison d’Isaac Châtelain, de la noblesse juive, pour faire retomber sur lui la faute d’un homicide commis par d’autres. Les franciscains et les dominicains, chargés de l’enquête, en viennent à mettre sous ce chef d’accusation la communauté juive de la ville ; un massacre s’annonce. Pour sauver la communauté tout entière de la catastrophe qui menace, treize juifs, presque tous de la famille de Châtelain, se sacrifient en s’accusant d’un délit qu’ils n’ont jamais commis. Ils seront brûlés sur le bûcher le jour même. L’accusation d’homicide rituel (on accusait les juifs de célébrer de la Pâque par un sacrifice humain), une des révoltes les plus absurdes et infamantes contre les fils d’Israël, avait commencé à provoquer des massacres en France à partir de 1771. C’est à cette date qu’à Blois fut mise à exécution la première condamnation au bûcher, qui a frappé toute la communauté juive de la ville. Lecture Sur la place est amené rabbi Isaac Châtelain Qui pour Dieu laissa toute rente et maison. Il va vers son Seigneur, il était riche de biens, Bon auteur de grands et petits commentaires du Talmud. Deux frères sont brûlés, l’aîné et le benjamin ; Le plus petit est atterré par le feu qui le dévore : « Aaron, je suis tout en flammes ! »et l’aîné de l’apaiser en lui expliquant : « Tu vas au paradis : je t’en garantis » (Lamentation juive en français médiéval).

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MARTYRS DU GENOCIDE ARMENIEN (1915-1918)

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La nuit du 23 au 24 avril 1915 sont arrêtés en masse à Constantinople des hommes politiques, des ecclésiastiques, des journalistes, des avocats et des gens de lettres arméniens, sous le prétexte qu’une rébellion, préméditée par tous les Arméniens résidant en Turquie, va se produire. C’est le début de ce qui sera le second génocide de l’histoire, quant aux nombres, après celui perpétré par le régime nazi contre les juifs. Déportations massives et traitements inhumains porteront 1’500’000 Arméniens, entre 1915 et 1918, à la disparition sur le chemin de l’exil et dans les sables de la Syrie. Tous ceux qui réussissent à fuir se rassembleront dans les camps de réfugiés du Moyen-Orient ou au-delà des première montagnes du Caucase.

Même s’il n’est pas facile de défaire le nœud complexe de la foi, de l’identité nationale et de l’action politique tournée vers l’indépendance, qui conduisit au génocide de leur peuple, les Arméniens révèrent comme des martyrs leurs frères qui sont morts, durant la première guerre mondiale, persécutés par haine de leur foi et de leur différence. Il est par ailleurs historiquement reconnu que seuls très peu d’entre eux, pour échapper à la furie destructrice des Turcs, se convertirent à l’islam en reniant la foi de leurs pères.

Monument bruxellois13 aux
victimes du génocide arménien

Lecture Ils nous apportèrent à manger, mais personne n’en avait plus envie. Nous étions bouleversés. Chacun racontait ce qu’il avait vécu et partageait ses peurs devant l’avenir. Nous avions cherché tout de même à nous restaurer, quand la pauvre arménienne, déchirée par les remords pour s’être convertie à l’islam, me supplia de bénir la table, de la considérer comme celle d’un chrétien. Alors tous éclatèrent en sanglots ; tous pleurèrent : hommes, femmes, enfants. Nous terminons le Notre Père en gémissant. Depuis longtemps désormais nous avions oublié le rire : c’étaient les années de la lutte et des larmes. (Grigoris Balakian, Le Golgotha arménien).

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Naissances célèbres

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–Vincent de Paul Naissances : Saint Vincent de Paul 24 avril 1581 à Pouy – 27 septembre 1660 à Paris Ce prêtre charismatique est né en 1581 dans une famille pauvre du village de Pouy (ou Paul), près de Dax, dans les Landes. Ordonné prêtre en 1600, il est ensuite capturé par des pirates et devient esclave à Tunis… S’étant échappé, il entre au service de la reine Margot, à la cour d’Henri IV. Son destin bascule en 1617. Il se met au service des humbles, devient curé de campagne, est nommé aumônier général des galères et fonde différentes confréries charitables… –1845 Carl Spitteler, prix Nobel de littérature en 1919. Naissances : Carl Spitteler –1849 Joseph Gallieni, militaire, gouverneur général de Madagascar où dépose la nouvelle reine, Ranavalona III, Ministre de la guerre en 1915, Maréchal (à titre posthume). Naissances : Joseph Gallieni –Philippe Pétain 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais, France) – 23 juillet 1951 à Port-Joinville (île d’Yeu, France) Le futur vainqueur de Verdun est issu d’une famille de paysans honnêtes et pieux. Officier républicain, indifférent à la religion, il s’attire des inimitiés à l’École de Guerre en raison de son opposition aux théories alors en vogue, qui prônent l’offensive à outrance. Pendant la Grande Guerre, sa nomination en février 1916 à la tête de la 2e armée avec mission de défendre Verdun lui ouvre les portes de la célébrité. En novembre 1918, il éclate en sanglots quand le généralissime Foch lui interdit de poursuivre l’offensive jusqu’à Berlin. Le 8 décembre 1918, il n’en reçoit pas moins son bâton de maréchal. En juillet 1940, la France ayant été envahie par l’armée allemande, le Maréchal, doté des pleins pouvoirs par la Chambre des députés, met sa popularité au service de la collaboration avec l’occupant. Il croit ce faisant servir les intérêts de la France. Ses compromissions lui valent d’être condamné à mort après la Libération. De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, le grâcie en considération de son grand âge et il va finir ses jours en prison.

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décès célèbres

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–1960 Max von Laue, prix Nobel de physique en 1914. –1964 Gerhard Domagk, biochimiste, prix Nobel de physiologie et médecine en 1939 pour ses travaux sur la chimiothérapie par les sulfamides et pour la découverte de l’action de la sulfachrysoïdine. –1967 Vladimir Mikhaïlovitch Komarov, cosmonaute.

Décès : Vladimir Mikhaïlovitch Komarov

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événements

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— 0858 Election du pape saint Nicolas Ier le Grand. Evènements : Nicolas Ier le Grand –24 avril 1558 : Mariage de Marie Stuart et François de Valois Marie Stuart épouse le Dauphin François, héritier du trône de France, le 24 avril 1558, à Notre-Dame-de-France. Les époux ont l’un et l’autre 15 ans. Ils ont été élevés ensemble à la cour de France. La jeune reine d’Écosse, fille de Marie de Guise et du roi Jacques V, signe un acte secret par lequel elle promet de céder à la France ses droits sur l’Écosse… et l’Angleterre si elle venait à mourir sans enfant ! –1617 A l’instigation de son favori Albert de Luynes (qui fut d’abord page de Henri IV), Louis XIII fait abattre Concino Concini, marquis d’Ancre et maréchal, dans la cour du Louvre, à coups de pistolet, par le baron de Vitry, capitaine des gardes. Concini était l’amant notoire de la reine mère. Sa femme, Léonora Galigaï, accusée de judaïsme, de magie, de sortilèges et d’avoir ensorcelé la reine mère sera condamnée comme sor­cière, décapi­tée et brûlée le 8 juillet. Evènements : Louis XIII de France Evènements : Concino Concini –1662 Arrêt du Conseil, qui donne la liberté à toutes les personnes détenues dans les prisons de Normandie pour cause de magie et de sortilège. –1800 Fondation de la bibliothèque du congrès des Etats Unis d’Amérique. C’est la plus grande du monde avec ses 20 millions de volumes rangés sur 563 kilomètres de rayons dans deux batiments totalisant 14 hectares. –24 avril 1884 : L’Allemagne annexe le Sud-Ouest africain Le 24 avril 1884, le chancelier Otto von Bismarck proclame la souveraineté de l’Empire allemand sur le Lüderitz-land ou Sud-Ouest africain (l’actuelle Namibie). De ce jour date la naissance de l’empire colonial allemand. Il disparaîtra en 1918 suite à la défaite de l’Allemagne au terme de la Première Guerre mondiale. –1900 La course automobile de vitesse du tour de l’Angleterre est limitée à 20 km/h ! –1913 Inauguration à Manhattan, USA du plus haut gratte-ciel du monde de l’époque, le Woolworth Building (241 mètres). –1915 Les Turcs arrêtent et assassinent 600 notables arméniens d’Istambul dans ce que de nombreux pays, sauf la Turquie, reconnaissent comme le début du génocide arménien. Les arrestations, déportations et exécutions dans le reste du pays se déroulent dans les jours et les mois qui suivent, particulièrement en Anatolie où à peu près toute la population arménienne disparait. –24 avril 1916 : « Pâques sanglantes » à Dublin Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, à Dublin, un groupe d’Irlandais du Sinn Fein et de l’IRB se soulève contre le colonisateur britannique, à l’initiative de Sir Roger Casement et James Connolly. Ils forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)… Parmi eux, Sean Mac Bride, qui deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix !

