Chrétiens persécutés et otages français ENCORE détenus

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Des Chrétiens sont encore persécutés
de par le monde …. et il reste des
otages français détenus !!!

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Des Chrétiens sont encore persécutés de par le monde ….

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je ne suis as un extrémiste catholique mais tout simplement Chrétien et je pense que certains rappels de faits sont nécessaires à dire et redire, encore et encore !!!

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il en est de même pour les français encore détenus en otage mais dont peronne ne parle plus …. Hé oui ils ne sont pas journalistes, ils sont tous rentrés à la maison ces enfants de ….. cette caste !!! ( vous avez eu peur ? …)

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alors petits rappels de temps à autre et n’y voyez aucune fixette …!!!

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village entièrement chrétien, Dmeyneh (près d’Homs, en Syrie) qui a été la cible de tirs de mortier des milices islamistes. Ce village ne possède aucun intérêt stratégique, c’est donc bien l’exode ou l’extermination des chrétiens syriens

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English: View of the city of Hama in Syria Fra...

Vue de la ville de Hama en Syrie (Photo credit: Wikipedia)

Les civils chrétiens innocents sont victimes du conflit en cours en Syrie. Dans la zone martyrisée de Homs, où le conflit armé se poursuit, un certain nombre de familles chrétiennes ont abandonné le village de Dmeyneh, entièrement chrétien, se trouvant sur la route reliant Qusayr à Homs. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, le village est protégé par l’armée syrienne mais il a été touché ces jours derniers par des tirs de mortier effectués par des milices rebelles, tirs qui ont fait trois morts parmi les civils chrétiens : Hanna Skandafi, âgée de 60 ans, son petit-fils, George Skandafi, de 14 ans, et Jessica Layyous, 13 ans. Après les bombardements, une vingtaine de familles chrétiennes ont quitté Dmeyneh et ne savent actuellement pas où aller.

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Entre temps, un certain nombre de familles chrétiennes qui avaient été chassées du village d’Al Borj Al Qastal, dans la province de Hama (voir Fides 12/05/2012) ont regagné leur village. L’Armée syrienne a en effet pris le contrôle de la zone et les habitants chrétiens ont pu rentrer en possession de leurs maisons. C’est ce qu’indique à Fides des sources au sein de la communauté gréco catholique locale. Comme cela a été référé à Fides, le Père George Hosh, prêtre grec orthodoxe, a déclaré que « les fidèles ont recommencé à prier » alors que « des fidèles musulmans sunnites et alaouites des villages alentours ont exprimé leur solidarité, condamnant un tel incident ».

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Des habitants du lieu affirment que « les occupants étaient des étrangers et des radicaux islamiques armés qui ont séquestré des maisons dans tout le village et réquisitionné l’église pour en faire leur quartier général ». Selon le Père George Hosh, « il s’agissait de militants armés venus de Turquie et d’autres extrémistes islamiques provenant de Tunisie, de Libye et du Pakistan ».

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English: Mosques in Hama, Syria Français : Mos...

Mosquées à Hama en Syrie (Photo credit: Wikipedia)

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quelques actes ….

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2012-05-12
SYRIE – Attentat contre un Curé catholique dans la province de Damas

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2012-05-23
SYRIE – Trois civils chrétiens tués dans la zone de Homs

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2012-05-12
SYRIE – Chasse aux chrétiens à Hama

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..etc…  et je ne comptabilise pas les autres pays islamistes, musulmans ou communistes ni les églises et monuments religieux dégradés, incendiés, tagués ….. partout dans le monde, y compris chez nous !!!
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L’offensive des Touaregs et des islamistes dans le nord du Mali complique les tractations sur le sort des otages français au Sahel et renforce la position de l’un des intermédiaires traditionnels, estiment des sources concordantes.

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Tuareg.JPG

Touareg

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Alors que des contacts, certes indirects et intermittents, étaient maintenus avec les ravisseurs pour tenter d’obtenir la libération des six français  détenus par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), la conquête par les rebelles touaregs, les formations intégristes et des membres d’Aqmi de la moitié nord du Mali gèle le dossier des otages. « La situation actuelle complique énormément la résolution de ces prises d’otages », a confié une source diplomatique, qui, impliquée dans le dossier, demande à ne pas être identifiée. Il y a dix jours, le ministre français de la Coopération,Henri de Raincourt, assurait que les six Français aux mains d’Aqmi au Sahel étaient « en vie », mais que la période n’était « pas très favorable à l’approfondissement des contacts avec les ravisseurs , toujours indirects et pas continus ».

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Philipe Verdon et Serge Lazarevic, otages au Mali ©DR
Philipe Verdon et Serge Lazarevic,

otages au Mali ©DR

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Les services occidentaux de renseignements estiment que les otages français, ainsi que deux Espagnols et une Italienne kidnappés en octobre 2011 en Algérie  et détenus par le Mouvement unicité et jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un nouveau groupe islamiste issu d’une scission au sein d’Aqmi, ont été séparés et sont détenus dans des massifs montagneux du nord-ouest du Mali. Alors que les hommes d’Aqmi ont quitté leurs bases isolées pour conquérir, aux côtés ou en même temps que les rebelles touaregs, toutes les grandes villes de la région, il est encore trop tôt pour savoir ce qu’il est advenu de leurs captifs. Mais ce qui est certain, c’est que ces conquêtes territoriales renforcent considérablement l’influence et le poids dans la région de Iyad Ag Ghaly. 

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Capture d'écran, réalisée par Al-Andalus le 30 septembre 2010, représentant les sept otages enlevés au Niger en septembre 2010

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Les ravisseurs pourraient se manifester

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Cette figure des rébellions touaregs des années 1990 au Mali, désormais à la tête du mouvement islamiste armé Ansar Dine (« Défenseurs de l’islam », en arabe), contrôle notamment la grande ville de Tombouctou, qu’il a capturée à la tête d’une colonne d’une cinquantaine de pick-up. Réputé proche d’Aqmi, dont l’une des katibas est dirigée par l’un de ses cousins, Hamada Ag Hama, plus connu sous le nom d’Abdelkrim Taleb, il a dans le passé fait office d’intermédiaires dans les négociations qui ont abouti à la libération d’otages français et allemands capturés dans la région. À Gao, selon des témoins, ses hommes ont pris leurs quartiers dans un camp militaire aux côtés de djihadistes du Mujao.

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Al-Qaïda القاعدة

Flag of al-Qaeda in Iraq.svg

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Selon une source sécuritaire dans la région, trois des principaux chefs d’Aqmi au Sahel (Abou Zéïd, Mokhtar Belmokhtar et Yahya Abou Al-Hammam, tous trois algériens) auraient été vus en compagnie d’Iyad Ag Ghaly récemment à Tombouctou. À Paris, des sources policières proches du dossier estiment que l’approche de la date du premier tour de l’élection présidentielle pourrait inciter, comme ce fut le cas dans le passé, les ravisseurs à se manifester. Selon l’une de ces sources, qui demande à rester anonyme, cela pourrait prendre la forme d’une vidéo des ravisseurs ou des otages postée sur Internet au cours des prochains jours.

Lors d’une récente interview au journal régional français La Provence, Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur, évoquait « les otages du Mali » en déclarant : « A mon avis, cela ne va pas tarder à entrer aussi dans la campagne. » Parmi les captifs, quatre collaborateurs français du groupe nucléaire Areva et de son sous-traitant Satom ont été enlevés à leurs domiciles au Niger le 16 septembre 2010. Deux autres Français, qui se présentaient comme des géologues, ont été capturés le 24 novembre 2011 dans leur hôtel à Hombori, dans le nord-est du Mali.


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C’est dans ce pays qu’est morte, faute de soins, Marie Dedieu.

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Marie Dedieu (fichier image)

Marie Dedieu a été prise par un gang

armé de sa maison sur l’île de Manda

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Très malade, ne pouvant se déplacer qu’en fauteuil roulant, elle avait été enlevée le 1 er octobre dernier. Sa mort a été annoncée le 19 octobre. Ses ravisseurs ont tenté de monnayer son corps.

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et n’oublions pas le dernier en date pris en otage en Colombie !!!

Le journaliste de France 24 Roméo Langlois, en juin 2011

Roméo Langlois 

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Patrick

sources

http://www.fides.org/

— diverses sur internet …

Histoire de l’Institut de France

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 Histoire de l’Institut de France 

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L’Institut de France est une institution de l’État, composée de cinq académies à la longue histoire. Pour le monde entier, il s’identifie avec la Coupole sous laquelle se tiennent les cérémonies solennelles des cinq académies, celles pour lesquelles les académiciens revêtent le costume de drap bleu foncé, brodé de ces rameaux d’olivier vert et jaune, qui lui valent son nom d’habit vert. L’épée de cour, par laquelle Napoléon remplaça la canne, est souvent une création originale, ornée des symboles qu’a choisis chaque académicien. Les amis du nouvel élu la lui offrent au cours d’une cérémonie qui précède la réception officielle.

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La naissance des Académies et la création de l’Institut de France

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Les académies forment un « parlement de savants », riche de son histoire, mais aussi de son rôle actuel. C’est l’essor des salons et des cénacles littéraires sous le règne de Louis XIII qui donne en 1635 à Richelieu l’idée de créer l’Académie française, dont il se déclare protecteur et à laquelle il confie le soin de veiller sur la langue française et d’en rédiger le dictionnaire. Ce Dictionnaire, toujours tenu à jour, a déjà connu huit éditions. D’une commission de l’Académie constituée pour rédiger les Inscriptions des médailles et des bâtiments royaux, Colbert fait en 1663 l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Elle est vouée à l’histoire, à l’archéologie et à la philologie, aussi bien pour l’Antiquité classique et le Moyen Âge occidental que pour les civilisations orientales. Une Académie des sciences s’imposait. Elle voit le jour en 1666. Lavoisier y fait établir en 1785 deux sections, une pour les sciences exactes et une pour les sciences de la nature. Cela explique qu’elle ait encore aujourd’hui deux secrétaires perpétuels. L’Académie des beaux-arts est née de la réunion de l’Académie de peinture et de sculpture créée par Mazarin lui-même en 1648, de l’Académie de musique créée en 1669 et de l’Académie d’architecture, créée en 1671. Elle comprend des artistes, des écrivains, des mécènes. Elle s’est élargie en 1985 par une section formée pour les arts du cinéma et de l’audiovisuel.

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.Napoléon Bonaparte siégeant en habit d'académicien. Aquarelle d'Edouard Detaille.

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Les académies de l’Ancien Régime ont été dissoutes, comme les autres institutions royales, en 1793. Mais le besoin demeurait d’une assemblée d’écrivains, de savants et d’artistes et la Convention, en son avant-dernière séance, le 25 octobre 1795, créait l’Institut de France. Il était formé de trois classes, puis en 1803 de quatre classes. Celle des sciences morales et politiques se vit supprimée par Bonaparte, qui était membre de l’Institut en sa section de mécanique mais reprochait à ceux qu’il appelait les « idéologues » leur hostilité de principe au régime. Elle est reconstituée en 1832 à l’initiative de Guizot. Désormais, il y a bien cinq Académies. Car, dès 1816, les classes de l’Institut ont repris leur nom d’autrefois : elles sont de nouveau des académies. Demeure l’Institut, qui les regroupe mais respecte leur indépendance. Les anciennes académies siégeaient au Louvre. Celui-ci étant devenu le grand musée que l’on sait, Napoléon décida de donner à l’Institut un nouveau siège, particulièrement prestigieux. Le 20 mai 1805, les membres de l’Institut franchissaient la Seine et s’installaient au Collège des Quatre-Nations.

