Plusieurs milliers de séismes par an sur la faille de San Andreas

Plusieurs milliers de séismes par an sur la faille de San Andreas

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Tous ne sont pas ressentis par les populations mais un certain nombre d’entre eux ont des effets catastrophiques. Pour les plus représentatifs il est à noter :

–Comté d’Orange, 28 Juillet 1769, magnitude 6 sur l’échelle ouverte de Richter

San Diego, 22 Novembre 1800, magnitude 6.5

San Francisco, 21 Juin 1808, magnitude 6

San Juan Capistrano, 8 Décembre 1812, magnitude 7, 40 morts

Santa Barbara, 21 Décembre 1812, magnitude 7

–Hayward, 10 Juin 1836, magnitude 6.8

–San Francisco, 22 Juin 1838, magnitude 7

Fort Tejon, 9 Janvier 1857, magnitude 8.3, 2 morts

–Monts Santa Cruz, 8 Otobre 1865, magnitude 6.5

–Hayward, 21 Octobre 1868, magnitude 7, 30 morts

–San Francisco, 18 Avril 1906, magnitude 7.8, 3000 morts

–Santa Barbara, 29 juin 1925, magnitude 6.3, 14 morts recensés

–Santa Barbara 4 Novembre 1927, magnitude 7.3

–Long Beach, 11 Mars 1933, magnitude 6.3, 115 morts

–Comté de Kern, 21 juillet 1952, magnitude 7.7 14 morts, 18 blessés

–San Francisco, 22 Mars 1957, magnitude 5.3, 40 blessés

–San Fernando, faubourg de Los Angeles, 9 février 1971, magnitude 6

–San Francisco 21 Juillet 1986, magnitude 7

–Loma Prieta, 17 Octobre 1989, magnitude 7.1, 63 morts, 3757 blessés

–San Francisco, 20 octobre 1989, magnitude 6, allumant des incendies et, effets connexes, écroulement d’un pont causant la mort de 50 personnes

–Northridge, faubourg de Los Angeles, 17 janvier 1994, magnitude 6.2, ruinant une partie des ouvrages d’art, 42 morts et 2.600 blessés, suivi de plus de 200 répliques

Parkfield, 28 Septembre 2004, magnitude 6

–Los Angeles, 29 juillet, 2008, magnitude 5.5.

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The Big One

« The Big One » est le nom donné à un séisme dévastateur qui doit, théoriquement, se produire, dans un temps futur, plus ou moins immédiat, plus ou moins lointain, sur la côte ouest des États-Unis, en un point situé sur la faille de San Andréas.

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Patrick

 

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Brève : Subventions à la presse

Subventions à la presse
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50 % du montant total des subventions à la presse bénéficient à 2 % des titres aidés, soit 9 titres ! Voici le montant des subventions à la presse.

Le Parisien a bénéficié de la plus importante subvention en 2010, avec 16,8 millions d’euros pour Aujourd’hui en France et 3 millions d’euros pour Le Parisien.

Le Monde a reçu 17 millions d’euros de subventions directes en 2010.

Libération a bénéficié de 14 millions d’euros de subvention, Le Figaro de 13,2 millions d’euros, et Ouest-France de 11,8 millions d’euros.

Le budget 2012 prévoit 272,8 millions d’euros d’aides directes à la presse, soit 31 millions de moins qu’en 2011.

Avec la réforme des aides à la presse, les titres souhaitant bénéficier des subventions les plus importantes ( plus de 1,5 million d’euros au cours des 3 dernières années ou plus de 20 % du chiffre d’affaires, en tenant compte des aides directes, mais aussi des aides au transport par voie postale ou ferroviaire) devront soumettre “dans le strict respect de l’indépendance éditoriale des titres et de la confidentialité attachée au secret des affaires“, le projet stratégique de l’entreprise. Avec le risque que l’Etat s’immisce dans la gestion des entreprises de presse…

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Patrick

source :

médiapart

Le ghetto de Varsovie

19 avril 1943, Le ghetto
de Varsovie se soulève

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Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.
C’est le premier soulèvement d’une ville dans l’Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des juifs.