Drapeau

Drapeau

L’insurrection annonce l’indépendance de l’Irlande du sud, cinq ans plus tard. Eamon de Valera, rescapé de l’insurrection, deviendra le premier président de la nouvelle République… –1938 En Tchécoslovaquie, un congrès des Allemands des Sudètes réclame la création d’un État national sudète. –1950 La Cisjordanie et la Transjordanie deviennent le Royaume de Jordanie. –1951 La France autorise la corrida dans les régions où « une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».

Corrida aux arènes d’Arles.

–1955 Fin de la Conférence des pays non-alignés à Bandoeng, Indonésie. Du 17 au 24 avril 1955, lors de la Conférence afro-asiatique à Bandung, 29 pays africains et asiatiques condamnent le colonialisme sous toutes ses formes. Cette conférence, initiée notamment par le Premier ministre indien Nehru, est à l’origine du Mouvement des non-alignés qui sera fondé en 1961. –1975 Premières élections au Portugal depuis un demi siècle. Drapeau du Portugal –1981 IBM lance le PC, Personnal Computer. –1989 Herbert Von Karajan démissionne de son poste de directeur musical de l’orchestre philharmonique de Berlin. –1992 Quatorze ans, il a fallu quatorze ans avant que la compagnie responsable de l’Amoco Cadiz soit condamnée à payer 1 milliard de franc à l’état français et 230 millions au 90 communes touchées par la marée noire. Heureusement que ces communes n’ont pas attendues d’avoir l’argent pour nettoyer les plages. Merci à tous les avocats du pétrolier pour avoir fait durer le suspense et pour avoir retardé le verdict.

The Amoco Cadiz off the coast of Brittany, France on March 16, 1978.jpeg L’Amoco Cadiz échoué en train de couler

L’histoire servira lors du naufrage de l’Erika le 12 décembre 1999. En effet les maires des communes apprenant le naufrage feront établir par huissier un constat de propreté des plages avant l’arrivée de la pollution. –1997 Les quatre profanateurs du cimetière juif de Carpentras en 1990 sont condamnés à des peines de prison ferme allant de deux ans à 20 mois à de prison ferme par le tribunal correctionnel de Marseille.

Entrée du cimetière juif de
Carpentras (proche de l’Aqueduc
du Canal de Carpentras)

–1998 L’Assemblée nationale adopte à l’unanimité une loi qui interdit la fabrication, la vente, le stockage et l’utilisation des mines anti-personnelles.  

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Saint Vincent de Paul (1581 – 1660)«Monsieur Vincent», un saint à la Cour

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Vincent de Paul meurt en odeur de sainteté à Paris le 27 septembre 1660, à 80 ans, au terme d’une vie prodigieuse toute orientée vers la charité et l’Évangile. Saint Vincent de Paul Ce prêtre charismatique est né en 1581 dans une famille pauvre du village de Pouy (ou Paul), près de Dax, dans les Landes. Le village s’appelle aujourd’hui Saint-Vincent-de-Paul et l’on y peut visiter l’humble chaumière familiale. Après de bonnes études de théologie à Toulouse, il est ordonné prêtre en 1600. Ses débuts sont obscurs. Lors d’un voyage en Méditerranée, il est capturé par les pirates barbaresques et emmené en captivité à Tunis. Il est vendu comme esclave à un alchimiste qui le traite plutôt bien avant qu’il ne s’échappe en 1607 et gagne Rome.

Une vie au service des humbles ——===ooOoo===——

Avec une recommandation du Saint-Siège, il entre à la cour du roi Henri IV et devient l’aumônier de la reine Margot, autrement dit son «distributeur d’aumônes» (le mot aumônier n’a plus aujourd’hui la même signification). Il suit avec ferveur les prêches du cardinal Pierre de Bérulle et devient l’ami de François de Sales. L’épouse du prince Philippe Emmanuel de Gondi, général des galères, qui appartient à l’une des plus riches familles de France, lui demande plus tard d’éduquer ses enfants. En 1617, au chevet d’un mourant, le destin du prêtre bascule. Vincent découvre les vertus de la confession qu’il va dès lors s’appliquer à populariser. Il prend surtout conscience de la grande misère du peuple et du recul de la foi chrétienne dans les campagnes autant qu’à la cour, sous l’effet de la pensée rationaliste et «libertine». C’est l’époque où le philosophe René Descartes place la raison au-dessus de tout et, à son corps défendant, conduit les esprits cultivés à remettre en cause les fondements de la foi. Vincent se fait nommer curé de Châtillon-les-Dombes, une pauvre paroisse en voie de déchristianisation située au nord-est de Lyon. Pour soulager l’immense misère paysanne, il fonde sa première confrérie de la Charité avec le concours des riches dames de la contrée.

Oeuvres de charité ——===ooOoo===——

Deux ans plus tard, Vincent poursuit son apostolat sur les terres du comte de Gondi. Il est en même temps nommé aumônier général des galères. Tout cela sans renoncer à ses fonctions à la cour, qui lui permettent de recueillir des fonds pour ses oeuvres mais lui valent aussi de se faire de nombreux ennemis. Grâce à un don de Madame de Gondi, «Monsieur Vincent»(c’est ainsi que chacun le désigne eu égard à son infinie douceur et à sa bonhomie) crée la Société des Prêtres de la Mission en vue de la réévangélisation des campagnes. Ses membres sont connus sous le nom de lazaristes du fait que leur siège est un prieuré de Saint-Lazare. L’infatigable prêtre fonde plusieurs confréries charitables, notamment les Filles de la Charité ou «Soeurs de Saint Vincent-de-Paul». Cette institution au service des enfants trouvés, des malades et de tous les malheureux, connaîtra un essor considérable sous l’impulsion de Louise de Marillac. Vincent de Paul distribue de la soupe aux enfants des rues, collecte des fonds pour la Lorraine endeuillée par la guerre, réconforte les galériens… Il assiste aussi le roi Louis XIII sur son lit de mort. Nommé président du Conseil de conscience par la régente Anne d’Autriche, il se tient soigneusement à l’écart des troubles de la Fronde mais gère sans ménagement les affaires ecclésiastiques. C’est ainsi qu’il déplace les évêques déméritants et consacre toute son énergie à améliorer la formation du clergé. Par son exemple et son charisme, saint Vincent de Paul participe au renouveau de la foi catholique en France au XVIIe siècle aux côtés de François de Sales et de Mère Angélique de Port-Royal. Le prêtre a été canonisé sans difficulté en 1737. Sa dépouille repose dans la chapelle des lazaristes, au coeur de la capitale française.