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Le Collège des Quatre-Nations

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Comme tout homme d’État, Mazarin voulait laisser des traces de son passage. Proviseur du collège de Sorbonne, Richelieu avait fait édifier la superbe chapelle où s’élève encore aujourd’hui son tombeau. Trois jours avant sa mort, en mars 1661, Mazarin fondait un collège nouveau, destiné à assurer l’éducation gratuite de soixante jeunes gens originaires de quatre provinces qu’avait réunies à la France les traités de Wesphalie en 1648 et le traité des Pyrénées en 1659. C’étaient l’Artois, l’Alsace, une petite partie de la Savoie, le Roussillon et la Cerdagne. On appela cette nouvelle institution le Collège des Quatre-Nations.

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.Le cénotaphe de Mazarin. Sculpture de marbre blanc d'Antoine Coysevox (1640-1720)

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Le cardinal léguait quatre millions de livres pour financer la construction et une rente de soixante-cinq mille livres par an pour le fonctionnement, avant tout pour les bourses des étudiants. Son tombeau devait être placé dans la chapelle. Ce sera seulement son mausolée, le corps n’y ayant jamais été déposé. L’homme de confiance de Mazarin, Colbert, désigna l’architecte : Louis Le Vau, déjà architecte des agrandissements du Louvre. Il sera le principal architecte de Versailles. Le site choisi était prestigieux : sur l’emplacement de la porte de Nesles, face au Louvre. Le bâtiment sera une véritable scénographie urbaine : deux pavillons carrés encadrant la chapelle et sa coupole, le tout réuni en une vaste courbe. À la mort de Le Vau en 1670, François d’Orbay lui succède. C’est lui qui conçoit cette coupole haute de 44 mètres, une coupole circulaire à l’extérieur et en ellipse à l’intérieur. Le décor en est fait des médaillons des douze apôtres, des initiales de saint Louis  et d’une citation du prophète Ezéchiel  : « il siégera sous son ombre au milieu des nations ». Trois sculpteurs, Coysevox, Tuby et le Hongre collaborent pour élever le mausolée. Le Collège accueille ses premiers élèves en 1688. Il sera prospère jusqu’à sa fermeture en 1791. Il avait reçu les quarante mille ouvrages réunis par le cardinal dans son hôtel de la rue Vivienne, celui-là même qui allait accueillir la Bibliothèque royale et où se trouve encore aujourd’hui une notable partie de la Bibliothèque nationale de France. Ces livres forment la base de la bibliothèque Mazarine, ouverte au public dès ses débuts et aujourd’hui riche d’un demi-million de manuscrits et d’imprimés.

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Patrick

sources :

== Institut de France 

== le net 

 

Appel pour le maintien de l’Histoire et la Géographie en terminale S

L’appel du 11 avril 2012 –

par Bruno Benoit,

Président de l’APHG

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Je tiens à donner une dimension historique à cet éditorial, d’où cette référence au mot « Appel ». Avec cet éditorial je termine un cycle ouvert avec mon « édito » intitulé Mobilisons-nous. J’écris ces lignes avant le premier tour de l’élection présidentielle, sans savoir qui va l’emporter et qui dirigera la France pour les 5 ans à venir. J’espérais terminer ce cycle par un texte léger, détendu, un clin d’oeil digne de The Artists, car nous les « profs » nous sommes des artistes de la formation et qui ne sommes pas muets ! Or, il n’en est rien. La réunion publique qu’a tenue l’APHG le mercredi 11 avril 2012 à Paris au lycée Louis le Grand, lors de la présentation des
Actes de ses États Généraux, a fait remonter, indiscutablement, une nécessité de pousser un CRI devant l’urgence de la situation qui attend les futurs élèves de Terminales S à la rentrée 2012, cri qui tient à réveiller les sourds de tous bords, cri qui tient à sonner l’alarme face au danger qui menace toute une génération d’élèves, cri qui tient à avertir l’opinion publique qu’il y a nécessité à se faire entendre et à agir.

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Le combat que l’APHG mène depuis plus d?un an, fut au départ solitaire, mais n’a cessé au fil des mois de voir venir à elle de nombreux soutiens – de la société civile, des personnalités de la
culture et du monde politique – qui se sont publiquement manifestés lors de ses Etats généraux, le 28 janvier 2012. L’APHG n’est plus aujourd’hui seule à crier dans le désert pédagogique contre la réforme mise en place dans les lycées et qui affecte, au premier chef, l’Histoire et la Géographie, avec leur disparition en Terminales S, et ce pour la première fois dans l’histoire de
l’enseignement depuis la IIIe République. 

Pour cela, je lance un appel d’urgence pour la rentrée 2012, en attendant les décisions que prendra le futur Président de la République :

– J’appelle d’abord les collègues à réagir et à sortir d’un certain fatalisme. Vous êtes, dans vos établissements, les acteurs locaux decette action à mener urgemment. Dans le meilleur des cas, le candidat élu à la présidence et qui soutient le rétablissement de nos matières en Terminales S dès cette rentrée risque d’avoir du mal à rétablir dès cette rentrée l’enseignement obligatoire en TS compte tenu des décisions prises au niveau des rectorats et des établissements. De ce
fait, vous devez donc obtenir la création dans chaque établissement au minimum d’une option en Histoire-Géographie à la rentrée. N’avalez pas le discours de la dotation globale de fonctionnement que vous servent les chefs d’établissement. Battez-vous, faites connaître le
pourquoi de votre combat aux parents d’élèves et aux élèves de 1°S, mobilisez-vous dans votre établissement en menant des actions. C’est la seule façon d’obtenir cette création et d’éviter, comme nous le savons par des informations qui nous arrivent, que des élèves inscrits à cette option ne voient pas de création de celle-ci dans leur lycée. L’Histoire et Géographie sont aussi utiles que les mathématiques  pour un futur ingénieur et qui plus est, ces deux matières l’accompagneront dans toute sa vie professionnelle. Refusez les arguments mettant en avant que les élèves n’ont pas le goût pour  ces matières, cela est un argument spécieux, car  c’est en goûtant que l’on apprend à aimer. Je compte sur vous, car c’est vous qui êtes en première ligne et qui devez vous dresser contre cette réforme absurde. 

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– J’appelle les chefs d’établissement à prendre à compte l’intérêt des générations dont ils ont la charge et non à mettre en avant la fameuse dotation globale de fonctionnement. En effet, le futur Président, même s’il est acquis au rétablissement de l’Histoire et Géographie en Terminales S risque, dans le meilleur des cas, d’avoir du mal à rétablir dès cette rentrée l’enseignement obligatoire en TS compte tenu des décisions que vous avez prises au niveau de vos établissements. Mesdames et Messieurs les chefs d’établissement, l’Histoire et la Géographie ne doivent pas être les victimes de votre comptabilité horaire. Ces deux matières sont utiles, bien au-delà du lycée, par les horizons qu’elles ouvrent. Nombreux et nombreuses sont
celles qui ont suivi les filières scientifiques et qui ont mis en avant l »importance de ces deux matières dans leur réussite avec mention au bac, à différents concours et dans leur vie citoyenne et professionnelle. Ne sacrifiez pas ces deux matières sur l’autel d’une gestion bureaucratique et non citoyenne. Créez dans vos établissements, et ce pour le bien des élèves, au moins une option Histoire et Géographie en TS à cette rentrée. Je sais que de nombreux
chefs d’établissement ont compris ce besoin et ont ouvert l’option, voire offert l’option à tous les élèves de TS. Je les en remercie.

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– J’appelle l’Inspection générale à défendre à l’avenir les matières dont ils sont les représentants, tant dans leurs horaires que dans l’établissement de futurs programmes. Nous tenons à rappeler que l’APHG demande une refonte des programmes du primaire à la Terminale, programmes qui doivent être cohérents, adaptés et accessibles aux différents âges, structurants et pas seulement être des textes brillants intellectuellement.

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– J’appelle le ministère de l’Education nationale actuel et futur à établir un débat national avant de prendre des décisions qui, au-delà de la signature d’un décret, remettent en cause une approche républicaine de l’enseignement. L’APHG est prête à discuter avec la Degesco et autres représentants du ministère, comme elle l’a déjà fait, mais dorénavant en amont et non plus en
aval des décisions prises et imposées.

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– J’appelle les fédérations de parents d’élèves à ne pas penser qu’aux horaires et au bac, mais à inscrire leur réflexion dans la durée d’une formation complète et solide pour leurs enfants. Pour
cela, faites pression sur les chefs d’établissement pour que soit  ouverte cette option dans l’établissement où sont scolarisés vos enfants et non dans un autre établissement. N’ayez pas une vision que consumériste de l’Ecole, prenez de la hauteur par rapport à ce que doit être aujourd’hui une vie professionnelle pour un scientifique où sa culture historique et géographique pourra lui servir davantage que  sa culture scientifique. Au-delà de cette décision immédiate, mobilisez vous pour que les programmes retrouvent une cohérence propre à une maîtrise par les élèves des savoirs que nous, les professeurs d’Histoire et Géographie devons leur enseigner.

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– J’appelle les candidats à l’élection présidentielle à tenir leurs promesses de rétablissement de l’enseignement obligatoire de l’Histoire et Géographie en TS à la rentrée 2012. L’APHG a reçu des promesses quant à ce rétablissement, suite à des courriers et des rencontres, de la part (ordre alphabétique) de François Bayrou,Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon. Nous n’avons pas voulu ou pu rencontrer Mmes Joly et Le Pen et M. Sarkozy
(le bureau national assume cette décision). En revanche, je leur ai écrit le 16 avril (voir copie lettre à M. Sarkozy dans n° 418 de la revue). L’APHG n’a pas pris contact avec les trois autres candidats. Je tiens à rappeler que l’APHG est aussi l’association de ses membres qui en tant que citoyens et citoyennes peuvent agir de leur côté et nous en faire part. Il est évident qu’une fois le résultat connu, nous mettrons le Président de la République devant ses engagements pris ou nous continuerons notre mobilisation et notre combat.

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Cher(e)s collègues, cet appel du 11 avril 2012 s?inscrit dans la démarche que mène l’APHG depuis plus d’un an et conforte nos revendications qui, outre le rétablissement de l’enseignement obligatoire de nos matières en Terminales S sous forme de cours et non d’option, portent sur une refonte des programmes depuis l’école primaire, sur le retour de l’épreuve l’APHG dans diverses instances. À ce propos, il faut prendre l’habitude de consulter régulièrement notre site que Béatrice Louâpre-Sapir, que je remercie pour l’admirable travail fourni, nourrit régulièrement à la suite des rencontres et des courriers que nous avons.

Je suis conscient que les Etats Généraux ne sont qu’une étape, certes décisive, dans le combat que nous menons et que nous ne nous satisfaisons pas de leur succès. Nous sommes cependant une PME artisanale qui s’appuie sur l’énergie de quelques- uns au niveau national, mais surtout l’APHG compte sur le relais de ses régionales qui doivent être des cellules actives de son fonctionnement et par d’Histoire et Géographie en terminales S et non en 1°S, sur la formation permanente prise en charge par le Ministère et les rectorats pour les collègues, sur une véritable année de formation pour les jeunes collègues qui sortent des concours, sur un couplage
Capes-Agrégation qui permettra d’avoir un calendrier décent pour les épreuves de Capes.