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Le retour des ghettos
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Quand, en 1939, les Allemands occupent l’ouest de la Pologne, ils rencontrent sur place des communautés juives très importantes, qui représentent en moyenne dix pour cent de la population mais sont concentrées dans les villes où elles ont développé une culture originale. Varsovie, par exemple, compte 380.000 juifs sur 1.300.000 habitants.

La majorité des trois millions de juifs polonais d’avant-guerre parlent et écrivent le yiddish, une langue qui mêle l’allemand et l’hébreu. Ils font du commerce, publient des livres et composent des chansons dans cette langue. Ils éduquent aussi leurs enfants en yiddish, le polonais, le russe et l’allemand étant réservés à l’enseignement supérieur.

En Pologne comme en Tchécoslovaquie et dans tous les autres pays d’Europe centrale et orientale que viendront à occuper les nazis, les Juifs sont progressivement regroupés dans des quartiers clos sous surveillance policière, des «ghettos» d’un nouveau genre où ils sont amenés à survivre dans l’ignorance de leur avenir.

En 1939-1940, encore incertains sur le sort à réserver aux Juifs, les nazis veulent en premier lieu les mettre à l’écart du reste de la population et les briser en tant qu’êtres humains et communauté sociale. Ils veulent aussi, tant qu’à faire, exploiter leur force de travail et les dépouiller de leurs biens.

Les ghettos vont remplir ces fonctions avant que le relais ne soit pris par les camps d’extermination, à partir de la fin 1941. On recense à la fin de la Seconde Guerre mondiale un millier de ghettos, de la Pologne à la Grèce : les plus petits comptent quelques centaines de personnes, les plus grands des dizaines ou des centaines de milliers, comme à Varsovie, le plus grand, ou à Lodz.

Cette «ghettoïsation» ne semble pas avoir été planifiée à Berlin. Elle est le produit d’initiatives locales.

Le ghetto de Varsovie
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En novembre 1940, quelques mois à peine après l’invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d’environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

Le quartier étant coupé en deux par une artère, les Juifs passent d’un côté à l’autre par une passerelle. Le ghetto occupe 300 hectares, soit une densité d’environ 150.000 habitant/km2 (c’est quatre à cinq fois plus que le maximum observé dans une ville normale).

Les habitants se voient accorder par l’occupant une ration quotidienne de 184 calories. C’est dix fois moins que le minimum indispensable au maintien en bonne santé et qui plus est, cette nourriture se présente sous une forme rebutante (pain noir, légumes défraîchis, viandes avariées….). Autrement dit, pour simplement survivre, les Juifs du ghetto, toutes classes sociales confondues, vont devoir chercher d’autres sources d’approvisionnement et celles-là ne leur seront accessibles que par des petits boulots, des trafics illicites ou le marché noir.

Les anciennes élites intellectuelles se déclassent faute d’être utiles à la survie du groupe tandis qu’accèdent au sommet de la hiérarchie sociale les truands et mafieux en tous genres. Ceux-là sont en effet les mieux outillés pour gérer les trafics avec les Allemands et les Polonais de l’extérieur. Pour faire circuler les objets de valeur et l’argent caché dans les bas de laine, ils organisent des monts-de-piété ou… des cercles de jeux. Troublant paradoxe : ces brutes, en général, soutiennent les mouvements de résistance et apportent leur écot aux associations d’entraide.

Les gens qui le peuvent s’emploient dans les ateliers du ghetto. Leurs principaux donneurs d’ordres sont les fournisseurs de l’armée allemande. Pour les soldats de la Wehrmacht, ils produisent en particulier des pièces d’habillement.

Jewish Ghettos in German occupied Poland and E...

Ghettos in

Jews loading onto trains at the Umschlagplatz ...
Jews loading onto trains at the Umschlagplatz Polski: Umschlagplatz przy ulicy Stawki: ludzie w oczekiwaniu na deportacje. (Photo credit: Wikipedia)

Poland and Eastern Europe (Photo credit: Wikipedia)

Au final, on estime que les habitants du ghetto de Varsovie arrivent à une moyenne de 600 calories par jour, ce qui reste globalement très insuffisant et entretient la disette. Cette situation humiliante et déstabilisante va se prolonger pendant près de dix-huit mois, jusqu’aux premières déportations. Dix-huit mois pendant lesquels chacun essaie simplement de survivre.