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.24 avril 1617 Assassinat de Concini

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Dans les années qui suivent l’assassinat du roi Henri IV, la France connaît l’agitation propre à toutes les régences. Celle de la reine Marie de Médicis s’avère plus périlleuse qu’aucune autre. La reine écarte les anciens ministres de son époux, dont le sage Sully, et s’entoure d’intrigants et de parvenus, dont le plus connu est Concino Concini, alias «Conchine» (prononciation à la française de Concini). Cet Italien a épousé la soeur de lait de Marie de Médicis, Leonora Dori, dite la Galigaï.

Vengeance de roi

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La régente lui a remis le gouvernement du royaume et l’a fait marquis d’Ancre et même maréchal et amiral sans qu’il n’ait jamais combattu ni commandé de navire. Au grand mécontentement de la cour, ce clan pille sans vergogne le Trésor cependant que Marie de Médicis s’adonne sans limite à sa passion des bijoux et de l’astrologie. Le favori commet aussi l’erreur de rudoyer le jeune Louis XIII. Le 24 avril 1617, celui-ci le fait assassiner avec le concours de son ami Albert de Luynes. « Merci, grand merci à vous ! À cette heure, je suis roi ! s’exclame le souverain (17 ans) à l’adresse des assassins. Dans la foulée, il fait brûler la Galigaï sous l’accusation de sorcellerie. La ville d’Ancre, en Picardie, est rebaptisée Albert en l’honneur du nouveau favori (la rivière qui la traverse a conservé le nom d’Ancre). Par ce «coup de majesté», Louis XIII affirme son autorité. Mais il a aussi la mauvaise idée d’écarter Armand du Plessis de Richelieu, conseiller efficace de sa mère, au profit de l’inepte duc de Luynes. Il se ravisera sept ans plus tard…

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 24 avril 1915 Le génocide arménien

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Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople , capitale de l’empire ottoman, 600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement. C’est le début d’un génocide, le premier du XXe siècle. Il va faire environ 1,2 million de victimes dans la population arménienne de l’empire turc. Sur les horreurs de ces massacres.                                                    La République turque et le génocide

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La République turque, qui a succédé en 1923 à l’empire ottoman, ne nie pas la réalité des massacres mais en conteste la responsabilité et surtout rejette le qualificatif de     génocide. Les Turcs les plus accommodants attribuent la responsabilité des massacres à un régime disparu, le sultanat, ou aux aléas de la guerre. Le gouvernement d’Istamboul, allié de l’Allemagne contre la Russie, la France et l’Angleterre, pouvait craindre une alliance entre les Russes et les Arméniens de l’intérieur, chrétiens comme eux. Ils font aussi valoir que ces massacres n’étaient pas motivés par une idéologie raciale. Ils ne visaient pas à l’extermination systématique du peuple arménien. Ainsi, les Arméniens de Jérusalem et de Syrie, alors possessions ottomanes, n’ont pas été affectés par les massacres. Beaucoup de jeunes filles ont aussi pu sauver leur vie en se convertissant à l’islam et en épousant un Turc, une «chance» dont n’ont pas bénéficié les Juives victimes des nazis… Pour les mêmes raisons, certains historiens occidentaux contestent également le qualificatif de génocide.

Un empire composite

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Aux premiers siècles de son existence, l’empire ottoman comptait une majorité de chrétiens (Slaves, Grecs, Arméniens, Caucasiens, Assyriens….). Ils jouaient un grand rôle dans le commerce et l’administration, et leur influence s’étendait au Sérail, le palais du sultan. Ces «protégés» (dhimmis en arabe coranique) n’en étaient pas moins soumis à de lourds impôts et avaient l’interdiction de porter les armes. Les premiers sultans, souvent nés d’une mère chrétienne, témoignaient d’une relative bienveillance à l’égard des Grecs orthodoxes et des Arméniens monophysites. Ces derniers étaient surtout établis dans l’ancien royaume d’Arménie, au pied du Caucase, premier royaume de l’Histoire à s’être rallié au christianisme ! Ils étaient majoritaires aussi en Cilicie, une province du sud de l’Asie mineure que l’on appelait parfois «Petite Arménie». On en retrouvait à Istamboul ainsi que dans les villes libanaises et à Jérusalem. L’empire ottoman comptait environ 2 millions d’Arméniens à la fin du XIXe siècle sur une population totale de 36 millions d’habitants.

Ébauche de génocide

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Après une tentative de modernisation par le haut, dans la période du Tanzimat, entre 1839 et 1876, l’empire ottoman entre dans une décadence accélérée. Le sultan Abdul-Hamid II attise sans vergogne les haines religieuses pour consolider son pouvoir (les derniers tsars de Russie font de même dans leur empire). Entre 1894 et 1896, comme les Arméniens réclament des réformes et une modernisation des institutions, le sultan en fait massacrer 200.000 à 250.000 avec le concours diligent des montagnards kurdes. À Constantinople même, la violence se déchaîne contre les Arméniens du grand bazar, tués à coups de gourdin. Un million d’Arméniens sont dépouillés de leurs biens et quelques milliers convertis de force. Des centaines d’églises sont brûlées ou transformées en mosquées… Rien qu’en juin 1896, dans la région de Van, au coeur de l’Arménie historique, pas moins de 350 villages sont rayés de la carte. Ces massacres planifiés ont déjà un avant-goût de génocide. L’Américain George Hepworth enquêtant sur les lieux deux ans après les faits, écrit : «Pendant mes déplacements en Arménie, j’ai été de jour en jour plus profondément convaincu que l’avenir des Arméniens est excessivement sombre. Il se peut que la main des Turcs soit retenue dans la crainte de l’Europe mais je suis sûr que leur objectif est l’extermination et qu’ils poursuivront cet objectif jusqu’au bout si l’occasion s’en présente. Ils sont déjà tout près de l’avoir atteint» (*). Les Occidentaux se contentent de plates protestations. Il est vrai que le «Sultan rouge» fait le maximum pour dissimuler son forfait et même paie la presse européenne pour qu’elle fasse silence sur les massacres. Abdul-Hamid II joue par ailleurs la carte de chef spirituel de tous les musulmans en sa qualité de calife. Il fait construire le chemin de fer du Hedjaz pour faciliter les pèlerinages à La Mecque. Il se rapproche aussi de l’Allemagne de Guillaume II. Mais ces initiatives lui valent d’être déposé en 1909 par le mouvement des «Jeunes-Turcs». À l’origine du sentiment national turc, ces derniers lui reprochent de livrer l’empire aux appétits étrangers et de montrer trop de complaisance pour les Arabes.

Les «Jeunes-Turcs» veulent se démarquer des «Vieux-Turcs» qui, au début du XIXe siècle, s’opposèrent à la modernisation de l’empire. Ils installent au pouvoir un Comité Union et Progrès (CUP, en turc Ittihad) dirigé par Enver pacha (27 ans), sous l’égide d’un nouveau sultan, Mohamed V. Ils donnent au pays une Constitution… ainsi qu’une devise empruntée à la France: «Liberté, Égalité, Fraternité». Ils laissent espérer un sort meilleur aux minorités de l’empire, sur des bases laïques. Mais leur idéologie emprunte au nationalisme le plus étroit. Confrontés à un lent démembrement de l’empire multinational et à sa transformation en puissance asiatique (l’empire ne possède plus en Europe que la région de Constantinople), ils se font les champions du «touranisme». Cette idéologie prône l’union de tous les peuples de langue turque ou assimilée, de la mer Égée aux confins de la Chine (Anatolie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, etc) (*). Dès leur prise de pouvoir en 1909, les Jeunes-Turcs, soucieux de créer une nation turque racialement homogène, multiplient les exactions contre les Arméniens d’Asie mineure. On compte ainsi 20.000 à 30.000 morts à Adana le 1er avril 1909… Ils lancent des campagnes de boycott des commerces tenus par des Grecs, des Juifs ou des Arméniens, en s’appuyant sur le ressentiment et la haine des musulmans turcs refoulés des Balkans. Ils réécrivent l’Histoire en occultant la période ottomane, trop peu turque à leur goût, et en rattachant la race turque aux Mongols de Gengis Khan, aux Huns d’Attila, voire aux Hittites de la haute Antiquité. Ce nationalisme outrancier ne les empêche pas de perdre les deux guerres balkaniques de 1912 et 1913.