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Nous ne sommes pas de dangereux activistes et notre collègue Jacques Delpech, président de la Régionale de la Réunion, ne méritait nullement d’être maltraité en marge de la visite de Nicolas Sarkozy à la Réunion parce qu’il arborait une banderole sur laquelle était inscrite « Vive l’Histoire et la Géographie ». L’APHG a publié un communiqué de soutien à notre ami Jacques Delpech et je remercie Hubert Tison pour sa capacité à réagir à l’événement et à représenter
là même démultiplier l’action menée par le bureau et le conseil de gestion.

Cet éditorial clôture l’année scolaire 2011-2012. Je vous demande de rester, jusqu’aux vacances, vigilants, actifs, revendicatifs au nom de la défense d’un enseignement citoyen, républicain et porteur des grandes idées de notre Manifeste qui doit être affiché dans toutes les salles des professeurs et remis aux chefs d’établissement, aux représentants des parents d’élèves et aux IPR.

Très cordialement à vous.

Bruno BENOIT
Paris, Lyon 17 avril 2012

 

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patrick

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Le Dicton du Jour

Le vin d’avril est un vin de Dieu,
Le vin de mai est un vin de laquais

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Saints du jour

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–Bienheureuse Alde Tertiaire des Humiliés (+ 1309)


Le centre historique de Sienne dominé par la Torre del Mangia, le Duomo…

ou Alda ou Alida. Sienne en Toscane fut la ville de toute sa vie. Elle y épousa le jeune Bindo Bellanti, comme elle, de la noblesse siennoise. Elle aima cet époux dont la bonté était aussi grande que la piété. Lorsqu’il mourut, elle n’avait que trente ans et se consacra dans le « tiers Ordre des humiliés », des humbles. Puis elle soigna les malades à l’hôpital de sa ville, jusqu’à sa mort.

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autres Saints du jour

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–Saint Anaclet Pape (3 ème) de 76? à 88 (+ 88)


–Saint Saintin, disciple de saint Denis, et saint Anaclet.Vie de saint Denis. XVe siècle.

ou Clet. Son nom se trouve sur la liste des Papes, mais on ne sait rien de lui. Il est considéré comme le successeur de saint Lin. En raison de l’ignorance des actes de sa vie historique, son culte a été supprimé lors de la réforme de 1969, mais il est toujours cité dans la première prière eucharistique.
Il figure au martyrologe romain à la date du 26 avril.

 

–Saint Basile de Nicomédie (+ 322)
Alors que l’Occident commençait à connaître la paix religieuse avec l’avénement de l’empereur Constantin, l’Orient trouvait en Licinius un persécuteur plus farouche encore. Saint Basile était évêque d’Amasée. Il fut arrêté avec deux de ses diacres, lié par les poignets et les jambes, comme une brebis d’abattoir et mené ainsi jusqu’à la prison de Nicomédie. Il refusa d’apostasier et fut décapité.

 
Saints Dominique et Grégoire prêtres dominicains (13ème s.)
Toujours sur les routes, sans or ni argent, ils quêtaient chaque jour leur nourriture, annonçaient à tous la parole de Dieu, vénérés à Bezians en Aragon.
Saint-Dominique de Besians est invoqué pour écerter les risques d’être victime d’un accident alors qu’on chemine en région montagneuse.

 

–Saint Etienne de Perm Confesseur et évêque (+ 1396)
Il était le fils d’un clerc d’Oustioug en Russie. Très jeune, il entra au monastère de Rostov-le-Vieux où il apprit le grec et se perfectionna dans la connaissance des Saintes Ecritures. Nous connaissons sa vie par l’historien de saint Serge de Radonège. Devenu prêtre, il partit évangéliser les tribus païennes (Les Komis) qui vivaient sur les pentes occidentales de l’Oural, apprenant leur langue, la transcrivant avec un alphabet adapté et traduisant les Livres Saints à leur intention. Il connut bien des difficultés pour illuminer ces populations de la Grâce de l’Evangile, mais il les supporta avec patience. Devant le succès de cet effort missionnaire, le métropolite de Moscou lui conféra l’épiscopat. Il fut un évêque attentif à son peuple et, lors d’une famine, ce fut lui qui fit venir le blé de Vologda pour organiser des distributions gratuites à la population.

 

–Sainte Exuperance Vierge (+ 380)
Née à Troyes, elle se distingua très vite par son désir d’une vie austère toute donnée à Dieu. Elle appuyait sa vie spirituelle sur les religieux du monastère Saint Ursion à Isle et, sous la direction des pères, elle fut conduite sur le chemin de la Vie éternelle.

 

–Saint Guillaume et Pérégrin ermites (12ème s.)
Ermites près de Foggia dans les Pouilles.
« Saint Guillaume était originaire d’Antioche en Syrie; il naquit de parens très fortunés, qui lui donnèrent une éducation digne de son rang. Il se maria, entra au service de l’état, et remplit tous ses devoirs avec la plus scrupuleuse fidélité, selon le véritable esprit du christianisme, l’esprit de l’amour et de l’obéissance filiale envers Dieu.
Quand il priait, il avait le recueillement d’un ange; il était plein de respect pour la religion et ses ministres; tendre et bienfaisant envers les pauvres et les nécessiteux; toujours empressé à venir au secours de ceux qui étaient l’objet de persécutions ou de vexations injustes. Quant à lui-même, il s’imposait les plus grandes mortifications, et il était tellement résigné à la volonté de Dieu qu’il semblait avoir abjuré entièrement la sienne.
Guillaume avait un fils nommé Pérégrin, à qui il tâcha d’inspirer, par la plus sévère surveillance, les principes de toutes les vertus: il était persuadé que rien ne serait plus efficace à cet égard que l’exemple paternel; aussi son fils ne tarda-t-il pas à devenir non seulement la plus douce consolation de ses parents, mais aussi un modèle de véritable piété.
Après la mort de son épouse, Guillaume résolut de renoncer à toutes les affaires de ce monde, et de ne se consacrer qu’au Seigneur et au salut de son âme. Le père et le fils passèrent ainsi plusieurs années dans une pieuse union, s’édifiant l’un l’autre et ne s’occupant que des moyens de plaire à Dieu, sans s’inquiéter des choses temporelles. Lorsque Pérégrin eut atteint l’âge viril, il demanda à son père la permission de faire un pélerinage à Jérusalem et de visiter les saints lieux. Après avoir fini ses dévotions, il demeura encore quelque temps dans la Terre Sainte et prit du service dans un hôpital pour y donner gratuitement ses soins aux malades. Cependant son père, qui l’aimait tendrement, attendait son retour, et se voyant tous les jours trompé dans son attente, il partit lui-même pour Jérusalem, afin de voir encore une fois son fils. Mais sa santé était tellement affaiblie à la fin de son voyage, qu’il se vit forcé de demander à être admis dans un hôpital. Dieu voulut que ce fût précisément celui dans lequel Pérégrin s’acquittait de ses devoirs de charité. Le père ne reconnut pas son fils, et celui-ci ne se fit connaître que lorsque la maladie prit un caractère sérieux. Quelle fut alors la joie du père, lorsque dans ce garde-malade si plein de soin et d’attentions il vit son propre fils. Ils s’embrassèrent avec une sainte ardeur, et bientôt après ils eurent la consolation de pouvoir se remettre en route pour leur patrie. Ils vendirent à Antioche tout ce qu’ils possédaient, firent un second voyage à Jérusalem, firent don à l’hôpital, en faveur des pauvres et des malades, du produit de leur vente et partirent pour l’Italie, où ils s’établirent dans le royaume de Naples, dans une partie appelée Kapitanata, située sur la rivière Zarbaro (Nehervaro). Là ils exercèrent sur le peuple une influence salutaire, par leurs paroles et leur conduite, et devinrent, pour un grand nombre, un instrument de salut. Peu de temps après le vieillard chargé d’années tomba malade, et mourut, riche en vertus et en mérites. Ce coup fut si sensible à Pérégrin qu’il ne tarda pas à suivre son père dans les célestes demeures. Cette mort arriva dans le douzième siècle, et jusqu’au jour d’aujourd’hui, c’est le 26 Avril qu’on les honore publiquement l’un et l’autre. »

 
–Saint Jean de Valence Moine à Citeaux puis évêque de Valence (+ 1145)
Confesseur. Chanoine de la cathédrale de Lyon, il voulut devenir cistercien et c’est ainsi qu’il entra dans l’abbaye de Bonnevaux, près de Vienne en Dauphiné. Il y accueillit saint Pierre de Tarentaise, fonda les abbayes de Tamié et de Léoncel. Il fut appelé à devenir évêque de Valence, pour remplacer un évêque dont les folles dépenses et la dureté de coeur envers les pauvres, obligèrent saint Bernard à obtenir du Pape sa destitution. Saint Jean sut alors redonner vie et paix à son Eglise durement touchée et bouleversée par les errements de son prédécesseur.

 

 

–Saint Joannice (+ 1430)
Il passa la plus grande partie de sa vie dans les solitudes du Kosovo, où de nombreux disciples, attirés par sa sainteté, vinrent chercher près de lui les conseils dont leur vie spirituelle avait besoin.

 

–Notre Dame du Bon Conseil. 1467


l’apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l’Église, qu’il convient de donner place à cette forme de dévotion.
La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.
Au XVe siècle, l’église menaçait ruine. Une pieuse femme, nommée Petruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans ; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l’achever. Petruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l’oeuvre.
Or, le 25 avril 1467, à l’heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l’autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l’église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l’Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l’autel, près du mur, sans appui naturel.
Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d’une église de Scutari, ville d’Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l’envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.
L’histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l’image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l’image changer d’aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d’infirmités guéries ! Que de grâces spirituelles obtenues !
Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l’Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d’indulgences la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil.
Notre Dame du Bon Conseil est particulièrement fêtée à Ajaccio en Corse, à Châteauroux en Berry et à Cuébris dans le comté de Nice.
–Saint Paschase Radbert Abbé à Corbie, bénédictin (+ 865)
Confesseur. Enfant abandonné sous le porche de la cathédrale de Soissons et recueilli par des religieuses, dont la mère abbesse n’était autre qu’une cousine de l’empereur Charlemagne, il fugua pour mener une vie dissolue, puis il revint pour entrer dans la célèbre abbaye de Corbie où « il se nourrit de la philosophie, de la Sagesse chrétienne et de l’Ecriture Sainte » selon ses propres paroles. Il fut en effet un personnage important pour son époque, cherchant à « éclaircir  » le mystère de la présence eucharistique de Jésus, ce qui le range parmi les grands témoins de la foi de l’Eglise sur ce mystère. Professeur aux écoles théologiques de Corbie, il leur donna un grand rayonnement et ses moines le choisirent comme Abbé. Mais quelque temps après, ses collègues théologiens l’obligèrent à partir et il se réfugia à l’abbaye de Saint-Riquier dans la Somme. Ce qui ne le fâcha pas, car il put ainsi davantage se consacrer à ses études. Les moines de Corbie finirent enfin par le rappeler. Il retourna dans son monastère et y vécut le reste de ses jours dans la plus grande humilité.
–Saint Raphaël Arnaiz Baron religieux cistercien (+ 1938)
Encore novice au monastère de Saint-Isidore de Dueñas, en Espagne, il fut atteint d’une maladie grave, et supporta son état physique avec une extrême patience, mettant toujours sa confiance en Dieu. (marturologe romain)
Béatifié le 27 septembre 1992 par Jean-Paul II.
Canonisé le 11 octobre 2009 à Rome par Benoît XVI.
« Evoquant un des nouveaux saints espagnols Rafael Arnaiz, mort à l’âge de 27 ans, des suites d’une grave maladie alors qu’il était encore novice, Benoît XVI a tourné ses pensées vers les jeunes qui aspirent à la vérité pleine, à la joie indescriptible, des valeurs que l’on ne peut atteindre que grâce à l’amour de Dieu. »

