La victoire de Villars à Denain, le 24 juillet 1712

La victoire de Villars à Denain, le 24 juillet 1712

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« Monsieur le maréchal, vous nous avez sauvés tous »
Louis XIV

 

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Le 24 juillet 1712, le maréchal de Villars remporte à Denain une victoire inespérée sur les Impériaux et les Hollandais commandés par le prince Eugène. La guerre de Succession d’Espagne met Paris en danger mais, trompant l’ennemi par une manœuvre habile, Villars sauve « in extremis » la France de l’invasion et permet à Louis XIV d’obtenir la paix dans des conditions honorables, qu’il n’aurait pu espérer quelques années plus tôt. Yves-Marie Bercé, de l’Académie des inscriptions et belles- lettres, évoque le miracle de « l’Heureux Villars » et sa place dans notre « roman national » sur Canal Académie .
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Portrait of Louis XIV

Portrait of Louis XIV (Photo credit: Wikipedia)

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Au début du XVIIIe siècle, la mort, sans héritier direct, de Charles II, le dernier Habsbourg d’Espagne, pose une question dynastique qui va enflammer l’Europe.  

Louis XIV- au nom de feue la reine de France, Marie Thérèse d’Autriche , accepte pour son petit-fils, Philippe d’Anjou, la succession espagnole. 

La guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) prend, en France en 1709, l’aspect d’une guerre de défense nationale contre l’ensemble des puissances européennes. 

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<i>La Bataille de Denain</i>, huile sur toile de Jean Alaux (1849)

La Bataille de Denain, huile sur toile
de Jean Alaux (1849)
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Revers militaires et mécomptes diplomatiques des Franco-Espagnols

Yves-Marie Bercé précise : « la dernière guerre du long règne de Louis XIV-  se trouve à front renversé. 

Pour la première fois depuis deux siècles les Français et les Espagnols se trouvent réunis dans une alliance dynastique.
Les Britanniques, les Impériaux, les Hollandais contestent l’héritage de Philippe d’Anjou devenu Philippe V d’Espagne.

La force, la capacité militaire du royaume de France est mise à rude épreuve. Certes, la France est la puissance la plus considérable de l’Europe. Avec plus de vingt millions d’habitants, elle est de loin le pays le plus densément peuplé, le plus riche, le plus centralisé, le plus fermement dirigé et précocement administré, en face de puissances disparates. 
Mais, très vite, à partir de 1704 les Français accumulent les revers sur plusieurs fronts. 
À Höchstädt (13 août 1704), les deux plus grands généraux de l’alliance ennemie -le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie- infligent une défaite désastreuse aux Franco-Bavarois. 
1706 -« annus horribilis » pour Louis XIV- est l’année la plus catastrophique pour les armes françaises. 

En 1709, cependant, la bataille indécise de Malplaquet vient prouver que la France n’est pas encore militairement abattue. À l’issue de cette sanglante journée, l’offensive ennemie sur Paris est stoppée et les coalisés se résignent désormais, jusqu’en 1712, à une guerre de position. 

Louis XIV- essaie de renouer des négociations mais les exigences des puissances coalisées sont à ce point élevées que, réduit à une position désespérée, il lance une sorte d’appel à la nation française pour expliquer que la poursuite de la guerre est inévitable. On lui imposerait de faire la guerre à son petit-fils d’Espagne : à cette demande humiliante, le roi avait répondu : « puisqu’il faut faire la guerre, j’aime mieux la faire à mes ennemis qu’à mes enfants. » »

L’assaut à la baïonnette du camp retranché de Denain le 24 juillet 1712

Après avoir présenté d’une part les personnalités d’exception que sont le maréchal-duc de Villars et le prince Eugène et, d’autre part, la terrible inquiétude de Louis XIV-   qui, ayant conscience de l’imminence d’une invasion jusqu’à Paris, envisage de transférer la Cour et le gouvernement à Chambord, Yves-Marie Bercé évoque le miraculeux armistice franco-anglais, puis la ruse de Villars et de son maréchal de camp Montesquiou qui sauve la France. 

Les troupes françaises, après une nuit de marche forcée de 25 à 30 kilomètres, attaquent Denain alors que le prince Eugène les attend à Landrecies. L’effet de surprise est total et décisif.

Villars, dans les jours suivants, exploite son avantage et reprend, petit à petit, les citadelles françaises perdues depuis trois ans. Les négociations commencées à Utrecht depuis le début de 1712 s’accélèrent.

Les traités d’Utrecht et de Rastatt 

Après l’Angleterre, à son tour, la Hollande, au lendemain de Denain, se résigne à traiter.

Seul l’empereur Charles VI s’obstine à ne pas vouloir reconnaître Philippe V et décide de continuer la guerre. 

Marshal Villars leads the French charge at the...

Marshal Villars leads the French charge at the Battle of Denain. Oil on canvas, 1839. (Photo credit: Wikipedia)

Enfin, deux succès militaires de Villars, la prise de Landau, en août, et celle de Fribourg, en octobre, amènent l’empereur à traiter avec la France. Un compromis honorable permet de signer les traités d’Utrecht (1713) et de Rastatt (1714). 
La guerre de Succession d’Espagne, qui a déchiré l’Europe pendant plus de dix ans et a été pour la France une terrible épreuve, est finie. Philippe V est reconnu comme légitime successeur de Charles II d’Espagne. Il renonce officiellement à ses droits de succession au trône de France.

Yves-Marie Bercé expose, alors, les clauses politiques, territoriales et commerciales des traités ainsi que la postérité dans les Écoles de guerre du XVIIIe siècle, et dans notre roman national, de la victoire de Denain, cette belle tactique originale menée avec un immense courage par, entre autres, les grenadiers de Villars.

En 1912, lors de la commémoration du deuxième centenaire, à la veille d’une nouvelle invasion des gens d’Outre-Rhin, on évoquait ce « sursaut d’énergie de l’âme française : un des beaux réveils de notre race ». 

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Patrick

sources :

— http://www.canalacademie.com/

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Parlez-vous français ?

 

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Parlez-vous français ?

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L’Université au Moyen-ÂgeLa logique – la Réthorique.
Manuscrit francien 574

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Le thème du déclin de la langue française est souvent balayé d’un revers de main par nos responsables politiques et culturels. Ces derniers font valoir que les discours sur la décadence sont le lot quotidien dans l’hexagone et qu’il faut savoir prendre du recul face à des affirmations un peu péremptoires. Dans l’absolu, je ne saurais leur donner tort. Pourtant, en nous y intéressant d’un peu plus près, il est un paradoxe apparent très intéressant concernant la santé de la langue française dans le monde. D’un côté, nous avons les déclarations officielles des décideurs politiques, culturels et économiques qui visent à nous rassurer : la langue de Molière ne recule pas, elle n’a jamais cédé un pouce face à d’autres idiomes et il n’y a rien à craindre à ce sujet. D’un autre côté, la réalité des chiffres et des tendances offre un tableau nettement plus pessimiste, pour ne pas dire alarmiste. Peut-on encore accorder du crédit aux habituels arguments irréfutables concernant l’expansion radieuse du français dans le monde ?

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Les trois livres de Tules 1547

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« Au nom de l’exception culturelle française, notre langue et notre culture sont valorisées et défendues au plus haut niveau. » Ah, cette fameuse manie de l’exception culturelle !… Certes, certaines nations (pays scandinaves, monde germanophone, etc.) semblent avoir abandonné la partie de manière plus ou moins visible. Pourtant, nous ne sommes pas les seuls à avoir conscience de l’importance de notre langue et de notre culture, tant s’en faut ! Et surtout, cela fait bien longtemps qu’au niveau linguistique, nous avons lâché prise. Il ne s’agit pas d’être pessimiste : cet abandon est entièrement voulu et, avec une véritable volonté politique, nous pourrions reprendre la main en quelques décennies. Pourtant, plus le temps passe, moins nos dirigeants politiques semblent s’intéresser à la Francophonie et au sort de la langue et de la culture française dans le monde. Le mandat de Nicolas Sarkozy a été à cet égard particulièrement désastreux, même s’il ne peut être l’unique responsable du déclin du français dans le monde. Participer aux sommets de la Francophonie ne suffit plus, d’autant plus que même l’immense majorité des citoyens français ne saurait citer la date et le lieu du dernier congrès général de l’organisation (c’était à Montreux, en Suisse, en 2010). Aucune médiatisation, aucune proposition politique concrète, pas de plan ambitieux et public, rien qui permette de promouvoir l’organisme et ses objectifs à court et long terme. Comment se fait-il que les différentes réunions de l’Hispanité ou des sommets de la Communauté des Pays de Langue portugaise bénéficient d’une meilleure visibilité ? Peut-être parce que des moyens réels sont investis en ce sens ?

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L’une des pages de l’ordonnance
de Villers-Cotterêts
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« Les chiffres parlent pour nous : plus de 700 millions de francophones et 85 millions d’étudiants dans le monde ! » La plupart des données dans les médias sont généralement surévaluées. Il est impossible, lorsque l’on veut évaluer la population de langue française sur la planète, de se contenter d’additionner les chiffres officiels de chaque pays membre de la Francophonie. Pourquoi ? D’abord parce que le français n’y est pas officiel partout et que tous les Albanais (ils sont près de 3 millions) ou tous les Cambodgiens (ils sont un peu moins de 15 millions) ne pratiquent pas la langue de Molière. Ensuite parce que, même dans les pays où le français est langue officielle, une part non négligeable de la population ne le pratique pas. C’est notamment le cas dans une grande partie des pays africains. La République démocratique du Congo, par exemple, pourrait virtuellement être le plus grand pays francophone au monde (elle est peuplée de plus de 71 millions d’habitants). Mais, dans les faits, les Congolais ne sont que 3 millions à maîtriser réellement le français, contre 36 millions à utiliser le lingala comme lingua franca. Si l’Afrique est bien, démographiquement et économiquement, le plus grand « réservoir » pour la langue de Molière, rien n’est gagné en la matière. Pour rester réalistes, nous pourrions estimer la population francophone totale (locuteurs maternels et locuteurs secondaires) à 200 millions de personnes dans le monde, peut-être un peu plus. C’est une bonne base, mais notre place relative (neuvième langue la plus parlée dans le monde) montre à quel point nous avons chuté depuis la fin du xixe siècle ou même depuis 1950.

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Classe au XXème siècle  Reconstitution

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« Plus de 70 pays parlent le français, l’une des seules langues à être parlées sur les cinq continents ! » La Francophonie est en train de devenir une petite copie de l’Organisation des Nations unies. Cela peut sembler bien… si ce n’est que bon nombre des nations qui la composent ne font rien pour valoriser et diffuser le français, malgré l’argent reçu à cette fin. Le nombre de francophones au Vietnam et au Laos est devenu insignifiant ; il est en chute libre ou en voie de disparition au Liban, en Égypte, en Arménie, en Roumanie ou en Bulgarie ; il n’a jamais été réellement élevé et ne tend pas à le devenir au Cap-Vert, en Guinée équatoriale, en Slovaquie, en Pologne, en Hongrie, en Lituanie ou en Macédoine. Aucun de ces pays n’obtient des résultats probants dans la défense et l’illustration de notre langue, pour ne pas dire que la plupart d’entre eux s’en moque éperdument aujourd’hui. Alors pourquoi dépenser de l’argent et les maintenir dans la Francophonie ?