La Turquie dans la guerre de 1914-1918

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Le 8 février 1914, la Russie impose au gouvernement turc une commission internationale destinée à veiller aux bonnes relations entre les populations ottomanes. Les Jeunes-Turcs ravalent leur humiliation mais lorsque la Grande Guerre éclate, en août de la même année, ils poussent le sultan Mahomet V à entrer dans le conflit, aux côtés des Puissances centrales (Allemagne et Autriche), contre la Russie et les Occidentaux.

Le sultan déclare la guerre le 1er novembre 1914. Les Turcs tentent de soulever en leur faveur les Arméniens de Russie. Mal leur en prend… Bien qu’en nombre supérieur, ils sont défaits par les Russes à Sarikamish le 29 décembre 1914. L’empire ottoman est envahi. L’armée turque perd 100.000 hommes. Elle bat en retraite et, exaspérée, multiplie les violences à l’égard des Arméniens dans les territoires qu’elle traverse. Les Russes, à leur tour, retournent en leur faveur les Arméniens de Turquie. Le 7 avril 1915, la ville de Van, à l’est de la Turquie, se soulève et proclame un gouvernement arménien autonome. Dans le même temps, à l’initiative du Lord britannique de l’Amirauté, un certain Winston Churchill, les Français et les Britanniques préparent un débarquement dans le détroit des Dardanelles pour se saisir de Constantinople.

Le génocide

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Les Jeunes-Turcs profitent de l’occasion pour accomplir leur dessein d’éliminer la totalité des Arméniens de l’Asie mineure, une région qu’ils considèrent comme le foyer national exclusif du peuple turc. Ils procèdent avec méthode et brutalité. L’un de leurs chefs, le ministre de l’Intérieur Talaat Pacha, ordonne l’assassinat des élites arméniennes de la capitale puis des Arméniens de l’armée, bien que ces derniers aient fait la preuve de leur loyauté (on a ainsi compté moins de désertions chez les soldats arméniens que chez leurs homologues turcs). C’est ensuite le tour des nombreuses populations arméniennes des sept provinces orientales (les Arméniens des provinces arabophones du Liban et de Jérusalem ne seront jamais inquiétés). Voici le texte d’un télégramme transmis par le ministre à la direction des Jeunes-Turcs de la préfecture d’Alep : «Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l’âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n’ont pas leur place ici». Le gouvernement destitue les fonctionnaires locaux qui font preuve de tiédeur, ainsi que le rapporte l’historien britannique Arnold Toynbee, qui enquêta sur place. Dans un premier temps, les agents du gouvernement rassemblent les hommes de moins de 20 ans et de plus de 45 ans et les éloignent de leur région natale pour leur faire accomplir des travaux épuisants. Beaucoup d’hommes sont aussi tués sur place. La «Loi provisoire de déportation» du 27 mai 1915 fixe le cadre réglementaire de la déportation des survivants ainsi que de la spoliation des victimes. Dans les villages qui ont été quelques semaines plus tôt privés de leurs notables et de leurs jeunes gens, militaires et gendarmes ont toute facilité à réunir les femmes et les enfants. Ces malheureux sont réunis en longs convois et déportés vers le sud, vers Alep, une ville de la Syrie ottomane. Les marches se déroulent sous le soleil de l’été, dans des conditions épouvantables, sans vivres et sans eau, sous la menace constante des montagnards kurdes, trop heureux de pouvoir librement exterminer leurs voisins et rivaux. Elles débouchent en général sur une mort rapide. Survivent toutefois beaucoup de jeunes femmes ou d’adolescentes (parmi les plus jolies) ; celles-là sont enlevées par les Turcs ou les Kurdes pour être vendues comme esclaves ou converties de force à l’islam et mariées à des familiers (en ce début du XXIe siècle, beaucoup de Turcs sont troublés de découvrir qu’ils descendent ainsi d’une jeune chrétienne d’Arménie arrachée à sa famille et à sa culture). En septembre, après les habitants des provinces orientales, vient le tour d’autres Arméniens de l’empire. Ceux-là sont convoyés vers Alep dans des wagons à bestiaux puis transférés dans des camps de concentration en zone désertique où ils ne tardent pas à succomber à leur tour, loin des regards indiscrets. Au total disparaissent pendant l’été 1915 les deux tiers de la population arménienne sous souveraineté ottomane.

 
 

Les Européens et le génocide

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En Occident, les informations sur le génocide émeuvent l’opinion mais le sultan se justifie en arguant de la nécessité de déplacer les populations pour des raisons militaires ! Le gouvernement allemand, allié de la Turquie, censure les informations sur le génocide. L’Allemagne entretient en Turquie, pendant le conflit, une mission militaire très importante (jusqu’à 12.000 hommes). Et après la guerre, c’est en Allemagne que se réfugient les responsables du génocide, y compris Talaat Pacha. Ce dernier est assassiné à Berlin le 16 mars 1921 par un jeune Arménien, Soghomon Tehlirian. Mais l’assassin sera acquitté par la justice allemande, preuve si besoin est d’une réelle démocratisation de la vie allemande sous le régime républicain issu de Weimar ! Le traité de Sèvres signé le 10 août 1920 entre les Alliés et le nouveau gouvernement de l’empire ottoman prévoit la mise en jugement des responsables du génocide. Mais le sursaut nationaliste du général Moustafa Kémal bouscule ces bonnes résolutions. D’abord favorable à ce que soient punis les responsables de la défaite et du génocide, Moustafa Kémal se ravise car il a besoin de ressouder la nation turque face aux Grecs et aux Occidentaux qui menacent sa souveraineté. Il décrète une amnistie générale, le 31 mars 1923. La même année, le général parachève la «turcisation» de la Turquie en expulsant les Grecs qui y vivaient depuis la haute Antiquité. Istamboul, ville aux deux-tiers chrétienne en 1914, devient dès lors exclusivement turque et musulmane. Les nazis tireront les leçons du premier génocide de l’Histoire et de cette occasion perdue de juger les coupables… «Qui se souvient encore de l’extermination des Arméniens ?» aurait lancé Hitler en 1939, à la veille de massacrer les handicapés de son pays (l’extermination des Juifs viendra deux ans plus tard). À la vérité, c’est seulement dans les années 1980 que l’opinion publique occidentale a retrouvé le souvenir de ce génocide, à l’investigation de l’Église arménienne et des jeunes militants de la troisième génération, dont certains n’ont pas hésité à recourir à des attentats contre les intérêts turcs. Les historiens multiplient depuis lors les enquêtes et les témoignages sur ce génocide, le premier du siècle. Le cinéaste français d’origine arménienne Henri Verneuil a évoqué dans un film émouvant, Mayrig, en 1991, l’histoire de sa famille qui a vécu ce drame dans sa chair. On trouvera par ailleurs dans Le siècle des génocides (Bernard Bruneteau, Armand Colin, 2004) une très claire et très complète enquête sur ce génocide (et les autres), avec sources et références à l’appui.