 
–Saint Riquier Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)
Jeune païen originaire de la région d’Amiens, il prend un jour la défense de deux missionnaires irlandais qui sont dangereusement pris à partie par les habitants de la contrée. Ces deux moines (Cadoc et Frichor) lui enseignent la foi chrétienne et le convertissent. Ordonné prêtre, il part pour l’Angleterre où il séjourne plusieurs années. De retour en France, il fonde l’abbaye de Celles, dont il devient l’abbé, et acquiert rapidement une grande renommée de prédicateur. Il utilise les dons qui lui sont accordés par les gens riches pour soulager les pauvres et le rachat des captifs. Après quelques années, il abandonne sa charge et se retire comme ermite (+ vers 645)

 

–Saint Stanislas Kubista (+ 1940)


Stanislas Kubista naquit dans une famille pieuse de neuf enfants à Kostrechna. La famille récitait tous les soirs devant l’autel marial de la maison le rosaire. Il était évident qu’il deviendrait prêtre. Une de ses soeurs Anna entra au couvent près de Vienne. Il étudiait à l’ école allemande et était donc bilingue. Enfant il fut impressionné par les prédications des Pères missionnaires de la Sainte Croix de Steyl – ou missionnaires du Verbe Divin. Il fit ses études dans leur école à Neisse. Il fut enrôlé en 1917 dans l’ armée où il fut téléphoniste sur le front occidental. Démobilisé en mai 1919 à Stettin, il poursuivit ses études à Neisse au noviciat des Pères missionnaires verbistes rêvant de devenir lui-aussi missionnaire en Chine. Les Pères publiaient de nombreuses publications et brochures en polonais. Il fut envoyé au noviciat Saint-Gabriel de Mödling près de Vienne. Il fut ordonné en 1927 à 29 ans. Econome de l’école et du couvent de Gorna Grupa, il avait la responsabilité de 300 personnes ( élèves et professeurs. ) Il devint par la suite procurateur. Il publiait des ouvrages et des brochures en particulier pour la jeunesse et se passionnait pour les missions. Il avait une grande dévotion pour saint Joseph. Ses écrits étaient célèbres en Pologne. Lorsque les Allemands envahirent la Pologne, il fut arrêté avec d’autres missionnaires et prêtres de sa congrégation auxquels vinrent s’ajouter de nombreux prêtres diocésains. Dans la congrégation du Verbe Divin furent arrêtés 14 pères, 14 religieux, 4 frères et 12 novices. La province de Pologne créée en 1919 comprenait vingt ans après 29 pères et 61 frères. En février 1940 il fut déporté à Nowy Port près de Dantzig puis à Stutthof et en avril 1940 au camp de Sachsenhausen. Affaibli et malade il fut destiné à la mort après trois jours d’agonie. C’était le 26 avril 1940.
Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1999 avec trois autres membres de sa congrégation les Pères Frackowiak, Liguda et Mzyk. La congrégation a été rétablie en Pologne en 1946 et rayonne aujourd’ hui autour de ses quatorze établissements.

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Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Timothée, disciple de l’apôtre Paul (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (18 barmūdah/miyazyā) : Arsène (III-IVe siècle) martyr (Église copte)

Luthériens : Tertullien, docteur de l’Église en Afrique du Nord (Voir ci-dessous)

Maronites : Clet (+ env.90), pape ; Basile d’Amasée (+ env. 332) martyr.

Orthodoxes et gréco-catholiques : Basile d’Amacée, hiéromartyr et Glaphire sa compagne, martyre.

 
TERTULLIEN (IIe-IIIe siècle) témoin


Il est des hommes dont la vie annonce l’Évangile, même s’ils ne sont pas en mesure de dire avec éloquence la profonde expérience de communion qu’ils ont vécue avec le Seigneur. D’autres, au contraire, sont doués d’un esprit prophétique et capables de faire une lecture profonde et originale du mystère de Dieu, mais leur vie nous apparaît sous le signe de la contradiction. C’est sans doute le cas de Tertullien, théologien et auteur spirituel parmi les plus pénétrants et les plus importants entre le II è et le III è siècle, qui se ferma cependant toujours davantage aux autres, au point de mourir entouré seulement d’un petit nombre d’adeptes, hors de la communion avec la grande Église et loin d’être en accord avec les prophètes montanistes qu’il avait pourtant soutenus avec vigueur.
Membre d’une famille païenne aisée de Carthage, Tertullien était né vers 160 et avait reçu une solide culture classique. Sa passion pour la recherche s’accompagna toujours d’une précision de langage caractéristique du milieu romain. C’est ce qui fit de lui le fondateur du langage théologique qui prévaudra dans la théologie latine. Ses travaux sur le baptême, la prière et le martyre seront abondamment repris par les auteurs ultérieurs.
Mais sa rigueur intellectuelle, unie à une verve de grand polémiste et à la rencontre avec les mouvements prophétiques de forte inspiration ascétique des milieux montanistes, amena Tertullien à manifester une intolérance de plus en plus grande. Sa rupture avec la grande Église fut consommée en 213, mais les données historiques sur l’issue de l’événement nous restent en grande partie inconnues.
Tertullien a laissé un corpus d’enseignements de grande valeur. Peut- être n’a-t-il pas pleinement saisi la condescendance de Dieu pour les faiblesses des hommes, mais il est certain que le Seigneur aura purifié cette lacune, en lui montrant finalement sa miséricorde infinie qu’il n’avait pas comprise.

Lecture

« Ainsi donc la chair ressuscitera, et assurément, toute chair, en son intégrité. Où qu’elle soit, elle est en dépôt auprès de Dieu, grâce à ce médiateur très sûr entre Dieu et les hommes, Jésus Christ, qui rendra Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, l’esprit à la chair et la chair à l’esprit, lui qui a déjà réuni ces deux éléments en sa personne, qui a donné une épouse à l’époux, un époux à l’épouse. En effet, si l’on considère que l’âme est l’épouse, sans doute la chair suivra-t-elle l’âme à titre de dot (…)Pourquoi donc, ô âme, en vouloir à la chair ? Il n’est personne de plus proche de toi, et tu dois l’aimer tout de suite après Dieu ; personne n’est pour toi plus fraternel, elle qui naît en Dieu même en même temps que toi. C’est pour elle surtout que tu aurais dû demander la résurrection : car s’il lui est arrivé de pécher, c’est par ta faute »

(Tertullien, La résurrection des morts)

 
ORIGÈNE (env. 185-254) prêtre et martyr

Vers 254, Origène, prêtre de l’Église universelle, meurt martyr à la suite des mauvais traitements subis durant les persécutions de Dèce.

Natif d’Alexandrie, en Egypte, il avait été profondément marqué par le martyre qu’avait subi son père Léonide : il avait alors à peine huit ans. Désireux de témoigner à son tour de sa fidélité au Christ, Origène abandonna, aussitôt qu’il le put, sa profession de grammairien pour s’adonner totalement à la catéchèse. Il vécut une vie monastique avant la lettre, dans la retraite et l’assiduité à la prière dans les Écritures, qui seront sa nourriture spirituelle fondamentale ; il fut sans doute le commentateur de la Bible le plus profond et le plus original de l’Antiquité chrétienne. Presque tous les pères, aussi bien grecs que latins, puiseront chez lui.
Il fut un catéchète apprécié et maints évêques lui demandèrent de prêcher, bien qu’il ne fût que laïc. Cela ne fut pas sans lui poser bien des problèmes avec l’évêque d’Alexandrie, qui le mit au ban et refusa de lui reconnaître l’ordination presbytérale qui lui fut conférée en Palestine. Origène, qui vouait une grande obéissance à l’Église et non seulement à l’Évangile, accepta de bon gré et se retira jusqu’à ce que son ordination soit reconnue et qu’on lui permît de prêcher et d’enseigner.
Son ministère de pédagogue itinérant de la foi prit fin quand se déchaîna la persécution de l’empereur Dèce. Arrêté, torturé, il fut sauvé du martyre proprement dit par la mort inattendue de l’empereur, même si, en raison de son âge avancé, il survécut bien peu de temps aux souffrances qu’il avait subies. Certaines de ses déclarations, faites sous l’influence de la philosophie néo-platonicienne en vogue à Alexandrie, seront condamnées par la suite, mais davantage à cause des excès de ceux qui se référèrent à ses enseignements que pour la réelle portée de ce qui, pour Origène, n’était autre qu’un ensemble d’hypothèses de travail.

Lecture

Je voudrais être un fils de l’Église. Non pas être connu comme l’initiateur d’une quelconque hérésie, mais porter le Nom du Christ. Je voudrais porter ce Nom, qui perdure, comme une bénédiction, sur la terre. Je désire que mon esprit comme mes œuvres me donnent le droit d’être appelé chrétien.
Si moi, qui aux yeux d’autrui, suis ta main droite, moi qui porte le nom de prêtre et qui ai comme mission d’annoncer Ta parole, s’il m’arrivait de commettre quelque erreur contre l’enseignement de l’Église ou contre la règle de l’Évangile au point de devenir une pierre de scandale pour l’Église, que l’Église tout entière alors, par une décision unanime, me retranche, oui moi, loin de sa main droite et me rejette dans l’oubli

(Origène, d’une de ses prières).

Le Sauveur est descendu sur terre, ému de pitié pour le genre humain ; il a souffert nos douleurs encore avant de pâtir sur la croix et de vouloir assumer notre chair ; s’il n’avait pas souffert, il ne serait pas venu prendre la condition de notre vie d’hommes. D’abord il a souffert, puis il est descendu et s’est manifesté. Quelle est cette passion qu’il a souffert pour nous ? C’est la passion de l’amour. Même le Père, Dieu de l’univers, plein de pitié, de clémence et de grande bonté, n’a-t-il pas souffert lui aussi d’une certaine manière ?Le Père non plus n’est pas impassible. Si nous le prions, il éprouve pitié et miséricorde, souffre d’aimer et s’identifie aux sentiments que de lui-même il ne pourrait avoir, étant donné sa grandeur par nature »

(Origène, Homélie sur Ezéchiel 6,6).

 

 

 


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Naissances célèbres

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–26 avril 121 à Rome (Italie) – 17 mars 180 à Vindobona (Vienne)
Marc Aurèle (40 ans) et Lucius Verus (31 ans) succèdent à Antonin le Pieux à la tête de Rome le 7 mars 161. L’un et l’autre ont été adoptés 23 ans plus tôt par l’empereur défunt en vue de lui succéder, sur l’injonction de son prédécesseur, l’empereur Hadrien ! C’est la première fois que l’empire est confié à un tandem. La collaboration entre Marc Aurèle, épris de philosophie stoïcienne, et Lucius Verus, séducteur et jouisseur, se passe curieusement bien…

Image illustrative de l'article Marc Aurèle
Buste de Marc Aurèle cuirassé exposé

au Musée Saint-Raymond de 

Toulouse(Inv. Ra 61 b).