La surpopulation, le manque d’hygiène, le manque de nourriture et de médicaments, les épidémies et les famines, le froid et la chaleur, les humiliation et brutalités de tous ordres ont raison d’un grand nombre d’habitants du ghetto, faibles, attachés à des principes d’un autre âge ou malchanceux. Beaucoup meurent soit de faim, soit de maladie. À moins que leur chemin ne croise celui d’un SS en vadrouille dans le ghetto qui, sur un caprice, va les battre ou les abattre.

Dans les hôpitaux, les médecins confrontés à un manque cruel de médicaments sont confrontés à de douloureux cas de conscience : vaut-il mieux réserver les médicaments disponibles aux malades qui ont les plus grandes chances de survie et sacrifier les autres, ou plutôt les répartir de façon équitable jusqu’à épuisement des stocks, avec la quasi-certitude de perdre tous les malades à brève échéance ?…

Malgré ces tragédies – ou à cause d’elles -, les habitants du ghetto entretiennent une vie culturelle intense. C’est, pour beaucoup, une façon de s’accrocher à la vie… La présence de 40 à 50 musiciens de niveau international conduit à la formation d’un orchestre symphonique. Il donne en deux ans 50 concerts payants en faisant salle comble, cela malgré le danger qu’il y a à sortir de chez soi ! Notons aussi que le ghetto inclut, outre les synagogues, quatre églises en activité pour quelques milliers de Juifs convertis au christianisme, lesquels n’en sont pas moins persécutés par les nazis !

La «Grande Déportation»
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Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif («Judenraat»). Un ingénieur, Adam Czerniakow, a été désigné par la mairie de Varsovie pour le présider. Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d’enfants en vue de les transférer vers l’Est, dans des camps de travail (c’est le motif officiel).

Il est possible qu’Adam Czerniakow ait eu des informations sur la vraie nature de ces convois par le biais de Juifs évadés du camp d’extermination de Chelmno. Plus vraisemblablement a-t-il considéré qu’envoyer des enfants dans des camps de travail revenait de toute façon à les condamner à mort. En homme d’honneur, il ne supporte pas de participer à cette infamie et choisit de se suicider. Il laisse une lettre émouvante à ses coreligionnaires pour s’excuser de son geste mais ne fournit aucune information sur ce qu’il aurait pu savoir du sort des futurs déportés.

Jewish prisoners being deported from the Krakó...

Photo crédit Wikipedia

C’est donc sans Czerniakow que les Allemands entament la «Grande déportation»… Jour après jour, 5.000 à 6.000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka. À chaque habitant du ghetto qui s’inscrit pour le pseudo-camp de travail, les Allemands donnent trois kilos de pain et un pot de confiture ! Cela suffit à lever bien des hésitations ! On se dit : «Pourquoi nous donneraient-ils du pain s’ils voulaient nous massacrer ?».

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s’achève, il ne reste que 60.000 survivants dans un ghetto dont la surface a été drastiquement réduite par les Allemand

La révolte
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Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad, les Allemands entament une deuxième «Aktion» (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n’ont plus guère de doute sur le sort qui les attend…

Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse. Ces jeunes gens ont travaillé dans des fermes jusqu’en novembre 1942 avant d’être reconduits au ghetto par les Allemands. Ils n’ont pas connu les famines et les tourments des deux premières années du ghetto et ont conservé leur énergie intacte. Ils organisent immédiatement la résistance. Ils s’enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les pauvres armes dont ils disposent.

Ces résistants déploient une énergie phénoménale pour aménager des caches souterraines et des bunkers de fortune sous les habitations. Ils espèrent de la sorte se donner les moyens de résister plusieurs mois aux Allemands.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves. Au nombre de 3.000 environ, ils sont regroupés principalement dans l’Organisation des Combattants Juifs, commandée par Mordechai Anilewicz, et l’Union Juive Armée de Pawel Frenkiel. 600 seulement disposent d’armes à feu.