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Agence intergouvernementale
de la Francophonie

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La présence du français s’est réduite un peu partout, et il ne faut pas se cacher derrière l’argument des cinq continents : que peuvent peser moins de 20 millions de locuteurs natifs ou secondaires sur plus de 900 millions en Amérique ; environ 25 millions sur plus de 4 milliards en Asie ; ou un peu plus de 250 000 sur plus de 30 millions en Océanie ? Nos deux seuls véritables socles sont l’Afrique et l’Europe mais, partout, nous perdons du terrain dans l’apprentissage. Le chiffre de 85 millions d’apprenants, cité plus haut, est largement fantaisiste : nous sommes peut-être plus proches de 10 millions en tablant large, ce qui fait encore du français la troisième langue la plus apprise au monde, derrière l’anglais et l’espagnol. Sur le continent américain, les États fédérés canadiens non francophones ont relégué l’apprentissage du français au second plan derrière l’espagnol, de même que les États-Unis d’Amérique. Au Brésil, nous avons perdu la partie en faveur de l’espagnol et, dans les autres pays latino-américains, en faveur du portugais, le tout dans le cadre du Mercosur. Même en Chine ou au Japon, lorsque l’anglais et l’espagnol sont passés, il reste peu de place pour une autre langue occidentale. Quant à l’Europe orientale, elle vogue entre l’anglais et l’allemand, avec la pénétration récente et rapide de la langue de Cervantès.

Pourtant, rien n’est totalement perdu et il s’agit d’être réaliste, pas pessimiste. Le français n’aura pas à affronter un déclin démographique et culturel aussi massif que celui de l’allemand ou du japonais dans les décennies à venir. Deux actions-force sont à mener :

–         Réorganiser notre action culturelle et linguistique à l’étranger. Nous dépensions presque 900 millions d’euros en 2007 pour notre projection culturelle à l’étranger, soit 12,6% de notre budget total. C’est à la fois trop et trop peu. Trop, parce qu’avec des sommes nettement plus modestes, certains pays ont de meilleurs résultats que nous (200 millions d’euros suffisent au Royaume-Uni, 90 millions à l’Espagne). Et l’expansion « naturelle » de leur langue n’explique pas tout. Trop peu parce qu’il y a encore dix à douze ans, nous consacrions 20,5% de notre budget à cette tâche. J’ai conscience que la crise est passée par là, que le temps est l’austérité aveugle. Mais de deux choses l’une : soit nous assumons notre « mini » ONU impuissante avec un budget conséquent, soit nous coupons dans le vif pour coller au plus près de la réalité et nous pourrons alors dépenser moins d’argent pour plus de résultats. Il en va de même pour nos 144 Alliances françaises dans le monde : le plus grand réseau du monde mais des résultats moindres qu’un peu plus de 70 Instituts Cervantès. Un peu de ménage à faire ?

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Favoriser l’enseignement systématique, notamment par des moyens financiers réels, du français en Afrique et, dans le même temps, aider au développement du continent. C’est à ce prix que notre « réservoir » linguistique sera effectif mais aussi que nous pourrons renforcer la présence commerciale (le français n’est encore que la sixième langue d’échanges au monde, la quatrième si on ne compte que les langues d’origine européenne) ou dans les nouvelles technologies (la langue de Molière est la huitième langue la plus représentée sur la toile, mais notre potentiel de croissance y est important). Ce n’est plus sur notre passé de langue diplomatique que se joue la concurrence, désormais, mais bien dans ces deux domaines : développement et informatique.

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Nicolas Klein

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Patrick

sources :

 

http://www.academie-francaise.fr/

http://www.tlfq.ulaval.ca/

http://www.espacefrancais.com/home.php

http://veille-education.org/

http://www.languefrancaise.net

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_langue_fran%C3%A7aise

 

 

Éphéméride du 15 mai

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Sainte du jour
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— SAINTE DENISE
(† 251)

En Asie Mineure, voyant des chrétiens se faire lapider pour leur foi, elle se jeta sur leurs corps pour souffrir le martyr avec eux. Elle fut séparée de ses compagnons puis fut torturée et décapitée. Elle n’avait que seize ans.

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Autres Saints du jour
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St Michel Garicoïts († 1863)
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Ste Jeanne de Lestonnac (1556-1640)
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Sts Paul et André, martyrs († 251)
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St André Abellon, dominicain († 1450)
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St Barbaros, soldat romain († 361)
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Ste Dymphne de Gheel, vierge et martyre (VIe s.)
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St Dimitri († 1591)
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St Éléazar, moine († 1481)
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St Franchy, ermite (VIIe s.)
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St Isaïe de Rostov, évêque († 1090)
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St Rhétice, évêque d’Autun (IVe s.)
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St Rupert, Duc de Bingen (IXe s.)
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St Victorin et Cassius, martyrs († 260)

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Journée internationale des familles

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Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993.

La Journée internationale des familles est l’occasion de mieux faire connaître les questions relatives à la famille ainsi que les processus sociaux, économiques et démographiques ont une incidence sur les familles.

Cette manifestation reflète l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation des familles dans le monde.

Elle incite les gouvernements à faire porter leurs efforts sur la politique familiale.

Les gouvernements, organisations non gouvernementales, établissements d’enseignement, groupes religieux et individus peuvent aider à faire connaître les fonctions remplies par les familles et leurs problèmes, leurs points forts et leurs besoins, en organisant des manifestations à l’occasion de la Journée internationale des familles.

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Evénements
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15 mai 218 : Élagabal proclamé empereur
Le 15 mai 218, Élagabal, aussi appelé Héliogabale (14 ans), est proclamé empereur romain par la 3e légion établie en Syrie. Cet adolescent syrien et à peine romanisé, grand-prêtre héréditaire du dieu Baal d’Émèse, est le cousin du précédent empereur, Caracalla, et le petit-fils de Septime Sévère.

Auguste, statue en bronze (musée national d'Athènes)

Il abandonne le soin du gouvernement à sa grand-mère, Julia Maesa, veuve de Septime Sévère. Il tente d’introduire à Rome le culte de Baal et finit assassiné par les prétoriens (les soldats de sa garde) quatre ans plus tard, le 11 mars 222, au terme d’un règne déplorable. Un autre cousin lui succède, Alexandre Sévère (13 ans) !…

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15 mai 756 : Naissance de l’émirat de Cordoue
Un émirat est fondé à Cordoue le 15 mai 756 par Abd er-Rahman 1er, un prince omeyyade rescapé d’un coup d’État survenu à Damas l’année précédente. Il fait d’al-Andalous (nom arabe de l’Espagne) le premier État musulman indépendant…

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15 mai 1525 : Fin de la guerre des Paysans
Le 15 mai 1525, la défaite de Thomas Münzer, chef des paysans de Thuringe, à Frankenhausen met un terme à la guerre des Paysans qui a ravagé pendant plusieurs mois l’Allemagne du sud, faisant environ 100.000 victimes. Ces malheureux s’étaient soulevés pour réclamer l’abolition du servage et l’allègement des taxes. Martin Luther, chef de la Réforme religieuse, avait pris parti contre eux en appelant les nobles à écraser leur révolte de la façon la plus brutale qui soit.

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15 mai 1582 : Guillaume d’Orange agressé


Le 15 mai 1582, à Anvers, première tentative d’assassinat contre le prince Guillaume d’Orange, chef des Provinces-Unies protestantes, en guerre contre leur ancien souverain, le roi Philippe II d’Espagne.

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15 mai 1685 : Louis XIV humilie Gênes
Le 15 mai 1685, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, le doge de Gênes, Francesco Maria Imperiale Lercaro en personne, s’incline devant le Roi-Soleil en lui exprimant son « extrême regret de lui avoir déplu »…

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Bombardement de Gênes (gravure, BNF)

Le bombardement de Gênes

La flottille de Seignelay et Duquesne ont tiré plus de 10.000 bombes

et boulets furent tirés pendant six jours, rasant les trois-quarts de la

ville ; on remarque les galiotes à fond plat de forme hexagonale qui

portent les bombardes (Anonyme, Cabinet des Estampes de la

Bibliothèque Nationale de France)

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15 mai 1768 : Choiseul achète la Corse à Gênes
Le 15 mai 1768, à l’initiative du ministre Choiseul, le roi Louis XV achète la Corse à la République de Gênes. Celle-ci est trop heureuse de se débarrasser d’une île en permanence insoumise. Le chef de la résistance corse, Pasquale Paoli, est vaincu le 9 mai de l’année suivante par les Français. Quelques semaines plus tard, une certaine Laetitia Bonaparte donne le jour à un petit Napoleone.

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15 mai 1846 : Abrogation des « corn laws »
Le 15 mai 1846, le Parlement de Westminster abroge les « corn laws ». Ces lois avaient été votées en 1815 à l’initiative des grands propriétaires terriens afin de protéger les agriculteurs britanniques contre les importations à bas prix de céréales du Nouveau Monde.

L’industrie étant désormais en mesure de relayer l’agriculture comme moteur de l’économie, le gouvernement anglais ne voit plus aucune utilité à ces lois protectionnistes.

En les abrogeant, Londres permet aux ouvriers de se nourrir à moindre prix, ce qui a pour effet de relâcher la pression sur les salaires de l’industrie. Désormais en situation d’exporter plus facilement, les industriels vont en profiter pour conquérir les marchés de la planète !

Les économistes anglais, au premier rang desquels Richard Cobden (1804-1865), font de la loi de 1846 un acte de foi dans les vertus du libre-échange. Ils ne vont avoir de cesse d’y rallier leurs concurrents. Richard Cobden va ainsi négocier avec le Français Michel Chevalier le traité franco-anglais de 1860.

C’est le début d’une deuxième « mondialisation », après la très brève période de libre-échange inaugurée par le traité Eden-Rayneval en 1786.

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15 mai 1891 : Léon XIII publie l’encyclique Rerum Novarum


Le 15 mai 1891, le pape Léon XIII publie l’encyclique Rerum Novarum (Les Choses Nouvelles). Dans cette « lettre circulaire » (étymologie grecque du mot encyclique) adressée à tous les catholiques, le souverain pontife exprime sa compassion pour les ouvriers avec une audace inhabituelle.

En avance sur la plupart des responsables de son époque, il condamne la cupidité de la bourgeoisie, la concentration des richesses entre les mains « d’un petit nombre d’hommes opulents et de ploutocrates »… ainsi que la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété. Il y voit un remède pire que le mal.

Le pape dénonce plus précisément le travail des enfants et les horaires excessifs. Il condamne les patrons qui versent des salaires insuffisants et affirme le droit des ouvriers à se syndiquer.

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15 mai 1902 : Méliès présente Le Voyage dans la Lune
Le 15 mai 1902, Georges Méliès présente Le Voyage dans la Lune. Il s’agit du premier film de fiction avec trucages. Sept ans après l’invention du cinéma, le 7e Art naît véritablement ce jour-là.

Georges Méliès (1861-1938), French filmmaker a...

Georges Méliès (1861-1938 Photo credit: Wikipedia)

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15 mai 1919 : Les Grecs entrent à Smyrne
Le 15 mai 1919, les Grecs débarquent à Smyrne et massacrent les Turcs de la ville. Les Alliés présents sur place s’abstiennent d’intervenir. Quant au sultan Mahomet VI, il fait tout ce qu’il peut pour s’attirer la bienveillance des vainqueurs, à la grande indignation de l’opinion turque.

Apprenant le débarquement des Grecs en Anatolie, Moustafa Kémal (38 ans), héros de la guerre relégué comme inspecteur militaire en Anatolie (la Turquie d’Asie), décide d’organiser la résistance. Il entre en rébellion contre le sultan et rassemble les troupes qui lui restent en vue de sauver la Turquie dont les Alliés préparent le dépeçage par le traité de paix de Sèvres…

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Patrick

Sources :

== Hérodote.net

== le net ……

Comment les rois de France réglaient leurs dettes

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Finances publiques ….