–Jean II le Bon
26 avril 1319 à château du Gué de Maulny – 8 avril 1364 à Londres (Angleterre)
Le 22 août 1350, Jean II, fils de Philippe VI et Jeanne de Bourgogne, succède à son père sur le trône de France. Il devient à 31 ans le deuxième souverain de la branche cadette des Valois… et le premier dont le visage nous soit connu par un portrait non conventionnel, l’oeuvre du peintre Girard d’Orléans (1359).
Après le désastre de Poitiers, en 1356, il sera surnommé Jean le Bon en raison de sa bravoure au combat (bon est à prendre au sens de brave ou fougueux) !

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Anonyme vers 1350, Portrait de

–1573 Marie de Médicis, épouse d’Henri IV, reine de France.

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Portrait de Marie de Médicis,

–1660 Daniel Foe, dit Daniel Defoe, romancier (Ronbinson Crusoé, …), poète et journaliste.

–Eugène Delacroix
26 avril 1798 à Charenton – 13 août 1863 à Paris
Ami de Géricault et chef de file de l’école romantique, le jeune peintre cultive la couleur et le mouvement. Il se passionne aussi pour les grandes causes de son temps. Ainsi peint-il Les Massacres de Scio pour soutenir l’aspiration des Grecs à l’indépendance.
Le père de l’artiste, Charles Delacroix, avait été ministre des Relations Extérieures dans le gouvernement du Directoire avant d’être remplacé à ce poste par Charles Maurice de Talleyrand en juillet 1797.
Un article paru dans Le Moniteur peu avant la naissance de l’enfant révéla que Charles Delacroix avait été opéré en septembre d’une maladie qui le rendait stérile… Le bruit courut alors que l’enfant était en fait celui de Talleyrand, dont la réputation de coureur de jupons n’était plus à faire, et certains crurent en voir la confirmation dans la ressemblance entre l’ancien évêque d’Autun et le futur peintre.
En France, un billet de banque en francs commémorait l’artiste et son tableau La Liberté guidant le peuple. Il s’agissait alors du seul billet de banque au monde représentant une femme aux seins nus … et il était impossible de le changer en monnaie locale dans certains pays islamiques !

Description de cette image, également commentée ci-après

Autoportrait au gilet vert (1837)

–1879 Sir Owen Willans Richardson,
lauréat du prix Nobel de physique en 1928 pour « son travail sur l’émission thermo-ionique et particulièrement la découverte de la loi qui porte son nom »
lauréat de la médaille Hughes de la Royal Society en 1920 pour « son travail sur l’émission thermo-ionique, qui est à la base du tube à vide »
lauréat de la Royal Medal en 1930.

–1894 Rudolf Hess, nazi

Bundesarchiv Bild 183-1987-0313-507, Rudolf Hess.jpg

Rudolf Hess en 1935

–1900 Charles Francis Richter, sismologue, perfectionneur de l’échelle qui porte son nom et qui mesure la puissance des séismes.
Pour info, la magnitude de Richter correspond au logarithme de la mesure de l’amplitude, exprimé en millièmes de millimètre (ou microns), des ondes de volume (ondes P et S) à 100 km de l’épicentre !
En théorie, il n’y a pas de limite supérieure à la magnitude, mais le seuil de rupture des matériaux de l’écorce terrestre fait que l’on ne connaît pas de séisme d’une magnitude supérieure à 8,6.

–1915 Joseph Zobel, romancier et poète antillais : La Rue Cases-Nègres, …


–1919 Georges de Caunes, journaliste, homme de télévision et père d’Antoine de Caunes.


Blason de la famille de Caunes

–1922 Jeanne Sauvé, politicienne
première femme ministre au Québec (ministre d’État aux Sciences et à la technologie, ministre de l’Environnement, ministre des Affaires extérieures, ministre des Communications pour la francophonie)
première femme présidente de la Chambre des Communes au Québec
première femme gouverneur général du Canada
Mère de la « Fondation Jeanne Sauvé pour la jeunesse » qui se consacre surtout aux enfants doués.
journaliste

–1932 Francis Lai, compositeur de musiques de film
Oscar de la meilleure musique de film pour « LOVE STORY ».
Golden Globe de la meilleure musique de film « LOVE STORY ».
Premier Prix pour la meilleure chanson du monde pour l’année 1977 pour « BONSOIR TRISTESSE » (texte de Magali Déa), interprétée par la chanteuse Nicole Martin.
César de la meilleure musique de film pour « ITINÉRAIRE D’UN ENFANT GÂTÉ ».

–1933 Arno Penzias, prix Nobel de physique en 1978 pour l’une des découvertes les plus importantes du siècle: le rayonnement cosmique micro-onde, considéré comme le rayonnement fossile du big-bang qui aurait eu lieu il y a quelques milliards d’années.

 

 

 

 

 

 

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décès célèbres

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–0896 Boniface VI, pape … durant 15 jours.

–1478 Giuliano di Piero de’ Medici (Julien de Médicis) co-dirigeant de facto de la république florentine durant la Renaissance italienne.

–1865 John Wilkes Booth, acteur de théâtre et assassin du président US Abraham Lincoln en 1865.

–1910 Bjørnstjerne Bjørnson, écrivain (Ja, vi elsker dette landet (Oui, nous aimons ce pays)), prix Nobel de littérature en 1903.

–1920 Srinivasa Aaiyangar Ramanujan, mathématicien.

–1941 Carl Bosch, chimiste, prix Nobel de chimie en 1931 «en reconnaissance de leur contribution dans la découverte et le développement de méthodes chimiques sous haute pression».

Photographie de Carl Bosch
publiée en 1931 par la
Fondation Nobel.

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événements

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–1164 Guido da Crema, est consacrée de l’antipape Pascal III.

–1248 Dans l’Ile de la Cité à Paris, dédicace de la Sainte Chapelle : la chapelle haute est dédiée à la Sainte Couronne et à la Sainte Croix par le légat du pape Eudes de Châteauroux, la chapelle basse à la Vierge par Pierre Berruyer, archevêque de Bourges. C’est le roi Louis IX qui a ordonné sa construction en 1241, afin d’abriter la Couronne d’épines, un fragment de la vraie Croix et autres reliques de la Passion du Christ, rachetées à l’empereur de Byzance, Baudouin II.

Sainte-Chapelle du Palais
Image illustrative de l'article Sainte-Chapelle

–1478 Dans la cathédrale de Florence, au cours de la messe, Julien de Médicis est tué par Francesco Pazzi (les Pazzi sont soutenus par Sixte IV et par son neveu Girolamo Riario, opposés aux efforts déployés par Laurent de Médicis et son frère Julien qui dirigent la République de Florence, pour empêcher l’affermissement du pouvoir du pape sur la Romagne) ; Laurent de Médicis, légèrement blessé peut s’enfuir. En même temps, d’autres membres de la conspiration tentent de s’emparer du pouvoir, mais le peuple de Florence rallie les Médicis. La conspiration des Pazzi renforce le pouvoir de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, qui jouit d’un solide appui populaire. Les conspirateurs sont pourchassés, et plusieurs d’entre eux, dont l’archevêque de Pise, Francesco Salviati, que Laurent refusait de reconnaître, sont tués. Laurent fait pendre les conspirateurs aux fenêtres de son palais. Le pape excommunie les Florentins et leur fait la guerre durent deux ans.

Evènements : Laurent de Médicis

–1777 Gilbert du Motier de La Fayette, accompagné du Johann de Kalb, baron de Kalb et de 13 officiers, embarque sur « La Victoire » et met clandestinement la voile pour l’Amérique, à partir de à Los Pasajes (Espagne).

Evènements : La Fayette

–1792 Dans la nuit du 25 au 26 avril, à la demande du maire de Strasbourg, Philippe de Dietrich, le capitaine Claude Joseph Rouget de l’Isle (membre de la loge Les Frères Discrets, à Charleville) compose le Chant de guerre pour l’ar­mée du Rhin qui, chanté par les fédérés marseillais à leur entrée dans Paris le 30 juillet 1792, deviendra La Mar­seillaise. Le 29 avril, sur la place d’Armes de Strasbourg, le chant est entonné par la Garde nationale pour accueillir les volontaires de Rhône et Loire.

Evènements : Mar­seillaise

–26 avril 1861 : Une Constitution pour la Tunisie
Le 26 avril 1861, dans le souci de se concilier ses créanciers européens, le bey de Tunis promulgue une Constitution qui instaure en Tunisie un régime monarchique de type parlementaire à l’occidentale !
C’est la première Constitution promulguée dans un pays musulman.
Mohammed es-Sadok (on écrit aussi Muhammadal-Sadiq), au pouvoir de 1859 à 1882, complète de la sorte l’effort de modernisation de ses prédécesseurs, qui a vu l’abolition de l’esclavage, l’émancipation des juifs… Mais le bey manque de fermeté et son effort vient trop tard.
La Tunisie, victime d’une grave crise économique et d’un endettement excessif, va tomber sous la tutelle européenne malgré les efforts de son Premier ministre Khayr al-Dîn (ou Kheireddine).

–1865 Le général confédéré Joseph Johnston capitule à Durham, Caroline du Nord, USA. C’est la fin de la guerre de sécession qui a fait 359 000 morts chez les Nordistes et 258 000 chez les Sudistes.

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En haut à gauche : Armée nordiste à

Stones RiverTennessee ; en haut à droite :

des prisonniers confédérés àGettysburg ;

en bas : la bataille de Fort Hindman, Arkansas

–26 avril 1915 : Traité secret de Londres entre l’Italie et les Alliés
Le 26 avril 1915 est signé le traité secret de Londres entre les Alliés et l’Italie…

–1918 Alors que l’armée britannique a utilisée pour la première fois des blindés à Flers le 15/09/1916, c’est aujourd’hui la première véritable bataille entre blindés à Villers-Bretonneux.

–1923 Le roi Georges VI épouse la reine Elizabeth I

–1933 Herman Göring, ministre de l’Intérieur de Prusse, crée la Gestapo (Geheime Staatspolizei) et en prent la direction, tandis que Rudolf Diehls en devient chef adjoint.

Bundesarchiv Bild 102-13805, Hermann Göring

Hermann Göring en août 1932.

–1934 La Gestapo est autorisée à se livrer aux arrestations en « détention préventive « .

–1935 Première émission officielle de la télévision française.

–26 avril 1937 : Guernica ou le massacre des innocents
Le 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par l’aviation italo-allemande et notamment la redoutable Légion Condor, une unité spéciale fondée quelques mois plus tôt par le général Hugo Speerle et le lieutenant-colonel baron Wolfram von Richthofen. C’est la première fois qu’une population civile est sciemment bombardée par l’aviation…



–1945 Le maréchal Philippe Pétain quitte l’Allemagne, passe en Suisse et se rend aux troupes alliées.

Philippe Pétain (en civil, autour de 1930).jpg

Philippe Pétain vers 1930.

–26 avril 1954 : Conférence de Genève
Le 26 avril 1954 s’ouvre la conférence de Genève avec les délégués de 19 nations dont Anthony Eden (GB), John Foster Dulles (USA), Molotov (URSS), Zhou Enlai (Chine) et Georges Bidault (France). Ce dernier sera relayé par Pierre Mendès France… L’objectif est de régler les deux grands conflits de l’après-guerre, celui de Corée, inauguré par l’attaque communiste du 25 juin 1950, et celui d’Indochine, qui remonte à l’automne 1946.
La conférence se clôturera trois mois plus tard par le partage durable des deux pays et le retrait définitif de la France d’Indochine.