Les hommes d’Anilewicz se cachent dans tout le ghetto cependant que ceux de Frenkiel tentent d’arrêter les Allemands à l’entrée du quartier.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l’opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2000 hommes et des chars en renfort. Dès lors, les Allemands vont incendier systématiquement les immeubles et propulser du gaz dans les souterrains pour en déloger les résistants, immeuble par immeuble, cave par cave. Ces derniers, malgré le déluge de moyens déployé par l’ennemi, vont tenir pendant un mois.

6.000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c’est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s’enfuyant par les égoûts. Parmi eux, Marek Edelman. Il va rejoindre la résistance non-communiste et mettra un point d’honneur à demeurer en Pologne après la chute du nazisme, poursuivant la lutte contre toutes les oppressions. Il mourra couvert d’honneurs le 2 octobre 2009, à 90 ans.

Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau.

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André Larané.

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Des héros ordinaires
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Le chef du soulèvement, Mordechai Anilewicz, est un jeune Juif ordinaire, fils d’une poissonnière, à l’opposé des héros de cinéma. Comme les autres insurgés, il n’a aucune formation ni aucune prédisposition pour l’action militaire. Rien, dans son enfance, ne laisse entrevoir de prédispositions à l’héroïsme. Rien sinon la conscience du bien et du mal, du devoir et de la lâcheté.


Le 23 avril 1943, il écrit dans une dernière lettre :
«Les Allemands ont fui par deux fois du ghetto. L’une de nos compagnies a résisté 40 minutes et une autre s’est battue pendant plus de six heures… Nos pertes en vies humaines sont faibles et ceci est également une réussite…
Grâce à notre radio, nous avons entendu une merveilleuse émission relatant notre lutte. Le fait que l’on parle de nous hors du ghetto nous donne du courage.
Soyez en paix, mes amis de l’extérieur ! Peut-être serons-nous témoins d’un miracle et nous reverrons-nous un jour. J’en doute ! J’en doute fort !
Le rêve de ma vie s’est réalisé. L’auto-défense du ghetto est une réalité. La résistance juive armée et la vengeance se matérialisent. Je suis témoin du merveilleux combat des héros juifs…» (source : Yad Vashem, Jérusalem)

À l’origine des ghettos
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Les ghettos du Moyen Âge sont nés du souci des juifs de se regrouper pour mieux résister aux exactions et aux pogroms.
A Fès (ou Fez), au Maroc, en 1438, est établi le premier «mellah» ou quartier réservé aux juifs. En invitant les juifs de sa capitale à s’établir dans ce quartier, le souverain veut les soustraire aux violences que leur font subir les musulmans.
Pour les mêmes raisons, en 1516, est établi à Venise le premier quartier réservé du monde chrétien. Il se situe sur un terrain proche d’une fonderie, où étaient jetés les déchets de celle-ci. D’où le nom de ghetto donné à ce quartier (du vieil italien «ghettare», jeter). Le mot connaîtra hélas une triste fortune.
Les nazis avancent le même prétexte que leurs lointains prédécesseurs pour créer de nouveaux ghettos, quitte à susciter eux-mêmes des pogroms. Dans les faits, leurs ghettos sont un premier pas vers l’élimination des Juifs.

 

Compromissions à Lodz
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Lodz, troisième ville de Pologne, n’a pas été, comme Varsovie et Cracovie, enclavée dans le «Gouvernement général», entité territoriale destinée par les nazis au regroupement des Polonais, mais annexée au Grand Reich.
Sa communauté juive est donc, à titre transitoire, enfermée dans un ghetto hermétique. Dans les faits, celui-ci va perdurer jusqu’en août 1944, soit plus longtemps qu’aucun autre, du fait de l’installation en son sein d’importantes industries textiles. Ce complexe industriel résulte de la coopération entre le président du conseil juif du ghetto et le commandant allemand de la place. Ledit président, un sioniste octogénaire du nom de Rumkovski, voit dans sa fonction la consécration de sa vie. Insensé, il rêve de constituer à Lodz, avec la bienveillance des Allemands, un mini-État juif dont il serait le chef. Ainsi pousse-t-il la folie jusqu’à faire imprimer des timbres à son effigie.
Plus gravement, il coopère avec les Allemands lorsque ceux-ci entament les déportations et réclament les enfants ! Dans une proclamation au ton déchirant, il explique à ses coreligionnaires que les livrer est sans doute la moins mauvaise façon de préserver l’avenir. Mais ses compromissions ne serviront à rien : tous les survivants du ghetto de Lodz, lui compris, seront déportés dans les camps d’extermination.