La France et le génocide arménien

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De nombreux Arméniens rescapés des massacres de 1915 ont débarqué à Marseille et se sont établis en France. Leurs descendants sont aujourd’hui 300.000 à 500.000. Dans le dessein de gagner leur vote à l’élection présidentielle de 2002, la droite et la gauche parlementaires ont voté à l’unanimité une loi réduite à un article : «La République française reconnaît le génocide arménien». Il en est résulté une crise avec la Turquie, déjà agacée par l’opposition de la France à son entrée dans l’Union européenne. En 2006, peu avant l’élection présidentielle suivante, le parti socialiste a fait de la surenchère en tentant de pénaliser la «négation» du génocide. Il y a échoué et son texte a été prestement enterré par le nouveau président, soucieux de restaurer de bonnes relations avec la Turquie. Mais à l’avant-veille de l’élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy lui-même a relancé le projet pour retrouver la faveur des électeurs d’origine arménienne. C’est ainsi que le 22 décembre 2011, une députée UMP a déposé une proposition de loi qui punit d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende la négation, voire la «minimisation», d’un génocide reconnu par la République française. Les Turcs ont immédiatement menacé les entreprises françaises de mesures de rétorsion et l’affaire pourrait coûter très cher à la France, déjà victime d’une récession économique. Elle pourrait être contre-productive en Turquie même, où les citoyens de toutes obédiences se sentent peu ou prou atteints dans leur honneur par cette immixtion étrangère. Cette nouvelle loi mémorielle, plus de vingt ans après la loi Gayssot (1990), témoigne des incohérences entourant la liberté d’expression, alors que, par ailleurs, des artistes et des libéraux réclament la liberté de moquer sans limite toutes les religions. Elle illustre aussi la tentation des dirigeants politiques de détourner l’attention des citoyens de leurs échecs économiques, sociaux et diplomatiques.

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patrick ave l’aimable concours de hérodote.net ( dont André Larané…) sources hérodote.net wikipédia    

Éphéméride du 22 avril

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Le Dicton du Jour

Pluie de Sainte Opportune
Ni cerise ni prune.

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Saints du jour

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–Saint Alexandre Martyr à Lyon (+ 177)
Martyr à Lyon avec Epipode.
Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.

Mosaïque à l’antique donnant le nom
des martyrs, selon Grégoire de Tours
(Crypte de la chapelle Sainte Blandine, 

 

–Saint Acepsimas et ses douze compagnons, martyrs perses (+ 378)
dont saint Joseph, saint Aïthala, sainte Tarbula, martyrs durant la persécution perse du roi Sapor. L’Eglise latine les fête à d’autres dates et les Eglises d’Orient les réunissent au 22 avril. Les actes de martyrs perses forment une des plus belles pages de l’histoire de l’Eglise, de par le courage et la foi qu’ont montrés ces martyrs. Tarbula fut sciée en deux puis les restes de son corps furent pendus. Joseph et Aïthala eurent le corps écrasé, les genoux brisés et les bras coupés. Puis on les décapita et, pour l’exemple, leurs têtes furent suspendues devant le temple de Nabitis.

 
–Saint Adelbert d’Ostrevent Seigneur d’Ostrevent (+ 790)
et son épouse sainte Reine. Seigneur du palais de Pépin le Bref, cette situation ne leur inspira aucun orgueil et ils furent l’exemple même d’un ménage marqué par une grande affection mutuelle et qui acceptait de partager avec les pauvres les richesses qui étaient les leurs. Ils eurent dix enfants, nés de cet amour. Plusieurs de leurs filles se firent moniales à l’abbaye de Denain qu’ils avaient fondée sur leurs terres.

–Saint Agapit Ier Pape (57 ème) de 535 à 536 (+ 536)
ou Agapet.


Pape, qui agit avec force pour la libre élection de l’évêque de Rome par le clergé de la Ville et pour qu’on observe partout des statuts de l’Église. Puis envoyé en mission à Constantinople, auprès de l’empereur, par Théodoric roi des Goths, il confirma la foi orthodoxe, ordonna Ménas évêque de cette ville, et là même reposa dans la paix.

« pape de 535 à avril 536, d’origine romaine, mort à Constantinople. Adversaire de l’eutychianisme, hérésie propagée par Eutychès, proche du nestorianisme. Son corps fut ramené à Rome. »

 

 

–SAINT CAIUS (+ 295)
Pape. Eusèbe de Césarée lui attribue quinze années de pontificat, durant une période de paix. A ce moment, avant le déclenchement de la grande persécution de Dioclétien, la tolérance à l’égard des chrétiens était grande et plusieurs d’entre eux ont pu même atteindre des rangs élevés dans l’administration régionale voire impériale.


–Eusèbe de Césarée lui attribue quinze années de pontificat, durant une période de paix. A ce moment, avant le déclenchement de la grande persécution de Dioclétien, la tolérance à l’égard des chrétiens était grande et plusieurs d’entre eux ont pu même atteindre des rangs élevés dans l’administration régionale voire impériale.

–Saint Epipode Martyr à Lyon (+ 177)
Martyr à Lyon avec Alexandre. Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.


–Bienheureux François Venimbeni de Fabriano Franciscain (+ 1322)
Remarquable prédicateur de la parole de Dieu, disciple de saint Bonaventure il fonda la première bibliothèque franciscaine à Fabriano dans les Marches.


–Saint Frou (8ème s.)
ou Frodulphe qui assista saint Merry à Paris, jusqu’à sa mort, puis se retira à Grancey en Champagne pour y vivre en solitaire.

 

 

–Saint Léon (+ 541)
Evêque de Sens. On le connait par sa souscription au troisième concile d’Orléans. Sa sainteté fut sans doute très grande pour qu’on l’honore ainsi. Et, pourtant, nous avons de lui une lettre où sa franchise envers saint Rémi de Reims n’est pas marquée de la meilleure charité chrétienne. Les faiblesses permettent aux saints de se reprendre et de s’améliorer quand ils se décident un jour de mieux répondre à la grâce de Dieu.

 

–Saint Léonide Père d’Origène et martyr (+ 204)
Martyr. Rhéteur, professeur et philosophe de renom à Alexandrie, il dirigea les premières études et la formation de son fils qui devint un des grands noms de l’Eglise : Origène. Quand il fut arrêté, Origène, qui n’avait que dix-sept ans, voulut le rejoindre devant le tribunal mais sa mère l’en empêcha en cachant tous ses vêtements. Emprisonné et martyrisé à Alexandrie sous le règne de Septime Sévère, toutes ses propriétés sont confisquées et sa famille, réduite à la plus extrême pauvreté, est recueillie par une riche femme chrétienne (+ 202)
Léonide eut la tête tranchée.

 

–Saint Maryahb chorévêque et martyr en Perse (+ 341)
Au martyrologe romain, on commémore le 22 avril saint Maryahb, dont le nom signifie “le Seigneur a donné”, chorévêque et martyr en Perse, en 341. Durant la persécution déchaînée par le roi Sapor II, il subit le martyre pour le Christ dans l’octave de Pâques.

 

–Sainte Opportune Abbesse bénédictine (+ 770)
Lorsqu’elle entra à l’abbaye d’Almenèches, ce fut son frère, Godegrand, évêque de Sées dans l’Orne, qui l’accueillit et lui remit le voile. On lui prête beaucoup de miracles. Ce dont on est sûr, c’est qu’elle ne se consola pas de l’assassinat de son frère par un cousin pressé de lui succéder. Elle le fit inhumer dans son couvent et, treize jours après, elle le rejoignait au ciel.
La diffusion de ses reliques propagea son culte en Ile de France et surtout à Paris, qui a même donné son nom à plusieurs de ses rues.


–Saint Parmène et ses compagnons martyrs à Babylone (+ v. 251)
Parmène, Heliménas et Chrysostèle, prêtres, Luc et Mucius, diacres, ainsi que Procule, Ethibe, Apollonius et Abonde, furent décapités à Babylone, lors de l’invasion de Dèce en Méspotamie.
Leur martyre est décrit dans les Actes des saints Abdon et Sennen.