Comment les rois de France réglaient

leurs dettes

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Depuis Saint Louis, les finances de la France ont l’habitude d’être dans le rouge… Et pour rétablir l’équilibre des comptes, chaque roi a sa recette miracle. Emprunt, impôts, spoliation, faillite, tout est bon pour remplir les caisses. Instructif, mais pas forcément transposable !*

Le changeur et sa femme, par Quentin Metsys (né à Louvain en 1466- mort à Anvers le 14 septembre 1530)

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Aux premiers temps, pas d’impôts ni de taxes
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Aux premiers temps de la monarchie capétienne, le roi est seulement le premier des nobles. Comme les autres barons du royaume, il vit des droits seigneuriaux et des produits qu’il tire de ses domaines personnels.
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Son autorité découle de l’ordre féodal. Pour la guerre, il convoque le ban et l’arrière-ban : ses vassaux se mettent à sa disposition pendant quarante jours avec leurs pages et leurs chevaliers.
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Le roi n’a donc que des ressources et des besoins modestes. Pas d’impôts ni de taxes, si ce n’est des contributions exceptionnelles que l’on réclame aux bourgeois ou à l’Église en faisant valoir l’urgence du moment et l’intérêt général.
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Des guerres dispendieuses
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Dans la famille des rois dispendieux, je demande Louis IX, notre brave Saint Louis. Le Trésor part en quenouille avec lui au XIIIe siècle.
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Louis IX of France

Louis IX of France , St Louis(Photo credit: Wikipedia)

La raison ? Principalement les ruineuses croisades qu’il engage en Terre Sainte par deux fois mais aussi les précieuses reliques de la Passion qu’il collectionne pour la Sainte Chapelle, dont la couronne du Christ achetée 40.000 livres, soit l’équivalent du coût de construction de la Sainte Chapelle elle-même !
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Sa première croisade, en 1248, va engloutir pas moins d’un million et demi de livres alors que les seuls revenus du royaume s’élèvent annuellement à 250.000 livres. Car la guerre coûte cher et reste la principale cause des déficits pendant le Moyen Âge, qui voit seigneurs, princes et souverains se ruiner en permanence pour défendre ou conquérir des terres.
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Fort logiquement, le premier impôt permanent est établi à l’issue de la plus importante de ces guerres, la guerre de Cent ans. Le roi Charles VII convoque les états généraux, une assemblée de tous les corps constitués du royaume, et obtient le droit de prélever tous les ans une aide pour la «taille des lances» (autrement dit l’achat et l’entretien des armes de guerre).
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La boulimie fiscale ne va désormais plus avoir de limite, en lien avec la croissance de l’État et de ses attributions.
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Haro sur la dette
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Leurs dépenses croissant souvent plus vite que les recettes, les rois remédient au déficit de différentes manières.
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Solution 1 : augmenter les impôts
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La première solution, la plus pratique et la plus efficace, consiste à augmenter les impôts. C’est ce que fait Saint Louis en taxant ses sujets, exigeant des villes une contribution exceptionnelle, tout en levant la fameuse décime (10% de prélèvement) sur les confortables revenus du clergé – après tout, ils sont les premiers concernés par les croisades et la protection du tombeau du Christ.
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Solution 2 : écorner la monnaie
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Deuxième solution, tout aussi efficace mais pas très populaire : récupérer le métal précieux de la monnaie en circulation en «grattant» les pièces puis en refondant le gain. Une astuce largement utilisée par le petit-fils de Saint Louis, Philippe IV le Bel, prince des faux-monnayeurs.
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Cette forme primitive de dévaluation sera régulièrement reprise par la suite, sous des formes moins grossières.
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Solution 3 : rançonner les banquiers
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Troisième méthode radicale utilisée par le même Philippe le Bel, la spoliation des usuriers, juifs ou lombards, ou la taxation extraordinaire de leur présence sur le sol du royaume pour continuer à exercer leur commerce. Vous payez, sinon vous partez : il fallait y penser.

Coin of Philippe IV (Le Bel)

Coin of Philippe IV (Le Bel) (Photo credit: Wikipedia)

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Le roi, décidément jamais à cours d’idée pour remplir ses caisses, décide également de mettre la main sur les biens des riches et puissants Templiers, en provoquant la chute de cet ordre monastique en 1307 avec l’assentiment passif du pape Clément V.
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À force de prêter aux princes, l’ordre des Templiers était devenu un véritable État dans l’État, et surtout une puissance militaire et financière redoutable face à une couronne sans cesse débitrice. La manœuvre de Philippe Le Bel permet de renflouer les caisses du Trésor, d’alléger les dettes et d’éliminer une institution menaçante.
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Cette technique de spoliation est assez courante chez les rois de France : elle offre l’avantage de désigner facilement un coupable en cas de tension politique, tout en récupérant un beau magot au passage.
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Le jeune Louis XIV, déjà pourvu du trésor considérable amassé illégalement par son parrain, le cardinal Mazarin, n’agit pas autrement en poursuivant son intendant Fouquet et en raflant au passage ses biens et ses richesses lors d’un procès à charge, au moment même où les besoins du royaume ne cessent de grimper.
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Solution 4 : faire un «beau» mariage
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Quatrième méthode pratiquée avec art par tous les souverains : les mariages et les dots – un tour de passe-passe malheureusement impossible sous nos pauvres Républiques…
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Au XVIe siècle, François Ier marie ainsi son fils Henri à Catherine de Médicis, héritière d’une grande famille florentine, mais dont les quartiers de noblesse laissent à désirer… L’argent fait taire les plus réticents, car à l’époque, tout commence à se marchander, même l’honneur, et le contrat stipule que la dot de la promise viendra fort à propos combler le déficit royal, à savoir 100.000 écus d’argent et 28.000 écus de bijoux.

Marie de Médicis, par Pourbus
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Voilà Catherine de Médicis reléguée au rang de monnaie d’échange, simple bouche-trou des finances du royaume – il faut dire que l’ambitieuse Diane de Poitiers règne en solo sur le cœur du Dauphin, futur Henri II.
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Pourquoi se priver en tout cas d’une formule qui marche en évitant d’augmenter les impôts ? Les Médicis vont récidiver soixante-dix ans plus tard en apportant une fois de plus une dot conséquente pour que Marie, lointaine cousine de Catherine, entre à son tour dans l’une des cours les plus puissantes du monde en épousant Henri IV en 1600.
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Cela tombe bien, les caisses du royaume sont à nouveau vides après les guerres de religion et la somme de 600.000 écus d’or proposée par la famille du Grand-duc de Toscane emporte la décision, au grand soulagement du ministre Sully.
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La moitié de la somme permet de rembourser illico les dettes contractées auprès de la banque Médicis. Un bon point pour la France, un mauvais pour Marie qui devient aux yeux de la cour «la grosse banquière», manière peu élégante de faire allusion à un embonpoint certain.
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Les alliances de sang entre les souverains et les banquiers prouvent en tout cas la nouvelle puissance de ces derniers. Ces princes de la finance développent et encouragent la dette publique.
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Au début, cependant, le souverain reste maître chez lui et dicte souvent ses conditions aux banquiers de Florence ou Venise, sans s’encombrer de questions d’honneur, valable uniquement pour les liens féodaux. Les rois font donc appel à eux, mais ne remboursent pas toujours !
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Solution 5 : se déclarer en défaut de paiement
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C’est la cinquième solution, véritable arme de destruction massive à la disposition de nos princes : le défaut de payement pur et simple, moyen commode d’effacer une ardoise, au détriment du créancier. Ainsi en 1337, lorsque le jeune roi d’Angleterre Édouard III entend faire valoir ses droits sur la couronne de France, il s’adresse aux banquiers italiens, les Bardi et les Peruzzi, pour financer son offensive.
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Edward I of England and Philip IV of France Ру...

Edward I of England and Philip IV of France (Photo credit: Wikipedia)

Mais à l’issue de cette offensive, à l’origine de la fameuse guerre de Cent ans, il se retrouve dans l’incapacité de rembourser et décide carrément de répudier sa dette au détriment des banques qui n’ont jamais revu leur argent… C’est le risque du métier.
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La méthode reste toutefois périlleuse car les banquiers y regardent ensuite à deux fois avant d’avancer de nouveaux fonds. Mais un jour ou l’autre, ils finissent par se raviser : comment ne pas prêter aux plus grands souverains d’Europe qui peuvent, par une guerre victorieuse, rembourser avec de confortables intérêts ? Aux banquiers d’être habiles et prévoyants, prêtant à l’un, faisant patienter l’autre, agissant dans l’ombre pour soutenir des stratégies gagnantes ou hasardeuses, comme ce fut le cas pendant la grande rivalité entre François Ier et Charles Quint, au cours du XVIe siècle.
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Pour financer sa politique, l’empereur hypothèque les ressources de l’Espagne auprès de ses banquiers. Le royaume, déjà en voie d’appauvrissement, sera conduit à répudier sa dette à plusieurs reprises au cours du 17e puis du 19e siècles, ne pouvant honorer les échéances…
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La France n’est pas en reste puisqu’elle se déclarera en défaut de paiement à huit reprises entre le 16e et le 18e siècles – dont quatre fois sous le règne de Louis XIV. Mais il est vrai qu’à l’époque, le pays dictait sa loi au monde…
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Solution 6 : fabriquer de la monnaie
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La sixième solution est nettement plus contemporaine, puisqu’elle fait appel au mécanisme inflationniste : il s’agit du fameux système Law, du nom de ce banquier écossais inventif qui réussit en 1717 à vendre son idée à un Régent pris à la gorge.
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Sur le papier, le principe est simple : il s’agit de créer une banque qui va émettre du papier-monnaie (une première en France) garanti par un capital d’or et d’argent. Devenue banque royale en 1718, la nouvelle institution rachète la dette de l’État mais obtient en contrepartie de percevoir les impôts indirects du royaume.
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Les actions s’envolent dans une spéculation sans borne : on achète un jour et on vend dès le lendemain avec une belle plus-value ; la bulle gonfle artificiellement pendant que la planche à billets fonctionne à plein régime, favorisant l’inflation.