 

Contrition
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Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie par lequel la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l’Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues secondes, il demeure dans cette attitude d’humilité inhabituelle aux hommes d’État, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.

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 Patrick….

avec le concours  et l’autorisation de :

hérodote.net : http://www.herodote.net/

l’éolien à CHERBOURG

Le futur du port se dessine au Danemark

L’éolien offshore va redonner vie au port. Les élus se sont rendus au Danemark pour s’imprégner du bouleversement annoncé. 
Il fallait se rendre au pays de l’éolien pour se rendre compte de l’avenir de cette industrie dans le Cotentin. Une délégation composée d’élus de la Région, du Département et de la Communauté urbaine, s’est rendue à Copenhague lundi et mardi.

L'assemblage d'éoliennes est très gourmand en espaces.

L’assemblage d’éoliennes est très gourmand en espaces.

 

 

Plusieurs visites au programme : la première au Salon des énergies renouvelables, où les collectivités tenaient un stand. Inauguré par Laurent Beauvais et Jean-François Le Grand, il a permis de montrer pour la première fois, la présence de la Basse-Normandie dans ce secteur prometteur. Sur place, l’association West Normandy Marine Energy proposait à des industriels de la région l’opportunité de se faire connaître dans ce marché européen des énergies renouvelables.

Vision surprenante à Esbjerg : des milliers de pales d'éoliennes alignées sur le terre-plein du port.

Vision surprenante à Esbjerg :

des milliers de pales d’éoliennes

alignées sur le terre-plein du port.

Exemple, François Allais, des Chantiers Allais, qui emploient 120 personnes à Cherbourg. Bien entendu, le chantier naval est intéressé par ce marché, lui qui construit des navires de servitude pour les plateformes offshore. « Dans l’éolien, la demande de bateaux est aujourd’hui beaucoup plus importante que l’offre », expliquait-il. À Copenhague, François Allais était là pour montrer les produits qu’il développe pour ce marché spécifique.

Laurent Beauvais, président de la Région ; Jean Karl Deschamps, vice-président ; Jean-Michel Sévin, directeur de PNA et Jean-Pierre Laflaquière, coordinateur énergies renouvelables, devant une maquette de la sous-station électrique qui équipe chaque champ d'éoliennes.

Laurent Beauvais, président de la Région ; Jean Karl Deschamps,

vice-président ; Jean-Michel Sévin, directeur de PNA et

Jean-Pierre Laflaquière, coordinateur énergies renouvelables,

devant une maquette de la sous-station électrique qui

équipe chaque champ d’éoliennes.

Les Constructions mécaniques de Normandie sont, elles aussi, intéressées par ce marché de l’éolien offshore. Pour l’heure, Alstom n’a pas encore choisi celui qui réalisera les mâts des éoliennes. Les CMN en ont les compétences. Il s’agit essentiellement de chaudronnerie. Et ce marché serait une opportunité pour le chantier cherbourgeois de sortir de la crise.

carte du Cotentin 

cap de la Hague en haut

à gauche de la carte

carte du Cap de la Hague

au nord Ouest du Cotentin

Bref, on est allé voir et on s’est montré. La délégation a également visité une usine de fabrication de pales d’éoliennes, comme celle qui sera implantée à Cherbourg, et un port, celui d’Esbjerg, reconverti dans l’éolien offshore et qui pourrait servir de modèle à Cherbourg.