–Sainte Sénorine (+ 982)
Confiée aux soins de sa tante Godina, l’abbesse du couvent de Saint-Jean de Vieja, elle prend le voile et succède à sa tante comme abbesse. Elle décide de déplacer la communauté à Basto, au Portugal.

 

–Saint Soter Pape (12 ème) de 166 à 175 et martyr (+ 175)
Sa vie et son oeuvre ne nous sont pratiquement pas connues. Eusèbe de Césarée cite une lettre de lui aux chrétiens de Corinthe qui montre la sollicitude de la communauté romaine envers tous les chrétiens malheureux. Elle fut lue publiquement. Il fixa la fête de Pâques au dimanche suivant le 14ème jour du mois de Nisan, ce qui provoqua de nombreuses querelles. Il n’est pas sûr qu’il soit mort martyr.

 
–Saint Théodore Confesseur (+ 613)
Il vit le jour à la suite de l’union d’un courrier impérial avec une prostituée du village de Sykéon en Galatie. La présence de son enfant la transforma et elle mena une vie plus honorable. Lorsqu’il eut six ans, elle projeta de le faire entrer au service de l’empereur Justinien, mais, après avoir prié saint Georges le Grand martyr, elle le garda près de lui. A quinze ans, saint Théodore voulut vivre reclus proche de la chapelle de saint Georges. Il fit un pèlerinage à Jérusalem, reçut l’habit monastique au monastère de Choziba et revint au pays. Il commença alors une vie d’extrêmes austérités. Par exemple, durant le Grand Carême, il se faisait enfermer dans une étroite cage de fer, chargé d’une cuirasse et une lourde croix au cou. Il se fixa les mains et les pieds avec des anneaux qu’il garda jusqu’à sa mort. Les foules venaient au monastère et il fit construire une vaste église pour les recevoir. Nommé de force évêque d’Ancyre (actuelle Ankara), il voulut quitter cette charge, s’en jugeant indigne. Invité à Constantinople par deux fois auprès du patriarche, il mourut confiant dans le Seigneur après les offices du dimanche du Renouveau. On ne put lui enlever les fers et on les lui laissa quand il fut revêtu de ses habits épiscopaux pour être conduit à sa dernière demeure terrestre. Il fut l’un des grands propagateurs du culte de saint Georges dont il avait reçu les bienfaits durant toute sa vie monastique.

Maxime le Confesseur

Autre biographie:
–St-Théodore le Sicéote Fils d’un artiste de cirque païen originaire de Sikion et d’une employée d’auberge. Le style de vie de son père ne lui permet pas de participer à son éducation, et c’est sa mère qui l’éduque seule, étant même obligée de se prostituer pour y parvenir. Lorsqu’il est âgé de 6 sans, elle le prépare pour le faire entrer au service de l’empereur, mais Saint-Georges lui étant apparu en rêve, elle abandonne cette idée et décide plutôt de le faire instruire par un maître des environs. Très pieux, l’enfant grandit avec le désir d’embrasser la vie religieuse. Dès qu’il le peut, il devient moine et à l’âge de 18 ans, il est ordonné prêtre, avant d’être nommé évêque d’Anastasiopolis, en Galatie. Il fonde plusieurs monastères et opère des miracles (il repousse une invasion d’insectes par ses prières) (+ 613) Saint-Théodore le Sicéote vient en aide aux personnes qui sont aux prises avec un mariage difficile.

–AHA DE SYRIE, moine (env.457-556)
Les Églises syro-occidentales font aujourd’hui mémoire du moine Aha, ermite et fondateur de divers monastères dans la région de Ninive en Syrie.
Né à Georgine, en Mésopotamie, à l’époque de l’empereur Marcien, Aha était un esclave persan ; il fut acquis secrètement à la foi chrétienne par son propriétaire, un officier de l’armée persane. Arrivé à dix-huit ans à Nisibe, il créa là un monastère pour y mener, avec quelques compagnons, une vie de recueillement et de prière.
Au cours de sa vie, Aha visita d’abord Jérusalem et Antioche, puis il alla jusqu’à se rendre à Constantinople et en Grèce, pour atteindre l’Italie.
Avant de mourir, il prêcha l’Évangile aux Arméniens, consolida les trois monastères de Banael, Ausa et Hesna qu’il avait lui-même fondés et enrichit, grâce aux fruits de son expérience mûrie au contact des autres Églises, les chrétiens de son terroir.
Tout ce que nous savons de lui provient de la Vie rédigée par un hagiographe jacobite. Aha mourut à Ausa le 25 janvier 556.

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Naissances célèbres

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–22 avril 1637 : Insurrection des Croquants
Les dernières années du règne de Louis XIII sont marquées par des révoltes anti-fiscales, dont les plus célèbres sont celle des Croquants, paysans du Périgord entrés en rébellion le 22 avril 1637, et des Nu-Pieds, Normands révoltés contre la gabelle ou impôt sur le sel deux ans plus tard…

–1724 Emmanuel Kant, philosophe : Que puis-je savoir ? que dois-je faire ? que puis-je espérer?

–1766 Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, dite Madame de Staël, femme de lettres.

–1813 Richard Wagner, compositeur.

 

 

–1853 Alphonse Bertillon, criminologue français, inventeur d’un système d’identification des criminels reposant sur des mesures enthropométriques : l’anthropométrie.

–Lénine
22 avril 1870 à Simbirsk (aujourd (Russie) – 21 janvier 1924 à Gorki (URSS)
Vladimir Ilitch Oulianov, marxiste et révolutionnaire, est relégué par la police du tsar en Sibérie, au bord de la Léna (d’où le surnom Lénine par lequel il se fera dès lors appeler). En 1902, dans un opuscule : Que faire?, il plaide pour une avant-garde de révolutionnaires professionnels qui guidera les prolétaires vers des lendemains radieux. L’année suivante, ses partisans se séparent des socialistes réformistes. Ils s’octroient l’épithète de bolcheviques (majoritaires en russe).


La Grande Guerre de 14-18 entraîne la chute du tsar et l’avènement d’une République démocratique. Lénine profite de la faiblesse de cette dernière pour prendre le pouvoir. C’est ainsi que le 6 novembre 1917 (25 octobre selon l’ancien calendrier julien), ses partisans dirigés par Trotski s’emparent sans coup férir du Palais d’Hiver, le siège du gouvernement. Cette «Révolution d’Octobre» débouche sur le pouvoir sans partage des bolcheviques, rebaptisés communistes. Lénine sort la Russie de la guerre et réprime impitoyablement les oppositions intérieures, au prix de millions de victimes.
En contraignant chacun à servir sans limite l’idéologie au pouvoir, il inaugure un type de régime appelé à faire souche au XXe siècle : le totalitarisme. La Russie change son nom pour celui d’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques). Écarté du pouvoir par la maladie, Lénine est remplacé par Staline.


–1876 Robert Bárány, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1914 pour ses travaux sur le nystagmus vestibulaire !

–1891 Sir Harold Jeffreys, astronome.

 
–1904 J. Robert Oppenheimer, physicien.

–1916 Yehudi Menuhin, violoniste, chef d’orchestre.

–1937 Jack Nicholson, acteur, réalisateur : « Easy Rider », « Chinatown », « Vol au-dessus d’un nid de coucou » Oscar, « Le dernier Nabab », « Le facteur sonne toujours 2 fois », « Reds », « Tendre passion » Oscar, « L’honneur des Prizzi », « The Two Jakes », « Batman »,…

 

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décès célèbres

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–Chrétien Guillaume de Malesherbes
6 décembre 1721 à Paris – 22 avril 1794 à Paris
Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes succède à son père comme premier président de la Cour des aides, en 1750, sous le règne de Louis XV.
Il est également nommé directeur de la Librairie, avec la responsabilité d’octroyer les autorisations d’imprimer. À ce poste, jusqu’en 1768, il protège les philosophes et soutient la publication de l’Encyclopédie.