Spéculateurs de la rue Quincampoix (gravure, 1720)
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Hélas, le beau scénario s’effondre lorsque les notables se rendent compte qu’ils ne possèdent que du vent… Lorsqu’ils commencent à demander le remboursement du papier en or, c’est la banqueroute ! Law s’enfuit en évitant de peu le lynchage. Il aura tout de même permis de diviser la dette de moitié.
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Après cette pause, les mauvaises habitudes reprennent. Le gouvernement renoue avec le déficit alors que la France est au comble de la prospérité, avec une agriculture, un commerce et des industries en pleine expansion.
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Les guerres – notamment celle d’Amérique sous Louis XVI – coûtent cher au Trésor de même que les dépenses somptuaires de la Cour.
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Mais les principales causes du déficit sont dans l’injuste répartition de l’impôt et dans une collecte très défectueuse. Au siècle précédent, on a étendu les privilèges fiscaux des plus riches au détriment des plus modestes. On a aussi confié la collecte de l’impôt à des financiers privés, les «fermiers généraux», ouvrant la voie à de nombreux abus.
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Le roi Louis XVI recule devant l’indispensable réforme qui ferait contribuer plus largement aux impôts la noblesse et le clergé. Ses hésitations et la fronde des puissants arc-boutés sur leurs privilèges débouchent sur la Révolution française.
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Solution 7 :  spolier les possédants
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La toute jeune Assemblée nationale ne prend pas de gants. Elle proclame l’égalité de tous devant l’impôt mais n’ayant pas les moyens de faire rentrer les impôts, adopte une nouvelle solution pour tenter de combler le déficit public : elle fait main basse sur les biens de l’Église, soit au bas mot trois milliards de livres qui sont proclamés «biens nationaux» (terres, couvents, hôpitaux, écoles, églises…).
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Jamais de transferts aussi massifs de richesses n’ont eu lieu en France, provoquant toutes sortes de combines et de rachats de biens en sous-main, avec leur lot de pots-de-vin, pour le plus grand bonheur de certains aigrefins
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Huit ans après la prise de la Bastille, les problèmes d’endettement ne sont pas pour autant réglés mais le nouveau gouvernement du Directoire trouve une solution bien rodée pour renflouer ses caisses : la razzia pure et simple ; solution habituelle à tous les conquérants, de César à Hitler en passant par le calife Omar.
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Ainsi, lorsque le général Bonaparte lance son armée dans les terres et les cités opulentes du nord de l’Italie, il organise les pillages de monastères et d’églises, fond sur place l’or et l’argent, rançonne les villes et impose des contributions aux territoires conquis, tel un nouvel Alexandre.
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On estime à 46 millions de francs le butin saisi en Italie pendant la seule année 1796, une somme, à comparer au déficit global des finances de l’époque : 240 millions. La morale est simple : quand on ne peut vraiment plus payer, on finit toujours par se servir chez les autres.
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Le gouvernement français n’en est pas moins obligé en 1801 de se déclarer une nouvelle fois en défaut de paiement. Mais il ne réemploiera plus jamais cette arme de destruction massive… jusqu’à nos jours.
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La dette, plus actuelle que jamais
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Après la chute de l’Empire, en 1815, il n’est plus question pour les Français de razzias ou de spoliations. Le temps est à la paix et au travail. Les gouvernements de la Restauration s’attellent à rembourser les dettes et les réparations héritées de l’Empire. Pour cela, ils réduisent les dépenses militaires. Ca tombe bien, la conjoncture a rarement été aussi pacifique. D’autre part, ils recourent à l’emprunt.
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Très vite la révolution industrielle éloigne le spectre de la dette.
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Quand la France, défaite par l’Allemagne en 1871, se voit imposer un très lourd tribut de cinq milliards de francs, elle se flatte de le régler en avance sur les échéances, tant est élevée l’épargne nationale. Paris est alors la deuxième place financière du monde derrière Londres (heureuse époque…).
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Tout se gâte avec la Grande Guerre de 1914-1918. Menacée dans sa survie, la France mobilise ses ressources humaines mais aussi financières. Il n’y a pas de rigueur budgétaire qui vaille. Heureusement, aucune «règle d’or» constitutionnelle ne vient entraver l’action du gouvernement. Celui-ci s’endette donc massivement auprès des États-Unis pour se pourvoir en armements et en biens de première nécessité, sans regarder à la dépense.
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La victoire ne règle rien car l’Allemagne vaincue tarde à verser les «réparations» qui lui sont réclamées tandis que les États-Unis ne voient pas de raison d’annuler leurs créances auprès de leurs alliés français et britanniques.
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Depuis lors, les gouvernements français sont régulièrement confrontés à des déficits budgétaires et à des solutions plus ou moins idoines qui ne sont pas sans rappeler celles de l’ancienne monarchie de droit divin : impôts nouveaux, inflation rampante, dévaluation, émission de monnaie papier, nationalisation du secteur bancaire…
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Rigueur budgétaire contre instabilité monétaire
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La fin de la Grande Guerre inaugure une crise prolongée en Europe, tant chez les vaincus que chez les vainqueurs, la France et l’Angleterre. Les budgets connaissent des déficits structurels et les balances commerciales connaissent des déficits structurels.
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En 1928, deux ans après un plan de rigueur efficace, le gouvernement Poincaré se résout à l’inévitable : la dévaluation, au grand scandale de ceux qui faisaient de la stabilité du «franc germinal» hérité de Bonaparte le symbole de la grandeur française.

Raymond Poincaré (20 août 1860 à Bar-le-Duc - 15 octobre 1934 à Paris)
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Mais cette dévaluation arrive trop tard. La crise boursière qui explose à Wall Street l’année suivante entraîne le monde dans la récession et le chômage. Arrimés à la stabilité de leur monnaie, les gouvernements ne voient d’autre réponse que la «déflation», autre nom de la rigueur budgétaire, laquelle n’arrange rien.
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Après la Seconde Guerre mondiale, les «Trente Glorieuses» offrent à la France et à l’Europe une nouvelle embellie.
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Mais les déficits budgétaires reviennent dès les années 1970. Le gouvernement fait appel aux financiers privés pour solder ses fins de mois. Il engage aussi la privatisation des entreprises publiques et la concession de plusieurs services publics sans pour autant réduire ses dépenses. Comme au temps de Louis XIV et des fermiers généraux, les détenteurs de capitaux trouvent auprès de l’État des rentes de situation plus confortables que l’investissement dans l’industrie…

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Nouveaux temps, nouvelle monnaie.
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Il arrive aux rois eux-mêmes d’être rançonnés. Ce fut le cas de Saint Louis (encore lui), capturé à la Mansourah, en Égypte, par les Mamelouks, de François 1er, capturé à Pavie et de Jean le Bon, capturé à Poitiers et séquestré à Londres par son cousin ennemi, le roi d’Angleterre.

Le franc à cheval de Jean II le Bon (1360)
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À peine libéré, Jean le Bon crée une nouvelle monnaie, le franc, pour stimuler le paiement de sa rançon. Mais celle-ci ne va servir à rien car le roi regagnera peu après sa prison de la tour de Londres pour une question d’honneur.
Notons qu’à un autre moment crucial de son Histoire, la France va se donner une nouvelle monnaie. Ce sera en 1960 avec la création par le général de Gaulle du «nouveau franc» en guise de cadeau d’avènement de la Ve République.

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Patrick

sources :

== hérodote.net

Éphéméride du 13 mai

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Saints du jour
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Rolande

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Fille de Didier, roi des Lombards, Rolande est contrainte d’épouser le futur empereur Charlemagne. Répudiée au bout d’un an, elle meurt en exil près de Liège.
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St Servais, Évêque de Tongres († 384)
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Agnès de Poitiers (6e s.)
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André-Hubert Fournet, prêtre et fondateur des Filles de la Croix († 1820)
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Argentea et Vulfran († 931)
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Flavien († 595)
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Gabriel l’Ibère (11e s.)
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Glycère (2e s.)
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Jean d’Iviron et Euthyme († 1005)
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Jean le Silenciaire († 558)
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Nicéphore Ier, Patriarche de Constantinople († 829)
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Onésime (4e s.)
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Pausiaque (6e s.)
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Serge le Confesseur (9e s.)

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Naissances
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1655
13 mai
Naissance du futur pape Innocent XIII

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Le 13 mai 1655 naît en Italie Michelangelo dei Conti, le futur pape Innocent XIII. Intronisé pape le 8 mai 1721, il choisit son titre en hommage à l’un de ses ancêtres, Innocent III ; il succède au pape Clément XI. Durant son court pontificat, il prit parti pour les jacobites en la personne du prétendant au trône d’Ecosse, Jacques François Stuart. Il meurt le 7 mars 1724 à Rome.
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Sebastião Pombal
13 mai 1699 à Lisbonne (Portugal) – 8 mai 1782 à Pombal (Portugal)

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Sebastião José de Carvalho e Melo (on écrit aussi Melho de Carvalho) entre au gouvernement du Portugal à l’avènement du roi Joseph 1er, en 1750. Peu après le tremblement de terre de Lisbonne, il devient Premier ministre et révèle alors ses talents d’organisateur et sa clairvoyance. Pragmatique, il lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme. C’est la première fois que l’on tente une explication scientifique des tremblements de terre.

Le Premier ministre encourage autant que faire se peut l’industrie portugaise (notamment le commerce du vin de Porto). Il modernise surtout l’administration, bride la noblesse et engage un bras de fer avec les Jésuites, auxquels il reproche leur monopole sur l’éducation. Ils sont finalement expulsés du pays sous le fallacieux prétexte d’avoir inspiré un attentat contre le roi.

Le Premier ministre n’en reste pas là et use de son pouvoir et de son argent pour contraindre le pape Clément XIV à supprimer la Compagnie de Jésus dans toute la chrétienté en 1773 (ce n’est sans doute pas ce qu’il a fait de mieux car les Jésuites étaient d’excellents pédagogues et, en Amérique latine, protégeaient les Indiens contre les colons). Carvalho e Melo sera en 1769 (à 70 ans !) honoré par le roi du titre de marquis de Pombal, nom sous lequel il restera dans l’Histoire.

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Marie-Thérèse de Habsbourg
13 mai 1717 à Vienne (Autriche) – 29 novembre 1780 à Vienne (Autriche)

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Marie-Thérèse hérite en 1740 de son père Charles VI les États héréditaires de la maison des Habsbourg (grand-duché d’Autriche, royaumes de Bohème et de Hongrie,…) tandis que son mari François de Lorraine se voit proposer la fonction symbolique d’empereur du Saint Empire romain germanique (on dit aussi empereur électif d’Allemagne).

Aussitôt confrontée à la convoitise de ses voisins, le roi de Prusse Frédéric II et le roi de France Louis XV, la souveraine recueille dans la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) ses galons de grand chef d’État.

Marie-Thérèse, qui se veut la Mère de ses peuples, va régner avec sagesse sur 14 millions de sujets sans manquer de donner le jour à 16 enfants, dont Marie-Antoinette, qui sera reine de France. On lui doit la construction du palais de Schönbrunn, équivalent autrichien de Versailles.

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Pie IX
13 mai 1792 à Senigalia (Marches, Italie) – 7 février 1878 à Rome (Italie)

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Giovanni Ferretti, élu le 16 juin1846 sous le nom de Pie IX est d’abord perçu comme un homme d’ouverture. Les catholiques libéraux ainsi que les républicains italiens reportent sur lui leurs espoirs d’ouverture de façon quelque peu exagérée. Ils devront déchanter après l’échec des soulèvements révolutionnaires de 1848.

Effrayé par ceux-ci, le pape va lui-même perdre ses dernières illusions libérales et se faire le chantre du conservatisme. Sa crainte de la modernité s’exprime dans le Syllabus, un court exposé des errements idéologiques de son époque.

L’occupation des États pontificaux et de Rome elle-même par les troupes italiennes en 1870 raffermit le pape dans ses convictions… Fort d’une nouvelle autorité spirituelle octroyée par le concile Vatican I, Pie IX va se considérer comme prisonnier de l’État italien dans sa résidence romaine du Vatican et ne plus cesser de s’opposer aux États-Nations, de la France républicaine à la Prusse bismarckienne.

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1840
13 mai
Naissance d’Alphonse Daudet

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Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840.’N’ayant pu passer son baccalauréat, il devient maître d’études au collège d’Alès et écrit « Le Petit Chose » (1868). Il publie « Les Amoureuses » en 1859 et rencontre son ami Frédéric Mistral en 1860. L’année suivante, il entre au service du duc de Morny en tant que secrétaire. Le duc meurt en 1865 et Daudet se consacre à l’écriture de contes et de romans tout en collaborant à des journaux comme Le Figaro. Atteint de la syphilis, il meurt le 16 décembre 1897 à Paris. Ses œuvres les plus célèbres sont « Lettres de mon moulin » (1869),  » l’Immortel » (1883) ou encore « Tartarin de Tarascon » (1872).

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Décès

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Frédéric Le Play

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11 avril 1806 à La Rivière-Saint-Sauveur (Calvados, France) – 13 mai 1882 à Paris
Frédéric Le Play est le précurseur de la sociologie. Il fut aussi le premier économiste à se pencher sur la condition ouvrière.