 

–1961 Echec d’un putsch de généraux français (Salan, Zeller et Jouhaud) en Algérie contre le gouvernement de la France, et sa décision de donner l’autonomie à l »Algérie.


— 26 avril 1964 : Création de la Tanzanie
Le 26 avril 1964, au terme de sanglantes émeutes entre communautés noires et arabes, l’archipel de Zanzibar rejoint le Tanganyika pour former l’actuelle « République unie de Tanzanie ».
Le premier Président de la nouvelle République est Julius Nyerere, surnommé le « mwalimu » (l’instituteur en langue swahilie). Ce leader socialiste, charismatique mais incompétent, énonce en 1967 la « doctrine d’Arusha » en vue de bâtir une société communiste fondée sur les « ujamaas », villages collectivistes. Il va en un temps record entraîner son peuple dans un dénuement extrême.
Le nouvel État se donnera pour capitale politique la ville nouvelle de Dodoma, la ville principale demeurant le port de Dar-es-Salam.

Drapeau de la Tanzanie

— 26 avril 1986 : Explosion de Tchernobyl
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, dans l’ignorance générale, une explosion gravissime se produit dans l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. En quelques jours, les retombées radioactives affectent la majeure partie de l’Europe.
L’opinion mondiale en est informée par les surveillants d’une centrale nucléaire… suédoise, alertés par une radioactivité plus élevée à l’extérieur de leur centrale qu’à l’intérieur ! L’État mobilise à la hâte 800.000 hommes pour réduire les fuites de radioactivité (largage de béton sur le réacteur…). Un millier de ces « liquidateurs » sont mortellement contaminés. « Sans même en avoir conscience, ils ont accompli l’inimaginable. Sans leur sacrifice, les conséquences de l’accident auraient été bien pires. Pires en Ukraine et en Biélorussie, mais pires aussi dans toute l’Europe… », écrit le journaliste Igor Kostine (Tchernobyl, confessions d’un reporter, Les Arènes, 2006).
Malgré cela, plusieurs milliers de citoyens soviétiques sont voués à une mort anticipée. Des milliers de km2 de terre sont rendues impropres à la vie en Ukraine et en Biélorussie.
La catastrophe est un nouveau coup dur pour une URSS au bord de l’effondrement. L’opinion internationale et les gouvernants formulent le voeu d’une meilleure collaboration internationale en matière de sécurité nucléaire, voeu pieux qui ne sera suivi d’aucune mesure tangible.


–1989 Des tornades provoquent la mort de 700 personnes au Bangladesh.

 

–1994 Le crash d’un Airbus A300-600 des China Airlines à Nagoya, Japon, tue 264 personnes parmis les 271 passagers et membres d’équipage. 


–1994 Premières élections pour le parlement de l’Afrique du Sud où participent toutes les races. Le parti de Nelson Mendella gagnera en grande partie.

–1995 Dusan Tadic, dit le « Boucher d’Omarska » est le premier serbe bosniaque jugé pour pour meurtres et tortures sur une centaine de détenus par le Tribunal Pénal International de La Haye.

 

–2002 Les évèques américains convoqués par le Pape Jean-Paul II rentre aux USA. Dans leurs valises, un plan de lutte sur la tolérance zéro qui prévoit « un processus spécial pour écarter du sacerdoce les prêtres notoirement coupable d’avoir commis de façon prédatrice de nombreux abus sexuels sur des mineurs ».

 

Jean-Paul II
Bienheureux catholique
Juan Pablo II en el Parque O'Higgins — 3 de abril 1987 — Santiago — Chile.jpg

–2005 Après son coup d’état du 05/02/2005, Faure Gnassingbé remporte l’élection présidentielle togolaise.

 

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26 avril 1248 Consécration de

la Sainte-Chapelle

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Le 26 avril 1248 a lieu la consécration de la Sainte-Chapelle dans l’île de la Cité, à Paris. Le monument, chef-d’oeuvre de l’art gothique, a été construit en six ans sur ordre du roi Louis IX, futur Saint Louis, pour abriter ce que l’on pensait être la couronne d’épines portée par le Christ lors de la crucifixion.


Une affaire de prestige

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En 1239, le roi de France avait déboursé 135.000 livres pour acheter à son cousin, l’empereur latin de Byzance, Baudouin II, cette couronne d’épines et d’autres reliques de la Passion du Christ (le manteau, la pierre du Sépulcre, la Sainte Lance, le Saint Sang….!).

Il vaut la peine de comparer ce montant au coût de construction de la Sainte-Chapelle, de l’ordre de 40.000 livres seulement, pour se rendre compte de ce que pouvait signifier le commerce des reliques au Moyen Âge.

Pour le futur Saint Louis, l’achat des précieuses reliques et la construction de la Sainte-Chapelle sont certes affaire de piété. Elles sont aussi le fruit d’une habile politique visant à faire de Paris une cité comparable, en prestige et en sainteté, à Rome et Jérusalem.

Le succès de l’opération rejaillit sur la dynastie capétienne qui apparaît comme le fer de lance de la chrétienté occidentale. Il rejaillit aussi sur la France, le plus riche et le plus peuplé des États européens de cette époque, également le plus développé dans les domaines intellectuels et artistiques.

Chef d’oeuvre de l’art gothique

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Véritable châsse de lumière, la Sainte-Chapelle marque l’apogée de l’art gothique, ou art français, né un siècle plus tôt avec la consécration de Saint-Denis par Suger.

La Sainte-Chapelle est construite selon le plan traditionnel des chapelles castrales, avec une nef (ou vaisseau) unique. Elle comporte deux niveaux : une chapelle basse affectée à la domesticité et dédiée à la Vierge, et surtout une chapelle haute illuminée par de hauts vitraux colorés, réservée au roi et à sa cour et dédiée à la Sainte Croix.

Dans cette chapelle haute, une châsse de trois mètres de haut réalisée par les meilleurs orfèvres parisiens abritait les reliques acquises par le roi.

L’architecte Pierre de Montreuil

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Selon un manuscrit du XVIe siècle conservé à la Bibliothèque Nationale, l’architecte de la Sainte-Chapelle serait le célèbre Pierre de Montreuil. Né à Montreuil-sous-bois, à l’est de la capitale, il aurait débuté comme maçon à Saint-Denis avant de devenir le maître d’oeuvre de la Sainte-Chapelle et surtout de Notre-Dame de Paris.
Il a l’insigne honneur d’être enterré avec sa femme dans une chapelle de la cathédrale dédiée à la Vierge. Ce fait atteste que les églises médiévales étaient l’oeuvre de grands architectes reconnus et honorés comme il se doit par leurs concitoyens.
Heurs et malheurs

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Sous la Révolution jacobine, en 1793-1794, la Sainte-Chapelle est gravement endommagée : disparition du jubé, des stalles et du mobilier, destruction de la flèche, martelage des tympans sculptés au-dessus des portes, dispersion des reliques… Une restauration à grande échelle est heureusement entreprise en 1846, avec le retour en vogue de l’art gothique. En 1871, pendant la Semaine sanglante qui met fin à l’insurrection de la Commune, l’édifice échappe de peu à l’incendie qui ravage le Palais de Justice voisin.

La Sainte-Chapelle se trouve aujourd’hui enclose dans le Palais de Justice, reconstruit après la Commune en style néogothique. Si une partie des reliques ont disparu, la couronne d’épines a heureusement subsisté ; elle est à l’abri dans le Trésor de Notre-Dame de Paris et, une fois par an, revient à la Sainte-Chapelle pour y être vénérée.

Saintes Chapelles à la chaîne

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Dix édifices sur le modèle de la Sainte-Chapelle de l’île de la Cité ont été construits en France jusqu’au XVIe siècle, soit par un roi (c’est le cas de Charles V à Vincennes), soit des princes de sang royal, Valois ou Bourbons.
Les uns et les autres souhaitaient de la sorte s’inscrire dans la lignée du saint roi et rehausser le prestige de leur résidence. Six de ces copies subsistent, à Vincennes, Riom, Châteaudun, Aigueperse, Champigny-sur-Veude et Vic-le-Comte. Notons que le terme «Sainte-Chapelle» ne date que du XVIe siècle ; au Moyen Âge, on parle plutôt de chapelle privée, autrement dit de chapelle tenant lieu de paroisse pour le maître du lieu…

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26 avril 1478 La conjuration des Pazzi

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Le dimanche 26 avril 1478, à Florence, une échauffourée se produit pendant la messe dans la cathédrale de Florence (le Duomo). Elle se solde par la mort de Julien de Médicis… et l’ascension de son frère Laurent à la tête de la riche république marchande.

C’est le début d’une saga familiale sans guère d’équivalent dans le monde.


Des banquiers devenus princes

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La victime, âgée de 25 ans, dirigeait de fait la république de Florence avec son frère Laurent (29 ans). L’un et l’autre portaient le titre de «principe dello stato» (prince de l’État).

L’autorité des Médicis sur la ville remontait à leur grand-père, Cosme (en italien, Cosimo de Medici), et à leur père, Pierre le Goutteux (Piero il Gottoso, ainsi surnommé parce qu’il souffrait de la goutte). L’un et l’autre s’étaient gardés d’exiger pour eux-mêmes des magistratures mais s’arrangeaient pour que celles-ci soient confiées à leurs fidèles.

Par leurs largesses, les Médicis faisaient en sorte de conserver le soutien du peuple. Mais ils ne disposaient que d’une autorité informelle sur les institutions de la République et celle-ci n’allait pas sans contestation… Une brouille entre le pape et les Médicis va donner l’occasion aux contestataires de se manifester.

Florence d'après une gravure du XVe siècle

Florence

Le pape et le complot

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Le pape Sixte IV (64 ans), né Francesco della Rovere, est un mécène auquel Rome doit le pont Sisto et la chapelle qui porte son nom, la Sixtine. Il pratique aussi le népotisme à grande échelle en faveur de ses bâtards et de ses neveux. C’est ainsi que, désireux d’offrir la seigneurie d’Imola à son neveu Girolamo Riario, il adresse une demande de prêt aux Médicis. Laurent, qui a également des visées sur Imola, refuse le prêt. Qu’à cela ne tienne, Girolamo s’adresse à ses rivaux, les Pazzi, une autre grande famille de banquiers florentins.

Justement, les Pazzi sont mécontents d’avoir été privés par les Médicis de certaines fonctions juteuses. Leur chef Francesco Pazzi saute sur l’occasion pour régler leur compte aux Médicis. Il organise la conspiration du Duomo avec le soutien de l’archevêque de Pise Francesco Salviati, dont Laurent de Médicis a refusé la nomination, et de Girolamo Riario.

Julien meurt au cours de l’échauffourée mais son frère Laurent n’est que blessé. Il échappe à la mort en se réfugiant dans la sacristie avec quelques fidèles et réussit à s’enfuir. Pendant ce temps, les hommes de main des Pazzi tentent de soulever le peuple de Florence au cri de «Popolo e libertà»(Peuple et liberté). Mais le peuple reste fidèle aux Médicis et Laurent retourne la situation à son profit.