Description de l'image  Chretien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes.jpg.
Mais quand le garde des sceaux Maupeou fait arrêter et exiler les parlementaires, il prend le parti de ceux-ci, ce qui lui vaut d’être disgrâcié et contraint de se retirer sur ses terres, à Pithiviers.
Il est rappelé par Louis XVI pour s’occuper de la Maison du roi et de la police du royaume dans le gouvernement de Maurepas et Turgot. Il tente en vain de restreindre la pratique des lettres de cachet (détentions arbitraires sur ordre du roi).
Nommé en 1787 au Conseil d’En-haut (ou Conseil d’État), en charge de conseiller le roi, il fait adopter l’édit de tolérance du 29 janvier 1788, ou «Édit de Versailles», qui accorde l’état civil aux protestants et met fin à deux siècles de discriminations religieuses.
Ses initiatives témoignent de l’évolution des esprits et des mentalités vers davantage d’humanité dès avant la Révolution.

Château de Malesherbe

Sous la Révolution, à 71 ans, Malesherbes demande courageusement à prendre la défense de Louis XVI, aux côtés des avocats Denis Tronchet et Raymond de Sèze. Cela lui vaudra d’être à son tour guillotiné.
Le 22 avril 1794, traversant la cour de la Conciergerie pour monter dans la charrette qui doit le conduire à l’échafaud, il trébuche sur une pierre. «Oh, dit-il, voilà qui s’appelle un mauvais présage ; un Romain, à ma place, serait rentré».

 

–1892 Edouard Lalo, compositeur.

–1989 Emilio Segre, prix Nobel de physique en 1959.

–1994 Richard Nixon, 37 ème président des U.S.A. de 1968 à 1974 et seul président des U.S.A. démissionnaire de son mandat (suite à l’affaire du Watergate).

 

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événements

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–22 avril 1073 : Grégoire VII et la réforme grégorienne
Hildebrand, un moine très réputé, devient pape le 22 avril 1073. Il est porté par la foule romaine sur le trône de Saint Pierre et prend le nom de Grégoire VII…

Evènements : Grégoire VII

–1164 Guido da Crema est élu au rang de d’Antipape sous le nom de Pascal III par les évêques impériaux à la mort de l’antipape Victor IV Il sera consacré par Henri II de Leez.

Evènements : Antipape Jean XXIII

–1418 Fin du concile œcuménique de Constance :
l’antipape Jean XXIII de Pise est déposé (il était soutenu par la France, l’Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, une partie de l’Allemagne et de l’Italie)
l’antipape Benoît XIII d’Avignon est déposé (il était soutenu par Castille, d’Aragon, de Navarre, d’Écosse, des îles de Corse et de Sardaigne, des comtés de Foix et d’Armagnac)
l’antipape Grégoire XII démissionne (il était soutenu par plusieurs villes du royaume de Naples et toute la Romagne; en Allemagne, la Bavière, le palatinat du Rhin, les duchés de Brunswick et de Lunebourg, le landgraviat de Hesse, l’électorat de Trèves, une partie des électorats de Mayence et de Cologne, les évêchés de Worms, de Spire et de Werden)
Martin V élu le 11 novembre 1417, reste le seul pape mettant ainsi fin au grand schisme d’Occident.

–22 avril 1500 : Les Portugais s’installent au Brésil
Le 22 avril 1500, treize caravelles portugaises arrivent en vue de côtes inconnues au sud-ouest de l’océan Atlantique.

Evènements : Pedro Álvares Cabral

Pedro Álvares Cabral

Pedro Álvares Cabral et ses 1200 hommes viennent de découvrir ce qui deviendra le Brésil, principale colonie du Portugal…

(article sur le Brésil à paraïtre …)

 

22 avril 1637 : Insurrection des Croquants
Les dernières années du règne de Louis XIII sont marquées par des révoltes anti-fiscales, dont les plus célèbres sont celle des Croquants, paysans du Périgord entrés en rébellion le 22 avril 1637, et des Nu-Pieds, Normands révoltés contre la gabelle ou impôt sur le sel deux ans plus tard…

 

 

–22 avril 1809 : Napoléon victorieux à Eckmühl
Le 22 avril 1809, à Eckmühl, Napoléon 1er et Davout empêchent les Autrichiens de l’archiduc Charles d’entrer en Bavière. Mais l’Empereur est ensuite blessé au pied lors du siège de Ratisbonne. Enfin, le 13 mai, il peut pénétrer à Vienne mais c’est pour s’apercevoir que l’empereur François II et son frère Charles ont abandonné la ville et traversé le Danube en coupant les ponts derrière eux. Il les vaincra enfin à Wagram…

Evènements : Louis Nicolas Davout
–1889 A midi, le gouvernement des Etats-Unis lance à coups de canons la « course à la terre » : les colons vont s’approprier les 800 000 hectares des terres indiennes de l’Oklahoma où avaient été regroupés les Chickasaw, les Choctaw, les Cherokee, les Creek et les Seminoles.

–1915 Les allemands utilisent des gaz toxiques (l’ypérite ou gaz moutarde ou sulfure de 2,2′-dichlorodiéthyle) pour la première fois à Langemack en Belgique.

–1928 Sortie parisienne du film de Charlie Chaplin : « Le Cirque ».

 

–1946 Premier salon de l’aviation à Toussus-le-Noble.

–1964 Ouverture à New-York de l’exposition universelle.

 

–1969 Robin Knox Johnson boucle le premier tour du monde en solo sur l’eau à bord du de son voilier en 312 jours.

–1971 Jean-Claude Duvalier succède à son père à la présidence de la République d’Haïti après la mort de ce dernier.

–1978 John Belushi et Dan Aykroyd deviennent les Blues Brothers pour la première fois.

–1982 Un attentat à Paris, rue Marbeuf fait un mort et 63 blessés.

 

–1992 De l’hexane, gaz répandu dans les égouts de la ville de Guadalajara, au Mexique, fait sauter un millier d’édifice et tue 230 personnes.

–1994 La Fédération Française de Football rétrograde l’Olympique de Marseille en deuxième division suite à l’affaire OM-VA. Jean-Pierre Bernès et Bernard Tapie sont exclus de toutes fonctions de dirigeant de football français.

Olympique de Marseille
Logo du Olympique de Marseille

–1995 Au moins 2 000 réfugiés, en majorité des Hutus, sont massacrées par l’armée rwandaise dans le camp de Kibeho (sud-ouest du Rwanda).

–1997 L’armée péruvienne donne l’assaut à la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima libérant les 71 personnes retenues en otages depuis le 17 décembre par un commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru.


–2000 Près de 300 soldats Sri-Lankais meurent en combattant les Tigres de libération de l’Eelam tamoul, dont une cinquantaine de soif après que les rebelles aient coupé l’approvisionnement en eau du camp où ils étaient retranchés.