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Evénements

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1239
13 mai
Le bûcher de l’Inquisition sévit au Mont-Aimé

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Robert le Bougre fait brûler 183 personnes en Champagne suite à une rafle à Provins : c’est le bûcher du Mont-Aimé. Cathare repentit et désormais inquisiteur, Robert le Bougre est souvent désigné comme le symbole de la violence parfois arbitraire de l’Inquisition. Ses excès sont tels qu’il sera relevé de ses fonctions par le pape et condamné à la prison à perpétuité.

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1572
13 mai
Election du pape Grégoire XIII

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Ugo Boncompagni est né à Bologne. Il succède le 13 mai 1572 en tant que Grégoire XII au pape Pie V. Juriste lors du concile de Trente en 1545, il devient évêque en 1558. Il reste célèbre pour être l’auteur de la bulle pontificale, en 1582, instaurant le 1er janvier, comme premier jour du calendrier qui prend son nom, le calendrier grégorien. Développant les séminaires pour contrer les réformistes, son pontificat se termine en 1585.

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1610
13 mai
Richelieu invente le couteau de table

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Le cardinal de Richelieu, agacé par les gens qui se curent les dents avec la pointe du couteau à table, fait arrondir les lames. Il invente ainsi le couteau de table, car jusque là, on se servait de son poignard pour couper la viande. Au siècle précédent, François Ier a lancé la mode de l’assiette et Henri III celle de la fourchette. Peu à peu apparaît sur les tables raffinées le couvert individuel. Ce n’est qu’au XIXème siècle que sera ajouté le verre.

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1648
13 mai
Le parlement veut réformer l’État

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Le parlement de Paris, la Cour des aides et la Chambre des comptes décident de se réunir en assemblée afin de statuer sur les affaires de l’État. Chacun d’eux réagit ainsi à la politique du cardinal de Mazarin consistant à augmenter les impôts. Le mois suivant, rassemblés à la chambre Saint-Louis du Palais de justice, les représentants mettront au point une charte de vingt-sept articles afin de réformer l’État. Parmi eux, il sera question de supprimer les intendants, d’interdire l’emprisonnement d’un individu pendant plus de 24h sans être jugé et surtout, de ne lever aucun impôt qui n’ait été auparavant validé par le parlement. La régente Anne d’Autriche finira par accepter la charte sans y apposer sa signature. Elle fera plutôt arrêter le conseiller Broussel, déclenchant la Fronde parlementaire.
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13 mai 1702

Début de la guerre de la Succession d’Espagne

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Le 13 mai 1702, la Grande Alliance, qui regroupe les principales puissances de l’Europe du nord, y compris l’Angleterre, déclare la guerre à Louis XIV, roi de France, et à son petit-fils, roi d’Espagne. C’est le début de la longue et dramatique guerre de la Succession d’Espagne…

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1717
13 mai
Naissance de Marie-Thérèse d’Autriche

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Marie-Thérèse d’Autriche naît le 13 mai 1717 à Vienne. Fille de Charles VI du Saint-Empire romain germanique, elle doit mener la guerre de Succession d’Autriche contre la France, la Prusse, la Saxe, le Piémont-Sardaigne et l’Espagne. C’est finalement son cousin par alliance qui est élu sous le nom de Charles VII. A la mort de celui-ci, elle fait élire son époux, François-Etienne de Lorraine. Elle devient ainsi impératrice consort des Romains et règne jusqu’en 1780.
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1753
13 mai
Naissance de Lazare Nicolas Marguerite Carnot

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C’est le 13 mai 1753 que naît Lazare Nicolas Marguerite Carnot, à Nolay. Ce mathématicien, physicien, général et politique français, grand-père du président Sadi Carnot, fut l’un des fondateurs de la géométrie moderne avec son ouvrage « Géométrie de position » en 1803. Membre de la Convention nationale, il fut l’un des députés qui vota l’exécution de Louis XVI. Il meurt exilé en Allemagne, le 2 août 1823, après avoir été l’un des directeurs du Directoire.

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1779
13 mai
Signature du traité de Teschen

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Le traité de Teschen, signé le 13 mai 1779 par la Prusse et l’Autriche, fait suite à la guerre de Succession de Bavière, qui a opposé la monarchie des Habsbourg à la Prusse. Suite à l’intervention de Catherine II de Russie, Joseph II du Saint-Empire et Frédéric II de Prusse trouvèrent une entente et signèrent le traité. Cette signature, effectuée sous la garantie de la France et de la Russie, mit fin à la guerre de Succession.

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13 mai 1849 : Le Parti de l’Ordre remporte les législatives

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Aux élections législatives du 13 mai 1848, précédées d’une intense campagne électorale, s’opposent pour la première fois deux mouvances bien définies :
– d’un côté le « Parti de l’Ordre », qui réunit tous les conservateurs (royalistes légitimistes et royalistes orléanistes, bonapartistes,…) autour d’un slogan : Ordre, Propriété Religion,
– de l’autre, la gauche républicaine qui a emprunté aux révolutionnaires d’antan le nom de « Montagne », de quoi effrayer pour de bon les modérés.
Entre ces deux extrêmes, les républicains modérés (les « hommes de 48 », tels Lamartine, Marie,…) sont laminés. Le scrutin ne leur donne qu’environ 70 sièges sur 715. Les montagnards en remportent 200 et le Parti de l’Ordre 450 ! Les conservateurs et les monarchistes, qui auraient toutes les raisons de se réjouir, s’inquiètent en fait de la poussée de l’extrême-gauche montagnarde et de sa solide implantation géographique, qui coïncide encore peu ou prou avec les départements dévoués à la gauche… La Seconde République, qui s’est disqualifiée lors des tragiques Journées de Juin 1848, va dès lors tourner le dos aux idéaux républicains…
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1871
13 mai
La loi des garanties est promulguée en Italie

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Promulgation de la loi italienne des Garanties qui assure au pape, parmi ses principales prérogatives : l’inviolabilité de sa personne, l’immunité diplomatique, la jouissance des territoires et palais du Vatican, de Latran et du Saint-Siège – à titre résidentiel uniquement. La loi prévoit également de lui verser une rente dont le montant s’élève à 3,225 millions de lires . L’annexion des Etats pontificaux l’année précédente (20 septembre 1871) contraint le parlement à débattre sur la « Question romaine », à savoir quel statut est censé occuper la « Ville éternelle » au sein du nouveau royaume d’Italie de Victor-Emmanuel II, capitale politique mais également siège temporel du souverain pontife.

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1882
13 mai
Naissance de Georges Braque

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Le peintre français Georges Braque naît à Argenteuil dans le Val-d’Oise, le 13 mai 1882. D’abord influencé dans son art par l’impressionnisme, il passa ensuite au fauvisme, avant de faire une rencontre déterminante avec Picasso. Devenus amis, ils deviendront tous les deux les initiateurs d’un nouveau courant artistique, le cubisme. Il s’attela également à la sculpture et à la création de vitraux. Il meurt à Paris le 3 août 1963.

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13 mai 1888

Le Brésil en finit avec l’esclavage

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Esclaves dans une plantation de café (Marc Ferrez, 1855, (DR)
Le 13 mai 1888, au Brésil, la princesse Isabel (Isabelle), fille de l’empereur Dom Pedro II, profite d’un déplacement de son père à l’étranger pour promulguer une loi dite Aurea qui met fin à l’esclavage…
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1917
13 mai
Apparition de la Vierge à Fatima

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Francisco, Lucia et Jacinta, 3 enfants de Fatima, un petit village portugais, sont témoins d’une apparition lumineuse tandis qu’ils gardent leurs moutons. Ils racontent que la Vierge les a convié à six rendez-vous successifs tous les 13 du mois et qu’elle leur a confié trois secrets à ne révéler qu’au pape. Le lieu des apparitions (Cova da Iria) deviendra un pèlerinage mondial très fréquenté et une immense basilique sera construite à proximité.

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1926
13 mai
Premier vol au-dessus du Pôle Nord

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A bord du ballon dirigeable « Norge », le Norvégien Roald Amundsen, l’Italien Umberto Nobile, l’Américain Lincoln Ellsworth et 12 hommes d’équipage survolent le Pôle Nord. L’expédition, partie de l’île de Spitzberg (Norvège) le 11 mai est arrivée à Teller (Alaska) le 15 mai. Elle a accompli un périple de 5 500 kilomètres. Les explorateurs rapporteront des données scientifiques nouvelles sur cette région peu connue.
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13 mai 1930 : Première traversée aéropostale de l’Atlantique Sud

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Le 13 mai 1930 s’achève la première traversée aéropostale de l’Atlantique Sud. Un hydravion Latécoère, piloté par Jean Mermoz, relie Saint-Louis-du-Sénégal à Natal, au Brésil, en 52 heures. Trois ans plus tôt, le même aviateur avait réalisé la première liaison Toulouse-Dakar.
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1931
13 mai
Election de Paul Doumer à la présidence de la République Française

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Paul Doumer (Aurillac, 22 mars 1857 - Paris, 6 mai 1932)
Né le 22 mars 1857, Paul Doumer fut le 14e président de la République française. Professeur de mathématiques et journaliste, il a rejoint le parti radical, et est élu président le 13 mai 1931, succédant à Gaston Doumergue. Il fut victime d’un attentat perpétré par un émigré russe le 6 mai 1932. Blessé par plusieurs balles, il a succombé à ses blessures le lendemain. Albert Lebrun lui a succédé à la tête de l’État.

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1937
13 mai
« J’ai épousseté le buste d’Électre »

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Electre est représentée pour la première fois par la troupe de Jouvet. A la confluence de la tragédie classique et de la modernité, la pièce de Giraudoux emprunte à la première le choix des thèmes et du mythe et à la seconde l’enquête policière et la psychologie. Le chœur de la tragédie antique est ainsi réinvesti dans le rôle du mendiant. Electre, le personnage qui donne le nom à la pièce, est dans une quête de vérité concernant la mort de son père. La révélation de celle s’accompagnera de la vengeance de la main d’Oreste.

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13 mai 1940 : Churchill présente son cabinet de guerre

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Le 13 mai 1940, trois jours après avoir été nommé Premier ministre par le roi George VI, Winston Churchill (66 ans) présente son cabinet de guerre à la Chambre des Communes. Empruntant une formule adressée par le nationaliste italien Giuseppe Garibaldi à ses Chemises rouges en 1860, l’orateur lance à l’adresse des députés et de ses concitoyens : « Je n’ai à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ! » En France, Hitler a lancé une guerre-éclair fulgurante et chacun s’attend à une invasion de la Grande-Bretagne elle-même. Le vieux Lion va changer le destin.
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1943
13 mai
Les Alliés chassent l’Afrikakorps

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La défaite soudaine et complète de l’Afrikakorps achève la libération de l’Afrique du Nord. Entre 1941 et 1943, l’Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand placé sous le commandement du maréchal Rommel, a affronté les forces alliés en Libye, en Égypte et en Tunisie. Après cette victoire, les Alliés commencent à envisager un débarquement en Italie.

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1958
13 mai
Alger se soulève pour rester français

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Le général Raoul Salan entre le général Jacques Massu et Jacques Soustelle, le 13 mai 1938 (DR)
La formation d’un ministère Pflimlin, favorable à l’ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), suscite la colère des partisans de l' »Algérie française ». Ceux-ci en appellent au général de Gaulle pour maintenir la souveraineté de la France sur l’Algérie. La crise s’étend à la France métropolitaine. Le président de la République, René Coty, appelle alors le général de Gaulle au gouvernement. L’insurrection aura raison de la IVème République et de Gaulle instaurera rapidement la Ve République.