Une société danoise, LM Wind Power, est chargée par le consortium EDF Alstom de fabriquer les pales des éoliennes offshore. L'usine, construite à Cherbourg, sera la plus grande du monde. À partir de 2015, on y produira, chaque année, plus de 100 pales de 73 m.Page <B>6</B> Ouest-France

Une société danoise, LM Wind Power, est chargée par le consortium
EDF Alstom de fabriquer les pales des éoliennes offshore. L’usine,
construite à Cherbourg, sera la plus grande du monde. À partir de
2015, on y produira, chaque année, plus de 100 pales de 73 m.

 

 vue des courants du Raz Blanchard

au large du cap de la Hague

future implantation d’un 

parc d’éoliennes en mer

dans le Raz Blanchard

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Patrick

Sources :

Thierry DUBILLOT. Ouest-France

Le 19 avril, le Pape fêtera le 7° anniversaire de son élection

Une semaine d’anniversaires pour Benoît XVI

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Le jeudi 19 avril, le Pape fêtera le 7° anniversaire de son élection. Le vendredi 20 un concert sera donné en son honneur par l’orchestre Gewandhaus de Leipzig, dans la salle Paul VI. Benoît XVI a déjà reçu de nombreux messages de vœux provenant du monde entier.

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Ce lundi 16 avril, Benoît XVI fête son 85° anniversaire. Une fête en famille, pas de réceptions officielles, mais une journée très bavaroise, selon son désir. Des évêques allemands et des invités venus de Bavière ont fait le déplacement jusqu’à Rome pour l’entourer.
Pour lui faire plaisir, son secrétaire particulier a réalisé à cette occasion un recueil de témoignages : une vingtaine de personnalités célèbres en Allemagne ont accepté de raconter Benoît XVI à leur manière.
Pour son secrétaire particulier, Benoît XVI est un « Pape de la parole » qui appelle les choses par leur nom mais toujours avec délicatesse et respect des autres. Ses critiques peuvent être sévères, affirme Mgr Georg Ganswein, mais elles sont toujours exprimées avec douceur. Sa simplicité, sa sincérité et son courage ont souvent été mal compris. Benoît XVI – ajoute-t-il – ne semble pas s’inquiéter de l’image que les médias donnent de lui, le décrivant, à tort, comme un conservateur indifférent. Il a appris à affronter les critiques, à les situer et à les accepter. Pour le Pape, l’opinion publique, la presse, la télévision doivent, certes, être prises en considération. Mais le plus souvent, elles n’orientent pas la navigation vaticane.

Benoît XVI ne cherche pas à jouer le jeu des médias, ni à hypnotiser les foules, ce qui ne l’empêche pas d’être acclamé et écouté. Mais si, au fil des ans, il est parvenu, en partie, à bousculer les clichés et les préjugés sur sa personne, les dossiers difficiles continuent de perturber son pontificat. Les abus sexuels, le dialogue avec les Lefebvristes, les fuites de documents réservés, et tant d’autres. Parmi ceux qui le connaissent ou qui l’observent de plus près, certains pensent que c’est dans son parcours personnel que se trouve le secret de son apostolat, son amour de la vérité. Ses priorités sont nombreuses, la liste est longue ; mais son souci majeur c’est la crise de la foi, l’oubli de Dieu, dans le monde d’aujourd’hui. A 85 ans, Benoît XVI semble plus que jamais décidé à secouer les torpeurs et les frilosités dans l’Église, et, s’il le faut, à ramener les dissidents et les désobéissants au bercail en vue de la nouvelle évangélisation.
Le cardinal Georges Cottier, théologien émérite de la Maison pontificale se dit impressionné par la sérénité du Pape malgré les polémiques. Des Propos recueillis par Charles Le Bourgeois
Pour ses 85 ans, ce lundi, Benoît XVI célébrera la messe dans la chapelle Pauline en présence de ses invités et des évêques allemands. Il les retrouvera à 11h, avant d’accorder une audience publique à la délégation bavaroise, à midi.