Les conspirateurs sont massacrés sans indulgence. Jacopo et Francesco Pazzi ainsi que l’archevêque Francesco Salviati sont pendus aux fenêtres du palais de la Seigneurie. Pour le meurtre de l’archevêque de Pise, le pape jette l’interdit sur Florence : il excommunie d’emblée tous ses habitants ! Qui plus est, il entre en guerre contre la république avec l’appui de Naples et Venise.

Laurent de Médicis, par son habileté manoeuvrière, défait l’alliance. Au terme d’une guerre de deux ans entre les factions rivales et d’une répression impitoyable, son autorité se retrouve plus grande que jamais.

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26 avril 1915 Traité secret de Londres

entre l’Italie et les Alliés

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Le 26 avril 1915, l’Italie signe un traité secret avec l’Angleterre et la France. Contre la promesse de gains territoriaux, elle leur propose d’entrer en guerre à leurs côtés contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie.


Neutralité contestée

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L’Italie s’était liée en 1892 à l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie par un accord appelé Triple-Alliance ou Triplice. Lorsque la Grande Guerre éclate, en 1914, le nouveau président du Conseil, le libéral Antonio Salandra, renonce sagement à se joindre aux Puissances centrales en raison du désir de paix de la grande majorité des Italiens.

Mais tandis que le conflit s’éternise dans le reste de l’Europe, l’effervescence monte dans la bourgeoisie italienne et notamment chez les intellectuels.

Un certain Benito Mussolini, chef des socialistes révolutionnaires et rédacteur en chef du journal L’Unita, se convertit à l’interventionnisme, ce qui lui vaut d’être expulsé de son parti. Il fonde Il Popolo d’Italia où il fait campagne en faveur d’une entrée en guerre aux côtés des Alliés. Comme le poète nationaliste Gabriele d’Annunzio, il exalte les antiques vertus guerrières des Italiens. Il plaide pour la conquête des terres «irredente», peuplées par des Italiens mais sous souveraineté austro-hongroise. Il voit aussi dans la guerre un moyen pour le peuple d’oublier son mal-être quotidien.

Comme la plupart des Italiens, le vieux leader Giovanni Giolitti (63 ans) préfèrerait que le pays se contente de marchander sa neutralité au nom de l’«égoïsme sacré». C’est ce que tente le président du Conseil Salandra en ouvrant à Londres des discussions secrètes avec les Alliés.

Du marchandage à la guerre

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Mais les Alliés(France, Grande-Bretagne et Russie) ne se satisfont pas d’une simple neutralité de l’Italie de sorte que le marchandage débouche sur la promesse en bonne et due forme d’une entrée en guerre de l’Italie à leurs côtés en échange de l’obtention après la guerre d’une bonne partie de la côte adriatique ainsi que de territoires turcs et de colonies.

En entérinant le droit de conquête, ce traité secret enfreint l’esprit démocratique au nom duquel se battent les Français et les Anglais. Révélé par les bocheviques russes après la Révolution d’Octobre, il va soulever l’indignation de l’opinion publique américaine.

En attendant, à Rome, le 3 mai 1915, Antonio Salandra, rallié au principe de l’intervention, dénonce la Triplice en vue de préparer l’entrée en guerre de l’Italie. Le Parlement, qui n’a pas été consulté, s’insurge et menace de renverser le gouvernement. Les interventionnistes, Mussolini et d’Annunzio en tête, manifestent dans tout le pays. Le roi Victor-Emmanuel III, qui est lui-même favorable à l’intervention, confime Salandra à la tête du gouvernement. Celui-ci déclare officiellement la guerre à l’Autriche-Hongrie le 23 mai 1915 (et à l’Allemagne le… 28 août 1916 seulement).

Gabriele d’Annunzio (52 ans) s’engage aussitôt comme capitaine et s’illustre par quelques coups d’éclat. Benito Mussolini (32 ans) s’engage comme bersagliere et ne se montre pas moins courageux. Nommé caporal, il est gravement blessé en février 1917 et, réformé, reprend la direction de son journal.

Aléas de la guerre

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L’entrée en guerre de l’Italie soulage les Russes, qui peinaient en Pologne face aux Autrichiens et aux Allemands. Mais, pas davantage que les autres combattants, les Italiens n’arrivent à emporter la décision.

Le chef d’état-major Luigi Cadorna subit de graves revers au printemps 1917 sur l’Isonzo et le Carso, des cours d’eau alpins, et en octobre 1917, il est mis en échec par les Austro-Hongrois qui, avec le concours des Allemands, percent le front à Caporetto, obligeant les Italiens à reculer sur la Piave et à céder la plus grande partie de la Vénétie. Cette défaite vaut à Cadorna d’être limogé (il sera plus tard réhabilité par Mussolini et le Duce lui confèrera le titre de maréchal).

Son successeur, Armando Diaz, redresse la situation et les 24-28 octobre 1918, remporte la victoire de Vittorio Veneto sur une armée austro-hongroise en pleine décomposition. Le 3 novembre, une semaine avant l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie demande l’armistice.

Après la guerre, insatisfaite par les traités de paix, qui ne lui accordent qu’une modeste partie des territoires qu’elle revendiquait, l’Italie négocie avec la Yougoslavie, à Rapallo, une rectification des nouvelles frontières… Il y en aura beaucoup d’autres.

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26 avril 1937 Guernica ou

le massacre des innocents

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26 avril 1937Guernica ou le massacre des innocents
Le lundi 26 avril 1937, pendant un jour de marché, la petite ville basque de Guernica est bombardée par des avions allemands et italiens.

C’est la première fois dans l’Histoire moderne qu’une population

urbaine est sciemment massacrée. Ce massacre a été voulu par Hitler, allié du général Franco dans la guerre civile espagnole, pour terroriser la population civile.


Terrain d’essais militaires

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Dès le début de la guerre civile, Hitler a utilisé l’Espagne comme un banc d’essai pour des armes nouvelles et un terrain d’entraînement pour ses aviateurs. En octobre 1936 a été créée une unité aérienne spéciale, la Légion Condor, sous le commandement du général Hugo Speerle. Il est assisté du lieutenant-colonel baron Wolfram von Richthofen, cousin du«Baron rouge», un autre aviateur, héros de la Grande Guerre.

Forte de 6500 hommes, la Légion Condor comprend quatre escadrilles de 12 avions de chasse et de bombardement, trois escadrilles de six avions de reconnaissance, une escadrille de six hydravions et un groupe de 48 blindés. Cette unité offre aux pilotes de guerre allemands des stages d’entraînement intensif en situation de guerre réelle. C’est une manière pour eux de contourner le traité de Versailles de 1919 qui leur interdit de développer leur aviation de guerre.

Lorsque les franquistes dirigent leurs attaques sur le pays basque et les Asturies, au nord-ouest de l’Espagne, la Légion Condor va s’acquérir une sinistre notoriété en bombardant Guernica.

Un symbole des libertés basques

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Cette ville était connue pour son chêne sacré au pied duquel se réunissaient depuis le Moyen Âge les représentants du peuple basque.

Tous les deux ans, du règne d’Isabelle de Castille à 1876, les représentants de la couronne espagnole avaient coutume de renouveler à cet endroit leur serment de respecter les libertés basques. Le président de la Deuxième République avait renouvelé la tradition en prêtant serment devant le chêne, le 7 octobre 1936, de respecter la très large autonomie accordée au pays basque par son gouvernement. Ce fait avait sans doute nourri le ressentiment des franquistes à l’égard de la ville.

Mais Guernica était aussi devenue au XXe siècle une cité industrielle de 7.000 âmes, pourvue de plusieurs usines d’armement.

La veille du drame, elle est traversée par les combattants républicains basques, les gudaris. Ils fuient l’avance des franquistes et tentent de gagner Bilbao, au nord, en vue d’y organiser une nouvelle ligne de défense. Le baron von Richthofen propose à ses alliés espagnols de couper la route aux fuyards en détruisant le pont de Rentería, au nord de Guernica. Il n’est pas officiellement question d’attaquer la ville proprement dite.

Une tragique première

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Dans les faits, les 33 bombardiers de la Légion Condor emportent dans leurs soutes non seulement des explosifs brisants et des bombes antipersonnelles utiles pour cette mission mais aussi 2500 bombes incendiaires.

Ces ogives bourrées d’aluminium et d’oxyde de fer sont capables d’élever la température environnante à 2700°C. Rien à voir avec la simple destruction d’un pont !

Accompagnés de plusieurs chasseurs et d’avions italiens, les bombardiers attaquent la ville en plusieurs vagues, au moment où se tient le marché, de 16h30 à 18h. Les deux tiers des maisons, la plupart en bois, sont détruites et incendiées.

À la faveur du bombardement, les nazis mettent au point une stratégie de terreur qu’ils auront l’occasion de réemployer pendant la Seconde Guerre mondiale, avec par exemple le sinistre sifflement des Stukas en piqué.

L’attaque fait selon les estimations les plus plausibles 800 à 1000 morts (*). Il est possible que le général Franco n’en ait pas été informé au préalable… ce qui ne veut pas dire que, dans le cas contraire, il s’y serait opposé.

Dans un premier temps, le mardi, les nationalistes répandent la rumeur que l’attaque aurait été le fait des républicains eux-mêmes qui auraient dynamité la ville. Ils sèment aussi le doute sur le nombre de victimes… Faute d’être crus, ils assurent que le bombardement était un acte de guerre justifié par la présence sur place de troupes et d’usines d’armement. Mais ces dernières n’ont pas été affectées par l’attaque, tout comme d’ailleurs le chêne sacré et le Parlement voisin, ainsi que le fameux pont de Rentería.

Trois jours plus tard, le 29 avril, c’est par ce même pont que les franquistes font leur entrée dans la ville dévastée. Le général Emilio Mola, qui n’a rien d’un tendre, est lui-même choqué par le spectacle de désolation. À l’étranger, les révélations sur le bombardement entraînent beaucoup de démocrates à retirer leur soutien au général Franco et au camp nationaliste…

Indignation picturale

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Dans les semaines qui suivent la tragédie de Guernica, alors que l’opinion internationale est encore sous le coup de l’émotion, le gouvernement espagnol (républicain) commande (et paie) à Pablo Ruiz Picasso, peintre espagnol résidant à Paris, une oeuvre destinée à en perpétuer le souvenir.

L’artiste, qui est à cette époque inspiré par le thème de la corrida, compose une toile de proportions grandioses, en noir et blanc, où la souffrance est évoquée par des hommes mais aussi des chevaux et des taureaux déchiquetés et hurlant de douleur. Présentée à l’Exposition internationale des arts et techniques, à Paris, en mai 1937, Guernica est l’oeuvre à la tonalité la plus dramatique de la longue carrière de Picasso.
L’Espagne réconciliée avec elle-même expose aujourd’hui la toile au Musée de la reine Sophie, à Madrid, non loin de la gare d’Atocha… Cette gare a été frappée le 11 mars 2004 victime d’une autre forme de folie liée aux tragédies moyen-orientales.

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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia

un peu de géographie : De l’abus du terme « balkanisation » au Mali et ailleurs

En ce moment des évènements, affrontements, guerres de clans et religieuses se déroulent au Mali, et des analyses (parfois hâtives) voient dans les évènements maliens la preuve d’une balkanisation de la zone sahélienne de l’Afrique.