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1968
13 mai
Grande manifestation contre de Gaulle

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Les syndicats ouvriers (syndicats ouvrier (CGT, CFDT)) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de « 10 ans, ça suffit ! », en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.
Voir aussi : Histoire de Paris – De Gaulle – Syndicat – Manifestation – Dossier histoire de Mai 68 – Histoire de la Cinquième République
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1981
13 mai
Jean-Paul II victime d’un attentat

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Des coups de feu sont tirés contre le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome, devant une foule de 20 000 fidèles. Le tireur, un Turc de 23 ans du nom de Mehmet Ali Agça, aurait été manipulé par les services secrets soviétiques. Jean-Paul II attribuera sa miraculeuse survie à l’intervention de la Vierge de Fatima et ne renoncera pas aux déplacements et à l’actiondiplomatique. Il circulera désormais parmi la foule dans une voiture blindée surnommée la « papamobile ».

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1993
13 mai
Human Bomb terrorise l’école maternelle de Neuilly

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Un homme cagoulé doté d’une arme de poing et d’explosifs fait éruption dans une classe maternelle de Neuilly-sur-Seine et prend en otages les 21 enfants et leur institutrice. Dépressif et en proie à des problèmes financiers, l’homme se fait appelé HB, pour Human Bomb, et menace de faire sauter la classe s’il n’obtient pas 100 millions de Francs. Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, prend en charge l’affaire tandis que Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly et ministre du Budget, prend lui-même part aux négociations. Quinze enfants sont progressivement relâchés avant que le GIGN n’interviennent après deux jours de pourparlers. L’homme est alors abattu et les enfants libérés.

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Patrick

sources :

== diverses ….

Hérodote.net,

l’internaute

diverses pages du Web 

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La mer à l’encre, trois siècles de cartes marines

au musée de l’ancienne abbaye de Landévennec (29)

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Le Musée de l’ancienne abbaye de Landévennec, sur la presqu’île de Crozon dans le Finistère (29), propose jusqu’au 30 septembre 2012 une exposition sur les cartes et planisphères, du Moyen Âge au siècle des Lumières. Belle occasion de découvrir l’histoire de la cartographie maritime, de la représentation fantasmagorique du monde (avec la présence de monstres, par exemple) jusqu’aux atlas nautiques du XVIIIe siècle.

Jusqu’au XVIIe siècle, la cartographie, peu précise, était surtout un outil de pouvoir, politique et économique. Les grands explorateurs dressent leurs propres cartes (des portulans) d’après leurs observations mais elles conservent de nombreuses erreurs ! Quelques instruments basiques de navigation, tels que des boussoles, des astrolabes, etc., permettent toutefois la navigation le long des côtes et en haute mer dès le XVe siècle.

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carte marine bretagne issus du Neptune françois morbihan belle ile en mer

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C’est sous le règne de Louis XIV que paraît en 1693 le Neptune françois, premier atlas officiel français, lancé sous l’égide de Colbert (mort en 1683) qui n’en vit jamais la concrétisation. Composé de 29 cartes représentant les côtes européennes, il constitue une étape fondamentale de la cartographie marine. Ce n’est cependant qu’au milieu du XVIIIe siècle qu’il connut son heure de gloire et fut le plus diffusé.

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Baie de douarnenez en 1764 - carte marine realisee par Jacques Nicolas Bellin
Baie de Douarnenez – 1764
Jacques-Nicolas Bellin

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Chères, peu maniables et souvent erronées, les cartes restent peu utilisées avant le XIXe siècle, époque de l’apparition de levés côtiers méthodiques, établis en France par Charles-François Beautemps-Beaupré

L’exposition, organisée par la Corderie Royale-Centre International de la Mer à Rochefort (17), en collaboration avec le Service historique de la Défense au musée de l’ancienne abbaye de Landévennec (29), s’articule autour de trois temps forts : présentation de la production cartographique des ports normands du XVIe siècle (Dieppe, Honfleur, Rouen); une partie consacrée aux 29 cartes des côtes européennes du Neptune François puis le visiteur est embarqué sur le pont d’un navire pour suivre un débat entre la théorie et la pratique : un cartographe du XVIIIe siècle plongé dans ses calculs et un capitaine confronté lui aux obstacles bien réels de la navigation.

affiche de l'exposition la mer à l'encre au Musée de l’ancienne abbaye de Landévennec

Musée de l’ancienne abbaye
29560 Landévennec
Tarif Individuel : 5 €

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Les Journées nationales de l’archéologie du 22 au 24 juin 2012
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Du 22 au 24 juin prochain, le ministère de la Culture et de la Communication organise les troisièmes Journées nationales de l’Archéologie sur plus de 350 sites partout en France.

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Pendant ces trois jours, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) coordonnera tous les acteurs du monde de l’archéologie (musées, sites archéologiques, monuments historiques) pour présenter au grand public les différents sites, les chantiers de fouilles et les collections des musées.

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Des professionnels, archéologues et chercheurs, évoqueront leurs travaux et l’état de actuel de la connaissance dans le domaine, à l’occasion des nombreuses portes ouvertes organisées lors de l’événement. Expositions et projections de films seront également accessibles gratuitement au plus grand nombre.

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patrick

sources :

info-histoire.com

Éphémérides du 23 avril

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Le Dicton du Jour

Pluie de Saint Georges
Coupe aux cerises la gorge.

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Saints du jour

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–Saint Georges, Saint martyr (+ 303)



Au 4ème siècle, tous les sujets de l’empereur Dioclétien sont instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité aux ordres impériaux.
A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d’obéissance. La popularité de son culte sera telle que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l’histoire.
On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie.
Chaque fois, saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles.
A ces fiorutures morbides, s’ajoute au 11ème siècle, la légende de la lutte victorieuse de saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon. Ce dont on est sûr, c’est qu’au 4ème siècle, l’empereur Constantin lui fait édifier une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Egypte. On les voit s’élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie.
En France, 81 localités se sont placées sous sa protection et portent son nom. On ne compte pas avec précision le millier d’églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l’Angleterre et de l’Ethiopie.
On a voulu nier son existence. L’absence de précisions ne font pas disparaître la mémoire de ce martyr de Palestine.
Saint-Georges est le patron des archers, des armuriers, des bouchers, des cavaliers, des soldats, des scouts, des travailleurs agricoles, et de plusieurs villes, régions et pays (l’Angleterre, notamment). Il est invoqué pour avoir le courage de supporter stoïquement des insultes et pour écarter les risques d’être atteint d’une maladie de peau. Enfin, il soulage les personnes victimes d’une chute.

Lecture
–Saint Georges dont nous faisons mémoire aujourd’hui passa d’une forme de milice à une autre, changeant sa charge terrestre de tribun contre son entrée dans l’armée du Christ. Comme un soldat bien discipliné, il se débarrassa en tout premier du poids de ses biens de la terre, en donnant tout aux pauvres. Une fois libre et sans encombres, il endossa la cuirasse de la foi, et put ainsi se jeter au cœur de la bataille comme un vaillant soldat du Christ. Nous pouvons tous en tirer une grande leçon :il n’est pas possible de bien combattre et avec courage le bon combat de la foi si on vit dans la panique de perdre les biens de ce monde
(Pierre Damien, Sermon 13 ).

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autres Saints du jour

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–Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)


Evêque de Prague. Après des études à Magdebourg, ce fils d’un magnat de Bohème revint dans son pays où il fut choisi pour devenir évêque de Prague. Il vécut cette charge pastorale avec beaucoup d’abnégation d’autant que le clergé lui-même, par sa conduite, neutralisait les efforts de réforme du saint évêque. Il se retira quelque temps pour devenir moine au Mont-Cassin, et quand il revint à Prague, il fut très mal reçu par ses fidèles. Il se dirigea alors vers Gdansk puis vers le nord de la Pologne pour évangéliser ces régions encore païennes. Et c’est au cours de cette mission qu’il fut arrêté par des païens, avec ses deux compagnons. Chargés de fer, ils moururent percés d’un coup de lance. Leurs reliques sont désormais à Gniezno.


Autre biographie:
Fils d’un couple princier de la Bohème, il reçoit à la naissance le prénom de Vojtech, qu’il changera quelques années plus tard pour choisir celui de son mentor, le saint archevêque Adalbert de Magdebourg. Après avoir été nommé évêque de Prague en 983, il tente d’évangéliser les peuples de la Hongrie et de la Bohème, mais sans succès. Il décide alors d’abandonner sa charge et se rend à Rome, où il devient moine bénédictin (en 990). Renvoyé dans son diocèse par le Pape Jean XV, il fonde le monastère de Brevnov, mais se retrouve à nouveau aux prises avec des problèmes politiques. Il retourne donc brièvement à Rome (en 995), puis rentre à nouveau dans son pays pour tenter cette fois d’évangéliser les peuples de la Poméranie. Mais là encore, le succès n’est pas au rendez-vous et la mission se termine tragiquement : arrêté avec ses compagnons par les Prussiens, il sont assassinés non loin de Gdansk. Malgré les difficultés qu’il rencontre tout au long de sa vie, Saint-Adalbert acquiert tout de même une grande renommée et devient l’ami de l’empereur Otton III (956-997) Saint-Adalbert est invoqué par les mamans qui éprouvent de la difficulté à endormir leur enfant nouveau-né.

–BIENHEUREUX ALEXANDRE SAULI (+ 1592)
Confesseur. Originaire de Milan en Lombardie, il entra chez les Barnabites et s’y consacra sans réserve au service de Dieu. Saint Charles Borromée, évêque de Milan, se réjouit de son influence. Alexandre fut élu supérieur général de sa congrégation à trente-deux ans, mais Dieu l’appelait à d’autres ministères. Il fut sacré par saint Charles Borromée pour devenir évêque d’Aléria dans l’île de Corse où il se trouvadans la pauvreté, sans église ni maison. Il rendit confiance aux prêtres, établit un séminaire, restaura les églises abandonnées. A l’intention de son clergé, il écrivit un livre intitulé « Entretiens » dont saint François de Sales fit l’éloge. La ville de Gênes aurait voulu qu’il en devint évêque, il refusa. Il ne quitta son île que sur ordre du Pape Grégoire XIV qui lui confia le diocèse de Pavie.

 
–Saint Euloge Evêque d’Edesse en Syrie (+ 387)
Evêque d’Edesse en Syrie, il fut victime de la décision des autorités impériales qui ordonnait de remplacer la hiérarchie catholique par des pasteurs soutenant l’hérésie arienne. Il mourut, dit-on, un Vendredi Saint.

 
–Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)
Saint FBIENHEUREUX ALEXANDRE SAULIelix, saint Fortunat et saint Achillée, martyrs et fondateurs de l’Eglise de Valence en Gaule. Ils y avaient été envoyés par saint Irénée de Lyon et leurs exploits apostoliques entraînèrent leur arrestation, puis leur martyre.
Les actes qui nous les décrivent sont surtout le fruit de la ferveur populaire.
Saint-Félix écarte les risques de mourir d’asphyxie.

 
–Saint Georges de Ptolémaïs Martyr (+ 1752)
Les Eglises d’Orient unissent à la fête de saint Georges, le Grand Martyr, la mémoire de saint Georges de Ptolémaïs, martyr originaire de Chypre. Il était au service d’un ambassadeur occidental à Saint Jean d’Acre (Ptolémaïs). Il avait coutume de faire les courses chez une paysanne turque qui avait une fille avec qui il aimait converser. Les voisines, furieuses d’avoir perdu cette clientèle, accusèrent saint Georges, devant le juge, d’avoir promis d’embrasser l’Islam et d’épouser la fille. Ce que notre saint nia devant le tribunal. Rien ne le fit fléchir et il reçut la sentence de mort avec sérénité. Les Turcs qui l’entouraient le criblèrent de balles, puis s’amusèrent à percer son corps inanimé à coups de glaives.