Dans son éditorial hebdomadaire, le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège et de Radio Vatican, évoque les interrogations suscitées par l’élection de Joseph Ratzinger, il y a sept ans. On se demandait si ce pontificat serait long et durable, si un théologien ayant présidé pendant des années un dicastère doctrinal saurait assumer le gouvernement pastoral de l’Église universelle.
En sept ans, Benoît XVI a accompli 23 voyages à l’étranger et 26 déplacements en Italie ; il a présidé quatre synodes des évêques et trois Journées mondiales de la Jeunesse ; il a publié trois encycliques, et posé de nombreux Actes du magistère ; il nous a fait vivre une Année paulinienne et une Année sacerdotale ; il a affronté avec courage, humilité et détermination, c’est-à-dire avec un esprit évangélique, des situations difficiles comme la crise des abus sexuels. Par la cohérence et la constance de son enseignement, il montre que la priorité de son service est de guider les hommes vers Dieu, le Dieu de Jésus Christ ; que foi et raison contribuent toutes deux à la recherche de la vérité pour répondre aux attentes de l’humanité ; que l’oubli de Dieu et le relativisme sont les dangers les plus menaçants de notre temps.


Nous lui sommes reconnaissants – écrit le père Lombardi – et nous poursuivons avec lui le chemin vers la Rencontre mondiale des familles, au mois de juin à Milan, vers le Moyen Orient, en septembre au Liban, vers le Synode sur la nouvelle évangélisation et vers l’Année de la foi.

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Patrick

Sources :
http://www.radiovaticana.org

Citoyen …le mot !!!

Le mot « citoyen » dans les dictionnaires du XVIe au XXe siècle

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S’il est un mot que, depuis une quinzaine d’années, on utilise largement, peut-être même excessivement, c’est le mot Citoyen. On l’a vu revenir sur le devant de la scène pour évoquer les droits du Citoyen, un peu moins les devoirs du Citoyen… Tout connaître de l’histoire du mot et de sa présence dans les dictionnaires, depuis que ceux-ci existent, c’est le travail mené par Frédéric Treffel qui a publié, dans la collection « Champion les Mots », chez l’éditeur Honoré Champion, un livre tout à fait complet sur l’histoire du mot Citoyen. Frédéric Treffel est professeur associé en sciences politiques et communication à l’Université Cergy Pontoise, auteur de plusieurs ouvrages, dont « La confiance en question » et « Le retour du politique ».

après avoir rappelé l’origine du mot Dictionnaire, -définition bien utile- aborde celle du mot citoyen et des mots de la même famille. C’est ainsi que le mot apparaît pour la première fois dans Le Dictionnaire françois-latin de Robert Estienne en 1539. Bien sûr, il faut repérer dans le mot citoyen, le mot « cité », car le citoyen n’est rien d’autre que celui qui prend part à la cité, et aux affaires de la cité. Les deux mots sont néanmoins traités de manière séparée, comme c’est le cas dans Le Dictionnaire de l’Académie française, dans son édition de 1694.

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Revue une grande partie des dictionnaires au fil de siècles 


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Aux XVIe et aux XVII e : dans le « Thrésor de la langue française » de Jean Nicot (1606) on remarque qu’est ajouté le mot « citadin », qui habite un bourg, alors que le « citoyen » habite une ville… « La citoyenneté a besoin d’urbanité » le mot apparait également dans le « Dictionnaire of the french and englis tongues » de Randle Cotgrave en 1611. On le trouve également dans « Les Epithètes » de Maurice De La Porte (1571). Dans le Dictionnaire françois contenant les mots et les choses, de Pierre Richelet, de 1680, premier dictionnaire monolingue français, le citoyen est celui qui jouit du droit de bourgeoisie, héritage des grecs et des romains qui sont à l’origine de l’idée de citoyenneté. Quant au Dictionnaire général et curieux contenant les pricipaux mots et les plus usités en langue française, de César de Rochefort, de 1685, il insiste, en juriste qu’il est, sur l’accès aux fonctions publiques.

Enfin, vint Furetière et son Dictionnaire universel contenant généralement tous les mots françois tant vieux que modernes et les termes de toutes les sciences et des arts (1690), en trois volumes. Il prend soin d’offrir nombre de renseignements sur l’usage du mot, son origine, son histoire et sa signification. Bien que travaillant au Dictionnaire de l’Académie française, Furetière a préféré rédiger le sien propre qui est paru quatre ans avant celui de l’Académie.