Quelques sommaires éclaircissements semblent nécessaires et tentons d’y apporter quelques éclaircissements :

Balkanisation, fragmentation, scission, partition? Rappelons tout d’abord les différences entre ces terminologies. Selon Stéphane Rosière, la balkanisation est : « le processus de fragmentation d’un État en au moins trois nouveaux États (…) si un État “primaire” est divisé en deux nouvelles entités, on peut préférer les notions de scission ou de partition »[i]. Ainsi la notion de balkanisation, souvent employée avec une connotation péjorative, ne correspond pas à la réalité malienne actuelle. 
Un peu plus à l’Est de cette bande sahélienne prenons des exemples que nous maitrisons plus. L’Erythrée et le Soudan du Sud se sont séparés d’une entité qui existe toujours. Le cas du Somaliland est plus problématique, puisque l’Etat somalien s’est effondré et qu’une autre entité, le Puntland, s’est déclarée autonome. 
En revanche, la sécession est bien l’aboutissement d’un processus de désintégration politique. Si l’intégration politique se définit comme un processus par lequel les acteurs, de systèmes politiques distincts, sont persuadés qu’ils doivent loyauté à un nouveau centre de pouvoir, prévalant sur l’ancien système[ii], lors d’une sécession les acteurs décident à l’inverse de retirer leur loyauté du centre juridique et de le donner à un nouveau centre. En interne, une sécession signifie donc la dissolution du pacte existant et marque un coup d’arrêt à la capacité de l’Etat à gouverner sur tout le territoire. La sécession est donc le retrait d’une entité constitutive d’un ensemble établi et reconnu internationalement et la création d’un nouvel Etat souverain.

La reconnaissance internationale est en générale l’étape suivante. Cet acte fait entrer le nouvel Etat dans l’ordre juridique internationale en lui attribuant des droits et des obligations. Néanmoins la reconnaissance reste un acte discrétionnaire et bilatéral que le Somaliland attend par exemple toujours et que l’Azawad s’est fut refusé par les Etats composant la communauté internationale.


La reconnaissance internationale des nouvelles entités


Le système international ne reconnait qu’aux Etats certains pouvoirs, droits et devoirs, alors que les gouvernements ne sont reconnus que comme les agents d’Etats légitimes [iii]. En effet, deux principes contradictoires guident la communauté internationale : le droit à l’autodétermination et le respect de l’intégrité territoriale. En général, l’instauration de l’autonomie est préférée à la sécession, mais cette dernière reste parfois l’unique mode de résolution des conflits.
Ainsi, l’Erythrée a accédé à l’indépendance, après l’autorisation préalable du nouveau régime en place à Addis Abeba, et son engagement à reconnaitre les résultats du référendum d’autodétermination. L’indépendance est ainsi déclarée de facto en 1991, et de jure en 1994 après le referendum en avril 1993.
Concernant le Soudan du Sud, ce sont les accords de paix inclusifs, ou Compehensive Peace Agreement, (« accords de Naivasha »), signés au Kenya le 9 janvier 2005 par la rébellion sudiste de John Garang (Mouvement populaire de Libération du Soudan – SPLM) et Ali Osmane Taha, le vice-président du Soudan, qui ont ouvert la voie au référendum d’autodétermination. En effet, ces accords prévoyaient une large autonomie du Soudan du Sud, ainsi que la tenue d’élections démocratiques dans l’ensemble du Soudan un an avant la fin de la période de transition. Puis ils octroyaient, au terme d’une période intérimaire de six ans, la possibilité de choisir, par référendum, entre l’indépendance et le maintien au sein du Soudan.

Original caption states, "Former Southern...
 

Le Somaliland s’est, quant à lui, autoproclamé indépendant selon la même logique que l’Erythrée, mais cette indépendance n’est pas internationalement reconnue. L’ancienne colonie britannique bénéficiait en 1991 d’une autonomie de facto, en l’absence de pouvoir central légitime à Mogadiscio. La capitale Hargeisa s’est dotée de tous les instruments de la puissance régalienne (drapeau, monnaie, etc). Le président du SNM (Mouvement National Somalien) proclame, en mai 1991, la nullité de l’acte d’union du 1er juillet 1960 et déclare l’Etat souverain. Or la déclaration d’indépendance est un acte est juridiquement controversé et n’est pas validé par la communauté internationale.
Dans les trois cas, le scrutin référendaire a recueilli des scores élevés et montre l’adhésion du peuple aux mouvements d’indépendance. Le scrutin d’autodétermination érythréen a été approuvé par 99,8% des électeurs. Le référendum somalilandais du 31 mai 2001, en faveur de la nouvelle Constitution qui réaffirme le statut indépendantiste de l’Etat[v], fut approuvé par 97 % des votes bien que les résultats soient certainement surestimés. Au Soudan du Sud, en 2011, près de 98% des votants approuvaient la sécession malgré les contestations et les intimidations dénoncées.
Nous avons retracé dans « Trois trajectoires desécession dans la Corne de l’Afrique : le Somaliland, l’Erythrée, le Soudan duSud », les trajectoires de trois récentes sécessions qui ont eu lieu dans la région (Soudan du Sud, Erythrée et Somaliland) en mettant en évidence leurs similarités. À différents degrés, chacune de ces sécessions a éprouvé des difficultés à passer d’une administration militaire à une administration civile. Le défi est aussi la construction de l’Etat après la sécession ce qui explique pourquoi ces Etats sont particulièrement sourcilleux de protéger leur souveraineté.

sources :
[i] Rosière (Stéphane), « La fragmentation de l’espace étatique mondial. », L’Espace Politique

[En ligne] , 11, 2010-2, mis en ligne le 16 novembre 2010, Consulté le 01 décembre 2011. URL : http://espacepolitique.revues.org/index1608.html


[ii] Haas (Ernest), The uniting of Europe, Stanford University Press, 1968, p.16

bonne journée …..

Patrick 

parution de  » Pierre Chaunu, Historien »

Un bijou à vous faire découvrir ……

Retranscription du quatrième de couverture ce cette oeuvre, fruit de la collaboration de plusieurs historiens, qui rendent un chaleureux

The Sorbonne covered in snow. Euskara: Sorbona...

hommage à Pierre Chaunu, Historien d’exception : 

Pierre Chaunu a été le plus fécond et assurément l’un des plus grands historiens de sa génération. Communicant hors pair, pendant des années il a su rendre attrayant le travail des historiens, en le présentant comme une réponse aux questions d’aujourd’hui.

Ses chroniques du Figaro étaient suivies par les nombreux et assidus lecteurs qu’il conduisait vers des travaux universitaires parfois difficiles, toujours enrichissants. Pourtant, rien ne semblait prédestiner ce spécialiste de l’histoire économique des Grandes Découvertes à devenir le porte-voix de Clio, muse de l’histoire, parmi les hommes. Mais tous ceux qui l’ont connu même très jeune ont été frappés par la force de ses convictions et par son aptitude à la synthèse qui le prémunissaient contre l’isolement du spécialiste. Il enracinait sa démarche dans ce désir de dire, ce qui ne l’empêchait pas d’être un immense savant.

Ce livre ne constitue pas un dithyrambe pour un maître aimé, glacial hommage en forme de tombeau qu’il aurait exécré. Il a semblé nécessaire à ses amis et à ses élèves de cerner le contenu et l’apport de cette pensée où beaucoup ont puisé sans toujours reconnaître leur dette. Au fil des quatre grandes parties de ce volume, le lecteur pourra entrevoir concrètement ce que Pierre Chaunu a apporté à l’histoire, aux historiens et aussi au public de ses lecteurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Le souhait de ceux qui ont contribué à cet ouvrage est de proposer une relecture de l’œuvre, d’inciter ainsi à la redécouvrir, à l’approfondir et à vérifier à quel point, Pierre Chaunu est plus que jamais d’actualité.

JEAN-PIERRE BARDET, DENIS CROUZET ET ANNIE MOLINIÉ (DIR.) 

Pour l’avoir lu, je ne peux que vous le recommander !!!

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Biographie sommaire de  :

PIERRE CHAUNU

Agrégé d’histoire et docteur ès lettres, il débute sa carrière comme professeur d’histoire au lycée de Bar-le-Duc en 1947. En tant que membre de l’École des hautes études hispaniques, il séjourne à Madrid et Séville jusqu’en 1951 puis enseigne cinq années au lycée Michelet de Vanves. Entre 1956 et 1959, il est chargé de cours à la faculté de lettres de Paris et attaché de recherches au CNRS. La publication de sa thèse ‘Séville et l’Atlantique, 1504-1650’ marque un tournant dans la recherche en histoire. Devenu professeur à l’université de Caen en 1959, il y fonde le Centre de recherches d’histoire quantitative en 1966. Nommé professeur d’histoire moderne à l’Université Paris IV – Sorbonne en 1971, l’historien y enseigne jusqu’à sa retraite. Pierre Chaunu est l’un des fondateurs de l’histoire quantitative, qui s’appuie sur les mathématiques et les statistiques et utilise l’économie et la démographie pour analyser les évolutions historiques.

Photo prise le 26 novembre 2000 à l’Hôtel de Ville de Paris

lors de la « Fête du Livre » de l’écrivain Pierre Chaunu.

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vous pouvez vous  procurer ce  » livre hommage  » aux P.U.P.S. en vous connectant au lien suivant :

http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/index.php

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Bonne lecture 

sources Wikipédia,http://www.evene.fr/, le site d’Info culture, http://pups.paris-sorbonne.fr

nouvelle parution : « Nous sommes des sang-mêlés »

Ceiling of the hall of La Sorbonne school in P...

Ceiling of the hall of La Sorbonne school in Paris, France. Français : Plafond du hall de l'école de La Sorbonne à Paris en France. (Photo credit: Wikipedia)

Sorbonne, Paris

Sorbonne, Paris (Photo credit: Wikipedia)

cher(e)s collègues,

je vous signale la parution de Lucien Febvre/François Crouzet

« Nous sommes des sang-mêlés ». Manuel d’histoire de la civilisation française Présentation de Denis et Elisabeth Crouzet Editions Albin Michel, Paris, 2012, 400 pp

Voici l’argument donné en quatrième de couverture:

« En 1950, le grand historien Lucien Febvre, aidé par un jeune assistant en Sorbonne, François Crouzet, se lance un défi : écrire, en réponse à une sollicitation de l’Unesco, un manuel « modèle » d’histoire de la civilisation française. Oublié jusqu’à aujourd’hui dans un grenier poussiéreux, ce livre veut prouver qu’il n’y a pas d’identité française providentiellement surgie de la nuit des temps, mais que la France s’est progressivement créée grâce à un constant métissage ethnique et culturel qui est le cœur battant de sa civilisation. Véritable défense et illustration du caractère « international » et « interdépendant » de toute nation, Nous sommes des sang-mêlés dénonce les tentations de refus de l’autre qui ont conduit aux atrocités des conflits mondiaux du XXe siècle. Selon Febvre et Crouzet, l’historien a pour mission, scientifique et éthique, d’éliminer les ferments de haine xénophobe entretenus par l’enseignement d’une histoire trop nationaliste, et d’ouvrir les esprits à l’idée d’une « fraternité » universelle qui serait l’essence même du passé et donc du présent. Livre singulier d’histoire engagée, promotion d’un projet de paix qui serait l’avenir de l’humanité, Nous sommes des sang-mêlés conserve toute sa pertinence aujourd’hui ».

très cordialement Denis Crouzet

Recto

message reçu de l’l’Association des Historiens Modernistes des Universités Françaises.

 

Au plaisir de vous relire ……

 

Patrick  alias Lazare