 
–Saint Gérard de Toul Evêque (+ 994)
St-Gérard (Gérald) de Toul Fils d’une noble famille de Cologne, en Allemagne, il est placé à l’école de la cathédrale pour y être instruit. Lorsque sa mère décède, victime de la foudre, il décide d’entrer en religion. Quelques années plus tard, sa réputation de piété se rend jusqu’à l’archevêque Bruno de Cologne, qui le consacre évêque de Toul. Il encourage le développement intellectuel et spirituel de son diocèse en y attirant des moines irlandais, écossais et grecs. Il s’occupe fait rebâtir la cathédrale et fonde de nombreux monastères dans son diocèse. Il se dévoue aussi pour soulager les populations accablées par la famine de 982 et par l’épidémie de peste qui s’en est suivie.

 

–Bienheureux Gilles Un des six premiers compagnons de saint François d’Assise (+ 1262)
Confesseur. A l’âge de vingt ans, frère Egide ou Gilles d’Assise, quitte ses boeufs pour suivre le Poverello dont il est la quatrième recrue. Il voyagea d’abord beaucoup. Il se rendit à Tunis où les Maures le renvoyèrent en Italie au lieu de lui donner la couronne du martyre qu’il désirait. Nous le trouvons sur les routes de la Terre Sainte, pèlerin gagnant son pain comme journalier dans les fermes ou comme fossoyeur dans les cimetières. Les trente dernières années de sa vie se passèrent dans les ermitages franciscains des environs de Pérouse où le pape Grégoire IX et des cardinaux venaient prendre conseil de lui. Les « fioretti » de saint François ont recueilli de lui une centaine de propos toujours pleins de profondeur et souvent pleins d’humour, raillant les dissertations cérébrales des théologiens comme des « secrétions sans importance. » Saint Bonaventure, le grand théologien, qui l’avait connu disait de lui : »Cet illétré pratiqua la vertu à un degré sublime et mérita d’être élevé aux sommets de la contemplation. Je l’ai vu ravi en extase. Il semblait mener ici-bas une vie angélique plutôt qu’humaine. »

 
–Bienheureuse Hélène Valentini (+ 1458)
Hélène Valentini d’Udine, elle devint tertiaire augustine (OESA, ordre des ermites de saint Augustin) à la mort de son mari après avoir été une épouse modèle pendant 25 ans. Elle était réputée pour sa charité et ses austérités personnelles. Culte confirmé en 1848 par Pie IX.


–Saint Ibar (Vé.s)
Iberius ou Ivor. Missionnaire en Irlande, contemporain des saints Kiaran, Ailbe, Déclan, etc… à l’époque de saint Patrick, ou un peu plus tôt, comme certains auteurs le pensent.
Saint Ibar prêchait principalement dans le Leinster et dans le Meath.
(10 000 saints éd:Brépols)

Autre biographie:
Missionnaire en Irlande appelé aussi Iberius ou Ivor.
Avec les saints Kieran, Ailbe, Declan et d’autres, il évangélisa les régions de Leinster et de Meath. Il était peut-être arrivé en Irlande avant saint Patrick quoique celui-ci soit considéré comme le premier évangélisateur de l’Irlande. Il fonda le monastère Beggery sur l’île de Beg Eire (‘petite Irlande’), actuellement dans le comté de Wexford.
Certaines sources disent qu’il a été ordonné évêque à Rome d’autres que c’est saint Patrick qui l’ordonna. Il partageait son temps entre sa mission apostolique avec son neveu saint Abban (ou Abbain) dans le pays et la contemplation dans son monastère où il mourut vers l’an 500 et où se trouvaient ses reliques jusqu’à sa destruction…

 

–Saint Lazare le Bulgare (+ 1802)
Martyr. Il était un pauvre berger dans la région de Pergame en Asie Mineure. Une femme turque l’accusa d’avoir tenté de l’outrager. Il fut mis en prison et soumis à la torture pour le contraindre à adhérer à la religion musulmane. Ses gardes s’enivrèrent et s’amusèrent de lui : ils lui brûlèrent les membres et la langue avec des fers rougis, lui serrèrent les tempes avec des osselets et lui posèrent une couronne incandescente sur la tête. Ainsi brisé, il fut pendu recevant la couronne du martyr.

 

–Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (+ 1939)
Originaire de la Sardaigne, elle entra comme religieuse au monastère de Grottaferrata, près de Rome, à l’âge de 21 ans. Influencée par les écrits du P. Couturier, l’apôtre de l’Unité, elle offrit sa vie pour l’oecuménisme. Atteinte de douloureuses maladies, elle offrit sa vie à cette intention à l’âge de 25 ans. Jean Paul II a célébrée sa béatification le 25 janvier 1983, au terme de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.
–Saint Marole Évêque de Milan (+ 423)
D’origine syrienne, il succède à Vénère sur le siège épiscopal de Milan, Lombardie, en 408. Il était ami du pape saint Innocent Ier.
–Sainte Pusinne moniale (5ème s.)
Elle et ses soeurs reçurent le voile des mains de saint Alpin, évêque de Châlons-sur-Marne. Elles vécurent dans la maison paternelle où elles avaient créé un petit monastère. A la mort de son père, Pusinne quitta sa famille pour se retirer dans un ermitage à Bansion, à côté de Corbie près d’Amiens.
–Bienheureuse Thérèse-Marie de la Croix fondatrice de la Congrégation des Carmélites de Sainte-Thérèse (+ 1910)
Née à Campo Bisenzio en Toscane, Teresa Manetti fonde à Florence la Congrégation des Carmélites de Sainte-Thérèse, carmélites contemplatives ayant une action apostolique: prière, adoration, éducation de la jeunesse. Elle prend le nom de religieuse de Thérèse-Marie de la Croix.
Béatifiée le 19 octobre 1986 à Florence (Italie) par Jean-Paul II

 

 

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Naissances célèbres

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–William Turner
23 avril 1775 à Londres (Angleterre) – 19 décembre 1851 à Londres (Angleterre)
William Turner manifeste très tôt des prédispositions pour la peinture. Après des débuts classiques, l’artiste évolue vers un art proprement révolutionnaire qui met en valeur la lumière et l’eau. Il aime plus que tout saisir les couleurs changeantes de la Tamise…
Bien après sa mort, sa peinture va inspirer à Claude Monet une nouvelle façon de peindre qui débouchera sur l’impressionnisme.

–Alphonse Bertillon
23 avril 1853 à Paris – 13 février 1914 à Paris
Alphonse Bertillon a fondé l’anthropométrie, un système de classement des photos sur la base de onze caractères fondamentaux, le «bertillonnage». Il a aussi et surtout imaginé d’enquêter sur les empreintes digitales…

Description de cette image, également commentée ci-après

Alphonse Bertillon, autoportrait, 1900

–1858 Max Plank, prix Nobel de physique en 1918.

Naissances : Max Planck

–1867 Johannes Fibiger, physiologiste, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1924 pour ses travaux contre le cancer.
–1897 Lester Bowles Pearson, prix Nobel de la Paix en 1957.

Naissances : Lester Bowles Pearson

–1902 Halldór Laxness, prix Nobel de litterature en 1955.

 

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décès célèbres

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–Miguel de Cervantès
18 juin 1547 à Alcalá de Henares (Castille, Espagne) – 23 avril 1616 à Madrid (Castille, Espagne)
Miguel de Cervantès participe à la bataille navale de Lépante contre les Ottomans (1571) et y perd la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaut d’être parfois qualifié de «manchot de Lépante» ! Capturé par les Barbaresques, il séjourne pendant cinq ans à Alger comme esclave.

C’est après ces tribulations et quelques autres qu’à l’âge canonique de 57 ans, il publie la première partie de Don Quichotte ! Le roman recueille un immense succès, y compris à l’étranger car la langue castillane jouit d’un grand prestige dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait imaginaire de Cervantes

Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, au temps de la Reconquista (la croisade contre les Maures d’Espagne qui s’achève avec leur expulsion de Grenade) et de la Contre-Réforme catholique.

 

–23 avril 1616 : Shakespeare et Cervantès au paradis des poètes
Le même jour, le 23 avril 1616, meurent William Shakespeare et Miguel de Cervantès.
Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis…

Naissances et Décès: William Shakespeare

–23 avril 1833 : Frédéric Ozanam fonde la Conférence de Charité
Le 23 avril 1833, Frédéric Ozanam, 20 ans, étudiant en droit à la Sorbonne, fonde avec cinq amis, près de l’église Saint-Sulpice, à Paris, la première Conférence de Charité pour venir en aide aux pauvres, victimes collatérales de la révolution industrielle. C’est le début de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, association spirituelle à vocation caritative, qui regroupe aujourd’hui 700.000 hommes et femmes dans 141 pays. Frédéric Ozanam a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 22 août 1997.
–23 avril 1848 : Élections à l’Assemblée constituante
Le 23 avril 1848 ont lieu les élections des députés à l’Assemblée constituante de la IIe République. À cette occasion, les Français votent pour la première fois au suffrage universel : c’est la mort du suffrage censitaire (du mot cens qui désignait le montant minimal d’impôt à partir duquel un homme adulte avait le droit de voter). Avec le suffrage universel, le droit de vote n’est plus soumis à des conditions de revenu… mais seulement de sexe ou de statut (les femmes en sont encore privées, ainsi que les militaires, pour des motifs de neutralité). Le suffrage universel amène à l’Assemblée une majorité conservatrice, les paysans ayant massivement voté pour les notables locaux. Cette modération apaise les réticences de la bourgeoisie à l’égard du suffrage universel.
–23 avril 1896 : Edison fait son cinéma
Le 23 avril 1896, quatre mois après la première séance publique des frères Lumière, le génial inventeur américain Thomas Edison donne une première représentation de cinéma aux États-Unis avec le projecteur Vitascope au Music-hall Koster and Bial’s de New York…

Description de cette image, également commentée ci-après

Thomas Edison en 1914

–1951 Charles G. Dawes, prix Nobel de la Paix en 1925.

–1958 Knut Lundmark, astronome.

–1998 Marie-Louise Terrasse, dite Catherine Langeais, speakerine célèbre dont la voix demeure associée à « La Séquence du Spectateur ».

 

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événements

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–1904 Les Etats-Unis rachètent à la France la concession du canal de Panama.

–1917 Buster Keaton fait sa première apparition dans un film : « The Butcher Boy ».

Evènements : Buster Keaton

–1919 Promulgation de la loi fixant la durée de la journée de travail à 8 heures, en France

–1920 A Ankara, l’Assemblée nationale turque s’attribue l’exercice des pouvoirs législatif et exécutif et délègue ses pouvoirs à un Conseil des ministres présidé par Mustafa Kemal Atatürk : le premier gouvernement national sera formé le 3 mai

Evènements : Mustafa Kemal Atatürk

–1961 Charles de Gaulle condamne le « quarteron des généraux en retraite » et s’attribue les pleins pouvoirs en vertu de l’art. 16 de la Constitution

Evènements : Charles de Gaulle

–1975 Le président américain Gerald Ford déclare que la guerre du Vietnam est terminée, tandis que le gouvernement de Saïgon démissionne et que la panique s’empare de la capitale du Sud.

–1984 Robert Gallo annonce la découverte d’un nouveau virus, proche de celui du Sida (dont la première publication date du 20 Mai 1983). Après une polémique féroce, il sera démontré que les deux virus sont identiques.

–1990 Admission au sein de l’ONU de Namibie

Drapeau de Namibie
–1995 Le candidat socialiste Lionel Jospin crée la surprise en arrivant en tête du premier tour de l’élection présidentielle avec 23,3% des voix, devant Jacques Chirac 20,8% et Edouard Balladur 18,5%.

–1998 Marc Dutroux, pédophile présumé inculpé pour la séquestration et le meurtre de jeunes filles, s’échappe du Palais de justice de Neufchâteau en Belgique puis est repris par les forces de l’ordre quatre heures plus tard.