Ce Dictionnaire de l’Académie française (1694), l’un des trois grands du siècle, est « le premier dictionnaire en langue française déterminé à offrir une norme et fixant l’usage en décrivant le meilleur ».

Toute l’Europe le consultait, preuve qu’il constituait la référence la plus précieuse. Les mots y sont regroupés par familles et le mot « citoyen » apparaît donc dans la famille de « cité », aux côtés de « citadin », « concitoyen », « citadelle », « civil ».

 

Le mot dans les dictionnaires du XVIIIe siècle.
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On découvre bien sûr la manière dont il est traité dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751), et aussi que, déjà, Rousseau se plaignait : « Nous avons des physiciens… des musiciens, des peintres ; nous n’avons plus de citoyens ! » (Discours sur les sciences et les arts, 1751). Une dizaine d’années plus tard, en 1762, l’Académie française fait paraître la quatrième édition de son Dictionnaire, dans lequel on note l’enregistrement du mot « patrie ». Le citoyen devient donc « un homme zélé pour sa patrie »…

 

Et durant la période révolutionnaire ?
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« la généralisation de l’usage du nom de citoyen sous la Révolution est attestée dans le « Supplément » avec un glissement significatif de l’Etat vers la nation »(l’Académie supprimée sous la Terreur n’a pu publier qu’un supplément à sa cinquième édition).
Puis avec le XIXe siècle, ses trois grands dictionnaires « engagés » que sont Littré, Lachâtre et Larousse, qui réactualisent l’adjectif citoyen et insistent sur les droits du citoyen.

Et la citoyenne ?
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Au passage, la définition du mot citoyen-soldat, preuve que de nom, le mot glisse vers l’adjectif et nous apprend qu’au féminin, la citoyenne n’est qu’une qualification : « Le fait que le terme citoyenne ne soit qu’une qualification rappelle que la généralisation française constitue, contrairement au titre massculin, un véritable néologisme et qu’il n’apparaîtra que dans les années 1792-1794, lorsque le problème du vote des femmes sera explicitation posé et résolu mais de manière négative… ».

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En résumé, le mot citoyen a largement évolué. Il s’est étendu mais il a perdu de la profondeur dans sa signification. Tel est du moins la conclusion de notre invité. Cette émission nous permet de mieux éclairer un terme qui, au départ, ne désignait que le membre d’une cité et qui s’est élargi jusqu’à définir aujourd’hui un sentiment d’appartenance. Avec ce mot, nous sommes en pleine actualité !

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Patrick

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Sources :
Canal Académie
livre , intitulé « le Citoyen » de Frédéric Treffel.

brève : La Bibliothèque du Vatican commence sa numérisation

La Bibliothèque du Vatican commence sa numérisation

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« Un million et de demi de pages de manuscrits et d’incunables seront informatisées. La Bibliothèque du Vatican entre dans donc l’ère numérique. De précieux manuscrits de la bibliothèque sont déjà en cours de numérisation.
La Polonsky Foundation soutient un projet de la Bibliothèque apostolique vaticane et de la Bodleian d’Oxford : la numérisation d’un million et demi de pages de manuscrits et d’incunables. L’annonce a été faite le 12 avril par le quotidien du Vatican, « L’Osservatore Romano » qui publie la lettre de Mgr Cesare Pasini, préfet de la Bibliothèque Vaticane (…)

le vatican

Dans le cadre de ce projet spécifique, qui sera mené à bien en cinq ans, seront numérisées un million et demi de pages de manuscrits et d’incunables des deux institutions. Grâce à ce projet, le Vatican à l’intention de mettre à la disposition des usagers d’internet plus de 800 exemplaires entièrement numérisés, dont le célèbre incunable De Europa de Pie II Piccolomini, imprimé par Albrecht Kunne à Memmingen avant 1491, et la Bible latine à 42 lignes de Johann Gutenberg, le premier livre à caractères mobile imprimé entre 1454 et 1455″.

bibliothèque du Vatican

site du  Vatican

http://www.vatican.va/

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Juste pour info 

Patrick