 

 

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Fait Historique marquant : 

Grégoire VII et la réforme grégorienne

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Hildebrand devient pape le 22 avril 1073 et prend le nom de Grégoire VII.
Ce moine d’environ 50 ans, originaire de Soana, en Toscane, s’était acquis une excellente réputation auprès des Romains en servant les papes précédents, Léon IX et Alexandre II.
Il est proclamé pape et porté sur le trône de Saint Pierre par la foule romaine, contrairement au décret qu’il avait lui-même inspiré en 1059, réservant l’élection des papes au collège des cardinaux (ou prêtres de premier rang, d’après le mot latin cardo).
Le nouveau pape modifie profondément l’Église catholique pour la rendre plus morale et surtout plus indépendante des seigneurs et des souverains. Ses mesures restent connues sous le nom de réforme grégorienne. Certaines, toutefois, ont déjà été ébauchées par ses prédécesseurs, sous l’inspiration de Hildebrand lui-même, du temps qu’il était moine à Cluny, en Bourgogne.
Scandales et réforme
Les papes, au début du Moyen Âge, étaient élus par le peuple de Rome en tant qu’évêques de la Ville éternelle. Ces élections se déroulaient sous la pression des grandes familles qui se partageaient le territoire de la ville.
Dans les dernières décennies de l’ère carolingienne se succèdent des papes qui n’ont rien des qualités spirituelles qu’on leur prête. Brigands, jouisseurs, voleurs, guerriers, ils se comportent en chefs de gang, accumulant richesses sur richesses dans leur résidence officielle du Latran. Ainsi, au début du IXe siècle, un certain Étienne VI fait-il exhumer et juger (!) la dépouille d’un prédécesseur, Formose, qui l’avait offensé de son vivant. Lui-même et ses successeurs immédiats sont assassinés ou exécutés.
Le pire est atteint avec Octavien (Jean XII), élu en 955, à 18 ans, sous la pression de son père Albéric, un aventurier qui gouverna Rome pendant vingt ans. Jouisseur invétéré, le pape Jean XII joue le roi de Germanie, Otton, contre le roi d’Italie, Bérenger II. Il confère à Otton le titre d’empereur d’Occident pour le remercier de l’avoir sauvé des griffes de Bérenger II. En retour, le nouvel empereur s’autorise un droit d’intervention sur les élections pontificales à venir. Mais à peine l’empereur a-t-il le dos tourné que Jean XII se rallie à son ancien ennemi, Bérenger II !
Otton n’apprécie pas la plaisanterie et revient sur ses pas. Le 6 novembre 963, il fait déposer le pape pour immoralité et le remplace par Léon VIII. Les Romains, qui ne veulent pas d’un empereur germanique, rappellent Jean XII. Celui-ci châtie avec férocité ceux qui l’ont trahi mais il meurt l’année suivante… sans doute assassiné par un mari jaloux !
Dédaigneux de Léon VIII, le pape de l’empereur, les Romains élisent à sa place Benoît V. L’empereur sévit une nouvelle fois et châtie à son tour les partisans de Benoît… Pendant de nombreuses années, plusieurs papes se disputent le trône de Saint-Pierre, les uns soutenus par l’empereur germanique, les autres par les Romains.
À considérer ce scandale permanent, on pourrait penser que c’en est fini de l’Église catholique et de la papauté ! Mais le salut va venir du clergé régulier, celui qui vit selon une règle monastique.

Les prémices de la réforme grégorienne

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Les prémices de la réforme apparaissent avec Léon IX, pape imposé à Rome en 1049 par Henri III, le plus énergique de tous les empereurs germaniques. Pendant les cinq années de son pontificat, Léon IX n’a de cesse de parcourir l’Occident et de réunir évêques et abbés en synodes pour les convaincre de l’urgence de réformer l’institution ecclésiastique.

Les principales pierres d’achoppement sont au nombre de deux :
– la simonie
La simonie désigne le trafic contre argent des biens d’Église. Le mot simonie vient de Simon le Magicien, un personnage légendaire qui aurait offert à l’apôtre Saint Pierre de lui acheter le don de faire des miracles,
– le mariage et le concubinage des prêtres
Dès l’an 303, au concile d’Elvire, près de Grenade, l’Église a recommandé la chasteté et le célibat à ses membres, par souci d’élévation morale mais cette recommandation a été peu appliquée par la suite. Le Saint-Siège a dû tolérer le mariage et le concubinage des prêtres, en particulier des séculiers.

Si le pape veut désormais imposer avec rigueur le célibat au clergé, ce n’est pas seulement pour des raisons «morales» mais aussi politiques et économiques. Les prêtres mariés étaient en effet tentés de s’enrichir et de constituer une rente au profit de leurs descendants, privant l’Église des moyens matériels indispensables à l’accomplissement de sa mission.
Pour réussir dans son entreprise, le pape qui, au début du Moyen Âge, était simplement considéré comme l’évêque de Rome, veut imposer sa prééminence sur les autres évêques. Cette prééminence est acceptée par les Occidentaux avec plus ou moins de bonne grâce mais rejetée par les Orientaux de culture grecque.
C’est ainsi que s’élargit le fossé entre l’Église de Rome, qui prétend au qualificatif de catholique, c’est-à-dire universelle, et l’Église de Constantinople, qui se qualifie d’orthodoxe (en grec : conforme à la vraie Foi).

L’action de Grégoire VII

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L’évêque Yves de Chartres et les moines de Cluny sont les principaux inspirateurs de la réforme grégorienne qui vise à instaurer l’autorité du pape sur la chrétienté et à ne plus cantonner le Saint-Siège dans les fonctions symboliques qui étaient jusque-là les siennes.
Grégoire VII commence par proscrire le nicolaisme, c’est-à-dire lemariage et le concubinage des prêtres, puis condamne fermement la simonie. Il s’attelle ensuite à la formation des curés qui, trop souvent incultes, se souciaient assez peu d’évangéliser leurs ouailles.
Enfin, par vingt-sept propositions célèbres de 1075 (le Dictatus papae), il réserve au collège des cardinaux l’élection des papes. Il condamne les investitures laïques, c’est-à-dire le droit qu’avaient les souverains de nommer les évêques.
C’est une révolution dans un monde où, selon la tradition antique, on est encore porté à penser que l’empereur est le représentant de Dieu sur la Terre et que le clergé a vocation à le servir. Grégoire VII, inspiré par l’esprit de Cluny, souhaite au contraire imposer la primauté du pouvoir spirituel sur le pouvoir séculier, celui de l’empereur et des souverains. Il veut pour le moins une Église autonome. C’est une préfiguration de la laïcité moderne.
Le pape va s’opposer avec violence, sur la question des investitures, à l’empereur d’Allemagne Henri IV. Celui-ci, fort habilement, lui demandera pardon à Canossa pour mieux l’abattre mais la papauté imposera finalement l’essentiel de ses vues par le Concordat de Worms, en 1122.

Renouveau du monde chrétien

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L’Église sort considérablement rajeunie de la réforme grégorienne. Elle entraîne l’Occident médiéval dans une expansion sans précédent, illustrée par la construction d’églises et de cathédrales, l’éclosion des Universités et une relative paix civile. Les croisades seront une conséquence plus contestable du renouveau de la foi en Occident.
Raoul Glaber, un clerc bourguignon du XIe siècle, mort en 1047, reste connu pour ses chroniques de l’époque de l’An Mil. Il témoigne du renouveau qui saisit l’église d’Occident à la veille de l’élection de Grégoire VII.
Son texte ci-après annonce l’art roman :
«Comme approchait la troisième année qui suivit l’an mil, on vit dans presque toute la terre, mais surtout en Italie et en Gaule, rénover les bâtiments des églises ; une émulation poussait chaque communauté chrétienne à en avoir une plus somptueuse que celles des autres. C’était comme si le monde lui-même se fut secoué et, dépouillant sa vétusté, eut revêtu de toutes parts une blanche robe d’églises» (Histoires).
À la suite de la réforme grégorienne, les XIe et XIIe siècles vont entraîner la naissance de l’art roman (ou romain, c’est-à-dire d’inspiration latine). Différentes provinces périphériques de France en conservent de précieux témoignages. Ainsi l’église de la Madeleine, à Vézelay, en Bourgogne, Notre-Dame-la-Grande, à Poitiers, ou encore l’église Saint-Front, à Périgueux.

 

 

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Patrick

avec l’aimable concours de hérodote.net

sources :

hérodote.net

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