–1999 L’OTAN attaque le siège de la télévision serbe de Belgrade et tue une dizaine de personnes.

–2000 Dans l’île Sipadan, Malaisie, des hommes armés débarquent dans un hôtel et font des otages parmis les 21 personnes de 7 nationalités différentes (trois Allemands, deux Français et une Franco-Libanaise, deux Finlandais, deux Sud-Africains, neuf Malaisiens et deux Philippins), dont 10 touristes qui n’avaient rien trouvé de plus amusant que d’aller passer des vacances dans un pays ou règne une guerre civile ! Bonjour les cons !

La marine malaisienne protège

les touristes contre les attaques

terroristes potentielles

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23 avril 1616Shakespeare et

Cervantès au paradis des poètes

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William Shakespeare et Miguel de Cervantès sont morts le 23 avril 1616 (ou peut-être le 22, les chroniques étant imprécises à ce propos).

Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis : -)

Ces deux géants de la littérature lèguent à l’humanité des personnages plus vrais que nature. Ils ont nom Don Quichotte et Hamlet, Sancho Pança et Othello, Rossinante et Falstaff, Dulcinée et Juliette…

Un auteur universel


William Shakespeare naît à Stratford-upon-Avon dans la famille d’un riche commerçant. D’après la tradition, il est baptisé le 26 avril 1564 dans l’Église de la Sainte Trinité. C’est dans la même ville qu’il finit sa vie entouré d’honneurs avant d’y être inhumé à l’âge de 52 ans. C’est encore à Stratford qu’il se marie à 18 ans avec une jeune femme illettrée de 8 ans son aînée, Ann Hathaway. Le couple aura trois enfants.

William Shakespeare

Cinq ans plus tard, William part à Londres où il peut écrire sous la protection du comte de Southampton auquel il dédie son premier recueil de poèmes, Vénus et Adonis.

La troupe de Shakespeare se produit d’abord dans le nouveau théâtre du Globe, sur la rive droite de la Tamise, puis, après 1608, dans la salle des Black Friars.

Le poète et dramaturge anglais se montre excellent connaisseur de la nature aussi bien que des hommes (il cite pas moins de 108 plantes dans Roméo et Juliette). Il fréquente les tavernes avec la même aisance que les châteaux. Ses succès théâtraux et ses qualités d’investisseur lui permettent de jouir à Stratford-upon-Avon d’un coquet patrimoine.

William Shakespeare

Shakespeare est le plus fécond de tous les artistes qui s’épanouirent à Londres, à la fin du XVIe siècle, sous le règne brillant et agité d’Elizabeth 1ère. Christopher Marlowe, qui aurait pu rivaliser avec lui, fut prématurément tué dans une taverne.

Shakespeare n’en demeure pas moins très mystérieux. On ne connaît qu’un mot écrit de sa main. C’est son nom. Cette précieuse relique est conservée au British Museum. On a longtemps aussi imaginé ses traits d’après le portrait dit de Chandos (en haut à gauche), hélas réalisé après sa mort.

En mars 2009, le professeur Stanley Wells a authentifié le portrait dit Cobbe comme étant celui du poète. Ce tableau réalisé en 1609, de son vivant, serait donc plus près de la réalité que le précédent. Tant mieux car il nous révèle un homme du monde, tout à fait séduisant, à mille lieues du poète exalté et sombre que donne à imaginer la lecture de ses oeuvres.

Le film Shakespeare in Love (1998) tire parti des obscurités de la biographie de Shakespeare pour en tirer une piquante intrigue et, par la même occasion, dresser le portrait de cette époque pleine de bruit et de fureur.

Soldat de fortune


Né en 1547 à Alcalá de Henares, en Castille, Miguel de Cervantès est aussi représentatif de l’Espagne de Philippe II que Shakespeare de l’Angleterre élizabéthaine… Mais il est vraisemblable qu’il ignorait tout de son contemporain.

Fils d’un chirurgien couvert de dettes et d’une juive convertie, il se révèle un aventurier à l’image de son héros et des conquistadors qui conquirent l’Amérique et firent la gloire de l’Espagne. Après des études en Castille et en Andalousie, il est engagé à 22 ans par le cardinal Acquaviva, légat pontifical. Il l’accompagne à Rome puis rejoint la Sainte Ligue pour participer à la bataille de Lépante contre les Ottomans. Il perd dans la bataille la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaudra d’être parfois qualifié : «Manchot de Lépante» !

Mais ses ennuis ne font que commencer. Il est plus tard capturé par les Barbaresques et emmené comme esclave à Alger. Il y reste pendant 5 ans. Le 19 septembre 1580, son maître Hassan Pacha s’apprête à prendre la mer pour Constantinople lorsque son captif est racheté in extremis par les pères Trinitaires pour 500 écus.

Cervantès se marie et s’établit à Séville où il est nommé commissaire aux approvisionnements des galères du roi Philippe II qui prépare la Grande Armada en vue d’envahir l’Angleterre. Ses aventures nourrissent ses premiers ouvrages. Il fait jouer plusieurs pièces aujourd’hui perdues et publie Galatée (1585). Mais il n’est pas au bout de ses peines. Jalousies et affaires douteuses lui valent plusieurs emprisonnements.

Cervantès

Cervantès attend l’âge canonique de 57 ans pour publier la première partie de Don Quichotte ! C’est seulement alors que s’affirme sa maîtrise de l’écriture.

Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, le roman recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l’étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

La deuxième partie de Don Quichotte est publiée en 1625, après la mort de l’écrivain, et la popularité de son héros ne se dément pas. Tous les Espagnols connaissent au moins la première phrase du roman : «En un lugar de la Mancha cuyo nombre no quiero acordarme…». –

Les deux visages de l’Espagne


Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theotokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, qui a mené la Reconquista (la croisade contre les Maures de Grenade) et se lance avec la même ardeur dans la Contre-Réforme catholique.

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23 avril 1671, Vatel

au purgatoire des maîtres d’hôtel

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Dans la nuit du 23 au 24 avril 1671, le Grand Condé perd son maître d’hôtel dans des conditions tragiques qui ont été portées à la postérité par deux lettres de la marquise de Sévigné à sa fille, Madame de Grignan.

Du service de Fouquet à celui de Condé
François Vatel est un fils de laboureur né vers 1625. Il s’est illustré comme maître d’hôtel à Vaux-le-Vicomte, auprès de Nicolas Fouquet.

Description de cette image, également commentée ci-après

François Vatel 

Après la disgrâce de son mécène et un exil prudent à l’étranger, il est entré au service de Louis II de Bourbon, prince de Condé, comme «contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince».

Après plusieurs années de patience, le héros de Rocroi a la satisfaction de recevoir le roi Louis XIV et la Cour dans son superbe château de Chantilly, au nord de Paris.

Cette réception doit marquer son complet retour en grâce et le pardon du roi après sa participation à la Fronde nobiliaire.

Une réception de la plus haute importance
Pris de court par l’annonce de la visite royale, quinze jours à peine avant la date fatidique, Vatel doit nourrir pendant trois jours, du jeudi soir au samedi, 600 courtisans et un total de plusieurs milliers de personnes, domestiques compris.

Le jeudi soir, les invités d’honneur occupent pas moins de 25 tables dans le château magnifiquement illuminé. Le souper est suivi d’un spectacle de deux heures avec un feu d’artifice à peine terni par les nuages. Mais le contrôleur général se désole de ce que quelques rôtis ont manqué à certaines tables. Toute la nuit, il court de çà, de là, à l’affût du moindre désordre.

Au petit matin, le retard de la «marée» qui amène les poissons et les coquillages de Boulogne met le comble à son désespoir. Il gagne sa chambre et se transperce à trois reprises avec son épée. La marée arrive sur ces entrefaites et l’on fait la macabre découverte de son cadavre tandis qu’on le cherche pour en prendre possession.

Le Roi-Soleil, informé par Monsieur le Prince, se montre affligé par un sens de l’honneur aussi aigu mais la fête n’en continue pas moins jusqu’à son terme.

Célébrité posthume
Référence obligée en matière de grande cuisine, Vatel n’a pourtant qu’une recette à son actif : la crème Chantilly, qu’il aurait inventée à Vaux-le-Vicomte, chez Fouquet, mais baptisée du nom du château de son dernier bienfaiteur.

Il est devenu une légende en raison de son suicide et de la publicité qu’en a faite la marquise de Sévigné :

marquise de Sévigné

«À quatre heures, Vatel va partout, il trouve tout endormi. Il rencontre un petit pourvoyeur qui lui apportait seulement deux charges de marée; il lui demanda : « Est-ce là tout ?  » Il lui dit : « Oui, Monsieur. » Il ne savait pas que Vatel avait envoyé à tous les ports de mer. Il attend quelque temps; les autres pourvoyeurs ne viennent point ; sa tête s’échauffait. Il croit qu’il n’y aura pas de marée ; il trouve Gourville, et lui dit : « Monsieur, je ne survivrai pas à cet affront-ci ; j’ai de l’honneur et de la réputation à perdre. » Gourville se moqua de lui ; Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la passe au travers du coeur, mais ce ne fut qu’au troisième coup, car il s’en donna deux qui n’étaient pas mortels : il tombe mort. La marée cependant arrive de tous côtés ; on cherche Vatel pour la distribuer, on va à sa chambre; on heurte, on enfonce la porte ; on le trouve noyé dans son sang ; on court à M. le Prince, qui fut au désespoir. M. le Duc pleura; c’était sur Vatel que roulait tout son voyage de Bourgogne. M. le Prince le dit au Roi fort tristement : on dit que c’était à force d’avoir de l’honneur à sa manière ; on le loua fort, on loua et on blâma son courage…»

Mademoiselle de Montpensier rapportera plus tard ce drame à sa manière dans ses Mémoires : «Un maître d’hôtel, qui avait paru et qui était en réputation d’être un homme très sage, se tua parce que M. le Prince s’était fâché d’un service qui n’était pas arrivé à temps pour le souper du roi.» (cité par Dominique Michel).

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Bertillon inventeur de la police scientifique

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Le 24 octobre 1902, Alphonse Bertillon démontre pour la première fois à ses compatriotes l’utilité des empreintes digitales en criminologie.

Description de cette image, également commentée ci-après

Alphonse Bertillon,

autoportrait, 1900.

Précurseur malgré lui


Chef du service de l’identité judiciaire à la préfecture de police de Paris où il est entré en 1879, à 26 ans, comme simple commis, Alphonse Bertillon a fondé l’anthropométrie, un système de classement des photos sur la base de onze caractères fondamentaux (taille du crâne, des membres…).

Grâce à la «signalisation» systématique des criminels et délinquants, l’inventeur aboutit à quelques succès dans l’identification des récidivistes et lui vaut une immense popularité. L’opinion publique en vient même à le comparer à Pasteur. Son classement anthropométrique est parfois encore appelé «bertillonnage» en son honneur.

Mais le système anthropométrique demeure aléatoire. Il est bientôt concurrencé par la comparaison des empreintes digitales, une technique mise au point aux Indes britanniques et adoptée par Scotland Yard en 1901, à l’initiative du commissaire Edward Henry.

Alphonse Bertillon est d’abord tenté de nier l’intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est. Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d’un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.

Ce premier coup d’éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon… et la supériorité du fichier d’empreintes digitales.

 

  • Types criminels
    Planche parue dansIdentification anthropométrique (1893)

  • Relevé du signalement anthropométrique
    Planche parue dansIdentification anthropométrique (1893)

  • Francis Galton
    Photographies anthropométriques prises par Bertillon lors de la visite du psychologue britannique dans son laboratoire en 1893.

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patrick

ave l’aimable concours de hérodote.net

( dont André Larané…)

sources

hérodote.net

wikipédia